Le Coran,
IV, 82 : « Que ne soumettent-ils
donc le Coran à une profonde étude ? » : Coran
Sur les erreurs
modernistes : Les mots et les dogmes
Un bonnet d'âne : De ce qui précède
CHRETIENS EN TERRE D'ISLAM, par l'abbé Mazzucchelli, un témoignage qui
mérite toute notre attention : Témoignage
Les séminaires de
l’islam, par Michel Sarlon-Malassert
(Lectures Françaises – N° 569 – Septembre 2004) : Les séminaires de l’islam
Le Coran passé aux cribles de la
logique, par Laurent LAGARTEMPE (une véritable mystification) : ceshlaga.htm
Pleins Feux sur l’Heure Juste ! Site Eschatologique -
voici une série d'articles décrivant la différence entre Jésus et le Coran –
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L'Islam et la pluralité des
Personnes en Dieu
1/2
Saint Matthieu, 17 : 5 : " Comme Pierre parlait
encore, une nuée lumineuse couvrit Pierre, Jacques et Jean.
Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles :
Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis
toute mon affection : écoutez-le ! "
Saint Jean, 7 : 16 :
" Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de
moi, mais de celui qui m'a envoyé."
Id., 14 : 21 :
" Celui qui a mes commandements et les garde, voilà
qui m'aime. Celui qui m'aime sera aimé par mon Père. Moi aussi je
l'aimerai et je me manifesterai à lui."
Saint Marc, 13 : 31 :
" Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles
ne passeront point."
Id., 16 : 15-16 :
" Et Jésus leur dit : Allez par le monde entier
prêcher l'évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera
sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. "
Eva de Vitray-Meyerovitch, Islam, l'autre visage (Entretiens avec Rachel
et Jean-Pierre Cartier), p. 114, éd. Albin Michel, Paris, 1995, collection Espaces
libres :
" R. et J.-P. C. : Il y a
un parallélisme extraordinaire et bouleversant entre la crucifixion d'Al
Halladj et celle de Jésus.
- E. de V.-M. : C'est vrai et,
à propos de Jésus, j'aimerais citer ce mot d'Ibn Arabî
qui, stricto sensu, peut être considéré comme le plus orthodoxe des
orthodoxes de l'Islam (1). Ibn Arabî a donc dit : 'Je
crois que Jésus est Dieu, mais je ne crois pas que Dieu est Jésus.' Il a voulu
dire par là que Jésus est devenu Dieu parce qu'il s'est dépouillé de lui-même à un point tel
qu'il a été totalement habité par Lui. [...] J'ajoute, mais je crois vous
l'avoir déjà dit, que les mystiques de l'Islam comparent le livre du Coran à la
personne humaine de Jésus. [...] Vous savez d'ailleurs qu'on peut pas être musulman si on ne reconnaît pas
1) Nonobstant l'erreur philosophique de dire
que "Jésus est devenu Dieu", puisqu'il n'y a aucun devenir en Dieu,
c'est-à-dire "ni aucun changement ni l'ombre d'une variation" (a),
cette phrase prouve incontestablement qu'Eva de Vitray-Meyerovitch, pourtant tôt convertie à l'Islam, croit à la
crucifixion de Jésus - laquelle est niée par le Coran (voir plus bas). En
effet, pour que son parallélisme soit recevable, il faut nécessairement que la
crucifixion de Jésus soit également vraie. Est-elle véritablement musulmane,
c'est-à-dire entièrement soumise aux révélations du Coran, Livre
considéré par les musulmans comme le Message ultime de Dieu ou le Verbe de Dieu
?
a) Épître de saint Jacques, I, 17.
Nous ne pensons pas que
la phrase attribuée à Ibn Arabî puisse être comprise
comme l'entend Eva de Vitray-Meyerovich.
En effet, dans " La sagesse des prophètes ", Ibn Arabî, avec le Coran (1), s'en prend aux mécroyants qui soutenaient que " Dieu est
Lui-même le Messie, fils de Marie ", " puisqu'ils
identifiaient Dieu avec la forme humaine terrestre désignée expressément comme
le fils de Marie (2) ". Nous voyons bien que, pour Ibn Arabî, la raison première de la condamnation des mécroyants consiste avant tout à croire que la nature
humaine de Jésus est absorbée par
1)
Coran, chap. V, Le festin, verset 17,
traduction et notes du Dr Salah ed-Dine Kechrid, avec reproduction du texte arabe, publié sous la
supervision de : Habid El-Lamssi,
Beyrouth, B.P. : 113/5787, Graphic et Arts Services,
Beyrouth - Liban, texte français, revu et corrigé par Dr. Mohammad Yalaoui, professeur à l'Université de Tunis, sixième
édition, 1994.- Notons bien que si, pour le Coran, Jésus n'est pas Dieu, il
reste néanmoins le Messie. En effet, la sourate 45 de " La famille
d'Imran ", verset 45, est ainsi traduite : " Et lorsque
les Anges dirent : 'O Marie! Dieu t'annonce la bonne nouvelle [l'Évangile] de
la prochaine venue d'une Parole de lui. Son nom est le Messie,
Jésus-fils-de-Marie, notable de ce monde et dans l'autre et parmi les
rapprochés.' "
2)
La sagesse des prophètes, De
3)
I Timothée, VI, 16.
4)
5)
Futuhat, II, p. 620, III, pp.
549, 341, éd. critique par O. Yahia, 9 volumes
parus, Le Caire, 1972-1985 (textes cités par Claude Addas,
in Ibn 'Arabi ou La quête du Soufre Rouge, éd.
Gallimard, 1989, pp. 326, 188-189, 258, 58-59) ; La sagesse des prophètes, ouv. cité plus haut, Le Verbe de Muhammed,
pp. 220-221.
S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ire Partie,
qu. 3, art. 7, conclusion :
" [...] puisque Dieu
n'est composé ni de parties quantitatives, n'étant pas corporel, ni de matière,
puisqu'en lui le suppôt n'est pas autre que la nature et la nature que l'être,
puisqu'il n'y a en lui ni composition ni de genre et de différence, ni de sujet
et d'attribut, il est manifeste que Dieu n'est composé d'aucune manière, mais
qu'il est absolument simple. [...] Ainsi, en tout composé il y a quelque
chose qui ne lui est pas identique. [...] Dès lors, puisque Dieu est
forme pure, forme absolue, ou pour mieux dire puisqu'il est l'être même,
d'aucune manière il ne peut être composé. "
Id., qu. 11, art. 4, conclusion :
" Dieu est l'être par
excellence, car il n'a pas un être déterminé par une certaine nature, à
laquelle cet être surviendrait ; il est l'être même subsistant et indéterminé,
illimité de toute manière. Il est souverainement indivis, n'étant divisé ni en
acte, ni en substance, de quelque mode de division que ce soit, mais étant
absolument simple, ainsi qu'on l'a fait voir. Il est donc clair que Dieu est
souverainement un. "
Id., qu. 39, art. 3, conclusion :
" [...] la substance a
unité ou pluralité par soi, comme elle a l'être par soi [...] Tandis que
l'accident, qui a l'être dans un sujet, reçoit aussi du sujet son unité ou sa
pluralité. [...] En Dieu, avons-nous dit, nous signifions l'essence divine
comme une forme, qui est simple et souverainement une : on l'a montré plus
haut. [...] Et voilà pourquoi Socrate, Platon et Cicéron font trois hommes,
tandis que le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne font pas trois Dieux,
mais un seul Dieu. En trois suppôts de nature humaine, il y a en
effet trois humanités (tres humanitates) ; mais dans les trois Personnes divines,
il n'y a qu'une Essence divine."
S. Thomas d'Aquin, Contra Gentiles,
liv. IVe, chap. X, § 8 :
" Socrate et Platon ne
sont pas un seul homme, bien qu'ils communient dans l'humanité. " [L'humanité se ne
trouve pas d'une manière parfaite, non composée et non divisée, dans l'homme.
Seul son archétype, au titre d'exemplaire, qui est en acte et de toute éternité
dans l'Esprit divin, est parfait.]
Id., Somme théologique, Ire Partie, qu. 39, art. 4, sol. 3 :
" Le mot Dieu
possède une aptitude à suppléer pour la personne, qui diffère de l'aptitude
correspondante du mot homme. La forme signifiée par le mot homme,
c'est-à-dire l'humanité, étant réellement divisée en des suppôts différents, ce
terme supplée de soi pour la personne [...] l'unité ou communauté de la nature
humaine n'existe pas dans les choses, mais seulement dans la pensée [...] Au
contraire, la forme signifiée par le mot Dieu, c'est-à-dire
Id., ibid., Ire
Partie, qu. 39, art. 4, conclusion :
" [...] les exigences de
Id., ibid., IIIe
Partie, qu. 2, art. 2, conclusion :
" Dans les composés de
matière et de forme, on n'attribue pas la nature au suppôt ; on ne dit pas en
effet : 'cet homme est son humanité'. "
Nous
nous abstiendrons d'analyser et de comparer les mœurs des musulmans et des
chrétiens, car nous passerions à côté du véritable problème, qui consiste à
discerner le vrai du faux dans le domaine de la révélation divine. En effet, la
foi et la morale, vertus formellement distinctes, l'une visant l'intellection,
qui est relative à l'être, et l'autre, non spéculative, visant le comportement,
qui fluctue sans cesse dans ses causes ou ses motivations, ne sont pas convertibles.
