La foi catholique et ses
détracteurs
Réfutation des objections
anti-sédévacantistes. Réponse de fond,
factuelle et argumentée à la polémique minable, et sans fondement dans la
vérité, de plus dépourvue de toute connaissance sérieuse de la théologie
sacramentelle catholique, publiée sur le site
Pape Pie VI, Auctorem fidei,
28 août 1794 :
« Proposition 47e. – Il est nécessaire, d’après les lois
naturelles et divines que, soit pour l’excommunication, soit pour la suspense,
il y ait un examen personnel préalable ; par conséquent, les sentences
dites ipso facto n’ont pas d’autre force qu’une sérieuse menace sans
aucun effet actuel (De la pénitence, § 21, 23). Proposition fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse
pour l’autorité de l’Église, erronée. » (Denzinger 1547.)
Lorsque l’hérésie est manifeste et
clairement obstinée, ce qui est le cas de Luther et de Benoît XVI (qui prétend
qu’on ne doit pas convertir des acatholiques et prend une part active au culte
dans les synagogues), non seulement les catholiques ont la faculté de le
dénoncer sans procès comme acatholique, mais ils ont le devoir de le faire.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle saint Robert Bellarmin, Docteur de
l’Église, traitant précisément de cette question, déclare sans équivoque que
l’hérétique manifeste est déposé et qu’on doit l’éviter comme acatholique, y
compris sans autorité particulière, avant
toute « excommunication ou sentence judiciaire ». Dans ce contexte,
saint Robert emploie le mot « excommunication » pour désigner la peine ferendae
sententiae (à savoir la déclaration formelle du pape ou d’un juge).
Pape Grégoire XVI, Mirari Vos (§
7), 15 août 1832 :
« … rien de ce qui a été régulièrement
défini ne supporte ni diminution, ni changement, ni addition, repousse toute altération du sens et même des
paroles. »
Pape saint Pie X, Lamentabili,
Les erreurs des modernistes, 3 juillet 1907, § 54 :
« Les doctrines, les sacrements, la hiérarchie, tant dans leur notion que dans la réalité, ne
sont que des interprétations et des évolutions de la pensée chrétienne,
qui ont accru et perfectionné par des développements extérieurs le petit germe
latent dans l'Évangile. » Condamné.
Pape Pie XI, Mortalium Animos (§
2) :
« … De telles entreprises ne
peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu'elles
s'appuient sur la théorie erronée que
les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens
que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et
signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse
à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s'égarent en pleine erreur,
mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion, ils la répudient,
et ils versent par étapes dans le naturalisme et l'athéisme. La conclusion est claire : se solidariser des
partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c'est s'éloigner
complètement de la religion divinement révélée. »
Ainsi, donc, que nous l’avons
démontré, Benoît XVI et ses « prédécesseurs » croient que le judaïsme, l’islam,
etc. sont bons. Benoît XVI a même été initié à l’islam dans une mosquée le 30
novembre 2006. Lui et ses prédécesseurs louent ces religions. Benoît XVI est
allé jusqu’à qualifier l’islam de « noble » et à déclarer qu’il y voyait de la
« grandeur ». Or, il est impossible qu’il croie cela tout en étant un «
hérétique matériel » catholique, car il ne croit pas en un mystère essentiel
auquel il devrait adhérer pour avoir la vraie Foi, à savoir que le Christ
est la seule et unique vérité. Par conséquent, Benoît XVI n’est pas un
catholique, point final.
Saint Robert Bellarmin, De
Romano Pontifice, II, 30 :
« … car les hommes ne sont ni
tenus, ni capables de lire dans les cœurs ; mais lorsqu’ils constatent que quelqu’un est hérétique au vu de ses œuvres
extérieures, ils le jugent purement et simplement hérétique et le condamnent
comme tel. »
Matthieu, 7 :15 :
« Gardez-vous des faux prophètes.
