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Les critères de l'infaillibilité doctrinale du Magistère de l'Église de Jésus-Christ (Église catholique) : Pseudo Concile Vatican II

La nouvelle « église conciliaire »  et les B’naï B’rith (trahison manifeste de Jean XXIII et de tous ses suivants) : Collusion scandaleuse

Sur la " nouvelle morale " et la " morale de situation " : la " nouvelle morale "

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La morale

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 La morale, ou la science du bien et du mal, n'est en vérité connue que par Dieu, le Souverain Bien, Bien infiniment transcendant, fin dernière morale et fin principale à laquelle doit être subordonnée toute fin secondaire (1). Par leur observation de la loi naturelle, les hommes, quant à eux, ne peuvent en avoir qu'une connaissance incertaine et incomplète. Leur conduite à travers les siècles et jusqu'à nos jours le prouve manifestement (2). Car même si la connaissance du bien moral n'est pas une condition suffisante pour être vertueux, nul n'en niera cependant la nécessité pour faire le bien et éviter le mal. Pour ne prendre qu'un exemple, les " savants " de notre temps et même des chrétiens " cultivés " n'ont toujours pas autre chose à nous proposer que l'avortement, c'est-à-dire l'homicide ou un crime contre l'humanité, pour prétendre résoudre le problème de la surpopulation et de la misère dans le monde (3). Quelle solution lamentable ! On prétend sauver l'humanité en commettant un crime collectif contre celle-ci. Autrement dit on viole un principe au nom même de ce principe. Ce mystérieux aveuglement souligne la déficience de notre raison et le déséquilibre de nos passions et confirme le dogme catholique du péché originel. Adam lui-même, le premier homme, créé d'emblée dans la grâce, avant de commettre et de consommer son premier péché qui eut pour résultat d'introduire le péché et la mort dans le monde (4), bien que connaissant Dieu d'une connaissance plus haute que la nôtre (5), fut cependant séduit par le prince du mensonge qui lui promit qu'il serait comme Dieu en pouvant se fixer à lui-même le bien et le mal moral, s'il prenait, sur son conseil, mais à l'encontre de la volonté expresse de Dieu, du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal (6). C'est exactement ce que veut refaire notre monde déchu encouragé par ses " élites " et séduit par leurs arguments captieux. S. Thomas d'Aquin dit : " L'homme pécha principalement en désirant ressembler à Dieu par la science du bien et du mal, que lui promettait le serpent, et qui devait le rendre capable de se fixer à lui-même le bien et le mal moral " (7). Certains anges eux-mêmes, bien que leur nature ne soit susceptible d'aucun dérèglement à l'intérieur d'elle-même, par un acte désordonné de leur volonté ou de leur appétit intellectuel, ont cependant péché en n'ordonnant pas à Dieu leur bien propre (8). Ne savons-nous pas que notre intelligence est inférieure à celle des anges et que leur nature est parfaite et la nôtre déréglée ? (9) La leçon n'a pas été retenue. " Pour l'ange comme pour l'homme, dit le R. P. Philippe de la Trinité, il n'est pas de rectitude morale infaillible qui n'implique une soumission effective à tout vouloir divin, quel qu'il soit, naturel ou surnaturel " (10). " Si ce n'est pas Dieu qui bâtit la cité, c'est en vain que travaillent ceux qui la construisent " (11). Nous devons par conséquent instaurer et restaurer toutes choses dans le Christ (12), " un Dieu, Fils unique, qui est dans le sein du Père " (13). Et cela s'applique également à la cité de notre âme dont le fond est la demeure même de Dieu (14). La cité terrestre, quant à elle, ne peut prendre véritablement le titre de cité catholique que dans la mesure où elle se conforme à l'ordre naturel, expression de la Volonté Divine, et où elle incite et aide même positivement (15) chacun de ses membres à se tourner librement vers le Christ, la vraie " imago Dei ", l'Archétype des archétypes, l'Archétype en Personne de l'humanité, et, par Lui, avec Lui et en Lui, de rejoindre, dans l'unité de l'Esprit, le sein de Dieu le Père qui habite " une lumière inaccessible, que nul d'entre les hommes n'a vu ni ne peut voir " (16). En vérité, il n'existe pas de cité catholique idéale vers laquelle devraient tendre les chrétiens, " car ceux-ci, précise saint Paul, n'ont point ici bas de cité permanente, mais cherchent la cité future " (17). Aucune cité ne saurait être en effet la fin d'une personne dont l'âme immortelle dépasse l'univers matériel et temporel. Le Fils unique de Dieu est venu sur la terre pour nous sanctifier dans la vérité et nous conduire à son Père et à notre Père (18). Notre but n'est donc pas de parvenir à édifier ici bas la cité de nos rêves à notre façon et à notre goût pour y vivre indéfiniment, mais il est de parvenir à l'union à Dieu en sortant de nous-mêmes et du monde (19). " L'homme est créé, dit saint Ignace de Loyola dans le Principe et Fondement de ses Exercices spirituels, pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur et par là sauver son âme, et les autres choses sur la face de la terre, sont créées pour l'homme, et pour l'aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé ". Tout est là (20). La cité terrestre n'existe donc que pour aider les hommes à atteindre Dieu. Hors de là, séparée intentionnellement de Dieu, elle n'a aucune raison d'être. Pour conclure, méditons cette phrase de sainte Thérèse d'Avila : " Tout ce qui passe et ne tourne pas à la gloire de Dieu est néant, et au-dessous même du néant " (21).

 

1) S. Thomas d'Aquin, Contra Gentiles, liv. III, chap. 109 (" ad evidentiam " et " considerandum ") :

 

" [...] on se rappellera comment l'ordre des causes finales est parallèle à celui des causes efficientes : la fin secondaire [ou subalterne] est en dépendance de la fin principale, comme l'agent second l'est de l'agent premier. [...] Ainsi dans les causes finales, que la fin secondaire [ou subalterne] ne soit plus dans l'axe de la cause première, et le péché sera dans la volonté dont l'objet est le bien et la fin. [...] car l'ordre d'un principe inférieur est en dépendance de l'ordre du principe supérieur. "

 

Ibid., Somme théologique, II-I, q. 19, a. 4 :

 

" Dans les causes coordonnées entre elles, l'effet dépend de la cause première plus encore que de la cause seconde, celle-ci n'agissant que par la vertu de celle-là. Or, si la raison humaine sert de règle et de mesure à la volonté et détermine sa bonté, cette propriété, elle la tient de la loi éternelle qui est la raison divine. [...] D'où il suit manifestement que la bonté de la volonté humaine dépend de la loi éternelle plus que de la raison humaine, et que là où celle-ci fait défaut, il faut recourir à celle-là. "

 

        La participation de la raison humaine à la loi éternelle ne pouvant être qu'imparfaite, il s'ensuit que la loi naturelle, bien que prolongée par la loi humaine, a besoin d'être également complétée par la loi divine, ancienne et nouvelle. La loi naturelle et la loi éternelle de Dieu ne pouvant être qu'en accord, si l'on constate un désaccord manifeste entre une loi humaine et la loi divine, on peut déclarer infailliblement que cette loi humaine s'oppose à la loi naturelle. Après ce constat, le législateur chrétien a alors le devoir de faire tout son possible pour que cette loi injuste ou criminelle soit abrogée et d'en proposer une autre qui soit en accord avec la loi divine, afin que les laïcs vivent en parfait accord avec la Loi divine et soient parfaits comme Dieu le Père est parfait.

 

2) Henri-Irénée Marrou, professeur à la Sorbonne, Théologie de l'histoire, pp. 25, 26-27, 46, éd. du Seuil, Paris 1968 :

 

" En dépit de nos efforts, la marche des hommes à travers le temps, prise dans sa totalité, apparaît à nos regards angoissés comme un océan dans la nuit [...] mais ces divers épisodes de l'aventure humaine une fois récupérés, nous n'apercevons pas plus d'ordre et de sens dans leur enchaînement que dans la jonchée irrationnelle des étoiles sur la voûte apparente du ciel. On voudra bien se souvenir que c'est un historien de métier qui parle ici : il ne peut oublier l'expérience acquise par l'exercice de son art. Je l'ait dit ailleurs (a). [...] Pour pouvoir répondre sérieusement à la question posée : quel est le sens de l'histoire, il faudrait pouvoir embrasser d'un seul regard la totalité de ce qui s'est passé, de ce qui se passe et qui se passera dans le temps vécu par les hommes, - oui, il faudrait être Dieu, 'o ôn' (o wn), Celui qui était, qui est et qui vient (Apoc., 1, 4) [...] Nous avons acquis une vision plus complexe et par là même moins optimiste de l'histoire : le passé ne nous apparaît plus seulement comme l'embryogenèse de notre propre culture  ; elle est aussi et d'abord un cimetière de civilisations disparues et de cités en ruines. "

 

a) Dans De la connaissance historique, p. 58, éd. du Seuil, Paris 1966. (Cf. Aristote, Organon, Seconds analytiques, liv. II, chap. 12 : De la simultanéité de la cause et de l'effet, où le Philosophe nous explique que pour deux événements séparés par un temps intermédiaire, il n'y a pas de moyen terme homogène nécessaire à toute conclusion certaine  ; cf. également le Critias de Platon, 120a-120c.)

 

Abbé Henri Collin, docteur en philosophie et en théologie, licencié ès sciences bibliques et ès lettres-philosophie, Manuel de philosophie thomiste, tome III, p. 240, librairie P. Téqui, éditeur, Paris 1927 :

 

" 689. Les forces morales humaines. - [...] Ici les philosophes hésitent et balbutient : si les uns exaltent la valeur morale de l'homme, les autres se plaisent à montrer ses faiblesses, d'autres enfin se contentent de mettre en un relief saisissant son extrême grandeur et son extrême misère parmi les autres créatures. De son côté, l'histoire ne nous fait guère assister qu'aux déchéances successives de l'humanité laissée à ses seules lumières et à ses seules forces et semble découvrir en elle une impuissance notable à réaliser le type idéal de son espèce. [...] 2° Elle [la révélation chrétienne] précise la nature, le domaine, la qualité de cette impuissance : si l'homme est capable de faire de lui-même certains actes naturellement bons, il ne peut moralement, en raison de la prompte fatigue de sa volonté bientôt affaiblie par les tendances de son être sensible, observer longtemps toute la loi même naturelle, ni même la connaître sûrement, facilement, sans erreur par sa raison. [...]

" 690. Le progrès moral de l'humanité. - On voit par là ce qu'il faut penser du progrès moral continu de l'humanité à travers les âges. Sans recourir aux témoignages de la révélation chrétienne, par exemple des premiers chapitres de l'épître de saint Paul aux Romains, il suffit de lire l'histoire profane pour se convaincre de l'inexactitude de cette thèse empruntée à l'évolutionnisme : non seulement la pratique de la morale naturelle, mais la connaissance elle-même de la loi morale a été loin de suivre une marche ascendante progressive et les déchéances morales de peuples d'abord vertueux ne peuvent se compter. "

[...]

" 'Aujourd'hui, après dix-huit siècles, [...] il (le christianisme) est encore, pour 400 millions de créatures humaines, l'organe spirituel, la grande paire d'ailes indispensables pour soulever l'homme au-dessus de lui-même, au-dessus de sa vie rampante et de ses horizons bornés, pour le conduire, à travers la patience, la résignation et l'espérance, jusqu'à la sérénité, pour l'emporter par-delà la tempérance, la pureté et la bonté, jusqu'au dévouement et au sacrifice. Toujours et partout, depuis dix-huit cents ans, sitôt que ces ailes défaillent ou qu'on les casse, les mœurs publiques ou privées se dégradent. En Italie pendant la Renaissance, en Angleterre sous la Restauration, en France sous la Convention et le Directoire, on a vu l'homme se faire païen, comme au Ier siècle  ; du même coup, il se retrouvait tel qu'au temps d'Auguste et de Tibère, c'est-à-dire voluptueux et dur : il abusait des autres et de lui-même  ; l'égoïsme brutal ou calculateur avait repris l'ascendant  ; la cruauté et la sensualité s'étalaient, la société devenait un coupe-gorge et un mauvais lieu. - Quand on s'est donné ce spectacle, et de près, on peut évaluer l'apport du christianisme dans nos sociétés modernes, ce qu'il y a introduit de pudeur, de douceur et d'humanité, ce qu'il y maintient d'honnêteté, de bonne foi et de justice. Ni la raison philosophique, ni la culture artistique et littéraire, ni même l'honneur féodal, militaire et chevaleresque, aucun code, aucune administration, aucun gouvernement ne suffisent à le suppléer dans ce service. Il n'y a que lui pour nous retenir sur notre pente fatale, pour enrayer le glissement insensible par lequel incessamment et de tout son poids originel notre race rétrograde vers les bas-fonds'  (Taine, 1828-1893, Origine de la France contemporaine, t. XI, pp. 146-147). "

 

3) Constitution Apostolique Fidei depositum, 11 octobre 1992, Jean-Paul II :

 

" Je demande donc aux pasteurs de l'Eglise et aux fidèles de recevoir ce Catéchisme dans un esprit de communion et de l'utiliser assidûment en accomplissant leur mission d'annoncer la foi et d'appeler à la vie évangélique. [...] Le Catéchisme de l'Eglise catholique est enfin offert à tout homme qui nous demande raison de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15) et qui voudrait connaître ce que croit l'Eglise catholique. "

 

Catéchisme de l'Eglise Catholique, éd. Mame/Plon, Paris 1992, nn. 2272, 2273, p. 465 :

 

" Depuis le Ier siècle, l'Eglise a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet enseignement n'a pas changé. Il demeure invariable. L'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à la loi morale :

'Tu ne tueras pas l'embryon par l'avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né (a).'

'Dieu, Maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie, et l'homme doit s'en acquitter d'une manière digne de Lui. La vie doit donc être sauvegardée avec soin extrême dès la conception : l'avortement et l' infanticide sont des crimes abominables (b).'

" La coopération formelle à un avortement constitue une faute grave. L'Eglise sanctionne d'une peine canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. 'Qui procure un avortement, si l'effet s'ensuit, encourt l'excommunication latæ sententiæ (c)', 'par le fait même de la commission du délit (d)' et aux conditions prévues par le Droit (e). [...]

" Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain innocent constitue un élément constitutif de la société civile et de sa législation :

'Les droits inaliénables de la personne humaine devront être reconnus et respectés par la société civile et l'autorité politique. Les droits de l'homme ne dépendent ni des individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la société et de l'Etat  ; ils appartiennent à la nature humaine et sont inhérents à la personne en raison de l'acte créateur dont elle tire son origine . Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à l'intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu'à la mort (f).' "

 

a) La Didachê (Didach), ou Enseignement des Douze Apôtres, II, 1 ; cf. Barnabé, ép. 19, 5  ; Épître à Diognète 5, 5  ; Tertulien, apol. 9. [Vers 190, Clément d'Alexandrie range la Didachê au nombre des livres inspirés et en cite plusieurs fragments (dans le Pédagogue II, X, 89 et III, XII, 89, dans l'Exhortation aux Grecs, X, 108 et dans les Stromates, III-IV, 36 et I, XX, 100). Origène, les Constitutions apostoliques et d'autres auteurs encore et autres documents la citent également ou en livrent des fragments.]

b) Gaudium Spes, 51, § 3.

c) CIC, can. 1398.

d) CIC, can. 1314.

e) Cf. CIC, can. 1323-1324.

f) Congrégation pour la doctrine de la foi, Instr. Donum vitæ, 3.

