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 LE PRÉSENT ÉTERNEL

 

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Webmaster : Gérard Tronche

Notre email : thomiste@wanadoo.fr

Notre blog : Le Présent éternel

 

Thèse et synthèse sur la logique, la philosophie, la métaphysique,

la politique, les mathématiques, la physique, la chimie, la

théologie et la mystique élaborées à la lumière des

premiers principes de la raison spéculative,

principes immuables et éternels qui

constituent les fondements du

thomisme

 

“Amicus Plato, sed magis amica veritas.”

(« J'aime Platon, mais j'aime mieux la vérité. » – Cf. Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 4, 1096 a 16.)

Ad majorem Dei gloriam

 (Pour la plus grande gloire de Dieu)

 

Index de notre page d’accueil : INDEX

 

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UN CONSEIL :

 

Respectons les personnes avec lesquelles nous sommes en désaccord en nous contentant de les réfuter poliment par des arguments doctrinaux !

 

Notre travail a été entrepris pour la gloire de Dieu. Notre seul remède : mettre notre confiance dans les mérites de son Fils et de la Vierge, sa Mère (cf. Ste Thérèse de Jésus, « Les Demeures », troisièmes Demeures, chapitre premier. — Voir « Les Demeures » sur Internet : LE CHATEAU INTERIEUR de Therese d'Avila).

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673 – 1716 - auteur du « Traité sur la vraie dévotion à la Sainte Vierge » : vraie dévotion), cantique 22 :

 

Ô grand Dieu, donnez-moi vos armes

pour vaincre le monde et ses charmes

Et qui s'oppose à vos lois.

Mettez, mettez pour convertir les âmes

En mon âme la sainteté,

En mon esprit la vérité,

Et dans mon cœur (bis) vos pures flammes.

 

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LA DÉVOTION DES DERNIERS TEMPS

OU

DE LA PRÉPARATION AU RÈGNE DE JÉSUS-CHRIST

Cf. : TRAITÉ DE LA VRAIE DÉVOTION, § 227

ET

PRIÈRE EMBRASÉE (« MEMENTO… »), § 5 : 

 

Souvenez-vous, Seigneur […] Votre divine loi est transgressée, votre Évangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre et entraînent jusqu’à vos serviteurs, toute la terre est désolée (1), l’impiété est sur le trône, votre sanctuaire est profané et l’abomination dans le lieu saint (2). Laisserez-vous tout ainsi à l’abandon, juste Seigneur, Dieu des vengeances ? Tout deviendra-t-il à la fin comme Sodome et Gomorrhe (3) ? Vous tairez-vous toujours ? Souffrirez-vous toujours ? Ne faut-il pas que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel et que votre règne arrive (4) ? N’avez-vous pas montré par avance à quelques-uns de vos amis une future rénovation de l’Église ? Les Juifs ne doivent-ils pas se convertir à la vérité ? N’est-ce pas ce que l’Église attend ? Tous les saints de la terre ne vous crient-ils pas justice : vindica (5) ? Tous les justes de la terre ne vous disent-ils pas : amen, veni, Domine (6) ? Toutes les créatures même les plus insensibles gémissent sous le poids des péchés innombrables de Babylone et demandent votre venue pour rétablir toutes choses : omnis creatura ingemiscit, etc. (7)

1) Cf. Jérémie, 12 : 11 ; 2) Cf. Daniel, 9 : 27 ; S. Matthieu, 24 : 15 ; S. Marc, 13 : 14 ; 3) Cf. Genèse, chapitre 19 ; 4) Cf. S. Matthieu, 6 : 10 ; 5) Cf. Apocalypse, 6 : 10 et fête des Saints Innocents ; 6) Cf. Apocalypse, 22 : 20 ; Sagesse, 3 : 1, 5-8 ; S. Luc, 14 : 14 ; 7) Cf. Cf. Romains, 8 : 22 ; Actes, 3 : 19-21 ; 1 : 8.

 

Consécration à Notre-Seigneur par sa sainte Mère

selon saint Louis-Marie Grignion de Montfort

 

Je vous choisis aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour céleste, pour ma Mère et ma Reine ; Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen. [Cf. le « Traité de la vraie dévotion » à la Très Sainte Vierge Marie, §§ 122, 136, 145, 146 et 79.]

 

Rosaire : rosegdm.htm

 

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Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, § 257 :

 

C’est, en quatre mots, de faire toutes ses actions PAR MARIE, AVEC MARIE et POUR MARIE, afin de les faire plus parfaitement par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus et pour Jésus.

 

Pour télécharger gratuitement les œuvres complètes de saint Louis-Marie Grignion de Monfort, cliquez sur : http://jesusmarie.free.fr/grignion_de_montfort.zip

 

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MAGNIFICAT

 

S. Luc, 1 : 46-50 :

 

46. Et ait Maria : Magnificat anima mea Dominum :

47. Et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo.

48. Quia respexit humilitatem ancillæ suæ : ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes.

49. Quia fecit mihi magna qui potens est, et sanctum nomen ejus.

50. Et misericordia ejus a progenie in progenies timentibus eum. 

 

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Enfin, un prêtre vraiment catholique qui nous enseigne la vérité sur la question politique en nous rappelant certains principes fondamentaux que les fidèles du Christ devraient mettre en pratique dans leur vie et que le pape saint Pie X avait déjà signalés en 1910 dans sa Lettre "Notre charge apostolique" sur les égarements du Sillon, écrivant : « Pas de vraie civilisation sans civilisation morale, et pas de vraie civilisation morale sans la vraie religion » (sillon.htm). Cliquez sur :

 

http://www.saint-remi.fr/medias/extraits/elections_presidentielles_2012_abbe_lafitte.pdf

 

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Le sermon sur le nombre des élus de saint Léonard de Port-Maurice (1676 -1751), religieux franciscain d’origine italienne :

 

LE SERMON DE SAINT LÉONARD DE PORT-MAURICE SUR LE NOMBRE DES ÉLUS

 

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Prolégomènes salutaires :

 

S. Jean, I, 29 :

 

« Le lendemain, Jean (le Baptiste) voit Jésus venant à lui, et dit : “ Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde ” : Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccatum mundi»

 

S. Jean, 3 : 5 :

 

« En vérité, en vérité, je vous le dis, répondit Jésus [à Nicodème], nul, s’il ne naît de l’eau et de l’Esprit [par le Baptême], ne peut voir le Royaume de Dieu. » (Cf. Éphésiens, 4 : 4-6.)

 

S. Marc, 16 : 15 :

 

« Et il [Jésus] leur dit : “ Allez par le monde entier prêcher l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné ”. »

 

Saint Matthieu, 28 : 19 :

 

« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. » (Cf. S. Luc, 1 : 32-33 ; S. Jean, 18 : 37 ; I Corinthiens, 15 : 25 ; Hébreux, 1 : 1 ; Apocalypse, 1 : 5 ; 19 : 16.)

 

Saint Matthieu, 17 : 5 :

 

« Lorsqu’il (Pierre) parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici une voix sortit de cette nuée, disant : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me suis pleinement complu : écoutez-le (ipsum audite)”. Et l’ayant entendue, les disciples tombèrent le visage contre terre, et furent saisis d’une grande crainte. » 

 

Saint Jean, VII, 16 :

 

« Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de Celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il saura si cette doctrine vient de Dieu ou si c'est moi qui parle de moi-même.» (Cf. S. Matthieu, 3 : 17 ; 11 : 27 ; S. Irénée, « Contre les hérésies », Ire Partie, IV, 6, 1.)

 

Saint Jean, 14 : 23-24 :

  

« Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure (Si quis diligit me, sermonem meum servabit, et Pater meus diliget eum, et ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus). Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.»

