FIDEM SERVAVI

« J’ai gardé la foi » - II Timothée 4 / 7

N° 1

Prieuré saint Pierre et saint Paul

Le prieuré – 6, rue du Chapité – 25920 Mouthier Haute-Pierre

dimanche 6 janvier 2008

Ce sermon peut être téléchargé au format .WMA ou .mp3 depuis le site http://www.virgo-maria.org/ à l’adresse suivante :

http://www.virgo-maria.org/index_sermons_abbe_Marchiset.htm

Résumé

Signification de la fête de l'Epiphanie. L'importance de la connaissance des prophéties et de la reconnaissance des signes par lesquels le Bon Dieu se manifeste. « Quand les hommes diront : 'Paix et sûreté !' (…) ». Quelle est cette paix que prêche Joseph Ratzinger-Benoît XVI ? Recommandations et résolutions. Vœux pour cette année 2008

Sermon du « dimanche de la fête de l’Épiphanie »

La fête de l'Épiphanie est la suite du mystère de Noël. Épiphanie signifie Manifestation. C’est donc la fête qui honore la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ au milieu des hommes.

L'Église Grecque donne à cette fête le nom de Théophanie. C’est le nom donné à une Apparition divine en générale. La manifestation de la Sainte Trinité au Baptême de Notre Seigneur, la Transfiguration de Notre Seigneur au Thabor sont des Théophanies. Cette fête de l’Épiphanie est aussi familièrement appelée la Fête des Rois, puisque la venue à Bethléem des Rois Mages est particulièrement solennisée aujourd'hui.

Alors, sans nous faire perdre la douceur de la fête de Noël, cette fête manifeste l’Enfant-Jésus dans tout l'éclat de sa divinité. Ce ne sont plus seulement les bergers qui sont appelés par les Anges à reconnaître le Verbe fait chair, mais c'est tout le genre humain qui est appelé à le connaître, à l’adorer, à écouter son enseignement et à l’aimer et le servir ainsi pour obtenir la vie éternelle. L’oraison Collecte résume l’essentiel de la fête:

« O Dieu, qui avez manifesté aujourd'hui, par une étoile, votre Fils unique aux Gentils : faites, dans votre bonté, que, vous connaissant déjà par la foi, nous arrivions un jour à contempler l'éclat de votre gloire (…)».

Les quelques mots que je vais vous adresser ce matin vont donc porter sur l’importance de la connaissance des prophéties et de la reconnaissance des signes par lesquels le Bon Dieu se manifeste.

Nous nous souvenons que se sont les anges qui indiquèrent aux bergers le signe par lequel ils reconnaîtraient le divin Sauveur sur le territoire de la cité de David:

« (…) Et voici le signe auquel vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant, enveloppé de langes, et couché dans une crèche ».

Eh bien c’est cette étoile miraculeuse, qui s’est levée de l’Orient, qui fut le signe donné aux Rois Mages pour leur signaler la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ :

«Où est le Roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer ».

Ce verset résume en effet ce qu’ils ont appris de par la tradition, car c’est par la tradition de la prophétie de Balaam qu’ils étaient au courant de la naissance du « Roi des juifs » car la prophétie parle d’un « sceptre » donc d’un roi qui s'élève d'Israël.

Alors qu’est-ce donc plus exactement que cette prophétie de Balaam qui s’est transmise de génération en génération jusque dans les contrées très éloignées de la Judée? Regardons encore une fois cette prophétie que nous trouvons au Livre des Nombres dans l’Ancien Testament.

Pendant les 40 ans dans le désert le peuple Hébreux arrive aux plaines de Moab. C’est le Roi Balac qui demande au prophète Balaam de proférer une malédiction sur ce peuple afin qu’il ne traverse pas son territoire. Quand on sait le peu de nourriture pour le bétail dans ces contrées, on le comprend ! C’est en allant proférer ses oracles sur le peuple Hébreux que l’ânesse de ce prophète se mit à parler. Et puis en vue des Hébreux, le prophète Balaam, au lieu de proférer une malédiction, va au contraire prophétiser. Voici le passage, c’est au 4èmeoracle :

« Je le vois, mais non comme présent; je le contemple, mais non de près.  Un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël ».