 

Le nouveau " Code de Droit Canonique " :

 

        " Can. 1398 - Qui procure un avortement, si l'effet s'en suit, encourt l'excommunication 'latæ sententiæ' [encourt 'ipso facto' l'excommunication].

        " Can. 1329 - § 1. Les personnes qui, avec l'intention commune de commettre un délit, concourent au délit, et qui ne sont pas nommées expressément dans la loi ou le précepte, sont soumises aux mêmes peines que l'auteur principal si des peines 'ferendæ sententiæ' [personne qui encourt 'ipso facto' une excommunication très spécialement réservée au Saint-Siège] ont été établies contre lui, ou bien elles sont soumises à d'autres peines de même gravité ou à des peines moins lourdes.

        " § 2. Sont frappés de la peine 'latæ sententiæ' attachée au délit les complices qui ne sont pas nommés par la loi ou le précepte, si le délit ne pouvait être accompli sans leur participation et si la peine est de telle nature qu'elle puisse les affecter eux-mêmes  ; sinon ils peuvent être punis de peines 'ferendæ sententiæ'.

        " Can. 1330 - Un délit qui consiste en une déclaration ou en quelque autre manifestation de volonté ou de doctrine ou de science, doit être tenu pour non consommé si personne n'a perçu cette déclaration ou manifestation. "

 

Pape Pie XII, Radio-message à la clôture de la " Journée de la famille " en Italie, 23 mars 1952 - sur la " nouvelle morale " :

 

" [...] Mais où l'éducateur et l'enfant trouveront-ils concrètement, facilement et avec certitude, la loi morale chrétienne ? Dans la loi du Créateur imprimée dans le cœur de chacun (cf. Romains, II, 14-16), et dans la Révélation, c'est-à-dire dans l'ensemble des vérités et des préceptes enseignés par le divin Maître. Tout cet ensemble - la loi écrite dans le cœur, ou la loi naturelle, et les vérités et préceptes de la révélation surnaturelle, - Jésus, notre Rédempteur, l'a confié comme le trésor moral de l'humanité à son Église [et tout particulièrement à son Vicaire], pour qu'elle le prêche à toutes les créatures, l'explique et le transmette, intact et préservé de toute contamination et erreur, d'une génération à l'autre.

" Contre cette doctrine, incontestée pendant de longs siècles [magistère ordinaire - infaillible], se dressent aujourd'hui des difficultés et des objections qu'il faut éclairer.

" Dans la doctrine morale catholique [ " la Catho ! " nous disent certains d'une manière un peu méprisante], comme dans le dogme, on voudrait faire en quelque sorte une révision radicale pour en déduire un nouvel ordre des valeurs [relativisme moral ou " morale de situation "].

" Le premier pas, ou, pour mieux dire, le premier coup porté à l'édifice des règles morales chrétiennes, devrait être de dégager - comme on prétend - de la surveillance étroite et opprimante de l'autorité de l'Église ; libérée alors des subtilités et des sophismes de la méthode casuistique, la morale serait ramenée à sa forme originelle et à la détermination de la conscience individuelle.

" Chacun voit [espérons-le!] à quelles funestes conséquences conduirait un tel bouleversement des fondements mêmes de l'éducation.

" Sans relever la manifeste inexpérience et jeunesse de jugement [et manque de formation, la philosophie spiritualiste traditionnelle fondant la science morale sur la métaphysique qui nous fait connaître : a) la vraie nature de l'homme, créature spirituelle et immortelle ; b) l'existence d'un Dieu personnel, maître, législateur et juge de l'humanité, auteur de la loi morale obligatoire] de ceux qui soutiennent de semblables opinions, il est bon de mettre en évidence le vice capital de cette ' nouvelle morale '. En remettant tout critère éthique à la conscience individuelle [avec le laisser faire de l'éducateur devenu simple observateur], fermée jalousement sur elle-même et rendue arbitre absolu de ses déterminations, cette théorie, bien loin de lui aplanir le chemin, la détourne de la vraie voie, qui est le Christ [et là c'est extrêmement grave].

" Le divin Rédempteur a confié sa Révélation, dont font essentiellement partie les obligations morales, non point aux simples hommes, mais à son Église, à laquelle Il a donné la mission de les guider et de garder fidèlement ce dépôt sacré. [...] "

Ibid., Allocution à la Fédération mondiale des Jeunesses féminines catholiques, 18 avril 1952 - sur la " morale de situation " :

" [...] Aujourd'hui Nous voudrions prendre occasion de cette réunion avec vous, pour dire ce que Nous pensons de certain phénomène qui se manifeste un peu partout, dans la vie de foi des catholiques, qui atteint un peu tout le monde, mais particulièrement la jeunesse et ses éducateurs [la jeunesse s'étant livrée aisément à eux], et dont votre mémoire aussi rapporte en divers endroits les traces ; ainsi quand vous dites : ' Confondant le christianisme avec un code de préceptes et d'interdictions, les jeunes ont le sentiment d'étouffer dans ce climat de ' morale impérative ' [ce qui est d'abord le sentiment des éducateurs qui n'ont eu aucun mal à convaincre les jeunes dont ils ont la charge, rendant ainsi caduque la voie ascétique] et ce n'est pas une infime minorité qui jette par-dessus bord ' le bagage gênant ' [bien sûr!].

" Nous pourrions ainsi nommer ce phénomène ' une nouvelle conception de la vie morale ' puisqu'il s'agit d'une tendance qui se manifeste dans le domaine de la moralité. Or, c'est sur les vérités de foi que se basent les principes de la moralité [par conséquent ces principes sont intangibles] ; et vous savez bien de quelle importance fondamentale il est pour la conservation et le développement de la foi, que la conscience du jeune homme et de la jeune fille soit très tôt formée et se développe selon les normes morales justes et saines. Ainsi la ' nouvelle conception de la moralité chrétienne ' touche-t-elle très directement au problème de la foi des jeunes.

" Nous avons déjà parlé de la ' nouvelle morale ' dans Notre message radiodiffusé du 23 mars dernier [voir ci-dessus]. Aujourd'hui Nous voulons dévoiler les sources profondes de cette conception.

" Le signe distinctif de cette morale est qu'elle ne se base point, en effet, sur les lois morales universelles, comme, par exemple, les dix commandements, mais sur les conditions ou circonstances réelles et concrètes [nous y sommes!] dans lesquelles on doit agir et selon lesquelles la conscience morale individuelle a à juger et à choisir [d'où la déification de la conscience morale individuelle et la " mort " de Dieu]. Cet état de choses est unique et vaut une seule fois pour toute action humaine. C'est pourquoi la décision de la conscience, affirment les tenants de cette éthique, ne peut être commandée par les idées, les principes et les lois universelles [et il n'y a plus véritablement de nature humaine - carence philosophique incontestable].

" [...] Les obligations fondamentales de la loi morale se basent sur l'essence, la nature de l'homme et sur ses rapports essentiels, et valent donc partout où se retrouve l'homme ; les obligations fondamentales de la loi chrétienne [de " la Catho "], pour autant qu'elles excèdent celles de la loi naturelle [car l'homme n'a pas été créé en l'état de nature pure - question théologique], se basent sur l'essence de l'ordre surnaturel constitué par le divin Rédempteur [ou alors nous faisons du naturalisme moral].

" Du reste, Nous opposons à l' ' éthique de situation ' trois considérations ou maximes. La première : Nous concédons que Dieu veut premièrement et toujours l'intention droite ; mais celle-ci ne suffit pas. Il veut aussi l'œuvre bonne. Une autre : il n'est pas permis de faire le mal afin qu'il en résulte un bien [cf. Romains, 3 : 8 - la contradictoire étant un principe maçonnique, la bonne action étant " sanctifiée " par le but de l'Ordre, savoir les calomnies, les empoisonnements, les meurtres, les parjures, les trahisons, les rebellions, etc. - cf. l'abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme]. Mais cette éthique agit - peut-être sans s'en rendre compte - d'après le principe que la fin sanctifie les moyens. La troisième : il peut y avoir des situations dans lesquelles l'homme, et spécialement le chrétien, ne saurait ignorer qu'il doit sacrifier tout, même sa vie, pour sauver son âme [et cela est capital]. Tous les martyrs nous le rappellent. Et ceux-ci sont fort nombreux en notre temps même. Mais la mère des Machabées et ses fils, les saintes Perpétue et Félicité, malgré leurs nouveau-nés, Maria Goretti et des milliers d'autres, hommes et femmes, que l'Église vénère, auraient-ils donc, contre la ' situation ', inutilement ou même à tort encouru la mort sanglante ? Non, certes, et ils sont, dans leur sang, les témoins les plus exprès de la vérité contre la ' nouvelle morale '. [...] "

 

Jean-Paul II, L'Evangile de la vie, éd. Mame/Plon, Paris 1995, § 61, p. 129 :

 

" C'est pourquoi, avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Évêques [ou plutôt les évêques en communion avec le Pape] ceux-ci qui ont condamné l'avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine, je déclare que l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite : elle est transmise par la Tradition de l'Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. "

 

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Pseudo Concile Vatican II, Constitution dogmatique De l'Eglise, Lumen gentium, n° 25, Rome, le 21 nov. 1964 :

 

" Mais cette soumission religieuse de la volonté et de l'intelligence, on doit tout particulièrement l'offrir au Magistère authentique du Pontife Romain, même quand il ne parle pas 'ex cathedra' , de telle sorte que son suprême Magistère soit respectueusement accepté et qu'avec sincérité l'on adhère aux sentences qui émanent de lui, selon la pensée et la volonté que lui-même manifeste  ; et celles-ci se manifestent spécialement soit par la nature des documents, soit par les répétitions fréquentes de la même doctrine, soit par la teneur de l'expression verbale (1). "

 

1) Cette deuxième alternative est-elle suffisante ? Et si c’est un antipape ?

 

Jean-Paul II (caméléon qui a pris le contre-pied du Syllabus et de saint Pie X), Lettre "apostolique" en forme de Motu Proprio AD TUENDAM FIDEM par laquelle sont insérées plusieurs normes dans le Code de Droit canonique et dans le Code des Canons des Églises orientales, Rome, le 18 mai 1998 :

 

" Pour défendre la foi de l'Église catholique contre les erreurs formulées par certains fidèles, surtout ceux qui s'adonnent aux disciplines de la théologie, il m'a semblé absolument nécessaire, à moi dont la fonction première est de confirmer mes frères dans la foi (cf. Lc 22, 32), que, dans les textes en vigueur du Code de Droit canonique et du Code des Canons des Églises orientales, soient ajoutées des normes qui imposent expressément le devoir d'adhérer aux vérités proposées de façon définitive par le Magistère de l'Église, mentionnant aussi les sanctions canoniques concernant cette matière.

" [...]A) Le canon 750 du Code de Droit canonique aura désormais deux paragraphes, le premier comprenant le texte du canon actuellement en vigueur, le second comportant un nouveau texte ; le texte complet de ce canon 750 sera donc le suivant :

Can. 750, § 1. On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de la foi confié à l'Église et qui est en même temps proposé comme divinement révélé par le Magistère solennel de l'Église ou par son Magistère ordinaire et universel, à savoir ce qui est manifesté par la commune adhésion des fidèles sous la conduite du Magistère sacré ; tous sont donc tenus d'éviter toute doctrine contraire.

§ 2. On doit aussi adopter fermement et faire sien tous les points, et chacun d'eux, de la doctrine concernant la foi ou les mœurs que le Magistère de l'Église propose comme définitifs, c'est-à-dire qui sont exigés pour conserver saintement et exposer fidèlement le dépôt de la foi ; celui qui repousse ces points qui doivent être tenus pour définitifs s'oppose donc à la doctrine de l'Église catholique."

 

Pape Pie IX, 1846-1878, Concile Vatican I, 1869-1870, De Romani Pontificis infallibili magisterio, chap. 4, Denzinger, n° 1839 (cf. L'Eglise du Verbe incarné, Charles Journet, t. I, pp. 567-578, VI : La définition vaticane de l'infaillibilité, éd. Desclée De Brouwer, 1962) :

 

" Le Pontife romain, lorsqu'il parle solennellement [de sa chaire : ex cathedra], c'est-à-dire lorsque, s'acquittant de sa charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême Autorité apostolique, la doctrine de la foi et des mœurs [ou de la morale] qui doit être acceptée par l'Eglise universelle, jouit, grâce à l'Assitance divine qui lui a été promise dans le bienheureux Pierre (in beato PETRO), de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu pourvoir son Eglise quand elle définit la doctrine de la foi et des mœurs  ; c'est pourquoi de telles définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes (irreformabiles esse), et non en vertu du consentement de l'Eglise (non autem ex consensu Ecclesiæ). "

 

Ier Concile du Vatican, Constitution Pastor æternus, c. 4 ; Collectio Lacensis, t. 7, Acta et decreta sacrosancti œcumenici concilii Vaticani, Fribourg en Br., 1890, 486 ; Denz., 1836, Dum., 481 :

 

" Car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance, ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi."

 

        En effet, le dépôt de notre foi doit être gardé saintement et exposé fidèlement tout en pouvant cependant être développé d'une manière organique ou homogène, c'est-à-dire sans contredire ce qui a déjà été formulé, car si le vicaire du Christ se permettait d'avancer un point de doctrine infirmant celui de l'un de ses prédécesseurs, qui pourrait alors nous assurer qu'il ne se trompe pas à son tour ? Et s'il n'en tenait aucun compte, c'en serait fini de l'autorité de son magistère. Il s'introduirait ainsi un désordre épouvantable dans l'Eglise jusqu'à provoquer de graves dissensions, voire des schismes. Et c'est pourquoi on ne doit jamais oublier les critères du magistère ordinaire et universel de l'Eglise pour reconnaître les doctrines qui s'imposent à notre foi et pouvoir ainsi demeurer dans la charité, la joie et la paix en attendant patiemment des jours meilleurs ou s’en remettre à Dieu pour résoudre la crise, à moins de croire, à tort, que nous sommes à la veille du jour où nous verrons la cité mystique de Dieu descendre du ciel d'auprès de Dieu, brillante de la gloire de Dieu, et s'établir en nous et parmi nous pour l'éternité (1), sachant toujours que, selon les promesses du Christ, les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre son Eglise (2), même si celle-ci est éclipsée pour un temps ou si la Rome catholique n'est plus actuellement catholique (3). A la vue de tant de scandales et d'hérésies dans l'Eglise, ne la quittons pas pour en rejoindre une autre qui prétendrait être la seule vraie sur la terre comme le font bien des sectes qui égarent des personnes de bonne volonté mais psychologiquement vulnérables ou affaiblies dans leur foi, car si l'apôtre Pierre a reçu de Jésus-Christ l'assurance de l'indéfectibilité de l'Eglise bâtie sur lui, comment se pourrait-il qu'une autre Eglise puisse faire mieux qu'elle sans une telle promesse contenue dans la Sainte Ecriture ? Ne lâchons donc pas la proie pour l'ombre ou n'imitons pas Gribouille en nous jetant à l'eau pour éviter la pluie.

