Hutton, le père de Mel Gibson, déclare
(1) que l’Eglise conciliaire
n’est pas l’Eglise catholique
Le père
de Mel Gibson déclare que le nouveau rite de consécration épiscopale est
invalide
et que pseudo-clergé conciliaire est un faux clergé
L’Eglise conciliaire,
cette « bête de la terre » qu’annonce le livre de l’Apocalypse
de Saint Jean, dénoncée par une voix
importante du monde anglo-saxon : Hutton Gibson, le père de Mel Gibson,
le réalisateur et acteur américain qui a produit « Passion ».
Hutton Gibson réfute
l’article du Père Pierre-Marie d’Avrillé de novembre 2005 (et diffusé par la
revue The Angelus de la FSSPX aux Etats-Unis) par lequel le dominicain
recopie la pseudo-« démonstration » fallacieuse de validité
sacramentelle par soi disant « analogies » du nouveau rite
conciliaire latin de consécration épiscopale (Pontificalis Romani, 18
juin 1968) produite par les réformateurs
modernistes antichrists (cf. Mgr lefebvre), le Franc-maçon prêtre Lazariste
Annibale Bugnini\ dit Buan, le bénédictin Dom Botte et le Père spiritain
Joseph Lécuyer, ennemi personnel de Mgr Lefebvre (cf. www.rore-sanctifica.org).
Hutton Gibson rejoint
les conclusions données par le CIRS (Comité International Rore Sanctifica) qui a réfuté totalement et dans les détails cette
pseudo-« démonstration » du Père Pierre-Marie et qui a publié
nombre de documents clés, en particulier pour le première fois, les
documents originaux du Groupe XX du Consilium liturgique
conciliaire, responsable de cette abomination, en ligne sur son site.
Nous avons appris que
l’abbé Ratzinger s’inquiète beaucoup de l’usage que pourrait faire Mel Gibson
de ses importants moyens financiers (le
film La Passion a rapporté plus de 500 millions de dollars à Mel
Gibson), et qu’afin de tenter de contrôler Mel Gibson, l’abbé Ratzinger a
introduit auprès de Mel et de Hutton des agents qui le servent et tentent de le
neutraliser.
L’agent clé de cette
opération de neutralisation de Mel et de Hutton Gibson est Robert Moynihan, le
directeur de la revue Inside the Vatican, qui est l’une des créatures de
l’abbé apostat Ratzinger.
Au sein de
l’entourage de Hutton Gibson, le canadien Silvio Mattacione est le relai de
Moynihan, au service de Ratzinger.
C’est ainsi que grâce
à cette tentative d’infiltration pilotée depuis Rome, Mel Gibson a été un temps
trompé en acceptant de distribuer des dons aux Légionnaires du Christ,
cette institution moderniste de subversion typiquement conciliaire.
Continuons le bon combat
Abbé Michel Marchiset
Traduction
de l’article publié par Hutton Gibson sur son site personnel
Nous tenons
à remercier chaleureusement le traducteur
L’invalidité du nouveau
« rite d’ordination épiscopale »
_____
La Fraternité
Sacerdotale Saint-Pie X a consacré les numéros de décembre 2005 et janvier 2006
d’Angelus à la « preuve », administrée par le Père Pierre-Marie,
OP, de la validité du rite d’ordination épiscopale de 1958. Si la Fraternité
veut négocier avec le Vatican, telle est en effet la position recommandée.
Depuis sa création, elle a considéré les antipapes post-conciliaires comme
légitimes et leur nouvelle messe, ainsi que leurs nouveaux sacrements comme
« non invalides per se ».
Le Novus Ordo Missae a
été imposé pour que chacun entende la « messe » dans sa propre langue
afin de pouvoir la comprendre. Cette excuse ridicule avait pour but de masquer
le fait que notre Messe avait été volée et remplacée par de l’idolâtrie, ainsi
que nous le démontrerons. Par ailleurs, il n’existait aucune raison de modifier
le rite d’ordination, si ce n’est la volonté délibérée de l’invalider. Ce rite
n’avait nul besoin d’être adapté ou traduit « pour le bénéfice » des
catholiques du rang. C’était une cérémonie organisée une fois par an dans la
cathédrale et à laquelle relativement peu de laïcs assistaient. Jusqu’alors,
toute innovation, quelle qu’elle soit, entrait en conflit avec le serment fait
par le pape (et aujourd’hui tombé en désuétude) d’accepter la religion tout
entière des mains de son prédécesseur et de la transmettre inchangée à son
successeur. Rien de nouveau n’est catholique.
Jean XXIII a convoqué le
deuxième concile du Vatican en l’absence complète d’opposition sérieuse à la
doctrine, à la pratique ou à l’autorité de l’Église, et en violation flagrante
du décret du pape Pie II Exsecrabilis, qui interdisait et annulait
d’avance tout concile convoqué pour en appeler des actes des papes antérieurs.
Le but avoué de Jean XXIII était d’ouvrir les fenêtres, de laisser entendre de
l’air frais, de remettre l’Église à jour, de l’ajuster à l’homme moderne, quel
qu’il soit et où qu’il se trouve. Or, l’idée même que Jésus-Christ ait pu fonder
une religion convenant à tous les hommes de tous les temps, sauf ceux de cette
génération éclairée, dont Il ne pouvait – paraît-il – prévoir l’avènement, est
un déni de la divine omniscience du Christ, si vitale pour notre religion.
Mais les pères du deuxième
concile du Vatican allèrent encore plus loin. Ils considérèrent qu’en
établissant, par la dernière Cène, Son Sacrifice sur la Croix comme fondement
de notre Sacrifice de la Messe, Jésus-Christ avait eu tout faux. Ces évêques
orgueilleux décidèrent qu’ils avaient le pouvoir de corriger tous leurs
prédécesseurs, des mains de qui ils avaient pourtant reçu la Foi et
Jésus-Christ Lui-même. Par une simple coïncidence, peut-être, ils violèrent
collectivement un autre décret papal, Quod primum tempore, du pape saint
Pie V, qui gelait le Missel romain, en particulier le Canon de la Messe, pour
tous les temps à venir, dans la même forme – cérémoniale et verbale – que celle
ayant toujours eu cours de mémoire d’homme. Cette Messe, souvent dite
tridentine parce que le concile de Trente en a approuvé la perfection, est plus
vieille de mille ans au moins que le décret du pape saint Pie V, qui date de
1570. Cela n’empêche pas ceux qui ont remplacé notre Messe authentique de nous
répéter sans cesse que Paul VI n’a rien fait de plus que saint Pie V en
introduisant un nouveau rite. Bien entendu, tous ces innovateurs savent combien
ils mentent, mais croien qu’il suffit de répéter un mensonge assez souvent pour
venir à bout de la vérité. La première chose que Paul VI a faite et que saint
Pie V n’avait pas faite fut de violer la loi et la tradition de l’Église. Cette
loi, imprimée en tête de chaque Missel d’autel, interdisait toute modification
étourdie de la Messe et garantissait à tout prêtre le droit et le privilège de
pratiquer ce rite de préférence à tout autre rite alors autorisé qui était
pratiqué depuis au moins deux cents ans. Pourquoi, demanderez-vous, l’Église
a-t-elle attendu cinq cents ans pour promulguer une telle loi ? Les lois
sont édictées lorsque c’est nécessaire. Qu’est-ce qui a donc rendu cette loi
nécessaire ? La Réforme. Luther, Cranmer, Calvin, Zwingli et tout un tas
de « réformateurs » annexes ont remodelé le culte public pour
l’adapter à leurs goûts ainsi qu’à leurs doctrines diverses et variables. Il
n’en ont pas moins continué à appeler ces variations des « messes »
pour tromper le peuple, alors que la plupart des gens croyaient en leur Messe
et lui restaient attachés ; en Norvège, par exemple, deux cents ans après
l’imposition du service luthérien, les gens parlent encore d’elle comme de la
« haute messe ». Étant donné la confusion qui régnait à cette époque,
l’adoption d’une norme s’imposait pour que l’Église pût garantir la validité de
la Messe ; or, tout naturellement et comme on devait s’y attendre, la
Messe qu’elle garantit alors n’était autre que le plus ancien rite existant.
Lorsque Paul VI
introduisit ses nouveaux rites de la messe et de l’ordination, il plaida
l’obéissance au deuxième concile du Vatican, qui avait été convoqué inutilement
et de façon illicite, à seule fin d’effacer les stigmates qu’il encourait
forcément pour violer ainsi la loi de l’Église. D’autre part, ce concile
pastoral particulier n’a jamais ordonné ou même seulement suggéré l’adoption
d’un nouveau rite pour la messe ou les sacrements. Ce qu’a déclaré ce concile
illégal au sujet des rites en question, qui échappent entièrement à la
compétence d’un concile même en bonne et due forme, est enregistré dans sa
Constitution sur la Liturgie sacrée, truffée d’effroyables mensonges porteurs
d’anarchie… Il ressort de toute cette constitution que notre rite est
défectueux et a donc besoin d’être révisé. Mais c’est au paragraphe 58 qu’on
peut lire la seule mention d’un nouveau rite de concélébration à élaborer, puis
à incorporer dans le Missel et les livres pontificaux existants !
