Rappel à Dieu du Révérend Père Georges VINSON (1915 – 1999)

 

Le 8 juillet 1999, vers 3 heures du matin, le Révérend Père VINSON rendait son âme à Dieu.

Pour tous ses amis, anciens et nouveaux, petits et grands, jeunes et vieux ; pour les très nombreux retraitants qui ont reçu de lui le bienfait des Exercices de Saint-Ignace ; pour les randonneurs des Routes de jadis et les Campeurs du mois de juillet ; pour les lecteurs de Simple Lettre et ceux de ses brochures et de son livre, pour tous ceux qui l'ont connu et ceux qui s'intéressent à son œuvre, nous voulons retracer ici ce que furent ces derniers mois.

Que ceux qui ont appris sa mort à temps pour assister aux obsèques, ou qui ont déjà exprimé leurs condoléances à la famille de son frère, à sa sœur ou à nous-mêmes soient remerciés pour leurs prières et leur amitié. Peut-être avons-nous oublié d'en remercier quelques-uns personnellement. Qu'ils trouvent ici l'expression de notre reconnaissance et veuillent bien excuser cette lacune.

 

 

EXTRAITS DE SON TESTAMENT


 

« Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit.

« ... Avant toutes choses je veux remercier Dieu de m'avoir donné l'existence et la vie, de m'avoir donné la foi, la grâce du Baptême, la grâce de la vocation et du sacerdoce. « In aeternum misericordias Domini cantabo. » Telle est mon espérance !

« Je veux aussi exprimer ma reconnaissance à tous ceux qui ont été, auprès de moi, les agents de la Providence de Dieu : parents, amis, bienfaiteurs. Je demande pardon à tous ceux que j'ai connus, que j'ai aimés, que j'ai approchés, pour la peine, ou pour le mal que, consciemment ou non, j'aurais pu leur faire.

« Je demande surtout pardon à Dieu pour tous mes péchés, toutes mes négligences, toutes mes ingratitudes. En expiation pour toutes ces fautes, j'offre dès maintenant ma vie, au moment et de la manière qu'il plaira à Dieu d'avoir fixés.

« Je me confie à la miséricorde de Dieu. Parce qu'elle est infinie, je garde ferme espérance. Je me confie aussi à la charité de tous ceux que j'ai connus, de tous ceux pour qui j'ai pu être l'instrument de la grâce de Dieu. Que, sans se fier à la réputation que je puis avoir, ils me démontrent leur affection et leur reconnaissance non par des fleurs ou par des pleurs, mais par des prières et par des messes.

« Ma piété était bien tiède, ma dévotion bien pauvre, mes efforts pour me sanctifier bien petits. La crise actuelle a mis à l'épreuve notre foi, notre charité. Grâce à Dieu, j'ose cependant affirmer que ma foi était bien sincère, et si j'ai manqué en quoi que ce soit aux devoirs qu'elle impose, c'est par erreur ou par ignorance, mais sans mauvaise volonté. Et si j'ai combattu ceux qui l'attaquaient, par amour de la Vérité et des âmes qui se perdent, c'est sans haine.

« Quel avenir Dieu me réserve-t-il maintenant ? Me laissera-t-il encore longtemps sur cette terre, le temps de stabiliser la fondation projetée ? Comment finira pour moi le voyage de la vie ? Ce sont les secrets de Dieu. Je n'en sais rien.

« Tout ce que je sais, c'est que rien ne m'arrivera qui n'ait été prévu et préparé par la Providence divine qui dispose tout pour le bien de ceux qui l'aiment. Aussi je me confie totalement à sa bonté. Je ne lui demande rien... si ce n'est la grâce de la persévérance finale. Et que Notre-Dame, ayant pitié d'un de ses enfants qui n'a pas assez pensé à Elle pendant sa vie, veuille bien m'obtenir cette grâce pour l'heure de ma mort...

« Si des objets tels que livres, linge, etc., se trouvent chez des amis, en dépôt ou en prêt, ces amis en auront la libre disposition, en toute propriété. Je leur demande seulement de détruire tout ce qui pourrait avoir un caractère personnel, comme lettres, notes, etc.

« En ce qui concerne mes funérailles, voici mes dernières volontés. Fidèle à l'Eglise de toujours, à la Messe de ma Première Communion, et de mon Ordination, je déclare non que je désire, ou que je souhaite mais que j'exige que la messe de funérailles soit célébrée par un seul prêtre (pas de concélébration) et selon le rite intégral dit de Saint-Pie V. Le prêtre devra donc utiliser le Missel de Saint-Pie V, et réciter ou chanter en latin toutes les prières de ce Missel (Kyrie, oraisons, épître, évangile, offertoire, canon et dernier évangile).

« Pour cette célébration, ceux qui prendront la responsabilité d'organiser mes funérailles s'adresseront donc à un prêtre dit traditionaliste...

« Ma volonté formelle est d'avoir un enterrement civil plutôt qu'une messe dite nouvelle et qu'une quelconque cérémonie de l'Eglise conciliaire...

« Je ne doute pas que parents et amis sauraient, dans ce cas, compenser en faisant célébrer des messes dites de Saint-Pie V.