 

1) Cf. Apocalypse, XXI, 3-4, 8, 10, 23 ; XXII, 3-5, 14-15.

2) Cf. Matthieu, XVI, 18.

3) Cf. aux Editions Delacroix (B.P. 18 - 35430 CHATEAUNEUF) "L'Eglise Eclipsée ?", Les Amis du Christ Roi, et "Petrus es tu ?" ("Es-tu Pierre ?"), Don Francesco Maria Paladino ; cardinal Journet, "L'Eglise du Verbe incarné", I. La Hiérarchie apostolique, Excursus IX, L'amission du pontificat ("Ensuite le cas très débattu du pape hérétique"), pages 626-627, Editions Desclée De Brouwer, 1943.

 

"Petrus es tu ?", Raisonnement Conclusif, page 167 :

 

"Après tous les éléments recensés, c'est-à-dire l'hérésie de Paul VI et de Jean-Paul II, l'infaillibilité de l'Eglise et du pape, la nécessité de la soumission à l'Eglise et au pape, nous devons conclure que le fait que Jean-Paul II, et avant lui Paul VI, n'est pas pape n'est pas seulement une opinion, mais une certitude [...]."

 

ID., p. 115 :

 

" A cette étude du D.T.C., voici, en complément, quelques textes de divers autres théologiens sur la même question.

" Uguaccione écrit : " Quand le pape est tombé dans l'hérésie, il peut être jugé par les inférieurs ; car, quand le pape tombe dans l'hérésie, il ne se rend pas supérieur, mais inférieur à n'importe quel catholique."

" Jean le Teutonique, grand auteur de décrets se pose la question de savoir s'il est licite d'accuser le pape au cas où il tomberait dans l'hérésie, étant donné que les Décrétales des pontifes et les Conciles interdisent de juger la Prima Sedex. Le canoniste donne à la question une réponse affirmative, car autrement "on mettrait en danger le bien de toute l'Eglise, ce qui n'est pas licite" ; en outre, "à cause de l'hérésie, le pape cesserait d'être chef de l'Eglise si le crime est notoire per confessionem vel pro facti evidentia" (par affirmation explicite ou par l'évidence du fait : par exemple, s'incliner devant une idole [voire d'embrasser publiquement le Coran et de recevoir en Inde le signe de Shiva sur le front, c'est-à-dire le signe du Dieu suprême de l'hindouisme, le Bienveillant et le Grand Destructeur - ce qu'aucun pape n'a jamais fait et ne peut faire en tant que pape])."

 

ID., pages 87-88 :

 

" [...] Oui, c'est vrai. Nous avons une religion conciliaire, donc moderniste, une fausse religion prêchée et promue par les cadres officiels de la Sainte Eglise, qui, Elle, demeure elle-même ; mais cette religion n'est pas une Eglise. [...] Il n'y a pas d'Eglise conciliaire, mais la Sainte Eglise romaine est occupée et trahie par une secte qui depuis le Vatican jusqu'aux plus modestes bulletins ou communautés trahit l'Eglise et trompe les fidèles.

" [...] L'important, le vital, c'est de rester uni à Rome et de refuser, venant des hommes, fussent-ils évêques ou pape, ce qui s'oppose à la Foi et à la Tradition [la Règle de la Foi catholique, la Règle sacrée, la Règle d'or, immuable, intangible, inviolable et permanente]. Ainsi restons-nous attachés à l'Eglise, cachée mais vivante.

" [...] Quand le pape meurt, la Papauté continue ; d'ailleurs le Siège apostolique est une personne morale impérissable ; le fidèle continue à vivre de l'Eglise romaine par sa foi, par son obéissance aux lois traditionnelles et, bien entendu par les sacrements, comme si le pape était toujours là ; et de même vis-à-vis des évêques. Voilà la sécurité de la Tradition : l'Eglise demeure, impérissable, défigurée comme Jésus, mais Elle demeure.

" [...] Situation bien inconfortable mais héroïque et méritoire [par les seuls mérites de Jésus-Christ, car nous sommes tous pécheurs, et naturellement nés dans le péché et voués à la colère de Dieu]."

 

Cardinal saint Robert Bellarmin, S. J., Docteur de l'Eglise, "De romano pontifice", lib. 2, cap. XXX, pp. 418-420 :

 

" [...] il est prouvé par des arguments d'autorité et de raison que l'hérétique manifeste est déposé ipso facto. L'argument d'autorité se base sur saint Paul (cf. Tite, III, 10-11), qui ordonne d'éviter l'hérétique après deux avertissements , c'est-à-dire après qu'il ait montré une obstination manifeste. [...] Or un pape qui resterait pape ne peut être évité, car comment peut-on nous demander d'éviter notre propre tête ? Comment pourrions-nous nous séparer d'un membre qui nous est attaché ? ... et un hérétique manifeste n'est pas chrétien, comme l'enseigne clairement saint Cyprien (livre IV, epist. 2), saint Athanase (Serm. 2 cont. Arian.), saint Augustin (Lib. De gratia Christi, chap. 20), saint Jérôme (Contr. Lucifer.) et d'autres ; c'est pourquoi un hérétique manifeste ne peut être pape. [...] Par conséquent, de même, un pape hérétique cesse d'être pape sans aucune déposition [il se déposerait lui-même, car le principe : prima sedes a nimine judicatur est absolu]. ... tandis que les hérétiques, avant même d'être excommuniés, sont hors de l'Eglise et privés de toute juridiction. Car ils se sont déjà condamnés par leur propre sentence, comme l'enseigne l'Apôtre (cf. Tite, III, 10-11), c'est-à-dire qu'ils sont coupés du Corps de l'Eglise sans excommunication, comme l'explique saint Jérôme."

Rama P. Coomaraswamy, Les évêques sacrés suivant le nouveau rite sont-ils évêques ?, Ed. Delacroix, B.P. 18, 35430 CHATEAUNEUF : Validité des ordinations

 

" Histoire de l'Eglise depuis les origines jusqu'à nos jours ", histoire publiée sous la direction de Augustin Fliche & Victor Martin, vol. 4, De la mort de Théodose à l'élection de Grégoire le Grand, par P. de Gabriolle, membre de l'Institut, professeur à la Sorbonne, G. Bardy, professeur au Lycée Voltaire, G. de Plinval, professeur au Lycée Voltaire, Louis Brehier, membre de l'Institut, professeur à la Faculté des Lettres de Clermont-Fd, Bloud & Gay, 1948, pages 400 et 401, Vincent de Lérins (Ve siècle) :

 

" Le représentant le plus typique de cet état d'esprit [de l'esprit de défiance à l'égard de l'augustinisme] est Vincent de Lérins. Nous n'avons de ce prêtre qu'un ouvrage unique et d'ailleurs assez court, mais très remarquable : son Commonitorium. Ce ne devait être en théorie qu'un aide-mémoire où, en utilisant surtout certains principes posés par Tertullien dans le De praescriptione, l'auteur s'efforçait d'établir un critérium certain de l'erreur et de l'orthodoxie. C'est en quelque sorte un " discours de la méthode " pouvant servir d'introduction générale à toute étude hérésiologique. Qu'elle est, se demande-t-on, la norme évidente et indiscutable de la vérité religieuse ? Ce ne peut être l'Ecriture sainte, puisqu'elle est utilisée à toutes fins par les hérétiques. A la même époque, d'autres, que Vincent ne connaît pas ou du moins se garde de citer, alléguaient les autorités des conciles et du Siège apostolique. Vincent préfère s'appuyer sur la force massive de la tradition et du consentement universel : Quod semper ; quod ubique, quod ab omnibus (Commonitorium : " Ce qui a toujours été cru, en tous lieux et par tous "). Avec beaucoup d'éloquence et de force, il démontre que la vérité orthodoxe et l'inerrance [sic] de l'Eglise n'ont jamais été attachées à l'enseignement d'aucun docteur particulier, quel que fût son génie. Il rappelle l'exemple mémorable d'Origène :

" Son génie était si fort, si profond, si vif, si élégant qu'il dépassait de bien loin tous les autres ; son fonds doctrinal, son érudition si magnifiques, qu'il y eut peu de parties des sciences divines et à peu près aucune des sciences humaines qu'il n'ait approfondies. [...] " (Commonitorium, XVII, trad. P. de Labriolle).

" L'Eglise reprend son bien partout où elle le trouve [et c'est pourquoi on la qualifie de catholique ou d'universelle]. Si elle s'est gardée d'adopter la formule trop tentante : Quod semper, quod ubique, elle n'a pas craint d'intégrer, en propres termes, dans ses constitutions dogmatiques un développement très heureux de Vincent sur ce que celui-ci appelait déjà " le progrès " [et non l'évolution !] ou la croissance de la foi, " mais sous cette réserve que ce progrès constitue vraiment pour la foi un progrès et non un altération ", " à condition que ce développement se produise dans le même dogme, dans le même sens et dans la même pensée " (Commonitorium, XXIII, Concile Vatican I, De fide catholica, chap. IV, De fide et ratione, Denzinger, 1932, Enchirigion Symbolorum, n° 1800) :

" Mais si les germes originels ont en une certaine mesure évolué avec le temps et maintenant s'épanouissent en leur pleine maturité, du moins le caractère propre de la graine ne doit-il changer en aucune façon. Qu'ils prennent apparence, forme, éclat, mais que chacun conserve la nature de son espèce. A Dieu ne plaise que les plants de rose de la doctrine catholique se transforment en chardons et en épines... Il est légitime que ces anciens dogmes de la philosophie céleste se dégrossissent, se liment, se polissent avec le développement des temps : ce qui est criminel, c'est de les altérer, de les tronquer, de les mutiler. Ils peuvent recevoir plus d'évidence, plus de lumière et de précision, oui : mais il est indispensable qu'ils gardent leur plénitude, leur intégrité, leur sens propre " (Commonitorium, XXIII).

" Mais gardons-nous de déduire de cette page justement célèbre que Vincent fut " évolutionniste " [ce qui serait d'ailleurs une déduction erronée ou une malhonnêteté intellectuelle, car le texte de Vincent de Lérins est suffisamment clair pour ne prêter à aucune confusion] ; il est au contraire profondément et jalousement conservateur : " O Timothée, conserve le dépôt, évitant les nouveautés profanes..." (I Tim., VI, 20-21)."

 

Mgr Guérard des Lauriers,  « Sous la Bannière » (Bulletin bimestriel, « Les Guillots », tél. : 02 48 73 74 41, 18260 Villegenon)), du pseudo Vatican II à Wojtyla (J.-P. II), supplément au n° 8 de novembre-décembre 1986 :

 

« […] Cela étant, dans l’Église, divinement posée et habituellement vécue, comme, en outre, les fidèles que guide l’instinct de la très sainte Foi ne croient qu’à ce qui est révélé, on est fondé de conclure [au-dedans de l’Église, c’est-à-dire étant supposé ce que l’on vient immédiatement de rappeler] que ce qui a été cru ‘ partout, toujours et par tous ‘, c’est-à-dire par tous les fidèles qui ont été enseignés par le Magistère infaillible, ce qui donc a été cru de cette façon est révélé [et par conséquent doit être cru maintenant]. On reconnaît le critère de Saint Vincent de Lérins : puisque telle proposition a été crue partout, toujours et par tous, elle est révélée. Mais on voit également que ce critère ne porte de certitude [probable] que s’il est considéré à l’intérieur de l’Église, où l’enseignement du Magistère infaillible est expressément supposé. Le critère lérinien ne fait que réfléchir, pour la confortation des fidèles de maintenant, par et dans la médiation des croyants d’antan, la certitude absolue propre au Magistère infaillible qui, de par Dieu, transcende le temps. La lumière arrive effectivement, grâce au miroir ; mais elle vient de la source [ou de Dieu, et non du peuple !]. Au défaut de celle-ci, point d’éclairement. De même, à défaut du Magistère infaillible, le critère lérinien ne porterait aucune certitude.

 

«  On voit donc qu’en identifiant le Magistère ordinaire universel au critère lérinien, la doctrine éconienne [de Monseigneur Marcel Lefebvre] introduit la confusion, et par là l’erreur, de deux façons.

 

« D’une par le rapport normatif ou ‘ directif ’, d’en-Haut vers l’en-bas, est remplacé par le rapport inductif ou ‘ objectif ’ de l’en-bas vers l’en-Haut : c’est la subversion fondamentale, familière au modernisme, que nous avons déjà observée et dénoncée. »

 

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Collusion scandaleuse de la nouvelle « église conciliaire » avec le B’naï B’rith

(Trahison patente de Jean XXIII)

 

Journal du B’naï B’rith américain de décembre 1917, E. L. Ehrlich, président du District européen :

 

« Aujourd’hui, aucun Juif au monde, qu’il se l’avoue ou non, ne peut demeurer à l’écart de ce pays (Israël)  duquel partit dans le monde autrefois le message de Dieu et de la Justice. Il se peut que ce soit souvent un phénomène incompréhensible pour nos concitoyens non juifs, ou qu’on le confonde avec le nationalisme, lorsque les Juifs s’engagent en faveur de l’État d’Israël, alors qu’ils ne sont pas nécessairement toujours en faveur du gouvernement du moment. La relation des Juifs envers ce pays est si profonde qu’elle ne peut à peine être évoquée en parole ; les émotions qui sont reliées à ce pays s’enracinent profondément dans l’inconscient. On ne devrait pas tomber dans l’erreur de caractériser le sionisme  comme étant seulement un mouvement politique moderne, ce qu’il a été naturellement aussi. Mais les Juifs du monde n’auraient jamais suivi ce rédacteur feuilletoniste viennois, Theodor Herzl, s’il n’avait éveillé en eux quelque chose qui n’aurait pas constamment figuré dans leur conscience par la lecture de la Bible, la tradition et le livre de prières. On ne peut pas se retourner trois fois par jour en prière vers Jérusalem, prier pour la reconstruction de cette ville, réclamer en suppliant le retour, et penser qu’il ne s’agit que d’un phénomène littéraire sans répercussions historiques réelles. Le christianisme aussi a eu souvent à en subir les conséquences lorsqu’on voulait spiritualiser sa christologie, pour échapper à la réalité de l’exigence éthique de Jésus. Des Juifs tentèrent quelque chose d’analogue au XIXe siècle avec leurs sources religieuses, et ils purent ainsi se rencontrer sur le terrain d’un néant commun avec leurs partenaires chrétiens correspondants. L’espoir d’avenir juif  ne fut jamais abstrait ; si des Juifs lisaient dans le XXXVIIe chapitre du prophète Ézéchiel qu’ils reviendraient sur leur sol, dans leur pays, ceci était pour eux une réalité éternelle, car cette union, qui promettait ce pays, est d’après le témoignage de la Bible, et précisément ce chapitre, une union éternelle. Quoi qu’il en soit de ce que cela peut signifier aujourd’hui dans la compréhension d’un homme moderne, ce peuple-ci ne s’est jamais séparé de ce pays-là, quelque fût le nombre, petit ou grand, des Juifs vivant là-bas aux diverses époques. Israël appartient à l’existence intellectuelle d’un Juif moderne, qu’il le veuille ou non, qu’il apprécie ou non la politique des Israéliens. Un Juif ne peut échapper à cet Israël, cela le poursuit, parce que c’est constitutif de son histoire, dont on ne peut s’extraire. De quelque façon que l’on veuille définir sa judéité, ce pays qu’Ézéchiel mentionne cinq fois dans ce XXXVIIe chapitre, exige l’intérêt de chaque Juif. »