Paul VI n’en signa et
promulgua pas moins ce qui équivalait à une violation de la loi ecclésiale et
divine ; puis, en 1969, il fit mine de devoir absolument se conformer à
cette violation lorsqu’il introduisit son nouveau rite – à titre d’expérience,
disait-on. Il espérait que ce rite serait accepté. Aucune interdiction de la
Messe de saint Pie V n’a jamais été rendue publique, depuis le succès proclamé
de cette expérience mal conduite jusqu’au moment où notre Messe traditionnelle
et authentique a disparu de tous les diocèses comme de toutes les
paroisses ; pourtant, nul n’est autorisé aujourd’hui à assister à cette
Messe, même lorsque des prêtres – en retraite pour la plupart – insistent sur
leur droit et privilège de la célébrer. Il est donc certain qu’un ordre secret
interdisant la Messe de toujours a été transmis à tous les niveaux
hiérarchiques, en partant de Paul VI lui-même.
Il aura fallu deux ans
de correspondance pour faire avouer à James Freeman, Archevêque de Sydney, que
notre Messe, l’authentique culte de Dieu reconnu comme tel par toutes les
générations précédentes de catholiques, était interdite. Sa répugnance à
reconnaître un fait aussi absurde est du reste bien compréhensible… Qui aurait
pu croire qu’une telle proscription puisse jamais voir le jour ? Plus
récemment, il est vrai, Jean-Paul II a bien voulu consentir à des célébrations
de la messe en latin abrégée de Jean XXIII, mais non pas dans les églises
paroissiales, et encore, sous certaines conditions : en particulier, les
personnes qui demandent à assister à la Messe de toujours, ce qui est leur
droit inaliénable en vertu du Canon 682, sont tenues de déclarer qu’elles ne
trouvent aucun défaut au rite de Paul VI. Or, ceux qui se plient à cette condition
sont des songe-creux, car s’il n’y a rien de mauvais dans le nouveau rite, qui
sont-ils pour solliciter un autre rite ? Mais il ne se trouve justement
rien de bon dans le nouveau rite, imposé par des gens qui n’ont pas permis que
la vraie Messe continue, ne serait-ce que pour offrir un point de comparaison
avec la nouvelle.
Ce dont la plupart des
catholiques ne se rendent pas compte, c’est que le nouveau rite avait pour but
de remplacer la Messe authentique par un service œcuménique qui, selon ses
auteurs mêmes, n’est nullement une messe. Non seulement la participation au
nouveau rite ne nous permet pas de satisfaire à notre obligation dominicale
d’assister à la messe, mais elle nous conduit à violer le Canon et la loi
divine. Beaucoup croient que ce nouveau rite n’est qu’une mauvaise traduction
de l’ancienne Messe en latin, alors qu’en réalité, il s’est substitué à tout ce
que la Messe a d’essentiel.
« La Cène du
Seigneur, ou Messe, est le rassemblement sacré du peuple de Dieu, sous la
présidence d’un prêtre, dans but de célébrer la mémoire du Seigneur ».
Quoique correcte à en croire ses auteurs, cette définition a reçu une
formulation nouvelle et ambiguë destinée à faire taire le tollé général, mais
pas un traître mot du rite auquel elle s’applique n’a été modifié. On trouve un
développement de cette définition dans le « Precis of a Circular-Letter
from the sacred Congregation for Divine Worship on Eucharistic Prayers »
daté du 27 avril 1973 et distribué le 27 juin suivant aux Conférences du clergé
de Sydney, dans lequel « les remarques suivantes sont formulées pour
l’information du clergé […] La Prière eucharistique est le point culminant de
toute la célébration de la Liturgie eucharistique [la Messe ?] ».
« Elle est récitée [priée ?] par le prêtre ministériel, qui
interprète la parole de Dieu à l’intention du peuple et transmet à Dieu la voix
du peuple s’offrant à Lui. Le but premier de la Liturgie eucharistique est de
rendre grâce et louange au Seigneur pour le mystère du salut en général, ainsi que
pour l’aspect particulier de ce mystère qu’on célèbre en un jour précis, à
l’occasion d’une fête ou d’une saison particulière, ou encore dans le cadre
d’un rituel donné. Dans la nouvelle liturgie, la pétition et l’intercession
occupent une place secondaire ; […] » Ces novations se poursuivent
tout au long de vingt paragraphes prolixes, dont aucun ne fait la moindre
allusion à la propitiation, pourtant essentielle. Quelle que puisse être la
Liturgie eucharistique, elle ne se définit pas – contrairement à la Messe –
comme étant le Sacrifice non sanglant de la Croix, qui avait pour objectifs
primordiaux la propitiation, la réparation et la rédemption. Il y a là non
seulement un divorce conceptuel, mais une annulation d’intention.
Pour honorer son obligation d’assister
à la messe le dimanche, le catholique doit être présent à l’Offertoire, à la
Consécration et à la Communion du prêtre. On semble donc fondé à dire que ces
parties de la Messe sont essentielles. Étant donné la prétention des novateurs
selon laquelle les éléments primordiaux de la liturgie restent inchangés,
comment le nouveau rite traite-t-il ces parties essentielles, voire vitales ?
Jusqu’à leur
consécration, le pain et le vin ne sont évidemment que du pain et du vin. Mais
ce ne sont pas eux qu’on offre dans le véritable Offertoire de la Messe, par
lequel est présentée « … cette offrande sans tache […] pour mes péchés,
offenses et négligences sans nombre, pour tous ceux qui m’entourent ainsi que
pour tous les fidèles vivants et morts : qu’elle serve à mon salut et au
leur pour la vie éternelle. » Cela va manifestement au-delà du fait
d’offrir un simple morceau de pain. Quoi que ce soit qui se trouve sur la
patène pour conférer de la visibilité au sacrifice, ce qui est offert là
n’autre que la véritable Victime (ou hostie), seule capable de satisfaire pour
tous les péchés et toutes les négligences de tous les chrétiens fidèles. On
peut appeler cela de l’anticipation, si l’on veut, ou bien l’indépendance de
Dieu par rapport au temps de sa propre création. On peut aussi considérer que
le Sacrifice du Calvaire a eu lieu. « Nous vous offrons, Seigneur, le
calice du salut […] pour notre salut et celui du monde entier ». Ces
prières déterminent l’intention du Sacrifice. Si un verre de vin était capable
d’accomplir cela, nous pourrions tous être sauvés au café du coin.
De même, juste avant la
Consécration, le célébrant dit : « Voici donc l’offrande que nous
vous présentons […] » (on ajoute à Pâques et à la
Pentecôte : « que nous vous présentons […] pour ceux également […]
en leur accordant la rémission de tous leurs péchés ») « […] veuillez
nous arracher à l’éternelle damnation et nous compter au nombre de vos
élus ». Le pain et le vin n’ont pas encore été consacrés, mais la
Victime n’est manifestement autre que les espèces consacrées. Quelle différence
cela fait-il que dix secondes ou dix minutes s’écoulent avant la
Transsubstantiation proprement dite ? Le nouveau rite de Paul VI remplace
notre Offertoire par une « Préparation des dons » au cours de
laquelle il n’est offert à Notre-Seigneur rien de plus que le sacrifice
insuffisant de l’Ancien Testament (celui-là même que Jésus-Christ est venu
remplacer par Sa propre Vie), c’est-à-dire le travail des hommes, le produit de
la terre, les victimes humaines elles-mêmes (bien qu’aucune n’eût jamais été
brûlée). Si cela suffisait, nous aurions pu nous sauver nous-même ;
Jésus-Christ, Son Incarnation, Sa Passion, Sa mort terrible auraient été
superflus. Ces deux éléments essentiels prétendument identiques signifient donc
des intentions différentes, offrent des choses différentes. Or, pourquoi le
Sacrifice de la Messe, supposé unique, offrirait-il deux victimes distinctes,
surtout si l’une des deux n’est que naturelle et inutile ? Pourquoi
l’Église nous fait-elle obligation, sous peine de péché mortel, d’être présents
à la préparation des dons si celle-ci n’a aucune valeur sacrificielle ?
Ainsi qu’Adrian Forescue
l’a dit, le rite continue à prier pour l’effet déjà accompli. Nous prions pour la
Transsubstantiation qui vient d’avoir lieu. Quelle raison peut-il donc y avoir
de ne pas offrir la Victime du Calvaire, bien qu’Elle soit encore représentée
par le pain et le vin non consacrés ?
Encyclopédie Catholique
(1913) ; Vol. V, p. 502 et 503 de la version anglaise (traduction
officieuse) : « […] l’épiclèse (invocation postconsécratoire) de la
Sainte Eucharistie n’est qu’une parmi de nombreuses formes semblables. Dans les
autres sacrements et bénédictions, des prières analogues sont faites afin d’inviter
Dieu à envoyer son Esprit Saint pour sanctifier la matière. Dans tous ces cas
(y compris celui de la Sainte Eucharistie), l’idée d’invoquer l’Esprit Saint
aux fins de sanctification est naturelle et tirée des Écritures (Joël ii,
32 ; Actes ii, 21 ; cf Rom. x, 13 ; I Cor. I, 2). Que dans la
Liturgie, l’invocation doive être faite après les mots de l’institution n’offre
qu’un exemple parmi beaucoup d’autres montrant que le peuple n’était guère
concerné par le moment exact auquel toute l’essence du sacrement est accomplie.
On considérait l’ensemble de la prière de Consécration comme une seule et même
chose […] La succession du temps dans les prières sacramentelles n’implique
rien d’autre qu’une représentation dramatique de ce qui est présumé se produire
en un instant. »
Le nouveau rite de
« consécration » est un narratif conçu dans le style de Cranmer, non
une action s’accompagnant d’une bénédiction et d’une prière comme le requièrent
tous les rites valides servant à faire ce qu’a fait le Christ, et non pas
seulement à Le citer. Mais ce nouveau rite va jusqu’à citer le Christ de
travers ! Puisque la Consécration doit s’accomplir par les paroles du
Christ, quel prix peuvent bien avoir les paroles de quelqu’un d’autre ?