Ils viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des
loups ravisseurs. »
Document de Vatican II Lumen
Gentium (§ 15) :
« Avec ceux qui, étant baptisés,
portent le beau nom de chrétiens sans professer pourtant intégralement la foi
ou sans garder l’unité de la communion sous le Successeur de Pierre, l’Église
se sait unie pour de multiples raisons. »
Ainsi donc, Vatican II enseigne que
la papauté n’est pas la fondation visible des unités de foi et de communion. Il
enseigne que ceux qui rejettent la papauté sont en communion avec l’Église.
Étant donné que c’est là l’enseignement officiel de la secte issue de Vatican
II et de ses antipapes, ceux qui y adhèrent sont en contradiction avec
l’enseignement précité de Vatican I.
Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 :
« Un pape manifestement hérétique cesse de lui-même (per se) d'être
le pape et la tête, de la même façon qu'il cesse d'être un chrétien et un membre de l'Église. De ce fait, il peut être jugé
et puni par l’Église. C'est la sentence de tous les anciens Pères,
qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute
juridiction. »
Ainsi tombe l’objection de ceux qui
s’élèvent contre le sédévacantisme en croyant s’appuyer sur Bellarmin. Au
chapitre 29, le saint parle non pas d’un pape manifestement hérétique, mais
d’un vrai pape qui se conduit mal, car il explique au chapitre 30 qu’un pape
manifestement hérétique est bel et bien déposé, jugé et puni. Or, pour des « catholiques », c’est un péché mortel par
omission de citer sans cesse le passage en question du chapitre 29 sans jamais
préciser ce que saint Robert écrit au chapitre suivant sur un pape
manifestement hérétique.
Objection : Nul ne peut juger le
Saint-Siège… Donc, les papes de Vatican II sont de vrais papes
Réplique : En premier lieu, il importe de bien comprendre ce que signifie l’enseignement
« Nul ne peut juger le Saint-Siège ». Cet enseignement remonte à
l’Église primitive. À cette époque, lorsqu’un évêque était accusé d’un crime,
on organisait parfois un procès présidé par d’autres évêques ou un patriarche
jouissant d’une grande autorité. Ces évêques étaient donc les juges de leur
pair accusé. Mais l’évêque de Rome, étant l’évêque suprême de l’Église, ne peut
être jugé par d’autres évêques, ni par quiconque, d’ailleurs.
Pape saint Nicolas 1er,
épître (8), Proposueramus
quidem, 865 :
« … Le juge ne sera jugé ni
par l'empereur, ni par tout le clergé, ni par les rois, ni par le peuple... “Le premier Siège ne sera jugé par personne”. »[55]
Voilà donc ce que signifie
« Nul ne peut juger le Saint-Siège ». Cet enseignement n’a rien à
voir avec le fait de reconnaître en un hérétique manifeste quelqu’un qui ne
peut être un vrai pape. Et cela nous amène au second point, qui est le plus
important à cet égard.
En deuxième lieu, Le Saint-Siège nous a dit qu’aucun hérétique ne pouvait être
accepté comme occupant valide du Saint-Siège (comme pape) ! En effet, avec la
plénitude de son autorité, le pape Paul IV a défini que quiconque a été élevé
au Trône de Pierre alors qu’il est hérétique n’est pas un pape véritable et
valide et qu’il peut être rejeté comme
magicien, païen, publicain et hérésiarque.
S’il n’est pas important que Benoît
XVI soit pape ou non, alors le non-catholicisme de la secte conciliaire n’a pas
d’importance non plus, la nouvelle messe non plus, etc. Or, toutes ces choses
sont liées entre elles, parce qu’on ne peut séparer le pape de l’Église. En
outre, maintenir que Benoît XVI est chef de l’Église catholique revient à
affirmer que les portes de l’enfer ont prévalu contre elle.
