Virgo-Maria.org
vendredi 2 mai 2008
Beato de Liebana (IXe
siècle) prophétise la fausse église conciliaire
Un des plus grands saints de langue espagnole, contemporain de Saint
Charlemagne, souvent surnommé « Le Saint Hilaire de l’Espagne, a
prophétisé, il y a plus de douze siècles, la
situation actuelle de l’Eglise, sur la
base du commentaire de l’Apocalypse. Son texte rejoint étonnamment
et confirme les conclusions de Rore Sanctifica
sur l’invalidité du clergé conciliaire, dont les faux prêtres sont ordonnés par
des faux évêques sacrés dans le rite invalide de 1968 :
« La terre ce sont
les évêques, les prêtres et la fausse religion qui, sous couvert de sainteté,
paraissent œuvrer tranquillement, sans s'agiter, se faisant passer pour ministres
de l'Eglise et n'en étant point…" Beato de Liebana
La découverte récente d’un commentaire
de l’Apocalypse rédigé à l’époque de Charlemagne par Beato
de Liebana rejoint de façon spectaculaire la
publication du 2 août 2005 du tome I du Comité International Rore Sanctifica (CIRS) intitulé « Invalidité du
rite de Consécration épiscopale de Pontificalis
Romani, promulgué le 18 juin 1968 par Giovanni-Battista
Montini-Paul VI » (Editions Saint-Remi).
Les deux textes déclarent, l’un sur la
base du texte révélé de l’Apocalypse de Saint Jean et l’autre sur la base du
nouveau rite de consécration épiscopale promulgué (Pontificalis
Romani) par Montini-Paul VI le 18 juin 1968, l’invalidité
de hiérarchie conciliaire qui a pris l’apparence du clergé catholique mais qui
ne l’est point, en étant désormais réduit à n’être qu’un pseudo-clergé
néo-anglican entièrement dépourvu de tout pouvoir sacrificiel et sacramentel (Potestas Ordinis).
Cette convergence est historique et
spectaculaire.
Elle vient appuyer par une autorité
ancienne de plus de douze siècles les conclusions du CIRS.
Extrait du
commentaire de l’Apocalypse par Beato de Liebana avant l’an 798 :
"… on voit à présent des
ennemis dans l'Eglise, (…) en d'autres temps c'eut été un blasphème que de dire
qu'ils se trouvent au sein de l'Eglise et que ce sont eux qui la persécutent"
(+ Beato de Liebana, mort
en 798, Œuvres complètes, Commentaire de l'Apocalypse de Saint Jean, Ed.
B.A.C., Madrid, 1995, p.485).
"Le serpent donna son
pouvoir à la Bête, ayant des faux frères au sein de l'Eglise, qui semblent
en faire partie, mais lui sont opposés. C'est par ceux-ci que le diable
réalise ses menées contre ceux qu'il prétend séduire et qui, eux, appartiennent
à l'Eglise (…), celui qui, en simulant la sainteté semble faire partie de
l'Eglise mais ne lui appartient pas en réalité; le diable a inventé cette
supercherie afin de pouvoir mieux parvenir à en imposer aux religieux au nom de
la religion. (…) Il maintient dans l'Eglise tous ceux qui, déguisés en
brebis, ont l'air vertueux mais au-dedans ce sont des loups rapaces. Voilà
la raison pour laquelle ils ne sont pas découverts comme le sont les autres
hommes carrément mauvais, mais encore les considère-t-on comme des saints;
co-intéressés à la même intrigue, ils sont
maintenus par le diable au sein de l'Eglise, parmi la multitude, sous une
apparente sainteté (ibid., p. 487).
"Toutefois j'ai dit qu'on les
accusait à tort parce qu'ils ne s'élevaient pas ouvertement contre l'Eglise
à laquelle ils affirment être unis, se disant fils de Dieu, ils tendent des
pièges aux fils de Dieu (…) ne proférant pas ouvertement des imprécations
contre l'Eglise, ils font cependant partie du mystère d'iniquité, sous
couleur de sainteté. Nonobstant, lorsque viendra le temps où
l'Antéchrist se manifestera, quand aura lieu la dispersion, c'est-à-dire alors
que la désagrégation de l'Eglise sera clairement visible, que l'homme de péché
se sera manifesté au monde entier, alors seulement on comprendra, on
découvrira, on comprendra et on connaîtra tous ceux qui auparavant sous le
simulacre de religion, cachant sous des paroles occultes des imprécations
contre Dieu, mais qui à présent parleront comme l'Eglise catholique (ibid.,
p. 489).
