TOUT L'EDIFICE RELATIVISTE

REPOSE SUR L'INTERPRETATION

FRAUDULEUSE PAR LORENTZ

DES EXPERIENCES DE MICHELSON ET MORLEY

Etienne BROENS

N° 55 de SCIENCE ET FOI du 1er trimestre 2000

NDLR : Comme nous avons eu l'occasion de le dire précédemment dans le n° 48 de Science et Foi, sous la plume de M. Berthault (X45), au sein du CESHE s'est constitué depuis quelques années une commission " Astronomie " pour réfléchir librement aux problèmes de cette discipline. Si en effet, nous demeurions attachés à l'œuvre de F. Crombette, dans un esprit de fidélité raisonnée, il nous importe aussi, non seulement de nous tenir au courant des progrès de cette discipline, et même très modestement d'y contribuer par notre apport. C'est ainsi, par exemple, que nous avons publié de nouvelles pistes de recherches sur les parallaxes. D'autres études sont en cours, aux confins de plusieurs disciplines. C'est dans cet esprit que nous vous présentons aujourd'hui le travail de M. Etienne Broëns, membre particulièrement actif de cette commission (et de notre association), qui nous en avait donné une brève présentation lors de notre dernier colloque, travail qui fait le point sur les expériences de Michelson avec la rigueur que nous lui connaissons. Merci et félicitations !

 

Lorsque Bradley découvrit le phénomène de l'aberration de la lumière venant des étoiles, il fut d'abord interprété dans le cadre de la théorie émissive (la lumière consistant dans l'émission de photons lumineux, dans le vide - avec ses fées, aurait dit Maurice Ollivier, le fameux " vide " ou rien qui arrête un courant, mais qui laisse passer les électrons ... Cf. l'admirable Physique moderne et réalité). L'angle d'aberration provenait ainsi de la composition vectorielle des vitesses respectives : des photons, et de la terre (dans un mouvement orbital admis par la communauté scientifique [ce qui ne prouve rien, précisons-le bien, car, selon saint Thomas d'Aquin, le recours à l'argument d'autorité est à rejeter du savoir scientifique proprement dit - cf. S. th., Ia, 1, a. 8 ad 2um, et Quodl. III, 31, 1um - et à plus forte raison l'autorité du plus grand nombre qui repose sur l'aspect quantitatif des choses]).

Par la suite, une explication de cet angle dut être donnée dans la théorie ondulatoire (à laquelle conduisaient les phénomènes d'interférence). Dans ces conceptions, les sources lumineuses émettaient dans un milieu immobile (l'éther, qui remplissait tout l'espace) des ondes qui s'y propageaient à vitesse constante [des ondes en soi ...].

Mais l'interprétation de l'aberration dans cette conception, qui était aussi facile, se heurtait à une difficulté depuis qu'Airy avait montré (en remplissant d'eau le télescope) que cet angle restait invariable, lorsqu'on modifiait la vitesse de la lumière.

On pensait que l'éther, qui pénétrait les milieux transparents, pouvait être entraîné (au moins partiellement) par ces derniers, lorsqu'ils étaient en mouvement. D'où l'intention de Michelson de vérifier, par une expérience optique, la vitesse réelle de l'atmosphère terrestre (solidaire de la terre dans son mouvement orbital), relativement à l'éther.

Notre propos n'est pas de reprendre ici en détail le déroulement de cette expérience, mais d'indiquer clairement son principe (voir figures ci-après).

Un pinceau lumineux, émis par une source s, était divisé par un miroir a (incliné à 45° sur son trajet) : une partie, le traversant, continuait son parcours en ligne droite ; et l'autre, partiellement réfléchie, partait dans une direction rectangulaire. Ces deux rayons, renvoyés par les miroirs plans b et c vers le miroir a, étaient dirigés ensemble par ce dernier (l'un par transparence, l'autre par réflexion) dans un télescope e où ils interféraient.

Les deux longueurs (ac, orientées suivant le mouvement orbital et ab, normalement à ce mouvement), étaient égales sur l'appareillage ; mais cet appareillage se déplaçant dans l'espace absolu, le rayon parcourant la branche orientée suivant ce mouvement (ac) faisait un chemin dans l'éther plus long à l'aller qu'au retour. Il s'ensuivait donc que les rayons, qui étaient synchrones au départ de a, y revenaient avec un certain déphasage. On faisait alors pivoter l'appareillage de 90° (dans le plan abc), ce qui inversait le déphasage des deux circuits.

Dans la première position, en faisant interférer les deux rayons, on avait formé des franges dont on avait repéré la position de la réticule ; et, après rotation de 90°, on notait leur nouvelle position. La mesure de leur déplacement correspondait alors au double du déphasage.

Connaissant les paramètres de l'interféromètre, on déduisait la valeur du déphasage à partir du déplacement des franges ; et une formule, établie d'après le calcul des temps de parcours de chacun des circuits, donnait la valeur du déphasage en fonction des paramètres connus, et du carré de la vitesse relative terre/éther.

