Les critères de l'infaillibilité doctrinale du Magistère de l'Église de Jésus-Christ (Église catholique) : Pseudo Concile Vatican II
La nouvelle « église conciliaire » et les B’naï B’rith
(trahison manifeste de Jean XXIII et de tous ses suivants) : Collusion
scandaleuse
Sur la " nouvelle morale " et la " morale de situation " : la " nouvelle morale "
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La
morale
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La morale, ou
la science du bien et du mal, n'est en vérité connue que par Dieu, le Souverain
Bien, Bien infiniment transcendant, fin dernière morale et fin principale à
laquelle doit être subordonnée toute fin secondaire (1). Par leur
observation de la loi naturelle, les hommes, quant à eux, ne peuvent en avoir
qu'une connaissance incertaine et incomplète. Leur conduite à travers les
siècles et jusqu'à nos jours le prouve manifestement (2). Car même si la
connaissance du bien moral n'est pas une condition suffisante pour être
vertueux, nul n'en niera cependant la nécessité pour faire le bien et éviter le
mal. Pour ne prendre qu'un exemple, les " savants " de
notre temps et même des chrétiens " cultivés " n'ont
toujours pas autre chose à nous proposer que l'avortement, c'est-à-dire
l'homicide ou un crime contre l'humanité, pour prétendre résoudre le problème
de la surpopulation et de la misère dans le monde (3). Quelle solution
lamentable ! On prétend sauver l'humanité en commettant un crime collectif
contre celle-ci. Autrement dit on viole un principe au nom même de ce principe.
Ce mystérieux aveuglement souligne la déficience de notre raison et le
déséquilibre de nos passions et confirme le dogme catholique du péché originel.
Adam lui-même, le premier homme, créé d'emblée dans la grâce, avant de
commettre et de consommer son premier péché qui eut pour résultat d'introduire
le péché et la mort dans le monde (4), bien que connaissant Dieu d'une
connaissance plus haute que la nôtre (5), fut cependant séduit par le prince du
mensonge qui lui promit qu'il serait comme Dieu en pouvant se fixer à lui-même
le bien et le mal moral, s'il prenait, sur son conseil, mais à l'encontre de la
volonté expresse de Dieu, du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du
mal (6). C'est exactement ce que veut refaire notre monde déchu encouragé par
ses " élites " et séduit par leurs arguments captieux. S.
Thomas d'Aquin dit : " L'homme pécha principalement en désirant
ressembler à Dieu par la science du bien et du mal, que lui promettait
le serpent, et qui devait le rendre capable de se fixer à lui-même le bien et
le mal moral " (7). Certains anges eux-mêmes, bien que leur nature ne
soit susceptible d'aucun dérèglement à l'intérieur d'elle-même, par un acte
désordonné de leur volonté ou de leur appétit intellectuel, ont cependant péché
en n'ordonnant pas à Dieu leur bien propre (8). Ne savons-nous pas que notre
intelligence est inférieure à celle des anges et que leur nature est parfaite
et la nôtre déréglée ? (9) La leçon n'a pas été retenue.
" Pour l'ange comme pour l'homme, dit le R. P. Philippe de
1) S.
Thomas d'Aquin, Contra
Gentiles, liv. III, chap. 109 (" ad
evidentiam " et " considerandum ") :
" [...] on se rappellera comment
l'ordre des causes finales est parallèle à celui des causes efficientes :
la fin secondaire [ou subalterne] est en dépendance de la fin principale, comme l'agent
second l'est de l'agent premier. [...] Ainsi dans les causes finales, que la
fin secondaire [ou subalterne] ne soit plus dans l'axe de la cause première, et le péché
sera dans la volonté dont l'objet est le bien et la fin. [...] car l'ordre d'un
principe inférieur est en dépendance de l'ordre du principe
supérieur. "
Ibid., Somme théologique,
II-I, q.
" Dans les causes
coordonnées entre elles, l'effet dépend de la cause première plus encore que de
la cause seconde, celle-ci n'agissant que par la vertu de celle-là. Or, si la
raison humaine sert de règle et de mesure à la volonté et détermine sa bonté,
cette propriété, elle la tient de la loi éternelle qui est la raison divine.
[...] D'où il suit manifestement que la bonté de la volonté humaine dépend de
la loi éternelle plus que de la raison humaine, et que là où celle-ci fait défaut,
il faut recourir à celle-là. "
La participation de la
raison humaine à la loi éternelle ne pouvant être qu'imparfaite, il s'ensuit
que la loi naturelle, bien que prolongée par la loi humaine, a besoin d'être
également complétée par la loi divine, ancienne et nouvelle. La loi naturelle
et la loi éternelle de Dieu ne pouvant être qu'en accord, si l'on constate un
désaccord manifeste entre une loi humaine et la loi divine, on peut déclarer
infailliblement que cette loi humaine s'oppose à la loi naturelle. Après ce
constat, le législateur chrétien a alors le devoir de faire tout son possible
pour que cette loi injuste ou criminelle soit abrogée et d'en proposer une
autre qui soit en accord avec la loi divine, afin que les laïcs vivent en
parfait accord avec
2) Henri-Irénée Marrou, professeur
à
" En dépit de nos
efforts, la marche des hommes à travers le temps, prise dans sa totalité,
apparaît à nos regards angoissés comme un océan dans la nuit [...] mais
ces divers épisodes de l'aventure humaine une fois récupérés, nous n'apercevons
pas plus d'ordre et de sens dans leur enchaînement que dans la jonchée irrationnelle
des étoiles sur la voûte apparente du ciel. On voudra bien se souvenir que
c'est un historien de métier qui parle ici : il ne peut oublier
l'expérience acquise par l'exercice de son art. Je l'ait dit ailleurs (a).
[...] Pour pouvoir répondre sérieusement à la question posée : quel est le
sens de l'histoire, il faudrait pouvoir embrasser d'un seul regard la totalité
de ce qui s'est passé, de ce qui se passe et qui se passera dans le temps vécu
par les hommes, - oui, il faudrait être Dieu, 'o ôn' (o wn), Celui qui était, qui est et qui
vient (Apoc., 1, 4) [...] Nous avons acquis une vision plus complexe
et par là même moins optimiste de l'histoire : le passé ne nous apparaît
plus seulement comme l'embryogenèse de notre propre culture ; elle est
aussi et d'abord un cimetière de civilisations disparues et de cités en
ruines. "
a) Dans De la connaissance
historique, p. 58, éd. du Seuil, Paris 1966. (Cf. Aristote, Organon,
Seconds analytiques, liv. II, chap. 12 : De la simultanéité de la
cause et de l'effet, où le Philosophe nous explique que pour deux événements
séparés par un temps intermédiaire, il n'y a pas de moyen terme homogène
nécessaire à toute conclusion certaine ; cf. également le Critias de
Platon, 120a-120c.)
Abbé Henri Collin, docteur en
philosophie et en théologie, licencié ès sciences bibliques et ès
lettres-philosophie, Manuel de philosophie thomiste, tome III, p. 240,
librairie P. Téqui, éditeur, Paris 1927 :
" 689. Les forces morales
humaines. - [...] Ici les philosophes hésitent et balbutient : si les uns
exaltent la valeur morale de l'homme, les autres se plaisent à montrer ses
faiblesses, d'autres enfin se contentent de mettre en un relief saisissant son
extrême grandeur et son extrême misère parmi les autres créatures. De son côté,
l'histoire ne nous fait guère assister qu'aux déchéances successives de
l'humanité laissée à ses seules lumières et à ses seules forces et semble
découvrir en elle une impuissance notable à réaliser le type idéal de son
espèce. [...] 2° Elle [la révélation chrétienne] précise la nature, le domaine, la qualité de cette
impuissance : si l'homme est capable de faire de lui-même certains actes
naturellement bons, il ne peut moralement, en raison de la prompte fatigue de
sa volonté bientôt affaiblie par les tendances de son être sensible, observer
longtemps toute la loi même naturelle, ni même la connaître sûrement,
facilement, sans erreur par sa raison. [...]
" 690. Le progrès moral
de l'humanité. - On voit par là ce qu'il faut penser du progrès moral continu
de l'humanité à travers les âges. Sans recourir aux témoignages de la
révélation chrétienne, par exemple des premiers chapitres de l'épître de saint
Paul aux Romains, il suffit de lire l'histoire profane pour se convaincre de
l'inexactitude de cette thèse empruntée à l'évolutionnisme : non seulement
la pratique de la morale naturelle, mais la connaissance elle-même de la loi
morale a été loin de suivre une marche ascendante progressive et les déchéances
morales de peuples d'abord vertueux ne peuvent se compter. "
[...]
" 'Aujourd'hui, après
dix-huit siècles, [...] il (le christianisme) est encore, pour 400 millions de
créatures humaines, l'organe spirituel, la grande paire d'ailes indispensables
pour soulever l'homme au-dessus de lui-même, au-dessus de sa vie rampante et de
ses horizons bornés, pour le conduire, à travers la patience, la résignation et
l'espérance, jusqu'à la sérénité, pour l'emporter par-delà la tempérance, la
pureté et la bonté, jusqu'au dévouement et au sacrifice. Toujours et partout,
depuis dix-huit cents ans, sitôt que ces ailes défaillent ou qu'on les casse,
les mœurs publiques ou privées se dégradent. En Italie pendant
3) Constitution Apostolique Fidei
depositum, 11 octobre 1992, Jean-Paul II :
" Je demande donc aux pasteurs de l'Eglise et
aux fidèles de recevoir ce Catéchisme dans un esprit de communion et de
l'utiliser assidûment en accomplissant leur mission d'annoncer la foi et
d'appeler à la vie évangélique. [...] Le Catéchisme de l'Eglise catholique est
enfin offert à tout homme qui nous demande raison de l'espérance qui est
en nous (cf. 1 P 3, 15) et qui voudrait connaître ce que croit l'Eglise
catholique. "
Catéchisme de l'Eglise Catholique, éd. Mame/Plon, Paris 1992, nn.
2272, 2273, p. 465 :
" Depuis le Ier siècle,
l'Eglise a affirmé la malice morale de tout avortement provoqué. Cet
enseignement n'a pas changé. Il demeure invariable. L'avortement direct,
c'est-à-dire voulu comme une fin ou comme un moyen, est gravement contraire à
la loi morale :
'Tu ne tueras pas l'embryon par
l'avortement et tu ne feras pas périr le nouveau-né (a).'
'Dieu, Maître de la vie, a confié
aux hommes le noble ministère de la vie, et l'homme doit s'en acquitter d'une
manière digne de Lui. La vie doit donc être sauvegardée avec soin extrême dès
la conception : l'avortement et l' infanticide sont des crimes abominables
(b).'
" La coopération formelle
à un avortement constitue une faute grave. L'Eglise sanctionne d'une peine
canonique d'excommunication ce délit contre la vie humaine. 'Qui procure un
avortement, si l'effet s'ensuit, encourt l'excommunication latæ sententiæ
(c)', 'par le fait même de la commission du délit (d)' et aux conditions
prévues par le Droit (e). [...]
" Le droit inaliénable à
la vie de tout individu humain innocent constitue un élément constitutif de la
société civile et de sa législation :
'Les droits inaliénables de la
personne humaine devront être reconnus et respectés par la société civile et
l'autorité politique. Les droits de l'homme ne dépendent ni des
individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la
société et de l'Etat ; ils appartiennent à la nature humaine et sont
inhérents à la personne en raison de l'acte créateur dont elle tire son origine
. Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à
l'intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu'à la mort
(f).' "
a)
b)
Gaudium Spes, 51, § 3.
c)
CIC, can. 1398.
d)
CIC, can. 1314.
e)
Cf. CIC, can. 1323-1324.
f) Congrégation pour la doctrine de
la foi, Instr. Donum vitæ, 3.
Le nouveau " Code de
Droit Canonique " :
" Can. 1398 - Qui procure un avortement, si l'effet
s'en suit, encourt l'excommunication 'latæ sententiæ' [encourt 'ipso facto'
l'excommunication].
" Can.
1329 - § 1. Les personnes qui, avec l'intention commune de commettre un délit,
concourent au délit, et qui ne sont pas nommées expressément dans la loi ou le
précepte, sont soumises aux mêmes peines que l'auteur principal si des peines
'ferendæ sententiæ' [personne qui encourt 'ipso facto' une excommunication très
spécialement réservée au Saint-Siège] ont été établies contre lui, ou bien elles sont soumises à
d'autres peines de même gravité ou à des peines moins lourdes.