« Quand vous lirez ces lignes, j'aurai donc terminé mon séjour sur la terre. La foi, l'espérance, pour moi, auront cessé. Priez, priez beaucoup pour que ma purification dans le Purgatoire soit rapide. Efforcez-vous de vivre dans la foi, et dans l'espérance, pour que nous puissions nous retrouver un jour auprès de Dieu qui est Charité. »

Ecrit à Gap, le 14 Avril 1980, Père Georges VINSON, Prêtre.

 

 

Depuis 1980, le Père (c'est ainsi que nous l'appelons, d'un seul mot, chargé de sens pour nous) s'était donc, en fondant les Sœurs du Christ-Roi, installé à Serre-Nerpol, dans cette ancienne ferme qui devint la Maison Saint-Joseph. Cette nouvelle orientation de sa vie ne l'empêcha pas de continuer les œuvres déjà en place : les Retraites, les conférences ici ou là, les Messes du dimanche célébrées à deux ou parfois trois lieux différents (avant même que la Fraternité Saint-Pie X ait pu implanter ses prieurés, il avait établi la célébration régulière de la Messe Saint-Pie V dans plusieurs régions et même plusieurs grandes villes : Bruxelles, Antony, Bourg-la-Reine, Domène, Gap, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Sceaux, etc.).

Pendant longtemps, nous dûmes nous contenter, pour la messe dominicale, de sa célébration à 18 h. le soir, le Père ne voulant pas priver du soutien de la sainte Messe et des Sacrements, à cause de nous, les groupes de fidèles déjà existants. Il faisait ses voyages ministériels seul dans sa légendaire 4 L jusqu'à ce que, sa vue baissant davantage, il se fit conduire par une d'entre nous qui l'accompagnait donc dans toutes ses démarches.

Puis vint le temps de l'épreuve. Le 19 mai 1994, alors qu'il visitait des amis belges, il fut terrassé par une hémorragie cérébrale qui toucha le cervelet : il avait perdu l'équilibre, il lui fallut réapprendre à se tenir debout et à marcher. Grâce à un dévoué et savant docteur ami, il se remit de cette grande secousse, si rapidement que, dès le 9 août suivant, il donnait à nouveau les Exercices. Mais il dut renoncer à se déplacer pour les messes dominicales. Nous eûmes alors la Messe régulièrement à 10 h. 30, et le malheur des uns faisant le bonheur des autres, nos fidèles, nos élèves et nous-mêmes, nous réjouissions de ce changement obligé !

Ces dernières années, le Père était de plus en plus fatigué. Sa vue, faible depuis des années, baissait encore au point qu'il ne pouvait plus écrire lui-même sa Simple Lettre, mais qu'il la dictait tout entière à la Sœur secrétaire. Pendant la semaine, il disait la Messe de la Sainte Vierge (nous lui avions trouvé un missel d'autel pour mal-voyants, à très gros caractères), se réservant un plus gros effort pour lire la Messe du dimanche dans le missel d’autel normal. Aux années qui s’ajoutaient en pesant sur ses épaules, il faut joindre la préoccupation continuelle de la crise de l’Eglise. Cela le minait ; et il se sentait le devoir impérieux de lutter, de combattre encore et toujours pour l'Eglise du Dieu qui réjouit sa jeunesse, dans la fidélité la plus totale et jusqu'à ses dernières forces. Il pensait, avec Sainte Catherine de Sienne, que le silence peut parfois devenir lâcheté ou compromission, donc peccamineux. « Criez en cent mille langues, disait-elle, car le monde est pourri à cause du fait que vous vous êtes tu ». Sa longue expérience des hommes lui avait fait voir que les déviations de l'idéal chrétien et religieux sont, hélas, faciles et rapides, et il redoutait cela pour la Tradition comme pour cette communauté qu'il avait formée... C'est pourquoi, mû par une sainte intransigeance, il avait fait appel pour les Confirmations à un Evêque « non una­-cum » [non un-avec] Jean-Paul II (Mgr Dolan) et se faisait seconder par des prêtres « non una-cum » pour donner les Exercices de Saint-Ignace.

C'est à ce moment-là que le Bon Dieu lui fit signe. Prise d'Habit en Janvier, Confirmations en Mars, Exercices en Avril, alors que la sonnette d'alarme avait déjà retenti quelques semaines plus tôt par un accès d'angine de poitrine, vœux perpétuels et Prise d'Habit le 18 avril... Tout ceci l'avait bien fatigué malgré sa grande joie de voir son œuvre grandir... Le 21 avril, jour anniversaire de son ordination sacerdotale, il célébrait pour la dernière fois la Sainte Messe. Après le dîner, une nouvelle hémorragie cérébrale l'assaillit brutalement, alors qu'il parlait avec une d'entre nous. Le médecin, appelé aussitôt, n'eut qu'à signer une demande d'entrée à l'hôpital en urgence. Et tandis que l'ambulance conduisait le Père à Voiron, les Sœurs veillaient et priaient à la chapelle.

Le Père ne perdit pas conscience, même si une hémiplégie gauche l'empêchait de parler. II reçut l'Extrême Onction quelques heures plus tard des mains d'un des prêtres de l'Institut « Mater Boni Consilii » [Mère du Bon Conseil]. (Nous leur avions téléphoné pour savoir si l'un des leurs était alors dans la région... Ni l'un ni l'autre. Qu'à cela ne tienne, nous arrivons, le temps de passer le tunnel du Fréjus...).

