La foi catholique et ses détracteurs

 

Virgo-Maria N° 819

 

Réfutation des objections anti-sédévacantistes. Réponse de fond, factuelle et argumentée à la polémique minable, et sans fondement dans la vérité, de plus dépourvue de toute connaissance sérieuse de la théologie sacramentelle catholique, publiée sur le site La Porte Latine par l’abbé Barrère (FSSPX), et suscitée par l’abbé de Cacqueray et la Direction du District de France (abbé Celier édité et préfacé par un franc-maçon militant déclaré de la Grande .:. Loge .:. de France .:.).

 

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 :

« Proposition 47e. – Il est nécessaire, d’après les lois naturelles et divines que, soit pour l’excommunication, soit pour la suspense, il y ait un examen personnel préalable ; par conséquent, les sentences dites ipso facto n’ont pas d’autre force qu’une sérieuse menace sans aucun effet actuel (De la pénitence, § 21, 23). Proposition fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse pour l’autorité de l’Église, erronée. » (Denzinger 1547.)

 

Lorsque l’hérésie est manifeste et clairement obstinée, ce qui est le cas de Luther et de Benoît XVI (qui prétend qu’on ne doit pas convertir des acatholiques et prend une part active au culte dans les synagogues), non seulement les catholiques ont la faculté de le dénoncer sans procès comme acatholique, mais ils ont le devoir de le faire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, traitant précisément de cette question, déclare sans équivoque que l’hérétique manifeste est déposé et qu’on doit l’éviter comme acatholique, y compris sans autorité particulière, avant toute « excommunication ou sentence judiciaire ». Dans ce contexte, saint Robert emploie le mot « excommunication » pour désigner la peine ferendae sententiae (à savoir la déclaration formelle du pape ou d’un juge).

 

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos (§ 7), 15 août 1832 :

 

« … rien de ce qui a été régulièrement défini ne supporte ni diminution, ni changement, ni addition, repousse toute altération du sens et même des paroles. »

 

Pape saint Pie X, Lamentabili, Les erreurs des modernistes, 3 juillet 1907, § 54 :

« Les doctrines, les sacrements, la hiérarchie, tant dans leur notion que dans la réalité, ne sont que des interprétations et des évolutions de la pensée chrétienne, qui ont accru et perfectionné par des développements extérieurs le petit germe latent dans l'Évangile. » Condamné.

 

 

Pape Pie XI, Mortalium Animos (§ 2) :

 

« … De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu'elles s'appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s'égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion, ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l'athéisme. La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c'est s'éloigner complètement de la religion divinement révélée. »

Ainsi, donc, que nous l’avons démontré, Benoît XVI et ses « prédécesseurs » croient que le judaïsme, l’islam, etc. sont bons. Benoît XVI a même été initié à l’islam dans une mosquée le 30 novembre 2006. Lui et ses prédécesseurs louent ces religions. Benoît XVI est allé jusqu’à qualifier l’islam de « noble » et à déclarer qu’il y voyait de la « grandeur ». Or, il est impossible qu’il croie cela tout en étant un « hérétique matériel » catholique, car il ne croit pas en un mystère essentiel auquel il devrait adhérer pour avoir la vraie Foi, à savoir que le Christ est la seule et unique vérité. Par conséquent, Benoît XVI n’est pas un catholique, point final.

 

 

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 :

 

« … car les hommes ne sont ni tenus, ni capables de lire dans les cœurs ; mais lorsqu’ils constatent que quelqu’un est hérétique au vu de ses œuvres extérieures, ils le jugent purement et simplement hérétique et le condamnent comme tel. »

 

Matthieu, 7 :15 :

 

« Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. »

 

Document de Vatican II Lumen Gentium (§ 15) :

 

« Avec ceux qui, étant baptisés, portent le beau nom de chrétiens sans professer pourtant intégralement la foi ou sans garder l’unité de la communion sous le Successeur de Pierre, l’Église se sait unie pour de multiples raisons. »

 

Ainsi donc, Vatican II enseigne que la papauté n’est pas la fondation visible des unités de foi et de communion. Il enseigne que ceux qui rejettent la papauté sont en communion avec l’Église. Étant donné que c’est là l’enseignement officiel de la secte issue de Vatican II et de ses antipapes, ceux qui y adhèrent sont en contradiction avec l’enseignement précité de Vatican I.