Par ailleurs, s’obstiner
à reconnaître Benoît XVI comme pape, c’est pécher contre la Foi, car cela
équivaut à prétendre qu’un hérétique manifeste a la vraie Foi, alors qu’il a
apostasié. Enfin, reconnaître Benoît XVI et
les autres antipapes de Vatican II comme vrais papes, cela consiste à
scandaliser les acatholiques dans la mesure où l’on se prive ainsi de la
possibilité de leur exposer
Enfin, si le lecteur veut une autre
confirmation du fait qu’un hérétique cesse ipso facto d’être pape et que le cas du Pape Honorius n’apporte
aucune preuve du contraire, il n’a pas à nous croire sur parole. Saint
François de Sales (17e siècle), Docteur de l’Église, The Catholic
Controversy, pp. 305 et 306 : « …
ainsy ne disons nous pas que le Pape en ses opinions particulieres ne puysse
errer, comme fit Jean 22, ou estre du tout heretique, comme peut estre fut
Honorius. Or, quand il est heretique expres, ipso facto, il tombe de son
grade hors de l’Église, et l’Église le doit ou priver, comme disent quelques
uns, ou le declairer privé, de son Siege Apostolique… » (Saint François de Sales, The Catholic Controversy, pp. 305 et
306.)
Pape Pie XII, Vacantis
Apostolicae Sedis : Vacance du
Siège Apostolique, 8 décembre 1945 :
« Aucun cardinal ne peut d’aucune
manière être exclu de l’élection active et passive du souverain pontife sous le
prétexte ou par le motif de
n’importe quelle excommunication, suspense, interdit ou autre
empêchement ecclésiastique. Nous suspendons ces censures seulement pour cette
élection ; elles conserveront leurs effets pour tout le reste. »
Que veut donc dire Pie XII dans Vacantis
Apostolicae Sedis ? Tout d’abord,
il faut bien comprendre qu’on peut encourir l’excommunication pour de nombreux
motifs. Il a toujours été établi une
distinction entre excommunication majeure et excommunication mineure.
L’hérésie et le schisme (péchés contre la foi) exposent à l’excommunication
majeure, comme le font aussi d’autres péchés graves. Les individus qui ont été frappés d’excommunication majeure pour
hérésie n’étaient pas membres de l’Église (ainsi que nous l’avons longuement
démontré). En revanche, l’excommunication
mineure n’a jamais exclu personne de l’Église, mais interdisait à
l’intéressé de participer à la vie sacramentelle de l’Église. Le Pape Benoît
XIV a exposé cette distinction :
Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum (§
23), 1er mars 1756 :
« De
plus, les hérétiques et les schismatiques sont soumis à la censure de
l’excommunication majeure par l’autorité du Can. De Ligu. 23, quest. 5 et du
Can. Nulli, 5, dist. 19. » [The Papal Encyclicals,
Vol. 1 (1740-1878), p. 84.]
Josef Ratzinger, Theological
Highlights of Vatican II, pp. 61-68 :
« … En attendant, l’Église catholique n’a pas le droit d’absorber les autres
Églises. L’Église ne leur a pas encore préparé la place spécifique à
laquelle elles ont pourtant légitimement droit […] À l’idée de conversion doit se substituer une unité fondamentale, celle
d’Églises qui – tout en restant des Églises – deviennent une seule Église,
bien que la conversion garde sa signification pour ceux qui, en conscience, se
sentent motivés à la rechercher. » (Benedict XVI, The Meaning of Christian
Brotherhood, pp. 87 et 88.)
Cela se passe de tout commentaire.
« Cardinal Josef Ratzinger, Principles
of Catholic Theology, 1982, p. 381 :
« S’il fallait former un diagnostic de l’ensemble du texte [du document de
Vatican II Gaudium et Spes], on pourrait dire que (lu en conjonction
avec les textes sur la liberté religieuse et les religions du monde), il s’agit
là d’une révision du Syllabus de Pie IX, d’une sorte de contre-syllabus […]
De ce fait, le caractère unilatéral de
la position adoptée par l’Église sous Pie IX et Pie X en réaction à la
situation créée par la nouvelle phase historique qu’avait inaugurée
Cela se passe de tout commentaire.