"… C'est le même Antéchrist qui
actuellement règne d'une manière subtile dans l'Eglise par le truchement des
faux prêtres et qui détruira alors, sans déguisement l'Eglise" (ibid.,
p. 507).
"La mer est le monde
foncièrement mauvais; la terre ce sont les évêques, les prêtres et la fausse
religion qui, sous couvert de sainteté, paraissent œuvrer tranquillement, sans
s'agiter, se faisant passer pour ministres de l'Eglise et n'en étant point…"
(Ibid., p. 403).
"… se faisant passer pour un
agneau, afin de mieux inoculer, à la dérobée, le venin du serpent. Il feint
présentement être un agneau, pour pouvoir dévorer plus sûrement l'agneau; parlant
de Dieu, avec l'intention d'éloigner du chemin de la Vérité ceux qui cherchent
Dieu. C'est pourquoi Notre Seigneur, avertissant son Eglise, dit:
"Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de
brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravisseurs (Matth.,
7, 15)" (ibid., p. 495).
"Le
roseau, c'est la mesure de la foi. Personne n'adore devant l'autel sacré sinon
celui qui confesse cette foi: car ce ne sont pas tous ceux qui
l'accompagnent qui L'adorent, selon qu'il est écrit: LE PARVIS EXTERIEUR DU
TEMPLE NE LE MESURE PAS, IL A ETE ABANDONNE AUX NATIONS. Le parvis semble
appartenir au Temple; ce n'est cependant pas le Temple, ne faisant pas
partie du 'Saint des Saints'; ce sont ceux qui semblent faire partie de
l'Eglise et n'en sont point. La cour est nommée parvis, espace vide
entre les murs. A ceux-là, étant inutiles, il est ordonné de les expulser de
l'Eglise. CAR LE PARVIS A ETE ABANDONNE AUX NATIONS ET ELLES FOULERONT AUX
PIEDS LA VILLE SAINTE DURANT QUARANTE DEUX MOIS. Ceux qui auront été exclus
ainsi que tous les autres, c'est-à-dire les méchants de ce monde,
piétineront l'Eglise" (Commentaire de l'Apocalypse, Œuvres complètes,
p. 453).
"UNE AUTRE BETE SURGIT DE LA
TERRE. Surgir de la terre signifie être plein de soi-même et de la gloire
terrestre. Telle la Bête de la Mer, de même la Bête de la Terre. Le mot AUTRE
concerne la mission, mais c'est la même. La mer accomplit certaines choses, la
terre d'autres; la mer se berce, la terre est tranquille; par la mer on
sous-entend la multitude franchement mauvaise; la terre, ce sont les évêques,
les prêtres et la fausse religion qui, sous une apparence de sainteté, ne semblent
pas s'agiter dans le monde, mais œuvrer calmement en simulant être l'Eglise et
n'en étant pas…"
(Commentaire de l'Apocalypse, Œuvres Complètes, p. 493).[1]
« Beatus
de Liébana
était un moine espagnol du monastère de San Martín de Turieno,
aujourd'hui Santo Toribio de Liébana, dans la comarca
de Liébana) dans les Pics
d'Europe (Région de Cantabrie), mort en 798,
auteur, entre autres, d'un Commentaire de l'Apocalypse
qui fut un des ouvrages les plus célèbres du Haut Moyen Âge espagnol, en raison de sa dimension théologique
mais aussi politique. »[2]
Extraits de la publication le 02 août 2005 du tome I
du Comité International Rore Sanctifica (CIRS)
intitulé « Invalidité du rite de Consécration épiscopale de Pontificalis Romani,
promulgué le 18 juin 1968 par Giovanni-Battista
Montini-Paul VI » [3]
(Editions Saint-Remi) :
« Léon XIII, Pape :
“L’Eglise, épouse de l’Agneau Immaculé,
la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très
rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus
sacré. Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la
Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en
sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé“ (Exorcisme
contre Satan et les Anges apostats, 1884). (Cf. également Léon XIII, Encyclique
Humanum Genus, 1884) »
«Conséquences depuis 37 ans de l’invalidité
INTRINSEQUE de la Consécration épiscopale de Pontificalis
Romani (1/4)
•
Paul VI en promulguant ce nouveau rite sacramentellement invalide ne pouvait
pas être un pape régulier ;
•
Jean-Paul II en utilisant et en promouvant ce nouveau rite sacramentellement invalide
ne pouvait être un pape régulier ;
•
La succession apostolique de rite latin semble avoir été presque totalement
interrompue, ce qui mène vers la fin de l’apostolicité de l’Eglise de
Rome ;
•
Le conclave du 18 avril 2005 ne comprenait que 4 véritables évêques catholiques
revêtus de la plénitude de la Potestas ordinis épiscopale (sur les 115 votants au conclave) ;
•
L’abbé Joseph Ratzinger n’étant pas pleinement évêque de Rome, ne peut être
pape ;
•
Les sacrements disparaissent depuis 37 ans pour la masse des fidèles ;
•
Si Dieu le permettait, nous allons arriver de façon imminente en apparence :
–
À la fin du sacerdoce sacrificiel catholique, du Sacerdoce sacrificiel de
Melchisédech ordonné au Sacrifice de la ‘Nouvelle et Eternelle Alliance’ ;
–
À la fin de la Nouvelle et éternelle Alliance, Alliance scellée dans le sang de
Notre Seigneur Jésus-Christ ;
–
Au rétablissement de l’Ancienne Alliance, à la proclamation du rétablissement
du sacerdoce d’Aaron, et à la reconstruction du 3e Temple de Jérusalem.