 

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 :

 

« Un pape manifestement hérétique cesse de lui-même (per se) d'être le pape et la tête, de la même façon qu'il cesse d'être un chrétien et un membre de l'Église. De ce fait, il peut être jugé et puni par l’Église. C'est la sentence de tous les anciens Pères, qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction. »

 

Ainsi tombe l’objection de ceux qui s’élèvent contre le sédévacantisme en croyant s’appuyer sur Bellarmin. Au chapitre 29, le saint parle non pas d’un pape manifestement hérétique, mais d’un vrai pape qui se conduit mal, car il explique au chapitre 30 qu’un pape manifestement hérétique est bel et bien déposé, jugé et puni. Or, pour des « catholiques », c’est un péché mortel par omission de citer sans cesse le passage en question du chapitre 29 sans jamais préciser ce que saint Robert écrit au chapitre suivant sur un pape manifestement hérétique.

 

Objection : Nul ne peut juger le Saint-Siège… Donc, les papes de Vatican II sont de vrais papes

 

Réplique : En premier lieu, il importe de bien comprendre ce que signifie l’enseignement « Nul ne peut juger le Saint-Siège ». Cet enseignement remonte à l’Église primitive. À cette époque, lorsqu’un évêque était accusé d’un crime, on organisait parfois un procès présidé par d’autres évêques ou un patriarche jouissant d’une grande autorité. Ces évêques étaient donc les juges de leur pair accusé. Mais l’évêque de Rome, étant l’évêque suprême de l’Église, ne peut être jugé par d’autres évêques, ni par quiconque, d’ailleurs. 

 

Pape saint Nicolas 1er, épître (8), Proposueramus quidem, 865 :

 

« … Le juge ne sera jugé ni par l'empereur, ni par tout le clergé, ni par les rois, ni par le peuple... “Le premier Siège ne sera jugé par personne”. »[55]

 

Voilà donc ce que signifie « Nul ne peut juger le Saint-Siège ». Cet enseignement n’a rien à voir avec le fait de reconnaître en un hérétique manifeste quelqu’un qui ne peut être un vrai pape. Et cela nous amène au second point, qui est le plus important à cet égard.  

 

En deuxième lieu, Le Saint-Siège nous a dit qu’aucun hérétique ne pouvait être accepté comme occupant valide du Saint-Siège (comme pape) ! En effet, avec la plénitude de son autorité, le pape Paul IV a défini que quiconque a été élevé au Trône de Pierre alors qu’il est hérétique n’est pas un pape véritable et valide et qu’il peut être rejeté comme magicien, païen, publicain et hérésiarque.

 

S’il n’est pas important que Benoît XVI soit pape ou non, alors le non-catholicisme de la secte conciliaire n’a pas d’importance non plus, la nouvelle messe non plus, etc. Or, toutes ces choses sont liées entre elles, parce qu’on ne peut séparer le pape de l’Église. En outre, maintenir que Benoît XVI est chef de l’Église catholique revient à affirmer que les portes de l’enfer ont prévalu contre elle.

Par ailleurs, s’obstiner à reconnaître Benoît XVI comme pape, c’est pécher contre la Foi, car cela équivaut à prétendre qu’un hérétique manifeste a la vraie Foi, alors qu’il a apostasié. Enfin, reconnaître Benoît XVI et les autres antipapes de Vatican II comme vrais papes, cela consiste à scandaliser les acatholiques dans la mesure où l’on se prive ainsi de la possibilité de leur exposer la Foi. Sur ce point, il nous faut à présent parler du Terrible Dilemme, afin de montrer combien cette question est importante.