« Cardinal » Josef Ratzinger, Introduction
to Christianity, 2004, p. 349 :
« Il devient clair, à présent, que le véritable coeur de la foi en la résurrection
ne consiste nullement en l’idée d’une restauration des corps, à laquelle
nous l’avons réduit dans notre pensée ; cela est vrai, bien que cette image
visuelle soit omniprésente dans
Cela se passe de tout commentaire. Etc.
Outre que les antipapes de Vatican
II ont émis des hérésies manifestes se passant de tout commentaire, ainsi que
nous l’avons vu ci-dessus, CE QUI
RÉDUIT À NÉANT L’ARGUMENT DE FERRARA, c’est que le Pape Pie VI enseigne
exactement le contraire de lui sur l’hérésie et l’ambiguïté. Pie VI déclare, en
effet, que les hérétiques – entre autres, les nestoriens – ont toujours
camouflé leurs hérésies et leurs erreurs doctrinales sous la contradiction et
l’ambiguïté !
Pape Pie VI, condamnant le synode
de Pistoia, Bulle « Auctorem fidei », 28 août 1794 :
« Tout se passe comme si les
novateurs prétendaient avoir toujours l’intention de se borner à exposer leurs
nouvelles formules, en particulier aux fidèles qui ont une foi simple et qui
n’en viennent à connaître qu’une partie des conclusions de telles discussions,
publiée en langue ordinaire à l’usage de tout un chacun. Ou encore comme si ces
mêmes fidèles avaient la capacité d’examiner les documents en question pour
former seuls leur propre jugement en évitant tout risque de confusion et
d’erreur. C’est là un moyen hautement
répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, que notre prédécesseur saint
Célestin a perçu il y a longtemps dans les écrits de Nestorius, évêque de
Constantinople, avant de le dévoiler pour le condamner avec la dernière
sévérité. Une fois ces textes examinés avec soin, l’imposteur fut démasqué et
confondu, parce qu’il s’exprimait en une pléthore de mots, alternant des choses
vraies avec des choses obscures, mêlant parfois les unes aux autres de telle
sorte qu’il lui était possible de confesser les choses mêmes qu’il niait, tout
en se donnant les moyens de nier les choses mêmes qu’il confessait.
«
Afin de déjouer ces pièges, ce dont la nécessité se fait assez fréquemment
sentir au cours de chaque siècle, aucune autre méthode n’est requise que la
suivante : CHAQUE FOIS QU’IL DEVIENT NÉCESSAIRE DE METTRE AU GRAND JOUR DES
DÉCLARATIONS QUI MASQUENT UN SOUPÇON D’ERREUR OU DE DANGER SOUS LE VOILE DE
L’AMBIGUÏTÉ, ON DOIT DÉNONCER LE SENS PERVERS SERVANT À CAMOUFLER L’ERREUR
OPPOSÉE À
On remarquera que les hérésies sont propagées à la fois par des
personnages ouvertement hérétiques, qui ne sauraient tromper vraiment personne,
et par d’hypocrites imposteurs tels que Benoît XVI, qui mêle les déclarations
et actions conservatrices à ses ahurissantes et indéniables hérésies. Autre
exemple : le fait que l’archérétique Arius reçut l’approbation de l’Empereur
Constant II lorsqu’il lui exposa sa profession de foi ambiguë. Saint Athanase,
en revanche, ne s’y est pas trompé et a refusé de considérer Arius comme
catholique.
Nous avons étudié avec une grande
minutie les principales objections élevées contre la position sédévacantiste.
Et nous voyons que rien dans l’enseignement de l’Église catholique ne permet à
quiconque de rejeter le fait indéniable, d’une part que la secte conciliaire
née de Vatican II n’est pas l’Église catholique, d’autre part que les hommes
qui ont dirigé cette secte (les « papes » post-conciliaires) ne sont
donc nullement papes, mais sont des antipapes non catholiques. Il existe, tout
au contraire, des preuves irréfutables en faveur de la position sédévacantiste,
que l’on a par conséquent toutes les raisons d’adopter.
Objection :
L’Église ne peut exister en l’absence d’un pape, ou du
moins ne peut-elle exister pendant quarante années en l’absence d’un pape,
contrairement à ce que prétendent les sédévacantistes…
Réplique : L’Église a existé
sans pape pendant des années, et cela se produit chaque fois qu’un pape meurt.