" §
2. Sont frappés de la peine 'latæ sententiæ' attachée au délit les complices
qui ne sont pas nommés par la loi ou le précepte, si le délit ne pouvait être
accompli sans leur participation et si la peine est de telle nature qu'elle
puisse les affecter eux-mêmes ; sinon ils peuvent être punis de peines
'ferendæ sententiæ'.
" Can.
1330 - Un délit qui consiste en une déclaration ou en quelque autre
manifestation de volonté ou de doctrine ou de science, doit être tenu pour non
consommé si personne n'a perçu cette déclaration ou manifestation. "
Pape Pie XII, Radio-message à la clôture de la
" Journée de la famille " en Italie, 23 mars 1952 - sur la " nouvelle morale " :
" [...] Mais où l'éducateur et
l'enfant trouveront-ils concrètement, facilement et avec certitude, la loi
morale chrétienne ? Dans la loi du Créateur imprimée dans le cœur de chacun
(cf. Romains, II, 14-16), et dans
" Contre cette doctrine,
incontestée pendant de longs siècles [magistère ordinaire - infaillible], se dressent aujourd'hui des
difficultés et des objections qu'il faut éclairer.
" Dans la doctrine morale
catholique [ "
" Le premier pas, ou, pour
mieux dire, le premier coup porté à l'édifice des règles morales
chrétiennes, devrait être de dégager - comme on prétend - de la
surveillance étroite et opprimante de l'autorité de l'Église ; libérée alors des
subtilités et des sophismes de la méthode casuistique, la morale serait ramenée
à sa forme originelle et à la détermination de la conscience individuelle.
" Chacun voit [espérons-le!] à quelles funestes conséquences
conduirait un tel bouleversement des fondements mêmes de l'éducation.
" Sans relever la manifeste
inexpérience et jeunesse de jugement [et manque de formation, la philosophie
spiritualiste traditionnelle fondant la science morale sur la métaphysique qui
nous fait connaître : a) la vraie nature de l'homme, créature spirituelle et
immortelle ; b) l'existence d'un Dieu personnel, maître, législateur et juge de
l'humanité, auteur de la loi morale obligatoire] de ceux qui soutiennent de
semblables opinions, il est bon de mettre en évidence le vice capital de
cette ' nouvelle morale '. En remettant tout critère éthique à la
conscience individuelle [avec le laisser faire de l'éducateur devenu simple
observateur],
fermée jalousement sur elle-même et rendue arbitre absolu de ses
déterminations, cette théorie, bien loin de lui aplanir le chemin, la détourne
de la vraie voie, qui est le Christ [et là c'est extrêmement grave].
" Le divin Rédempteur a
confié sa Révélation, dont font essentiellement partie les obligations morales,
non point aux simples hommes, mais à son Église, à laquelle Il a donné la
mission de les guider et de garder fidèlement ce dépôt sacré. [...] "
Ibid., Allocution à
" [...] Aujourd'hui Nous
voudrions prendre occasion de cette réunion avec vous, pour dire ce que Nous
pensons de certain phénomène qui se manifeste un peu partout, dans la vie de
foi des catholiques, qui atteint un peu tout le monde, mais particulièrement la
jeunesse et ses éducateurs [la jeunesse s'étant livrée aisément à eux], et dont votre mémoire
aussi rapporte en divers endroits les traces ; ainsi quand vous dites : '
Confondant le christianisme avec un code de préceptes et d'interdictions, les jeunes
ont le sentiment d'étouffer dans ce climat de ' morale impérative ' [ce qui est d'abord le
sentiment des éducateurs qui n'ont eu aucun mal à convaincre les jeunes dont
ils ont la charge, rendant ainsi caduque la voie ascétique] et ce n'est pas une infime
minorité qui jette par-dessus bord ' le bagage gênant ' [bien sûr!].
" Nous pourrions ainsi nommer
ce phénomène ' une nouvelle conception de la vie morale ' puisqu'il
s'agit d'une tendance qui se manifeste dans le domaine de la moralité. Or,
c'est sur les vérités de foi que se basent les principes de la moralité [par conséquent ces
principes sont intangibles] ; et vous savez bien de quelle importance fondamentale il est pour la
conservation et le développement de la foi, que la conscience du jeune homme et
de la jeune fille soit très tôt formée et se développe selon les normes morales
justes et saines. Ainsi la ' nouvelle conception de la moralité chrétienne '
touche-t-elle très directement au problème de la foi des jeunes.
" Nous avons déjà parlé de la
' nouvelle morale ' dans Notre message radiodiffusé du 23 mars dernier [voir ci-dessus]. Aujourd'hui Nous voulons dévoiler
les sources profondes de cette conception.
" Le signe distinctif de cette
morale est qu'elle ne se base point, en effet, sur les lois morales
universelles, comme, par exemple, les dix commandements, mais sur les
conditions ou circonstances réelles et concrètes [nous y sommes!] dans lesquelles on doit agir et
selon lesquelles la conscience morale individuelle a à juger et à choisir [d'où la déification de
la conscience morale individuelle et la " mort " de Dieu]. Cet état de choses est unique et
vaut une seule fois pour toute action humaine. C'est pourquoi la décision de
la conscience, affirment les tenants de cette éthique, ne peut être commandée
par les idées, les principes et les lois universelles [et il n'y a plus
véritablement de nature humaine - carence philosophique incontestable].
" [...] Les obligations
fondamentales de la loi morale se basent sur l'essence, la nature de l'homme et
sur ses rapports essentiels, et valent donc partout où se retrouve l'homme ;
les obligations fondamentales de la loi chrétienne [de "
" Du reste, Nous opposons à
l' ' éthique de situation ' trois considérations ou maximes. La
première : Nous concédons que Dieu veut premièrement et toujours l'intention
droite ; mais celle-ci ne suffit pas. Il veut aussi l'œuvre bonne. Une autre :
il n'est pas permis de faire le mal afin qu'il en résulte un bien [cf. Romains, 3 : 8 -
la contradictoire étant un principe maçonnique, la bonne action étant "
sanctifiée " par le but de l'Ordre, savoir les calomnies, les
empoisonnements, les meurtres, les parjures, les trahisons, les rebellions,
etc. - cf. l'abbé Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du
jacobinisme]. Mais
cette éthique agit - peut-être sans s'en rendre compte - d'après le principe
que la fin sanctifie les moyens. La troisième : il peut y avoir des
situations dans lesquelles l'homme, et spécialement le chrétien, ne saurait
ignorer qu'il doit sacrifier tout, même sa vie, pour sauver son âme [et cela est
capital]. Tous les
martyrs nous le rappellent. Et ceux-ci sont fort nombreux en notre temps même.
Mais la mère des Machabées et ses fils, les saintes Perpétue et Félicité,
malgré leurs nouveau-nés, Maria Goretti et des milliers d'autres, hommes et
femmes, que l'Église vénère, auraient-ils donc, contre la ' situation
', inutilement ou même à tort encouru la mort sanglante ? Non, certes, et
ils sont, dans leur sang, les témoins les plus exprès de la vérité contre la '
nouvelle morale '. [...] "
Jean-Paul II, L'Evangile de la
vie, éd. Mame/Plon, Paris 1995, § 61, p. 129 :
" C'est pourquoi, avec
l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en
communion avec les Évêques [ou plutôt les évêques
en communion avec le Pape] ceux-ci qui ont condamné l'avortement à différentes reprises et qui,
en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde,
ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine, je déclare que
l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue
toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain
innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur
- - - - - - - -
Pseudo Concile Vatican II, Constitution dogmatique De l'Eglise, Lumen
gentium, n° 25, Rome, le 21 nov. 1964 :
" Mais cette
soumission religieuse de la volonté et de l'intelligence, on doit tout
particulièrement l'offrir au Magistère authentique du Pontife Romain, même
quand il ne parle pas 'ex cathedra' ,
de telle sorte que son suprême Magistère soit respectueusement accepté et
qu'avec sincérité l'on adhère aux sentences qui émanent de lui, selon la pensée
et la volonté que lui-même manifeste ; et celles-ci se manifestent
spécialement soit par la nature des documents, soit par les répétitions fréquentes de la
même doctrine,
soit par la teneur de l'expression verbale (1). "
1) Cette deuxième alternative est-elle suffisante ? Et si c’est un
antipape ?
Jean-Paul II (caméléon qui a pris le contre-pied du Syllabus et de saint
Pie X), Lettre
"apostolique" en forme de Motu Proprio AD TUENDAM FIDEM par
laquelle sont insérées plusieurs normes dans le Code de Droit canonique et
dans le Code des Canons des Églises orientales, Rome, le 18 mai 1998 :
" Pour défendre la foi
de l'Église catholique contre les erreurs formulées par certains fidèles,
surtout ceux qui s'adonnent aux disciplines de la théologie, il m'a semblé
absolument nécessaire, à moi dont la fonction première est de confirmer mes
frères dans la foi (cf. Lc 22, 32), que, dans les textes en vigueur du Code
de Droit canonique et du Code des Canons des Églises orientales,
soient ajoutées des normes qui imposent expressément le devoir d'adhérer aux vérités
proposées de façon définitive par le Magistère de l'Église, mentionnant aussi
les sanctions canoniques concernant cette matière.
" [...]A) Le canon 750 du Code
de Droit canonique aura désormais deux paragraphes, le premier comprenant
le texte du canon actuellement en vigueur, le second comportant un nouveau
texte ; le texte complet de ce canon 750 sera donc le suivant :
Can. 750, § 1. On doit
croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de
Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de
la foi confié à l'Église et qui est en même temps proposé comme divinement
révélé par le Magistère solennel de l'Église ou par son Magistère ordinaire
et universel, à savoir ce qui est manifesté par la commune adhésion des
fidèles sous la conduite du Magistère sacré ; tous sont donc tenus d'éviter
toute doctrine contraire.
§ 2. On doit aussi
adopter fermement et faire sien tous les points, et chacun d'eux, de la
doctrine concernant la foi ou les mœurs que le Magistère de l'Église propose
comme définitifs, c'est-à-dire qui sont exigés pour conserver saintement et
exposer fidèlement le dépôt de la foi ; celui qui repousse ces points qui
doivent être tenus pour définitifs s'oppose donc à la doctrine de l'Église catholique."
Pape Pie IX, 1846-1878, Concile
Vatican I, 1869-1870, De Romani Pontificis infallibili magisterio, chap.
4, Denzinger, n° 1839 (cf. L'Eglise du Verbe incarné, Charles Journet,
t. I, pp. 567-578, VI : La définition vaticane de l'infaillibilité, éd.
Desclée De Brouwer, 1962) :
" Le Pontife romain,
lorsqu'il parle solennellement [de sa chaire : ex cathedra], c'est-à-dire lorsque,
s'acquittant de sa charge de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, il
définit, en vertu de sa suprême Autorité apostolique, la doctrine de la foi et
des mœurs [ou de la morale] qui doit être acceptée par l'Eglise universelle, jouit,
grâce à l'Assitance divine qui lui a été promise dans le bienheureux Pierre (in
beato PETRO), de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu
pourvoir son Eglise quand elle définit la doctrine de la foi et des mœurs
; c'est pourquoi de telles définitions du Pontife romain sont irréformables
par elles-mêmes (irreformabiles esse), et non en vertu du
consentement de l'Eglise (non autem ex consensu Ecclesiæ). "
Ier Concile du Vatican,
Constitution Pastor æternus, c. 4 ; Collectio Lacensis, t. 7, Acta
et decreta sacrosancti œcumenici concilii Vaticani, Fribourg en Br., 1890,
486 ; Denz., 1836, Dum., 481 :
" Car le Saint Esprit n'a pas
été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa
révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance, ils gardent saintement
et exposent fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c'est-à-dire le
dépôt de la foi."