 

Enfin, si le lecteur veut une autre confirmation du fait qu’un hérétique cesse ipso facto d’être pape et que le cas du Pape Honorius n’apporte aucune preuve du contraire, il n’a pas à nous croire sur parole. Saint François de Sales (17e siècle), Docteur de l’Église, The Catholic Controversy, pp. 305 et 306 : « … ainsy ne disons nous pas que le Pape en ses opinions particulieres ne puysse errer, comme fit Jean 22, ou estre du tout heretique, comme peut estre fut Honorius. Or, quand il est heretique expres, ipso facto, il tombe de son grade hors de l’Église, et l’Église le doit ou priver, comme disent quelques uns, ou le declairer privé, de son Siege Apostolique… » (Saint François de Sales, The Catholic Controversy, pp. 305 et 306.)

 

Pape Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis : Vacance du Siège Apostolique, 8 décembre 1945 :

 

« Aucun cardinal ne peut d’aucune manière être exclu de l’élection active et passive du souverain pontife sous le prétexte ou par le motif de n’importe quelle excommunication, suspense, interdit ou autre empêchement ecclésiastique. Nous suspendons ces censures seulement pour cette élection ; elles conserveront leurs effets pour tout le reste. »

 

Que veut donc dire Pie XII dans Vacantis Apostolicae Sedis ? Tout d’abord, il faut bien comprendre qu’on peut encourir l’excommunication pour de nombreux motifs. Il a toujours été établi une distinction entre excommunication majeure et excommunication mineure. L’hérésie et le schisme (péchés contre la foi) exposent à l’excommunication majeure, comme le font aussi d’autres péchés graves. Les individus qui ont été frappés d’excommunication majeure pour hérésie n’étaient pas membres de l’Église (ainsi que nous l’avons longuement démontré). En revanche, l’excommunication mineure n’a jamais exclu personne de l’Église, mais interdisait à l’intéressé de participer à la vie sacramentelle de l’Église. Le Pape Benoît XIV a exposé cette distinction :

 

Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum (§ 23), 1er mars 1756 :

 

« De plus, les hérétiques et les schismatiques sont soumis à la censure de l’excommunication majeure par l’autorité du Can. De Ligu. 23, quest. 5 et du Can. Nulli, 5, dist. 19. » [The Papal Encyclicals, Vol. 1 (1740-1878), p. 84.]

 

 

Josef Ratzinger, Theological Highlights of Vatican II, pp. 61-68 :

 

« … En attendant, l’Église catholique n’a pas le droit d’absorber les autres Églises. L’Église ne leur a pas encore préparé la place spécifique à laquelle elles ont pourtant légitimement droit […] À l’idée de conversion doit se substituer une unité fondamentale, celle d’Églises qui – tout en restant des Églises – deviennent une seule Église, bien que la conversion garde sa signification pour ceux qui, en conscience, se sentent motivés à la rechercher. » (Benedict XVI, The Meaning of Christian Brotherhood, pp. 87 et 88.)

Cela se passe de tout commentaire.

 

« Cardinal Josef Ratzinger, Principles of Catholic Theology, 1982, p. 381 :

 

« S’il fallait former un diagnostic de l’ensemble du texte [du document de Vatican II Gaudium et Spes], on pourrait dire que (lu en conjonction avec les textes sur la liberté religieuse et les religions du monde), il s’agit là d’une révision du Syllabus de Pie IX, d’une sorte de contre-syllabus […] De ce fait, le caractère unilatéral de la position adoptée par l’Église sous Pie IX et Pie X en réaction à la situation créée par la nouvelle phase historique qu’avait inaugurée la Révolution française, s’est trouvé corrigé dans une large mesure via facti, et en Europe centrale surtout –, mais il n’y avait toujours pas de déclaration fondamentale concernant les relations qui devraient exister entre l’Église et le monde né de 1789. » (« Cardinal » Josef Ratzinger, Principles of Catholic Theology, p. 381.)

Cela se passe de tout commentaire.

 

« Cardinal » Josef Ratzinger, Introduction to Christianity, 2004, p. 349 :

 

« Il devient clair, à présent, que le véritable coeur de la foi en la résurrection ne consiste nullement en l’idée d’une restauration des corps, à laquelle nous l’avons réduit dans notre pensée ; cela est vrai, bien que cette image visuelle soit omniprésente dans la Bible. » (« Cardinal » Josef Ratzinger, Introduction to Christianity, Ignatius Press, 2004, p. 349.)

