Quelques extraits de la Passion de Jésus

et ses 7 paroles durant sa crucifixion.

 

 

Saint Matthieu, XXVI, 38-39 :

 

« Tunc ait illis : “Tristis est anima mea usque ad mortem : sustinete hic, et vigilate mecum”. Et progressus pusillum, procidit in faciem suam, orans, et dicens : “Pater mi, si possibile est, transeat a me calix iste, verumtamen non sicut ego volo, sed sicut tu”. » (« Alors il [Jésus] leur dit : “Mon âme est triste jusqu’à la mort ; demeurez ici, et veillez avec moi”. Et s’en allant un peu plus loin, il tomba sur sa face, priant et disant : “Mon Père, s’il est possible, faites que ce calice s’éloigne de moi ; néanmoins non ce que je veux, mais ce que vous voulez”.»)

 

S. Luc, XXII, 41-44 :

 

« Et ipse avulsus est ab eis quantum jactus est lapidis : et positis genibus orabat, dicens : “Pater, si vis, transfer calicem istum a me : verumtamen non mea voluntas, sed tua fiat”. Apparuit autem illi Angelus de cœlo confortans eum. Et factus est sudor ejus, sicut guttæ sanguinis decurrentis in terram. » (« Et s’étant éloigné d’eux environ d’un jet de pierre, il s’étant mis à genoux, il priait, disant : “Mon Père, si vous voulez, éloignez ce calice de moi, néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la vôtre”. Alors il lui apparut un ange du ciel le fortifiant. Et étant en agonie, il priait encore plus, et il lui vint une sueur, comme des gouttes de sang découlant jusqu’à terre. »)

 

Saint Matthieu, XXVII, 15-31 :

 

·        « Per diem autem solemnem consueverat præses populo dimittere unum vinctum, quem voluissent.

·        Habebat autem tunc vinctum insignem qui dicebatur Barabbas.

·        Congregatis ergo illis, dixit Pilatus : Quem vultis dimittam vobis : Barabbam, an Jesum, qui dicitur Christus ?

·        Sciebat enim quod per invidiam tradidissent eum.

·        Sedente autem illo pro tribunali, misit ad eum uxor ejus, dicens : Nihil tibi, et justo illi : multa enim passa sum hodie per visum propter eum.

·        Principes autem sacerdotum et seniores persuaserunt populis ut peterent Barabbam, Jesum vero perderent. 

·        Respondens autem præses, ait illis : “Quem vultis vobis de duobus dimitti ?” At illi dixerunt : “Barabbam”.

·        Dicit illis Pilatus : “Quid igitur faciam de Jesu, qui dicitur Christus ?”

·        Dicunt omnes : Crucifigatur. Ait illis præses : “Quid enim mali fecit ?” At illi magis clamabant, dicentes : “Crucifigatur !”

·        Videns autem Pilatus quia nihil proficeret, sed magis tumultus fieret : accepta aqua, lavit manus coram populo, dicens : “Innocens ego sum a sanguine justi hujus : vos videritis.”

·        Et respondens universus populus dixit : “Sanguis ejus super nos, et super filios nostros !”

·        Tunc dimisit illis Barabbam : Jesum autem flagellatum tradidit eis ut crucifigeretur.

·        Tunc milites præsidis suscipientes Jesum in prætorium, congregaverunt ad eum universam cohortem.

·        Et exuentes eum, chlamydem coccineam circumdederunt ei ;

·        et plectentes coronam de spinis, posuerunt super caput ejus, et arundinem in dextera ejus. Et genu flexo ante eum , illudebant ei, dicentes : “Ave rex Judæorum”. »

 

(« À un des jours de la fête solennelle, le gouverneur avait coutume de délivrer au peuple un prisonnier, celui qu’ils voulaient. Or il avait alors un prisonnier insigne nommé Barabbas. Le peuple étant donc assemblé, Pilate dit : “Lequel voulez-vous que je vous délivre, Barabbas ou Jésus, qui est appelé Christ ?″ Car il savait que c’était par envie qu’ils l’avaient livré. Or, pendant qu’il siégeait sur son tribunal, sa femme lui envoya dire : “Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui dans un songe à cause de lui″. Mais les princes des prêtres et les anciens persuadèrent au peuple de demander Barabbas, et de faire périr Jésus. Le gouverneur donc prenant la parole, leur dit : “lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ?” Ils lui répondirent : “Barabbas”. Pilate leur dit : “Que ferai-je donc de Jésus, qui est dit le Christ ?” Ils dirent tous : “Qu’il soit crucifié”. Le gouverneur leur dit : “Quel mal a-t-il fait ?” Et Pilate voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait : prit de l’eau, se lava les mains devant le peuple, disant : “Je suis innocent du sang de ce juste : voyez vous-mêmes”. Et tout le peuple répondant dit : “[Que] Son sang [soit] sur nous, et sur nos enfants !” Alors il relâcha Barabbas : aussi fit flageller Jésus et le leur livra pour être crucifié. Les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. L’ayant dépouillé de ses vêtements, ils jetèrent sur lui un manteau d’écarlate. Ils tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête, et lui mirent un roseau dans la main droite ; puis fléchissant le genou devant lui, ils lui disaient par dérision : “Salut, roi des Juifs″. »

 

S. Jean, XIX, 16-22 :

 

·        « Tunc ergo tradidit eis illum ut crucifigeretur. Susceperunt autem Jesum, et eduxerunt.