L'Hôpital de Voiron le garda huit jours aux urgences puis l'envoya à Saint-Marcellin. Il était bien affaibli et ne pouvait ni parler ni s'alimenter normalement, la paralysie ayant atteint le système de déglutition. On essaya alors, en plus des perfusions, un drain nasal vers l'estomac que le Père ne put supporter longtemps : on l'ôta dès son arrivée à Saint-Marcellin pour en replacer un autre plus fin, dix jours après... qui ne put être toléré davantage. Car le Père toussait beaucoup ; en plus de sa rhinite chronique, il avait pris une sorte de grippe qui lui donnait une forte fièvre certains jours, ce qui ne favorisait pas une bonne remontée de la santé. Et cependant, grâce à cet ami docteur aussi dévoué que savant, le Père reprenait peu à peu ses énergies, il recommençait à avaler et à parler. C'est alors que survint autre chose, qui s'ajouta à la température : des abcès dans la bouche, qui révélèrent à l'analyse la présence d'un microbe d'hôpital... Pauvre Père, qui, à nouveau, ne pouvait ni parler ni avaler... qui ressentait souvent des crampes dans sa jambe valide... et dont les veines des avant-bras refusaient tout service... Un jour bon, un jour mauvais, combat continuel qui redonnait l'espoir ou le diminuait sensiblement. On le ramena alors à la Maison Saint-Joseph où il vécut encore une quinzaine de jours - soigné par un infirmier à domicile et nous-mêmes.

Pendant toute sa maladie et surtout les derniers jours, le Père fut pour nous un exemple vivant de patience et de résignation à la Volonté de Dieu. Par grâce, nous avons pu rester à ses côtés, même à l’hôpital de Saint-Marcellin, jour et nuit, à tour de rôle : c'était pour nous un devoir de piété filiale et de reconnaissance. (Cela est devenu un témoignage pour notre Sainte Religion, auprès des malades et de leur famille, comme des médecins et du personnel). Et nous avons toutes beaucoup appris, non seulement du point de vue pratique mais surtout du Père. Il tenait très souvent, pour ne pas dire toujours, le pouce et l'index de sa main droite (la seule valide) joints comme après la Consécration de la Messe. Et un jour, la sœur de garde le surprit à articuler : « Dominus vobiscum » - « Mon Père, vous dites la Messe ? ». Le Père la regarde et lui répond après un silence : « Oui, priez pour moi ».

Le Dieu de Vérité et de Miséricorde, tout en le laissant accomplir son purgatoire dès cette terre, sut reconnaître la fidélité de son loyal soldat. Le Père nous disait auparavant que les prêtres fidèles, étant peu nombreux et exerçant chacun son ministère dans un orbe limité, pouvaient craindre, à leur mort, de ne pas avoir près d'eux un autre prêtre pour leur donner les sacrements. Or le Père reçut l’Extrême Onction dès le début de sa maladie, plusieurs prêtres lui donnèrent l'Absolution et même (trois fois) la Communion. La veille de sa mort, il eut à son chevet le matin M. l’Abbé Ricossa, et le soir M. l’Abbé Duverger qui lui donna la Bénédiction « in Articulo mortis » [à l’article de la mort].

Tous les jours, à l'hôpital ou à la Maison Saint-Joseph, nous disions, l'une ou l'autre, le chapelet avec lui. Il ne pouvait répondre, mais son attitude exprimait sa pensée. Et il savait nous dire, si les circonstances n'avaient pas permis de le réciter à l'heure habituelle, qu'il attendait que nous le commencions sans tarder...

Le dernier dimanche, 4 juillet, son état s'étant aggravé, (et il s'en rendait compte), il accepta de donner sa bénédiction à toute la Communauté. Une fois celle-ci rassemblée autour de son lit, j'aidai le Père à tracer sur nous toutes le signe de la Croix. Puis je reposai sa main sur le lit. Mais cela ne lui suffit pas ! Il reprit alors, de lui-même et très lentement, par trois fois au moins, cette bénédiction... Oh ! mon Père, oh oui ! Bénissez vos enfants pour que nous soyons toujours fidèles, à votre suite, au Roi du Ciel et de la Terre à qui vous nous avez conduites, et que nous voulons servir de notre mieux...

Les deux derniers jours, nous ne pouvions plus tourner le Père dans son lit : chaque fois, il risquait de perdre connaissance. Nous ne pouvions plus non plus l’asseoir pour lui donner quelque chose à avaler plus rien ne passait, il fallait le basculer très vite pour qu'il ne s'étouffe pas... Et les dernières heures ont été bien pénibles, bien cruelles pour lui... A une heure et demie du matin, ce jeudi 8 juillet, la Communauté se rassembla une fois encore près de lui et reprit les Prières des Agonisants et le chapelet entrecoupé de jaculatoires... Vers trois heures moins dix, le Père rendit son âme à Dieu... Nous achevâmes la prière « Partez, âme chrétienne ». Puis, tandis que quelques-unes d'entre nous accomplissaient leur dernier office auprès du Père et le revêtaient de l'aube et de la chasuble noire, les autres allèrent à la chapelle continuer un moment encore les prières.

Au matin, lorsque nous nous retrouvâmes devant sa dépouille mortelle, ce nous fut une grande consolation et une grande grâce de voir le Père paisible et souriant, quelques heures seulement après les grandes souffrances... Il avait achevé sa course, le combat était enfin fini pour lui.