Cela se passe de tout commentaire. Etc.

 

Outre que les antipapes de Vatican II ont émis des hérésies manifestes se passant de tout commentaire, ainsi que nous l’avons vu ci-dessus, CE QUI RÉDUIT À NÉANT L’ARGUMENT DE FERRARA, c’est que le Pape Pie VI enseigne exactement le contraire de lui sur l’hérésie et l’ambiguïté. Pie VI déclare, en effet, que les hérétiques – entre autres, les nestoriens – ont toujours camouflé leurs hérésies et leurs erreurs doctrinales sous la contradiction et l’ambiguïté !

 

Pape Pie VI, condamnant le synode de Pistoia, Bulle « Auctorem fidei », 28 août 1794 :

 

« Tout se passe comme si les novateurs prétendaient avoir toujours l’intention de se borner à exposer leurs nouvelles formules, en particulier aux fidèles qui ont une foi simple et qui n’en viennent à connaître qu’une partie des conclusions de telles discussions, publiée en langue ordinaire à l’usage de tout un chacun. Ou encore comme si ces mêmes fidèles avaient la capacité d’examiner les documents en question pour former seuls leur propre jugement en évitant tout risque de confusion et d’erreur. C’est là un moyen hautement répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, que notre prédécesseur saint Célestin a perçu il y a longtemps dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, avant de le dévoiler pour le condamner avec la dernière sévérité. Une fois ces textes examinés avec soin, l’imposteur fut démasqué et confondu, parce qu’il s’exprimait en une pléthore de mots, alternant des choses vraies avec des choses obscures, mêlant parfois les unes aux autres de telle sorte qu’il lui était possible de confesser les choses mêmes qu’il niait, tout en se donnant les moyens de nier les choses mêmes qu’il confessait.

« Afin de déjouer ces pièges, ce dont la nécessité se fait assez fréquemment sentir au cours de chaque siècle, aucune autre méthode n’est requise que la suivante : CHAQUE FOIS QU’IL DEVIENT NÉCESSAIRE DE METTRE AU GRAND JOUR DES DÉCLARATIONS QUI MASQUENT UN SOUPÇON D’ERREUR OU DE DANGER SOUS LE VOILE DE L’AMBIGUÏTÉ, ON DOIT DÉNONCER LE SENS PERVERS SERVANT À CAMOUFLER L’ERREUR OPPOSÉE À LA VÉRITÉ CATHOLIQUE. »

 

On remarquera que les hérésies sont propagées à la fois par des personnages ouvertement hérétiques, qui ne sauraient tromper vraiment personne, et par d’hypocrites imposteurs tels que Benoît XVI, qui mêle les déclarations et actions conservatrices à ses ahurissantes et indéniables hérésies. Autre exemple : le fait que l’archérétique Arius reçut l’approbation de l’Empereur Constant II lorsqu’il lui exposa sa profession de foi ambiguë. Saint Athanase, en revanche, ne s’y est pas trompé et a refusé de considérer Arius comme catholique.

 

La Déclaration de Vatican II sur la liberté religieuse émet une hérésie évidente en s’opposant au dogme de l’Église suivant lequel l’État a le droit de réprimer l’expression publique des fausses religions. Le fait qu’elle prétend laisser « intacte la doctrine catholique traditionnelle » est sans la moindre signification. Les « Vieux-Catholiques » disaient exactement la même chose, comme d’ailleurs tous les hérétiques qui se sont succédé au long de l’histoire.

 

Nous avons étudié avec une grande minutie les principales objections élevées contre la position sédévacantiste. Et nous voyons que rien dans l’enseignement de l’Église catholique ne permet à quiconque de rejeter le fait indéniable, d’une part que la secte conciliaire née de Vatican II n’est pas l’Église catholique, d’autre part que les hommes qui ont dirigé cette secte (les « papes » post-conciliaires) ne sont donc nullement papes, mais sont des antipapes non catholiques. Il existe, tout au contraire, des preuves irréfutables en faveur de la position sédévacantiste, que l’on a par conséquent toutes les raisons d’adopter.