L’Église a connu un interrègne (c’est-à-dire une période sans pape) à deux
cents reprises au cours de son histoire. Le plus long interrègne papal (avant
l’apostasie de Vatican II) a eu lieu entre le pape saint Marcellinus (296-304)
et le pape saint Marcellus (308-309). Il a duré plus de trois ans et demi. En
outre, les théologiens enseignent que l’Église peut exister sans pape
même pendant des décennies.
Nous avons déjà parlé
des antipapes qui ont régné à Rome en se faisant passer pour papes, à propos
notamment d’Anaclet II et du grand Schisme d’Occident. Il existe, en outre, un
axiome théologique selon lequel « Plus ou moins ne
fait pas muter l’espèce, un changement de degré n’affecte pas le
principe ». Si l’Église ne fait pas défection
ni ne perd la succession apostolique pendant une vacance de trois ans et sept
mois, il n’y a pas de raison pour que cela se produise pendant une vacance de
quarante ans. Le principe reste le même dans l’un et l’autre cas, à moins que
l’on puisse nous citer un enseignement spécifique de l’Église fixant une limite
de temps à un interrègne papal.
Objection : Ainsi que l’a dit le
Christ (Matthieu 16), les portes de l’enfer ne peuvent prévaloir contre Son
Église. Il a annoncé aussi qu’Il serait avec elle jusqu’à la fin du monde
(Matthieu 28). Ce que vous dites est donc contraire aux promesses du Christ.
Réplique : En aucun cas. L’indéfectibilité
(la promesse du Christ qu’Il sera toujours avec Son Église et que les portes de
l’enfer ne prévaudront pas contre elle) signifie que jusqu’à la fin des temps,
l’Église restera essentiellement ce qu’elle est. L’indéfectibilité de l’Église suppose
qu’un petit reste au moins de celle-ci subsistera jusqu’à la fin du
monde et qu’un vrai pape n’enseignera jamais l’erreur à l’Église tout entière
en usant de son autorité. Elle n’exclut pas qu’il puisse y avoir des
antipapes se faisant passer pour papes (comme c’est du reste arrivé très
souvent dans le passé, même à Rome), ni que dans les temps de la fin, une secte
se faisant passer pour la véritable Église catholique réduise à un petit reste
le nombre des fidèles de cette dernière. Tel est justement ce qui a été
prédit pour les temps de la fin et qui s’est d’ailleurs déjà vérifié durant
la crise arienne.
Saint Athanase :
« Même si les catholiques fidèles
à la tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui constituent la
véritable Église de Jésus-Christ. » (Coll. Selecta SS. Eccl. Patrum. Caillu and Guillou, Vol. 32, pp. 411 et 412.)
On voudra bien noter,
en outre, que l’Église assimile les hérétiques aux portes de l’enfer
mentionnées par Notre Seigneur dans Matthieu 16 : 18 !
Pape Vigile, deuxième
Concile de Constantinople, 553 :
« … Nous ne perdons pas de vue ce qui a été promis au sujet de la sainte
Église, c’est-à-dire les paroles qu’Il a Lui-même prononcées : les portes de l’enfer ne prévaudront pas
contre elle (ces portes
nous apparaissent comme étant les langues délétères des hérétiques) … »
(Decrees of
the Ecumenical Councils,
Sheed & Ward and Georgetown University Press, 1990, Vol. 1, p. 113.)
Pape saint Léon IX, 2
septembre 1053 :
« La sainte
Église construite sur un roc, qui est le Christ, et sur Pierre […] parce
qu’elle ne sera jamais vaincue par les
portes de l’enfer, autrement dit les arguties des hérétiques qui
conduisent les âmes vaines à la destruction. » (Denzinger, The Sources of
Catholic Dogma, B. Herder Book.