•
Une telle évolution ne pourrait manquer dès lors de déboucher sur l’avènement
de l’Antéchrist annoncé par les Saintes Ecritures ;
•
Mais NSJC a promis que « non praevalebunt portae infernorum » contre
son Eglise, prévaloir signifiant qu’elles n’auront pas le dernier mot, ne
l’emporteront pas A LA FIN.» [4]
« Conséquences
depuis 40 ans de l’invalidité INTRINSEQUE de la Consécration épiscopale de Pontificalis Romani (4/4)
« Puis je vis monter
de la terre une autre bête, qui avait deux cornes SEMBLABLES A CELLES D’UN
AGNEAU et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute la puissance de la
première bête en sa présence, et elle amenait la terre et ses habitants à
adorer la première bête…» Saint
Jean, Apocalypse, Chapitre XIII, versets 11-12. (Selon les commentaires de
plusieurs saints ou vénérables, les « deux cornes » symbolisent les deux
pointes de la mitre des "évêques", et « la terre »,
signifiant ce qui est stable et sûr, symbolise l’Eglise, contrairement à « la
mer » d’où est montée la « première bête », « la mer »
signifiant ce qui est instable – symbolisant les foules ou les peuples. En
résumé, l’Eglise conciliaire fait adorer le mondialisme) » [5].
Non praevalebunt portae infernorum
•
L’étape finale de cet énorme projet œcuméniste Gnostique doit voir le
renversement de la Nouvelle Alliance au profit du rétablissement de l’Ancienne,
dans une perspective noachide ;
•
L’Eglise Catholique de Rome se serait ainsi muée EN APPARENCE en une Eglise gnostico-œcuménique mondiale soumise aux Sept Lois Noachides, qui prévoient la Mort pour tout fidèle qui
voudrait continuer à adorer la Très Sainte Trinité, et en particulier, Notre
Seigneur Jésus Christ, le Fils ainsi que l’Esprit Saint.»
[6]
Le CIRS tient à souligner que cette
publication du 02 août 2005, envoyée à chacun des quatre évêques de la FSSPX, est
parue 27 jours avant l’entrevue du 29 août 2005 à Castel Gandolfo, accordée à
sa demande à Mgr Bernard Fellay, Supérieur Général de
la Fraternité Saint Pie X, par l’abbé apostat hyper-moderniste Joseph
Ratzinger, prétendument élu « Pape » de l’église conciliaire
par le « conclave » irrégulier (seulement quatre véritables
évêques sur 115 votants) du 18 avril 2005.
La concordance entre ces textes a
suscité, en les réconfortant, l’étonnement même des membres du CIRS qui
ignoraient alors en 2005 cet ouvrage capital de Beto
de Liebana, l’un des Saints à qui les espagnols
ont dû d’avoir réussi à conserver pendant douze siècles la véritable Foi
catholique et les véritables Sacrements valides institués par Notre-Seigneur.
En outre le CIRS souligne qu’il est très
remarquable que Beato de Liebana
se soit distingué en luttant contre l’hérésie adoptioniste
(voir ci-après annexes) qui avait resurgi en Espagne à son époque et menaçait
d’emporter la liturgie. Or le CIRS lui-même, dans ses travaux, ne cesse de
dénoncer l’hérésie onctionniste du Père Lécuyer, que ce dernier a volontairement fait introduire
dans la nouvelle forme sacramentelle essentielle épiscopale promulguée le 18
juin 1968 par Pontificalis Romani.