Cette vitesse était sinon l'inconnue du problème, du moins une valeur déjà connue à vérifier : on connaissait en effet par ce calcul le déplacement de franges qui devait correspondre à la vitesse orbitale généralement admise de 30.000 m/s.

La première expérience avait donné un résultat trop faible et instable qui tenait à un manque incontestable de précision. Mais l'opération fut alors considérablement améliorée et put être reprise dans d'excellentes conditions de stabilité et de reproductibilité.

Son résultat cependant persistait à osciller entre 5 et 7 km/s, et il était si éloigné de la vitesse orbitale attendue de 30 km/s (vitesse qu'avait confirmée Bradley dans l'angle d'aberration) qu'il fut généralement considéré comme dépourvu de toute signification. Après tout, ce caractère erratique pouvait très bien être attribué à des difficultés opérationnelles encore mal maîtrisées, ou inconnus.

Nous avons voulu savoir ce qu'il en était réellement et, sans toutefois mettre en doute la partie mathématique, nous avons quand même refait tous les calculs sur les bases retenues par Michelson ; mais nous n'y avons rien trouvé à redire.

Nous avons alors mise en cause l'interprétation des circuits optiques, car de nombreux phénomènes lumineux connus n'avaient pas été pris en compte, ni même été mentionnés dans le compte-rendu des expérimentateurs ; et en particulier :

- la réfringence de l'air ;

- l'entraînement de la lumière par l'air en mouvement ;

- la déviation du rayon réfléchi par un miroir en mouvement (mais en fait, le croquis du compte-rendu semblait bien montrer que cet effet avait été pris en compte, bien que le texte ne l'attribue pas à cet effet ;

- l'effet Dopler (mouvement de la source, des miroirs et du télescope - observateur).

Nous avons alors repris entièrement l'étude des chemins optiques, en tenant compte de tous les éléments, et en nous situant dans un référentiel solidaire de l'éther. Cela compliquait le problème à merveille, au point de nous égarer tout d'abord dans diverses erreurs. Mais nous sommes finalement retombés, à des millièmes de microns près, sur le déphasage calculé par Michelson : les éléments que nous avons intégrés dans le problème n'avaient donc pas d'influence sur le résultat calculé.

Ainsi, la non concordance du résultat chiffré (résultant des faits réels) avec le résultat théorique (résultant d'un calcul rigoureux) étaient bien confirmée, mais restait inexpliquée.

A l'époque, l'échec de cette expérience gênait beaucoup de monde. Elle n'avait certes pas été occultée, mais on était peu enclin à en parler, faute de ne rien pouvoir en conclure qui soit " scientifiquement correct " [nous y voilà !]. Le lobby tout puissant qui régnait à l'époque, avait d'ailleurs délibérément décidé que le résultat de l'expérience était, non pas faux mais nul, égal à zéro.

Mais cela n'avait pas empêché de nombreux chercheurs de reprendre cette expérience, dans les conditions les plus variées d'heures, de saison, et de lieux (même sous terre, et en ballon). Et parmi ces travaux, ceux de Dayton C. Miller entrepris au mont Wilson (en 1925:1926) peuvent compter parmi les plus sérieux (au total : 6.4000 rotations de 90°, comportant 300.000 lectures). Il utilisait un dispositif semblable à celui de Michelson et Morley, mais dont la sensibilité avait été multipliée par trois. Ses observations, faites en tous azimuts et de jour comme de nuit, se son réparties en quatre séries de six à huit jours continus, et à quatre époques différentes de l'année.

Pourquoi de tels efforts et de telles dépenses ? Miller, pris de doute devant l'unanimité de cette déclaration du nullité [la loi du nombre !] voulait absolument s'assurer de la validité de ses résultats. Mais de cette dernière série, il ne put vraiment rien tirer lui-même qui puisse avoir une signification physique.

Sans entrer dans le détail nous dirons que, par une analyse statistique appropriée des résultats chiffrés par Miller, d'apparence faussement aléatoire, il est parvenu à y découvrir la superposition d'influences diverses dont les périodicités respectives étaient en cohérence incontestables, non seulement avec les principaux cycles des mouvements planétaires du système solaire, mais avec des phénomènes mécaniques d'origine gravitationnelle. Et une telle correspondance ne pouvait pas résulter de causes erratiques, telles que l'instabilité thermique, de mauvaises lectures, ou de fausses manœuvres opératoires, dont la distribution hasardeuse aurait eu un impact nécessairement aléatoire.

On laissera à d'autres le soin d'interpréter cette étrange découverte, mais on la retiendra comme la preuve indiscutable que les résultats de cette expérience, considérée à tort jusqu'ici comme nuls ou erratiques, ne l'avaient jamais été lorsqu'elle était bien menée et que, bien qu'ils ne soient pas encore expliqués, ils avaient une signification physique réelle.