 

Saint Matthieu, 24 : 35 :

 

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

 

Épître de saint Paul aux Éphésiens, 4 : 4-6 ; 1 : 4 :

 

« Il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés par votre vocation à une même espérance. Il n’y a qu’un Seigneur (le Christ Jésus), une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et au milieu de toutes choses, et en nous tous. »

 

Ibid, I, 4 :

 

« Dieu nous a élus en Lui avant la création du monde, afin que nous fussions saints et immaculés en sa présence dans la charité (ou dans l’amour) : Deus … eligit nos  in ipso ante mundi constitutionem ejus in charitate, ut essemus sancti et immaculati  in conspectu ejus in charitate. »

 

Épître de saint Paul aux Colossiens, III, 1-4 :

 

« Donc, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Goûtez les choses d’en haut, et non les choses de la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, qui est votre vie, apparaîtra, alors vous aussi vous apparaîtrez avec lui dans la gloire. »

 

Ire Épître de saint Paul aux Corinthiens, 6 : 9-11 :

 

« Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les rapaces ne posséderont le Royaume de Dieu. Voilà pourtant ce que vous étiez, du moins quelques uns d’entre vous ; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu. » (Commentaire de saint Irénée dans son traité « Contre les hérésies », V, 9, 4, La chair possédée en héritage par l’Esprit : « De peur donc que nous ne perdions la vie en perdant l’Esprit qui nous possède en héritage, et afin de nous exhorter à cette communion de l’Esprit, l’Apôtre dit à bon droit les paroles déjà citées : “La chair et le sang ne peuvent hériter du Royaume de Dieu (I Corinthiens, 15 : 50)”. C’est comme s’il disait : Ne vous y trompez pas ! Si le Verbe de Dieu n’habite pas en vous et si l’Esprit du Père ne vient pas en vous, et si vous menez une vie vaine et quelconque, alors, comme n’étant rien d’autre que chair et sang, vous ne pourrez pas hériter du Royaume de Dieu ».) 

 

Épître de saint Paul aux Éphésiens, I, 11-12 :

 

« En qui (dans le Christ) nous aussi nous avons été appelés par le sort, ayant été prédestinés selon le décret de celui qui a fait toutes choses suivant le conseil de sa volonté ; afin que nous soyons la louange de sa gloire (« laudem gloriæ »), nous qui les premiers avons espéré en Jésus-Christ. » [Comprenons bien que Dieu n’a créé toutes choses et envoyé son Fils dans le monde que pour sa gloire et que s’Il agissait pour un autre que pour Lui-même (causalité finale), en vertu de sa transcendance, il ne serait plus Dieu.]

 

Évangile selon S. Jean, XVII, 1-5 :

 

« Ayant ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : “ Père, l’heure est venue, glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie, puisque vous lui avez donné l’autorité sur toute chair, afin qu’à tous ceux que vous lui avez donnés, il donne la vie éternelle. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils vous connaissent, vous, le seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ. Je vous ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que vous m’avez donné à faire. Et maintenant à vous Père, glorifiez-moi  auprès de vous, de la gloire que j’avais auprès de vous, avant que le monde fût ”. »

 

Épître de S. Paul aux Philippiens, III, 8-13 :

 

« Oui, certes, et même je tiens encore tout cela comme un préjudice, eu égard au prix éminent de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. Pour son amour j’ai voulu tout perdre, regardant toutes choses comme de la balayure, afin de gagner le Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma propre justice, - celle qui vient de la Loi, - mais avec celle qui naît de la foi au Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi ; afin de le connaître, lui et la vertu de sa résurrection, d’être admis à la communion de ses souffrances, en lui devenant conforme dans sa mort, pour parvenir, si je le puis, à la résurrection des morts. Ce n’est pas que j’aie déjà saisi le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je poursuis ma course pour tâcher de le saisir, puisque j’ai été saisi moi-même par le Christ. Pour moi, frères, je ne pense pas l’avoir saisi, mais je ne fais qu’une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et me portant de tout moi-même vers ce qui est en avant, je cours droit au but, pour remporter le prix auquel Dieu m’a appelé d’en haut en Jésus-Christ. »           

 

Apocalypse (Révélation - de Jésus-Christ [I : 1]), IV, 8-11 :

 

« Ces quatre animaux ont chacun six ailes ; ils sont couverts d’yeux tout autour, et ils ne cessent jour et nuit de dire : “ Saint, saint, saint est le Seigneur, le Dieu Tout-Puissant [le Dieu trois fois saint, c’est-à-dire la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit], qui était, qui est et qui vient ! ” Quand les animaux rendent gloire, honneur et actions de grâce à Celui qui est assis sur le trône, à Celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant Celui qui est assis sur le trône, et adorent Celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône en disant : “ Vous êtes digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur, et la puissance, car c’est vous qui avez créé toutes choses, et c’est à cause de votre volonté qu’elles ont eu l’existence et qu’elles ont été créées ”. »

 

Ibid., V, 9-10 :

 

« Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : “ Vous êtes digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car vous avez été immolé, et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ; et vous les avez faits rois et prêtres, et ils régneront sur la terre ”. »

 

S. Luc, IX, 26 (et voir également S. Marc, VIII : 38) :

 

« Car quiconque aura rougi de moi et de mes paroles, de lui rougira le Fils de l’homme lorsqu’il viendra dans sa gloire et celle du Père et des saints anges. » (Cf. Daniel, VIII, 15-17.)

 

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La force de la prière... appréciée par des mesures scientifiques : La force de la prière... appréciée par des mesures scientifiques (sur le pardon, cf. S. Matthieu, 18 : 21-22, 35 ; 5 : 43-48 ; 6 : 12 ; S. Luc, 11 : 4).

 

Dom Guéranger, L’Année liturgique, X mars, Carême, les quarantes martyrs : QUARANTE MARTYRS

 

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Il faut prendre en considération toutes les paroles du Verbe incarné et bien se garder de ne considérer que celles qui conviennent à notre sensibilité, car cette façon d’opérer est l’apanage des hérétiques qui l’utilisent pour égarer les disciples de Jésus en les entraînant dans leur filet par des déductions erronées et des apparences de vérité. La foi catholique qui repose sur les Écritures et sur la Tradition (a), - sans la connaissance de laquelle nous ne pourrions trouver la vérité, - nous met en garde contre de tels choix, car tout choix en ce domaine nous met les pieds dans l’hérésie (b). Tout doit en effet se tenir et se développer dans l’unité.

a) Cf. Saint Irénée, évêque de Lyon, IIe siècle, « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, La vérité des Écritures, 1, 1-2 ; 2, 1-3 ; 3, 1-4 ; 4, 1-3 ; 5, 1-3 ;

b) choix : du grec, airesiV « airésis » : hérésie.

 

La vraie religion, le christianisme, la vraie Église, l’Église catholique (éclipsée pour un temps – cf. le Secret de La Salette), l’Église de Jésus-Christ, Corps mystique du Christ (cf. I Corinthiens, 12 : 12-13, 27), Église ne faisant qu’un seul corps, animé d’un seul esprit avec une seule foi et un seul baptême (Éphésiens, 4 : 4-6 ; II Corinthiens, 6 : 14-18) : eglise.htm

 

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Considérations sur l’intelligence, la raison, la Foi et la Lumière.