D’autant que les instructions du Missel interdisent tout changement, quel qu’il
soit, de la formule de Consécration sous peine d’invalidité ou de péché grave.
Ce qui est indispensable, en outre, pour rendre la forme essentielle opérative
n’a jamais été défini, sans doute parce que la question ne s’était jamais posée
auparavant. Les prêtres s’en tenaient à leurs Missels. Mais le Missel contient
d’autres éléments essentiels : ainsi prescrit-il l’endroit où le prêtre
doit recommencer dans le cas de certains types de fautes. Le Canon 817 interdit
même les éléments essentiels en dehors de la Messe. Or par définition, le
nouveau rite n’est pas la Messe. Le Droit Canon ne considère pas la
Consécration comme suffisante en soi ; contrairement aux novateurs, aux
prophètes du changement, il ne prétend pas interdire un culte valide.
Notre Messe, définie
comme étant le Sacrifice du Calvaire, est efficace parce que la Victime est
divine, possède donc une valeur infinie et constitue l’unique sacrifice ayant
une valeur propitiatoire, ainsi que l’Église l’a toujours soutenu. Dans le
nouveau rite, qui se définit comme étant autre que le Sacrifice du Calvaire,
contient une « Préparation des dons », offre les sacrifices
insuffisants de l’Ancienne Loi, substitue le « narratif
d’institution » inspiré de Cranmer à la pieuse Action du Christ et
télescope la communion des fidèles dans celle du prêtre, il existe plusieurs
« Prières eucharistique » remplaçant le Canon essentiel de la Messe.
Dans la Préface de la quatrième Prière eucharistique, on peut lire (si l’on ne
répugne pas au blasphème) : « Vraiment, il est bon de te rendre
grâce, il est juste et bon de te glorifier, Père très saint, car tu es le seul
Dieu, le Dieu vivant et vrai ». C’est ni plus ni moins que de
l’arianisme classique, qu’un déni de la Sainte Trinité, qu’une négation de la
divinité des Deuxième et Troisième Personnes.
Quel effet cela produit-il sur la
consécration, à supposer que l’effet en question soit réel dans les trois
autres prières eucharistiques ordinaires ? Est-on alors en présence
du Corps et du Sang d’une Personne Divine infiniment précieuse offerte en
sacrifice ? Ou s’agit-il du corps et du sang d’un simple humain ne
présentant pas la moindre valeur éternelle ? Et ne serait-ce pas moins
encore, à savoir le cadavre inutile du plus grand menteur et imposteur de tous
les temps, qui se prétendait Dieu ? Enfin toujours à supposer que
quiconque puisse croire en cet homme et en sa « consécration »,
lorsqu’on adore à l’Élévation une hostie ainsi « consacrée », ne se
rend-on pas coupable d’idolâtrie ?
Que peut-on dire d’un
personnage ayant promulgué cette hérésie haïssable entre toutes (qui n’est
même pas une hérésie nouvelle par laquelle il ait pu honnêtement se laisser
tromper) ? Que peut-on invoquer pour la défense du clergé et de la hiérarchie,
qui devaient être au courant tout comme lui ? Qu’ont-ils fait durant
toutes leurs années de séminaire ? Qui sont ces gens, sinon des
hérétiques ? Où est alors leur juridiction ? Annulée par le Droit
Canon ! Quelle obéissance leur doit-on ? Ils ne sont obéis qu’au prix
d’un acte hebdomadaire d’idolâtrie, le pire crime qui soit.
Nous exagérons ?
Tous ces saints hommes n’auraient pu nous faire ça ? Pas s’ils étaient
catholiques, en effet ! Or, à leur concile, ils se sont surpassés dans la
promotion de dix autres hérésies. Ils ont pour charge de maintenir des
enseignements de l’Église. Ils arborent tous fièrement le titre de Docteur en
Divinité. Ils savent donc forcément qu’ils ont varié par rapport aux
enseignements de l’Église catholique. Ils ont tous eu de nombreuses années pour
se rétracter et ils ne l’ont pas fait. Ce sont tous, sans nul doute possible,
des apostats.
La matière et la forme
sont nécessaires aux sacrements, mais il ne s’ensuit pas qu’elles en sont les
deux seuls éléments essentiels. La Sainte Eucharistie, par exemple, n’est
produite que dans le Saint Sacrifice de la Messe. La forme verbale correcte de
la Consécration n’a aucun effet sur la matière correcte si elle n’est priée
dans le rite qui montre clairement que le prêtre agissant en la Personne du
Christ offre au nom de l’Église le Sacrifice du Corps et du Sang du Christ pour
la rémission des péchés.
Un rite sacramentel
n’est pas une entité abstraite. Il ne s’est pas formé par hasard. Il tisse
autour de la forme et de la matière un dessein et une intention. Il est donc
absurde de supprimer certaines parties des rites sacramentels, en particulier
lorsqu’elles spécifient avec clarté l’intention du sacrement, sous prétexte
qu’elles ne se rencontrent pas dans d’autres rites ou en d’autres temps. Avant
la définition autorisée de la matière ou de la forme sacramentelle, il peut y
avoir eu désaccord sur le point de savoir quelle(s) partie(s) constitue(nt) la
forme. Mais tout désaccord relatif à un autre rite intégral est dénué de
fondement. Les rites et les formes sont simplement différents, comme dans la
Confirmation, l’Extrême Onction ou les Saints Ordres. On ne peut être certain
de l’efficacité de la forme que lorsque le rite tout entier est préservé.
Une forme dépouillée de
ses atours originels et rhabillée dans des rites viciant ou supprimant son
intention a de quoi susciter des doutes regrettables quant à un changement
aussi superflu. Lorsque des modifications créent un rite confinant à l’hérésie,
en particulier un rite déclaré invalide à plusieurs reprises dans le passé,
pourquoi jugerait-on recevables les motifs et explications de ceux qui les
imposent ? Peut-on considérer que des changements manifestement inutiles
pour la validité du sacrement visent à autre chose que jeter la suspicion sur
celui-ci ou même le détruire ?
Si les paroles incluses,
comme forme des Saints Ordres, dans un rite systématiquement dépouillé de la
manifestation de son intention et de la définition de son objet se suffisaient
à elles-mêmes, alors le « service de la communion » du Livre de la
Prière commune [anglican] deviendrait miraculeusement une Messe, bien que le
rite en question ait été privé d’intention.
Après avoir déterminé la
forme et la matière des Saints Ordres dans sa Constitution apostolique Sacramentum
Ordinis (30 novembre 1947), le pape Pie XII poursuit en ces termes : « Enfin,
il n’est nullement permis d’interpréter ce que Nous venons de déclarer et de
décréter sur la matière et la forme, de façon à se croire autorisé, même dans
le plus petit détail, soit à négliger, soit à omettre les autres cérémonies
prévues dans le Pontifical romain ; bien plus, Nous ordonnons que toutes
les prescriptions du Pontifical romain soient religieusement maintenues et
observées. »
Cette nouvelle
« ordination » a supplanté le rite traditionnel le 6 avril 1969, jour
où était promulgué le Novus Ordo. Il n’est pas nécessaire d’être
validement ordonné pour pouvoir célébrer un service non catholique. Nos
novateurs, comme ceux du seizième siècle, font grand cas du presbytérat,
c’est-à-dire du sacerdoce : le presbytre (« ancien » (ou
« aîné ») aide son évêque, sous l’autorité de qui il a pour
principale fonction d’officier ; n’étant rien par lui-même, il agit au nom de
son évêque dans tous les domaines de son sacerdoce (ou presbytérat).
Cela lui confère une
indiscutable emprise sur le chien du presbytère... Les laïcs écoutent d’abord
le conseil de paroisse ou le cercle charismatique local, qui se confondent
souvent. Au cas où le prêtre s’opposerait à eux, il pourrait s’attendre au
mieux à voir le différend éludé par l’évêque, qui prête aussi son autorité au
conseil et appartient souvent au cercle.
Lorsque ce prêtre
moderne essaye de remplir ses devoirs selon le Canon 469, qui traite de
l’instruction religieuse dans les paroisses, il voit les bons frères et sœurs,
ou encore les laïcs (qui l’ont remplacé en grande partie) brandir sans
ménagements leur propre version de l’autorité épiscopale déléguée, ce qui peut
même les amener à le chasser des locaux de l’école. La conférence épiscopale a
ignoré, violé, supplanté le Droit Canon et a confié à d’autres le travail du
prêtre. L’autorité de celui-ci est partie en fumée, et la suie s’est déposée
sur des hommes de moindre rang. Même dans le domaine sacramentel, son évêque le
flanque d’acolytes, qui accomplissent à sa place les fonctions inhérentes à son
sacerdoce en vertu du Canon 468 (assistance spéciale des malades et des
mourants) et lui permettent d’économiser son précieux temps en distribuant
l’Eucharistie.
L’évêque, souvent par
l’intermédiaire de la conférence du clergé, oblige le prêtre à prendre sur le
temps dont il aurait besoin pour s’occuper de ses paroissiens (selon le Canon
467) en siégeant au sein de commissions dont la plupart traitent verbeusement –
sans jamais les résoudre – des difficultés que cause le minage de son autorité
sacerdotale.