En effet, le dépôt de
notre foi doit être gardé saintement et exposé fidèlement tout en pouvant
cependant être développé d'une manière organique ou homogène, c'est-à-dire sans
contredire ce qui a déjà été formulé, car si le vicaire du Christ se permettait d'avancer un point de doctrine
infirmant celui de l'un de ses prédécesseurs, qui pourrait alors nous assurer
qu'il ne se trompe pas à son tour ? Et s'il n'en tenait aucun compte, c'en serait fini de l'autorité
de son magistère. Il s'introduirait ainsi un désordre épouvantable dans
l'Eglise jusqu'à provoquer de graves dissensions, voire des schismes. Et c'est
pourquoi on ne doit jamais oublier les critères du magistère ordinaire et
universel de l'Eglise pour reconnaître les doctrines qui s'imposent à notre foi
et pouvoir ainsi demeurer dans la charité, la joie et la paix en attendant
patiemment des jours meilleurs ou s’en remettre à Dieu pour résoudre la crise,
à moins de croire, à tort, que nous sommes à la veille du jour où nous verrons
la cité mystique de Dieu descendre du ciel d'auprès de Dieu, brillante de la
gloire de Dieu, et s'établir en nous et parmi nous pour l'éternité (1), sachant
toujours que, selon les promesses du Christ, les portes de l'enfer ne
prévaudront pas contre son Eglise (2), même si celle-ci est éclipsée pour un temps ou si
1)
Cf. Apocalypse, XXI, 3-4, 8, 10, 23 ; XXII, 3-5, 14-15.
2)
Cf. Matthieu, XVI, 18.
3) Cf. aux Editions Delacroix (B.P.
18 - 35430 CHATEAUNEUF) "L'Eglise Eclipsée ?", Les Amis du Christ Roi, et "Petrus es tu ?" ("Es-tu Pierre ?"), Don Francesco Maria Paladino ;
cardinal Journet, "L'Eglise du Verbe incarné", I.
"Petrus es tu ?", Raisonnement Conclusif, page 167 :
"Après tous les éléments
recensés, c'est-à-dire l'hérésie de Paul VI et de Jean-Paul II,
l'infaillibilité de l'Eglise et du pape, la nécessité de la soumission à
l'Eglise et au pape, nous devons conclure que le fait que Jean-Paul II, et
avant lui Paul VI, n'est pas pape n'est pas seulement une opinion, mais une
certitude [...]."
ID., p. 115 :
" A cette étude du D.T.C.,
voici, en complément, quelques textes de divers autres théologiens sur la même
question.
" Uguaccione écrit : "
Quand le pape est tombé dans l'hérésie, il peut être jugé par les inférieurs ;
car, quand le pape tombe dans l'hérésie, il ne se rend pas supérieur, mais
inférieur à n'importe quel catholique."
" Jean le Teutonique, grand
auteur de décrets se pose la question de savoir s'il est licite d'accuser le
pape au cas où il tomberait dans l'hérésie, étant donné que les Décrétales des
pontifes et les Conciles interdisent de juger
ID., pages 87-88 :
" [...] Oui, c'est vrai. Nous
avons une religion conciliaire, donc moderniste, une fausse religion prêchée et
promue par les cadres officiels de
" [...] L'important, le vital,
c'est de rester uni à Rome et de refuser, venant des hommes, fussent-ils
évêques ou pape, ce qui s'oppose à
" [...] Quand le pape meurt,
" [...] Situation bien
inconfortable mais héroïque et méritoire [par les seuls mérites de Jésus-Christ,
car nous sommes tous pécheurs, et naturellement nés dans le péché et voués à la
colère de Dieu]."
Cardinal saint Robert Bellarmin, S.
J., Docteur de l'Eglise, "De romano pontifice", lib. 2, cap. XXX, pp. 418-420 :
" [...] il est prouvé par des
arguments d'autorité et de raison que l'hérétique manifeste est déposé ipso
facto. L'argument d'autorité se base sur saint Paul (cf. Tite, III, 10-11),
qui ordonne d'éviter l'hérétique après deux avertissements , c'est-à-dire après
qu'il ait montré une obstination manifeste. [...] Or un pape qui resterait pape
ne peut être évité, car comment peut-on nous demander d'éviter notre propre
tête ? Comment pourrions-nous nous séparer d'un membre qui nous est attaché ?
... et un hérétique manifeste n'est pas chrétien, comme l'enseigne clairement
saint Cyprien (livre IV, epist. 2), saint Athanase (Serm. 2 cont.
Arian.), saint Augustin (Lib. De gratia Christi, chap. 20), saint
Jérôme (Contr. Lucifer.) et d'autres ; c'est pourquoi un hérétique
manifeste ne peut être pape. [...] Par conséquent, de même, un pape hérétique
cesse d'être pape sans aucune déposition [il se déposerait lui-même, car le
principe : prima sedes a nimine judicatur est absolu]. ... tandis que les hérétiques,
avant même d'être excommuniés, sont hors de l'Eglise et privés de toute
juridiction. Car ils se sont déjà condamnés par leur propre sentence, comme
l'enseigne l'Apôtre (cf. Tite, III, 10-11), c'est-à-dire qu'ils sont
coupés du Corps de l'Eglise sans excommunication, comme l'explique saint
Jérôme."
Rama P. Coomaraswamy, Les
évêques sacrés suivant le nouveau rite sont-ils évêques ?, Ed. Delacroix,
B.P. 18, 35430 CHATEAUNEUF : Validité des ordinations
" Histoire de l'Eglise depuis les origines jusqu'à nos
jours ", histoire publiée sous la direction de Augustin Fliche
& Victor Martin, vol. 4, De la mort de Théodose à l'élection de Grégoire le
Grand, par P. de Gabriolle, membre de l'Institut, professeur à
" Le représentant le plus
typique de cet état d'esprit [de l'esprit de défiance à l'égard de
l'augustinisme] est
Vincent de Lérins. Nous n'avons de ce prêtre qu'un ouvrage unique et d'ailleurs
assez court, mais très remarquable : son Commonitorium. Ce ne devait
être en théorie qu'un aide-mémoire où, en utilisant surtout certains principes
posés par Tertullien dans le De praescriptione, l'auteur s'efforçait
d'établir un critérium certain de l'erreur et de l'orthodoxie. C'est en quelque
sorte un " discours de la méthode " pouvant servir d'introduction
générale à toute étude hérésiologique. Qu'elle est, se demande-t-on, la norme évidente
et indiscutable de la vérité religieuse ? Ce ne peut être l'Ecriture sainte, puisqu'elle est
utilisée à toutes fins par les hérétiques. A la même époque, d'autres, que
Vincent ne connaît pas ou du moins se garde de citer, alléguaient les autorités
des conciles et du Siège apostolique. Vincent préfère s'appuyer sur la force
massive de la tradition et du consentement universel : Quod semper ; quod
ubique, quod ab omnibus (Commonitorium : " Ce qui a
toujours été cru, en tous lieux et par tous "). Avec beaucoup
d'éloquence et de force, il démontre que la vérité orthodoxe et l'inerrance [sic] de l'Eglise n'ont jamais été
attachées à l'enseignement d'aucun docteur particulier, quel que fût son génie.
Il rappelle l'exemple mémorable d'Origène :
" Son génie était si fort, si
profond, si vif, si élégant qu'il dépassait de bien loin tous les autres ; son
fonds doctrinal, son érudition si magnifiques, qu'il y eut peu de parties des
sciences divines et à peu près aucune des sciences humaines qu'il n'ait approfondies.
[...] " (Commonitorium, XVII, trad. P. de Labriolle).
" L'Eglise reprend son bien
partout où elle le trouve [et c'est pourquoi on la qualifie de catholique ou
d'universelle]. Si
elle s'est gardée d'adopter la formule trop tentante : Quod semper, quod
ubique, elle n'a pas craint d'intégrer, en propres termes, dans ses
constitutions dogmatiques un développement très heureux de Vincent sur ce que
celui-ci appelait déjà " le progrès " [et non l'évolution !] ou la croissance de la foi, " mais sous cette réserve
que ce progrès constitue vraiment pour la foi un progrès et non un altération
", " à condition que ce développement se produise dans le même dogme,
dans le même sens et dans la même pensée " (Commonitorium, XXIII, Concile Vatican I, De
fide catholica, chap. IV, De fide et ratione, Denzinger, 1932, Enchirigion
Symbolorum, n° 1800) :
" Mais si les germes
originels ont en une certaine mesure évolué avec le temps et
maintenant s'épanouissent en leur pleine maturité, du moins le caractère
propre de la graine ne doit-il changer en aucune façon. Qu'ils prennent
apparence, forme, éclat, mais que chacun conserve la nature de son espèce. A
Dieu ne plaise que les plants de rose de la doctrine catholique se transforment
en chardons et en épines... Il est légitime que ces anciens dogmes de la
philosophie céleste se dégrossissent, se liment, se polissent avec le développement
des temps : ce qui est criminel, c'est de les altérer, de les tronquer, de
les mutiler. Ils peuvent recevoir plus d'évidence, plus de lumière et de
précision, oui : mais il est indispensable qu'ils gardent leur plénitude, leur
intégrité, leur sens propre " (Commonitorium, XXIII).
" Mais gardons-nous de déduire
de cette page justement célèbre que Vincent fut " évolutionniste " [ce qui serait
d'ailleurs une déduction erronée ou une malhonnêteté intellectuelle, car le
texte de Vincent de Lérins est suffisamment clair pour ne prêter à aucune
confusion] ; il
est au contraire profondément et jalousement conservateur : " O Timothée, conserve le dépôt, évitant les nouveautés
profanes..."
(I Tim., VI, 20-21)."
Mgr Guérard des Lauriers, « Sous
« […] Cela étant, dans
l’Église, divinement posée et habituellement vécue, comme, en outre, les
fidèles que guide l’instinct de la très sainte Foi ne croient qu’à ce qui est
révélé, on est fondé de conclure [au-dedans de l’Église, c’est-à-dire étant
supposé ce que l’on vient immédiatement de rappeler] que ce qui a été cru ‘
partout, toujours et par tous ‘, c’est-à-dire par tous les fidèles qui ont été
enseignés par le Magistère infaillible, ce qui donc a été cru de cette façon
est révélé [et
par conséquent doit être cru maintenant]. On reconnaît le critère de Saint Vincent de Lérins :
puisque telle proposition a été crue partout, toujours et par tous, elle est
révélée. Mais on voit également que ce critère ne porte de certitude [probable] que s’il est considéré à
l’intérieur de l’Église, où l’enseignement du Magistère infaillible est
expressément supposé. Le critère lérinien ne fait que réfléchir, pour la
confortation des fidèles de maintenant, par et dans la médiation des croyants
d’antan, la certitude absolue propre au Magistère infaillible qui, de par Dieu,
transcende le temps. La lumière arrive effectivement, grâce au miroir ;
mais elle vient de la source [ou de Dieu, et non du peuple !]. Au défaut de celle-ci, point
d’éclairement. De même, à défaut du Magistère infaillible, le critère lérinien
ne porterait aucune certitude.
« On voit donc qu’en
identifiant le Magistère ordinaire universel au critère lérinien, la doctrine
éconienne [de
Monseigneur Marcel Lefebvre] introduit la confusion, et par là l’erreur, de deux façons.
« D’une par le rapport
normatif ou ‘ directif ’, d’en-Haut vers l’en-bas, est remplacé par le rapport
inductif ou ‘ objectif ’ de l’en-bas vers l’en-Haut : c’est la subversion
fondamentale, familière au modernisme, que nous avons déjà observée et
dénoncée. »
- - - - - - - - - - - -
Collusion scandaleuse de la nouvelle « église conciliaire » avec le B’naï B’rith
(Trahison patente de Jean XXIII)
Journal du B’naï B’rith américain de décembre 1917, E. L.
Ehrlich, président du District européen :
« Aujourd’hui, aucun Juif au monde, qu’il se l’avoue
ou non, ne peut demeurer à l’écart de ce pays (Israël) duquel partit dans
le monde autrefois le message de Dieu et de
Allocution du docteur Marc Aron, président de la section
française du B’naï B’rith, à l’occasion de la remise du Prix international de
l’action humanitaire du district XIX (Europe) du B’naï B’rith, au cardinal
Decourtray, archevêque de Lyon (le primat des Gaules !) et ancien
président de
« (…) Les B’naï B’rith sont les Fils de l’Alliance, ils témoignent à la fois de
l’Alliance de Dieu avec son peuple, Israël, et de la vitalité du judaïsme
contemporain (1).