Pour Lorentz cependant (et pour le clan relativiste), il fallait sauver l'invariance des lois de Maxwel (1) décrétée par Einstein, ce qui impliquait que le résultat des expériences de ce type devait toujours être considéré comme nul. Et il l'expliqua la chose, suivant l'idée de Fitzgerald, par la " contradiction " de la matière dans l'orientation de la vitesse. Il prétendit que, si la vitesse de la lumière, relativement à la terre en mouvement orbital, était plus lente (la vitesse de la terre s'en retranchant), la longueur correspondante qu'elle avait à franchir dans cette direction devrait se contracter dans la même proportion [et hop ! le tour est joué].

Il reprit donc les calculs de Michelson, en appelant D, le parcours aba ; D, celui suivant ac ; et T et T ', les temps respectifs mis par la lumière pour les parcourir. L'exactitude des calculs n'étant pas mise en cause ici, on donnera seulement leur résultat :

T = (2D/c)/(1- v2/c2) et T ' = (2D'/c)/(1-v2/c2 )1/2. IL fait alors leur rapport, soit :

T/T' = D/D'(1-v2/c2 )1/2. Puis il désigne le deuxième terme du produit par g , en écrivant : T/T' = gD/D' et, faisant comme si les temps T et T' étaient égaux (ce qui était contraire au résultat de l'expérience), il écrit frauduleusement : D' = gD.

 Ce facteur g (contradiction de D en D'), fabriqué de toute pièce par Lorentz pour les besoins de la cause et dépourvu de bases expérimentales, va devenir ainsi le fondement des transformations qui portent son nom, destinées à remplacer les transformations classiques de Galilée, lorsque des coordonnées, établies dans un système de références, doivent être évaluées dans un autre système en translation rectiligne uniforme par rapport au premier.

Les transformations de Lorentz étant l'outil principal des calculs relativistes, ce facteur magique, étranger à la physique, y sera forcément présent, autant en relativité restreinte que générale (la première faisant partie intégrante de la seconde dont elle n'est qu'un cas particulier, ainsi que l'a bien souligné son "inventeur").

Et il en est de même dans l'utopique espace à quatre dimensions, imaginé par Minkowsky pour y faire évoluer les événements physiques (?) d'Einstein, car le pseudo-temps y est encore calculé en appliquant cette même transformation.

L'ensemble de cet échafaudage mathématique, qui défie déjà le bon sens et repose sur une fraude flagrante (reconnue par de nombreux physiciens), n'a ainsi aucun fondement expérimental [2] : non seulement, il reste complètement étranger à la physique, mais encore il s'effondre, ainsi qu'Einstein lui-même l'a prévu.

Citons-le (L'Evolution des Idées, Flammarion, 1938, pp. 209-210 :

" L'attrait principal de la théorie (de la relativité) est qu'elle constitue un tout."

" Si une seule de ses conséquences se montrait inexacte, il faudrait l'abandonner ; toute modification paraît impossible sans ébranler tout l'édifice."

NDLR : La démonstration intégrale de Monsieur BROENS est disponible auprès du secrétariat du CESHE-France contre 15 FF en timbres.

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1) Cette invariance allait de pair avec la constance (toujours décrétée par Einstein contre toute logique) de la vitesse de la lumière dans tous les référentiels, quelle que soit leur propre vitesse.

2) Charles Nahon, Ingénieur des Arts et Métiers, L'Imposture de la Relativité (resteinte et générale), 562 pages, Marseille, 1962, pp. 170, 171, 172, 173-174, 511 :

" 24 - Le "temps relatif" d'Einstein : 4 fois frauduleux (en cascade), est une imposture mathématique et n'a aucune assise physique.

" [...] D'ailleurs, à partir de la formule t' = (t - (vx/c2))/(1 - (v2/c2))1/2 de la Transformation de Lorentz concernant t', déjà totalement frauduleuse, Einstein s'est livré à une transformation encore plus frauduleuse.

" [...] Ce qu'Einstein s'est permis de faire, sous l'admiration béate de la quasi totalité des Scientifiques professionnels du Monde entier, aucun étudiant ne l'aurait fait, avant lui, sans obtenir une note "zéro", bien méritée, en mathématiques.

" [...] Cette conséquence redoutable, autant que rigoureuse, de l'adaptation einsteinienne frauduleuse de la Transformation de Lorentz, est évidemment passée sous silence par tous les Relativistes restreints, c'est-à-dire par la quasi totalité des Mathématiciens et Physiciens professionnels du Monde entier, depuis 70 ans environ et jusqu'à nos jours !.

" Comment, après une telle aberration généralisée, ou une telle complicité, peut-on leur faire confiance aveuglément, comme c'est le cas de la Science Officielle mondiale actuellement !

" [...] Einstein, avec sa "Théorie de la Relativité restreinte", en 1905, a choisi la facilité d'une solution purement mathématique qui est, de surcroît, entièrement frauduleuse, sur la base des "Formules de Transformation de Lorentz" déjà frauduleuses par elles-mêmes."

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