 

Allocution du docteur Marc Aron, président de la section française du B’naï B’rith, à l’occasion de la remise du Prix international de l’action humanitaire du district XIX (Europe) du B’naï B’rith, au cardinal Decourtray, archevêque de Lyon (le primat des Gaules !) et ancien président de la Conférence épiscopale, le 16 novembre 1991 à Lyon :

 

« (…) Les B’naï B’rith sont les Fils de l’Alliance, ils témoignent à la fois de l’Alliance de Dieu avec son peuple, Israël, et de la vitalité du judaïsme contemporain (1). Souvenons-nous, faisons acte de mémoire ensemble ; il y a quelques jours, nous commémorions la « nuit de Cristal », survenue dans l’indifférence générale de la population allemande et des nations (2). Elle fut le prélude de la solution finale qui conduisit à l’extermination de six millions de juifs, pour la seule raison qu’ils étaient juifs, dans une Europe préparée par l’enseignement millénaire du mépris à l’horreur sacrée du juif (3). Puis vint Jules Isaac (4), un B’naï B’rith ; sa rencontre avec le Pape, c’est l’iceberg, Pseudo Vatican II (5), Nostra Ætate, et les directives conciliaires visant à l’éradication dans la catéchèse et dans la liturgie de tous les concepts anti juifs (et c’est un crime de haute trahison de la part de Jean XXIII qui renie par sa collaboration avec les ennemis du christianisme les fondements de la foi catholique). En vingt-cinq ans fut accompli plus de progrès dans le rapprochement judéo-chrétien et dans la prise en compte des responsables qu’en deux mille ans (6). Et vous en fûtes, Éminence, l’un des principaux artisans. […] Certes, il y a eu quelques béatifications discutables pour nous, mais il y a eu aussi ajournement sine die du procès d’Isabelle la Catholique. […] Avec le cardinal Lustiger, vous vous êtes rendus à Auschwitz non pas en pèlerinage, le mot est impropre pour des chrétiens, mais en repentance (7). […]. »

 

1) Cf. l’Épître de saint Paul aux Hébreux, les chapitres VIII à X : La Nouvelle Alliance est supérieure à la première qui a été rendue caduque ou obsolète par le Sacrifice unique du Christ (a), parce qu’il n’y a pas d’alliance véritable ni par conséquent de pardon de Dieu sans effusion de sang et que le sang des boucs et des veaux n’en peut mais – à moins de diviniser les animaux en les croyant capables de notre rédemption, nous ne voyons pas comment il pourrait en être autrement. L’apôtre Paul, en citant judicieusement l’Ancien Testament, a suffisamment été clair à ce sujet. Avec un peu de bonne volonté, même un juif devrait être capable de suivre son raisonnement. Il n’est peut-être pas non plus inutile de rappeler certains passages de l’Ancien Testament qui nous révèlent que la grandeur d’Israël repose essentiellement sur la foi d’Abraham en la Promesse de Dieu et non pas sur sa simple descendance charnelle (b). En effet, si cette descendance promise ne devait être que charnelle, celle d’Agar, l’esclave d’Abraham, qui lui enfanta Ismaël, n’aurait-elle pas été suffisante ? (c) Or ce fut la descendance de Sarah, la femme libre, l’épouse naturellement stérile d’Abraham, qui fut choisie et qui, dans sa vieillesse, lui enfanta Isaac (d). Et si nous retenons maintenant l’histoire d’Isaac, nous pouvons remarquer que sa femme Rebecca était également stérile et ne devint enceinte que par la vertu divine, mais qu’elle conçut deux enfants jumeaux et que ce fut cependant Jacob, le cadet, qui, conformément aux décrets de la divine Providence, reçut la bénédiction de Dieu, alors que celle-ci était naturellement dévolue à Esaü, le premier-né (e). L’alliance avec Dieu se fait donc bien surnaturellement par l’Esprit et non naturellement par la chair, car c’est l’Esprit qui vivifie et non la chair ! (f) Et c’est ainsi que Dieu a aimé Jacob, mais haï Esaü (g), connaissant ce dont ces deux jumeaux sont capables dans son éternel Présent. Autrement dit, selon l’Ancien Testament,  les vrais Juifs, ce ne sont pas ceux qui descendent d’Abraham par la chair et qui ont été circoncis (h), mais ceux qui sont unis par la foi en la divine Promesse de Dieu faite à Abraham ou par la foi au Christ (i). Il s’agit donc bien d’une descendance spirituelle reposant sur la foi et non d’une descendance purement charnelle reposant sur une loi qui n’était que « l’ombre des biens à venir » (j). Ismaël figure manifestement la Synagogue des Juifs (k) et Isaac l’Église de Jésus-Christ, comme Esaü, le premier né, figure également le peuple juif de la première alliance, et Jacob, le cadet, l’Église composée de Juifs et de Gentils revêtus du Christ par la grâce de leur baptême, et radicalement et originellement de Juifs (l) avec les Patriarches et les Prophètes, avec saint Jean-Baptiste, Jésus, la bienheureuse Vierge Marie, saint Joseph, les Apôtres et les Évangélistes, constituant le tronc de l’Église, le Salut venant des Juifs par le Christ (m). Toute personne sans parti pris ou sans œillères qui aura pris la peine de consulter attentivement et de méditer longuement les versets auxquels nous nous référons, finira, non, il est vrai, sans l’aide de la grâce, par reconnaître que la Nouvelle Alliance est la seule qui conduit logiquement et inéluctablement l’ancienne à son achèvement parfait. Nous conclurons cette note en citant les versets 21 à 31 du chapitre IV de l’Épître de l’apôtre saint Paul aux Galates, écrivant : « Dites-moi, vous qui voulez être sous la Loi, n’entendez-vous pas la Loi ? Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, l’un de la servante, l’autre de la femme libre. Mais le fils de la servante naquit selon la chair, et celui de la femme libre en vertu de la promesse. Ces choses ont un sens allégorique ; car ces femmes sont deux alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude : c’est Agar, - car Sinaï est une montagne en Arabie, - elle correspond à la Jérusalem actuelle, laquelle est esclave, elle et ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre : c’est elle qui est notre mère ; car il est écrit : “ Loue le Seigneur, stérile, qui n’enfantes pas ;chante sa louange, et pousse des cris de joie, toi qui n’enfantais pas : parce que les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui a un mari, dit le Seigneur (n).” Pour vous, frères, vous êtes, à la manière d’Isaac, enfants de la promesse. Mais de même qu’alors celui qui était né selon la chair persécutait celui qui était né selon l’Esprit, ainsi en est-il encore maintenant. Mais que dit l’Ecriture ? “ Chasse l’esclave et son fils, car le fils de l’esclave ne saurait hériter avec le fils de la femme libre (o) ”. C’est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de la servante, mais de la femme libre. »

 

a) Épître de saint Paul aux Hébreux, VII, 18 et 22 : « Ainsi, a été abrogée la première ordonnance, à cause de son impuissance et de son inutilité, - car la Loi n’a rien amené à la perfection […] Jésus est par cela même le garant d’une alliance supérieure. » S. Matthieu, XXVI, 28 : « Voici le calice de mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour vous et pour plusieurs en rémission de leurs péchés. » (Cf. également S. Marc, XIV, 24 ; S. Luc, XXII, 29.)

 

b) Cf. Genèse, XII, 1-3.

 

c) Nous rappellerons à cette occasion que les musulmans, selon la sourate 19 du Coran, sourate dite de Marie (c’), verset 55, se considèrent comme les enfants de la promesse, ce qui constitue une erreur théologique capitale qui s’oppose et au peuple d’Israël et aux chrétiens ou à l’Ancien et au Nouveau Testament, c’est-à-dire à la Bible où il n’y a rien qui ne soit inspiré de Dieu - d’où une erreur double (voire « au carré »).

c’) Sourate où Marie, sœur de Moïse et d’Aaron, est confondue avec la mère de Jésus ; et, selon la sourate 3 de la famille d’Imrân, où Zacharie, le père de Jean-Baptiste, est confondu avec saint Joseph, l’époux de la Mère de Dieu, mère que le verset 35 considère comme stérile, et où Imrân, l’époux d’Anne, le père de la Vierge Marie, d’après les Musulmans, est aussi le nom du père de Moïse et d’Aaron – ce qui montre bien que l’auteur (ou les auteurs) du Coran n’a jamais eu entre les mains le texte de l’Ancien et du Nouveau Testament, véritable méli-mélo qui nous prouve, une fois de plus, que ce livre n’a assurément pas sa source en Dieu quoiqu’il le soutienne (cf. 13 : 39 et 43 : 3).

 

d) Cf. Genèse, XVII, 15-21 ; XXI, 1-13.

 

e) Cf. Genèse, XXV, 19-26

 

f) Cf. S. Jean, VI, 63 ; S. Luc, III, 8 ; S. Matthieu, III, 9.

 

g) Cf. Malachie, I, 2.

 

h) S. Luc, III, 8 ; S. Matthieu, III, 9 ; S. Jean, VIII, 39 et 44.

 

i) Cf. le Chevalier P. L. B. Drach, rabbin célèbre converti au catholicisme en 1823, « De l’Harmonie entre l’Église et la Synagogue » (l’ancienne et véritable Synagogue), publié par Paul Mellier, Librairie-Éditeur, Adrien Le Clerre et Cie, imprimeurs de N.S.P. le Pape et de Mgr l’Archevêque, rue Cassette, 29, près Saint-Sulpice, 1844, tome second, pages 19-22 ; II  Pierre, I, 21 ; Genèse, XLIX, 10 ; XXII, 18 ; Galates, III, 16 ; Genèse, XXVI, 4 ; XXVIII, 14 ; XLIX, 10 ; Isaïe, XI, 1 et 10 ; II Rois, VII, 12 et suiv. ; III Rois, XI, 34, 36.

 

j) Hébreux, X, 1.

 

k) Cf. Apocalypse, II, 9.

 

l) Cf. S. Matthieu, XV, 24.

 

m) Cf. S. Jean, IV, 22.

 

n) Isaïe, LIV, 1.

 

o) Genèse, XXI, 10.

 

2) N’exagérons quand même pas !

 

3) Il s’agit là manifestement de l’enseignement de la doctrine chrétienne, c’est-à-dire de la condamnation du christianisme dans ses fondements scripturaires avec des termes qui ne correspondent pas à la réalité historique ni à la philosophie que nous a léguée le Docteur angélique, base de l’édifice théologique catholique.

 

4) L’auteur auquel toute une génération de lycéens doit ses manuels d’histoire.

 

5) Le Titanic ! Cf. le livre « Francs-Maçons et Juifs » ou « LES JUIFS, NOS MAÎTRES » par l’abbé A. Chabauty, Paris, 1882 ! : http://www.nostra-aetate.org/Bibliotheque/1882_Abbe-Chabauty_Les-Juifs-nos-maitres.pdf

 

6) Deux mille ans de christianisme, s’entend. 

 

7) Des erreurs de deux mille ans de christianisme.

 

Jules Isaac, Jésus et Israël, 1943 :

 

« L’historien a le droit et le devoir, le devoir absolu, de considérer les récits évangéliques comme des témoignages à charge, avec cette circonstance aggravante qu’ils sont les seuls témoignages et pèsent tous les quatre du même côté : nous n’avons ni témoignages juifs ni témoignages païens à mettre en regard et en balance (1). Or nulle part ce parti pris des évangélistes n’est plus apparent , plus accentué, nulle part cette absence de documentation non chrétienne plus déplorable que dans l’histoire de la passion […] Il n’y a pas plus acharné que les frères ennemis : or Matthieu est juif, foncièrement juif, le plus juif des évangélistes […] L’accusation chrétienne portée contre Israël, l’accusation de déicide, accusation de meurtre elle-même meurtrière, est la plus grave, la plus nocive : elle est aussi la plus inique […] Jésus a été condamné au supplice de la croix, supplice romain, par Ponce Pilate, procurateur romain […] Mais les quatre évangélistes, pour une fois d’accord, affirment : C’est par les Juifs que Jésus a été livré aux Romains ; c’est sous l’irrésistible pression des juifs que Pilate, désireux d’innocenter Jésus, l’a néanmoins fait supplicier […] Matthieu est seul à savoir et à dire (2) que le procurateur Pilate s’est lavé les mains, solennellement, à la mode juive, pour dégager sa responsabilité du sang innocent qu’il se voyait contraint de verser. Seul également à noter que « tout le peuple » s’est écrié : « Son sang sur nous et sur nos enfants ». Marc, Luc et Jean ne savent rien, ne disent rien (3), ni du fameux lavement de mains ni de la terrifiante exclamation […] Ce verset qui a fait tant de mal, qui a été exploité contre le peuple juif depuis tant de siècles par tant d’auteurs chrétiens n’appartient qu’à l’évangile de Matthieu, ne s’apparente qu’aux évangiles apocryphes et ne correspond à aucune réalité historique. […] Non, Pilate ne s’est pas lavé les mains à la mode juive. Non, Pilate n’a pas protesté de son innocence. Non, la foule juive n’a pas crié : « Son sang sur nous et sur nos enfants ».

 

1) Captieux mensonge ! Et les apôtres et les premiers chrétiens convertis ?

 

2)  Le seul à savoir ou seulement à dire ?

 

3) Ne savent rien ou seulement ne disent rien ?

 

Id., Genèse de l’antisémitisme, 1948, page 172 :

 

« […] On y trouve réunis [dans les écrits de saint Jean Chrysostome, IVe siècle] tous les griefs, toutes les injures. […] Et tous les prédicateurs chrétiens, voyez venir les hideux libellistes, les Streicher nazis (1). […] Dès maintenant, nous voyons la différence radicale qui sépare le système chrétien d’avilissement et de son imitateur moderne, le système nazi – aveugles et ignorants ceux qui méconnaissent leurs mille liaisons profondes - : celui-ci n’a été qu’une étape précédant l’extermination massive ; celui-là au contraire impliquait la survie, mais une survie honteuse, dans le mépris et la déchéance ; il était donc fait pour durer, et pour nuire, supplicier lentement des millions de victimes innocentes… » [Si nous avons bien compris, selon un membre éminent du B’naï B’rith, le christianisme est pire que le nazisme, puisqu’il en est le géniteur ou le père. Et les juifs de ne jamais condamner cette accusation infâme et les chrétiens de se sentir coupables des crimes du nazisme au point d’en arriver à se repentir d’être chrétiens ! Machination menée de main de maître de la part du B’naï B’rith et aveuglement de la nouvelle « église conciliaire » déjà gagnée antérieurement au pseudo Concile Vatican II par le modernisme – et par conséquent fort vulnérable - et finalement tombée dans le piège du Malin.]   