Bien souvent, il nous avait dit, lorsque nous l'invitions à se reposer davantage entre deux activités ministérielles : « Au ciel, il y aura le temps de se reposer ! » Que Dieu lui donne bien vite ce repos éternel dont son visage, ce jour-là, nous donna comme un avant-goût... Ils purent le voir aussi, les proches et les amis qui vinrent prier près de lui avant la mise en bière...

Ses obsèques eurent lieu le samedi suivant. Notre chapelle était trop petite pour contenir tous ceux qui avaient voulu rendre un dernier hommage à cet homme de Dieu, en même temps si proche des hommes.

Aux côtés de M. l’Abbé Ricossa qui célébrait, se trouvaient M. l’Abbé Guépin (Diacre), M. l’Abbé Murro (Sous-diacre). M. l’Abbé Cazalas faisait l'office de cérémoniaire, M. l’Abbé Ileuzé portait la Croix. M. l’Abbé Verdet représentait la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X plusieurs autres prêtres n'ont pu se libérer et se sont fait excuser. Trois Pères et deux religieuses de Chabeuil s'étaient aussi déplacés.

Après la Messe des funérailles, l'Absoute et la bénédiction du corps par toutes les personnes présentes, on enterra le Père dans le cimetière de Serre-Nerpol, où chacun peut venir se recueillir sur sa tombe.

Et maintenant...?

Le Père ne nous a pas fondées pour sa propre gloire et son propre plaisir. (Non, nous lui avons coûté bien des soucis !) C'est pour le Service de Dieu qu'il nous a rassemblées. Ce serait faillir à ce qu'il attendait de nous et à notre propre devoir que de s'arrêter. D'aucuns craignent pour nous. Que vont-elles devenir sans leur Fondateur ? La réponse est simple : nous continuons. La Providence s'est chargée, à notre joie mais sans que nous y soyons pour beaucoup, de nous faire dispenser la messe du dimanche et les sacrements sans discontinuer depuis le début de la maladie du Père. Ce serait un manque de confiance et d'abandon à la Divine Volonté que de s'inquiéter pour les jours à venir.

Le 8 juillet, jour du décès du Père, le Camp de juillet débutait. Certains ont pensé que nous l'avions annulé. Non, nous l'avons juste reporté de quatre jours. Et le lundi 12 juillet, Sœurs et campeuses étaient à pied d'œuvre, à Chantelouve. Tout s'est bien passé. Dieu merci.

Nous continuerons donc les Camps, l'Ecole, les Retraites... et même, à notre portée, Simple Lettre. Merci à tous ceux qui nous encouragent de leurs conseils, de leurs prières ou de leurs dons. Et merci tout particulièrement à tous ceux, prêtres et laïques, qui ont offert ou fait célébrer le Saint Sacrifice de la Messe pour le repos de l'âme du Rd. Père.

Afin qu'en toutes choses Notre-Seigneur Jésus-Christ soit honoré !

 

Mère Marie-Monique, Supérieure des Sœurs du Christ-Roi.

TÉMOIGNAGE D'UNE AMITIÉ DE PLUS DE 40 ANS.

 

Le vieil ami qui trace ces lignes manqua de voix le samedi 10 juillet devant la tombe ouverte du Révérend Père VINSON. Quarante années d'amitié, de communion, de communs combats imposent le devoir de gratitude. L'admirable vie du missionnaire exige un témoignage.

Lors de la cérémonie des 40 ans de sacerdoce du Père Vinson, le 1er mai 1986, je rendais hommage « aux vertus du prêtre, aux qualités de l'homme, à la sensibilité de l'ami, en deux mots : LUCIDITÉ et FIDÉLITÉ. »

Au cours de ces quarante années de sacerdoce, riches d'événements hors du commun, de joies, mais aussi d'épreuves où tant d'autres ont vacillé et sont tombés, le Père Vinson est resté immuable, imperturbable, je dirais inaltérable, incorruptible, fidèle à la foi reçue, à la doctrine étudiée, à la messe de son ordination, à la mission apostolique de son état ecclésiastique, à l'habit qui en est la haute distinction. JAMAIS le Père n'a tant soit peu succombé au chant des sirènes du modernisme, à sa manifestation contemporaine si néfaste : l'aggiornamento. Il a toujours voulu obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes, si élevés fussent-ils en dignité. C'est cela la LUCIDITÉ et la FIDÉLITÉ.

Treize années ont passé, les sirènes captivantes ou menaçantes ont troublé bien des ténors et des matamores, mais le missionnaire, le disciple, l'héritier du Père Vallet est resté LUCIDE et FIDÈLE. Au cours de ces treize années, le Père Vinson a vu, devant son intransigeance de transmettre ce qu'il avait reçu, s'éloigner des compagnons de combat, des amis, il a essuyé des refus, des ingratitudes, des insolences qui auraient dû tomber devant l'âge mais surtout la LUCIDITE et la FIDÉLITÉ du prêtre qui n'a ni failli, ni trahi.