 

Selon les Saintes Écritures, Dieu, Trine et Un, par son Verbe, créateur du ciel et de la terre (1), a créé l’homme incorruptible et l’a fait à son image et à sa ressemblance (2). À partir de ces prémisses révélées et fondamentales et à l’aide de notre raison et de sa logique subséquente, nous pouvons tirer la conclusion certaine que tout ce que nous avons et possédons lui appartient de droit et doit être par conséquent utilisé pour le louer, l’honorer et le servir afin de parvenir à la fin qu’il nous a destinée en créant notre âme par son Fils unique afin de jouir de son héritage éternel et participer à sa gloire par les seuls mérites de son incarnation, de sa Passion et de sa mort sur la Croix et moyennant la foi qu’il nous a donnée par la grâce de notre baptême. Autrement dit, en Dieu, notre mémoire, notre intelligence et notre volonté ne font qu’un. Pareillement notre intelligence, qui est la connaissance intuitive des principes, et notre raison qui suit ontologiquement, ne peuvent s’opposer. Quant à la Foi, vertu divine ou théologale, qui est analogiquement la connaissance certaine des choses nécessaires pour jouir de la félicité éternelle (3) et être avant tout une louange de gloire de la Sainte Trinité (« in laudem gloriæ ejus » : Éphésiens, 1 : 12), ne peut être en désaccord avec la raison puisque celle-ci ne mérite son nom que dans l’ordre de l’être ou de la vérité, c’est-à-dire de ce-qui-est (verum est id quod est), car Dieu seul est l’Être même (4). Précisons que la Foi nous est donnée par la grâce de notre Baptême, — Sacrement nécessaire pour entrer dans le Royaume de Dieu, selon la parole du Christ Jésus, le Verbe incarné (5). La Foi ne s’oppose pas non plus à la science qui, pour être vraie, exige d’être vérifiée par la réalité ou par ce-qui-est. Un chrétien ne doit quand même pas oublier que, selon les Saintes Écritures, la sagesse, l’intelligence et la science appartiennent aux dons du Saint-Esprit (6). Celui qui vit de la vie d’union à Dieu par la Foi ne voit plus de contradictions là où le païen les voit (7), car il est impossible que Dieu se renie lui-même (8). La Foi seule doit nous éclairer pour parvenir à l’union avec la Trinité, parce qu’en croyant, nous dit saint Pierre (9), « nous serons remplis d’une joie indicible et pleine de gloire ». Le Soleil, c’est le Verbe, l’Époux de l’âme, « Celui qui éclaire tout homme venant dans le monde » (10). Bien sûr notre Créateur et Seigneur n’est pas venu dans le monde pour donner aussitôt la Foi à tout homme, ce qui rendrait inutile le Sacrement de Baptême, c’est-à-dire le Sacrement de la Foi (11) ou  le principe des saints Commandements (12), mais pour éclairer notre intelligence et notre raison et nous rendre ainsi capable de Lui (13) et d’exercer notre dominiom (praesit, subjicite, dominamini, dominium)  (14) sur la Terre. À quoi serions-nous réduits si nous recevions le principe des saints Commandements sans pouvoir en tirer les conclusions certaines à l’aide de notre raison et ainsi de progresser spirituellement et atteindre la stature parfaite du Christ (15). Ceux qui mettent en opposition la lumière, la foi et la raison sans faire les distinctions nécessaires s’égarent totalement et égarent également leur prochain par leurs écrits illusoires qui séduisent les personnes qui sont « comme de petits enfants qui flottent, emportés çà et là à tout vent de doctrine » (16). Certains, par exemple, contestent la conception immaculée de la Vierge Marie, la Mère du Verbe incarné, conçue du Saint-Esprit, nouvelle Ève, alors que les Saintes Écritures nous révèlent des passages d’où nous pouvons manifestement en tirer logiquement la conclusion en nous servant de notre raison (17). Et c’est pourquoi de nombreux documents et monuments anciens prouvent que cette doctrine de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge avait déjà été soutenue par bien des fidèles de l’Église d’Orient et de l’Église d’Occident. Si l'Église, Corps mystique du Christ (18), est vivante, elle aussi doit manifester analogiquement les pouvoirs de la vie, et tout spécialement les pouvoirs de régulation et d'assimilation, pour qu'elle puisse se développer à travers les siècles (19) ou pour que tous ses membres soient capables de parvenir « à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, de manière à former un homme parfait, selon l'âge mûr de la plénitude du Christ » (20). Et là la raison agit nécessairement. Sans ces considérations, nous nous engagerions sur une voie qui conduit fatalement à l’illuminisme et à la gnose pourfendus par saint Irénée dans son traité « Contre les hérésies », — dont le vrai titre est «  Fausse gnose démasquée et réfutée » (ce qui est beaucoup plus précis).

 

1) Cf. Genèse, 1 : 1 ; S. Jean, 1 : 1-3, 10. — 2) Cf. Genèse, 1 : 26-27 ; Sagesse, 2 : 23-24 ; Romains, 5 : 12. — 3) Cf. Hébreux, 11 : 1. — 4) Cf. Exode, 3 : 14 ; S. Jean, 8 : 24, 28, 59. — 5)  Cf. S. Jean, 3 : 5. — 6) Cf. Isaïe, 11 : 2. — 7) Cf. Hébreux, chapitre 11. — 8) Cf. la Constitution dogmatique sur la Foi catholique Pastor Æternus du Concile du Vatican, 24 avril 1870. — 9) I Pierre, 1 : 8. — 10) S. Jean, 1 : 9. — 11) S. Augustin, Épître 25. — 12) S. Denys l’Aréopagite, La Hiérarchie Ecclésiastique. —  13) Capacité obédientielle passive – cf. S. Jean, 1 : 12. — 14) Cf . Genèse, 1, 26, 28. — 15) Éphésiens, 4 : 13. — 16) Éphésiens, 4 : 14. — 17) Cf. S. Luc, I : 35, 42-43, 48-49 ; S. Matthieu, 1 : 18-20, 23 ; Genèse, 3 : 15 ; Cantique des cantiques, 4 : 7 ; 6 : 9 ; 8 : 5 ; Apocalypse, 12 : 14-18 – cf. la Constitution Apostolique « Ineffabilis Deus », proclamation du dogme de l’Immaculée Conception du 8 décembre 1854, Pape Pie IX. — 18) Cf. Éphésiens, 1 : 17, 22-23. — 19) Cf. S. Jean, 14 : 16-18, 26 ; 16 : 12. — 20) Éphésiens, 4 : 11-13.

 

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Repentons-nous de tous nos péchés, faisons pénitence et réparation dans la mesure du possible, et préparons-nous à la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi sur notre terre qui ne va pas tarder à être secouée et douloureusement purifiée (a) pour être « restaurée en son premier état » et mise au « service des justes » (b).

a)  Cf. S. Matthieu, 24 : 21 ; S. Irénée, évêque de Lyon, IIe siècle, « Contre les hérésies », Livre V, IIIe partie, 29, 1 ; IIe Épître à Timothée, 4 : 8 ; IIe Épître aux Corinthiens, 4 : 16-18 ; Romains, 8 : 22-23 ;

b)  Cf. S. Irénée, Id., 32, 1 et 2 ; 33, 1 et 2 ; Actes, 1 : 6-7 ; 3 : 20-21 ; Romains, 8 : 19-21 ; S. Matthieu, 5 : 4 ; 19-29 ; 24 : 40-41 ; 26 : 27-29 ; Genèse, 13 : 14-15, 17 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 16, 6-9 ; S. Luc, 14 : 14 ; 17 : 34-36.