C’est donc la réalisation de cette prophétie connue des Rois Mages par la tradition, qui fut le signe de la naissance de Notre Seigneur. Arrivant à Jérusalem et ne voyant plus l’étoile qui les avaient guidée jusque là, ils demandent où est né le « Roi des juifs ». On voit que les Princes des prêtres et les Docteurs du peuple, qui sont sollicités par le roi Hérode, ont, eux aussi, eut connaissance de ces faits : la présence de ces mages avec leur caravane et surtout le but de leur venue en Judée. Or, bien qu’ils aient été unanimes sur les saintes Ecritures sur le lieu de la naissance du Messie, il ne semble pas qu’ils aient reconnu la réalisation des prophéties. Celle du prophète Michée pour ce lieu de la naissance de Notre Seigneur:

« Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es pas la moindre entre les principales villes de Juda; car de toi que sortira le Chef qui régira mon peuple d'Israël ».

Et puis cette très riche prophétie d’Isaïe avec tous ces versets qui décrivent l’arrivée des Rois Mages représentant la gentilité, l’adoration que celle-ci doit à Notre Seigneur Jésus-Christ, la reconnaissance de sa Royauté. Les présents : l’or, l’encens et la Myrrhe présentés par les Rois Mages signifient, sa royauté, sa divinité et son humanité, car Notre Seigneur Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme. Tout cela était donc annoncé:

« (…) la foule viendra de Saba t'apporter l'or et l'encens, en chantant la louange du Seigneur ».

Eh bien, malgré la connaissance de ces prophéties sur la naissance du Messie, nous savons que les signes prouvant la réalisation de sa naissance n’ont pas été perçus comme tels. Il en fut de même une génération plus tard, lorsque Notre Seigneur accomplissait par ses miracles toutes les prophéties le concernant.

La raison de tout cela, mes bien chers frères, vous la connaissez, c’est que du temps de Notre Seigneur il y avait une doctrine messianique des démons, ce qui a fait qu’un grand nombre de juifs ne le reconnurent pas au jour où ils furent visités. Alors à cause de l’actualité religieuse, j’insiste encore sur cette action du démon « qui est menteur et père du mensonge ».

L’abbé Augustin Lémann, dans son ouvrage L’histoire complète de l’idée messianique, après avoir rappelé en citant l’Apôtre Saint-Paul que dans les derniers temps, plusieurs s’écarteront de la foi, et s’attacheront à des esprits d’erreurs et aux doctrines des démons, nous dit que cette défection annoncée pour les derniers temps de l’Eglise s’est produite auparavant aux derniers âges de la Synagogue.

« Les esprits de mensonge, dit-il, qui n’avaient pas cessé, depuis nos premiers parents, de séduire et d’égarer les intelligences humaines, vont plus particulièrement circonvenir les intelligences juives. Il y aura donc une doctrine messianique des démons comme il y a eu jusqu’à lors une doctrine messianique des prophètes ; et le pauvre peuple juif, séduit, égaré par elle, s’écartant du chemin de la vérité, sera précipité dans les abîmes du mensonge».

Ce sont donc les mêmes actions de séduction, d’égarement pour enfin circonvenir les esprits que nous constatons depuis plusieurs décennies. Avec tous les écrits des auteurs antilibéraux, qui nous parlent de la nature et des méthodes de l’ennemi, nous constatons que ces méthodes prennent de plus en plus d’ampleur. Et c’est ce qui explique cet attachement des clercs et les fidèles à ces esprits d’erreurs. Et c’est continuel et tout récent. Je lisais, pas plus tard qu’hier après-midi, un passage de l’ouvrage  La nouvelle messe  de Louis Salleron. Eh bien ce passage qui précisément manifeste une des erreurs sur l’infaillibilité de l’Église, était cité dans une petite revue que j’ai donc lu hier, parce que ce passage est sensé justifier cette attitude de la majorité traditionnelle, attitude qui n’est absolument pas catholique!