En 1925, Georges Vinson, de la paroisse Saint-Jean de Valence, entre au petit séminaire ; il a dix ans. En 1931, le grand séminaire l'accueille. En 1935, à l'âge de vingt ans, il fait sa première retraite avec le Révérend Père Vallet installé depuis un an à Chabeuil. En 1938, au retour du service militaire, le jeune séminariste entre au noviciat des Coopérateurs Paroissiaux du Christ-Roi. Quelques mois après, c'est la guerre ; l'abbé Vinson est fait prisonnier à Dunkerque en juin 1940 et passera cinq ans à Sagan, en Basse Silésie. Il ne rentrera en France que le 9 mai 1945, à la veille de l'ultime départ du T.R. Père Vallet pour l'Espagne. L'abbé Vinson achève son noviciat à Saint-Joseph des Mées. Il reçoit l'onction sacerdotale des mains de Mgr Pic le 21 avril 1946, jour de Pâques, en la basilique-cathédrale de Valence. Premier prêtre du Père Vallet ordonné dans l'œuvre et pour l'œuvre des Retraites. La vie missionnaire active du jeune Coopérateur avait déjà commencé puisqu'il donnait déjà les Exercices pendant sa captivité en Silésie.

Un court ministère d'intenses prédications, puis c'est le départ en Espagne en novembre 1947, où le Père est nommé supérieur et maître des novices. C'est alors que sa vocation de constructeur se révèle : il agrandit la maison de Pozuelo (près de Madrid), une ancienne ferme, il construit le noviciat, fait fructifier tout ce que le Père Vallet avait semé avant de mourir en août 1947.

La Congrégation, répondant à l'appel pressant de Mgr Viola, évêque de Salto, nomme le Père Vinson Supérieur en Uruguay. En février 1950, il s'embarque à Vigo (Espagne) pour l'Amérique du Sud avec deux pères et neuf frères.

En novembre 1954, le Père Supérieur, accompagné de cinq postulants, s'installe en Argentine sur les rives du Parana à Rosario. ville de cinq cent mille habitants, sans moyens dans une maisonnette sur un vaste terrain. Il fonde la Maison « Notre-Dame de Fatima ».

C'est alors l'apostolat intense pendant cinq ans, avec l'appui des évêques - heureux temps ! - Quand, en novembre 1959, le Père Vinson est rappelé en Europe, il laisse une maison où l'on peut donner les Exercices Spirituels à plus de cinquante retraitants. Le Père avait prêché 234 retraites à près de 7000 retraitants en Argentine.

A son retour en France, après douze ans d'absence, le Père trouve un autre climat, un climat de combat contre l'œuvre mené par les forces subversives installées au sein de l'Église. Dominicains, Jésuites, Action Catholique attaquent publiquement ou sournoisement pères prédicateurs et retraitants de Chabeuil. Mais, poursuivant sa mission de fondateur, il contribue à la création d'une résidence parisienne de la Congrégation à Wissous : la Maison du Christ-Roi. II y sera affecté comme coadjuteur du Directeur de l'œuvre des retraites pour la France et la Belgique. Il apporte sa plus large participation à la fondation d'une nouvelle maison de retraites à Bieuzy-Lanvaux en Bretagne. Ce vaste domaine ne lui suffit pas : il multiplie les prédications en Suisse.

L'acuité de son intelligence lui fit déceler très tôt les effets néfastes du libéralisme et les infiltrations qui ruinaient les structures de l'Eglise. Le Père Vinson fit une conférence magistrale où, exerçant sa mission de conseiller des âmes, il mit en garde contre les dangers de l'orientation gauchiste des mouvements de l'Action Catholique et illustra son propos d'une citation d'un professeur aux Facultés catholiques de Lyon, l'abbé Micolon, qui avait écrit dès 1956, dans la "Chronique Sociale", cet aveu satisfait : "C'est un fait que l'Action Catholique, qui a rendu aux laïcs une place plus active dans la vie de l'Eglise, a multiplié le nombre de catholiques de gauche. Elle secrète des catholiques de gauche uniquement. Pas un seul catholique de droite. Même dans les milieux bourgeois... elle ne fait jamais évoluer de gauche à droite, mais toujours de droite à gauche. C'est un fait que l'on pourrait identifier statistiquement et qui serait à la fois massif et plein d'enseignement".

Le Père Vinson sera le premier et on peut bien dire le seul de sa Congrégation à réagir énergiquement. La Congrégation des C.P.C.R. n'approuva pas sa résistance. Le Père fut mis en quarantaine ; et, parce qu'il était LUCIDE et se voulait FIDÈLE, il dut, en 1963, quitter la famille religieuse à laquelle il avait consacré sa vie.

Ce fut la traversée du désert pendant des années. Seul ou presque. Reprenant sa croix de missionnaire sur les routes de France, il prêcha imperturbablement les Exercices, fidèlement à la pensée et à la méthode du R. Père Vallet. Il deviendra le confident, le conseiller de nombreuses familles, de groupes de résistants, d'écoles et d'œuvres naissantes. II n'a été trompé par aucune réforme conciliaire. Le bon sens, la lucidité doctrinale, la fidélité à la messe l'ont tenu debout, fidèle à l'Eglise. Dès 1969, il fit face à la messe de Luther et à la morale permissive.

Pour aider les fidèles désemparés, le Père Vinson publia des brochures : « La Nouvelle Messe et la Conscience Catholique », puis « Quand l'Obéissance est un Péché », et encore « Messe de l'Antéchrist ». Depuis 1975, sa « Simple Lettre » porte loin des lumières sur des problèmes pas si simples que cela ! Elle avertit, dénonce les dangers, les déviations, les trahisons, elle éclaire les myopes, secoue les pusillanimes.