 

 S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, IIe partie, 34, 1 :

 

« Si, en effet, la venue du Roi est annoncée à l’avance par les serviteurs que l’on envoie, c’est pour la préparation de ceux qui auront à accueillir leur Seigneur. »

 

Isaïe, XL, 3-4 ; S. Luc, III, 4 ; S. Marc,  I, 3 ; S. Matthieu, III 3 :

 

« Préparez la voie du Seigneur, rendez droits ses sentiers. »

 

S. Jean, I, 6, 19, 23 :

 

« Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean. […] Et voici le témoignage que rendit Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : “ Qui êtes-vous ? ” » […] Il répondit : “ Moi, je suis la voix qui crie dans le désert : Redressez  la voie du Seigneur, comme l’a dit le prophète Isaïe : Ego vox clamantis in deserto : Dirigite viam  Domini, sicut dixit Isaias propheta (XL, 3-4)”. »

 

Qui pourrait nier qu’un vrai Pape aurait été le premier à préparer tous les hommes à la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ sur notre terre ? (Cf. Actes des Apôtres, 2 : 38 – jour de la Pentecôte, prédication de l’apôtre saint Pierre.) Ratzinger/Benoît XVI, faux Pape apostat – les preuves : signalons

 

Saint Matthieu, 24 : 37 (paroles du Verbe éternel du Père, le Verbe incarné, Jésus le Christ) :

 

« Car il en sera de l’avènement du Fils de l’homme [la venue de son Règne glorieux et spirituel] comme au temps de Noé. Car, de même que, dans le temps qui précéda le Déluge, on mangeait et on buvait, on épousait et on donnait en mariage, jusqu’au jour [au temps de l’apostasie des nations (a)] où Noé entra dans l’arche, et ils ne se doutèrent de rien jusqu’à ce que vint le Déluge, qui les emporta tous, ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l’homme. »

a) Cf. Apocalypse, 19 : 11-16. — Frapper les nations : lat. : ut in ipso percutiat Gentes, gr. : ina en auth pataxh ta eqnh. — Cf. IIe Épître de S. Pierre, 3 : 3-18.

 

Saint Luc, 18 : 1, 6-8 (parabole de la veuve importune à un mauvais juge) :

 

« Il (Jésus) leur proposait aussi cette parabole, sur ce qu’il faut toujours prier, et ne se lasser jamais. […] Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge d’iniquité (lat. : judex iniquitatis) : Et Dieu ne vengera pas ses élus qui crient vers lui jour et nuit, et il usera de délai pour eux ? Je vous dis qu’il les vengera bientôt. Mais quand le Fils de l’homme viendra, pensez-vous qu’il trouve de la foi sur la terre ? » [Cf. Saint Luc, 17 : 34-36. saint Irénée, « Contre les hérésies », liv. V, 3e partie, 27, 1 ; Actes (saint Luc), 1 : 3, 6-7. — Sur la terre renouvelée et rétablie dans son état premier et sur l’héritage de cette terre annoncée par le Christ et prophétisé par la bénédiction de Jacob et par Isaïe : cf. saint Matthieu, 26 : 27-29 ; Psaumes, 103 : 30 ; Genèse, 27 : 28-29 ; 28 : 13-15 ; 46-47 ; et cf. saint Irénée, ibid., 33, 1, 2 et 3, en cliquant sur : ireneech.htm.]

      

Saint Luc, 6 : 24 (parole du Verbe incarné) :

 

« Malheur à vous, les riches, parce que vous avez reçu votre consolation. »

 

IIe Épître de saint Pierre, 3 : 3 (Le jour du Seigneur, le monde renouvelé, les faux docteurs) :

 

« Sachez avant tout que, dans les derniers temps, il viendra des moqueurs pleins de railleries, vivant au gré de leurs convoitises, et disant : “ Où est la promesse de son avènement ? Car depuis que nos pères sont morts, tout continue à subsister comme depuis le commencement de la création”. » — Cf. notre fichier : ireneech.htm

 

 

Avertissement de saint Pierre, Apôtre, adressé au monde.

Deuxième Épître de Saint Pierre, chapitre III :

 

Voici, mes bien-aimés, la seconde lettre que je vous écris ; dans l’une et l’autre je réveille vos âmes sincères par mes avertissements ; afin que vous vous souveniez des paroles des saints prophètes, que je vous ai rappelés, et des commandements que vos apôtres vous ont faits au nom du Seigneur et du Sauveur. Sachant avant tout qu’il viendra à la fin des jours des imposteurs artificieux, marchant selon leurs propres convoitises, disant : Où est la promesse ou son avènement ? Car depuis que nos pères se sont endormis, tout demeure comme au commencement de la création. Mais ils ignorent, le voulant bien, que par la parole de Dieu, existèrent d’abord les cieux et la terre qui sortit de l’eau , et qui subsiste par l’eau ; par où le monde d’alors périt inondé par l’eau. Quant aux cieux qui existent maintenant, et à la terre, c’est par la même parole qu’ils sont conservés au feu pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies. Mais il est une chose que vous ne devez pas ignorer, mes bien-aimés, c’est qu’un seul jour devant le Seigneur est comme mille ans, et mille ans comme un jour. Ainsi le Seigneur ne retarde pas sa promesse, comme quelques-uns se l’imaginent ; mais il agit patiemment à cause de vous, ne voulant pas même que quelques-uns périssent, mais que tous recourent à la pénitence. Car le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; et alors, avec un grand fracas, les cieux passeront, les élément embrasés seront dissous, et la terre, et tout ce qui est en elle sera consumé par le feu. Puis donc que toutes ces choses doivent être détruites, quels ne devez-vous pas être en sainteté de conduite et en piété. Attendant et hâtant le jour du Seigneur ; jour où les cieux embrasés seront dissous, et les éléments fondus par l’ardeur du feu ? Car nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habitera. C’est pourquoi, mes bien-aimés, attendant ces choses, mettez tous vos soins à ce qu’il vous trouve en paix, purs et sans tache. Et croyez que la longanimité de Notre Seigneur est un moyen de salut, comme notre très cher frère Paul lui-même vous l’a écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. Comme il le fait aussi en toutes ses lettres, où il parle du même sujet, et dans lesquels il y a quelques endroits difficiles à entendre, que des hommes ignorants et légers détournent à de mauvais sens, aussi bien que les autres Écritures pour leur propre perte. Vous donc, mes frères, qui en êtes instruits d’avance, prenez garde à vous, de peur qu’entraînés par l’erreur des insensés, vous ne perdiez de votre propre fermeté. Croissez au contraire dans la grâce et dans la connaissance de Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant, et jusqu’au jour de l’éternité. Amen.

 

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Père Balthasar Alvarez (1533-1580), S. J. : Alvarez

 

Vie du Père Balthasar Alvarez de la Compagnie de Jésus (Jésus-ite) (directeur spirituel de Ste Thérèse d’Avila), par le Vble P. Louis Du Pont, S. J., traduite en français par le P. Marcel Bouix de la même Compagnie, Paris, Librairie Régis-Ruffet, 38, rue Saint-Sulpice, 38, 1873, chapitre XXXIXe, Profonde humilité du Père Balthasar Alvarez dans les charges les plus honorables et au milieu des plus grands succès. – ses sentiments sur la vertu d’humilité, page 454 :

 

Écoutons-le lui-même nous racontant dans son journal, octobre 1574, comment un jour il fut plus particulièrement visité de Dieu :

 

« Un matin, je m’éveillai l’âme inondée d’une très grande douceur, avec une pensée et un sentiment que je n’avais jamais eus de ma vie. Je voyais, à une lumière surnaturelle, ce qu’est une âme avec Dieu et ce qu’elle est sans Lui ; comment, sans Dieu, elle est la laideur même, la nuit même, la mutabilité même ; c’est une poussière en face d’un vent violent, c’est l’aiguille de la boussole avant qu’elle ait regardé le nord. Pour conclure, l’homme sans Dieu est un stupide et un fou ; mais, avec Lui, c’est tout le contraire : il est comme Dieu. » 