Souvenons-nous, faisons acte de mémoire ensemble ; il y a quelques jours,
nous commémorions la « nuit de Cristal », survenue dans l’indifférence générale de la
population allemande et des nations (2). Elle fut le prélude de la solution finale qui
conduisit à l’extermination de six millions de juifs, pour la seule raison
qu’ils étaient juifs, dans une Europe préparée par l’enseignement millénaire
du mépris à l’horreur sacrée du juif (3). Puis vint Jules Isaac (4), un
B’naï B’rith ; sa rencontre avec le Pape, c’est l’iceberg, Pseudo Vatican
II (5), Nostra Ætate, et les directives conciliaires visant à
l’éradication dans la catéchèse et dans la liturgie de tous les concepts anti
juifs (et c’est un crime de haute trahison de la part de Jean XXIII qui
renie par sa collaboration avec les ennemis du christianisme les fondements de
la foi catholique). En
vingt-cinq ans fut accompli plus de progrès dans le rapprochement
judéo-chrétien et dans la prise en compte des responsables qu’en deux mille ans (6). Et vous en fûtes, Éminence,
l’un des principaux artisans. […] Certes, il y a eu quelques béatifications
discutables pour nous, mais il y a eu aussi ajournement sine die du procès
d’Isabelle
1) Cf. l’Épître de saint Paul aux Hébreux, les
chapitres VIII à X :
a) Épître de saint Paul aux Hébreux, VII, 18 et
22 : « Ainsi, a été abrogée la première ordonnance, à cause de son
impuissance et de son inutilité, - car
b) Cf. Genèse, XII, 1-3.
c) Nous rappellerons à cette occasion que les
musulmans, selon la sourate 19 du Coran, sourate dite de Marie (c’), verset 55,
se considèrent comme les enfants de la promesse, ce qui constitue une erreur
théologique capitale qui s’oppose et au peuple d’Israël et aux chrétiens ou à
l’Ancien et au Nouveau Testament, c’est-à-dire à
c’) Sourate où Marie, sœur de Moïse et d’Aaron,
est confondue avec la mère de Jésus ; et, selon la sourate 3 de la famille
d’Imrân, où Zacharie, le père de Jean-Baptiste, est confondu avec saint Joseph,
l’époux de
d) Cf. Genèse, XVII, 15-21 ; XXI, 1-13.
e) Cf. Genèse, XXV, 19-26
f) Cf. S. Jean, VI, 63 ; S. Luc, III,
8 ; S. Matthieu, III, 9.
g) Cf. Malachie, I, 2.
h) S. Luc, III, 8 ; S. Matthieu, III, 9 ;
S. Jean, VIII, 39 et 44.
i) Cf. le Chevalier P. L. B. Drach, rabbin
célèbre converti au catholicisme en 1823, « De l’Harmonie entre
l’Église et
j) Hébreux, X, 1.
k) Cf. Apocalypse, II, 9.
l)
Cf.
m) Cf. S. Jean, IV, 22.
n)
Isaïe, LIV, 1.
o)
Genèse, XXI, 10.
2) N’exagérons quand même pas !
3) Il s’agit là manifestement de
l’enseignement de la doctrine chrétienne, c’est-à-dire de la condamnation du
christianisme dans ses fondements scripturaires avec des termes qui ne correspondent
pas à la réalité historique ni à la philosophie que nous a léguée le Docteur
angélique, base de l’édifice théologique catholique.
4) L’auteur auquel toute une génération de
lycéens doit ses manuels d’histoire.
5) Le Titanic ! Cf. le livre « Francs-Maçons
et Juifs » ou « LES JUIFS, NOS MAÎTRES » par l’abbé A. Chabauty,
Paris, 1882 ! : http://www.nostra-aetate.org/Bibliotheque/1882_Abbe-Chabauty_Les-Juifs-nos-maitres.pdf
6) Deux mille ans de christianisme,
s’entend.
7) Des erreurs de deux mille ans de
christianisme.
Jules Isaac, Jésus et Israël, 1943 :
« L’historien a le droit et le devoir, le devoir absolu, de considérer
les récits évangéliques comme des témoignages à charge, avec cette circonstance
aggravante qu’ils sont les seuls témoignages et pèsent tous les quatre du même
côté : nous
n’avons ni témoignages juifs ni témoignages païens à mettre en regard et en
balance (1). Or nulle part ce parti pris des évangélistes n’est plus apparent , plus
accentué, nulle part cette absence de documentation non chrétienne plus
déplorable que dans l’histoire de la passion […] Il n’y a pas plus acharné que
les frères ennemis : or Matthieu est juif, foncièrement juif, le plus juif
des évangélistes […] L’accusation chrétienne portée contre Israël, l’accusation
de déicide, accusation de meurtre elle-même meurtrière, est la plus grave, la
plus nocive : elle est aussi la plus inique […] Jésus a été condamné au
supplice de la croix, supplice romain, par Ponce Pilate, procurateur romain […]
Mais les quatre évangélistes, pour une fois d’accord, affirment : C’est
par les Juifs que Jésus a été livré aux Romains ; c’est sous l’irrésistible
pression des juifs que Pilate, désireux d’innocenter Jésus, l’a néanmoins fait
supplicier […] Matthieu est seul à savoir et à dire (2) que le procurateur
Pilate s’est lavé les mains, solennellement, à la mode juive, pour dégager sa
responsabilité du sang innocent qu’il se voyait contraint de verser. Seul
également à noter que « tout le peuple » s’est écrié :
« Son sang sur nous et sur nos enfants ». Marc, Luc et Jean ne
savent rien, ne
disent rien (3), ni du fameux lavement de mains ni de la terrifiante exclamation
[…] Ce
verset qui a fait tant de mal, qui a été exploité contre le peuple juif depuis
tant de siècles par tant d’auteurs chrétiens n’appartient qu’à l’évangile de
Matthieu, ne s’apparente qu’aux évangiles apocryphes et ne correspond à aucune
réalité historique.
[…] Non, Pilate ne s’est pas lavé les mains à la mode juive. Non, Pilate n’a
pas protesté de son innocence. Non, la foule juive n’a pas crié :
« Son sang sur nous et sur nos enfants ».
1) Captieux mensonge ! Et les apôtres et
les premiers chrétiens convertis ?
2) Le seul à savoir ou seulement à dire ?
3) Ne savent rien ou seulement ne disent rien ?
Id., Genèse de l’antisémitisme, 1948, page 172 :
« […] On y trouve réunis [dans les écrits de
saint Jean Chrysostome, IVe siècle] tous les griefs, toutes les
injures. […] Et tous les prédicateurs chrétiens, voyez venir les hideux
libellistes, les Streicher nazis (1). […] Dès maintenant, nous voyons la différence radicale qui
sépare le
système chrétien d’avilissement et de son imitateur moderne, le système nazi – aveugles et ignorants ceux qui
méconnaissent leurs mille liaisons profondes - : celui-ci n’a été qu’une
étape précédant l’extermination massive ; celui-là au contraire impliquait
la survie, mais une survie honteuse, dans le mépris et la déchéance ; il était donc fait pour durer, et pour nuire, supplicier lentement des
millions de victimes innocentes… » [Si nous avons bien compris, selon un membre
éminent du B’naï B’rith, le christianisme est pire que le nazisme, puisqu’il en
est le géniteur ou le père. Et les juifs de ne jamais condamner cette accusation infâme et les chrétiens de se
sentir coupables des crimes du nazisme au point d’en arriver à se repentir
d’être chrétiens ! Machination menée de main de maître de la part du B’naï
B’rith et aveuglement de la nouvelle « église conciliaire » déjà
gagnée antérieurement au pseudo Concile Vatican II par le modernisme – et par
conséquent fort vulnérable - et finalement tombée dans le piège du Malin.]
Streicher, un des
premiers membres du parti nazi qui prit part au putsch de Munich de 1925 et un
apôtre satanique de l’antisémitisme (cf. son ignoble et infâme hebdomadaire «
Der Sturmer » qu’il édita en 1923). – Cf. Internet :
http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Holocaust/Streicher.html
Pour consolider sa
position et redonner la préséance à l’ancienne alliance sur la nouvelle, rien n’était
en effet plus facile de discréditer le christianisme en le rendant responsable
de l’antisémitisme et de culpabiliser ainsi les chrétiens au point de les
amener progressivement à rejeter les fondements de leur foi et ce avec la
complicité de leur chef. C’est exactement ce qui est soutenu par Raphaël Lellouche
sur le site israélien, page 29, écrivant : « La question fondamentale, à mon avis,
qu’a dû se poser le philosophe catholique Wojtyla, c’est : “Comment et pourquoi
les catholiques en sont-ils venus à soutenir le fascisme européen ?”.
C’est à mon avis pour répondre à cette question angoissante qu’il a
engagé une critique fondamentale du holisme social du “bien commun” [et que devient le
Souverain Bien, l’Acte pur et seul Transcendant, règle ultime de moralité ou
fin dernière morale ?] et qu’il a aperçu que les bases purement thomistes de la pensée catholique
étaient gravement insuffisantes, et notamment déficientes dans leur
anthropologie et dans leur théorie de la personne (1). » - Cliquez sur : http://www.desinfos.com/
1) DesInfos.com – Karol
Wojtyla : Derrière les apparences, un géant méconnu, 9 avril 2005 – Par
Raphaël Lellouche. (La majeure partie des Juifs ne dissimulerait-elle pas sa
pensée au sujet du christianisme pour ne pas être démasquée et continuer ainsi
son œuvre de déchristianisation avec la complicité du B’naï B’rith et de
Pierre Dequènes, Le Plan divin de
« En 1994 le mémorandum qui
définissait le programme du jubilé, comprenait la déclaration de repentance et
la mise en place d’une religion universelle rétablissant l’égalité entre tous les
fils d’Israël, Chrétiens, juifs et musulmans.
« Il s’agissait de construire
une nouvelle civilisation de l’amour, fondée sur les valeurs universelles de
paix, de solidarité, de justice et de liberté, c’est-à-dire les valeurs de la
franc-maçonnerie.
« […] En ce qui concerne les
juifs orthodoxes, contrairement à ce que le pape [Jean-Paul II] affirme, il n’y a pas de
réconciliation possible, puisqu’ils ne seront jamais d’accord pour renoncer au
Talmud et à se repentir, cette fois à juste titre, pour leurs crimes passés et
présents (1). La solution du conflit est
pourtant connue, c’est la conversion du peuple juif au christianisme qui doit
arriver à la fin des temps.
« Enfin, lors de son voyage en
terre sainte, le pape [ ?] a glissé un message dans le mur des lamentations, qui est très
clair :
« ‘‘Dieu de nos prières, vous
avez choisi ABRAHAM et ses descendants pour amener votre nom aux
nations. Nous sommes profondément attristés par le comportement de ceux qui ont
fait souffrir vos enfants et nous vous demandons pardon. Nous souhaitons
nous engager dans une fraternité avec le peuple du Livre.”
« Le pape venait de désigner
les juifs [de l’ère chrétienne] comme « peuple de l’Alliance » [nouvelle].
« Ce texte qui complète la
repentance, confirme l’alignement sur le judaïsme, en gommant
« Pour le cardinal LUSTIGER,
le geste du Pape [ ?] est bien « un geste liturgique ». Le pape [ ?] a agi comme un grand prêtre juif.
« C’est bien aussi ce que
déclara le 15-05-00 Théo KLEIN (3), lors de l’inauguration du mémorial De Courtray :
« “ … en ce qui concerne la
relation entre les juifs et les chrétiens, moi je pense qu’il ne s’agit pas
d’une amélioration, je pense qu’il s’agit bien d’une RÉVOLUTION INTERNE à
l’intérieur de l’Église catholique (4). Si j’ai bien compris ce que le pape a dit à propos du
peuple juif en disant qu’il était le peuple de l’Alliance, ça veut dire que
l’Église renonce à la théorie de la substitution (5) qui a été tout de même importante
puisque les juifs étaient chassés de l’Histoire [l’ère juive] et c’était le Peuple de
Dieu, l’Église qui prenait sa place (6). Si le peuple juif retrouve ses droits dans l’esprit des
chrétiens (7),
d’être considéré comme le peuple de l’Alliance, c’est une RÉVOLUTION profonde (8). ” »
1) Cf. Israël Shahak, Histoire juive, religion
juive, 1996,
2) C’est-à-dire en
annulant la révélation chrétienne.
3) Ancien président du
Conseil représentatif des institutions juives de France.
4) Théo Klein n’avait
effectivement pas la berlue : il avait même mieux compris que la plupart
des chrétiens déjà imbibés de modernisme.
5) Cela veut dire
essentiellement que l’Église renonce à sa raison d’être ou à Jésus-Christ qui
l’a bâtie sur Pierre et sur ses successeurs authentiques.