Par conséquent, si nous voulons parvenir à la vérité, ne les confondons pas. En
effet, puisqu'il nous arrive de rencontrer fréquemment dans n'importe quelle
religion (et même en dehors de toute religion) des hommes de bonne moralité,
pouvons-nous pour autant conclure, sans nous contredire, que toutes les
religions sont vraies ? Et en ne retenant que les hommes de mauvaise moralité,
conclure que toutes les religions sont fausses ; ou en considérant les hommes
de bonne et de mauvaise moralité, qu'elles sont en même temps vraies et fausses
? Faudrait-il soutenir avec les disciples du sophiste grec Protagoras (a) ou de
notre contemporain Pirandello qui, après quelques investigations
superficielles, se font gloire de conclure : " A chacun sa vérité "
? Comme le dit si bien Platon (b) : " Ne valent-ils pas mieux pour
l'intelligence qu'un têtard de grenouille ? "
a)
Cf. Aristote, Métaphysique, livre Gamma
; Platon, Théétète, Cratyle.
b)
Platon, Théétète, 161c-162b.
Saint Jean de
" [...] Mais à présent que la foi
est fondée dans le Christ et que la loi évangélique est manifestée en cette ère
de grâce, il n'y a plus lieu de s'enquérir de cette manière ni qu'Il parle ni
réponde comme alors. Car, en nous donnant comme Il nous l'a donné, son Fils qui
est son unique Parole, - car Il n'en a point d'autre, - Il nous a dit et
révélé toutes choses en une seule fois par cette seule Parole et Il n'a plus à
parler.
" Et c'est le sens du texte
par lequel saint Paul veut induire les Hébreux à se retirer de ces premières
manières et façons de traiter avec Dieu selon la loi de Moïse, et à jeter
seulement les yeux sur le Christ, disant : ' Ce que Dieu, autrefois a dit à
nos Pères par ses prophètes en maintes sorte et manières, maintenant, en ces
derniers jours, Il nous l'a dit en son Fils tout en une seule fois ' (Hébreux,
I, 1). En
quoi l'Apôtre donne à entendre que Dieu est demeuré comme muet [como mudo] et qu'Il
n'a plus rien à dire, parce que ce qu'Il disait alors par parcelles aux
prophètes, Il l'a tout dit en Lui, en nous donnant le tout, qui est son Fils.
" C'est pourquoi celui qui
demanderait maintenant à Dieu ou qui voudrait quelque vision ou révélation non
seulement ferait une sottise mais ferait injure à Dieu, ne jetant pas
entièrement les yeux sur le Christ, sans vouloir quelque autre chose ou
nouveauté. Car Dieu pourrait lui
répondre de cette manière, disant : ' Si Je t'ai tout dit en ma Parole qui est mon Fils, Je
n'en ai point d'autre que Je puisse maintenant te répondre et révéler qui soit
davantage que cela ; regarde-Le seulement parce que Je t'ai tout dit et révélé
en Lui, et tu y trouveras encore plus que tu ne demandes et plus que tu ne
saurais souhaiter. [...] Si tu veux que Je te dise un mot de consolation, vois
mon Fils qui M'est si obéissant et soumis pour mon amour et qui est affligé et
tu entendras ce qu'Il te répondra. Si tu veux que Je te déclare des choses cachées
ou des événements, jette seulement les yeux sur Lui et tu y trouveras des
mystères très cachés et la sagesse et les merveilles de Dieu qui sont encloses
en Lui, selon que dit mon Apôtre : ' En lequel Fils de Dieu, tous les
trésors de la sagesse et science de Dieu sont cachés ' (Col., II, 3). Lesquels trésors de sagesse seront
pour toi beaucoup plus sublimes, plus savoureux et plus utiles que ce que tu
veux savoir. Car pour cela le même Apôtre se glorifiait, disant qu'il avait ' donné
à entendre qu'il ne savait autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ
crucifié ' (I Corinthiens, II, 2). Et si tu veux encore d'autres visions et
révélations divines ou corporelles, regarde-Le aussi humanisé, et tu y
trouveras plus que tu ne penses, parce que l'Apôtre dit aussi que ' toute la
plénitude de
" [...] Car lorsque le Christ dit
en
Les mots et les dogmes ont-ils de
l'importance ? Quand, par exemple, on nous parle d'humanité, il s'agit bien de
quelque chose de réel. Sans cela à quoi bon parler de crime contre l'humanité,
des droits de l'Homme et de bien d'autres choses encore ? A moins de parler
pour ne rien dire, il est donc inévitable ou nécessaire d'une nécessité de
droit de soutenir que les hommes en tant que tels participent d'une même nature
ou de la même humanité. Et du fait même que les hommes sont unis par une même
nature, il doit logiquement s'ensuivre qu'il y a eu à l'origine du genre humain
une unité de langage qui a dû ultérieurement se diversifier. Cette inférence
prouve en outre que les hommes sont capables de se comprendre en utilisant un
même langage et en affirmant ou infirmant les mêmes choses (1). Nous éprouvons
une vive répugnance à soutenir que les mythes, symboles, archétypes et concepts
de toutes les religions finiront par être intégrés à la conscience humaine dans
un seul grand tout ou par dire "de façon univoquement positive la vérité
essentielle" et que nos concepts, même révélés, empêchent
"l'épanouissement de l'âge de l'Esprit" (2). Saint Jean de
1) Genèse, II, 20 ; XI, 1, 5-9.
2) Le Saux (Henri),
1910-1973, O.S.B., moine bénédictin devenu Swâmi Abhishiktananda (profession monastique en 1931), Intériorité
et révélation, essais théologiques, éd. Présence, 1982, IIe Partie,
3, IX : MYTHE, LOGOS, ESPRIT, pp. 203-207.
3)
4) Pape Saint Pie X, Lettre encyclique "Pascendi Dominici gregis"
du 8 septembre 1907 sur les erreurs modernistes, Vérité prétendue de toutes
les religions, n. 16 :
"Ce que nous voulons
observer ici, c'est que la doctrine de l'expérience, jointe à l'autre du
symbolisme, consacre comme vraie toute religion, sans en excepter la religion
païenne. Est-ce qu'on ne rencontre pas dans toutes les religions, des
expériences de ce genre ? Beaucoup le disent. Or, de quel droit les modernistes
dénieraient-ils la vérité aux expériences religieuses qui se font, par exemple,
dans la religion mahométane ? Et en vertu de quel principe
attribueraient-ils aux seuls catholiques le monopole des expériences vraies ?
Ils s'en gardent bien : les uns d'une façon voilée, les autres ouvertement, ils
tiennent pour vrai toutes les religions.
"C'est aussi bien une
nécessité de leur système. Car, posés leurs principes, à quel chef
pourraient-ils arguer une religion de fausseté ? Ce ne pourrait être évidemment
que pour la fausseté du sentiment, ou pour celle de la formule. Mais, d'après
eux, le sentiment est toujours et partout le même, substantiellement identique
; quant à la formule religieuse, tout ce qu'on lui demande, c'est l'adaptation
au croyant - quel que soit par ailleurs son niveau intellectuel - en même temps
qu'à sa foi. [...]
"Ce qui est fort étrange,
c'est que des catholiques, c'est que des prêtres, dont Nous aimons à penser que
de telles monstruosités leur font horreur, se comportent néanmoins, dans la
pratique, comme s'ils les approuvaient pleinement ; c'est que des catholiques,
des prêtres, décernent de telles louanges, rendent de tels hommages aux
coryphées de l'erreur, qu'ils prêtent à penser que ce qu'ils veulent honorer
par là, c'est moins les hommes eux-mêmes, non indignes peut-être de toute
considération, que les erreurs par eux ouvertement professées et dont ils se
sont faits les champions."
Id., ibid., II - Ignorance, n. 58 :
"Que si, des causes morales,
Nous venons aux intellectuelles, la première qui se présente - et la
principale - c'est l'ignorance. Oui, ces modernistes, qui jouent aux docteurs
de l'Église, qui portent aux nues la philosophie moderne et regardent de si
haut la scolastique, n'ont embrassé celle-là [la philosophie
moderne], en se
laissant prendre à ses apparences fallacieuses, que parce que, ignorants de
celle-ci [de la scolastique ou de la philosophie thomiste], il leur a manqué l'instrument
nécessaire pour percer les confusions et dissiper les sophismes. [...]
"Ignorance ou crainte, à vrai
dire l'une et l'autre, c'est un fait qu'avec l'amour des nouveautés va
toujours de pair la haine de la méthode scolastique ; et il n'est pas d'indice
plus sûr que le goût des doctrines modernistes commence à poindre dans un
esprit, que d'y voir naître le dégoût de cette méthode. [...]