 

Objection : L’Église ne peut exister en l’absence d’un pape, ou du moins ne peut-elle exister pendant quarante années en l’absence d’un pape, contrairement à ce que prétendent les sédévacantistes…

 

Réplique : L’Église a existé sans pape pendant des années, et cela se produit chaque fois qu’un pape meurt. L’Église a connu un interrègne (c’est-à-dire une période sans pape) à deux cents reprises au cours de son histoire. Le plus long interrègne papal (avant l’apostasie de Vatican II) a eu lieu entre le pape saint Marcellinus (296-304) et le pape saint Marcellus (308-309). Il a duré plus de trois ans et demi. En outre, les théologiens enseignent que l’Église peut exister sans pape même pendant des décennies.

 

Nous avons déjà parlé des antipapes qui ont régné à Rome en se faisant passer pour papes, à propos notamment d’Anaclet II et du grand Schisme d’Occident. Il existe, en outre, un axiome théologique selon lequel « Plus ou moins ne fait pas muter l’espèce, un changement de degré n’affecte pas le principe ». Si l’Église ne fait pas défection ni ne perd la succession apostolique pendant une vacance de trois ans et sept mois, il n’y a pas de raison pour que cela se produise pendant une vacance de quarante ans. Le principe reste le même dans l’un et l’autre cas, à moins que l’on puisse nous citer un enseignement spécifique de l’Église fixant une limite de temps à un interrègne papal.

 

Objection : Ainsi que l’a dit le Christ (Matthieu 16), les portes de l’enfer ne peuvent prévaloir contre Son Église. Il a annoncé aussi qu’Il serait avec elle jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28). Ce que vous dites est donc contraire aux promesses du Christ.

 

Réplique : En aucun cas. L’indéfectibilité (la promesse du Christ qu’Il sera toujours avec Son Église et que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle) signifie que jusqu’à la fin des temps, l’Église restera essentiellement ce qu’elle est. L’indéfectibilité de l’Église suppose qu’un petit reste au moins de celle-ci subsistera jusqu’à la fin du monde et qu’un vrai pape n’enseignera jamais l’erreur à l’Église tout entière en usant de son autorité. Elle n’exclut pas qu’il puisse y avoir des antipapes se faisant passer pour papes (comme c’est du reste arrivé très souvent dans le passé, même à Rome), ni que dans les temps de la fin, une secte se faisant passer pour la véritable Église catholique réduise à un petit reste le nombre des fidèles de cette dernière. Tel est justement ce qui a été prédit pour les temps de la fin et qui s’est d’ailleurs déjà vérifié durant la crise arienne.

 

Saint Athanase : « Même si les catholiques fidèles à la tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui constituent la véritable Église de Jésus-Christ. » (Coll. Selecta SS. Eccl. Patrum. Caillu and Guillou, Vol. 32, pp. 411 et 412.)

 

On voudra bien noter, en outre, que l’Église assimile les hérétiques aux portes de l’enfer mentionnées par Notre Seigneur dans Matthieu 16 : 18 !

 

Pape Vigile, deuxième Concile de Constantinople, 553 :

 

« … Nous ne perdons pas de vue ce qui a été promis au sujet de la sainte Église, c’est-à-dire les paroles qu’Il a Lui-même prononcées : les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (ces portes nous apparaissent comme étant les langues délétères des hérétiques) … » (Decrees of the Ecumenical Councils, Sheed & Ward and Georgetown University Press, 1990, Vol. 1, p. 113.)

 

Pape saint Léon IX, 2 septembre 1053 :

 

« La sainte Église construite sur un roc, qui est le Christ, et sur Pierre […] parce qu’elle ne sera jamais vaincue par les portes de l’enfer, autrement dit les arguties des hérétiques qui conduisent les âmes vaines à la destruction. » (Denzinger, The Sources of Catholic Dogma, B. Herder Book. Co., Thirtieth Edition, 1997, n° 351.)