6) Selon la doctrine de
saint Paul, l’Apôtre des Gentils, « le véritable accoucheur de l’Église »,
que Dieu avait choisi « pour ouvrir aux nations la porte de la foi »
(Actes, XIV, 27 ; Mgr Riccioti, Saint Paul apôtre, Le Concile de
Jérusalem, la dispute d’Antioche, § 349, pages 277-278, Robert Laffont,
1952).
7) Autrement dit, dans
le reniement de leur foi.
8) Une apostasie
générale, caractérisée et consommée.
Le Chevalier P. L. B.
Drach, De l’Harmonie entre l’Église
et
« Lorsque notre pensée se
reporte de la figure à la chose figurée, de l’ombre à la réalité, le peuple déicide, nous répétons dans l’amertume de notre
cœur ces paroles du prophète : “C’est sur toi que je pleure ; mes
yeux répandent des torrents de larmes” (Lam., I, 16). O nation autrefois le
peuple de Dieu, le pécule de Jéhova, comme te voilà déchue de ta
dignité ! Dans quel abîme tu t’es précipitée ! Un Dieu, ton frère
selon la chair, vient te sauver et il tombe victime de tes fureurs. Tu portes
des mains sacrilèges sur le Saint des Saints, et tu subis le sort du
premier fratricide [le sort de Caïn]. Dieu t’a éloignée de sa face, et tu n’es plus Isra-El, puissant
en Dieu (Gen., XXXII, 29). Que pourrai-je te dire, ô fille de
Jérusalem ? A qui t’égalerai-je pour adoucir ton affliction ? A qui
te comparerai-je, ô fille de Sion, pour te consoler ? car la plaie est
immense comme la mer ; qui te guérira (Lam., II, 13) ?
« O enfants d’Israël, mes
frères, le sang de Jésus-Christ, imprudemment provoqué par nos pères, ne
cessera jamais de tomber sur nous. S’il nous atteint loin de la croix, c’est la
pluie de soufre et de feu qui sort de Jéhova, hwhy tam (Gen., XIX, 24), pour châtier les
nations coupables ; mais si nous allons au-devant de lui, si pour recevoir
ces précieuses gouttes de bénédictions, nous nous plaçons sous le bois du
salut, c’est la rosée vivifiante, le baume céleste qui guérit de leurs maux
tous ceux qui viennent en ce monde (Jean, I, 9). O Caïn ! si tu fais bien,
tout te sera remis ; mais si tu ne fais pas bien, la peine t’attendra à la
porte. »
Rappelons que le 12
septembre 1874 le B’naï B’rith a conclu avec les Conseils Supérieurs du Rite
Maçonnique Ecossais un concordat de reconnaissance mutuelle qui fut signé par
Armand Levy et par Alfred Pike en tant que chef du Directoire Suprême
Dogmatique du Rite Ecossais, pour
E.-A. Chabauty,
chanoine honoraire d’Angoulême et de Poitiers, « Les Juifs, nos maîtres ! »,
préface de l’auteur, Paris, 1882 :
Maintenant que certaines
individualités juives plus ardentes et plus audacieuses, en nombre
restreint, trempent seules directement dans les horreurs des hauts
grades maçonniques, de l'Internationale et du Nihilisme, j'en conviens sans
peine. Que les trois quarts des Juifs de tout pays ignorent absolument les
manœuvres que l'on combine, les procédés dont on se sert et les instruments que
met en jeu la politique mystérieuse et satanique des Princes de leur nation,
pour atteindre le but cher à tous, j'en suis tout à fait persuadé. Que, depuis
une cinquantaine d'années, beaucoup de Juifs se convertissent, individuellement
et sincèrement, au Catholicisme, c'est une chose certaine, grâce à Dieu, et
dont je ressens la plus grande joie. Mais tout cela ne prouve rien contre ma
thèse et passe complètement à côté. Tout cela n'empêche pas que les Princes
Juifs ne puissent être, et ne soient réellement, à la tête de la maçonnerie et
de toutes ses branches, qu'ils n'en forment le conseil supérieur et la suprême
autorité, et que, enfin, toutes les opérations, tous les agissements, tous les
attentats de cette redoutable hérésie de notre âge, n'aient été, et ne soient,
en définitive, combinés, préparés et commandés par eux. D'une manière
inconsciente, mais trop véritable, ils sont, présentement plus que jamais, les
vicaires de Satan sur la terre, les généraux qui dirigent le peuple anti
chrétien, et qui préparent la venue de son dernier chef, l'Antéchrist.
Par les documents et les
développements nouveaux que je vais mettre sous les yeux de mes lecteurs,
j'espère éclaircir davantage tous ces points, confirmer amplement la thèse de Francs-Maçons
et Juifs, et justifier le titre principal donné à ce nouveau livre : les
Juifs, nos maîtres !
ID., ibid. :
Mais peut-être
objecterez-vous que ces enseignements sont devenus, dans le cours des siècles, une
lettre morte.
Tout au contraire. En s'appuyant sur ces
préceptes du Talmud et en les commentant dans leurs écrits, les docteurs juifs de
toutes les époques ont profondément inculqué à leur nation, la morale la plus
monstrueuse envers les non-juifs et particulièrement envers les chrétiens.
Je laisse de côté les six
premiers siècles qui ont suivi la publication du Talmud, et je ne prends mes
preuves qu'à partir du douzième.
Maïmonide, docteur de si
grand poids à son époque et même aujourd'hui dans la synagogue moderne,
soutenait « une morale anti-sociale ». Il « admettait avec une foi aveugle
les rêveries les plus extravagantes des rabbins. C'était un des docteurs juifs
les plus fanatiques et les plus intolérants envers les autres nations. Il enseignait
que c'est un précepte divin d’écraser d'usures les non-juifs, qu'il est
défendu de leur sauver la vie ; que, dans certains cas, on doit les
tuer, ou procurer leur mort, que c'est un péché d'avoir pitié d'eux (1)
».
Dans
son commentaire sur
Au XIIIe siècle,
le rabbin Isaïa disait de même : « L'Israélite qui s'est donné à un culte
étranger doit être considéré COMME LE CHRÉTIEN, et jeté dans la
fosse; s'il tombe dans un puits et qu'on puisse faire adroitement qu'il y
reste, qu'on le fasse (3) » ! Le rabbin Joseph Albo enseignait ceci au XVe
: « Puisque la vie de l'idolâtre (du chrétien) est à la
discrétion des juifs, à plus forte raison, son bien (4) ».
Au même siècle, un des
docteurs les plus célèbres et les plus autorisés parmi les juifs, le rabbin Isaac
Abrabanel, exhalait sa haine contre le christianisme et les chrétiens dans tous
ses ouvrages, et notamment dans son Prœco salutis, où il annonçait, pour
le siècle suivant, la venue du Messie et l'extermination par les juifs de
tous les chrétiens (5).
(1) Drach, De l'harmonie, etc.,
t. 1er, p. 558.
(2) Ibidem, p.
106. — V. aussi Buxtorfii, Synagogua judaica.
(3) Sommaire de l’Avoda-Zara.
Cod. vatic. hebraïc, n° 184, p. 65. — V. Le Juif, etc., p. 132.
(4) Joseph Albo, Fondements
de la foi, p. III, c. 25. V. De l’harmonie, etc., t. 1er,
p. 167.
(5) De l’harmonie, etc.,
t. 1er, pp. 383 et 556, t. 2, pp. 23 et 84. — Sur Abrabanel, voir
aussi les auteurs cités plus haut, Beugnot et Basnage, etc.
ID., ibid. :
Il ne m'est pas possible
de faire mes citations avec le texte même du Talmud sous les yeux : je n'ai
point à ma portée ses énormes in-folio ; mais je puiserai à des sources qui,
pour être secondaires, ne sont pas moins sûres.
1° Je prends mes
premières citations dans un manuscrit latin du XIIIe siècle (1), qui
a pour titre : Extractiones de Talmut, Extraits du Talmud.
(1) No 16.558 de la bibliothèque nationale de
Paris, fol. 231. J'emprunte tout ce que je vais dire et citer de ce manuscrit
un travail très intéressant publié par
C'est
un ouvrage qui fut composé, à la suite de la controverse sur le Talmud, engagée
en 1240, à Paris, et d'après les ordres d'Eudes de Châteauroux, chancelier de
l'Université, « dans le dessein d'éclairer les théologiens sur les erreurs, les
obscénités et les blasphèmes du Talmud, afin qu'ils ne puissent point, par
ignorance, considérer le Talmud comme un livre sans danger et qui doit être
toléré (1). »
(1) Voici quelle fut
l'origine de cette controverse, d'après ce que rapporte le manuscrit Extractiones
de Talmut dans le Prologue in secundam partem. Vers 1236, un Juif de
A la fin du manuscrit se trouvent, entre autres documents, trente-cinq
articles ou chefs d'accusation que le pape Grégoire IX avait portés contre
le Talmud. A chaque article, l'auteur ajoute un commentaire, c'est-à dire,
l'indication des endroits du Talmud où ont été puisés ces chefs d'accusation,
et en même temps les paroles incriminées des Rabbins, rédacteurs de ce code
sacré des juifs.
C'est à cette partie du
manuscrit, reproduite en entier par
L'auteur des Extractiones
de Talmut dit qu'il s'est fait aider par deux chrétiens « très érudits en
hébreu », et
Je me contente de reproduire les articles qui prouvent le plus en
faveur de mes propositions.
Article 1e r. — Les
juifs affirment que la loi qu'ils appellent Talmud a été promulguée par
Dieu.
II. Ils la disent
transmise par Dieu.
IV. Ils disent aussi que
la loi du Talmud a été conservée sans être écrite, jusqu'à ce que vinssent des
hommes qu'ils appellent docteurs et scribes, qui, de peur qu'elle ne disparût
par oubli de la mémoire des hommes, la rédigèrent en un écrit dont le volume
dépasse considérablement le texte de
V. Dans cette loi
talmudique se trouve, entre autres absurdités, que les dits docteurs et scribes
sont supérieurs aux prophètes ;
VI. Et qu'ils ont pu
renverser les paroles de la loi ;
VII. Et qu'il faut les
croire quand même ils diraient que la gauche est la droite, ou la droite, la
gauche.
Je ne donne ni ne renvoi
au Talmud, ni le commentaire dont le manuscrit des Extractiones accompagne
ces articles, parce qu'ils n'offrent pas pour nous matière à contestation. Ils
confirment tout ce qui a été dit plus haut sur l'autorité du Talmud chez les
juifs.
VIII. « Et celui qui
n’observe pas ce qu'ils disent mérite la mort. »
« Cela se lit dans
l'Ordre Moëd, traité de Erubim (fol. 21.6), chapitre Ocimpacim,
où il est dit : Rabha fait cette glose : … Mon fils, observe les paroles
des scribes plus que les paroles de la loi... ; quiconque transgresse les
paroles des scribes mérite la mort... Rab Papa dit : Cela nous enseigne que
celui qui se moque de la parole des sages est puni du châtiment de la boue
bouillante. »
[…]
X. « Parmi eux (les
scribes et les docteurs du Talmud) il y en a qui ont donné pour loi : Le
meilleur des chrétiens, tue-le. »
… « Rabbi Siméon
dit : Le meilleur des chrétiens, tue-le; le meilleur des serpents, écrase-lui
la tête… Le meilleur des chrétiens peut donc être tué comme un méchant. »
[…]
XII. « Un
chrétien peut être trompé, par ruse ou artifice, sans péché. » Ceci se lit
dans l'Ordre Yeschuot, traité Baba-Kamma (fol.
[…]
XXX. « Trois fois par
jour, dans la prière qu’ils regardent comme la plus importante, ils maudissent
les ministres de l'Eglise, les Rois, et tous les autres, mêmes juifs, qui sont
les ennemis des juifs. »
[…]
Nous pourrions assurément nous arrêter là et nous contenter de ces
extraits du Talmud. Mais nous voulons que notre thèse devienne l'évidence même.
2° Nous mettrons donc
sous les yeux de nos lecteurs d'autres extraits du Talmud analysés et résumés
par Sixte de Sienne, juif converti du XVIe siècle, dans sa Bibliothèque
sainte. Il indique soigneusement les endroits correspondants du Talmud.
— « Nous ordonnons que
tout juif, trois fois par jour, maudisse tout le peuple chrétien, et prie Dieu
de le confondre et de l'exterminer avec ses rois et ses princes. Et que surtout
les prêtres des juifs fassent trois fois le jour, dans la synagogue, cette
prière en haine de Jésus de Nazareth. » — [Tamuld (Ghémara de Babylone), ordre 1er,
traité 1, distinction (ou chapitre) 4.]