"La tradition, ils s'efforcent
d'en fausser perfidement le caractère et d'en saper l'autorité, afin de lui
ôter toute valeur. Mais le second Concile de Nicée [en 787] fera toujours loi pour les
catholiques ; il condamne ceux qui osent, sur les traces des hérétiques
impies, mépriser les traditions ecclésiastiques, inventer quelque nouveauté...
ou chercher, avec malice ou avec astuce, à renverser quoi que ce soit des
légitimes traditions de l'Église catholique."
Pape Benoît XV, Encyclique Ad beatissimi,
Ier novembre 1914, sur l'union des esprits et " les
monstrueuses erreurs du Modernisme " :
« Ainsi surgirent les monstrueuses erreurs du "
Modernisme " que,
à bon droit, notre prédécesseur [saint Pie X] a proclamé " le
rendez-vous de toutes les hérésies " (Enc. Pascendi) et qu'il a solennellement condamné. Cette
condamnation, vénérables frères, Nous la renouvelons dans toute son extension ;
et comme une si pernicieuse contagion n'est pas complètement écoulée, mais maintenant encore se répand
çà et là, quoique sournoisement. Nous demandons que tous se gardent, avec le plus grand
soin, d'une peste si dangereuse, dont on peut bien dire ce que Job disait d'un autre mal :
" C'est un feu qui dévore jusqu'à la ruine et qui détruit tous les germes
[racines,
fondements]
" (Job, XXXI, 12)." Et nous ne désirons pas seulement que les
catholiques détestent les erreurs des " modernistes ", mais aussi
qu'ils évitent les tendances et l'esprit qui en est infecté repousse avec
dégoût ce qui sent l'ancienneté, il recherche avidement et partout la
nouveauté, dans la manière de parler des choses divines, dans la célébration du
culte sacré, dans les institutions catholiques et jusque dans l'exercice de la
piété sacrée. C'est pourquoi, Nous faisons nôtre cette règle sacrée de nos
pères : " N'innovez rien, contentez-vous de la tradition " (Nihil
innovetur, nisi quod traditum est. S. Etienne Ier, cité par S.
Cyprien, epist. LXXIV ad Pomp.). que si cette loi doit être gardée
inviolablement dans les choses de la foi, elle doit encore servir de norme en
tout ce qui est sujet à changement, bien que sur ce dernier point vaille aussi
la plupart du temps cette autre maxime : " Non des nouveautés, mais
d'une façon nouvelle ". »
Pape Pie XII, Lettre encyclique Humani Generis du 12 août 1950, I, 3 :
"Il se présente encore un
autre danger, d'autant plus grave qu'il se cache davantage sous l'apparence de
la vertu. Beaucoup, déplorant la discorde et la confusion qui règnent dans les esprits,
mus par un zèle des âmes imprudentes, éprouvent dans leur ardeur un vif désir
de rompre les barrières qui divisent d'honnêtes gens ; ils adoptent, en
conséquence, un tel 'irénisme' que, laissant de côté les questions qui divisent
les hommes, ils envisagent non seulement de combattre d'un commun accord
l'athéisme envahissant, mais même de réconcilier les dogmes, fussent-ils
opposés.
Et de même
qu'il y eut autrefois des gens pour demander si l'apologétique
traditionnelle de l'Église ne constituait pas plutôt un obstacle qu'une
aide pour gagner les âmes au Christ, il n'en manque pas non plus aujourd'hui
pour aller jusqu'à demander sérieusement si la théologie et la méthode qu'elle
emploie, telles qu'elles se pratiquent dans les classes avec l'approbation
de l'autorité ecclésiastique, ne doivent pas être non seulement
perfectionnées, mais encore complètement réformées pour que le règne du
Christ parmi les hommes de quelque culture ou de quelque opinion religieuse que
ce soit. [...] ... enfin, qu'ils se gardent de croire, par un faux
'irénisme' qu'on peut obtenir un heureux retour des dissidents et des
égarés à l'Église si on n'enseigne pas à tous, sincèrement, toute la vérité
qu'enseigne l'Église, sans aucune corruption et sans aucune diminution."
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. IV, Les femmes, verset 171, p. 89 :
" O gens du Livre !
Ne sortez pas de la juste mesure dans votre religion et ne dites sur Dieu que
la vérité : Le Messie-Jésus-fils-de-Marie n'est que le Messager de Dieu. Son Verbe qu'Il a jeté à Marie et
un esprit venant de Lui. Croyez donc à Dieu et à Ses Messagers et ne dites
point 'trois'. Cessez ! C'est préférable pour vous. Dieu n'est qu'un Dieu
unique. Loin de Sa gloire et de Sa pureté qu'il ait un enfant. C'est à Lui
qu'appartient ce qui est dans les cieux et en terre et Dieu suffit comme
défenseur. " [Le verbe jeter est mal choisi car il suggère une action
empreinte de désinvolture, de dédain, voire de mépris. On ne jette que ce qui
est encombrant ou inutile. Quant aux gens du Livre, ils ne sortiraient de la
juste mesure dans leur religion qu'en soutenant sur Dieu des propriétés qui
contredisent celles qui sont contenues dans leur Livre.]
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine
Kechrid), chap. IV, Les femmes, verset 159, p. 88 :
" Il n'est certainement pas un
seul parmi les gens du Livre à ne pas croire à lui (1) avant sa mort et
le jour de la résurrection Jésus sera témoin contre eux." [Il s'agit des chrétiens
qui soutiennent que " le Messie Jésus-fils-de-Marie, le Messager de Dieu
", est le fils de Dieu qui a été tué et crucifié et est ressuscité des
morts, auquel les musulmans ne croient pas ! Cf. versets 157 et 158 cités
plus bas.]
1)
Note du Dr Salah ed-Dine Kechrid : " Il est dit dans ce verset que tout homme se verra
dévoilé la vérité sur son lit de mort et pas un seul humain ne mourra sans
avoir reconnu auparavant le vrai du faux. C'est ainsi que les gens du Livre sauront
toute la vérité sur Jésus. Les Juifs ne diront plus que c'est un menteur
et les Chrétiens ne diront plus qu'il est le fils de Dieu. Mais hélas pour eux,
Dieu n'accepte pas la conversion ni le repentir d'un mourant. La foi n'a de
valeur que on l'accorde à l'Inconnu, car une fois qu'on a vu les choses de ses
yeux, on n'a plus aucun mérite d'y croire." [Les Juifs et les Chrétiens, s'ils ne se
convertissent pas à l'Islam, subiront donc le même sort, savoir la damnation
éternelle. Et malgré les textes coraniques que nous venons de citer et d'autres
que nous citerons encore, et qui sont à la portée de tout le monde, certaines
autorités chrétiennes osent encore parler des "valeurs de l'Islam"!
Ces valeurs ne sont-elles pas régressives par rapport aux nôtres ? Cette
apologie à bon marché ne peut qu'apporter de l'eau au moulin des contempteurs
du christianisme et combler d'aise les musulmans. Qu'on y réfléchisse et qu'on
en tire toutes les conséquences pratiques !]
Id., chap. V, Le festin, verset 73, p. 102 :
« Ont effectivement renié ceux qui
ont dit : "Dieu est le troisième de trois". Et il n'est de Dieu
qu'un Dieu unique. S'ils ne mettent pas fin à leurs dires, un supplice
douloureux touchera très certainement ceux d'entre eux qui auront renié. »
[Les
chrétiens en croyant au mystère de
Id., chap. XCVIII, La preuve évidente, verset 6 :
« Ceux des gens du Livre qui ont mécru ainsi que les Associateurs
sont dans le feu de l’Enfer où ils s’éterniseront. »
Id., chap. CXII,
« 1 – Dis : C’est Lui Dieu, seul et unique.
« 2 – Dieu, le recours suprême et efficient.
« 3 – Il n’a jamais enfanté et Il n’a jamais été
enfanté. »
Jamais
l'Eglise catholique n'a enseigné qu'il y avait plusieurs Dieux. Quiconque
soutiendrait une telle thèse ne serait plus catholique, ni même chrétien. Et, à
plus forte raison, le Magistère authentique de cette Eglise n'a jamais assimilé
le Père, le Verbe éternel et le Saint-Esprit à trois personnes humaines. L'Évangile
de Jésus-Christ n'y fait aucune allusion. Il y aurait là un anthropomorphisme
inconciliable avec la foi catholique reçue des Apôtres et confirmée tout au
long des siècles par les successeurs de l'Apôtre Pierre.