Aspirer à être un humble
prêtre de paroisse est une chose ; mais c’en est une tout autre de se
faire humilier sans cesse par ses paroissiens avec l’approbation de son évêque,
source de son autorité et de son sacerdoce. Manifestement, point n’est besoin
de recevoir les Saints Ordres pour être partie prenante à l’autorité dont use
un évêque parlant sans réfléchir. Ce partage de l’autorité épiscopale peut-il
constituer l’essence du sacerdoce ? Si tel est le cas, pourquoi le
principal de l’école, le conseiller de paroisse ou l’acolyte n’est-il pas
prêtre, lui aussi ?
Que l’on compare ce
prêtre moderne et amoindri au prêtre préconciliaire, au prêtre de toujours, à
l’alter Christus, au prêtre ordonné pour l’éternité afin de faire
descendre Dieu sur nos autels et Le sacrifier en la personne du Christ, au nom
de l’Église. Privilégié et honoré plus que tout laïc, plus que tout séraphin,
cet homme était appelé et honoré par Dieu pour prendre part à Sa divine Action.
« Le rôle véritable
et essentiel du prêtre est d’offrir le sacrifice » (Nicholas Gihr,
« The Holy Sacrifice of the Mass).
Encyclopédie Catholique
(1913) ; Vol. XII, p. 415 de la version anglaise (traduction
officieuse) : « Le sacerdoce est un fondement si indispensable du
Christianisme que sa suppression entraînerait la destruction de tout
l’édifice ».
Toute la question ne se
résume-t-elle pas en ces termes ?
Paul VI (9 septembre 1966) : « Le Concile
définit les prêtres paroissiaux comme étant les principaux collaborateurs des
évêques ; ainsi, dans le grand mystère de l’Église, illustré par le
Concile, les prêtres apparaissent comme enveloppés d’un triple halo de
présence : la présence du Christ ! […] La présence de l’évêque !
Prêtre : “associé à son évêque en esprit de confiance et de générosité le
rendant présent dans un certain sens au sein de la congrégation locale des
fidèles.” […] La présence de l’Église ! “Le prêtre rend l’Église
universelle visible là où il se trouve […]” [en se vêtant comme des laïcs et en
se fondant dans la foule, sans doute…] « Nous aurons davantage
d’institutions : un conseil de prêtres et le conseil pastoral, ainsi que
beaucoup d’autres belles initiatives ». La matière des Saints Ordres,
selon Pie XII, qui se serait – paraît-il – donné bien du mal en vain dans Sacramentum
Ordinis, n’est autre que l’imposition des mains. La forme consiste en les paroles de
la Préface, dont le passage essentiel est le suivant : “Grant we beseech
Thee, Almighty Father, to this Thy servant the dignity of the priesthood; renew
the spirit of holiness within him, that he may hold from Thee, 0 God, the
second rank in Thy service and by the example of his behavior afford a pattern
of holy living.”
Léon XIII a jugé
défectueuse l’intention du rite d’ordination anglican parce que la forme de ce
dernier ne reflétait pas l’intention d’ordonner des prêtres sacrificateurs au
sens catholique du terme et que les prières « ont été délibérément
dépouillées de tout ce qui, dans le rite catholique, met manifestement en avant
la dignité et la fonction du sacerdoce. Il est donc impossible à une forme
d’être appropriée ou suffisante pour un sacrement si elle supprime ce que
celui-ci doit signifier ». L’intention du nouveau rite était de faire d’un
homme non pas un prêtre sacrificateur, mais un « fidèle dispensateur de la
Parole de Dieu et de Ses saints sacrements », formule employée par les
réformateurs continentaux pour décrire le ministère protestant par opposition
au sacerdoce catholique.
Les archevêques
anglicans s’étant rebiffés contre cette condamnation, la hiérarchie catholique
d’Angleterre et du pays de Galles a publié alors une « vindication »
(justification) de l’encyclique Apostolicae Curae. Ils ont critiqué
l’idée même de réformer ou d’omettre « quoi que ce soit que nous avons
hérité de la Tradition immémoriale. Car un usage aussi immémorial, qu’il se
soit ou non alourdi d’accrétions superflues au cours des âges, doit au moins –
dans l’esprit de ceux qui croient à une Église visible placée sous la garde
divine – avoir conservé tout ce qui est nécessaire ; en adhérant ainsi de
façon rigoureuse au rite qui nous a été transmis, nous pouvons toujours nous
sentir en terrain sûr, alors que si nous omettons ou modifions quoi que ce
soit, nous risquons peut-être d’abandonner justement cela même qui est
essentiel. Cette saine méthode est celle que l’Église catholique a toujours
appliquée [jusqu’à quand ?] […] Il est reconnu que dans les temps anciens,
les Églises locales étaient autorisées à ajouter de nouvelles prières et cérémonies
[…] Mais qu’elles eussent permission aussi de retrancher des prières et
cérémonies jusqu’alors en usage, voire de remodeler davantage encore les rites
existants, est une proposition à laquelle nous ne connaissons aucun fondement
historique et qui nous semble absolument infondée. C’est pourquoi Cranmer, en
adoptant cette ligne de conduite, a agi selon nous avec la plus inconcevable
imprudence. »
Les historiens catholiques de la
Réforme (Hughes, Messenger et Clark, entre autres) ont particulièrement insisté
sur la méthode de Cranmer consistant à introduire des novations doctrinales au
moyen de la liturgie, non par des déclarations explicitement hérétiques, mais
par l’omission de prières et de cérémonies inconciliables avec la doctrine
protestante. Or, leur jugement à ce sujet est unanime : ce qui n’est pas
affirmé est nié.
L’ancien rite a été
remodelé de la manière la plus radicale, principalement par soustraction de
prières et cérémonies jusqu’alors en usage, surtout celles qui expriment la
définition (tridentine) du prêtre catholique, ordonné pour consacrer et offrir
le sacrifice ainsi que pour remettre les péchés. Le nouveau rite suit le schéma
même à cause duquel le pape Léon XIII a condamné comme invalide le rite
d’ordination de Cranmer.
L’espace manque pour
énumérer ici toutes les prières qui, dans la version anglaise, ont été
supprimées ou transformées au point de devenir méconnaissables. Parmi celles ainsi
omises, on citera quand même :
“Theirs be the task to chance with blessing undefiled, for the service
of Thy people, bread and wine into the body and blood of Thy Son.”
“Be pleased, Lord, to consecrate and sanctify these hands by this
anointing and our blessing. Amen. That whatsoever they bless may be blessed, and
whatsoever they consecrate may be consecrated and sanctified in the name of our
Lord Jesus Christ.”
Lorsque le
Calice et la Patène sont transmis à l’ordinant (Traditio) “Receive
the power to offer sacrifice to God, and to celebrate Mass for the living and
the dead, in the name of the Lord.’
Lors de la seconde imposition des mains (omise
également) : “Receive the Holy Ghost. When you forgive men’s sins they are
forgiven when you hold them bound, they are bound.”
“May the blessing of God enable you to offer propitiatory sacrifices for
the sins and offences of the people to Almighty God.”
Lors de la
« présentation des dons » (nouveau rite), l’évêque présente le Calice
et la Patène à l’ordinant et dit : “Accept the gift of the people to be
offered to God. Realize what you are about, be as holy as your ministry, model your life
on the mystery of the cross of our Lord.” Lors de l’onction des mains : :
“May Jesus Christ our Lord Whom the Father has anointed through the power of
the Holy Spirit, keep you worthy to offer sacrifice to God and to sanctify His
people.”
Celui qui n’a pour
intention que d’ordonner ou d’être ordonné en tant que « fidèle
dispensateur de la Parole de Dieu et de Ses saints sacrements » peut-il
être considéré comme « digne d’offrir le sacrifice » ? Cranmer
professait un sacrifice qui ne nous réconcilie pas avec Dieu, qui est offert
par des gens déjà réconciliés (« […] pour témoigner de nos devoirs envers Dieu
et Lui montrer notre reconnaissance. Et par conséquent, il peut être appelé sacrifice
de louange, d’éloge et de remerciement. ») Hooper, qui a écrit :
« Si nous ne travaillons pas quotidiennement à offrir ces sacrifices (de
remerciement, de bienveillance et de libéralité envers les pauvres) à Dieu,
nous ne méritons pas le nom de chrétiens », a écrit aussi : « Je
crois que la Sainte Cène du Seigneur n’est pas un sacrifice, mais seulement une
mémoire et une commémoration de ce saint sacrifice de Jésus-Christ.. Par
conséquent, on ne doit pas l’adorer comme Dieu, et le Christ n’y est pas contenu,
qu’il faut adorer dans la foi uniquement, en l’absence de tout élément
corruptible. De même, je crois et confesse que la Messe papiste est une
invention et un ordonnancement de l’homme, un sacrifice de l’Antéchrist et un
abandon du sacrifice de Jésus-Christ, c’est-à-dire de sa mort et de sa
passion ; et qu’elle est un sépulcre puant et infecté, qui cache et
recouvre le mérite du sang du Christ ; […] ». Il faut bien voir que
dans le nouveau rite, le mot « sacrifice » est employé au sens de son
« caractère et de son esprit originels ».
Il n’est pas jusqu’à la
préface définie comme constituant la forme par le pape Pie XII qui n’ait été
changée, et ce dans les termes suivants : “.... dignity of the priesthood.
Renew the
spirit of holiness within him, By Your divine gift may he attain the second
order in the hierarchy and exemplify right conduct in his life.” Rien ici ne
saurait déplaire à un anglican, du fait surtout de la modification introduite
aussitôt après : “May he be our fellow worker, so that the words of the
gospel may reach the farthest parts of the earth, and all nations gathered
together in Christ, may become one holy people of God.”