— « Dieu a prescrit aux
juifs de s'approprier par n'importe quel moyen, soit par ruse, soit par
violence, soit par usure, soit par vol, les biens des chrétiens (Ibid.). »
— « Il est prescrit à
tous les juifs de regarder les chrétiens comme des brutes, et de ne pas les
traiter autrement que comme des bêtes brutes. » (Ord. 4, tr. 8.)
— « Que le juif ne fasse
ni bien ni mal aux païens, mais qu'il s'efforce par tous les moyens possibles
d’ôter la vie au chrétien- » (Ord. 4, tr. 8. dist. 2.)
— « Si un juif voit un
chrétien sur le bord d'un précipice, il est tenu de l'y précipiter aussitôt. »
(Ord. 4, tr. 8.)
— « Les Etats chrétiens sont plus exécrables que
les états des autres peuples, et c'est un moindre péché (pour un juif) d'être
au service d'un prince païen que d'un prince chrétien. » (Ord. 2. tr. 1, dist.
2.)
— « Les églises des
chrétiens sont des maisons de perdition et des lieux d'idolâtrie que les
juifs sont tenus de détruire. (Ord. 1, tr. 1, dist. 2.)
— Les Evangiles des
chrétiens, qui doivent être intitulés : l'iniquité révélée et le péché
manifeste, doivent être brûlés par les juifs... etc... (1). »
3° Un autre témoignage que
personne ne sera tenté de récuser, c'est celui du Rabbin converti Drach, que
nous avons cité plusieurs fois, et que nous citerons souvent encore. Il a, sur
le Talmud et sa doctrine, toute la compétence désirable :
« Nous, dit-il, qui, par état, avons longtemps enseigné le Talmud et
expliqué sa doctrine, après en avoir suivi un cours spécial, pendant de longues
années, sous les docteurs israélites les plus renommés ce siècle... nous en
parlerons avec connaissance de cause et impartialité (2). »
.... « On y trouve,
continue-t-il, des passages qui déclarent que les préceptes de justice,
d’équité, de charité envers le prochain, non seulement ne sont pas
applicables à regard du chrétien, mais font un crime à celui qui
agirait autrement… Le Talmud défend expressément de sauver de la mort un non-juif,...
de lui rendre ses effets perdus,... d'en avoir pitié », etc. (3). « D'après le Talmud, le
total des préceptes de la loi de Dieu... n'est pas moins de six-cent-treize,
savoir 248 préceptes affirmatifs… et 365 négatifs » ... « Les préceptes
affirmatifs 185e et 198e ordonnent, celui-ci, de faire
l’usure aux non juifs, et celui-là, d'exterminer sans ménagements et
sans pitié les idoles et les idolâtres (4) » … On sait que les Rabbins
considèrent les chrétiens comme des idolâtres. » ... (5).
4° Enfin on lit encore
dans le Talmud, affirme à son tour M. le chevalier Gougenot des Mousseaux :
«
Descendants d'Abraham, le Seigneur vous a désignés par la bouche d'Ezéchiel :
Vous êtes mon troupeau... c'est-à-dire : vous êtes des hommes, tandis les
autres peuples du monde ne sont pas des hommes, ce sont des bêtes. » Le Seigneur a dit à Israël :
« Vous êtes les brebis de mon pâturage, vous avez la qualité d’hommes, tandis
que les nations du monde n'ont que la qualité de brutes. »...
« Les possessions des
chrétiens sont, ou doivent être réputées comme un désert, ou comme le sable
de la mer : le premier occupant en sera le vrai propriétaire (6). »
(1) Sixti Senensis Bibliotheca
Sancta, Paris, 1610, p. 124. Voir Ferrarîs, Prompta bibliotheca, au mot
hebræus, éd. Migne, nos
83-90. — V. Rohrbacher, Histoire universelle de l’Eglise
catholique, livre 70, éd. L. Vives,
Paris, 1873, t. 8, pp. 221-22.
(2) Drach, De l’harmonie
entre l’Eglise et
(3) lbid., p.
167,
et note où Drach cite : Traité Aboda-Zara, fol. 13, verso et fol. 20,
recto. Traité Baba-Kamma, fol. 29, verso.
(4) Ibid., p. 170.
(5) lbid., p. 167.
(6) Le Juif, le
Judaïsme et
Ces analyses et ces
extraits textuels suffisent, croyons-nous, pour donner une idée précise et
complète de l'esprit et des prescriptions du Talmud, par rapport au
christianisme et aux chrétiens.
Ainsi ce code sacré des
juifs enseigne positivement que l'hypocrisie, le parjure, la tromperie, la
haine, le vol et le meurtre sont non seulement permis, mais ordonnés à tout
juif à l'égard des chrétiens, et que ceux-ci ne doivent être considérés et
traités par lui que comme des animaux.
ID., ibid. :
Donc, du XVIe
à notre XIXe siècle inclusivement, les princes de Juda ont possédé
et possèdent les mêmes facilités qu'à toutes les époques antérieures, pour
diriger souverainement leur nation.
Mais ne nous imaginons
pas que cette puissance gouvernementale ne peut plus s'exercer aujourd'hui que
sur les juifs talmudistes, sur cette masse ignorante et arriérée de la race
juive, encore courbée sous le joug des Rabbins.
Quand les hauts chefs
juifs se sont décidés à faire sortir de leurs juiveries et de leur vie,
jusque-là rigoureusement talmudique, une certaine portion de leurs sujets, pour
attaquer la société chrétienne, ils ont bien eu soin de préparer et d'établir,
en dehors des Ghetto, quelque autre moyen tout aussi sur et aussi facile, afin
de tenir les juifs modernisés sous leur dépendance et de leur
transmettre leurs volontés.
Pour les juifs
militants, ils ont les loges maçonniques exclusivement judaïques. Rappelons-nous le
témoignage de ce franc-maçon protestant de Berlin qui assurait en 1802 :
« II existe encore
d'autres loges, composées exclusivement de juifs, dans lesquelles les
non-juifs n'ont pas d'accès... A Londres... il existe deux loges juives qui
ne virent jamais de chrétiens passer leur seuil. C'est là que se
réunissent tous les fils des éléments révolutionnaires qui couvent dans les
loges chrétiennes...
« A Rome, une autre
loge, entièrement composée de juifs, où se réunissent tous les fils des
trames révolutionnaires ourdies dans les loges chrétiennes, est le suprême
tribunal de
Ces loges, uniquement composées de
juifs, existent aussi dans l'autre hémisphère, aux Etats-Unis d'Amérique. Le
journal juif Les Archives israélites nous a fait connaître l'ordre
maçonnique, tout judaïque, des Béni-Bérith, ou Fils de
l'alliance (2).
(1) V. Francs-Maçons
et Juifs, 1862, pages
503 et suiv.
(2)
Tome XX, pp. 885-886. — V. Francs-Maçons et Juifs, p. 507. Fils de l’alliance : B’naï B’rith : tyrb ynb.
ID., ibid. :
Dans ces dernières années, les Princes d'Israël ont imprimé, et
continuent d'imprimer aux juifs de l'Europe orientale un mouvement d'émigration
qui, je pense, se rapporte à leur dessein de former un royaume provisoire en
Roumanie et de préparer leur retour définitif en Palestine. Ils emploient dans
ce double but tous les moyens et profitent de toutes les occasions.
L'opposition et les
réclamations énergiques du peuple roumain tout entier avaient à peu près
arrêté, de 1879 à
Après les violences
nihilistes, les chefs juifs utilisent maintenant l'agitation anti sémitique,
pour entretenir et accélérer ce mouvement d'émigration. Le gouvernement russe
s'en préoccupe et nous apprend cette nouvelle manœuvre du juif dans un document
officiel (juillet 1882) :
« Les informations du
ministère de l'intérieur, dit cette circulaire, constatent qu'un grand
nombre d'israélites, influencés par de faux bruits, répandus par les agents de
certaines associations israélites étrangères, quittent leurs foyers pour
émigrer dans d'autres pays » (voir Courrier de
Les choses doivent se
passer de la même manière en Autriche.
Il n'est pas difficile
de reconnaître dans ces « associations étrangères » l'Alliance
Israélite universelle, et dans ces « autres pays », les provinces
danubiennes. Depuis que le prince Charles a cédé à la pression juive, afin
d'être proclamé roi de Roumanie, les juifs peuvent, sans rien craindre
désormais, et doivent, de par les ordres de leurs chefs, affluer de tous
côtés dans ses États. Car ils veulent de plus, paraît-il, y préparer à leur aise
une invasion de
ID., ibid. :
Qu'on représente le juif
imprimant le mouvement au commerce, aux finances, à l'industrie, même aux
sciences et aux arts, soit, mais qu'on ne fausse pas la vérité en le montrant
sans cesse comme une malheureuse victime du « fanatisme » des chrétiens et «
des siècles de ténèbres». Les chrétiens de ce temps-là comprenaient beaucoup mieux leurs
vrais intérêts que ceux d'aujourd'hui. Ils ne voulaient se laisser ni déchristianiser,
ni ruiner, ni dominer par les juifs. Ce serait une grande
illusion de croire que les juifs n'ont été dans le monde, depuis leur
dispersion, qu'un troupeau de malheureux parias, sans force et sans soutien.
«Leur faiblesse n'était qu'apparente dit très judicieusement M. des Mousseaux
(1). Car par leur forte organisation en immense société secrète, par leur
commerce si étendu, par leur or et par leur génie, ils ont été dans le passé
une puissance redoutable, qui, aussi bien qu'à notre époque, était de force « à
ébranler jusqu'aux trônes ». Ils tentaient contre la société chrétienne du
Moyen Âge ce qu'ils font aujourd'hui contre la nôtre. Ils cherchaient à
l'ébranler, à la détruire, à s'en emparer par tous les moyens en leur pouvoir,
occultes ou publics, selon les circonstances. Mais ils n'ont pas réussi, parce
que, si cachés ou si violents qu'ils fussent, ils trouvaient devant eux la
puissante hiérarchie féodale dans laquelle ils n'avaient aucune place et ne
purent jamais pénétrer. Du haut en bas de la société, au Moyen Âge, princes et
sujets, grands et petits, avaient trop de foi, et aussi une intelligence trop
vive du vrai principe de conservation sociale, pour introduire dans leurs rangs
un révolutionnaire haineux tel que le juif. On le tolérait et on le tenait
sagement à l'écart. Mais, quand par leur orgueil et leur audace, quand par leurs
usures, leurs empiétements, leurs attaques de toutes sortes, sourdes et
patentes, contre l'ordre social et religieux, quand par leurs actes sacrilèges
et tous leurs crimes talmudiques, les juifs avaient poussé à bout la patience
du populaire chrétien, alors, ou bien les princes, par leurs ordonnances
d'expulsion, donnaient satisfaction à la juste colère des peuples, ou bien les
populations exaspérées, se faisant justice elles-mêmes, rejetaient violemment
le juif du milieu d'elles. Israël allait ailleurs refaire ses familles, sa
fortune et ses complots, et les chrétiens respiraient quelque temps en paix.
Les historiens ont
raconté trop au long et avec trop de complaisances les représailles populaires
du moyen âge contre les juifs, et trop brièvement et avec trop de teintes
adoucies les furieuses attaques des juifs contre la société chrétienne.
(1) Le Juif, etc., p. 338.
ID., ibid. :
Depuis
le dix-huitième siècle, en France, les juifs ont saisi et manié l'idée de
République, comme instrument de révolutions et de destructions. Ce genre de gouvernement
est en effet le plus propre, nous en avons la triste expérience, à accumuler
ruines sur ruines.
L'engouement pour
l'antiquité grecque et latine, inspiré par la prétendue Renaissance, avait
préparé les voies à cette idée qui, sans ce précédent, n'aurait pu ni prendre,
ni vivre chez un peuple essentiellement catholique et monarchique. Les juifs
n'ont pas eu de difficulté à faire adopter aux loges templières le gouvernement
républicain, comme le chemin le plus rapide pour arriver à satisfaire leur
haine contre les rois de France et contre les papes. Il paraît certain
aujourd'hui que les chefs de notre grande Révolution n'avaient point, dans le
commencement, le dessein de renverser la monarchie et de la remplacer par
(1) Voir Revue du
Monde catholique, avril, mai et juin 1879, Journal d'un bourgeois de
Paris sous
ID., ibid. :
Terminons par quelques témoignages
plus récents, pris chez les juifs contemporains :
« Le Talmud, dit l’Univers
Israélite, n'est pas seulement le CODE CIVIL ET ECCLÉSIASTIQUE DU JUDAÏSME,
mais il est une œuvre de haute importance pour le savant. On ne saurait nier
que les auteurs du Talmud ont bien mérité des juifs (1).