Cette hérésie placée dans la forme essentielle du rite suffit par elle-même à
invalider ce nouveau rite. Cette hérésie est apparentée à l’adoptionisme
tant combattu victorieusement par Beato de Liebana il y a douze siècles.
Et ceci à la plus grande honte des
sycophantes et calomniateurs (« clercs » ou laïcs) qui
vomissent continuellement leur haine et leurs injures publiques contre les
travaux du CIRS, comme contre les publications et informations – toujours
vérifiées et documentées, donc vérifiables - du site www.virgo-maria.org.
Continuons
le bon combat
La
rédaction de Virgo-Maria
- - - - - - - - - - - -
[1] http://www.phpbbserver.com/phpbb/viewtopic.php?mforum=lelibreforumcat&t=2464&postdays=0&postorder=asc&start=0&mforum=lelibreforumcat
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Beatus
[3] Rore Sanctifica,
Tome I, page 111, août 2008 -
http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-17-FR-Rore_Sanctifica_Tome1.pdf
[4] Rore Sanctifica,
Tome I, page 111, août 2008 - http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2006/RORE-2006-03-17-FR-Rore_Sanctifica_Tome1.pdf
[5] Rore Sanctifica,
Tome I, page 114, août 2008
[6] Rore Sanctifica, Tome I, page 128, août 2008
- - - - - - - - - - - -
En Espagne, El Beato
de Liébana, c'est comme un Athanase en Orient, ou un
Hilaire de Poitier en France, ou un Osio en Espagne
(évêque de Cordoba, qui dirigeait le Concile de Nicée vs. les Ariens, et
détermina le Credo, par l'introduction du Filioque, déjà approuvé par un
concile antérieure à Toledo), mais pas face aux Ariens, mais plus tard, face
aux Adoptionistes, qui ravageaient l'Espagne
wisigothe dans ce siècle du châtiment (VIII: invasion), et qui avait dans
l'Archevêque de Toledo, Elipando, son principal avocat.
C'est contre lui qu'était écrit le Commentarium, mille fois copié, mais presque tous
détruits en tout, ou en parti, pendant le ravage causé au mi-siècle du XIX (une
fois vaincu le roi légitime, Carlos V, frère de Fernando VII, par les forces
"coagula" tenant en main Isabel II, de la dynastie bourbon
libérale-maçonnique), connu sous le nom du ministre des finances Mendizabal (maçon: qui haïssait l'Église). C'est pour cela
que l'édition fac-similé faite, et édité par la BAC, ne contient que
"41%" du texte complet, reconstruction faite à partir de tous les
fragments rencontrés dans le monde, mais un principalement, dit de "San
Pedro de Cardeña" (Burgos), copie du Commentarium... faite entre 1175 et 1185.
Pour ce que je dit, c'était un moment
"apocalyptique" pour l'Espagne, tant politiquement comme
doctrinalement, et c'est face à cette situation, doctrinale, que El Beato a réagit, comme l'avait fait Pelayo,
sur le plan militaire, dans les montagne de Covadonga,
Asturias, pas trop loin du monastère où résidait El Beato, le monastère dit de Santo Toribio,
en montagnes de Cantabrie, (où se trouve le fragment du Lignum
Crucis le plus grand connu, amené au Ve
siècle de son pèlerinage à Jérusalem par Santo Toribio,
évêque de Astorga : sur le Chemin Saint Jacques, postérieur, et transféré de
Astorga à ce monastère par un autre Toribio, évêque
de Palencia, qui jugea ne pas être sûr du Lignum à
Astorga, dû à l'invasion et aux ravages mahométants).
Voici la réaction du Beato de Liébana, ce commentaire
de l'Apocalypse: Commentarium.... où il décrit et
s'écrie bien (de) l'infiltration dans l'Église, une fois vaincus les rois
wisigoths, au début très stricte contre l’infiltration (voir les multiples
conciles régionales de Tolède), et finalement vaincue par la ruse, si elle
n’eût été sauvée par la réaction de Beato de Liébana, et d'autres nombreuses saints évêques, moines,
prêtres.
En résumé : dans l'Espagne châtiée au
VIIIe siècle (par des traitres chrétiens), el Beato
est à la défense de l'orthodoxie ce que fut le grand Pelayo
(proche familier du premier roi post-invasion, du nom Alfonso I) à la défense
de la Chrétienté politique de l'Espagne, les deux refugiés aux nord, dans la
cordillère cantabrique.
- - -
- - - - - - - - -