Il nous faut évoquer ici
le climat, les circonstances historiques et le travail de compilation qui ont
entouré le rite en question. L’introduction de ce dernier a fait suite à celle
d’un rite ambigu et invalide de la « messe » qui est parfaitement
acceptable par les protestants, ainsi qu’à la signature, par une commission
composée d’anglicans et de catholiques romains, d’une déclaration commune sur
l’Eucharistie dans laquelle on a omis délibérément d’affirmer la doctrine de la
transsubstantiation et la nature sacrificielle de la Messe.
Pour citer un membre
anglican de cette commission : « La Déclaration (de Windsor) parlait
explicitement du sacrifice du Christ, mais ne décrivait nulle part
l’eucharistie comme étant un sacrifice, ce que même un “accord sur le fond”
n’exigeait pas ».
L’adoption du nouvel
Ordinal catholique a été suivie de la publication d’une Déclaration commune sur
le ministère, où non seulement il ne se trouve aucun enseignement clair de la
Présence Réelle et de la nature sacrificielle de la Messe, mais où il n’est
indiqué nulle part que les Apôtres ont nommé des évêques et fondé une chaîne
apostolique ininterrompue jusqu’au vingtième siècle, ni que l’ordination
confère un « caractère » habilitant un « homme ordonné à faire
quelque chose qu’un laïc ne peut faire ». (E. Messenger, « The
Reformation, the Mass and the Priesthood »).
Ce qui est absolument
certain, c’est qu’il n’aurait jamais pu y avoir d’Accord de Windsor sur
l’Eucharistie ni d’Accord de Canterbury sur le ministère si l’ancienne Messe et
l’ancien Ordinal avaient toujours été en vigueur. Les catholiques qui tentent
de défendre le nouvel Ordinal appuient leur argumentation, comme lorsqu’ils
essayent de défendre la nouvelle « messe », sur l’idée que cet
ordinal peut être utilisé validement. Or, c’est chose impossible si l’évêque
qui « ordonne » a été lui-même invalidement consacré, car l’invalidité
du rite de consécration de l’évêque entraîne ipso facto celle du rite
d’ordination pratiqué par ce dernier.
Pas d’évêques, pas de
clergé ; pas de clergé, pas de Messe !
Si les nouveaux
« ordres » sont conférés en l’absence du sacrement des Saints Ordres,
ainsi que l’ont voulu Knox et Montini, en l’espace de vingt ans, peu importera
de savoir quel rite est utilisé pour le culte catholique. Non seulement il n’y
aura plus de prêtre validement ordonné qui puisse célébrer une vraie Messe,
mais il ne sera plus possible d’en ordonner un seul, car il n’y aura plus non
plus d’évêque validement consacré. « Chacun sait que les sacrements de
la nouvelle loi, signes sensibles et efficaces d’une grâce invisible, doivent
signifier la grâce qu’ils produisent et produire la grâce qu’ils signifient.
Cette signification doit se trouver, il est vrai, dans tout le rite essentiel,
c’est-à-dire dans la matière et la forme ; mais elle appartient
particulièrement à la forme, car la matière est une partie indéterminée par
elle-même, et c’est la forme qui la détermine. Cette distinction devient plus
évidente encore dans la collation du sacrement de l’Ordre, où la matière, telle
du moins que Nous la considérons ici, est l’imposition des mains ;
celle-ci, assurément, n’a par elle-même aucune signification précise, et on
l’emploie aussi bien pour certains Ordres que pour la Confirmation »
(ainsi que, depuis peu, pour l’« onction des malades ») : Léon
XIII, Apostolicae Curae, 24.
« Dans tout ce
qui est composé de matière et de forme, le principe de détermination est du
côté de la forme, laquelle est en quelque sorte la fin et le terme de la
matière. Aussi ce qui est requis tout d’abord et à titre de principe pour
qu’une chose existe, c’est une forme déterminée ; car une matière déterminée
n’est requise que pour être proportionnée à la forme déterminée. Puisque les
sacrements requièrent des choses sensibles déterminées qui s’y comportent comme
une matière, ils requièrent bien davantage une forme verbale déterminée. » (Summa Theologiae, III, q 60, 7)
« […] les
paroles opèrent dans les sacrements selon le sens qu’elles offrent, […]. Il
faut donc se demander si le changement en question supprime ce sens exigé, car,
en ce cas, il est évident que la vérité du sacrement est supprimée. Or, si l’on
retranche un élément essentiel dans la forme sacramentelle, il est évident que
le sens des paroles disparaît [et que le sacrement ne s’accomplit donc pas]. » (Summa Theologiae, III, q 60, 8)
« La forme d’un
sacrement doit contenue toutes les choses qui expliquent la nature et la
substance du sacrement lui-même » -
Catéchisme du Concile de Trente (1566) II, ch. 3, q. 11.
« […] le pouvoir
d’un sacrement réside non dans la matière seule, mais dans la matière et la
forme ensemble, qui, à elles deux, sont un seul sacrement ; par
conséquent, quelle que soit la force avec laquelle un sacrement s’applique à
quelqu’un sans la forme des paroles et autres choses requises, l’effet du
sacrement ne s’accomplit pas ». –
Saint Thomas d’Aquin, De Veritate, q. 27, 4, ad 10.
On pourrait multiplier à
l’infini les citations de cette nature émanant, à toutes les époques, des
autorités reconnues de l’Église. Confrontons-les au rite supprimé de
consécration d’un évêque et au nouveau rite d’ordination de celui qui va
devenir évêque. On observe jusque dans le titre de la cérémonie une autre
nouveauté superflue consistant en une diminution de la dignité de la fonction.
L’Ordination a complètement remplacé la Consécration en vertu d’une
« ordonnance » publiée le dimanche de Pâques 6 avril 1969 par la
Sacrée Congrégation des Rites (Prot. n° R 19/967), qui, outrepassant à nouveau
ses compétences, réagissait de la sorte à une approbation non contraignante
d’un « pape » ayant outrepassé ses compétences pour
« obéir » à un conseil pastoral ayant outrepassé ses compétences.
Nous citons ci-dessous
la Constitution apostolique portant approbation d’un nouveau Rite pour
l’ordination des diacres, des prêtres et des évêques (Paul VI, 18 juin
1968) :
« […] la
Constitution apostolique Sacramentum Ordinis promulguée par notre prédécesseur
Pie XII, le 30 novembre 1947, qui déclare : “Les Ordres du diaconat, du
presbytérat et de l’épiscopat ont pour matière, et pour matière unique,
l’imposition des mains ; quant à la forme, également unique, ce sont les
paroles déterminant l’application de cette matière, paroles qui signifient sans
équivoque les effets du sacrement – à savoir le pouvoir d’ordre et la grâce du
Saint-Esprit – et qui sont reçues et employées comme telles par l’Église”.
Après quoi, le document en question décide quelle est l’imposition des mains et
quelles sont les paroles qui, dans la collation de chacun des Ordres,
constituent la matière et la forme. Dans la révision du rite, il a fallu
procéder à des additions, à des suppressions et à des modifications, soit pour
restituer les paroles conformément aux textes anciens, soit pour rendre les
expressions plus claires, soit pour mieux exposer les effets du sacrement.
Aussi jugeons-nous nécessaire, pour supprimer toute controverse et prévenir les
inquiétudes de conscience, de déclarer ce qui, dans le rite révisé, doit être
désigné comme appartenant à sa nature essentielle. Donc, au sujet de la matière
et de la forme dans la collation de chacun des Ordres, nous décidons et
statuons ce qui suit […] (diacres) […] (prêtres) […] Enfin,
dans l’ordination de l’évêque, la matière est cette imposition des mains qui
est faite en silence sur la tête de l’élu, avant la prière consécratoire, par
les évêques consacrants ou au moins par le consécrateur principal. La forme
consiste dans les paroles de cette prière consécratoire ; parmi elles,
voici celles qui appartiennent à la nature essentielle, si bien qu’elles sont
exigées pour que l’action soit valide : “Et maintenant, Seigneur, répands
sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l’Esprit qui fait des
chefs, l’Esprit que tu as donné à ton Fils bien-aimé, Jésus-Christ, celui qu’il
a donné lui-même aux saints Apôtres, qui établirent l’Église en chaque lieu
comme ton sanctuaire, à la louange incessante et à la gloire de ton nom.” ».
Dans le rite traditionnel, le
consécrateur et les deux co-consécrateurs touchent des deux mains la tête de
l’élu en disant : « Reçois l’Esprit Saint », joignant ainsi
l’intention à la matière. Si la matière du sacrement, même si elle est
suffisamment déterminée par une forme propre, peut être appliquée par le
principal « consécrateur » agissant seul, à quoi servent désormais
les deux co-consécrateurs ? Comment assurent-ils la succession
apostolique ?