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. IV, Les femmes, versets 157 et 158, p. 88 :
" Parce qu'ils ont dit :
'Nous avons tué le Messie Jésus-fils-de-Marie, le Messager de Dieu.' Ils ne l'ont ni tué,
ni crucifié mais ils furent abusés par quelque ressemblance. Ceux qui ont été en désaccord à son
sujet doutèrent certainement de sa vraie identité car ils n'avaient de lui
aucune connaissance sûre si ce n'est une simple conjecture et ils ne l'ont pas tué pleinement convaincus de son
identité. "
" Dieu l'a plutôt élevé à
Lui et Dieu est constamment puissant et sage. " [L'auteur de cette
sourate fait vraiment montre d'une assurance effrontée pour soutenir sans le
moindre document à l'appui et sans la moindre connaissance des quatre Évangiles
que les évangélistes, et même les autres apôtres et disciples du Christ, furent
abusés dans leur témoignage. A ce compte-là, n'importe qui peut soutenir
n'importe quoi. Gardons les yeux ouverts. Essayons de discerner le vrai du faux
et ayons le courage de déclarer sans ambages que cette sourate ne mérite pas
d'être prise au sérieux. Il est vraiment surprenant que, malgré des textes
rationnellement et théologiquement irrecevables, l'Islam ait pu produire de
remarquables sages ou métaphysiciens, à l'instar d'Al-Kindî
(+ 873), de Hallâj (v.857-v.922), d'Al-Fârâbî (+
950), d'Avicenne (980-1037), de Hujwîrî (+ v.1074),
d'Al-Gazzâlî (+ 1111), d'Averroès (1126-1198), d'Ibn Arabî (1165-1240), de Rûmî
(1207-1273), de Djâmî (1414-1492) et de bien d'autres
auxquels nous rendons hommage. On peut voir ici la mystérieuse clémence,
l'infinie miséricorde et la pure gratuité de l'Amour de Dieu. Vraiment, comme
le dit Jésus, il y a plusieurs demeures dans
a)
Cf. S. Jean XIV, 2.
b)
Cf. Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), S. J., L'abandon
à
c)
Romains, IX, 15.
d)
Cf. II Timothée, II, 24-26.
e)
Bossuet, Panégyrique de saint Pierre Nolasque,
édit. Lebel, T. XVI, pp. 74, 75, cité par le cardinal Pie (1815-1880) [évêque
de Poitiers (1849) qui contribua au concile du Vatican à la définition de
l'infaillibilité pontificale (1870) et fut créé cardinal par le Pape Léon XIII
en 1879], Œuvres de Mgr l'Evêque de Poitiers, 10 volumes, tome VI, chap.
XVIII, dans sa Lettre au clergé du 10 mai 1868, prescrivant une quête en faveur
de la population arabe de l'Algérie, décimée par la famine, Henri Oudin, Librairie-Editeur, Paris,
Victor Palmé, Librairie-Editeur, 1872, pages 194-195.
Autre traduction - en un seul verset - des deux versets
précédents par Édouard Montet, professeur de langues
orientales, recteur honoraire de l'Université de Genève, éd. Payot, Paris,
1949, Sourate 4, Sourate des femmes, verset 156, p. 181 :
« Ils ont dit :
"En vérité, nous avons tué le Messie, Jésus fils de Marie, l'Apôtre de
Dieu." Mais ils ne
l'ont pas tué ; ils ne l'ont pas crucifié : c'était une ressemblance pour eux. En vérité, ceux qui diffèrent à son
sujet, sont dans le doute sur lui ; ils n'ont pas sur lui une connaissance
(certaine), mais ils suivent (seulement) une opinion. Ils ne l'ont pas tué, c'est certain, mais Allâh l'a élevé auprès de lui, parce qu'Allâh
est puissant et sage. » [Cette traduction, il faut bien le reconnaître,
est beaucoup plus claire que la précédente. En effet, les mots sont mieux
agencés et les phrases plus correctement ponctuées.]
L’Emir CHEKIB ARSLAN, Membre de l’Académie arabe de
Damas :
« Les publications sur l’Islam
du Professeur Montet sont très remarquables et
occupent un rang exceptionnel et tout à fait à part dans les travaux des
savants européens de l’Islam… Sa traduction du Coran, très exacte, très fidèle
au texte arabe et d’un caractère hautement littéraire, laisse loin derrière
elle toutes les traductions du Livre Saint en langues européennes. »
ABD EL HAKIM, Ancien conseiller du Sultan du Maroc Abd Oul-Aziz :
« Le professeur Montet est l’ami de l’Islam. C’est ce que démontrent ses
travaux sur l’Islam et sa traduction du Coran. »
S. Matthieu, XVI, 21-23 (cf. également S. Marc, VIII,
31-33) :
" A partir de ce moment, Jésus-Christ
commença à montrer à ses Disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem et
souffrît beaucoup des anciens, et des grands prêtres et des scribes, et qu'il
fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour. Et Pierre, le prenant à
part, se mit à le réprimander disant : 'A Dieu ne plaise, Seigneur! cela ne t'arrivera pas.' Mais lui se retournant, dit à
Pierre : 'Arrière de moi, Satan! tu m'es un scandale ;
car tes sentiments ne sont pas de Dieu, mais ceux des hommes!' "
[Mahomet
(ou Muhammad) n'aurait-il pas eu les mêmes sentiments que l'apôtre Pierre en
entendant parler des souffrances, de la crucifixion et de la mort du Jésus-fils-de-Marie
? Humainement parlant, est-il en effet tolérable de penser qu'un frère ou un
être cher puisse passer par des épreuves comparables à celles de Jésus-Christ ?
Mais les voies de Dieu ne sont pas celles des hommes. Quand Dieu parle par
l'intermédiaire de ses prophètes ou de ses élus et messagers, l'homme doit se
taire et recevoir humblement et fidèlement sa Parole en mettant sa vie en
accord avec Celle-ci.]
Saint Luc, XXIV, 3-7 (cf. S. Marc, XVI, 5-7 ; S. Matthieu,
XXVIII, 5-7) :
" Et étant entrées [dans le
Saint-Sépulcre],
[les
saintes femmes]
ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Et tandis qu'elles ne savaient à
quoi s'en tenir, voici que deux hommes [deux anges] se présentèrent à elles, avec un
vêtement éblouissant. Comme elles étaient saisies d'effroi et inclinaient le
visage vers la terre, ils leur dirent : " Pourquoi cherchez-vous parmi les
morts celui qui est vivant ? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu'il
vous a dit, étant encore en Galilée au sujet du Fils de l'homme " qu'il
devait être livré entre les mains d'hommes pécheurs, et être crucifié et
ressusciter le troisième jour " (cf. S. Marc, IX, 31 ; S. Matthieu, XVII, 22-23 ;
S. Luc, IX, 44 ; S. Jean, XX : 24-28)."
Marie d'Agréda (1602-1665),
"Après cette délibération, les
démons se partagèrent en plusieurs bandes, suivant les différents vices, et se
départirent les offices qu'ils devaient exercer pour tenter les hommes avec
toute l'astuce possible. Ils décidèrent qu'ils devaient s'efforcer de maintenir
l'idolâtrie dans le monde, afin que les hommes n'arrivassent point à la
connaissance du vrai Dieu et de la rédemption du genre humain. Et que
si l'idolâtrie disparaissait ils feraient naître de nouvelles sectes et des
hérésies, en choisissant à cet effet les hommes les plus pervers et les
plus corrompus, qui seraient les premiers à les embrasser et à les enseigner. C'est dans ce
conciliabule infernal que furent inventées la secte de Mahomet, les hérésies d'Arius, de
Pélage, de Nestorius, et toutes celles qui se sont produites dans le monde
depuis la primitive Église jusqu'à nos jours, entre plusieurs autres qu'ils y
forgèrent et qu'il n'est ni nécessaire ni convenable de rapporter ici. Lucifer approuva ce système
diabolique parce qu'il était contraire à la vérité divine, et sapait le
fondement du salut des hommes, qui consiste en la foi."
Garrido (Jules), Directeur de Recherches
au Centre National de
"L'Islam est pour l'Église
catholique non seulement un cas d'infidélité (car elle ne conserve qu'une
partie de
1. « La littérature philoislamique produite par des 'catholiques' hantés par le
souci de 'dépasser' la doctrine de l'Église, a augmenté considérablement ces
dernières années, surtout en France. Sa lecture est affligeante par son
imprécision et sa faiblesse doctrinale : 'Des catholiques 'dépasseurs'
verbeux et écrivassiers délivrez-nous Seigneur!!'. »
2. Cf. Pierre de Clorivière, jésuite, contemporain et juge de
Charles de Foucauld, En vue de Dieu seul, 2 -
Foi, Nouvelle Cité, Paris, 1973, pp. 178-179, 180, 181 :
" 75. " Si vous ne croyez
pas ce que je suis [que moi je suis], vous mourrez tous dans votre péché." (Jn 8, 24) - C'est le dogme : " Hors la foi, hors
l'Eglise, point de salut " (1), que vous énoncez ici, mon Dieu. ... Oui,
hors la foi, point de salut. A la vérité, on peut se sauver en croyant en vous
de foi implicite, et en étant dans l'Eglise de vœu seulement, mais ceci ne
suffit que chez ceux qui sont dans l'ignorance invincible de vous et de votre
Eglise. [...] Qui dira le coin du monde où le nom de Chrétien n'est pas connu ?
Qui dira si en entendant ce nom, l'âme du sauvage, du musulman n'a pas reçu de Dieu une grâce,
une bonne inspiration et que, s'il reste dans sa fausse religion, c'est non ignorance invincible, mais infidélité à la grâce
dont il n'a pas suivi l'appel ? [...]