Saint Thomas d’Aquin
(+1262) :
« La sagesse
peut emplir les cœurs des fidèles et
faire taire la redoutable folie des hérétiques, qu’on surnomme à juste titre
les portes de l’enfer. »[9]
(Introduction de Catena
Aurea - The Sunday Sermons of the Great Fathers, Regnery, Co : Chicago, IL,
1963, Vol. 1, p. 24.)
Il apparaît donc que
les portes de l’enfer, ce sont les hérétiques. Ils ne sont pas membres de
l’Église. C’est pourquoi un hérétique ne peut jamais être pape. Les portes de
l’enfer (les hérétiques) ne peuvent jamais avoir d’autorité sur l’Église du
Christ. Ceux qui prétendent que les portes de l’enfer ont prévalu contre
l’Église, ce ne sont pas les dénonciateurs des antipapes hérétiques de Vatican
II ; ce sont au contraire les individus qui soutiennent obstinément que
ces antipapes sont de vrais papes, alors qu’il est facile de démontrer qu’on
est là en présence d’hérétiques manifestes.
Saint Athanase :
« Même si les catholiques
fidèles à la tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui constituent
la véritable Église de Jésus-Christ. »[88]
Notre Seigneur Lui-même a dit que
l’Église se rapetisserait terriblement dans les derniers temps du monde.
Luc 18 : 8 :
« Seulement, quand le Fils de l’homme viendra,
trouvera-t-il la foi sur terre ? »
L’Apocalypse de saint Jean semble
aller dans le même sens.
Apocalypse 11 : 1-2 :
« Puis on me donna un roseau
semblable à un bâton, en disant : “Lève-toi et mesure le temple de Dieu, l’autel
et ceux qui y adorent. Mais le parvis du temple, laisse-le en dehors et ne le
mesure pas, car il a été abandonné aux Nations…”. »
Il n'est pas possible qu'il n'y ait
plus de Pape depuis Vatican II. FAUX !
Notre Dame à
"D'après
l'enseignement des apôtres, dit
la voix des siècles, un jour viendra où
Satan, plein de rage contre Jésus-Christ
et les chrétiens, regagnera le terrain qu'il a perdu, affermira son règne et
l'étendra au loin. Alors il se jettera
sur Rome, parce qu'elle est sa rivale et le séjour des Pontifes. Il s'en
rendra maître, chassera le Vicaire de
Jésus-Christ, persécutera les vrais fidèles et égorgera les religieux et
les prêtres". (Cornelius a Lapide,
Suarez, saint Robert
Bellarmin. Cité par Mgr Gaume,
- - - - - -
L’exorcisme de Léon XIII est
connu de tous. Il débute par
Supplique
à Saint Michel Archange
Très
glorieux Prince de l’armée céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans
le combat et la « lutte qui est la
nôtre contre les Principautés et les Puissances, contre les souverains de ce
monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs »
(Éphésiens, VI, 10-12). Venez en aide aux hommes, que « Dieu a créés incorruptibles, et faits à Son
image et ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du diable »
(Sagesse, II, 23 ; I Corinthiens, VI, 20). Combattez aujourd’hui, avec
l’armée des Anges bienheureux, les combats du Seigneur, comme vous avez
combattu jadis contre le chef de l’orgueil, Lucifer, et contre ses anges
rebelles ; et « ils n’eurent pas
le dessus, et on ne trouva plus leur place dans le ciel. Mais il fut jeté, ce
grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on appelle le diable et Satan, celui
qui égare le monde entier ; et il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec
lui » (Apocalypse, XII, 8-9).
Voilà que
cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. « Déguisé en ange de lumière » (II
Corinthiens, XI, 14), avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le
nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de
la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle. Le
poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait
couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de
mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de
tous les vices et iniquités.
L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont
saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains
impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du
bienheureux Pierre et
On
peut vérifier dans une édition de 1903 que certains passages de cette prière
ont été occultés, et que ce qui a été occulté s’est accompli. Satan a
effectivement « plus de pouvoir » : « Là où a été établi le
Siège du bienheureux Pierre … de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent
aussi disperser le troupeau ».
- - - - - - - - - - -
-