Il va de soi que le rite
traditionnel de consécration suit suffisamment les prescriptions de Sacramentum
Ordinis, car il a précédé ce document et a constitué en partie son
fondement. « L’imposition des mains est la matière, et les paroles de la
préface suivante, dont la dernière phrase est essentielle pour la validité de
la Consécration, sont la forme par laquelle est conféré l’ordre
épiscopal. »
FORME DE CONSÉCRATION TRADITIONNELLE
Tous : It is truly fitting and just, right and profitable unto
salvation that, at all times and in all places, we should give thanks to Thee,
0 Holy Lord, Father Almighty, Eternal God, source of honor to all dignitaries
who in their sacred orders serve Thy glory. Thanks to Thee, 0 Lord Who, in the
privacy of familiar conversation, didst instruct Moses Thy servant, concerning,
among other things of divine worship, the nature of sacerdotal garments, and
Who didst order that Aaron, Thy chosen one should be clad in mystic robes
during sacred functions, so that generation after generation might learn from
the example of their forebears, and so that knowledge derived from Thy
instruction be not wanting in any age. Among our forebears the very display of
symbols would excite reverence; among us, however, the realities themselves
mean more than the symbols. Whereas the garb of the ancient priesthood is
merely a display for our mind, now the splendor of souls rather than of
vestments makes the pontifical glory attractive; because even those things
which then were pleasing to the eyes of the flesh had to be grasped by the mind
as to their inner meaning. Therefore, we beseech Thee, 0 Lord, shower upon this
Thy servant, whom Thou hast chosen for the ministry of the highest priesthood,
this grace, namely, that whatever those garments signify in the lustre of gold,
the beauty of jewels, and the varied skill of craftsmanship, may shine forth in
their conduct and deeds. Give to thy priests the perfection of ministry, and
sanctify them, decked out in ornaments of glory, with the dew of Thy heavenly
ointment.
NOUVELLE « FORME » D’ORDINATION
Consécrateur principal : Father of our Lord Jesus Christ, merciful
God, bringing comfort to all from your heavenly home you look with care on
lowest of your creatures knowing all things even before they come to be. Your
life-giving revelation has laid down rules for your Church, the just people of
Abraham upon whom you had set your mark from the beginning: in that Church you
have established a government and priesthood, so as not to leave your sanctuary
without its liturgy; and from the beginning of the world it has pleased you to
be gloried by the ministers whom you have chosen.
Tous les évêques consécrateurs : Now pour out upon this chosen one
that power which flows from You, the perfect spirit whom You gave to your
beloved Son Jesus Christ, the Spirit whom He gave to the Apostles, who
established the church in every place as the sanctuary where Your name would
always be praised and glorified.
Le consécrateur principal poursuit seul : Father, you know what is
in every heart. Inspire the heart of your servant whom you have chosen to make
a bishop. May he feed your holy flock and exercise the high priesthood without
blame, ministering to you day and night to reconcile us with you and to offer
the gifts of your Church. By the spirit of this Priesthood may he have the
power to forgive sins, as you commanded. May he assign the duties of the flock
according to your will and loose every bond by the power you gave the apostles.
May his gentleness and singleness of purpose stand before you as an offering
through your Son Jesus Christ. Through him glory and power and honor are yours,
with the Holy Spirit in the Church, now and forever. Tous : Amen.
Dans la forme
traditionnelle, il existe un contraste délibéré entre l’Ancien et le Nouveau
Testament ; dans la nouvelle forme, ils sont réunis, de sorte que la
« grande prêtrise » semble renvoyer à la prêtrise d’Aaron (non
sacramentelle par définition – instituée par le Christ ?), et non à quoi
que ce soit de pertinent. Cette nouvelle prêtrise (qui n’est pas la plus
haute ; pourquoi ne parle-t-on pas simplement d’épiscopat ? Cela
aurait rendu « les expressions plus claires », motif invoqué dans la
Constitution apostolique de Paul VI pour justifier la révision) est définie
dans des fonctions relevant entièrement des pouvoirs du prêtre ordinaire.
Divine power poured out
ce n’est pas la même chose que conferral of active use of divine power. Aucune
spécification de la nouvelle « forme » ne dépasse ce qui peut
caractériser aussi le Baptême, la Confirmation ou la nouvelle « onction
des malades ».
L’ancienne forme n’était pas précise non plus,
dira-t-on. Mais, comme dans la Messe, on ne peut séparer la forme du rite. Or,
l’ancienne forme est suffisamment précise dans un rite qui exprime clairement
son intention. Le Consécrateur (dans l’ancien rite) définit explicitement ses
nouvelles fonctions au futur évêque par des paroles supprimées du nouveau
rite : “A Bishop is charged with the duty to judge, interpret, consecrate,
ordain, offer, baptize, and confirm.”
Par ailleurs, le nouveau
rite manifeste le défaut, voire l’omission volontaire de l’intention
d’administrer le sacrement. En voici des exemples.
Dans l’Examen, il y a
introduction de :
“to remain united with (the Church) by your link with the order of
bishops.” This appears to constrain the ordinand to subordinate his authority
to those other innovations, the episcopal conference and the instruction’s
“collegiate body of bishops,”
Cela semble contraindre
l’ordinant de subordonner son autorité à ces autres innovations que sont la
conférence épiscopale et le « corps collégial des évêques » mentionné
par l’instruction, plutôt que de mentionner la succession apostolique.
“to show kindness .... in the name of the Lord (replacing “for the
Lord’s sake) to the poor and to strangers” (replacing “to the homeless”).
L’évêque est donc « ordonné » pour son
propre troupeau : œcuménisme d’abord !
to carry out the
highest duties of the priesthood ....” “Episcopate”
is available.
On tente de justifier la
réforme par le souci de clarifier
“in co-operation with the priests and deacons who share your ministry.”
Il lui faut coopérer
avec ses subordonnés, et non pas conduire son diocèse. En outre, l’étendue de
ce partage du pouvoir n’est pas précisée. Peut-être l’« évêque » se
retrouve-t-il simplement primus inter pares, ce qui suit la tendance
générale à la dévaluation du spirituel.
Dans l’examen, il y a
aussi suppression de :
“Will you receive, teach, and keep with reverence the tradition of the
approved Fathers as well as the decrees and laws of the Holy .... See?”
L’enseignement et la
tradition doivent vider les lieux. Ignorons ou oublions Quod Primum et
le Droit Canon !
“Will you, in all things and in accord with canon law, show to Blessed
Peter the Apostle, who received from God the power of binding and of loosing to
His Vicar, our Holy Father, Pope N., and to his successors, the Roman
Pontiff’s, fidelity, submission, and obedience?’
Cette formule est remplacée par “to be loyal in your obedience to the
successor of St Peter the Apostle?” Il n’est
donc requis de loyauté qu’envers un seul homme.
Prière de consécration,
troisième paragraphe : “.... loose every bond ....” : il n’est
pas fait mention de “binding” ; ce passage promeut le parti-pris
œcuménique, non catholique propre à la plupart des innovations.
Suppression de l’onction des mains, par laquelle est appliquée la
matière de plusieurs sacrements, et de la prière qui l’accompagne : “May
God the Father of our Lord Jesus Christ, Who hath Himself willed to raise you
to the dignity of the Pontifical Order, flood you with chrism and with the
symbolical ointment, and make you fruitful with the richness of spiritual
benediction. Whatsoever you shall bless may it be blessed, and whatsoever you
shall sanctify may it be sanctified; and may the imposition of this consecrated
hand or thumb be profitable to all unto salvation. Amen.”
Inversion de l’ordre naturel des dons (crosse, anneau, Évangiles), le
« bâton » d’autorité se retrouvant dernier, en tant que
« signe » de l’« office » accompagné (dans l’ancien rite
seulement) de l’avertissement : “May God the Father of our Lord Jesus
Christ, Who hath Himself willed to raise you to the dignity of the Pontifical
Order, flood you with chrism and with the symbolical ointment, and make you fruitful
with the richness of spiritual benediction. Whatsoever you shall bless may it
be blessed, and whatsoever you shall sanctify may it be sanctified; and may the
imposition of this consecrated hand or thumb be profitable to all unto
salvation. Amen.”
Reversal of the
ritual order of gifts (crosier, ring, Gospels) leaving the “staff” of authority
last, as a “sign” of the “office” accompanied (old rite only) by the caution:
“Neglect not strictness of discipline through love of peace.
Remplacement de la prière (ancien rite) : “May your head be
anointed and consecrated by heavenly benediction in the pontifical order” par
“God has made you a sharer in Christ’s priesthood [exigé pour avoir le droit de
prendre part à cette cérémonie] May He pour upon you this oil of mystical
anointing and make you fruitful with spiritual blessing.”
Élimination complète de la longue prière qui suit l’onction et se
termine par : “Grant him, 0 Lord an episcopal chair for ruling Thy Church
and the people committed to him. Be Thou his authority; be Thou his power; be Thou his
strength. Shower upon him Thy blessing and Thy grace so that .... he .... be
faithful to his charge.”
Un tel homme ne saurait
donc avoir ni autorité, ni charge.
« Nous ne
citerons qu’un seul des nombreux arguments qui montrent combien ces formules du
rite anglican sont insuffisantes pour le but à atteindre : il tiendra lieu
de tous les autres. Dans ces formules, on a retranché de propos délibéré tout
ce qui, dans le rite catholique, fait nettement ressortir la dignité et les
devoirs du sacerdoce ; elle ne peut donc être la forme convenable et
suffisante d’un sacrement, celle qui passe sous silence ce qui devrait y être
spécifié expressément. » Léon XIII, Apostolicae
Curae.
Même une forme
indubitablement valide ne peut être efficace dans un rite excluant l’intention
sacramentelle ou allant à l’encontre de celle-ci. Il n’est pas jusqu’aux
paroles de la Consécration de la Messe qui n’auraient aucun effet dans un rite
anglican ou dans la messe du Novus Ordo.