" 76. " Si vous ne voulez
pas me croire, croyez à mes œuvres, pour que vous sachiez et que vous croyiez
que le Père est en moi et moi dans mon Père." (Jn
10, 38) - Mon Seigneur, vous proclamez la vérité, vous la prouvez par vos
miracles et vous daignez encore la démontrer par le raisonnement. Que vous êtes
bon ! Que vous prenez de soin et de peine pour faire naître la foi dans les
âmes, pour leur faire embrasser la religion catholique ! C'est que vous les
aimez ces âmes créées à votre image, sorties de la main de votre Père ; et le
moyen presque unique pour elles de se sauver est de devenir chrétien
catholique (car
au bout de peu de siècles le christianisme était tellement prêché partout, que
l'ignorance invincible de
1) " Extra Ecclesia
salus non est." S. Cyprien, Ep. 73, ad Jubaianum, 21 ; De Unitate
Ecclesiæ, VI, P. L., IV, 503 : " Hors de
l'arche, le déluge et la mort ; hors de l'Eglise, la damnation." ; Conc. Later. cap. IV, Firmiter ; Conc. Florent. Decretum pro Jacobitis.
Cf. Denzinger Bannwart,
430, 714, 1647, 1677.
Id., pp. 191-192 :
" 86. " Le Père vous
aime, parce que vous m'aimez et que vous croyez que je suis son Fils [et que vous avez cru
que je suis sorti de Dieu]." (Jn 16, 27) - Vous donnez
ici à la foi
accompagnée de la charité, le pouvoir d'attirer l'amour du Père. Il ne suffit pas qu'on
pense aimer son Fils comme homme, qu'on l'admire, il faut qu'on l'admire assez pour reconnaître en
lui plus qu'un homme, qu'on l'aime, non de l'amour qu'on attribue à un homme, mais de
celui qu'on doit à Dieu... Quand on croit en votre Fils comme on doit croire en
lui et qu'on l'aime comme on doit l'aimer, alors on est vraiment son ami, son
fidèle serviteur, son disciple dévoué, ... et par un effet naturel de l'amour
du Père pour le Fils, le Père aime les amis, les fidèles serviteurs, les
disciples dévoués, les vrais amis de son Fils. Mais le Père aime trop le Fils
pour pouvoir aimer ceux qui, avertis de ce qu'ils doivent aux Fils, ne lui
rendent pas les devoirs qui lui sont dus. Et c'est une des causes pour lesquelles " hors
de la foi, hors de l'Eglise pas de salut " (1), c'est que le Père aime
trop le Fils pour pouvoir aimer et recevoir comme siens ceux qui, avertis de ce
qu'est le Fils, appelés à lui par la grâce du Père et par ses envoyés, ont trop
de mauvaise volonté, d'indifférence ou de lâcheté pour reconnaître le Fils pour
ce qu'il est et lui rendre les devoirs et l'amour qu'ils lui doivent : Le Père aime trop le Fils
pour pouvoir aimer de tels hommes."
1) Cf. note 1 plus haut.
II Timothée, III, 16 :
"Toute Écriture est inspirée
de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer
dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit parfaitement équipé pour faire
toute œuvre bonne."
Galates, I, 8-10 :
« Eh bien! Si jamais
quelqu'un, fût-ce nous même, fût-ce un ange venu du ciel, vous prêchait un
évangile autre que celui que nous avons prêché, qu'il soit anathème! Nous
l'avons déjà dit, je le redis à cette heure : si quelqu'un vous prêche un
évangile autre que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème! A cette
heure, est-ce donc la faveur des hommes ou celle de Dieu que je veux gagner?
Est-ce aux hommes que je cherche à plaire ? Si j'en étais encore à plaire aux
hommes, je ne serais pas un serviteur du Christ. »
I Jean, II, 22-23 ; IV, 1-3 :
"Qui est menteur, sinon
celui qui nie que Jésus soit le Christ? Le voilà l'Antichrist,
celui qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père ;
celui qui confesse le Fils possède aussi le Père. [...] Mes bien-aimés,
n'ayez pas foi en tout esprit, mais contrôlez les esprits pour savoir s'ils
sont de Dieu, car quantité de faux prophètes [dont Muhammad] sont venus dans le monde. Voici
à quoi vous reconnaîtrez l'Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse
Jésus-Christ incarné est de Dieu, et tout esprit qui ne confesse pas ce
Jésus n'est pas de Dieu ; mais cet esprit est celui de l'Antichrist,
dont vous avez appris qu'il vient et qui, dès maintenant, est dans le
monde."
II Jean, I, 9-11 :
" Quiconque va plus avant
et ne demeure pas dans la doctrine du Christ n'a pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine
a le Père et aussi le Fils. Si quelqu'un vient à vous qui ait une doctrine
différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez pas. Car celui qui le
salue participe à ses œuvres mauvaises."
Saint Bonaventure (1221 - 1274), le " Docteur
Séraphique ",
franciscain, cardinal, qui fut le VIIIe successeur de saint François
d'Assise à la tête de son Ordre, docteur de l'Église, Questiones
disputatae de Myst. Trin.,
q.
" Ainsi il apparaît
qu'on ne peut louer la divine Unité si l'on ne tient également
Ibid., Itinéraire de l'esprit vers Dieu, Prologue :
" 2. Circonstances de la
composition de ce livre.
" [...] C'est alors qu'une
inspiration, vers le trente-troisième anniversaire du trépas de saint François
d'Assise, me conduisit à l'écart sur le mont Alverne
comme en un lieu de repos, avec le désir d'y trouver la paix de l'esprit. Là,
tandis que je méditais sur les élévations de l'âme vers Dieu, je me remémorai,
entre autres choses, le miracle arrivé en ce lieu à saint François lui-même : la
vision du séraphin ailé en forme de croix. Or il me sembla aussitôt que cette apparition
représentait l'extase du bienheureux père et indiquait l'itinéraire à suivre
pour y parvenir.
" 3. Le séraphin aux six
ailes, symbole des sis degrés d'illumination.
" Les six ailes du séraphin
sont en effet une heureuse figure des six élévations ou illuminations qui
acheminent l'âme, comme autant de degrés ou de sentiers, à la possession de la
paix au moyen des transports extatiques de la sagesse chrétienne (per ecstaticos excessus sapientiae christianae). Quant à l'itinéraire à
suivre, il n'est autre que l'amour très ardent du crucifié, cet amour qui ravit Paul au
troisième ciel (cf. II Cor., 12 : 2) et le transporta tellement en
Jésus-Christ qu'il pouvait dire : " Avec le Christ je suis cloué à la
croix. Je vis, ou plutôt non, ce n'est plus moi qui vis : c'est le Christ qui
vit en moi " (Galates, 2, 19-20) ; cet amour surtout qui imprégna
tellement l'âme de saint François qu'il finit par transparaître dans sa chair,
les deux dernières années de sa vie où il porta sur son corps les stigmates
sacrés de
Ibid., Id., chap. VII : De l'extase mystique où notre
intelligence se tient en repos, tandis que notre ferveur passe tout entière en
Dieu :
" I. [...] Il nous reste à
dépasser et à transcender par la contemplation, non seulement le monde
sensible, mais l'âme elle-même (1). Dans ce passage le Christ est " la
voie et la porte, l'échelle et le véhicule " (2) ; il est " le
propitiatoire posé sur l'Arche de Dieu " (3) et " le mystère caché
depuis le commencement " (4).
" 4. Ce passage, pour être
parfait, doit laisser en arrière toutes les opérations de l'intelligence, puis
transporter et transformer en Dieu le foyer de toutes nos affections. Mais
c'est là un don mystique très secret, que " personne ne connaît s'il ne
l'a reçu " (5), que nul ne reçoit s'il ne le désire et qu'on ne saurait
désirer à moins d'être embrasé jusqu'à la moelle par le feu de l'Esprit
saint, que le Christ a porté sur la terre (6). C'est pourquoi l'Apôtre déclare que cette
mystique sagesse est une révélation du saint Esprit (7).
" 6. Comment tout cela peut-il
se faire, demandes-tu ? Interroge la grâce et non la science ; le désir et non
l'intelligence ; les gémissements de la prière (8) et non l'étude des livres ;
l'époux (sponsum) et non le maître (magistrum) ; Dieu et non l'homme ; l'obscurité (caliginem) et non la clarté ; non la lumière qui
brille mais le feu qui embrase tout entier et qui transporte en Dieu par les
onctions de l'extase et les plus brûlantes affections. Ce feu c'est Dieu
lui-même, et " son foyer se trouve dans la sainte Jérusalem " (9). C'est le Christ qui l'a
allumé par la ferveur dévorante de sa Passion, et celui-là seul en reçoit
vraiment les atteintes, qui s'écrie : " Mon âme a souhaité prendre son vol
et mes os ont demandé la mort " (10). Quiconque désire une telle mort peut
voir Dieu, car on ne peut douter de la vérité de cette parole : " L'homme
ne me verra pas de son vivant " (11). Mourrons donc et entrons dans les
ténèbres (12) ; imposons silence aux préoccupations, à la concupiscence et à
l'imagination sensible. Passons avec Jésus crucifié " de ce monde au Père "
(13). Après
avoir vu le Père, nous déclarerons avec Philippe : " Cela nous suffit
" (14). Et nous entendrons dire comme Paul : " Ma grâce te suffit
" (15). Transportés de joie nous chanterons avec David : " Ma chair
et mon cœur défaillent, ô Dieu de mon cœur, mon partage pour l'éternité. Béni
soit le Seigneur éternellement et que tout le peuple s'écrie : Fiat,
qu'il soit fait ainsi ! " (16). Amen."