Streicher, un des premiers membres du parti nazi qui prit part au putsch de Munich de 1925 et un apôtre satanique de l’antisémitisme (cf. son ignoble et infâme hebdomadaire « Der Sturmer » qu’il édita en 1923). – Cf. Internet :            

http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Holocaust/Streicher.html

 

Pour consolider sa position et redonner la préséance à l’ancienne alliance sur la nouvelle, rien n’était en effet plus facile de discréditer le christianisme en le rendant responsable de l’antisémitisme et de culpabiliser ainsi les chrétiens au point de les amener progressivement à rejeter les fondements de leur foi et ce avec la complicité de leur chef. C’est exactement ce qui est soutenu par Raphaël Lellouche sur le site israélien, page 29, écrivant : « La question fondamentale, à mon avis, qu’a dû se poser le philosophe catholique Wojtyla, c’est : “Comment et pourquoi les catholiques en sont-ils venus à soutenir le fascisme européen ?”. C’est à mon avis pour répondre à cette question angoissante qu’il a engagé une critique fondamentale du holisme social  du “bien commun” [et que devient le Souverain Bien, l’Acte pur et seul Transcendant, règle ultime de moralité ou fin dernière morale ?] et qu’il a aperçu que les bases purement thomistes de la pensée catholique étaient gravement insuffisantes, et notamment déficientes dans leur anthropologie et dans leur théorie de la personne (1)» - Cliquez sur : http://www.desinfos.com/ 

 

1) DesInfos.com – Karol Wojtyla : Derrière les apparences, un géant méconnu, 9 avril 2005 – Par Raphaël Lellouche. (La majeure partie des Juifs ne dissimulerait-elle pas sa pensée au sujet du christianisme pour ne pas être démasquée et continuer ainsi son œuvre de déchristianisation avec la complicité du B’naï B’rith et de la Franc-Maçonnerie ?)

 

Pierre Dequènes, Le Plan divin de la Création, pp. 41-42, ouvrage disponible chez l’auteur, tél. 04 94 24 35 90, 142, rue Roller, 83 200 Toulon :

 

« En 1994 le mémorandum qui définissait le programme du jubilé, comprenait la déclaration de repentance et la mise en place d’une religion universelle rétablissant l’égalité entre tous les fils d’Israël, Chrétiens, juifs et musulmans.

« Il s’agissait de construire une nouvelle civilisation de l’amour, fondée sur les valeurs universelles de paix, de solidarité, de justice et de liberté, c’est-à-dire les valeurs de la franc-maçonnerie.

« […] En ce qui concerne les juifs orthodoxes, contrairement à ce que le pape [Jean-Paul II] affirme, il n’y a pas de réconciliation possible, puisqu’ils ne seront jamais d’accord pour renoncer au Talmud et à se repentir, cette fois à juste titre, pour leurs crimes passés et présents (1). La solution du conflit est pourtant connue, c’est la conversion du peuple juif au christianisme qui doit arriver à la fin des temps.

« Enfin, lors de son voyage en terre sainte, le pape [ ?] a glissé un message dans le mur des lamentations, qui est très clair :

« ‘‘Dieu de nos prières, vous avez choisi ABRAHAM et ses descendants pour amener votre nom aux nations. Nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui ont fait souffrir vos enfants et nous vous demandons pardon. Nous souhaitons nous engager dans une fraternité avec le peuple du Livre.”

« Le pape venait de désigner les juifs [de l’ère chrétienne] comme « peuple de l’Alliance » [nouvelle].

« Ce texte qui complète la repentance, confirme l’alignement sur le judaïsme, en gommant la Nouvelle Alliance, et en annonçant le retour du judaïsme primitif (2).

« Pour le cardinal LUSTIGER, le geste du Pape [ ?] est bien « un geste liturgique ». Le pape [ ?] a agi comme un grand prêtre juif.

« C’est bien aussi ce que déclara le 15-05-00 Théo KLEIN (3), lors de l’inauguration du mémorial De Courtray :

« “ … en ce qui concerne la relation entre les juifs et les chrétiens, moi je pense qu’il ne s’agit pas d’une amélioration, je pense qu’il s’agit bien d’une RÉVOLUTION INTERNE à l’intérieur de l’Église catholique (4). Si j’ai bien compris ce que le pape a dit à propos du peuple juif en disant qu’il était le peuple de l’Alliance, ça veut dire que l’Église renonce à la théorie de la substitution (5) qui a été tout de même importante puisque les juifs étaient chassés de l’Histoire [l’ère juive] et c’était le Peuple de Dieu, l’Église qui prenait sa place (6). Si le peuple juif retrouve ses droits dans l’esprit des chrétiens (7), d’être considéré comme le peuple de l’Alliance, c’est une RÉVOLUTION profonde (8). ” »

 

1) Cf. Israël Shahak, Histoire juive, religion juive, 1996, La Vieille Taupe.

 

2) C’est-à-dire en annulant la révélation chrétienne.

 

3) Ancien président du Conseil représentatif des institutions juives de France. 

 

4) Théo Klein n’avait effectivement pas la berlue : il avait même mieux compris que la plupart des chrétiens déjà imbibés de modernisme.

 

5) Cela veut dire essentiellement que l’Église renonce à sa raison d’être ou à Jésus-Christ qui l’a bâtie sur Pierre et sur ses successeurs authentiques.

 

6) Selon la doctrine de saint Paul, l’Apôtre des Gentils, « le véritable accoucheur de l’Église », que Dieu avait choisi « pour ouvrir aux nations la porte de la foi » (Actes, XIV, 27 ; Mgr Riccioti, Saint Paul apôtre, Le Concile de Jérusalem, la dispute d’Antioche, § 349, pages 277-278, Robert Laffont, 1952).

 

7) Autrement dit, dans le reniement de leur foi.

 

8) Une apostasie générale, caractérisée et consommée.

 

Le Chevalier P. L. B. Drach, De l’Harmonie entre l’Église et la Synagogue (l’ancienne et fidèle Synagogue), ouvrage cité plus haut, tome second, pp. 407-408 :

« Lorsque notre pensée se reporte de la figure à la chose figurée, de l’ombre à la réalité, le peuple déicide, nous répétons dans l’amertume de notre cœur ces paroles du prophète : “C’est sur toi que je pleure ; mes yeux répandent des torrents de larmes” (Lam., I, 16). O nation autrefois le peuple de Dieu, le pécule de Jéhova, comme te voilà déchue de ta dignité ! Dans quel abîme tu t’es précipitée ! Un Dieu, ton frère selon la chair, vient te sauver et il tombe victime de tes fureurs. Tu portes des mains sacrilèges sur le Saint des Saints, et tu subis le sort du premier fratricide [le sort de Caïn]. Dieu t’a éloignée de sa face, et tu n’es plus Isra-El, puissant en Dieu (Gen., XXXII, 29). Que pourrai-je te dire, ô fille de Jérusalem ? A qui t’égalerai-je pour adoucir ton affliction ? A qui te comparerai-je, ô fille de Sion, pour te consoler ? car la plaie est immense comme la mer ; qui te guérira (Lam., II, 13) ?

« O enfants d’Israël, mes frères, le sang de Jésus-Christ, imprudemment provoqué par nos pères, ne cessera jamais de tomber sur nous. S’il nous atteint loin de la croix, c’est la pluie de soufre et de feu qui sort de Jéhova, hwhy tam (Gen., XIX, 24), pour châtier les nations coupables ; mais si nous allons au-devant de lui, si pour recevoir ces précieuses gouttes de bénédictions, nous nous plaçons sous le bois du salut, c’est la rosée vivifiante, le baume céleste qui guérit de leurs maux tous ceux qui viennent en ce monde (Jean, I, 9). O Caïn ! si tu fais bien, tout te sera remis ; mais si tu ne fais pas bien, la peine t’attendra à la porte. »          

 

Rappelons que le 12 septembre 1874 le B’naï B’rith a conclu avec les Conseils Supérieurs du Rite Maçonnique Ecossais un concordat de reconnaissance mutuelle qui fut signé par Armand Levy et par Alfred Pike en tant que chef du Directoire Suprême Dogmatique du Rite Ecossais, pour la Maçonnerie Universelle (cf. Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire, pages 146 et 147, Publications du « Courrier de Rome », 2000, BP 156 – 78001 Versailles). On ne peut pas être plus explicite.

 

 

E.-A. Chabauty, chanoine honoraire d’Angoulême et de Poitiers, « Les Juifs, nos maîtres ! », préface de l’auteur, Paris, 1882 :

 

Maintenant que certaines individualités juives plus ardentes et plus audacieuses, en nombre restreint, trempent seules directement dans les horreurs des hauts grades maçonniques, de l'Internationale et du Nihilisme, j'en conviens sans peine. Que les trois quarts des Juifs de tout pays ignorent absolument les manœuvres que l'on combine, les procédés dont on se sert et les instruments que met en jeu la politique mystérieuse et satanique des Princes de leur nation, pour atteindre le but cher à tous, j'en suis tout à fait persuadé. Que, depuis une cinquantaine d'années, beaucoup de Juifs se convertissent, individuellement et sincèrement, au Catholicisme, c'est une chose certaine, grâce à Dieu, et dont je ressens la plus grande joie. Mais tout cela ne prouve rien contre ma thèse et passe complètement à côté. Tout cela n'empêche pas que les Princes Juifs ne puissent être, et ne soient réellement, à la tête de la maçonnerie et de toutes ses branches, qu'ils n'en forment le conseil supérieur et la suprême autorité, et que, enfin, toutes les opérations, tous les agissements, tous les attentats de cette redoutable hérésie de notre âge, n'aient été, et ne soient, en définitive, combinés, préparés et commandés par eux. D'une manière inconsciente, mais trop véritable, ils sont, présentement plus que jamais, les vicaires de Satan sur la terre, les généraux qui dirigent le peuple anti chrétien, et qui préparent la venue de son dernier chef, l'Antéchrist.

Par les documents et les développements nouveaux que je vais mettre sous les yeux de mes lecteurs, j'espère éclaircir davantage tous ces points, confirmer amplement la thèse de Francs-Maçons et Juifs, et justifier le titre principal donné à ce nouveau livre : les Juifs, nos maîtres !

 

ID., ibid. :

 

Mais peut-être objecterez-vous que ces enseignements sont devenus, dans le cours des siècles, une lettre morte.

Tout au contraire. En s'appuyant sur ces préceptes du Talmud et en les commentant dans leurs écrits, les docteurs juifs de toutes les époques ont profondément inculqué à leur nation, la morale la plus monstrueuse envers les non-juifs et particulièrement envers les chrétiens.

Je laisse de côté les six premiers siècles qui ont suivi la publication du Talmud, et je ne prends mes preuves qu'à partir du douzième.

Maïmonide, docteur de si grand poids à son époque et même aujourd'hui dans la synagogue moderne, soutenait « une morale anti-sociale ». Il « admettait avec une foi aveugle les rêveries les plus extravagantes des rabbins. C'était un des docteurs juifs les plus fanatiques et les plus intolérants envers les autres nations. Il enseignait que c'est un précepte divin d’écraser d'usures les non-juifs, qu'il est défendu de leur sauver la vie ; que, dans certains cas, on doit les tuer, ou procurer leur mort, que c'est un péché d'avoir pitié d'eux (1) ».

Dans son commentaire sur la Mischna, traité Sanhédrin, ch. 10, ce même docteur, après avoir énuméré les 13 articles de foi, ajoute : « Celui qui croit tous ces points fondamentaux appartient à la communion d'Israël, et c'est un précepte de l'aimer, d'avoir de la charité pour lui, et d'observer à son égard tout ce que Dieu a prescrit entre l'homme et son prochain, quand même la force des passions l'entrainerait à commettre des péchés. Mais si quelqu'un est assez pervers pour nier un de ces articles de loi, il est hors de la communion d'Israël, et c’est un précepte de le détester et  DE L'EXTERMINER (2) ».

Au XIIIe siècle, le rabbin Isaïa disait de même : « L'Israélite qui s'est donné à un culte étranger doit être considéré COMME LE CHRÉTIEN, et jeté dans la fosse; s'il tombe dans un puits et qu'on puisse faire adroitement qu'il y reste, qu'on le fasse (3) » ! Le rabbin Joseph Albo enseignait ceci au XVe : « Puisque la vie de l'idolâtre (du chrétien) est à la discrétion des juifs, à plus forte raison, son bien (4) ».

Au même siècle, un des docteurs les plus célèbres et les plus autorisés parmi les juifs, le rabbin Isaac Abrabanel, exhalait sa haine contre le christianisme et les chrétiens dans tous ses ouvrages, et notamment dans son Prœco salutis, où il annonçait, pour le siècle suivant, la venue du Messie et l'extermination par les juifs de tous les chrétiens (5).

(1) Drach, De l'harmonie, etc., t. 1er, p. 558.

(2) Ibidem, p. 106. — V. aussi Buxtorfii, Synagogua judaica.

(3) Sommaire de l’Avoda-Zara. Cod. vatic. hebraïc, n° 184, p. 65. — V. Le Juif, etc., p. 132.

(4) Joseph Albo, Fondements de la foi, p. III, c. 25. V. De l’harmonie, etc., t. 1er, p. 167.

(5) De l’harmonie, etc., t. 1er, pp. 383 et 556, t. 2, pp. 23 et 84. — Sur Abrabanel, voir aussi les auteurs cités plus haut, Beugnot et Basnage, etc.

 

ID., ibid. :

 

Il ne m'est pas possible de faire mes citations avec le texte même du Talmud sous les yeux : je n'ai point à ma portée ses énormes in-folio ; mais je puiserai à des sources qui, pour être secondaires, ne sont pas moins sûres.

1° Je prends mes premières citations dans un manuscrit latin du XIIIe siècle (1), qui a pour titre : Extractiones de Talmut, Extraits du Talmud.

 

 (1) No 16.558 de la bibliothèque nationale de Paris, fol. 231. J'emprunte tout ce que je vais dire et citer de ce manuscrit un travail très intéressant publié par la Revue des études juives, 1880, n° 2, et 1881, nos 4 et 5, intitulé : La controverse de 1240 sur le Talmud, et signé Isidore Loeb.

 

C'est un ouvrage qui fut composé, à la suite de la controverse sur le Talmud, engagée en 1240, à Paris, et d'après les ordres d'Eudes de Châteauroux, chancelier de l'Université, « dans le dessein d'éclairer les théologiens sur les erreurs, les obscénités et les blasphèmes du Talmud, afin qu'ils ne puissent point, par ignorance, considérer le Talmud comme un livre sans danger et qui doit être toléré (1). »

 

(1) Voici quelle fut l'origine de cette controverse, d'après ce que rapporte le manuscrit Extractiones de Talmut dans le Prologue in secundam partem. Vers 1236, un Juif de la Rochelle, nommé Nicolas Donin, embrassa le christianisme. C'était un très-savant hébraïsant. Au dire de ses coreligionnaires, il avait à peine son égal dans la connaissance de la langue hébraïque Le nouveau converti porta, en 1239, devant le Pape, une accusation en règle contre le Talmud. Grégoire IX, alors régnant, adressa des bulles aux Rois et aux Evêques de France, d'Angleterre, de Castille de Léon, etc., portant que les exemplaires du Talmud devaient être partout saisis et une enquête ouverte sur ce sujet. En conséquence de ces ordres, il y eut, à Paris, en l'année 1240, entre Nicolas Donin et quatre des plus savants Rabbins de l'époque, une longue et sérieuse discussion, à la suite de laquelle le Talmud fut condamné et les exemplaires brûlés publiquement. (V. la Revue juive citée plus haut.) M. Isidore Loeb prétend que Nicolas Donin collabora à l'ouvrage Extractiones de Talmut.