Alors de quoi s’agit-il dans ce passage de Louis Salleron ? Eh bien, il est dit qu’en dehors des proclamations des dogmes, il n’y a point d’autre mode d’enseignement infaillible ! C’est ce qui prouve que les clercs et les fidèles sont plongés dans le mensonge. Mensonge par omission, car le Magistère Ordinaire et Universel, infaillible et ayant même autorité que le Magistère extraordinaire est totalement omis. Alors je pense que la publication prochaine de l’ouvrage 40 ans d’erreurs sur l’infaillibilité de l’Eglise que vous connaissez déjà, et qui réfute tout cela devient absolument nécessaire. C’est en cours.

Voyez, mes bien chers frères, combien, d’une part les clercs et les fidèles conciliaires séduits et égarés, baignent complètement dans les erreurs et les hérésies concernant Notre Seigneur Jésus-Christ, dans les erreurs christologiques, et puis dans une liturgie qui n’est plus catholique et valide. Et puis d’autre part comment les ralliés et les rallieurs sont plongés dans les erreurs sur l’infaillibilité de l’Eglise et même sur son unité et sa sainteté. Tout en n’étant pas exempts de cautionner, eux aussi, quelques erreurs christologiques. Car en ne réfutant pas comme invalide le nouveau rituel des sacres épiscopaux, ils acceptent implicitement l’onctionisme hérétique du Père Lécuyer. Cet onctionisme contenu dans cette nouvelle forme devant conférer l’Épiscopat. Cette hérésie christologique de l’onctionisme qui consiste à penser que le sacerdoce de Notre Seigneur aurait été « imparfait » au moment de l’Incarnation et qu’il aurait reçu un complément à son sacerdoce au moment du baptême au Jourdain.

Alors que saint Thomas rappelle que :

« La nature humaine, sans aucun mérite antérieur, fut unie, dès le premier instant de son existence, au Verbe de Dieu dans une telle unité de personne que le Fils de Dieu fut le même être que le Fils de l'homme et le Fils de l'homme le même être que le Fils de Dieu » (Enchir. xi. - S. Thom. iii Part. q. xxxii, art. 1).

Voyez, mes bien chers frères, combien nous retrouvons là ce que je vous citais dimanche dernier face à cette phrase de Ratzinger-Benoît XVI, considérant le Christ comme un porteur de la lumière; parce qui lui aussi suppose deux existences en Notre Seigneur Jésus-Christ. Alors « que Le Fils de Dieu fut le même être que le Fils de l'homme et le Fils de l'homme le même être que le Fils de Dieu ». C’est ce que nous disons au salut du Très Saint Sacrement : « Béni soit Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme ! ».C’est l’union hypostatique.

Par conséquent, la nature humaine du Christ possède la plénitude du Sacerdoce dès le premier instant de son existence et ce Sacerdoce n’est nullement ‘complété’ lors de sa vie terrestre. Et il n’y a donc pas de « complément » à son Sacerdoce, fut-il la « grâce épiscopale », que le Christ puisse recevoir au moment du baptême au Jourdain.

Si je tenais à vous expliquer cela, mes bien chers frères, c’est parce qu’il est absolument nécessaire de bien connaître notre sainte religion catholique et d’être extrêmement vigilant. Don Guéranger que je vous ai déjà cité nous dit pour les temps que nous vivons:

« (…) que les chrétiens fidèles devront se souvenir des avis de l'Apôtre, et se conduire avec la circonspection qu'il recommande, mettant tous leurs soins à garder pure leur intelligence non moins que leur volonté, dans ces jours mauvais ».

Et puis nous avons également cette maxime de Mgr Gaume que vous connaissez par cœur maintenant: « Le chrétien réfléchi compare les faits avec ce qui est prédit ».