1) Cf. I Timothée, 2 : 5 ;
2) S. Jean, 14 : 6 ; 10 : 7 ;
3) Exode, 25 : 20 ;
4) Ephésiens, 3 : 9 ;
5) Apocalypse, 2 : 17 ;
6) Cf. S. Luc, 12 : 49 ;
7) Cf. I Corinthiens, 2 : 10 et suiv. ;
8) Cf. Romains, 8 : 26 ;
9) Isaïe, 31 : 9 ;
10)
Job, 7 : 15 ;
11)
Exode, 33 : 20 ;
12)
Il s'agit des ténèbres de la foi, qui est une nuit obscure pour les puissances
naturelles de notre âmes (cf. S. Jean de
13)
S. Jean, 13 : 1 ;
14)
Ibid., 14 : 3 ;
15)
II Corinthiens, 12 : 9 ;
16)
Psaumes, 2 : 26 ; 105 : 48.
Charles de Foucauld (1858-1916), cité par Jean-François
Six dans son livre : Vie de Charles de Foucauld, "Au cœur du monde,
1901-1916", pp. 234 et 239 ("Un demi-siècle") :
"Quel bel empire :
Algérie-Tunisie-Maroc-Soudan-Sahara ! Quel bel empire ! A condition de le
civiliser, de le franciser et non de se contenter de le maintenir et de
l'exploiter. Si nous cherchons à civiliser, à élever à notre niveau ces peuples
qui sont trente millions maintenant et qui seront, grâce à la paix, soixante
millions dans cinquante ans, cet empire africain sera dans un demi-siècle un
admirable prolongement de
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. V, Le
festin, verset 46, p. 98 :
" Nous avons enchaîné sur
leurs traces par l'envoi de Jésus-fils-de-Marie confirmant
a) Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. 2 , La vache,
verset 97 :
" Dis : Celui qui est ennemi de
Gabriel, eh bien c'est Gabriel qui t'a fait descendre sur ton cœur, avec la permission de Dieu, le Coran venant confirmer ce qui l'a
précédé, guider les Croyants sur le droit chemin et leur annoncer la bonne
nouvelle."
Non, les chrétiens et les
musulmans n'adorent pas le même Dieu ou une même Personne divine, car Dieu ne peut pas se
contredire en envoyant un de ses anges révéler à l'un une chose et à l'autre
son contraire. Ne faisons pas de Dieu un menteur ou le père du mensonge
(cf. S. Jean, 8 : 44). Dieu est
b) Cf. S. Jean, I, 14 et 18.
c) S. Jean, VIII, 44 : " Vous avez le Diable pour
père.
Et ce sont les
désirs de votre père que vous voulez réaliser. Celui-là était homicide dès le
commencement. Il ne se tenait pas dans la vérité, parce qu'il n'y avait pas de
vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son fonds, parce
qu'il est ami et père du mensonge."
d) Ire Epître de S. Jean, II, 21-23 : " Si
je vous écris, ce n'est pas que vous connaissiez pas
la vérité ; c'est parce que vous la connaissez. Qui est menteur, sinon celui
qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l'Antichrist,
celui qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père ;
celui qui confesse le Fils possède aussi le Père."
e) L'Énéide, liv. II.
Coran, Le festin, chap. V, verset 48, p. 98 :
" Nous t'avons fait
descendre le Livre [le Coran] en toute vérité et bon droit, confirmant ce qui
l'a précédé du Livre et le dominant. Juge entre eux d'après ce que Dieu a
fait descendre et ne suis pas leurs passions en t'écartant de ce qui t'est venu
comme vérité. A chacun de vous Nous avons établi une législation et une voie
bien claire. "
Id., chap. II, La vache, verset 136, p. 19 :
" Dites : 'Nous avons
cru à Dieu, à ce qui nous a été descendu (le Coran) à ce qui a été descendu
à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux chefs des douze tribus d'Israël et à
leur descendance, à ce qu'ont reçu Moïse et Jésus et à ce qu'ont reçu
les prophètes de leur Seigneur. Nous ne faisons entre eux aucune discrimination
et nous Lui sommes musulmans (= entièrement soumis).' " [Seulement nous allons
voir que le Coran contredit l'Ancien Testament et le Nouveau.]
Id., chap. V, Le festin, verset 51, p. 99 :
" O vous qui avez cru ! Ne
prenez pas les Juifs et les Chrétiens comme amis et soutiens ! Ils sont les amis et les soutiens
les uns des autres. Celui qui les prend comme amis et soutiens est certainement
des leurs. Dieu ne guide pas la gent injuste. " [C'est clair !]
Coran (traduction d'Édouard Montet),
Sourate de la table servie, verset 56, p. 195 :
" O vous qui croyez ! Ne prenez pas les Juifs
ni les Chrétiens pour patrons (a) : ils sont les patrons les uns des autres. Mais celui
d'entre vous qui les prend pour patrons, en vérité, est de leur parti. En vérité, Allâh ne guide pas le peuple pervers. " [Ce qui signifie
clairement que les juifs et les chrétiens appartiennent à un
" peuple " pervers que Dieu ne guide pas.]
a) Note du traducteur :
" Le mot arabe employé exprime en même temps l'intimité et la
supériorité : maître, protecteur, bienfaiteur, patron, et, en même
temps, ami, associé, camarade. " [Cela prouve
incontestablement que le vocabulaire français, par ses nuances et ses finesses,
est beaucoup plus riche que le vocabulaire arabe. On comprend que des doctes
musulmans soutiennent que le Coran ne se prête qu'à des traductions médiocres
ou imprécises et qu'il vaudrait mieux s'abstenir de le traduire (solution
facile qui permet de se mettre à l'abri des critiques). D'aucuns prétendent
que ce Livre est intraduisible parce qu'il contient des révélations divines ou
des vérités sublimes qui échappent aux non-musulmans. Si la lettre ne
signifie rien ou se révèle intraduisible, sur quoi s'appuiera l'esprit humain
pour commencer à comprendre ce qu'il lit et développer ses connaissances par la
réflexion et la méditation ? De plus, le Coran ne foisonne pas de vérités
sublimes, mais il contient aussi de nombreuses parties narratives et des sujets
d'ordre moral et d'ordre cultuel qui ne requièrent pas des lumières
particulières ou des capacités intellectuelles hors du commun pour être
comprises et qui méritent néanmoins d'être connues. Est-il besoin de rappeler
qu'aucune question théologique n'est soulevée ni résolue par ce Livre ? Il y a
surtout des affirmations péremptoires et des condamnations doctrinales sans
appel.]
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. IV, Les femmes, verset 82, p. 78 :
" Que ne soumettent-ils
donc le Coran à une profonde étude ? et s'il provenait
d'autre que Dieu, ils y trouveraient certainement des contradictions
abondantes. "
[Que
les musulmans ne nous reprochent donc pas de soumettre le Coran à une profonde
étude et de souligner dans cet ouvrage de nombreuses contradictions
évidentes. Que ces contradictions ne fourmillent pas, cela ne change pas le
fond du problème. Les contradictions que nous avons signalées suffisent
amplement pour prouver que le Coran n'est pas d'origine divine. Dieu peut-Il en
effet Se contredire ou Se tromper même une seule fois ? Et si le Coran
provenait de Dieu, toutes ses parties devraient être solidaires les unes des
autres. Or cela est loin d'être le cas. Pour ces raisons, nous devons conclure
que le Coran n'a pas été inspiré par Dieu. Autre remarque : Le Dr Salah ed-Dine Kechrid, avec l'accord et
le contrôle des autorités islamiques autorisées, dont le Dr Mohammad Yalaoui, professeur à l'Université de Tunis, à la page de
titre du Coran écrit : "Initiation à l'interprétation objective du
texte intraduisible du Saint Coran". Et pourquoi écrire également
"traduction et notes du Dr Salah ed-Dine Kechrid" si le Coran est intraduisible ? Peut-on dans
ces conditions répondre à l'auteur du Coran qui nous demande de soumettre sa
parole à une profonde étude ? Nous sommes là en présence de deux contradictions
flagrantes. Et comble de l'histoire, nous n'avons à notre disposition qu'une
initiation à une interprétation. Nous n'irons pas plus loin, car, en vérité,
nous savons qu'aucune nouvelle Révélation de Dieu n'est à attendre depuis qu'Il
nous a donné son Fils unique Jésus-Christ, qui est sa Parole. En effet,
l'Écriture Sainte et
Id., verset 34, p. 72 :
" Les hommes ont la
charge et la direction des femmes vu les avantages que Dieu a accordés aux uns
de préférence aux autres et vu ce qu'ils ont dépensé de leur argent. Les
vertueuses sont pleines de crainte pieuse et sauvegardent le dépôt (de leur
mari en son absence) par la sauvegarde de Dieu. Celles dont vous craignez
l'insubordination, sermonnez-les, éloignez-vous d'elles dans les lits et
frappez-les. Si elles vous obéissent, ne cherchez plus injustement à leur
nuire. Certes Dieu est constamment transcendant et grand. " [Dieu inciterait-il
vraiment les hommes à frapper les femmes dont ils craindraient seulement
l'insubordination, et même si celles-ci en étaient coupables ? N'est-ce pas là
un encouragement à des actes absolument répréhensibles ? Outre cela, la femme
est-elle inférieure à l'homme ? N'appartient-elle pas également à l'espèce
humaine ? Les fonctions nécessairement différentes ou complémentaires des
membres d'une société n'impliquent pas une infériorité entre eux. Notons la
lourdeur de cette traduction, voire ses obscurités.]