 

A la fin du manuscrit se trouvent, entre autres documents, trente-cinq articles ou chefs d'accusation que le pape Grégoire IX avait portés contre le Talmud. A chaque article, l'auteur ajoute un commentaire, c'est-à dire, l'indication des endroits du Talmud où ont été puisés ces chefs d'accusation, et en même temps les paroles incriminées des Rabbins, rédacteurs de ce code sacré des juifs.

C'est à cette partie du manuscrit, reproduite en entier par la Revue des études juives, que j'emprunte mes citations.

L'auteur des Extractiones de Talmut dit qu'il s'est fait aider par deux chrétiens « très érudits en hébreu », et la Revue des études juives assure que la traduction de ces endroits de la Ghémara de Babylone « est exacte, précise, très scientifique, et le sens des passages en « général bien saisi ». Nous sommes donc certain d'avoir, par ces extraits, la pure vérité sur les enseignements du Talmud.

 

Je me contente de reproduire les articles qui prouvent le plus en faveur de mes propositions.

 

Article 1e r. — Les juifs affirment que la loi qu'ils appellent Talmud a été promulguée par Dieu.

II. Ils la disent transmise par Dieu.

IV. Ils disent aussi que la loi du Talmud a été conservée sans être écrite, jusqu'à ce que vinssent des hommes qu'ils appellent docteurs et scribes, qui, de peur qu'elle ne disparût par oubli de la mémoire des hommes, la rédigèrent en un écrit dont le volume dépasse considérablement le texte de la Bible.

V. Dans cette loi talmudique se trouve, entre autres absurdités, que les dits docteurs et scribes sont supérieurs aux prophètes ;

VI. Et qu'ils ont pu renverser les paroles de la loi ;

VII. Et qu'il faut les croire quand même ils diraient que la gauche est la droite, ou la droite, la gauche.

Je ne donne ni ne renvoi au Talmud, ni le commentaire dont le manuscrit des Extractiones accompagne ces articles, parce qu'ils n'offrent pas pour nous matière à contestation. Ils confirment tout ce qui a été dit plus haut sur l'autorité du Talmud chez les juifs.

VIII. « Et celui qui n’observe pas ce qu'ils disent mérite la mort. »

« Cela se lit dans l'Ordre Moëd, traité de Erubim (fol. 21.6), chapitre Ocimpacim, où il est dit : Rabha fait cette glose : … Mon fils, observe les paroles des scribes plus que les paroles de la loi... ; quiconque transgresse les paroles des scribes mérite la mort... Rab Papa dit : Cela nous enseigne que celui qui se moque de la parole des sages est puni du châtiment de la boue bouillante. »

[…]

X. « Parmi eux (les scribes et les docteurs du Talmud) il y en a qui ont donné pour loi : Le meilleur des chrétiens, tue-le. »

… « Rabbi Siméon dit : Le meilleur des chrétiens, tue-le; le meilleur des serpents, écrase-lui la tête… Le meilleur des chrétiens peut donc être tué comme un méchant. »

[…]

XII. « Un chrétien peut être trompé, par ruse ou artifice, sans péché. » Ceci se lit dans l'Ordre Yeschuot, traité Baba-Kamma (fol. 38, a), chapitre Schor, etc… ; dans la Mischna, etc… « Par là les docteurs prouvent et disent que Dieu a livré aux juifs tous les biens des autres nations. »

[…]

XXX. « Trois fois par jour, dans la prière qu’ils regardent comme la plus importante, ils maudissent les ministres de l'Eglise, les Rois, et tous les autres, mêmes juifs, qui sont les ennemis des juifs. »

 […]

Nous pourrions assurément nous arrêter là et nous contenter de ces extraits du Talmud. Mais nous voulons que notre thèse devienne l'évidence même.

2° Nous mettrons donc sous les yeux de nos lecteurs d'autres extraits du Talmud analysés et résumés par Sixte de Sienne, juif converti du XVIe siècle, dans sa Bibliothèque sainte. Il indique soigneusement les endroits correspondants du Talmud.

— « Nous ordonnons que tout juif, trois fois par jour, maudisse tout le peuple chrétien, et prie Dieu de le confondre et de l'exterminer avec ses rois et ses princes. Et que surtout les prêtres des juifs fassent trois fois le jour, dans la synagogue, cette prière en haine de Jésus de Nazareth. » — [Tamuld (Ghémara de Babylone), ordre 1er, traité 1, distinction (ou chapitre) 4.]

— « Dieu a prescrit aux juifs de s'approprier par n'importe quel moyen, soit par ruse, soit par violence, soit par usure, soit par vol, les biens des chrétiens (Ibid.). »

— « Il est prescrit à tous les juifs de regarder les chrétiens comme des brutes, et de ne pas les traiter autrement que comme des bêtes brutes. » (Ord. 4, tr. 8.)

— « Que le juif ne fasse ni bien ni mal aux païens, mais qu'il s'efforce par tous les moyens possibles d’ôter la vie au chrétien- » (Ord. 4, tr. 8. dist. 2.)

— « Si un juif voit un chrétien sur le bord d'un précipice, il est tenu de l'y précipiter aussitôt. » (Ord. 4, tr. 8.)

 « Les Etats chrétiens sont plus exécrables que les états des autres peuples, et c'est un moindre péché (pour un juif) d'être au service d'un prince païen que d'un prince chrétien. » (Ord. 2. tr. 1, dist. 2.)

— « Les églises des chrétiens sont des maisons de perdition et des lieux d'idolâtrie que les juifs sont tenus de détruire. (Ord. 1, tr. 1, dist. 2.)

— Les Evangiles des chrétiens, qui doivent être intitulés : l'iniquité révélée et le péché manifeste, doivent être brûlés par les juifs... etc... (1). »

Un autre témoignage que personne ne sera tenté de récuser, c'est celui du Rabbin converti Drach, que nous avons cité plusieurs fois, et que nous citerons souvent encore. Il a, sur le Talmud et sa doctrine, toute la compétence désirable :

« Nous, dit-il, qui, par état, avons longtemps enseigné le Talmud et expliqué sa doctrine, après en avoir suivi un cours spécial, pendant de longues années, sous les docteurs israélites les plus renommés ce siècle... nous en parlerons avec connaissance de cause et impartialité (2). »

.... « On y trouve, continue-t-il, des passages qui déclarent que les préceptes de justice, d’équité, de charité envers le prochain, non seulement ne sont pas applicables à regard du chrétien, mais font un crime à celui qui agirait autrement… Le Talmud défend expressément de sauver de la mort un non-juif,... de lui rendre ses effets perdus,... d'en avoir pitié », etc. (3). « D'après le Talmud, le total des préceptes de la loi de Dieu... n'est pas moins de six-cent-treize, savoir 248 préceptes affirmatifs… et 365 négatifs » ... « Les préceptes affirmatifs 185e  et 198e  ordonnent, celui-ci, de faire l’usure aux non juifs, et celui-là, d'exterminer sans ménagements et sans pitié les idoles et les idolâtres (4) » … On sait que les Rabbins considèrent les chrétiens comme des idolâtres. » ... (5).

4° Enfin on lit encore dans le Talmud, affirme à son tour M. le chevalier Gougenot des Mousseaux :

« Descendants d'Abraham, le Seigneur vous a désignés par la bouche d'Ezéchiel : Vous êtes mon troupeau... c'est-à-dire : vous êtes des hommes, tandis les autres peuples du monde ne sont pas des hommes, ce sont des bêtes. » Le Seigneur a dit à Israël : « Vous êtes les brebis de mon pâturage, vous avez la qualité d’hommes, tandis que les nations du monde n'ont que la qualité de brutes. »...

« Les possessions des chrétiens sont, ou doivent être réputées comme un désert, ou comme le sable de la mer : le premier occupant en sera le vrai propriétaire (6). »

 

(1) Sixti Senensis Bibliotheca Sancta, Paris, 1610, p. 124. Voir Ferrarîs, Prompta bibliotheca, au mot hebræus, éd. Migne, nos 83-90. — V. Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise catholique,  livre 70, éd. L. Vives, Paris, 1873, t. 8, pp. 221-22.

(2) Drach, De l’harmonie entre l’Eglise et la Synagogue, 1844, t. 1er, p. 122.

(3) lbid., p. 167, et note où Drach cite : Traité Aboda-Zara, fol. 13, verso et fol. 20, recto. Traité Baba-Kamma, fol. 29, verso.

(4) Ibid., p. 170.

(5) lbid., p. 167.

(6) Le Juif, le Judaïsme et la Judaïsation des peuples chrétiens, pp. 127 et 128, où l'auteur cite : Bertolocci, dominicain, Biblioteca magna rabbinica, Rome, 1675-1693, 4 vol. in-fol., part. III, p. 555, et Talmud, traité Raba-Metsigna, fol. 114, recto, édit. d’Amsterdam, 1645.

 

Ces analyses et ces extraits textuels suffisent, croyons-nous, pour donner une idée précise et complète de l'esprit et des prescriptions du Talmud, par rapport au christianisme et aux chrétiens.

Ainsi ce code sacré des juifs enseigne positivement que l'hypocrisie, le parjure, la tromperie, la haine, le vol et le meurtre sont non seulement permis, mais ordonnés à tout juif à l'égard des chrétiens, et que ceux-ci ne doivent être considérés et traités par lui que comme des animaux.

 

ID., ibid. :

 

Donc, du XVIe à notre XIXe siècle inclusivement, les princes de Juda ont possédé et possèdent les mêmes facilités qu'à toutes les époques antérieures, pour diriger souverainement leur nation.

Mais ne nous imaginons pas que cette puissance gouvernementale ne peut plus s'exercer aujourd'hui que sur les juifs talmudistes, sur cette masse ignorante et arriérée de la race juive, encore courbée sous le joug des Rabbins.

Quand les hauts chefs juifs se sont décidés à faire sortir de leurs juiveries et de leur vie, jusque-là rigoureusement talmudique, une certaine portion de leurs sujets, pour attaquer la société chrétienne, ils ont bien eu soin de préparer et d'établir, en dehors des Ghetto, quelque autre moyen tout aussi sur et aussi facile, afin de tenir les juifs modernisés sous leur dépendance et de leur transmettre leurs volontés.

Pour les juifs militants, ils ont les loges maçonniques exclusivement judaïques. Rappelons-nous le témoignage de ce franc-maçon protestant de Berlin qui assurait en 1802 :

« II existe encore d'autres loges, composées exclusivement de juifs, dans lesquelles les non-juifs n'ont pas d'accès... A Londres... il existe deux loges juives qui ne virent jamais de chrétiens passer leur seuil. C'est là que se réunissent tous les fils des éléments révolutionnaires qui couvent dans les loges chrétiennes...

« A Rome, une autre loge, entièrement composée de juifs, où se réunissent tous les fils des trames révolutionnaires ourdies dans les loges chrétiennes, est le suprême tribunal de la Révolution. De là sont dirigées les autres loges, comme par des chefs secrets, de sorte que la plupart des révolutionnaires chrétiens ne sont que des marionnettes aveugles, mises en mouvement par des juifs, au moyen du mystère (1). »

Ces loges, uniquement composées de juifs, existent aussi dans l'autre hémisphère, aux Etats-Unis d'Amérique. Le journal juif Les Archives israélites nous a fait connaître l'ordre maçonnique, tout judaïque, des Béni-Bérith, ou Fils de l'alliance (2).

(1) V. Francs-Maçons et Juifs, 1862, pages 503 et suiv.

(2)  Tome XX, pp. 885-886. — V. Francs-Maçons et Juifs, p. 507. Fils de l’alliance : B’naï B’rith : tyrb ynb.

 

ID., ibid. :

 

Dans ces dernières années, les Princes d'Israël ont imprimé, et continuent d'imprimer aux juifs de l'Europe orientale un mouvement d'émigration qui, je pense, se rapporte à leur dessein de former un royaume provisoire en Roumanie et de préparer leur retour définitif en Palestine. Ils emploient dans ce double but tous les moyens et profitent de toutes les occasions.

L'opposition et les réclamations énergiques du peuple roumain tout entier avaient à peu près arrêté, de 1879 à 1881, l'invasion des juifs dans ce petit pays. Mais les grands chefs ne sont jamais embarrassés devant un obstacle contrariant leurs projets. Ils ont employé cette fois les procédés violents. Ces faits se sont passés avant la transformation de la principauté roumaine en royaume. Les nihilistes russes, instruments du juif comme les autres branches de la Maçonnerie, se sont mis, par ses ordres, à piller les biens et à incendier les maisons d'un nombre considérable d'Israélites, habitants des provinces sud-ouest de la Russie, et voisines de la Roumanie. Ils les ont chassés devant eux et les ont forcés de se réfugier par milliers en Roumanie, et dans les provinces autrichiennes limitrophes (voir l’Univers du mois de mai 1881, notamment le n° du 22). Comment, dans une pareille circonstance, les Roumains pouvaient-ils réclamer contre l'entrée des juifs dans leur pays ? Comment auraient-ils osé refusé d'accueillir ces malheureux fugitifs et les empêcher de chercher chez eux sûreté et repos ? N'auraient-ils pas indigné contre eux toute l'Europe ? Aussi ils n’ont rien dit et laissé faire. Cette manière d'opérer une émigration et cette rouerie sont tout à fait dans les allures et dans les habitudes des hauts chefs juifs, qui n'hésiteront jamais à sacrifier au besoin la fortune, et la vie même, de quelques membres de la nation, dans l'intérêt et pour la réussite de leurs séculaires desseins. Vers ce même temps, on annonça à grand bruit dans les feuilles publiques que soixante mille juifs russes avaient demandé et obtenu la permission de passer en Espagne, afin de se soustraire à la persécution des nihilistes. C'était tout simplement une nouvelle rouerie des Princes Israélites et une de ces comédies dont ils sont coutumiers. Ils se proposaient uniquement de détourner l'attention par cette grosse nouvelle et de fermer la bouche aux Roumains, s'ils venaient encore à se plaindre. De fait, ces juifs ne sont point allés en Espagne, mais bien, comme les autres, en Roumanie et dans les contrées voisines (voir l’Univers des 20 et 25 juin 1881).

Après les violences nihilistes, les chefs juifs utilisent maintenant l'agitation anti sémitique, pour entretenir et accélérer ce mouvement d'émigration. Le gouvernement russe s'en préoccupe et nous apprend cette nouvelle manœuvre du juif dans un document officiel (juillet 1882) :

« Les informations du ministère de l'intérieur, dit cette circulaire, constatent qu'un grand nombre d'israélites, influencés par de faux bruits, répandus par les agents de certaines associations israélites étrangères, quittent leurs foyers pour émigrer dans d'autres pays » (voir Courrier de la Vienne, 24-25 juillet 1882).

Les choses doivent se passer de la même manière en Autriche.

Il n'est pas difficile de reconnaître dans ces « associations étrangères » l'Alliance Israélite universelle, et dans ces « autres pays », les provinces danubiennes. Depuis que le prince Charles a cédé à la pression juive, afin d'être proclamé roi de Roumanie, les juifs peuvent, sans rien craindre désormais, et doivent, de par les ordres de leurs chefs, affluer de tous côtés dans ses États. Car ils veulent de plus, paraît-il, y préparer à leur aise une invasion de la Palestine, semblable à celle qui leur a si bien réussi chez les Roumains.