Constructeur infatigable et toujours apôtre du Christ-Roi, il fonde, en septembre 1980, la Communauté des Sœurs du Christ-Roi qui l'ont tant aidé à achever son Chemin de Croix et le pleurent aujourd'hui.

Malgré les profondes divergences [ ?] entre le Père Vinson et son ancienne congrégation de Chabeuil, celle-ci a manifesté sa reconnaissance et son édifiante charité à l'égard du missionnaire défunt, en déléguant plusieurs de ses prêtres et religieuses.

Si d'anciens amis manquaient en ce jour, grâce à Dieu, de nouveaux ont pris le relais ; de dévoués prêtres venus d'Italie ont assisté le cher Père en ses heures d'agonie et ont assuré le rite séculaire des funérailles. Ils dispensent déjà aux Sœurs du Christ-Roi leur précieux ministère.

Premier à lever l'étendard de la résistance à la veille du Concile, nous devons au prédicateur de plus de 1200 retraites ce témoignage, cette reconnaissance du titre de pionnier, de « combattant de la foi », en une époque où tant de traditionalistes étaient encore à la recherche d'une attitude se voulant prudente et confortable à l'égard de la Rome moderniste.

Toujours debout sur la crête, il ne s'est rendu qu'au dernier appel de Dieu.

Adieu Cher Père Vinson.

 

Monsieur Maurice MUEL Ancien président national de l'œuvre des retraitants de Chabeuil.

J'ÉTAIS À SES CÔTÉS LORS DE LA DERNIÈRE RETRAITE

 

Bien d'autres ont connu le Rd. Père Vinson avant moi, plus longuement et plus intimement que moi... mais le peu de temps que j'ai passé avec lui a laissé une trace profonde dans mon cœur. Combien d'hommes enthousiastes l'ont connu, en Uruguay, en Argentine, en France, qui ont reçu de lui les Exercices de Saint-Ignace, ces Exercices qui ont changé à jamais leur vie, et celle de bien d'autres ? Eux, ils pourraient parler du Père Vinson. Les religieuses qui, à sa suite, ont tout quitté pour consacrer leur vie au Christ-Roi : elles, elles pourraient parler de leur Père, le Père Vinson. Moi, j'ai eu la grâce d'être à son côté, lors de la dernière retraite donnée par le Père, à la Maison Saint-Joseph, du 12 au 17 avril. Combien de retraites a-t-il données, pendant 53 ans de sacerdoce ? En 1986, il les avait données plus d'un millier de fois. Mais, au delà des chiffres, combien de conversions, combien de vocations, combien d'âmes sauvées et sanctifiées ?

Tout cela fut le fruit, vous le savez, d'une retraite, prêchée par un prêtre espagnol débarqué en France, près de Valence, depuis un an : le Père Vallet. C'est en 1935, à l'âge de vingt ans, que le jeune séminariste de Valence, Georges Vinson, fit sa première retraite avec le Père Vallet. A son tour, le Père Vinson sera l'apôtre des Exercices. La dernière retraite, quatre jours avant l'attaque qui lui sera fatale, était encore le fruit et la conséquence de celle que le Père Vallet avait donnée il y a 64 ans... L'œuvre continuait. L'œuvre doit encore continuer !

En cet avril 1999, le Père Vinson était bien fatigué ; peu avant la Semaine Sainte, il avait failli mourir, suite à une attaque d'angine de poitrine. Il voulut faire la confession de sa vie avec moi, comme devaient le faire les retraitantes, comme si elle eût été, m'a-t-il dit alors, la dernière de sa vie... Et elle l'a été.

II se préparait donc à sa mort, mais son esprit n'était pas celui d'un vieux chagriné ; c'était plutôt celui d'un jeune apôtre enthousiaste. Sa communauté allait croissant, encore une postulante qui allait prendre l'habit, et deux religieuses devaient prononcer leurs vœux perpétuels. Il envisageait de nouvelles conquêtes, de nouveaux travaux... Donner les Exercices le transformait : je ne suis pas venu pour l'aider, pensais-je, niais pour apprendre...

Apprendre d'une tradition. Un homme, une rencontre, a marqué à jamais sa vie : le Père Vallet. Revenu de l'hôpital, le Père Vinson a toujours porté sur soi une image du Père Vallet, celle qui fut distribuée aux amis au moment de sa mort. On y lisait cette phrase du fondateur des C.P.C.R. : « Nous avons un phare de vérité, c'est Rome ! Soyons des passionnés de Rome. Ayons pour certain que celui qui est désaffectionné de Rome est déjà tombé dans l'erreur ; et qu'on ne peut être dans une erreur (fondamentale, sérieuse) sans qu'il y ait une désaffection pour Rome. Demandons cet amour pour la Vérité et pour l'Église ».

Je pense que, si on peut résumer une longue vie sacerdotale comme celle du Père Vinson, on peut s'inspirer de cette belle phrase du Père Vallet. Certains vont penser que ces paroles étaient bonnes pour les vieux temps, que ce n'est plus pour aujourd'hui, qu'il faudrait même les occulter. Au contraire, je pense que c'est justement la fidélité à Rome du Père Vallet, son amour pour l'Église et la Vérité, son « nez » catholique, son « sentire cum Ecclesia », qui a permis au Père Vinson d'être un confesseur de la Foi lors de la crise ouverte par Vatican Il.