Coran (traduction d'Édouard Montet),
Sourate 4 des femmes, verset 38, p. 164 :
" Les hommes sont
supérieurs aux femmes par le fait qu'Allâh en a élevé
plusieurs au-dessus des autres, et (aussi) par le fait qu'ils dépensent de leur
fortune. Les
femmes vertueuses sont dévoués, conservant avec soin,
pendant l'absence (de leurs époux) ce qu'Allâh a
gardé avec soin (pour elles). Quant à celles dont vous redoutez
l'inconduite, avertissez-les, et reléguez-les dans les chambres à coucher (à
part), et battez-les ; (mais) si elles vous obéissent, ne cherchez point de
voie contre elles. En vérité, Allâh est haut ; Il est
grand. " [Les deux traductions, par leur différence notable,
témoignent de la pauvreté du vocabulaire arabe, - le dictionnaire arabe-français et français-arabe - par Daniel Reig, Larousse, Paris, 1983 - est d'ailleurs significatif.
Décidément, le Coran ne se prête guère à des traductions satisfaisantes !]
Id., Sourate 5 de la table servie, verset 42, p. 193 :
" Quant au voleur et à
la voleuse, coupez leurs mains à tous deux comme rétribution de ce qu'ils
ont acquis (par leurs vols) : (c'est) le châtiment d'Allâh.
Car Allâh est puissant ; Il est sage. "
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine
Kechrid), chap. V, Le festin, verset 38, p. 97 :
" Le voleur
et la voleuse, coupez-leur la main en récompense de leurs acquis et comme châtiment
exemplaire de Dieu. Dieu est puissant et sage. " [Cela est excessif et
relève de la férocité. Même repentant et désireux ou soucieux de réparer sa
faute dans la mesure du possible, et jouissant par conséquent du pardon de
Dieu, le voleur ou la voleuse, amputé de sa main, sera handicapé et marqué à
vie. Dieu est Amour. Certains musulmans semblent l'oublier.]
Id., chap. II, La vache, verset 80 et note du Dr Salah ed-Dine Kechrid :
" Ils disent : 'Jamais le
feu ne nous touchera si ce n'est un nombre compté de jours (1)'. Dis :
'Avez-vous pris un engagement auprès de Dieu et Dieu ne manquera alors jamais à
Son engagement ? Ou bien dites-vous sur Dieu ce que vous ne savez point
? ' "
1) Note du Dr Salah ed-Dine Kechrid : " C'est ce que les
Juifs et certaines sectes hérétiques de l'Islam croient. Mais le Coran ne laisse
aucun doute là-dessus : ceux qui mourront en dehors de l'Islam s'éterniseront à
jamais en Enfer. "
[L'Enfer
est donc promis à tous ceux qui ne sont pas musulmans. C'est bien ce que nous
avons compris et affirmé plus haut. Et avec cela, des évêques et des prêtres
osent nous exhorter à prier avec les musulmans. Cette situation est pire que
l'hérésie d'Arius qui avait fait boule de neige en son temps, en Europe, et qui
s'inscrivait en faux contre la divinité de Jésus-Christ et les mystères de
l'incarnation et de la divine rédemption, portant ainsi, et avant tout,
atteinte au premier des mystères, le mystère de
Id., chap.
XLVII, Mohammad, versets 1-4 et 12, pp. 447 et 448 :
1 - Ceux qui ont mécru et repoussé
loin de la voie de Dieu, Il a égaré leurs actions.
2 - Ceux qui ont cru,
accompli les bonnes œuvres et ajouté foi à ce qui a été descendu sur Mohammad
(le Coran), et c'est la pure vérité venant de leur Seigneur, Dieu leur efface
leurs péchés et leur améliore leur situation et leur cœur.
3 - Et ce parce que ceux qui ont
mécru ont suivi le faux et le caduc et que ceux qui ont cru ont suivi la vérité
venant de leur Seigneur. Voilà comment Dieu donne aux gens leur image
respective.
4 - Quand vous rencontrerez
(à la guerre) ceux qui ont mécru, frappez-en les cous. Une fois que vous les
avez affaiblis par un grand nombre de morts et de blessés, serrez les liens de
leur captivité. Libérez-les
ensuite soit par pure générosité de votre part, soit contre rançon jusqu'à ce
que cesse la guerre (ou : jusqu'à ce qu'ils déposent les armes). Oui et si Dieu
voulait, Il se vengerait d'eux Lui-même, mais c'est pour vous éprouver les uns
par les autres. Ceux qui auront été tués sur le chemin de Dieu, Il n'égarera
jamais leurs actions (en pure perte).
12 - Dieu introduit ceux qui ont
cru et accompli les bonnes œuvres dans des jardins sous lesquels coulent les
rivières. Et ceux qui ont mécru jouissent et mangent le bétail et le Feu (de
l'Enfer) sera leur demeure.
Id., chap. XLVIII, Le succès, versets 33-34, p. 450 :
33 - O vous qui avez cru ! Obéissez
à Dieu, obéissez au Messager et ne réduisez pas vos œuvres à zéro.
34 - Ceux qui ont mécru et repoussé
les gens loin de la voie de Dieu puis sont morts en état de mécréance, Dieu ne
leur donnera jamais l'absolution.
Id., chap. LXXII, Les génies, versets 14-15, p. 512 :
14 - Il y a parmi nous les
Musulmans et il y a parmi nous les Injustes. Ceux qui ont embrassé
l'Islam, ceux-là ont choisi la voie de la raison.
15 - Quant aux Injustes, ce
sera du bois pour l'Enfer.
Id., chap. XCVIII, La preuve évidente, versets 1-3 et 6, p.
541 :
1 - Ceux des gens du Livre (
2 - Un Messager venant de Dieu et
récitant des feuillets exempts de toute souillure (le Coran).
3 - Ils contiennent des versets à
la parfaite droiture.
6 - Ceux des gens du Livre qui ont
mécru ainsi que les Associateurs [principalement ceux
qui associent JÉSUS à DIEU] sont dans le feu de l'Enfer où ils s'éterniseront. Ceux-là
sont les plus mauvais de toute la création.
Le Saint Coran, traduction et note du Dr Salah ed-Dine Kechrid, revu et corrigé
par le Dr Mohammad Yalaoui, professeur à l'Université
de Tunis, sixième édition, Beyrouth, 1994, chap. IX, Le retour à Dieu, verset
29, p. 163 :
" Combattez ceux qui ne croient pas à Dieu et
au Jour Dernier, n'interdisent pas ce que Dieu a interdit ainsi que Son
Messager et ne pratiquent pas la religion du vrai (Dieu) parmi ceux qui ont reçu le
Livre (Juifs et Chrétiens) jusqu'à ce qu'ils paient l'impôt de capitation selon
leurs moyens et en toute humilité. " [" Dieu "
est ajouté entre parenthèses par le traducteur.]
Le Coran, traduction nouvelle et intégrale
par Édouard Montet, professeur de langues orientales,
recteur honoraire de l'Université de Genève (a), Payot, Paris, 1949, sourate 9
du repentir, verset 29, p. 281 :
" Tuez (b) ceux qui ne croient pas en Allâh ni au dernier jour, et qui n'interdisent pas ce
qu'Allâh et Son Apôtre ont interdit, et quiconque
ne pratique pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre,
jusqu'à ce qu'ils aient payé le tribut de leurs (propres) mains et qu'ils
soient humiliés. " [Ce verset est suprêmement embarrassant pour
des musulmans cléments et miséricordieux.]
a) L'Émir Chekib
Arslan, membre de l'Académie arabe de Damas :
b) " Les publications sur l'Islam
du Professeur Montet sont très remarquables et
occupent un rang exceptionnel et tout à fait à part dans les travaux des
savants européens sur l'Islam... Sa traduction du Coran, très exacte, très
fidèle au texte arabe et d'un caractère hautement littéraire, laisse loin
derrière elle toutes les traductions du Livre Saint en langues
européennes." Cf. Dictionnaire arabe-français
par Daniel Reig, cité plus haut, lettre T et page
4163 [ka:f, avec un point sous le k, ta:
et la:m : atala
: assassiner ; donner la mort à ; tuer ; massacrer (jusqu’au dernier), faire un
carnage, supprimer qqn].