 

Saint Thomas d’Aquin (+1262) :

 

« La sagesse peut emplir les cœurs des fidèles et faire taire la redoutable folie des hérétiques, qu’on surnomme à juste titre les portes de l’enfer. »[9] (Introduction de Catena Aurea -  The Sunday Sermons of the Great Fathers, Regnery, Co : Chicago, IL, 1963, Vol. 1, p. 24.)

 

Il apparaît donc que les portes de l’enfer, ce sont les hérétiques. Ils ne sont pas membres de l’Église. C’est pourquoi un hérétique ne peut jamais être pape. Les portes de l’enfer (les hérétiques) ne peuvent jamais avoir d’autorité sur l’Église du Christ. Ceux qui prétendent que les portes de l’enfer ont prévalu contre l’Église, ce ne sont pas les dénonciateurs des antipapes hérétiques de Vatican II ; ce sont au contraire les individus qui soutiennent obstinément que ces antipapes sont de vrais papes, alors qu’il est facile de démontrer qu’on est là en présence d’hérétiques manifestes. 

 

Saint Athanase :

 

« Même si les catholiques fidèles à la tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui constituent la véritable Église de Jésus-Christ. »[88]

 

Notre Seigneur Lui-même a dit que l’Église se rapetisserait terriblement dans les derniers temps du monde.

Luc 18 : 8 :

 

« Seulement, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? »

 

L’Apocalypse de saint Jean semble aller dans le même sens.

 

Apocalypse 11 : 1-2 :

 

« Puis on me donna un roseau semblable à un bâton, en disant : “Lève-toi et mesure le temple de Dieu, l’autel et ceux qui y adorent. Mais le parvis du temple, laisse-le en dehors et ne le mesure pas, car il a été abandonné aux Nations…”. »

 

Il n'est pas possible qu'il n'y ait plus de Pape depuis Vatican II. FAUX !

Notre Dame à la Salette, en 1846, nous prédit justement que "Rome perdra la Foi et deviendra le siège de l'Antéchrist" et que "l'Eglise sera éclipsée". Le Pape Léon XIII annonce, lui aussi, en 1884 cet événement dans son exorcisme : "L'Eglise, épouse de l'Agneau Immaculé, la voici saturée d'amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle désire de plus sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé."

 

"D'après l'enseignement des apôtres, dit la voix des siècles, un jour viendra où Satan, plein de rage contre Jésus-Christ et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et l'étendra au loin. Alors il se jettera sur Rome, parce qu'elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en rendra maître, chassera le Vicaire de Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et les prêtres". (Cornelius a Lapide, Suarez, saint Robert Bellarmin. Cité par Mgr Gaume, La Situation, p. 28, 1860.)

 

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L’exorcisme de Léon XIII est connu de tous. Il débute par LA SUPPLIQUE À SAINT MICHEL ARCHANGE. Voici le texte complet, authentique de cette supplique :

 

Supplique à Saint Michel Archange

 

Très glorieux Prince de l’armée céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et la « lutte qui est la nôtre contre les Principautés et les Puissances, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs » (Éphésiens, VI, 10-12). Venez en aide aux hommes, que « Dieu a créés incorruptibles, et faits à Son image et ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du diable » (Sagesse, II, 23 ; I Corinthiens, VI, 20). Combattez aujourd’hui, avec l’armée des Anges bienheureux, les combats du Seigneur, comme vous avez combattu jadis contre le chef de l’orgueil, Lucifer, et contre ses anges rebelles ; et « ils n’eurent pas le dessus, et on ne trouva plus leur place dans le ciel. Mais il fut jeté, ce grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on appelle le diable et Satan, celui qui égare le monde entier ; et il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui » (Apocalypse, XII, 8-9).

Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. « Déguisé en ange de lumière » (II Corinthiens, XI, 14), avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle. Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.

L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau.

 

        On peut vérifier dans une édition de 1903 que certains passages de cette prière ont été occultés, et que ce qui a été occulté s’est accompli. Satan a effectivement « plus de pouvoir » : « Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre … de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau ».

 

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