Cette maxime ne sera jamais autant vérifiée que maintenant car il est évident que ce qui se réalise et s’accélère, depuis quelques semaines, correspond forcément à ce qui nous est annoncé par l’Apôtre Saint Paul dans son Epître aux Thessaloniciens (5,3) :

«Quand les hommes diront: 'Paix et sûreté !' c'est alors qu'une ruine soudaine fondra sur eux comme la douleur sur la femme qui doit enfanter et ils n'y échapperont point » chap.5

Nous venons de voir dans l’enseignement de cette de l’Épiphanie, le signe qui fut donné aux Rois Mages pour la naissance de Notre Seigneur. Eh bien, le signe actuel qui nous est donné ce sont tous ces discours sur la paix, mais la paix sans Notre Seigneur Jésus-Christ, ce qui nous indique par conséquent que les temps dans lesquels nous sommes parvenus correspondent bien à ce qui est prédit.

D'après saint Augustin la paix c'est la tranquillité de l'ordre et cette paix ne peut se réaliser qu'à la condition que les hommes mettent en pratique les commandements de Dieu. D'où il suit que sans Notre Seigneur Jésus-Christ, il ne peut y avoir la paix. La paix que le monde peut donner, est toujours fragile et entachée d'imperfection à cause de la propension de l'homme au péché. De plus, cette paix-là est de nature différente par rapport à la paix chrétienne véritable. Notre Seigneur en parle d'ailleurs en ces termes: « Je vous laisse la paix, Je vous donne ma paix. Ce n'est pas comme le monde la donne que Moi Je vous la donne » (Jn 14,27).

Eh bien, c’est cette paix « comme le monde la donne », cette fausse paix, que prêche Joseph Ratzinger-Benoît XVI. C’est lui qui travaille et coopère à tout cela. Il est même effarant de constater tous ses propos publics, sans retenue, où il établit avec d’autres religions monothéistes, les bases d’une religion mondiale avec un Dieu unique ! Sans Notre Seigneur Jésus-Christ, sans le Saint-Esprit, sans la Sainte Trinité ! C’est incroyable ! Et il y aura encore ce qu’ils appellent « la semaine pour l’unité des chrétiens » en ce mois de janvier. Cela servira encore à accélérer cette fusion de toutes les religions.

Alors en ce début d’année, mes bien chers frères, où je viens de vous rappeler combien se multiplient les discours sur la paix sans Notre Seigneur Jésus-Christ, signe de la réalisation prochaine de cette « ruine » dont nous parle l’Apôtre Saint Paul, nous devons plus que jamais, à l’exemple des Rois Mages apportant l’or, l’encens et la myrrhe, adorer Notre Seigneur Jésus-Christ comme notre Dieu, notre Roi et tout particulièrement comme Roi de France, et puis comme victime immolée pour notre salut.

Je vous l’ai déjà dit, comme résolution dans ces temps que nous vivons, il faut s’unir à Notre Seigneur dans sa Passion et à la Très Sainte Vierge Marie et à l’Apôtre saint Jean au pied de la croix. C’est ainsi que nous pourrons au mieux nous unir, dans la communion des saints, dans cette éclipse de l’Eglise, Corps mystique de Notre Seigneur.

A l’heure où les autorités de la FSSPX parlent tant de ce Motu proprio comme une paix retrouvée dans l’Église et où Mgr Fellay prend même l’exemple de l’Édit de Milan en 313, cette paix qui mettait fin aux persécutions à l’époque, nous voyons combien cette comparaison prouve que ces autorités sont totalement circonvenues par ces anti-christ.