Le Saint Coran, trad. et note du Dr Salah ed-Dine Kechrid, liv. cité plus
haut, 2 (la vache) : 216 :
" On vous a prescrit
l'obligation du combat et c'est une chose que vous n'aimez guère. Or il se peut
que vous n'aimiez pas une chose alors qu'elle est dans votre bien et il se peut
que vous aimiez une chose alors qu'elle est dans votre mal. Dieu sait et vous
ne savez point."
Id., 8 (Les dépouilles) : 17 :
" Vous ne les avez
nullement tués mais c'est Dieu qui les a tués. Tu n'as pas jeté quand tu as jeté
mais Dieu a jeté. Et afin qu'Il soumette les Croyants à une bonne épreuve de Sa
part. Certes Dieu est parfaitement audiant et
sachant."
Id., verset 39 :
" Combattez-les afin qu'il
n'y ait plus de foyer de subversion et que la religion soit entièrement à Dieu. S'ils cessent, Dieu voit très
clairement ce qu'ils font."
Id., 9 (Le retour à Dieu) : 5 :
" Une fois que les mois sacrés
ont pris fin (se sont écorchés), tuez les Associateurs
partout où vous les trouvez. Prenez-les, assiégez-les et installez-vous pour les épier
dans tout poste d'observation. S'ils reviennent à Dieu, accomplissent
correctement la prière et donnent l'aumône légale, n'entravez plus leur
liberté. Dieu est parfaitement absoluteur et miséricordieux."
Id., verset 123 :
" O vous qui avez cru !
Combattez ceux des Mécréants qui vous sont limitrophes [voisins, près de vous] ; qu'ils trouvent en vous quelque
rudesse et sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent avec piété"
Le Coran, trad. Montet,
9 (Le repentir) : 30, pp. 281-282 :
" Les Juifs disent
: 'Ozaïr (Esdras) est fils de Dieu (a).' Les Chrétiens disent : 'Le Messie est
fils de Dieu.'
Ce sont là les paroles de leurs bouches : ils imitent ceux qui étaient
incroyants avant eux. Qu'Allâh leur fasse la
guerre ! Car ils sont menteurs ! "
a) Note du traducteur : " La
tradition musulmane à laquelle il est fait allusion ici rapporte qu'Esdras, cent
ans après sa mort, ressuscita et dicta de mémoire le contenu de toute
Coran (traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid), chap. IX, Le
retour à Dieu, verset 30, pp. 163-164 :
" Les Juifs
ont dit : 'Ozéir (1) est le fils de Dieu'. Et
les Chrétiens ont dit : 'Le Messie est le fils de Dieu'. C'est que qu'ils
disent de leurs bouches. Ils sont, quant au parler, semblables à ceux qui ont
mécru auparavant. Puisse Dieu les combattre ! A quel point ils s'en
laissent conter ? "
1) Notre du traducteur : " Il
s'agit de OSÉE ou HOSÉAH, l'un des douze petits prophètes (8e siècle
av. J.-C.) " [Notons les divergences de vue des traducteurs. Quant à
Osée, il ne se trouve, dans
a) " Car un Enfant nous
est né ; et un Fils nous a été donné : Il portera sur ses épaules la marque
de sa principauté. Il sera appelé l'Admirable, le Conseiller, le Dieu
fort, le Père d'une famille éternelle, le Prince de la paix. "
Édouard Montet,
professeur
de langues orientales, recteur honoraire de l'Université de Genève, Le Coran,
Introduction, § 3 (ouv. cité plus haut), p. 20 :
" Il y a dans le Coran
trois sources de connaissances religieuse. Il y a d'abord une source juive et
chrétienne, à laquelle Mahomet a pu puiser par l'intermédiaire de la
tradition orale ; il est absolument certain qu'il n'a jamais eu entre les
mains les livres sacrés des Juifs et des Chrétiens. " [C'est une affirmation
de taille !]
Ferdinand Prat, S. J., Jésus-Christ, vol. I, éd. Beauchesne et ses Fils, Paris, 1933, page 4 :
" Plusieurs surates du
Coran contiennent d'assez longs passages sur
1. Notes de l'auteur : "3 -
Coran, Surates 2, 3, 4, 5, 19, 43, 57, 61, etc. Voir Hughes, Dict.
of Islam, 1896, article Jesus Christ, ou Flemming dans Hennecke,
Handbuch zu den neutest. Apokryphen, 1904, pp. 165-171."
2. Sourate 19 : Sourate de Marie,
verset 29.
Coran (traduction d'Édouard Montet),
Sourate 19 de Marie, versets 20, 21 et 29, p. 421 :
" Elle dit : 'En
vérité, aurais-je un fils ? Aucun homme ne s'est approché de moi et je ne
suis pas une prostituée'. [...] Il (Gabriel) dit : 'C'est ainsi qu'a
parlé ton Seigneur' : 'Ceci m'est aisé. Nous ferons de lui un signe pour
les hommes, et (une preuve de) Miséricorde de Notre part : la chose est
décidée'. [...] O sœur d'Aaron ! (1) Ton père n'était pas un méchant
homme, et ta mère n'était pas une prostituée. "
1) Note d'Édouard Montet :
"8 - Confusion avec Marie (Miriâm) sœur de Moïse
et d'Aaron."
Coran, traduction d'Édouard Montet,
Sourate 2 de la génisse, verset 119, p. 94 :
"Et lorsque Nous fîmes
1) N.d.t. :
2) N.d.t. : Le Makâm
Ibrahîm, dans la cour de
3) N.d.t. : Pour ceux qui, dans l'avenir,
viendront faire sept fois le tour de
Id., verset 121, page 94 :
"Lorsque Abraham et Ismaël eurent
élevé les fondations de
Id., Sourate 19 de Marie, verset 55, page 424 :
« 'Mentionne dans le
Livre (1) Ismaël.' En vérité, il était véridique dans ses
promesses ; il fut apôtre, prophète. »
1) Le Coran. Cette parole est adressée
par Dieu à Muhammad.
Coran, traduction et notes du Dr Salah ed-Dine
Kechrid, 2 - La vache, verset 125, page 18 :
"Et lorsque Nous fîmes de
1) N.d.t. : Il s'agit du temple de
2) N.d.t. :
3) N.d.t. : Dans cette fin du verset 125
nous trouvons définies les trois fonctions de
a. C'est là que le pèlerin fait les
sept tours rituels ou "taouaf" qui
symbolisent la rotation perpétuelle de tous les éléments autour d'un même
centre.
b. C'est ensuite là que certains
croyants fervents se retirent les dix derniers jours du mois de Ramadhan pour
se consacrer à la contemplation et à la prière : "i 'itikef".
c. C'est enfin un lieu de prière comme
toute autre mosquée avec un salaire infiniment plus grand.
Le paradis des
musulmans (paradis qui n’a aucun rapport avec la vision béatifique des
catholiques dont le but final consiste dans l’union de leur âme à l’être
immuable de Dieu) :
Coran, trad. du Dr Salah ed-Dine Kechrid, LII : Le
mont Tor, versets 17-20 :
« 17 – Les gens pieux sont
dans des jardins et dans des délices.
« 18 - Se délectant de ce que leur a donné leur
Seigneur et leur Seigneur les a préservés des tourments de
« 19 – Mangez et buvez, grand
bien vous fasse ! Pour ce que vous faisiez.
« 20 – Accoudés sur des lits
disposés en ordre et Nous leur avons donné comme épouses des Hours aux yeux grands et beaux. »
Id., LXXVI : L’Homme, versets
12-20 :
« 12 – En récompense de leur
patience, Il leur donna Paradis et soie.
« 13 – Ils y sont accoudés sur
des lits à dais et ils n’y voient ni soleil, ni froid glacial.
« 14 – Il les couvre de près de
ses ombrages et ses fruits et ses fleurs leur ont été rendus humblement bas (à
portée de leur main).
« 15 – On passe devant eux en
leur présentant des vases d’argent et des coupes de cristal.
« 16 – De cristal pareil à de
l’argent et dont le contenu a été savamment dosé.
« 17 - On les y abreuve d’une coupe où se mêle le
gingembre.
« 18 - C’est une source qui se trouve dans le
Paradis et qui se nomme Salsabil.
« 19 - Parmi eux circulent des adolescents à la
jeunesse éternelle. Quand tu les vois, tu les croirais des perles éparpillées.
« 20 – Quand tu promènes ton
regard à travers le Paradis tu y vois des délices et un grand royaume. »
Id., LXXVIII : La nouvelle, versets
31-34 :
« 31 – Les gens pieux
l’emporteront sur les autres au Paradis.
« 32 – Ils y auront des
jardins et des vignobles.
« 33 – Des jeunes filles aux
seins juvéniles et toutes du même âge. »
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