·        Et bajulans sibi crucem, exivit in eum qui dicitur Calverium locum, hebraice autem Golgotha ;

·        ubi crucifixerunt eum, et cum eo alios duos hinc et hinc, medidium autem Jesum.

·        Scripsit autem et titulum Pilatus ; et posuit super crucem. Erat autem scriptum : “JESUS NAZARENUS, REX JUDÆORUM”.

·        Hunc ergo titulum multi Judæorum legerunt : quia prope civitatem erat locus ubi crucifixus est Jesus : et erat scriptum hebraice, græce et latine.

·        Dicebant ergo Pilato pontifices Judæorum : “Noli scribere, Rex Judæorum, sed quia ipse dixit : ῍Rex sum Judaeorum῎”.

·        Respondit Pilatus : “Quod scripsi, scripsi”. »

 

Alors donc il le leur livra pour être crucifié. Ainsi ils prirent Jésus et l’emmenèrent. Et portant sa croix, il vint au lieu appelé Calvaire, qui se nomme en hébreu Golgatha ; où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, et Jésus au milieu. Pilate fit aussi une inscription, qu’il fit mettre au haut de la croix, où étaient écrits ces mots : JÉSUS DE NAZARETH, ROI DES JUIFS. Cette inscription fut lue de plusieurs d’entre les Juifs, parce que le lieu où Jésus avait été crucifié était proche de la ville, et que l’inscription était en hébreux, en grec et en latin. Les grands prêtre des Juifs dirent donc à Pilate : “N’écrivez pas : ῍Roi des Juifs῎, mais ce que lui-même a dit : ῍Je suis le roi des Juifs῍”. Pilate répondit : “Ce qui est écrit, est écrit”. »)

 

Saint Marc, XV, 21 :

 

« Et angariaverunt prætereuntem quempiam, Simonem Cyrenæum, venientem de villa, patrem Alexandri et Rufi, ut tolleret crucem ejus. » (« Et ils forcèrent un certain Simon de Cyrène, revenant de la ferme, père d’Alexandre et de Rufus, pour qu’il porte sa croix. »)

 

Saint Luc, XXIII, 34 (1re) :

 

 « Jesus autem dicebat : “Pater, dimitte illis ; non enim sciunt quid faciunt”. » (« Or Jésus disait : “Père, pardonnez-leur ; car ne savent pas ce qu’ils font”. »)

 

S. Jean, XIX, 26-27 (2e) :

 

« Cum vidisset ergo Jesus matrem, et discipulum stantem quem diligebat, dicit matri suæ : “Mulier, ecce filius tuus”. Deinde dicit discipulo : “Ecce mater tua”. Et ex illa hora accepit eam discipulus in sua. » (Lors donc que Jésus eut vu sa mère, et, près d’elle, le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : “Femme, voilà votre fils”. Ensuite il dit au disciple : “Voilà ta mère”. Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »)

 

S. Luc, XXXIII, 43 (3e) :

 

« Et dixit illi Jesus : “Amen dico tibi : Hodie mecum eris in Paradiso”. » (Et Jésus lui dit [au saint larron] : “En vérité je te le dis : Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis”.)

 

S. Marc, XV, 33-35 (4e) :

 

« Et facta hora sexta, tenebræ factæ sunt per totam terra usque in horam nonam. Et hora nona exclamavit Jesus voce magna, dicens : “Éloï, Éloï, lamma sabacthani ?” Quod est interpretatum : “Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me ?” (« Et quand vint la sixième heure, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : “Éloï, Éloï, lamma sabachtani ?” Ce qui signifie : “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ?”. »)

 

S. Jean, XIX, 28 (5e) :

 

« Postea sciens Jesus quia omnia consummata sunt, ut consummaretur scriptura, dixit : “Sitio”. » (« Après cela, Jésus, sachant [sciens] que toutes choses sont consommées, afin que fût consommée l’Écriture, dit : “J’ai soif”. »)

 

ID., verset 30 (6e) :

 

« Cum ergo accepisset Jesus acetum, dixit : “Consummatum est”. Et inclinato capite, tradidit spiritum. » (« Lors donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : “Tout est accompli”. »)

 

S. Luc, XXIII, 46 (7e) :

 

« Et clamans voce magna Jésus ait : “Pater, in manus tuas commendo spiritum meum”. Et haec dicens, expiravit. » (« Et criant d’une voix forte, Jésus dit : “Père, entre vos mains je remets mon esprit”. Et disant cela, il expira. »)

 

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