 

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Paroles du Christ Jésus, Fils unique de Dieu, Verbe éternel du Père, vrai Dieu et vrai homme (nouvel Adam), révélées par l’évangéliste et apôtre saint Jean :

 

Ch. 8, verset 51 :

 

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma parole, il ne verra jamais la mort (lat. : mortem non videbit in æternum ). »

 

Ch. 11, v. 26 :

 

« Et tout homme qui vit et croit en moi ne mourra jamais (lat. : non morietur in æternum). Crois-tu cela ? »

 

Ch. 8, v. 52 :

 

« Si quelqu'un garde ma parole, il ne goûtera jamais la mort (lat. : non gustabit mortem in æternum). »

 

Ch. 8, v. 24 :

 

« Si en effet vous ne croyez pas que moi je suis (lat. : ego sum), vous mourrez dans vos péchés. »

 

Ch. 10, v. 18 (le saint jour de Pâques) :

 

« Personne ne m’ôte la vie ; c’est moi-même qui la dépose ; j’ai le pouvoir de la quitter, et j’ai aussi celui de la reprendre. »

 

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Saint Paul, Apôtre, aux Romains, chapitre XII :

 

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l'exerce selon l'analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère; que celui qui enseigne s'attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l'exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien. Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur. Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent. Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »

 

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Ces paroles du Verbe incarné, vrai Dieu et vrai homme par le mystère de l’union hypostatique ou de l’union substantielle dans une même personne des natures divine et humaine (a), ne peuvent absolument pas être comparées à celles de l’on trouve dans le Coran qui les condamnent explicitement et fermement (b). Et c’est la raison pour laquelle tout chrétien qui associe ses prières à celles d’un musulman commet objectivement et formellement une hérésie d’une gravité capitale qui équivaut à une abjuration de sa foi en le rendant passible de la damnation éternelle (c), — son for interne ne relevant que de Dieu, Trine et Un.

a)  R. P. Édouard Hugon, des Fères Prêcheurs, Maître en Théologie, Professeur de dogme au Collège pontifical « Angélique » de Rome, Membre de l’Académie romaine de Saint-Thomas d’Aquin, Le Mystère de l’Incarnation, Paris, P. Téqui, Librairie-Éditeur, Dixième Édition, 1921, IIIe partie, L’Union des deux Natures dans l’Incarnation, ch. Ier, Les données certaines de l’enseignement catholique, page 147 : « Dans l’union hypostatique au sens de l’Église, les deux natures qui s’enlacent dans un même suppôt [union substantielle], c’est-à-dire l’humanité et la divinité sont parfaites à tous les points de vue, la personne [divine] dans laquelle elles subsistent toutes les deux existe [de toute éternité] avant cette union. »

b)  Cf. Coran, IV, Les femmes, 157-158 ; V ; Le festin, 51 ; IX, Le retour à Dieu, 29. — Cf. nos fichiers : islama.htm et : islamb.htm

c)   Cf. I S. Jean, 2 : 22-23 ; 4 : 1-3.

 

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IIe Épître de saint Jean, versets 9-10 :

 

« Celui qui demeure dans la doctrine, c’est celui qui possède et le Père et le Fils. Si quelqu’un [quis] vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres. »

 

IIe Épître à Timothée, 1 : 13 :

 

« Prends pour norme les saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l’amour du Christ Jésus. Garde le bon dépôt avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous. »

 

ID., 3 : 16 :

 

« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne. »

 

Épître aux Galates, 1 : 8-9 :

 

« Eh bien ! si nous-même [nos], si un ange venu du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous avons prêché, qu’il soit anathème ! Nous l’avons déjà dit, et aujourd’lui je le répète : si quelqu’un [quis] vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! »

 

IIe Épître aux Thessaloniciens, 2 : 15 :

 

« Dès lors, frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous, de vive voix ou par lettre. »

 

Épître aux Éphésiens, 2 : 20 :

 

« Car la construction que vous êtes a pour fondations les apôtres et prophètes, et pour pierre d’angle le Christ Jésus lui-même. »

 

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UNE MISE AU POINT

 

Ayant constaté par nos travaux et nos recherches les nombreuses hérésies commises par Ratzinger/Benoît XVI (a), en notre âme et conscience, nous ne pouvons pas participer à des Messes qui se déclarent canoniquement unies à lui, car de toute évidence nous offenserions ainsi Dieu, Trine et Un, et perdrions Sa grâce. Pour le reste, nous sommes dans le doute. Que la divine Trinité nous vienne en aide ! (Règle du droit romain : « Il est honteux à un pratricien, et à un citoyen noble, d’ignorer le droit et les lois qui le gouvernent : Turpe est patritio, et nobili viro, jus in quo versatur ignorare. »). « Comme nous ignorons ce que nous devons faire, nous n’avons d’autre ressource que d’élever les yeux vers vous, Seigneur : Cum ignoremus quid agere debeamus, hoc solum habemus residui, ut oculos nostros dirigamus ad te (b). »

a)  Cliquez sur : significatives et : nous apporte et : réquisitoire ;

b)  II Chroniques, 20 : 12.

 

LES HÉRÉSIES JEAN-PAUL II/KAROL JOZEF WOJTYLA — D’OÙ LA PREUVE FORMELLE QUE JEAN-PAUL II N’EST PAS PAPE :

http://ddata.over-blog.com/0/46/19/78/Jean-paul-II--l-antichrist-beatifie.pdf

 

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En se référant aux Saintes Écritures reprises, explicitées et commentées au IIe siècle par saint Irènée, évêque de Lyon, dans son traité « Contre les hérésies », et en tenant compte du secret de La Salette qui révèle au monde que Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist (a), on tire logiquement la conclusion que l’on est parvenu au temps de l’Antéchrist et que, « là où a été établi le Siège de l’apôtre saint Pierre, des ennemis très rusés ont posé le trône de l’abomination de leur impiété » (b). À quel moment cette satanique investiture s’est-elle produite ? On peut aisément la dater à partir du pseudo Concile Vatican II qui a vu naître une nouvelle Église en totale rupture doctrinale avec la véritable Église bâtie par Jésus Christ sur l’apôtre saint Pierre et sur ses successeurs légitimes. On peut même soutenir que cette apostasie dure encore sous Benoît XVI, puisque ce dernier se déclare sans la moindre ambiguïté pleinement solidaire du pseudo Concile Vatican II et se trouve ainsi  ipso facto hors de la foi de Pierre (c).

D’aucuns imaginent un faux Pape qui remplacera Benoît XVI et qui néanmoins ne figure pas dans la célèbre « Prophétie des Papes », alors que celle-ci donne également la liste des antipapes ! Ce faux Pape ne pouvant s’asseoir sur le Siège de saint Pierre qu’après avoir été élu par un collège de cardinaux agréés par Benoît XVI, ils se trouvent ainsi acculés à des contradictions insurmontables. Voilà ce qui arrive lorsque l’on refuse de considérer la réalité telle qu’est, c’est-à-dire la vérité ou « ce qui est » (d).