Voici le programme que le Père Vinson exposait dans le premier numéro de Valor, la revue qu'il avait fondée en Amérique Latine en 1950: « Comme tout catholique, nous croyons à la Royauté du Christ, et voulons travailler pour qu'Il règne. Nous voulons proclamer dans la terre entière la doctrine de Jésus. Dieu fait Homme. Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs. » Contre la maçonnerie, l'unique religion révélée, contre le libéralisme, la vraie liberté des enfants de Dieu contre le rationalisme, la soumission de l'intelligence à la Foi contre le modernisme, la réalité objective de nos dogmes contre le laxisme, l'abnégation évangélique ; contre le despotisme, la justice et la miséricorde chrétienne ; contre l'abus de la richesse et le communisme, la pauvreté en esprit contre la fausse science, la philosophie et la théologie catholiques ; contre la superficialité intellectuelle, le respect et la vénération envers les Saints et les Docteurs des siècles précédents ; contre la fièvre des nouveautés, l'adhésion aux enseignements traditionnels de l'Église ; contre les schismes, l'origine divine de l'Église Catholique Romaine, Épouse du Christ, Reine des nations ; contre le judaïsme, la Rédemption et la Médiation unique et nécessaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

« Enfin, nous voulons confesser, glorifier et exalter devant le monde entier la Royauté Eternelle et Souveraine de Jésus-Christ, Roi des Nations, Lumière de Lumière, Dieu de Dieu, devant lequel tout genoux fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers (R.P. Terradas, Supérieur général des C.P.C.R., Sept. 1947) Que le Seigneur nous garde toujours dans l'esprit que nous livra notre Père Fondateur, et que nous soyons fidèles à l'idéal qui inspira la fondation de cette Œuvre. »

Cher Père Vinson, vous avez été fidèle à ce bel idéal ! Vous vous êtes attaché à cette Vérité dont Rome est le phare : c'est cela qui vous a poussé à refuser le libéralisme de Vatican Il, la « messe de Luther », la légitimité de ceux qui en portent la responsabilité : l'erreur ne pouvant pas venir du phare de Vérité !

A vos côtés lors de votre dernière retraite, de votre dernière maladie, de vos obsèques, je voudrais le demeurer pendant ma vie sacerdotale, afin de pouvoir continuer, avec vos amis de toujours, votre lutte pour le Christ-Roi.

Adieu, cher Père Vinson, ou plutôt à Dieu, comme vous l'écriviez vous-même, racontant la conversion miraculeuse opérée par la Sainte Vierge, près de Serre-Nerpol, du protestant Port-Combet (conversion qui devait vous rappeler celle de votre propre père, qui devint un fidèle retraitant du Père Vallet) :

A Port-Combet, la Vierge avait dit :Mon ami : A Dieu sois-tu”... et l'avait converti.

Maintenant, à mon tour, ...

De tout cœur, je vous dis : « Vous tous... soyez à Dieu. Je finis en disant... À Dieu... À Dieu... À Dieu... ».

 

Monsieur l'Abbé RICOSSA

Supérieur de l'Institut : Mater Boni Consilii

 

CENTRES DE MESSES
NON
UNA CUM

FRANCE —

06 ALPES-MARITIMES

-                   CANNES : Chapelle N.D. des Victoires, 4 rue Fellegara. Messe le 2e et le 4e  dimanche du mois à 10 h.15 (Sodalitium).

Tél. 04 93 68 10 85

35 ILLE ET VILLAINE

-                   RENNES : Chapelle Saint-Pie V, 19 rue des Français-Libres. Dimanche, 8 h. 30, 10 h. 30 et 18 h.

Tél. 02 99 30 49 44 ou 02 99 78 13 57 (Rd Père Gaillard).

-              MONTAUBAN DE BRETAGNE : Chapelle Saint-Maurice Tél. 02 99 09 67 54.

37 INDRE ET LOIRE

- TOURS : Chapelle Saint-Michel, 29 rue d'Amboise (M' l'Abbé Cazalas). Messe le dimanche à 10 h. 30

Tél. 02 47 64 14 30 ou 02 47 39 52 73 (R. P. Barbara).

38 ISÈRE

-                   SERRE-NERPOL (38470 Vinay, près de Notre-Dame de l'Osier) : Les Sœurs du Christ-Roi, Maison Saint-Joseph. Messe tous les dimanches.

Tél. 04 76 64 24 11.

44 LOIRE ATLANTIQUE

- NANTES : Chapelle du Christ-Roi, 98 rue d'Allonville (près de la gare). Messe tous les dimanches à 8 h.30, 10 h. et 11 h.45 Tél. 02 40 29 32 39 ou 02 40 29 04 62 (M.  l'Abbé Guépin).

TREILLÈRES (44119) : Notre Dame des Dons - Dimanche Messe à 8 h.

- SAINT-SÉBASTIEN/LOIRE (44230) : Chapelle Sainte Marie-Madeleine - Dimanche Messe à 18 h. 30.

58 NIÈVRE

-                   CRÉZAN (58220 Donzy) : Les Sœurs de Marie Compatissante, Clos Nazareth.

Tél. 03 86 39 41 62.

-                   "MOUCHY". RAVEAU (58400 La Charité-sur-Loire) : Messe pendant les mois d'été (Sodalitium).