 

ID., ibid. :

 

Qu'on représente le juif imprimant le mouvement au commerce, aux finances, à l'industrie, même aux sciences et aux arts, soit, mais qu'on ne fausse pas la vérité en le montrant sans cesse comme une malheureuse victime du « fanatisme » des chrétiens et « des siècles de ténèbres». Les chrétiens de ce  temps-là comprenaient beaucoup mieux leurs vrais intérêts que ceux d'aujourd'hui. Ils ne voulaient se laisser ni déchristianiser, ni ruiner, ni dominer par les juifs. Ce serait une grande illusion de croire que les juifs n'ont été dans le monde, depuis leur dispersion, qu'un troupeau de malheureux parias, sans force et sans soutien. «Leur faiblesse n'était qu'apparente dit très judicieusement M. des Mousseaux (1). Car par leur forte organisation en immense société secrète, par leur commerce si étendu, par leur or et par leur génie, ils ont été dans le passé une puissance redoutable, qui, aussi bien qu'à notre époque, était de force « à ébranler jusqu'aux trônes ». Ils tentaient contre la société chrétienne du Moyen Âge ce qu'ils font aujourd'hui contre la nôtre. Ils cherchaient à l'ébranler, à la détruire, à s'en emparer par tous les moyens en leur pouvoir, occultes ou publics, selon les circonstances. Mais ils n'ont pas réussi, parce que, si cachés ou si violents qu'ils fussent, ils trouvaient devant eux la puissante hiérarchie féodale dans laquelle ils n'avaient aucune place et ne purent jamais pénétrer. Du haut en bas de la société, au Moyen Âge, princes et sujets, grands et petits, avaient trop de foi, et aussi une intelligence trop vive du vrai principe de conservation sociale, pour introduire dans leurs rangs un révolutionnaire haineux tel que le juif. On le tolérait et on le tenait sagement à l'écart. Mais, quand par leur orgueil et leur audace, quand par leurs usures, leurs empiétements, leurs attaques de toutes sortes, sourdes et patentes, contre l'ordre social et religieux, quand par leurs actes sacrilèges et tous leurs crimes talmudiques, les juifs avaient poussé à bout la patience du populaire chrétien, alors, ou bien les princes, par leurs ordonnances d'expulsion, donnaient satisfaction à la juste colère des peuples, ou bien les populations exaspérées, se faisant justice elles-mêmes, rejetaient violemment le juif du milieu d'elles. Israël allait ailleurs refaire ses familles, sa fortune et ses complots, et les chrétiens respiraient quelque temps en paix.

Les historiens ont raconté trop au long et avec trop de complaisances les représailles populaires du moyen âge contre les juifs, et trop brièvement et avec trop de teintes adoucies les furieuses attaques des juifs contre la société chrétienne.

 

 (1) Le Juif, etc., p. 338.

 

ID., ibid. :

 

Depuis le dix-huitième siècle, en France, les juifs ont saisi et manié l'idée de République, comme instrument de révolutions et de destructions. Ce genre de gouvernement est en effet le plus propre, nous en avons la triste expérience, à accumuler ruines sur ruines.

L'engouement pour l'antiquité grecque et latine, inspiré par la prétendue Renaissance, avait préparé les voies à cette idée qui, sans ce précédent, n'aurait pu ni prendre, ni vivre chez un peuple essentiellement catholique et monarchique. Les juifs n'ont pas eu de difficulté à faire adopter aux loges templières le gouvernement républicain, comme le chemin le plus rapide pour arriver à satisfaire leur haine contre les rois de France et contre les papes. Il paraît certain aujourd'hui que les chefs de notre grande Révolution n'avaient point, dans le commencement, le dessein de renverser la monarchie et de la remplacer par la République (1). Cette pensée leur a été suggérée, ou plutôt l'ordre leur en a été donné plus tard, après 1792, par les loges maçonniques; et celles-ci étaient dès lors non dirigées, ― ils ne s'en sont emparés entièrement qu'en notre siècle, — mais très certainement inspirées et conseillées par les juifs nombreux qui en étaient les membres les plus influents.

(1) Voir Revue du Monde catholique, avril, mai et juin 1879, Journal d'un bourgeois de Paris sous la Terreur.

 

ID., ibid. :

 

 Terminons par quelques témoignages plus récents, pris chez les juifs contemporains :

 

« Le Talmud, dit l’Univers Israélite, n'est pas seulement le CODE CIVIL ET ECCLÉSIASTIQUE DU JUDAÏSME, mais il est une œuvre de haute importance pour le savant. On ne saurait nier que les auteurs du Talmud ont bien mérité des juifs (1).

« Le Talmud pendant deux mille ans a été, et IL EST ENCORE, UN OBJET DE VÉNÉRATION pour les israélites, dont il est le Code religieux (2). »

1)  Univers israélite, XII, p. 568, août 1866, Paris. Ce journal était, à cette époque, l'organe des Juifs modernisés, appelés orthodoxes, c’est-à-dire des Réformés talmudistes.

2)  Même journal, p. 152, juin 1867.

 

ID., ibid. :

 

Ce serait une erreur de penser que ce silence de l'histoire équivaut à une disparition réelle des princes de l'exil, et que, depuis ce onzième siècle, les juifs n'eurent plus de pouvoir central ni de chefs souverains. Jusqu'à présent les historiens l'ont formellement affirmé; mais c'est parce que, jugeant selon les procédés de la critique ancienne, ils ont tenu compte uniquement de l'histoire extérieure. Aujourd'hui la lumière est faite sur tout un ordre de causes dans les événements historiques, sur lequel on n'avait point porté précédemment une assez sérieuse attention. Nous avons appris, à nos dépens, nous surtout catholiques, que, depuis plus d'un siècle, les bouleversements religieux, politiques et sociaux, dans les deux mondes, ont dépendu, le plus souvent, de causes occultes, qui seules les rendent vraiment explicables et compréhensibles. Ceci ne peut plus être nié : au-dessous de l'histoire apparente, il y a eu, et il y a encore une histoire souterraine.

 

ID., ibid. :

 

La Contre Révolution véritable et adéquate ne peut donc s'opérer que de l’une de ces deux manières, ou par la destruction du juif, ou par sa conversion. Le peuple juif est « indestructible » : les livres sacrés l'enseignent. Son action pourra être enchaînée et sa puissance diminuée, pour un temps, par des voies providentielles qui se manifesteront plus tard, afin de donner à l'Eglise catholique et à nos sociétés une certaine période de repos et de triomphe relatif. Mais le juif ne peut pas disparaître du milieu des peuples. A un moment ou à un autre, il reprendra sa marche ascendante et révolutionnaire. Seule, sa conversion au catholicisme tuerait la Révolution.

J'ai exposé ailleurs par quels moyens je croyais possible, à l'heure actuelle, de lutter avec quelque succès contre l'action politique et anti sociale du juif, et de la ralentir quelque peu (1). Un des principaux, disais-je, ce serait de donner la publicité la plus grande à cette vérité que, en toute contrée, et particulièrement en France, toutes choses sont menées par les Princes de Juda et par leurs sujets, israélites et Francs-Maçons.

Mais ici je proposerai un procédé qui me semble appelé à plus de réussite, à savoir : UNE LIGUE UNIVERSELLE de prières ferventes et assidues, dans l'intention d'obtenir LA CONVERSION DES JUIFS ET DES FRANCS-MACONS. La prière persévérante en commun a une incalculable puissance. Qui espérait des résultats si rapides et si étendus, il y a une quarantaine d'années, quand fut proposée à l’Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires de Paris la prière générale et quotidienne pour le retour de l’Angleterre à la foi catholique !

 

(1) Dans le Courrier de la Vienne, de Poitiers, notamment du 27 août 1881.

 

Quelle précieuse recrue pour l'Eglise que la conversion de cette nation juive, dont il est juste de reconnaître les merveilleuses qualités naturelles ! Ce peuple n'a pas été en vain autrefois le peuple de Dieu, choisi et formé par lui. Il est bien déchu ; mais, comme l'ange tombé, il a conservé les dons de sa nature première.

Comment ne pas s'intéresser à de si magnifiques ruines !

J'avoue que, pour moi, malgré tout le mal qu'elle nous fait et veut nous faire, je ne puis m'empêcher d'aimer cette race juive, de m'intéresser vivement à tout ce qui la regarde, à tous ses mouvements dans le monde, à tous ses progrès. C'est la race à laquelle appartiennent Jésus, Marie et Joseph, les Apôtres et les premiers chrétiens.

 

Verrons-nous en effet, plus ou moins tôt, le juif devenu catholique opérer dans le monde cet immense changement et réaliser l'unité spirituelle prédite par l'Evangile : unum ovile et unus pastor; ou bien, après avoir été le restaurateur de l'empire de Satan, Israël, rejetant miraculeusement le bandeau de ses yeux et prosterné aux pieds du Messie véritable, sera-t-il pour l'Eglise une suprême consolation et un dernier appui ? Problème scriptural d'une solution ardue !...

 

Toujours est-il que, d'après la doctrine formelle de saint Paul, le rejet de la nation juive ayant été un très grand bien pour les gentils, sa conversion devra apporter au monde un avantage d'un ordre spécial et extraordinaire : vita ex mortuis (1).

 

Prions donc ardemment pour la conversion des juifs et des Francs-Maçons, leurs prosélytes.

 

http://www.barruel.com/a-mort-la-france.html (Avril 2009) :

 

« […] Ceux qui gueulent que la terre entière est raciste et antisémite... c'est l'ADL - anti defamation league - ... issue d'une secte nommée B'nai B'rith... les potes aux pires sectes satanico-lucifériennes débiles que la terre porte... comme vous pouvez le constater à la lecture des documents ci-dessous... qui n'ont pas peur de faire massacrer des gens de leur propre peuple... justes innocents... B'nai B'rith... AMORC... franc-maçonnerie... rose-croix... et leurs amis théosophes... Martinistes... OTO... accompagnés des Skull and Bones... Aidés par Elie Wiesel... grand ami de la famille des bouchers Bush... Bouchers Bush... membres de la fraternité de mort... l'ordre des Skull and Bones... dont un des membres de la famille Bush finançait un certain... Hitler... […]»

 

Ibid. :

 

« […] Pardon... c'est vrai... toute cette clique là n'est pas raciste... c'est juste... la "race élue"... comme le pensent et le disent certains... et donc ils ont tous les droits... Ils sont juste à l'opposé des frères Lémann... de... Saint Paul... mais aussi... d'Israel Adam Shamir (SITE) et de tous ses amis... interdits à la lecture ici en France... du genre Michael A. Hoffman (SITE) dont les livres ne seront jamais traduits et diffusés en français alors que l'auteur aimerait bien -, Henry Makow (SITE) ami de Shamir et ses excellents articles connus mais "ignorés"... sous peine... de mort ???... Israel Shahak et bien d'autres encore... dont l'ancien rabbin Drach... auteur d'un bon livre intitulé "De l'harmonie entre l'église et la synagogue"... que vous connaissez tous... bien sûr... Depuis que des juifs massacrent... l'humanité... innocente... ils pourraient bien demander... juste... pardon... non ??? […] »

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes,  Le Temps après la Pentecôte, tome IV, Le III août, L’Invention de Saint Étienne, Premier martyr, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

« Les farouches auxiliaires de la colère du Tout-Puissant contre Rome idolâtre, après avoir réduit en poudre les faux dieux, doivent être domptés à leur tour; et cette seconde victoire sera l'œuvre des Martyrs assistant l'Eglise de leurs miracles, comme la première fut celle de leur foi méprisant la mort et les tourments (1). La manière reçue en nos jours d'écrire l'histoire ignore cet ordre de considérations ; ce ne peut être une raison pour nous de sacrifier à l'idole : l'exactitude  dont se targue en ses données  la science de ce siècle, n'est qu'une preuve de plus que le faux s'alimente d'omissions souvent mieux que d'affirmations directement contraires au vrai. »

1)                I S. Jean, V, 4.

 

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Marcel de Corte, " Le Temple écroulé " (II), revue Itinéraires, n° 165, p. 230-231) :

 

" L'homme et le monde sont entrés dans une ère de mouvement perpétuel inconnu des âges précédents. Le devenir est désormais l'ersatz de l'être et le progrès le substitut de la vie éternelle. L'intelligence n'a plus à se conformer aux choses. C'est aux choses, qu'elle crée [engendre] continuellement, à se conformer à ses injonctions. La notion de vérité se trouve de la sorte complètement invertie [et pervertie]. Et comme l'intelligence change sans cesse en fonction du monde artificiel qu'elle crée [engendre] et qui la laisse continuellement insatisfaite, le principe de contradiction s'évapore : ce qui était vrai hier, du point de vue de cette intelligence pervertie, ne l'est plus aujourd'hui, son point de vue ayant changé, et ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera plus demain ." [Et adieu à l'infaillibilité du Magistère ordinaire de l'Eglise ! - tout se tient.]

 

        Il faut bien savoir que le Magistère ordinaire de l'Eglise, bien qu'il diffère par son mode d'expression du Magistère solennel, est également infaillible, lorsque le Pontife romain propose des vérités comme divinement révélées. " La foi divine [...] doit s'étendre aussi aux points qui sont donnés comme divinement révélés par le Magistère ordinaire de toute l'Eglise dispersée sur la terre " : " fidei divinæ [...] esset [...] ad ea quoque extendenda, quæ ordinario totius Ecclesiæ per orbem dispersæ magisterio tanquam divinitus revelata traduntur (a). " Le Magistère ordinaire comprend les vérités catholiques, à savoir les conclusions théologiques (b), les faits dogmatiques (c) et les vérités philosophiques, et parmi ces dernières sont comptées les vérités naturelles au nombre desquelles rentrent l'intellectualité et l'incorruptibilité de l'âme humaine (ou de l'esprit), le libre arbitre, la morale naturelle et les faits de la Révélation (d). Ce Magistère se manifeste par ses recours fréquents à la Bible, à la Tradition, aux Pères et aux Docteurs de l'Eglise, et à ses organes propres que sont les professions de foi, les encycliques, les discours et les radio-messages pontificaux. On reconnaît l'authenticité du Magistère de l'Eglise à la constance des vérités qu'elle propose, développe et explicite, et non pas à ce qui pourrait les contredire ou les remettre en question. Points de doctrine, doctrines et dogmes peuvent ainsi se développer, mais, redisons-le, sans jamais contredire ce qui a déjà été explicité et défini (e).

 

a) Pape Pie IX, " ex ep. Tuas libenter ad archiepisc. Monaco-Frisingensem ", 21 décembre 1863, Denzinger, n° 1683.- Cf. Précis de théologie dogmatique, Mgr Bartmann, t. I, § 3, pp. 25-27, et § 7, pp. 53-60, éd. Salvator, Mulhouse 1947  ; Le Magistère ordinaire et ses organes, Vacant, pp. 98 et suiv., éd. Delhomme et Briguet, 1897  ; et l' Osservatore Romano, 17 avril 1970, Le Magistère du PONTIFE ROMAIN, par Umberto Betti, o.f.m.

b) Vérités dont chacune est déduite de deux prémisses dont l'une est révélée par la Sainte Ecriture et l'autre connue naturellement.

c) Tel saint canonisé est au Ciel, par exemple – à la seule condition que celui qui le déclare ne soit pas un antipape.

d) S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ire Partie, qu. 75, art. 2, conclusion : " Il reste que l'âme humaine, c'est-à-dire l'intelligence, l'esprit, est une réalité incorporelle et subsistante : Relinquitur igitur animam humanam, quæ dicitur intellectus vel mens, esse aliquid incorporeum et subsistens. "

e) Cf. Vacant, Etudes théologiques sur les Constitutions du Concile Vatican I, Constitution Dei Filius, éd. Delhomme et Briguet, 1895 - études portant sur le Magistère ordinaire.