Bien sûr, à moins de risquer une expulsion manu militari de son siège, cet antipape ne s’avisera pas de passer son temps à soutenir des hérésies grossières qui choqueraient même des catholiques non avertis. Mais, par une subtile dialectique des contradictoires chère à Hegel, il fait avancer son œuvre destructrice au grand plaisir de l’ennemi en semant la confusion dans les esprits ou l’ivraie dans le champ du Seigneur jusqu’à disperser son troupeau. Quand le Secret de La Salette nous révèle que « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist », nous nous attendons bien à une apostasie, mais nous ne voyons pas en ce domaine l’opportunité de la venue d’un faux Pape… Certains nous affirment qu’un Pape peut être hérétique tout en conservant son autorité et en nous laissant ainsi le choix de décider ce qui mérite d’être cru et exécuté, — ce qui sous-entend que l’Église n’a jamais eu d’antipapes. Dans ces conditions, que devient le Secret de La Salette ? La cacophonie doctrinale est parvenue à son comble !

a)  Cliquez sur : calvat.htm

b)  Cf. l’exorcisme du pape Léon XIII, octobre 1884, Supplique à l’archange Saint Michel ;

c)   Cf. S. Matthieu, 16 : 17-19 ;

d)  « Verum est id quod est » : S. Augustin cité par saint Thomas d’Aquin in De Veritate.

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Pour répondre aux allégations manifestement injustifiées de certaines personnes qui se considèrent néanmoins comme des sédévacantistes, nous précisons que nous ne nous ne nous substituons pas au Christ « pour décider de qui est pape ou ne l’est pas ». Nous avons tout simplement constaté des faits qui nous ont contraint de conclure que depuis Jean XXIII jusqu’à Benoît XVI nous sommes affligés d’antipapes dont les hérésies sont dûment constatées et parfaitement vérifiables. Nous taxons donc nos adversaires d’aveuglement et les renvoyons au verset 11 du chapitre II de la IIe Épître aux Corinthiens. Nous sommes en effet en droit de soutenir que le Siège de Pierre (Charge apostolique) est occupé par des antichrists, précurseurs de l’Antéchrist, et que nous sommes parvenus à la fin des temps ou à « la fin des fins », conformément au Secret de La Salette et en accord avec les Saintes Écritures. Le Christ ayant permis à ses ennemis d’occuper l’Église et celle-ci s’étant éclipsée (a), la question de la succession apostolique ne se pose donc plus de facto. Par la grâce de Dieu, « réjouissons-nous, nous, qui voyons », car Rome ayant perdu la foi aura fait ainsi le lit de l’Antéchrist qui finira par en prendra le siège. Ne demandons surtout pas aux journalites de nous donner une explication cohérente des épreuves que nous traversons, car ils ignorent totalement les fondements de la foi catholique traditionnelle ainsi que les prophéties relatives au temps de l’Antéchrist, ce qui les rend absolument inaptes à traiter des questions religieuses, surtout dans un pays dont toutes les institutions sont parvenues à effacer le nom de Dieu et de Son Christ sous la pression constante de la Franc-Maçonnerie imbue d’un naturalisme absolu et inspiré bien entendu du malin.

a)  L’Église étant éclipsée mais néanmoins toujours présente surnaturellement et mystiquement, le Siège apostolique (Charge apostolique) devient ainsi vacant et se trouve fatalement occupé par un faux pape (cf. S. Matthieu, 16 : 18 ; 24 : 15, 21 ; 28 : 20).

 

Pour nous résumer très brièvement, à moins de sombrer dans le fétichisme, comprenons bien qu’il ne suffit pas de s’asseoir sur le Siège habituel d’un professeur pour être capable de lui succéder ipso facto et d’hériter de ses Charges, une matière devant être toujours proportionnée à la forme qu’elle doit atteindre. 

 

Une matière doit toujours être proportionnée à la forme qu'on veut lui donner. Certes ! il ne s'agit pas d'une transsubstantiation, car dans la consécration des espèces, celles-ci doivent être du pain et du vin sans être soutenus par leur substance et sous lesquelles demeurent les substances du Corps et du Sang de Jésus Christ. Mais pour faire un Pape (forme), le Seigneur ne va pas prendre un hérétique ou un apostat, mais un homme de foi (matière), ainsi que le montrent les paroles de Pierre en saint Luc (9 : 20), saint Marc (8 : 29) et saint Matthieu 16 : 16). Pas plus que l'on va prendre des plumes d'oiseau (matière) pour fabriquer un couteau (forme) ! Ceux qui soutiennent le contraire ne voient pas qu'ils font de l'Église une prostituée et du Pape un indigne personnage capable à tout instant de tromper le troupeau de Jésus Christ, alors que l'Église, composée de tous les fidèles, est Une, Sainte, Catholique et Apostolique, ce qui est parfaitement explicité par le Livre d'or connu sous le nom de Catéchisme du Saint Concile de Trente, ou Catéchisme Romain (où saint Irénée est cité dans les "Caractères propres de l'Église" au chapitre 10, paragraphe IV). En ce qui nous concerne, par la grâce de Dieu, Trine et Un, le blasphème ne fait pas l'ombre d'un doute !

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Les mensonges du blog « La Question » :

 

Le Pape Adrien VI et l'infaillibilité pontificale : les mensonges du blog La Question - Sédévacantiste, pour rester CATHOLIQUE !

 

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Nous avons noté avec satisfaction que le site PAROUSIE INTERMÉDIAIRE a consacré au traité « Contre les hérésies » de saint Irénée, évêque de Lyon du IIe siècle, une analyse dityrambique jusqu’à reconnaître que ce « Père de la dogmatique » « contribue beaucoup à la formulation de tout ce qui concerne l’Anti-Christ » en disant « par exemple que celui-ci viendra résumer en lui-même l’iniquité humaine de six mille ans, les six mille qui à ce moment-là seront écoulés à partir de la création d’Adam » (a). Nous tenons à le souligner parce que ce site est le seul à l’avoir affirmé péremptoirement, alors que d’autres n’en ont pas eu le courage bien que se qualifiant de sédévacantistes. Nous déplorons néanmoins que ce site fasse l’apologie du pseudo Vatican II et se mette sous l’autorité de Ratzinger/Benoît XVI dont l’imposture a été dûment constatée et démontrée par la considération attentive de ses paroles, de ses écrits et de ses actes. On y comprend vraiment plus rien ! C’en est fini de l’unité de l’Église, le premier caractère que lui donne le Symbole de Nicée. Oui, pour reprendre les termes de Notre-Dame de La Salette, « Rome a perdu la foi et est le siège de l’Antéchrist, et le monde est dans la consternation » (Secret de La Salette, 19 septembre 1846). Que la Très Sainte Trinité nous aide à comprendre ce qui, pour nous, constitue une négation du principe de contradiction cher aux thomistes !

 

a)  Cf. S. Irénée, Contre les hérésies, Livre V, IIIe Partie. – Cf. S. Matthieu, 5 : 37 ; S. Jacques, 5 : 12 ; II Corinthiens, 1 : 17-20 ; Actes, 4, 32 ; Éphésiens, 4 : 4 ; S. Jean, 3 : 18 ; IIe Épître de S. Jean, 10-11 ; Tite, 3 : 10-11 ; Galates, 1 : 8 ; cf.  Don Francesco Palladino, Petrus es tu ?  (« Es-tu Pierre ? »), Éditions Delacroix (en pareille matière, cet ouvrage domine tous les autres que nous avons consultés). — Cliquer sur : dertemps.htm et sur : Gloria.tv: VATICAN II: CONCILE INFAILLIBLE OU CONCILIABULE FAILLIBLE

 

L'imminence de l'Avertissement et l'accomplissement des Prophéties: liens et Messages!