« Le Talmud pendant deux
mille ans a été, et IL EST ENCORE, UN OBJET DE VÉNÉRATION pour les israélites,
dont il est le Code religieux (2). »
1) Univers israélite, XII, p. 568, août 1866, Paris. Ce journal était, à cette
époque, l'organe des Juifs modernisés, appelés orthodoxes, c’est-à-dire des
Réformés talmudistes.
2)
Même journal, p. 152, juin 1867.
ID., ibid. :
Ce serait une erreur de
penser que ce silence de l'histoire équivaut à une disparition réelle des
princes de l'exil, et que, depuis ce onzième siècle, les juifs n'eurent plus de
pouvoir central ni de chefs souverains. Jusqu'à présent les historiens l'ont
formellement affirmé; mais c'est parce que, jugeant selon les procédés de la
critique ancienne, ils ont tenu compte uniquement de l'histoire extérieure.
Aujourd'hui la lumière est faite sur tout un ordre de causes dans les
événements historiques, sur lequel on n'avait point porté précédemment une
assez sérieuse attention. Nous avons appris, à nos dépens, nous surtout catholiques,
que, depuis plus d'un siècle, les bouleversements religieux, politiques et
sociaux, dans les deux mondes, ont dépendu, le plus souvent, de causes
occultes, qui seules les rendent vraiment explicables et compréhensibles. Ceci ne peut plus être nié
: au-dessous de l'histoire apparente, il y a eu, et il y a encore une histoire
souterraine.
ID., ibid. :
J'ai exposé ailleurs par
quels moyens je croyais possible, à l'heure actuelle, de lutter avec quelque
succès contre l'action politique et anti sociale du juif, et de la ralentir
quelque peu (1). Un des principaux, disais-je, ce serait de donner la publicité
la plus grande à cette vérité que, en toute contrée, et particulièrement en
France, toutes choses sont menées par les Princes de Juda et par leurs sujets,
israélites et Francs-Maçons.
Mais ici je proposerai un procédé qui me semble appelé à
plus de réussite, à savoir : UNE LIGUE UNIVERSELLE de prières ferventes et
assidues, dans l'intention d'obtenir
(1) Dans le Courrier de
Quelle précieuse recrue pour l'Eglise que la conversion de
cette nation juive, dont il est juste de reconnaître les merveilleuses qualités
naturelles ! Ce peuple n'a pas été en vain autrefois le peuple de Dieu, choisi
et formé par lui. Il est bien déchu ; mais, comme l'ange tombé, il a conservé
les dons de sa nature première.
Comment ne pas s'intéresser à de si magnifiques ruines !
J'avoue que, pour moi, malgré tout le mal qu'elle nous fait
et veut nous faire, je ne puis m'empêcher d'aimer cette race juive, de
m'intéresser vivement à tout ce qui la regarde, à tous ses mouvements dans le
monde, à tous ses progrès. C'est la race à laquelle appartiennent Jésus, Marie
et Joseph, les Apôtres et les premiers chrétiens.
Verrons-nous en effet, plus ou moins tôt, le juif devenu
catholique opérer dans le monde cet immense changement et réaliser l'unité
spirituelle prédite par l'Evangile : unum ovile et unus pastor; ou bien,
après avoir été le restaurateur de l'empire de Satan, Israël, rejetant
miraculeusement le bandeau de ses yeux et prosterné aux pieds du Messie
véritable, sera-t-il pour l'Eglise une suprême consolation et un dernier appui
? Problème scriptural d'une solution ardue !...
Toujours est-il que, d'après la doctrine formelle de saint
Paul, le rejet de la nation juive ayant été un très grand bien pour les
gentils, sa conversion devra apporter au monde un avantage d'un ordre spécial
et extraordinaire : vita ex mortuis (1).
Prions donc ardemment pour la conversion des juifs et
des Francs-Maçons, leurs prosélytes.
http://www.barruel.com/a-mort-la-france.html
(Avril 2009) :
« […] Ceux qui gueulent que la terre entière est
raciste et antisémite... c'est l'ADL - anti defamation league - ... issue d'une secte nommée B'nai
B'rith... les
potes aux pires sectes satanico-lucifériennes débiles que la terre porte...
comme vous pouvez le constater à la lecture des documents ci-dessous... qui n'ont pas peur de
faire massacrer des gens de leur propre peuple... justes innocents... B'nai
B'rith...
AMORC... franc-maçonnerie... rose-croix... et leurs amis théosophes...
Martinistes... OTO... accompagnés des Skull and Bones... Aidés par Elie
Wiesel... grand ami de la famille des bouchers Bush... Bouchers Bush... membres
de la fraternité de mort... l'ordre des Skull and Bones... dont un des membres de
la famille Bush finançait un certain... Hitler... […]»
Ibid. :
« […] Pardon... c'est vrai... toute
cette clique là n'est pas raciste... c'est juste... la "race élue"...
comme le pensent et le disent certains... et donc ils ont tous les droits...
Ils sont juste à l'opposé des frères Lémann... de... Saint Paul... mais
aussi... d'Israel Adam Shamir (SITE)
et de tous ses amis... interdits à la lecture ici en France... du genre Michael
A. Hoffman (SITE) dont les livres ne
seront jamais traduits et diffusés en français alors que l'auteur aimerait bien
-, Henry Makow (SITE) ami de Shamir
et ses excellents articles connus mais "ignorés"... sous peine... de
mort ???... Israel Shahak et bien d'autres encore... dont l'ancien rabbin Drach... auteur d'un bon livre intitulé
"De l'harmonie entre l'église et la synagogue"... que vous connaissez
tous... bien sûr... Depuis que des juifs massacrent... l'humanité...
innocente... ils pourraient bien demander... juste... pardon... non ??? […] »
L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes, Le
Temps après
« Les farouches
auxiliaires de la colère du Tout-Puissant contre Rome idolâtre, après avoir
réduit en poudre les faux dieux, doivent être domptés à leur tour; et cette
seconde victoire sera l'œuvre des Martyrs assistant l'Eglise de leurs miracles,
comme la première fut celle de leur foi méprisant la mort et les tourments (1).
La manière reçue en nos jours d'écrire l'histoire
ignore cet ordre de considérations ; ce ne peut être
une raison pour nous de sacrifier à l'idole : l'exactitude dont se targue en ses données la science de ce siècle, n'est qu'une preuve
de plus que le faux s'alimente
d'omissions souvent mieux que d'affirmations directement contraires au vrai. »
1)
I
S. Jean, V, 4.
- - - - - - - - - - - -
Marcel de Corte, " Le
Temple écroulé " (II), revue Itinéraires, n° 165, p. 230-231) :
" L'homme et le monde sont
entrés dans une ère de mouvement perpétuel inconnu des âges précédents. Le devenir est désormais
l'ersatz de l'être et le progrès le substitut de la vie éternelle. L'intelligence n'a plus à se
conformer aux choses. C'est aux choses, qu'elle crée [engendre] continuellement, à se conformer à
ses injonctions. La notion de vérité se trouve de la sorte complètement
invertie [et
pervertie]. Et comme l'intelligence
change sans cesse en fonction du monde artificiel qu'elle crée [engendre] et qui la laisse
continuellement insatisfaite, le principe de contradiction s'évapore : ce qui était vrai hier, du point
de vue de cette intelligence pervertie, ne l'est plus aujourd'hui, son point de
vue ayant changé, et ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera plus demain ."
[Et
adieu à l'infaillibilité du Magistère ordinaire de l'Eglise ! - tout se tient.]
Il faut bien savoir que
le Magistère ordinaire de l'Eglise, bien qu'il diffère par son mode
d'expression du Magistère solennel, est également infaillible, lorsque le
Pontife romain propose des vérités comme divinement révélées. " La foi divine [...]
doit s'étendre aussi aux points qui sont donnés comme divinement révélés par le
Magistère ordinaire de toute l'Eglise dispersée sur la terre " :
" fidei divinæ [...] esset [...] ad ea quoque extendenda, quæ
ordinario totius Ecclesiæ per orbem dispersæ magisterio tanquam divinitus
revelata traduntur (a). " Le Magistère ordinaire comprend les vérités
catholiques, à savoir les conclusions théologiques (b), les faits dogmatiques
(c) et les vérités philosophiques, et parmi ces dernières sont comptées les
vérités naturelles au nombre desquelles rentrent l'intellectualité et
l'incorruptibilité de l'âme humaine (ou de l'esprit), le libre arbitre, la
morale naturelle et les faits de
a) Pape Pie IX, " ex ep. Tuas
libenter ad archiepisc. Monaco-Frisingensem ", 21
décembre 1863, Denzinger, n° 1683.- Cf. Précis de théologie dogmatique, Mgr Bartmann, t.
I, § 3, pp. 25-27, et § 7, pp. 53-60, éd. Salvator, Mulhouse 1947 ; Le
Magistère ordinaire et ses organes, Vacant, pp. 98 et suiv., éd. Delhomme
et Briguet, 1897 ; et l' Osservatore Romano, 17 avril 1970,
Le Magistère du PONTIFE ROMAIN, par Umberto Betti, o.f.m.
b) Vérités dont chacune est déduite
de deux prémisses dont l'une est révélée par
c) Tel saint canonisé est au Ciel,
par exemple – à la seule condition que celui qui le déclare ne soit pas un
antipape.
d) S. Thomas d'Aquin, Somme
théologique, Ire Partie, qu. 75, art. 2, conclusion :
" Il reste que l'âme humaine, c'est-à-dire l'intelligence, l'esprit,
est une réalité incorporelle et subsistante : Relinquitur igitur animam
humanam, quæ dicitur intellectus vel mens, esse aliquid incorporeum et
subsistens. "
e) Cf. Vacant, Etudes
théologiques sur les Constitutions du Concile Vatican I, Constitution Dei
Filius, éd. Delhomme et Briguet, 1895 - études portant sur le Magistère
ordinaire.
4) Romains, V, 12 : " Voilà
pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et
par le péché la mort, et qu'ainsi la mort a passé en tous les hommes, du fait que
tous ont péché [...] "
- - - - - - - -
Roger Verneaux, professeur à
l'Institut catholique de Paris, Problèmes et mystères du mal, éd. Téqui,
Paris 1956, p. 176 :
" De même qu'une
erreur de l'intelligence sur les premiers principes est irrémédiable parce
qu'il n'y a pas d'évidence supérieure pour la corriger, de même une déviation
de la volonté (a) à l'égard de la fin dernière est irréparable parce qu'il n'y
a pas de bien meilleur pour l'attirer (b). Ainsi donc l'homme a péché
librement, mais une fois tombé dans l'abîme, il ne peut s'en tirer si Dieu ne
lui tend la main. "
a) Il s'agit-là d'une déviation
causée par un péché mortel, c'est-à-dire par un péché opposé à l'ordre de la
fin dernière et à la charité, car tous les péchés ne sont pas à mettre sur le
même plan (cf. Contra Gentiles, IV, 189).
b) Cf. S. Thomas d'Aquin, Contra
Gentiles, livre IV, chapitre XCV.
Id., liv. IV, chap. 91 :
" Or c'est le péché qui
souille l'âme en l'enchaînant indûment aux réalités inférieures. De cette
souillure elle est purifiée en cette vie par la pénitence et par les autres
sacrements. "
5) Cf. S. Thomas d'Aquin, Somme
théologique, I, q.
6) Cf. Bible, Genèse, chap. 3.
7) S. Thomas d'Aquin, Somme
théologique, 2-2, q.