Tél. 03 86 70 11 14

69 RHÔNE

- LYON : 17, Cours Suchet. Messe le 2e et le 4e dimanche du mois à 17 h. (Sodalitium).

Tél. 04 77 33 11 24

73 SAVOIE

- CHAMBÉRY : Chapelle Saint Curé d'Ars, 35, rue du Transvaal (milieu du boulevard Gambetta). Messe tous les dimanches à 10 h. (M. l'Abbé Paladin())

Tél. 04 79 69 52 05

74 HAUTE-SAVOIE

 - ANNECY : Il avenue de la Mavéria. - Messe le 2e et le 4e dimanche du mois à 10 h. Confessions à  9 h. (Sodalitium). Tél. 04 50 57 88 25

 

BELGIQUE

 

LIÈGE-REULAND – STEFFESHAUSEN : Église du Sacré Cœur 4790 Burg-Reuland.

Tél. (00 32) 80 32 96 92 (M. l'Abbé Paul Schoonbroodt).

 

BRUXELLES – DROGENBOS (1620) : Rue Longue n°40 Tél. (00 32) 377 35 70 (M. l'Abbé Médina).

TERMONDE, FLANDRE ORIENTALE - DENDERMONDE : Kapel O.L.V. van Goede Raad sint-Christianastraat 7, 92000. Messe le Dimanche à 8 h.30 et 10 h.

Tél. (00 32) 52 21 79 28. (M. l'Abbé Stuyver), etc.

Voilà les principaux centres de messes non una cum que nous connaissons.

Y figurent ceux qui ont bien voulu nous le permettre expressément ou ceux qui ne craignent pas de dire en public leur opinion.

 

RECTIFICATIFS

-   Dans la liste des Centres de Messe non una cum a été mentionnée l'école de Brindas (Rhône). En fait, ce n'est pas l'école, mais seulement l'Abbé Chirat, qui la dessert, qui n'est pas una cum J.P. II. Par défaut de place, nous ne pouvons insérer ici la lettre entière de sa directrice. Qu'elle veuille bien nous en excuser.

-   Dans la Simple Lettre n° 115, était publié l'article : "Les Ralliés", sans nom d'auteur. Il s'agit de M. l'Abbé Lafitte du Prieuré Sainte Croix (Nord).

EXERCICES SPIRITUELS DE SAINT-IGNACE DE LOYOLA à la Maison Saint-Joseph
RETRAITE POUR HOMMES ET JEUNES GENS

- AOUT : du Lundi 23 à 18 h. au Samedi 28 à 17 h.

- OCTOBRE : du Lundi 25 à 18 h. au Samedi 30 à 17 h.

 

RETRAITE JUMELÉE : POUR HOMMES, JEUNES GENS, DAMES ET JEUNES FILLES

- DÉCEMBRE : du Dimanche 26 à 18 h. au Vendredi 31 à 16 h.

"La Retraite de Saint-Ignace est comme la réception de la Sainte Communion : plus nous la faisons, plus nous avons envie de la faire ; moins nous y allons, moins nous avons envie d'y aller. Et pourtant, la Retraite de Saint-Ignace est un remède à nos péchés, un soutien dans nos épreuves, un fortifiant pour avancer toujours. Ne craignez pas, allez-y ; vous en retirerez toujours quelque chose. C'est ma 15e retraite et, si Dieu me prête vie et le veut encore, j'espère que ce ne sera pas la dernière ici-bas avant la retraite éternelle..."

Extrait du livre d'Or de la Maison Saint-Joseph, lors de la
dernière retraite donnée par le Rd. Père Vinson.

 

Ecole Saint-Joseph

 

C'est le samedi 26 septembre que l'Ecole Saint-Joseph reprendra le rythme scolaire, accueillant ses anciennes élèves et quelques nouvelles pensionnaires...

L'enseignement - primaire et secondaire - est assuré par les Sœurs du Christ-Roi, selon les méthodes traditionnelles, dans un climat sain et familial.

Pour tous renseignements, s'adresser à Mère Marie-Monique, École Saint-Joseph, 38470 Serre-Nerpol. Tél. 04 76 64 24 11.

AVIS PRATIQUES

LE TÉLÉPHONE :

Sauf URGENCE, la Maison Saint-Joseph ne répond au téléphone que : de 8 h.30 à 10 h.30 et de 18 h.45 à 20 h.30.

TOUT LE COURRIER :

1. - Pour l'Ecole Saint-Joseph, doit être libellé à l'ordre de "l'Association des Amis de l'Ecole Saint-Joseph". Si vous désirez un REÇU FISCAL, obligatoirement, le chèque doit être libellé à l'ordre de l'Association. Chèque bancaire ou postal (CCP 2480-69 Y Grenoble).

2. - Pour la Communauté des Sœurs, les chèques doivent être libellés à l'ordre de "Monique DELMOTTE" Chèque bancaire ou postal (CCP 4260-76 P Dijon).

ADRESSE : Maison Saint-Joseph - 38470 SERRE-NERPOL Té. 04 76 64 24 11

Directeur de la publication

Maison Saint-Joseph --- 38470 SERRE-NERPOL

N° de la commission paritaire des publications et agences de presse : 63554 Imp. SAVIGNY - VINAY — Dépôt légal n° 51 — 3e Trimestre 1999

 

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