 

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La mission extraordinaire, surnaturelle et posthume de sainte Jeanne d’Arc (1412-1431), vierge et martyre, patronne et gardienne de la France - La Geste de Dieu par les Francs : « Vive le Christ qui est Roi de France ! » - Au futur roi Charles VII : « Et vous mande le Roi du ciel, par moi, que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims ; et que vous serez lieutenant [lieu tenant] à Luy, qui est vray Roy de France » :

 

Gloria.tv: Sermon Abbe Marchiset-Fête de sainte Jeanne d'Arc

 

À lire et à méditer : « La Sainte de la patrie » ou  « La vie de la Bienheureuse Jeanne d’Arc », en 2 vol., par Mgr Stanislas-Xavier Touchet, évêque d’Orléans, P. Lethielleux, Librairie-Éditeur, 10, rue Cassette, Paris 1921.

 

Cf. Pierre Virion, « Le Christ qui est Roi de France » (Pie X), éditions Saint-Germain, Paris 1949.

 

Cf. L.-H. et M.-C. Remy, « La vraie mission de sainte Jehanne d’Arc : le Christ-Roi de France ». Un ouvrage qui n’a pas son pareil et qui donne une dimension surnaturelle à la Politique. Cliquez sur :

 

http://www.a-c-r-f.com/documents/documents/2012_ACRF_Tract-livre_La-vraie-mission-de-ste-Jehanne-dArc.pdf

 

On croit tout savoir sur sainte Jehanne d’Arc… Et si on n’avait pas compris la raison fondamentale de sa mission ? Saviez-vous que Jehanne fut Reine de France ? Un acte solennel, connu de tous les historiens, en témoignent. Mais depuis 600 ans, on n’en a pas tiré toutes les conclusions.

Le règne de Jehanne fut bref.

Si bref fut-il, le seul acte qu’elle accomplit est capital pour la France, la Chrétienté et le monde.

Un historien de Jehanne, le plus grand certainement, le R. P. Eyroles, S. J., l’avait compris.

On s’est acharné à occulter ses travaux et à détruire sa réputation, pour enfouir sous une chape de plomb cet événement capital.

L.-H. et M.-C. Remy ont travaillé plus de dix ans sur ce sujet, à Orléans, Paris, Rome (Archives secrètes du Vatican), en Écosse, etc.

600 ans après la naissance de Jehanne d’Arc, ils vous font partager leur découverte et leurs réflexions dont il ressort un message capital pour notre temps.

Sainte Jehanne d’Arc a bien une mission posthume, mission essentielle pour la résurrection de la France.

Louis-Hubert Remy est le fondateur et président des Amis du Christ Roi de France. Pendant dix ans, avec son épouse, il a fait des recherches et des découvertes sur le document de la triple donation. Spécialiste de l’école antilibérale, il n’a eu de cesse d’en découvrir les auteurs, leurs ouvrages et de les faire connaître.

Marie-Christine Remy, archiviste-paléographe, conservateur en chef du Patrimoine, a été la première femme membre titulaire de l’Académie des arts et belles lettres d’Aix-en-Provence. Quinze ans conservateur des antiquités et objets d’art des Bouches-du-Rhône, elle fut le spécialiste et le défenseur des traditions de Provence.

 

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Les 3 donations de Ste Jeanne d’Arc à Charles VII

 

Le 21 juin 1429, donc Jehanne dit à Charles : « Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai ? » Le Roi hésite, puis consent. « Sire, donnez-moi votre royaume ». Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l'ascendant surnaturel de la jeune fille : « Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume » (1re donation).

 

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu'un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi; après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu'il avait fait : « Voici le plus pauvre chevalier de France : il n'a plus rien ». Puis aussitôt après, très grave et s'adressant aux secrétaires : « Écrivez, dit-elle : Jehanne donne le royaume à Jésus-Christ» (2e donation).

 

Et bientôt après :« Jésus rend le royaume à Charles » (3e donation).

 

À lire ces lignes, on comprend mieux pourquoi le marquis de la Franquerie a pu notamment dédier son livre « La Mission divine de la France « À Jeanne la Pucelle, Martyre pour la France et pour le Roi et héraut de la Royauté Universelle du Christ ».

 

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Lire également par le Marquis de la Franquerie : « Le caractère sacré et divin de la Royauté en France », Éditions du Chiré, 1978 ; « La Mission divine de la France », Éditions Saint-Michel, 1926 ; « La Vierge Marie dans l'histoire de France » (préface de S. E. le cardinal Baudrillart de l'Académie Française), 1939. - Par Pierre Virion : « Mystère mysterium d'iniquité iniquitatis », Éditions St-Michel, 1966 ; « Le Complot », Documents-Paternité, n° 139 - 140 - Mai 1969 ; « Bientôt un une super et Gouvernement contre-église Mondial ? », Éditions St-Michel, 1967 ; « Les Forces occultes dans le monde moderne », Éd. St-Michel, Conférence prononcée à Rome le 25 octobre 1965 ; et par Arnaud de Lassus :  « Connaissance élémentaire de la franc-maçonnerie », A.F.C., 4e édition - septembre 2007.

 

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Tout ce qui est écrit doit pouvoir être concilié

 Avec

 la Révélation de Jésus-Christ ou l’Apocalypse

 

Pape Pie XII, message radio du 25 juin 1956 s’adressant à la France

 

« Et s'il peut sembler un moment que triomphent l'iniquité, le mensonge et la corruption, il vous suffira de faire silence quelques instants et de lever les yeux au ciel pour imaginer les légions de Jeanne d'Arc qui reviennent, bannières déployées, pour sauver la patrie et sauver la foi. »

 

Mis de la Franquerie, « La Mission divine de la France », Éditions St Michel, 1926, pp. 71, 72-73 :

 

Plusieurs auteurs parlent de cette tradition que Piganiol de la Force défendit dans sa « Description de la France », publiée avec autorisation et privilège de Louis XIV, en date du 20 juin 1714 :

 

« Le Royaume de France a commencé l’an de l’ère vulgaire et depuis ce temps-là, a toujours été successif de mâle et mâle et gouverné par 65 Rois TOUS ISSUS DE LA MÊME MAISON, quoique de trois races différentes, ainsi que je le prouverai dans un autre ouvrage… » (98)

98) Jean-Aimar Piganiol de la Force, historiographe royal, « Nouvelle description de la France », tome premier, p. 7.

 

« De quoi demain sera-t-il fait » ? C’est le secret de Dieu. Ce que l’on peut dire, sans être taxé de légèreté, c’est qu’en présence de la perturbation générale et des catastrophes imminentes [en 1955], il semble que le monde touche à la fin des temps et soit à la veille de la restauration annoncée par près de deux cents prophéties (100) que le Roi qui montera sur le Trône sera vraisemblablement le Grand Monarque qui doit être le plus grand grand de tous les Rois et le dernier de Sa Race.

100) Voir Élie Daniel : « Serait-ce vraiment la fin des temps ? ».