8)
S. Thomas d'Aquin, Compendium theologiæ, I, chap. 113 :
« La
bonté divine, fin dernière de toutes choses, est en effet la nature même de
Dieu. Quant à tous les autres agents doués de volonté, au contraire, leur
nature n'est pas leur fin dernière, c'est pourquoi il peut y avoir en eux faute
de l'action volontaire : ce qui a lieu si leur volonté reste fixée dans
leur bien propre, sans tendre au-delà vers le Souverain Bien, qui est la fin
dernière. Toutes
les substances intellectuelles créées ont donc en elles la possibilité de
faillir dans leur activité volontaire. »
Pape Léon XIII, Encyclique Libertas
præstantissimum, § 12, Rome, le 20 juin 1888 :
" Et rien ne saurait être
dit ou imaginé de plus absurde et de plus contraire au bon sens que cette
assertion : l'homme, étant libre par nature, doit être exempté
de toute loi. Car, s'il en était ainsi, il s'ensuivrait qu'il est nécessaire
pour la liberté de ne pas s'accorder avec la raison, quand c'est le
contraire qui est vrai, à savoir, que l'homme doit être soumis à la loi,
précisément parce qu'il est libre par nature. Ainsi donc, c'est la loi qui
guide l'homme dans ses actions et c'est elle aussi qui, par la sanction des
récompenses et des peines, l'attire à bien faire et le détourne du péché. "
S. Thomas d'Aquin, Somme
théologique, I, q.
" L'ange, aussi bien
qu'une créature rationnelle quelconque, si on le considère dans sa seule
nature, peut pécher. [...] Pour qu'un acte ne puisse dévier de sa rectitude, il
faut qu'il trouve sa règle dans la puissance active elle-même d'où il émane. Si
en effet la main de l'artisan était la règle même de la taille qu'il pratique
dans le bois, le bois serait toujours coupé correctement ; mais s'il lui
faut faire appel à une règle extérieure, il y aura toujours possibilité de
déviation. Or seule la divine volonté est la règle de son action : car
elle n'est pas ordonnée à une fin supérieure. La volonté de la créature au
contraire ne parvient à la rectitude de son acte que pour autant qu'elle se
règle sur la volonté divine à laquelle appartient la fin dernière. "
Id., 2-2, q.
" La volonté divine est
la règle première ; toutes les volontés raisonnables sont réglées par
elle. "
Id., I, q.
" Ainsi, en Dieu, il est
nécessaire qu'il y ait volonté, parce qu'il y a en lui intelligence. Et comme
son intellection est son être même, ainsi en est-il de son vouloir. "
Id., I, q.
" [...] non seulement
Dieu est son essence, mais son être même. "
Id., I, q.
" [...] Dieu n'est pas
une mesure en proportion avec quoi que ce soit ; s'il est dit mesure des
êtres, c'est en ce sens que chacun participe l'être pour autant qu'il approche
de Dieu. "
Le péché de l'ange - Peccabilité,
nature et surnature, par
Charles Journet, Jacques Maritain et Philippe de
" En conséquence, et nous
y avons insisté dans les Etudes Carmélitaines : La règle de
moralité, règle divine, est surnaturelle par rapport à tout esprit créé. -
Ce point doit être mis en relief. La règle de moralité, n'étant autre que le
Souverain Bien, c'est-à-dire Dieu lui-même, est, de soi, supérieure à toute
créature. C'est la notion même de surnaturel qui entre en jeu.
" [...] Du point de
vue de la fin dernière, du point de vue de la règle ultime de moralité,
il y a et il n'y a pas d'ordre naturel : il y en a un en ce sens
que notre nature spirituelle est ipso facto engagée dans le problème
moral en fonction de la nature divine ; il n'y en a pas en ce sens que
la nature divine qui règle l'ordre moral, le règle précisément au titre de sa
transcendance absolue, au titre de sa suréminence, bref au titre de sa
'surnature'. "
Jean-Marie Vaissière, Fondements
de la cité, pp. 93 et 94, cercles canadiens de formation civique - Québec
1963 (ouvrage revêtu de l'Imprimatur de Mgr Georges Etienne Grandbois) :
" Qu'un Dieu vivant et
personnel soit présenté comme la fin personnelle des êtres personnels que nous
sommes, voilà qui est satisfaisant.
Tout semble inadéquat qui tend à
nous écarter de cela.
Que n'a-t-on pas fait pourtant, depuis
deux ou trois siècles, pour trouver cette formule qui permettrait de taire Dieu
en pareil chapitre ! Concepts divers, abstractions plus ou moins ornées de
majuscules. [...]
Trompe-l'œil que ce concept
de 'Nature' si souvent évoqué.
On sait bien combien l'Eglise
insiste pour faire de l'ordre naturel un des fondements de la morale. Mais
parce qu'elle voit dans cet ordre naturel, l'ordre voulu par le Créateur et
donc une expression de
L'obligation morale de
l'ordre naturel n'est logiquement péremptoire et efficace, que si elle se
réfère à Dieu, car c'est Dieu et Lui seul qui peut obliger une personne libre
(même au plan naturel). Ordre naturel qui apparaît dès lors comme expression de
la volonté de Dieu. [...]
Sans Dieu, la nature n'est
qu'un recueil de conseils. [...]
Dieu principe de tout
pouvoir, de toute obligation parce que créateur et ordonnateur d'un monde, qui
ne subsiste que par Lui. Cela est raisonnable.
[...]
Il est de plus en plus
salutaire de le répéter, Dieu ou l'absurde. Dieu ou rien (a). ' Si Dieu
n'existe pas, tout est permis', a écrit Dostoïevski. "
a) P. Fr. R. Garrigou-Lagrange, Son
Existence et Sa Nature, en 2 vol., éd. Beauchesne, Paris, 1950, vol. II,
71° - Conclusion : Le vrai Dieu ou l'absurdité radicale, p.
750 :
" Par un singulier retour
des choses, l'effort prodigieux que fait la philosophie séparée pour nier Dieu,
n'aboutit qu'à une démonstration par l'absurde de son existence et de
l'harmonie mystérieuse qui est en Lui. Il faut choisir : l'essence
ineffable qui identifie en elle toutes les perfections absolues et, loin de les
détruire, les porte à leur degré suprême, ou bien la confusion universelle et
la destruction de toutes les formes du vrai et du bien dans leur identification
absurde avec l'erreur et le mal. "
Jacques Maritain, Pour une
philosophie de l'éducation, éd. Fayard, Paris, 1969, p. 150 :
" Si l'existence de Celui
qui est l'Etre absolu et le Bien absolu n'est pas reconnue, aucune certitude de
la valeur inconditionnelle et obligatoire de la loi morale et des normes de
l'éthique ne peut être validement établie. "
Pape Léon XIII (1878-1903),
Encyclique Libertas Præstantissimum sur la liberté humaine, § 13, Rome,
le 20 juin 1888 :
" Telle est, à la tête
de toutes, la loi naturelle qui est écrite et gravée dans le cœur de chaque
homme, car elle est la raison même de l'homme, lui ordonnant de bien faire et
lui interdisant de pécher. Mais cette prescription de la raison humaine ne
saurait avoir force de loi, si elle n'était l'organe et l'interprète d'une
raison plus haute à laquelle notre esprit et notre liberté doivent
obéissance. " - Id., § 27 : " Et, en réalité,
si l'on fait dépendre du jugement de la seule et unique raison humaine le bien et
le mal, on supprime la différence propre entre le bien et le mal ; le
honteux et l'honnête ne diffèrent plus en réalité, mais seulement dans
l'opinion et le jugement de chacun ; ce qui plaît sera
permis. "
Jean XXIII, Encyclique Pacem in
terris, § 49, Rome, le 11 avril 1963 :
« Par suite, l'autorité
humaine ne peut lier les consciences que dans la mesure où elle se relie à
l'autorité de Dieu et en constitue une participation. »
A.-D. Sertillanges, O. P., membre
de l'Institut, Henri Bergson et le catholicisme, éd. Flammarion, Paris,
1941, p. 49 :
" H. Bergson fait
voir, après Henri Poincaré, qu'il n'y a pas de morale 'scientifique', pour la
raison que la science formule ses lois à l'indicatif, la morale à l'impératif,
et qu'il n'y a point de passage de l'un à l'autre. On peut dire, au nom de
la science, que tel moyen est nécessaire pour telle fin ; on ne peut
imposer la fin, et c'est ce que fait la morale.
Entre ces deux conceptions,
H. Bergson situe et écarte aussi à bon droit la morale des purs rationalistes.
La raison, comme la science, n'a de moyen de nous fournir à elle seule que des
obligations conditionnelles. Faites ceci, si vous voulez obtenir cela. Mais il
faut que la fin soit donnée. Par qui le sera-t-elle ? "
Roger Verneaux, professeur à
l'Institut catholique de Paris, Problèmes et mystères du mal, éd. Téqui,
Paris 1956, pp. 189, 164 :
" Nous ne ferons
aucune difficulté pour reconnaître que Dieu est en effet un 'postulat' de la
morale. Il est d'abord à nos yeux, ce que Kant n'admettait pas, le
fondement dernier de l'obligation ; il est ensuite, comme Kant l'a
très bien vu, le principe et la condition du règne de la justice. Mais ce
n'est pas un motif suffisant pour faire un acte de foi en son existence, car un
tel acte est une affirmation absolue et nous n'avons ici qu'une convenance.
[...] Il faut d'abord montrer que Dieu existe, pour pouvoir ensuite fonder
la morale, y compris son exigence de justice, et cela est l'affaire de la
métaphysique et de
[...] Car d'abord, une science
quelconque est incapable de poser aucune règle d'action ; il faut pour
cela changer de plan et se référer à des principes d'un autre ordre, à une idée
du Bien et du Mal. "
9) Somme théologique, I, q.
10) Le péché de l'ange, page
129, ouv. cité plus haut.
11) Psaumes, 126 : 1.
Cela dit, un homme qui
fait le bien et évite le mal n'est pas pour autant un homme qui connaît les
règles nécessaires pour bâtir une cité ou pour procurer le bien public - ou
pour exercer habilement tout autre art. Mais il est vrai que l'injustice
engendre la révolte et celle-ci la destruction des cités, voire des
civilisations, rendant ainsi vain tout ce que l'homme a édifié. Et c'est
pourquoi bien des civilisations ont disparu. Platon, au cinquième siècle
avant Jésus-Christ, à la fin de son " Critias ",
nous avait déjà avertis.
Faire le bien et faire bien ne signifient pas la même chose.
Il ne faut pas confondre le bien de l'homme et le bien de ses œuvres.
La grâce est première,
car toute œuvre accomplie sans elle n'est qu'œuvre morte (1). Autrement dit,
pour nous qui sommes pécheurs (2), tout doit commencer par le sacrement de
réconciliation. "Est-ce que la source, dit l'apôtre saint Jacques (III,
11), fait jaillir du même trou le doux et l'amer?".
1) Psaumes, 127 (126), 1 :
"Si Dieu ne bâtit pas la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en
vain." ;
2) Ire Épître de
S. Jean, I, 8-10 :
"Si nous disons : 'Nous n'avons
pas de péché', nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité n'est pas en nous.
Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos
péchés et nous purifier de toute iniquité. Si nous disons : 'Nous n'avons pas
de péché', nous faisons de Dieu un menteur, et Sa Parole n'est pas en
nous."
Saint Grégoire le Grand (v.
540-604), pape, XXe Homélie sur Ezéchiel (593) :
" Quand un homme
voue au Dieu Tout-Puissant ce qu'il a, toute sa vie, toute sa connaissance, il fait
un holocauste. "
Lévitique, XXII, 20 :
" Vous n'offrirez à
Dieu aucune victime qui n'ait un défaut, car elle ne serait pas agréée ".
Saint Marc, VIII, 35 :
" Celui qui veut sauver
sa vie la perdra. "
Saint Jean, XII, 24 :
" Si le grain de blé
tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. "
Id., III, 3 :
" Nul, s'il ne naît de
nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu. "
Colossiens, III, 23 :
" Quelque soit votre
travail, faites-le de (toute) votre âme, comme pour le Seigneur, et non pour
des hommes ".
Psaumes, LI, 18-19 :
" Tu n'agrées pas
l'holocauste. Le sacrifice à Dieu, c'est un esprit brisé. "
Romains, XII, 1 :
" Je vous exhorte donc,
frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant,
saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte
raisonnable. "
I Pierre, II, 4 :
" [...] vous-mêmes, comme
des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint
sacerdoce, en vue d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par
Jésus-Christ. "
12) Éphésiens, 1 :
9-10 :
" Le Dieu et Père de
notre Seigneur Jésus Christ nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce
dessein bienveillant qu'Il avait formé en lui par avance, pour le réaliser
quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul
Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres. "
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Pour la suite, cliquer sur : Morale(suite 2/2)
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Le
visage du Christ qui paraît sur le Saint Suaire de Turin
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