 

4) Romains, V, 12 : " Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé en tous les hommes, du fait que tous ont péché [...] "

 

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Roger Verneaux, professeur à l'Institut catholique de Paris, Problèmes et mystères du mal, éd. Téqui, Paris 1956, p. 176 :

 

"  De même qu'une erreur de l'intelligence sur les premiers principes est irrémédiable parce qu'il n'y a pas d'évidence supérieure pour la corriger, de même une déviation de la volonté (a) à l'égard de la fin dernière est irréparable parce qu'il n'y a pas de bien meilleur pour l'attirer (b). Ainsi donc l'homme a péché librement, mais une fois tombé dans l'abîme, il ne peut s'en tirer si Dieu ne lui tend la main. "

 

a) Il s'agit-là d'une déviation causée par un péché mortel, c'est-à-dire par un péché opposé à l'ordre de la fin dernière et à la charité, car tous les péchés ne sont pas à mettre sur le même plan (cf. Contra Gentiles, IV, 189).

b) Cf. S. Thomas d'Aquin, Contra Gentiles, livre IV, chapitre XCV.

 

Id., liv. IV, chap. 91 :

 

" Or c'est le péché qui souille l'âme en l'enchaînant indûment aux réalités inférieures. De cette souillure elle est purifiée en cette vie par la pénitence et par les autres sacrements. "

 

5) Cf. S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, I, q. 95, a. 1, et q. 94, a. 1.

 

6) Cf. Bible, Genèse, chap. 3.

 

7) S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, 2-2, q. 163, a. 2.

 

8) S. Thomas d'Aquin, Compendium theologiæ, I, chap. 113 :

 

« La bonté divine, fin dernière de toutes choses, est en effet la nature même de Dieu. Quant à tous les autres agents doués de volonté, au contraire, leur nature n'est pas leur fin dernière, c'est pourquoi il peut y avoir en eux faute de l'action volontaire : ce qui a lieu si leur volonté reste fixée dans leur bien propre, sans tendre au-delà vers le Souverain Bien, qui est la fin dernière. Toutes les substances intellectuelles créées ont donc en elles la possibilité de faillir dans leur activité volontaire. »

 

Pape Léon XIII, Encyclique Libertas præstantissimum, § 12, Rome, le 20 juin 1888 :

 

" Et rien ne saurait être dit ou imaginé de plus absurde et de plus contraire au bon sens que cette assertion : l'homme, étant libre par nature, doit être exempté de toute loi. Car, s'il en était ainsi, il s'ensuivrait qu'il est nécessaire pour la liberté de ne pas s'accorder avec la raison, quand c'est le contraire qui est vrai, à savoir, que l'homme doit être soumis à la loi, précisément parce qu'il est libre par nature. Ainsi donc, c'est la loi qui guide l'homme dans ses actions et c'est elle aussi qui, par la sanction des récompenses et des peines, l'attire à bien faire et le détourne du péché. "

 

S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, I, q. 63, a. 1 :

 

" L'ange, aussi bien qu'une créature rationnelle quelconque, si on le considère dans sa seule nature, peut pécher. [...] Pour qu'un acte ne puisse dévier de sa rectitude, il faut qu'il trouve sa règle dans la puissance active elle-même d'où il émane. Si en effet la main de l'artisan était la règle même de la taille qu'il pratique dans le bois, le bois serait toujours coupé correctement  ; mais s'il lui faut faire appel à une règle extérieure, il y aura toujours possibilité de déviation. Or seule la divine volonté est la règle de son action : car elle n'est pas ordonnée à une fin supérieure. La volonté de la créature au contraire ne parvient à la rectitude de son acte que pour autant qu'elle se règle sur la volonté divine à laquelle appartient la fin dernière. "

 

Id., 2-2, q. 104, a. 1, sol. 2 :

 

" La volonté divine est la règle première ; toutes les volontés raisonnables sont réglées par elle. "

 

Id., I, q. 19, a. 1, c. :

 

" Ainsi, en Dieu, il est nécessaire qu'il y ait volonté, parce qu'il y a en lui intelligence. Et comme son intellection est son être même, ainsi en est-il de son vouloir. "

 

Id., I, q. 3, a. 4, c. :

 

" [...] non seulement Dieu est son essence, mais son être même. "

 

Id., I, q. 3, a. 5, sol. 2 :

 

" [...] Dieu n'est pas une mesure en proportion avec quoi que ce soit  ; s'il est dit mesure des êtres, c'est en ce sens que chacun participe l'être pour autant qu'il approche de Dieu. "

 

Le péché de l'ange - Peccabilité, nature et surnature, par Charles Journet, Jacques Maritain et Philippe de la Trinité, O. C. D., vicaire provincial de la Semi-Province des Carnes Déchaux, prof. de théologie dogmatique à la Faculté de Théologie des Carmes Déchaux à Rome (1953), qualificateur (1952), puis consulteur (1958) de la Congrégation du Saint-Office, aujourd'hui pro doctrina fidei, et membre de l'Académie pontificale romaine de Saint Thomas d'Aquin (1967), éd. Beauchesne et ses Fils, Paris 1961, page 115 :

 

" En conséquence, et nous y avons insisté dans les Etudes Carmélitaines : La règle de moralité, règle divine, est surnaturelle par rapport à tout esprit créé. - Ce point doit être mis en relief. La règle de moralité, n'étant autre que le Souverain Bien, c'est-à-dire Dieu lui-même, est, de soi, supérieure à toute créature. C'est la notion même de surnaturel qui entre en jeu.

" [...] Du point de vue de la fin dernière, du point de vue de la règle ultime de moralité, il y a et il n'y a pas d'ordre naturel : il y en a un en ce sens que notre nature spirituelle est ipso facto engagée dans le problème moral en fonction de la nature divine  ; il n'y en a pas en ce sens que la nature divine qui règle l'ordre moral, le règle précisément au titre de sa transcendance absolue, au titre de sa suréminence, bref au titre de sa 'surnature'. "

 

Jean-Marie Vaissière, Fondements de la cité, pp. 93 et 94, cercles canadiens de formation civique - Québec 1963 (ouvrage revêtu de l'Imprimatur de Mgr Georges Etienne Grandbois) :

 

" Qu'un Dieu vivant et personnel soit présenté comme la fin personnelle des êtres personnels que nous sommes, voilà qui est satisfaisant.

Tout semble inadéquat qui tend à nous écarter de cela.

Que n'a-t-on pas fait pourtant, depuis deux ou trois siècles, pour trouver cette formule qui permettrait de taire Dieu en pareil chapitre ! Concepts divers, abstractions plus ou moins ornées de majuscules. [...]

 Trompe-l'œil que ce concept de 'Nature' si souvent évoqué.

 On sait bien combien l'Eglise insiste pour faire de l'ordre naturel un des fondements de la morale. Mais parce qu'elle voit dans cet ordre naturel, l'ordre voulu par le Créateur et donc une expression de la Volonté Divine, seul principe légitime d'une morale universelle.

 L'obligation morale de l'ordre naturel n'est logiquement péremptoire et efficace, que si elle se réfère à Dieu, car c'est Dieu et Lui seul qui peut obliger une personne libre (même au plan naturel). Ordre naturel qui apparaît dès lors comme expression de la volonté de Dieu. [...]

 Sans Dieu, la nature n'est qu'un recueil de conseils. [...]

 Dieu principe de tout pouvoir, de toute obligation parce que créateur et ordonnateur d'un monde, qui ne subsiste que par Lui. Cela est raisonnable.

[...]

 Il est de plus en plus salutaire de le répéter, Dieu ou l'absurde. Dieu ou rien (a). ' Si Dieu n'existe pas, tout est permis', a écrit Dostoïevski. "

 

a) P. Fr. R. Garrigou-Lagrange, Son Existence et Sa Nature, en 2 vol., éd. Beauchesne, Paris, 1950, vol. II, 71° - Conclusion : Le vrai Dieu ou l'absurdité radicale, p. 750 :

 

" Par un singulier retour des choses, l'effort prodigieux que fait la philosophie séparée pour nier Dieu, n'aboutit qu'à une démonstration par l'absurde de son existence et de l'harmonie mystérieuse qui est en Lui. Il faut choisir : l'essence ineffable qui identifie en elle toutes les perfections absolues et, loin de les détruire, les porte à leur degré suprême, ou bien la confusion universelle et la destruction de toutes les formes du vrai et du bien dans leur identification absurde avec l'erreur et le mal. "

 

Jacques Maritain, Pour une philosophie de l'éducation, éd. Fayard, Paris, 1969, p. 150 :

 

" Si l'existence de Celui qui est l'Etre absolu et le Bien absolu n'est pas reconnue, aucune certitude de la valeur inconditionnelle et obligatoire de la loi morale et des normes de l'éthique ne peut être validement établie. "

 

Pape Léon XIII (1878-1903), Encyclique Libertas Præstantissimum sur la liberté humaine, § 13, Rome, le 20 juin 1888 :

 

Telle est, à la tête de toutes, la loi naturelle qui est écrite et gravée dans le cœur de chaque homme, car elle est la raison même de l'homme, lui ordonnant de bien faire et lui interdisant de pécher. Mais cette prescription de la raison humaine ne saurait avoir force de loi, si elle n'était l'organe et l'interprète d'une raison plus haute à laquelle notre esprit et notre liberté doivent obéissance. " - Id., § 27 : " Et, en réalité, si l'on fait dépendre du jugement de la seule et unique raison humaine le bien et le mal, on supprime la différence propre entre le bien et le mal ; le honteux et l'honnête ne diffèrent plus en réalité, mais seulement dans l'opinion et le jugement de chacun  ; ce qui plaît sera permis. "

 

Jean XXIII, Encyclique Pacem in terris, § 49, Rome, le 11 avril 1963 :

 

«  Par suite, l'autorité humaine ne peut lier les consciences que dans la mesure où elle se relie à l'autorité de Dieu et en constitue une participation. »

 

A.-D. Sertillanges, O. P., membre de l'Institut, Henri Bergson et le catholicisme, éd. Flammarion, Paris, 1941, p. 49 :

 

H. Bergson fait voir, après Henri Poincaré, qu'il n'y a pas de morale 'scientifique', pour la raison que la science formule ses lois à l'indicatif, la morale à l'impératif, et qu'il n'y a point de passage de l'un à l'autre. On peut dire, au nom de la science, que tel moyen est nécessaire pour telle fin  ; on ne peut imposer la fin, et c'est ce que fait la morale.

 Entre ces deux conceptions, H. Bergson situe et écarte aussi à bon droit la morale des purs rationalistes. La raison, comme la science, n'a de moyen de nous fournir à elle seule que des obligations conditionnelles. Faites ceci, si vous voulez obtenir cela. Mais il faut que la fin soit donnée. Par qui le sera-t-elle ? "

 

Roger Verneaux, professeur à l'Institut catholique de Paris, Problèmes et mystères du mal, éd. Téqui, Paris 1956, pp. 189, 164 :

 

Nous ne ferons aucune difficulté pour reconnaître que Dieu est en effet un 'postulat' de la morale. Il est d'abord à nos yeux, ce que Kant n'admettait pas, le fondement dernier de l'obligation  ; il est ensuite, comme Kant l'a très bien vu, le principe et la condition du règne de la justice. Mais ce n'est pas un motif suffisant pour faire un acte de foi en son existence, car un tel acte est une affirmation absolue et nous n'avons ici qu'une convenance. [...] Il faut d'abord montrer que Dieu existe, pour pouvoir ensuite fonder la morale, y compris son exigence de justice, et cela est l'affaire de la métaphysique et de la Révélation.

[...] Car d'abord, une science quelconque est incapable de poser aucune règle d'action  ; il faut pour cela changer de plan et se référer à des principes d'un autre ordre, à une idée du Bien et du Mal. "

 

9) Somme théologique, I, q. 56, a. 3 : " Les anges ont une connaissance plus puissante que les hommes. "

 

10) Le péché de l'ange, page 129, ouv. cité plus haut.

 

11) Psaumes, 126 : 1.

 

        Cela dit, un homme qui fait le bien et évite le mal n'est pas pour autant un homme qui connaît les règles nécessaires pour bâtir une cité ou pour procurer le bien public - ou pour exercer habilement tout autre art. Mais il est vrai que l'injustice engendre la révolte et celle-ci la destruction des cités, voire des civilisations, rendant ainsi vain tout ce que l'homme a édifié. Et c'est pourquoi bien des civilisations ont disparu. Platon, au cinquième siècle avant Jésus-Christ, à la fin de son " Critias ", nous avait déjà avertis.

        Faire le bien et faire bien ne signifient pas la même chose. Il ne faut pas confondre le bien de l'homme et le bien de ses œuvres.

La grâce est première, car toute œuvre accomplie sans elle n'est qu'œuvre morte (1). Autrement dit, pour nous qui sommes pécheurs (2), tout doit commencer par le sacrement de réconciliation. "Est-ce que la source, dit l'apôtre saint Jacques (III, 11), fait jaillir du même trou le doux et l'amer?".

 

1) Psaumes, 127 (126), 1 : "Si Dieu ne bâtit pas la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain." ;

 

2)  Ire Épître de S. Jean, I, 8-10 :

 

"Si nous disons : 'Nous n'avons pas de péché', nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Si nous disons : 'Nous n'avons pas de péché', nous faisons de Dieu un menteur, et Sa Parole n'est pas en nous."

 

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape, XXe Homélie sur Ezéchiel (593) :

 

 Quand un homme voue au Dieu Tout-Puissant ce qu'il a, toute sa vie, toute sa connaissance, il fait un holocauste. "

 

Lévitique, XXII, 20 :

 

" Vous n'offrirez à Dieu aucune victime qui n'ait un défaut, car elle ne serait pas agréée ".

 

Saint Marc, VIII, 35 :

 

" Celui qui veut sauver sa vie la perdra. "

 

Saint Jean, XII, 24 :

 

" Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. "

 

Id., III, 3 :

 

" Nul, s'il ne naît de nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu. "

 

Colossiens, III, 23 :

 

" Quelque soit votre travail, faites-le de (toute) votre âme, comme pour le Seigneur, et non pour des hommes ".

 

Psaumes, LI, 18-19 :

 

" Tu n'agrées pas l'holocauste. Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé. "

 

Romains, XII, 1 :

 

" Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. "

 

I Pierre, II, 4 :

 

" [...] vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, en vue d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. "

 

12) Éphésiens, 1 : 9-10 :

 

" Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres. "

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Pour la suite, cliquer sur : Morale(suite 2/2)

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Le visage du Christ qui paraît sur le Saint Suaire de Turin

 

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