Rappelons-nous la
définition que le catéchisme donne du sacrement : un signe extérieur
transmettant la grâce intérieure instituée par Jésus-Christ. Étant la source de
toute grâce, seul le Christ a le pouvoir d’instituer un sacrement. L’unique
démarche sûre consiste donc à garder la tradition. Lorsqu’on dénonce l’hérésie
qui imprègne la « messe » de 1969, il faut se demander comment elle a
envahi le culte officiel. Quelqu’un en porte bien la responsabilité, et il ne
fait aucun doute que cet individu n’était pas catholique. Pouvait-ce être le
fabricant du nouveau rite, Annibale Bugnini ? Ne fut-il pas exilé en Iran
(où il aurait fini par se pendre, selon des rumeurs fondées et persistantes)
lorsque son appartenance à la franc-maçonnerie devint trop manifeste ? Ne faisait-il
pas équipe avec le cardinal Lercaro, l’homme au clergé à moto, et Dom Bernard
Botte, l’homme qui avait acquis son goût de la liturgie auprès de Dom Beauduin,
prototype même de l’hérésiarque liturgique ? Et celui qui couvrit leurs
assauts contre la tradition n’était-il pas l’innovateur stellaire Paul VI, qui
a érigé en doctrine « catholique » au moins douze hérésies
préalablement condamnées par l’Église en apposant son sceau au bas des décrets
et documents du deuxième concile du Vatican ? Aucun mortel ne peut créer
un sacrement ou lui attacher des grâces.
Dans le numéro de
décembre de l’Angelus (2) ,
le Père Pierre-Marie (du couvent dominicain de la Haie-aux-Bonshommes, à
Avrillé, France) écrit : “The execution of the reform prescribed by the” (incompetent)
“Second Vatican Council was entrusted to a new organism ... the Commission for
the Implementation of the Constitution on the Sacred Liturgy ... The chief artisans of the
reform were the ‘experts,’ ... consultors. ... who sometimes exerted pressure
that their superiors did not have the courage to resist.... It is not normal to
leave so much power to experts, even if they are very knowledgeable in their
field.” (Whence their expertise? In a forbidden field outside their competence
as well as that of their conciliar and papal “authority”.) “They should have
been more closely directed by the hierarchy and checked as regards doctrine.
Our Lord entrusted His Church to bishops, not to ‘experts,’ and the principal
role of the hierarchy is to watch over the orthodoxy of the faith. It comes as
no surprise that the result of the Consilium’s work was not a happy one for the
Church. The reforms reflect the attitudes—and the defects—of the experts.”
Et il poursuit en ces termes : “It should come as no surprise that
by giving Dom Botte free rein the result was a ritual that broke with the
tradition of the Roman Church.” This has a
familiar ring.
Dans l’Église latine, la forme de la Confirmation
était la suivante depuis des siècles : Signo te Signo Crucis et Confirmo
te Chrismate Salutis: in Nomine Patris, et Filii et Spiritus Sancti. Or, la forme actuellement
en vigueur est la suivante : Be sealed with the Holy Spirit, the gift
of the Father.
Cette modification a été suscitée
par la Congrégation pour le Culte Divin parce que :
-
Vatican II avait ordonné ou recommandé un changement ;
- La
forme grecque étant plus proche du sens réel, elle est préférable.
Qu’est-ce que Vatican II
a ordonné de façon incompétente ? Constitution sur la Sainte Liturgie
(62) : « Mais au cours des âges sont entrés dans les rites des
sacrements et des sacramentaux, des éléments qui, à notre époque, ne permettent
pas d'en voir assez clairement la nature et la fin ; il est donc besoin d'y
opérer certaines adaptations aux nécessités de notre temps, et le saint Concile
décrète ce qui suit au sujet de leur révision. » Si, en lisant cela, on a
en plus présents à l’esprit les propos tenus par Paul VI le lendemain du
dixième anniversaire de son élection, à savoir que les nombreuses réformes déjà
accomplies dans la liturgie n’étaient qu’un début, force est de s’attendre à ce
qu’un nouveau rite surgisse tous les dix ou vingt ans pour suivre l’évolution
de l’homme moderne. La CSL poursuit (73) : « Le rite de la
confirmation sera révisé aussi pour manifester plus clairement le lien intime
de ce sacrement avec toute l'initiation chrétienne, aussi est-il convenable que
la rénovation des promesses baptismales précède la réception du
sacrement. »
On notera l’usage du mot
rite, qui est révélateur de toute la procédure suivie. Vatican II n’a ni
ordonné, ni recommandé la révision de la forme. En toute état de cause, une
telle révision porte en elle le danger manifeste d’ôter sa validité au rite. Selon le Catéchisme
romain, “In our sacraments .... the form is so definite that any, even a
casual, deviation from it renders the sacrament null. Hence the form is
expressed in the clearest terms, such as exclude the possibility of doubt.”
La forme grecque est-elle
préférable ? Mais qui peut trancher entre deux formes également
valides ? Cette question est rendue sans objet par une autre
question : pourquoi n’a-t-on pas employé la forme grecque, à savoir le
cachet (ou le sceau) du don du Saint-Esprit ?
Quel peut bien être le
but d’un tel remaniement ? “It must be shown that the Holy Spirit is the Gift?” Est-on en présence d’une nouvelle doctrine qui exigerait une
nouvelle forme ? Quelle est la raison d’être de cette forme, qui ne peut
que susciter la controverse, et qui a peut-être même été conçue exprès pour cela ?
Qu’est-il arrivé au Filioque ? N’y a-t-il pas là une nouvelle
résurgence de l’arianisme ?
Revenons-en à la
consécration épiscopale. Le père Pierre-Marie cite Dom Botte : “I didn’t see how we could
make a coherent whole out of the two badly matched parts of the formula. Should
we create a new prayer ‘from start to finish? ... Wouldn’t it be more
reasonable to seek a formula in the Eastern rites that could be adapted?” [Pourquoi pas simplement adoptée ? Nous aurions alors
un rite ayant du moins servi quelque part pendant quelque temps.] An examination of the
Eastern rites led my attention to ... the prayer in the Apostolic Tradition of’
[l’antipape] “Hippolytus. ... my study of the Eastern rites made me notice that
the formula always survived under more evolved forms. thus in the Syrian Rite
the prayer for the Patriarch’s ordination was none other than the one in the
Testamentum Domini, a reworking of the Apostolic Tradition.”
Botte poursuit avec un
questionnaire à soumettre au futur évêque. “Undoubtedly this venerable custom
should be kept, but the orthodoxy of the candidate in light of heresies today
having only historical interest.” Commentaire du père Pierre-Marie : “This
insider testimony puts a finger on the problem with this liturgical reform: it
was entrusted to specialists who did not have much interest (nor, probably,
competence) in that which concerns the integrity of the Faith. It is quite
inexact to claim that the examination in the traditional rite only targeted
‘heresies today having only historical interest It was a magnificent moral and
doctrinal allocution exposing the candidate to what he must do and believe. ...
Rather than replace this questionnaire on faith and morals, it would have been
better to complete it in such fashion as to fight against more recent errors.
But this was hardly the concern of Dom Botte and the other “specialists.”
À l’objection de Mgr
Jean Hervas y Benet, évêque de Mallorque selon laquelle « Nous n’avons pas
le droit de changer la forme [sacramentelle], Botte rétorque : “That’s
true, but we do have the right to propose changes to the Holy See.” Quel droit
avait le Saint-Siège de changer la forme ? “The pope approved the reform
of the rite on June 10,
Mais revenons à notre
incubateur à harengs, où une autre créature métallique aux yeux rouge sang
était confiée aux profondeurs. Seules les profondeurs comprendront quelque
chose à ceci : La Congrégation pour le Culte Divin, pourvoyeuse du pape en
fictions de qualité, s’est surpassée dans ses Notitiae 100, décembre
1974, p. 410 et 411 : Studia « Spiritus principalis »
(formule d’ordination épiscopale). L’expression « Spiritus
principalis » employée dans la formule d’ordination épiscopale soulève
certaines difficultés et conduit à différentes traductions en langues
vernaculaires. La question peut être résolue pour peu qu’on applique une
méthode approprié.
Il existe en fait deux
problèmes à ne pas confondre. Le premier est celui de la signification de l’expression
dans le texte original du Psaume 50, qui relève des exégètes et des hébraïstes.
Le second, qui n’est pas forcément lié au premier, est celui de la
signification de [Spiritus principalis ???] dans la prière du
rite. On se tromperait de méthode en supposant que les mots n’ont pas changé de
sens au bout de douze siècles. Et ce serait une erreur encore plus grave en
l’espèce, car l’expression est isolée de son contexte psalmique. Rien n’indique
que l’auteur de la prière ait eu l’intention de rapprocher la situation de
l’évêque de celle de David. Pour un chrétien du troisième siècle, l’expression
a un sens théologique qui ne présente aucun point commun avec la pensée d’un
roi de Juda (?) ayant vécu douze siècles auparavant. À supposer même que « principalis »
soit une mauvaise traduction, cela n’aurait pas d’importance ici. Le seul
problème est de savoir quel sens l’auteur de la prière a voulu donner à cette
expression.
La solution est à
chercher dans deux directions : le contexte de la prière et l’emploi du
mot hegemonikos (équivalent grec de Principalis) dans le langage
chrétien du troisième siècle. Ce qui est clair, c’est que Spiritus
renvoie à la Personne du Saint-Esprit. La véritable question est de savoir
pourquoi principalis a été choisi parmi plusieurs adjectifs pouvant
convenir également. Il faut donc élargir ici le champ de notre recherche.