Pour nous le combat est tout autre. C’est celui de la maintenance de la foi, comme je vous l’ai rappelé récemment, car il faut tenir compte de toute la pédagogie divine contenue dans les saintes Ecritures. C’est donc lorsque l’on croira que tout est perdu, que les hommes demanderont la solution du Bon Dieu. Sa solution. Et nous savons que la solution du Bon Dieu, n’est pas hypothétique. C’est ce que l’abbé Augustin Lémann appelle « Le dénouement de la persécution » par l’Oint de l’huile, c'est-à-dire le grand monarque ; ce grand Monarque n’est donc pas hypothétique ! Tout cela est contenu dans la sainte Ecriture. Nous savons aussi que dans l’Apocalypse, Saint Jean écrit aux Sept Églises qui sont en Asie et ces sept Églises correspondent à sept périodes de l’Église. Eh bien nous sommes bien, en comparant les faits avec ce qui est prédit, à la fin de cette Église de Sardes, la ville de Crésus, c'est-à-dire de tout cet empire financier qui est sur le point de s’écrouler ; « cette ruine soudaine » dont nous parle l’Apôtre saint Paul au moment où les hommes parleront de « paix et de sûreté ».

Voilà, mes bien chers frères, ce que nous devons retenir. L’Epître aux Romains nous dit que : « tout ce qui a été écrit, est écrit pour notre instruction, afin que nous concevions une espérance ferme par la patience et la consolation que les Écritures nous donnent » (Chap.15).

Alors ayons cette espérance ferme, ou cette ferme espérance, ayons cette patience pendant que les hommes et que certains clercs ricanent. Et si l’on rencontre l’opposition avec nos proches, cela n’est pas rare malheureusement, eh bien rappelons-nous que nous devons garder cette assurance et cette paix qui repose sur la vérité de la foi, et la Vérité c’est Notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même. C'est pourquoi Notre Seigneur a eu ces paroles: « Ne croyez pas que Je suis venu apporter la paix, mais le glaive » (Mat. 10,34). Et puis également: « Je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la bru de sa belle-mère. Chacun a pour ennemis les gens de sa maison » (Mat. 10,35-36).

A l’heure où les autorités de la majorité traditionnelle sont sous l’emprise de ces manœuvres habiles de ces anti-christ, et mènent un combat qui n’est certainement pas celui des Frères Maccabées, plaçons toute notre confiance en Notre Seigneur. Nous avons ses promesses tant de fois renouvelées. Alors, dans le choix de Dieu sur la France, la vocation de la France, la mission posthume de sainte Jeanne d’Arc, la promesse de Notre Seigneur à sainte Marguerite Marie, ce Règne du Sacré-Cœur qui s’exercera malgré les ennemis de Notre Seigneur. Dieu est fidèle dans ses promesses ; ce qu’il a commencé, il le terminera, c’est sûr.

Alors continuons à camper, restons ferme sur ces positions dans ce combat de maintenance de la foi en reconnaissant les signes que le Bon Dieu donne, l’accomplissement de ce qu’Il nous dit dans les saintes Écritures, et puis ce que Notre-Dame de La Salette, Reine des prophètes, vient nous rappeler. Elle nous prévient comme les prophètes dans l’Ancien Testament, mais en plus, avec son Cœur immaculé et douloureux, son Cœur de Mère prévenante et suppliante.

Sachons également la remercier, car c’est une grande grâce, mes bien chers frères, qu’elle nous accorde de son divin Fils, de reconnaître la véritable situation de L’Église éclipsée par l’église gnostique conciliaire. Remercions-là, alors que tant d’âmes sont séduites, que tant d’intelligences sont égarées et que tant de clercs et de fidèles sont déjà circonvenus par ces anti-christ.

Suite à ce point de la situation et à ces résolutions, je vous souhaite donc, mes bien chers frères, une bonne et sainte Année. Une bonne santé de l’âme, et puis la santé du corps car celui-ci doit être un bon serviteur à l’âme. Que cette année 2008 soit l’occasion de travailler à votre sanctification et que ce travail soit donc accompli dans le seul but pour lequel Dieu nous a créé, pour obtenir le Ciel, le Paradis à la fin de nos jours, ce lieu et cet état de bonheur où nous pourrons avec les anges et les saints, les saints et saintes de France, voir Dieu et le posséder pour toujours. Ainsi soit-il.

Abbé Marchiset

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