Les différentes
hiérarchies reçoivent toutes un don de l’esprit, mais ce don n’est pas le même
pour les trois. Pour l’évêque, c’est le « Spiritus principalis » ;
pour le prêtre, conseiller de l’évêque, c’est le « Spiritus
concilii » ; et pour le diacre, assistant du prêtre, c’est le « Spiritus
Zeli et Sollicitudinis ». Il est évident que chacune de ces formules a
été conçue en fonction des devoirs du ministre auquel elle s’applique. Il va
donc de soi que Principalis doit être mis en relation avec les devoirs
spécifiques de l’évêque, ce dont une relecture de la prière suffit pour se
convaincre. (Cela explique peut-être la modification de la traduction anglaise,
devenue effective le 12 août 1977, « perfect spirit » (esprit
parfait) étant devenu alors « governing spirit » (esprit directeur)
dans la « forme » du nouveau rite. Comme il est triste d’avoir perdu
la perfection en l’espace de neuf ans seulement !)
L’auteur déduit de la typologie
de l’Ancien Testament que Dieu n’a jamais laissé Son peuple sans chef ni
Son sanctuaire sans ministre ; il en va de même pour l’Église, nouvel
Israël. L’évêque est deux personnages à la fois : le chef qui doit conduire
son nouveau peuple et le grand prêtre du nouveau sanctuaire établi en tous
lieux. Il est le chef de l’Église. Par conséquent, le choix du mot grec hegemonikos
est compréhensible : c’est le don du Saint-Esprit qui échoit à un
chef. La meilleure traduction française serait sans doute « l’Esprit
d’autorité » (3). Mais quelle que
soit la traduction retenue, la signification est certaine, ce qu’a fort bien
démontré un article du père J. Lécuyer (1953) – B. Botte, O.S.B.
Les différences essentielles
entre les trois ordinations semblent alors à chercher dans l’existence de ces
trois esprits distincts, qui sont donc vitaux pour la forme et le formulaire
sacramentels. Apparaissent-ils pour autant dans les rites vernaculaires
utilisés en Australie ? Pas depuis neuf ans en ce qui concerne les évêques,
dans un rite d’où est volontairement exclue l’expression « governing
spirit ». Même lorsqu’il « ordonne » un « prêtre », l’évêque
reconnaît le caractère restreint de sa dignité : « You filled the
sons of Aaron with their father’s power, to make them worthy priests for the
offering of saving victims and the celebration of sacred rites. By your
Bien que le rite
d’« ordination » des diacres virevolte autour de l’Esprit de zèle et
de sollicitude, il semble l’éviter volontairement. Du reste, les trois
« ordinations » éludent (ou éludaient récemment) encore les
conditions imposées par les Notitiae. Sont-elle donc suspectes ?
Réprimons cette funeste
pensée ! Dans le même numéro de ses Notitiae, la Congrégation pour
la Doctrine de la Foi publie une Déclaration sur l’importance qu’il faut
attribuer à la traduction des formules sacramentelles en langues vernaculaires.
L’Église (dit-elle), a le pouvoir de modifier une formule sacramentelle, comme
cela a été fait dernièrement pour la Confirmation et l’onction des malades, à
condition que la nouvelle formule signifie, elle aussi, la grâce spéciale
conférée par le sacrement. Cette signification est donnée par le texte latin.
Des difficultés peuvent surgir lorsqu’on essaye de rendre dans une traduction
l’idée de la formule latine originale. Il arrive qu’on soit alors contraint
d’user de paraphrases et de circonlocutions, ce dont résulte une diversité
d’expressions qui peut donner lieu à diverses interprétations. Pour obvier à
cet inconvénient, la Déclaration signale que si le Saint-Siège approuve une
formule en langue vernaculaire, c’est parce qu’elle exprime le sens compris par
l’Église dans le texte latin. La formule est donc entendue dans ce sens. S’il y
a la moindre ambiguïté, c’est à la lumière du texte latin qu’elle se dissipe le
mieux.
Il semble donc que nous
puissions nous servir du texte latin original du Missale romanum de Paul
VI pour déterminer le sens de la traduction frauduleuse, faculté fortuite qui
est censée prévenir la question suivante : pourquoi les victimes de formes
impropres ne sont-elles pas rappelées pour se soumettre à un rite sacramentel
valide ?
“The succession of time in sacramental prayers involves nothing but a
dramatic representation of what presumably takes place in one instant.”– Encyclopédie Catholique (1913) Vol. V, page 503.
Appliquons cela aux
Saints Ordres. Dans l’ordination traditionnelle des prêtres, il y a la
transmission des instruments. En remettant le calice et la patène, l’ordinant
dit : “Receive the power to offer sacrifice to God, and to celebrate Mass
for the living and the dead, in the name of the Lord.”
Le père Pierre-Marie
écrit (à la page 12 du numéro de décembre de l’Angelus) : “It was
not just ‘the Roman atmosphere’ that Dom Botte didn’t like. It was also the theology
and liturgy of Rome,’ Il cite l’ouvrage de Botte intitulé An insider
View of the Liturgical Renewal, p. 134 et 135 : “... certain formulas
were inspired by medieval theology and needed correction. For example, the theologians
of the Middle Ages considered the handing over of the paten and chalice to be
the essential rite of ordination to the priesthood. Now, this was not
compatible with the Apostolic Constitution Sacramentum Ordinis of Pius XII
which had re-established the primacy of the laying on of hands. The rite of
handing over the paten and chalice could be retained, but not the accompanying
formula” (quoted above). The power to celebrate Mass is given to the priest by
the imposition of the hands alone.” The editor’s footnote: “... But that does
not prevent one from keeping the venerable rite of ‘handing over’ the
implements which does but illustrate this power. If Dom Botte were right, it
would have been necessary for Pius XII to correct the ceremonial of the ordination
of priests when he promulgated his Apostolic Constitution Sacramentum Ordinis,
but he declined to do so.”
Pie XII a fait plus que
cela : il a interdit tout changement du rite, y compris de cette
définition spécifique de l’objet principal du sacerdoce. Mais Dom Botte est
arrivé et a exposé son intention de redéfinir le sacerdoce et l’épiscopat. Lui
et son Groupe 20 ont détruit la Messe et tous les sacrements, sauf le baptême
et le mariage, contre lesquels ils ont lancé tous les assauts qu’ils pouvaient.
Leur but, comme celui de Paul VI et de Vatican II, était la destruction de
l’Église et de son système sacramental à seule fin de promouvoir la liberté
religieuse, l’œcuménisme et la religion mondiale.
Ayant choisi les
objections à la validité du nouveau rite auxquelles il souhaite répondre, le
père Pierre-Marie poursuit sa tentative de prouver cette validité. Il traite de
quatre défauts de forme sans considérer l’ensemble du nouveau rite contenant sa
chère forme « indiscutablement valide », qui a remplacé notre
consécration épiscopale traditionnelle sans que ce soit ni nécessaire, ni
raisonnablement recommandable. Or, il ne répond pas même, ce faisant, aux
objections que lui inspirent les actions, les attitudes, les motifs et la
compétence de Botte. Nous nous retrouvons donc avec un rite
« indiscutablement valide », quoique dépouillé de tout, y compris la
forme définie par Pie XII.
« Nous ne
citerons qu’un seul des nombreux arguments qui montrent combien ces formules du
rite anglican sont insuffisantes pour le but à atteindre : il tiendra lieu
de tous les autres. Dans ces formules, on a retranché de propos délibéré tout
ce qui, dans le rite catholique, fait nettement ressortir la dignité et les
devoirs du sacerdoce [lire ici : de l’épiscopat], elle ne peut donc être
la forme convenable et suffisante d’un sacrement, celle qui passe sous silence
ce qui devrait y être spécifié expressément. » Léon XIII, Apostolicae Curae.
S’agissant du défaut d’intention,
le père Pierre-Marie mentionne les anglicans, qui ont adopté un rite similaire,
et la question sous-jacente de la collégialité, mais il ne reconnaît en aucune
manière le fait pourtant notoire que le groupe ayant mis en branle
l’« ordination » épiscopale a travaillé aussi sur le reste des
sacrements et la messe du Novus Ordo elle-même, avec des résultats
désastreux dans tous les cas.
Dans ses Réponses aux arguments, le père Pierre-Marie écrit : “If
the new rite were invalid, the Church would not be utterly without hierarchy:
still there would be an almost total disappearance of the Roman Church’s
hierarchy, which seems hardly compatible with the special assistance of
Providence over this Church, Mother and Mistress of all the Churches.” Or, telle est justement la situation dont nous avons à nous
plaindre depuis plus de trente ans : l’absence de hiérarchie latine
visible. Elle correspond parfaitement à la deuxième Épître de saint Paul aux
Thessaloniciens (chapitre 2) et au fait que l’« Église » postconciliaire
a tué l’effort missionnaire en faveur de la novation œcuméniste, privant ainsi
l’Église de sa quatrième marque, l’Apostolicité.
“... it is likely that, if the new rite were certainly invalid, ... then
Le père Pierre-Marie
conclut : “... The validity of the new rite could not be called into question without
also calling into question the validity of several Eastern rites recognized by
the Church from time immemorial.” Mais ces
rites sont aussi valides aujourd’hui qu’ils l’ont toujours été, car la forme
d’aucun d’eux n’a été dénaturée par le rite invalidant que Dom Bernard Botte,
Annibale Bugnini et Paul VI ont imposé à l’Église latine.
Nous soutenons que ces
trois personnages ont cherché à remplacer la Messe et les sacrements du rite
latin par des substituts invalides et qu’ils y sont presque entièrement parvenus.
Hutton Gibson
1) Cf. http://www.huttongibson.com/ - http://www.rore-sanctifica.org
2) NdT : The Angelus : mensuel publié en
Amérique du Nord par la Fraternité Saint-Pie X.
3) En
français dans le texte.
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