 

Mis de la Franquerie, « Ascendances davidiques des Rois de France et leur parenté avec Notre Seigneur Jésus-Christ, la Très Sainte Vierge Marie et Saint Joseph », Éditions Ste Jeanne d’Arc :

 

Étudions maintenant ce que signifie dans la Bible d'une part LE SCEPTRE et d'autre part LE DROIT D'AÎNESSE. Pour plus de précision, rappelons que Jacob fut appelé ISRAËL :

 

« Jacob appela ses enfants et leur dit : “Assemblez-vous tous, afin que je vous annonce ce qui doit vous arriver dans les derniers temps. Venez tous ensemble et écoutez, enfants de Jacob, écoutez Israël votre père : Juda, tes frères te loueront, ta main sera sur le cou de tes ennemis ; les enfants de ton père se prosterneront devant toi... Le sceptre ne sera point ôté de Juda, ni le Prince de sa postérité, jusqu'à ce que soit venu celui qui doit être envoyé; et c'est Lui qui sera l'attente des Nations ” (Chiloh, i.e. le Christ ; cf. Genèse, 49 : 1, 8 et 10). »

 

S. Irénée, « Contre les hérésie », V, 34, 4 :

 

Jérusalem glorieusement rebâtie

 

34, 4. Isaïe dit encore au sujet de Jérusalem et de Celui qui y régnera : « Voici ce que dit le Seigneur : Heureux celui qui a une postérité dans Sion et une parenté dans Jérusalem ! Voici qu'un Roi juste régnera, et les princes gouverneront avec droiture (a). » Et à propos des préparatifs de sa reconstruction il dit : « Voici que je te prépare pour pierres de l'escarboucle et pour fondements du saphir ; je ferai tes créneaux de jaspe, tes portes de cristal et ton enceinte de pierres précieuses ; tous tes fils seront enseignés par le Seigneur, tes enfants seront dans une grande paix, et tu seras édifiée dans la justice (b). » Le même prophète dit encore : « Voici que je crée Jérusalem pour l'allégresse, et mon peuple pour la joie. Je serai dans l'allégresse au sujet de Jérusalem, et dans la joie au sujet de mon peuple. On n'y entendra plus désormais le bruit des lamentations ni le bruit des clameurs ; il n'y aura plus là d'homme frappé d'une mort prématurée, ni de vieillard qui n'accomplisse pas son temps : car le jeune homme aura cent ans, et le pécheur qui mourra aura cent ans et sera maudit. Ils bâtiront des maisons et eux-mêmes les habiteront ; ils planteront des vignes et eux-mêmes en mangeront les fruits. Ils ne bâtiront pas pour que d'autres habitent ; ils ne planteront pas pour que d'autres mangent. Car les jours de mon peuple seront les jours de l’arbre de vie : ils useront les ouvrages de leurs mains (c). »

 

a) Isaïe, XXXII, 1 ; Genèse, XLIX, 1, 8, 10 ; - b) Isaïe, LIV, 11-14 ; - c) Isaïe, LXV, 18-22.

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LA FATALE MÉPRISE DU PSEUDO CONCILE VATICAN II

 

Dans son épître aux Galates l’apôtre saint Paul, l’Apôtre des nations, nous rappelle que, selon les Saintes Écritures, Dieu a promis à Abraham le croyant et à sa postérité l’héritage de la terre en vertu de sa Foi et non en vertu de la Loi (1). Cette promesse s’adresse par conséquent à ceux qui sont justifiés par la Foi et issus de la postérité d’Abraham qui désigne nécessairement et logiquement le Christ et les justes de son Église qui posséderont la terre en héritage (2). Là encore, sur cette question fondamentale, le pseudo Concile Vatican II a égaré tous les catholiques, alors que saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle y avait déjà répondu clairement et magistralement en s’appuyant uniquement sur l’autorité des Saintes Écritures (3). Le retour des « faux juifs » (4) en Israël n’est qu’une contrefaçon du diable pour précéder la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi, le vrai Messie, et égarer les âmes par la venue de l’Antéchrist qui ira « jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu » (5) ou pour le Messie. Nul ne peut penser que les « faux Juifs » se convertiront à la foi catholique et retrouveront l’intégralité de leur terre en y vivant paisiblement durant l’apostasie des nations sans contredire les Saintes Écritures.

 

1)  Cf. Genèse, 13 : 14-17 ; 23 : 4 ; 15 : 18, 19-21 ; S. Matthieu, 3 : 9 ; S. Luc, 3 : 8 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 6-9 ; S. Matthieu, 8 : 11-12 ; 23 : 37-38 ; S. Luc, 13 : 34-35 ; 1 : 46-49, 56 (Magnificat : « en faveur d’Abraham et de sa race à jamais ») ; Romains, 11 : 25-26 (« une partie d’Israël s’est endurcie jusqu’à ce que soit entrée la totalité des païens … De Sion viendra un libérateur ») ; II Thessaloniciens, 2, 1-4 ; S. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre IV, 3e Partie, 36, 7-8 ; Livre V, 3e Partie, 25, 2 [S. Matthieu, 24 : 15-17, 21 ; Daniel, 9 : 27 (« l’abomination de la désolation dans le lieu saint » et « la grande tribulation »] ;

2)  Cf. Galates, 3 : 16 ; Matthieu, 5 : 4 ; 17 : 34-35 ; Hébreux, 1 : 1-4 ; 11 : 6 ;

3)  Cf. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 3e Partie, 32, 2 ; Daniel, 7 : 13-14, 23-26 ; 9 : 27 ; Apocalypse, ch. 11 (les « deux témoins ») ; 13 : 3-9.

4)  Cf. Apocalypse, 3, 9 (l’Église de Philadelphie, la 6e Église) ;

5)  IIe Épître aux Thessaloniciens, 2 : 4. 

 

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Épître de saint Paul aux Philippiens, 3 : 4-14 :

 

« Quoique j’ai moi aussi de quoi me confier dans la chair ; si quelqu’un croit pouvoir se confier dans la chair, je le puis davantage, moi, circoncis le huitième jour, moi de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreux de pères hébreux ; quant à la Loi, Pharisien ; quant au zèle, persécutant l’Église de Dieu ; quant à la justice de la Loi, ayant vécu sans reproche. Mais ce qui était un gain pour moi, je l’ai jugé perte à cause du Christ. Bien plus, je pense (existimo) que tout est perte, auprès de l’éminente connaissance de Jésus-Christ Notre Seigneur, pour qui je me suis dépouillé de toutes choses, et je les considère (arbitror) comme du fumier, afin de gagner le Christ, et d’être trouvé en lui, non ma propre justice qui vient de la Loi, mais celle qui vient de la Foi dans le Christ Jésus : qui vient de Dieu par la Foi, pour le connaître ainsi que la vertu de sa résurrection, et la participation à sa Passion, m’étant configuré à sa mort pour parvenir si possible (si quo modo occurram) à la résurrection des morts ; non que j’ai déjà (jam) atteint jusque là, ou que déjà (jam) je sois parfait, mais je poursuis, pour atteindre si possible (si quomodo comprehendam) le but auquel j’ai été destiné par le Christ Jésus. Non, mes frères, je ne pense pas l’avoir atteint. Mais seulement oubliant ce qui est en arrière, et m’avançant vers ce qui est devant, je tends au terme (ad destinatum), au prix de la vocation céleste de Dieu dans le Christ Jésus. »

 

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Le Lobby juif aux États-Unis renforcé par le pseudo Concile Vatican II sur le retour des faux Juifs (a) sur la terre de leurs ancêtres et conduisant à l’Antéchrist (b) :

a)  Cf. Apocalypse, 3 : 9. (« la Synagogue de Satan ») ; le Talmud (doctrine, étude), code complet, civil et religieux, de la synagogue contenant des « blasphèmes horribles contre tout ce que la religion chrétienne a de plus sacré, de plus cher » (Drach – donc pas d’harmonie possible entre l’Église et la synagogue) ;

b)  Cf. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 3e Partie, 25, 2.

   

Cf. sur internet : Le Lobby juif aux Etats-Unis ( vidéo) : Le reportage que le crif veut interdire

 

« Le Juif, le Judaïsme et la Judaïsation des peuples chrétiens » (1869), par le Chevalier Gougenot des Mousseaux : ftp://ftp.bnf.fr/011/N0114558_PDF_1_-1DM.pdf  et voir nos extraits sur notre blog : Le Présent éternel

 

http://wn.com/Le_talmud

 

Le TALMUD : LES NON JUIFS NE SONT PAS DES HOMMES - Recherche Google

 

 

Jacques ATTALI et le TALMUD - Recherche Google

 

 

Cf. également sur notre site : moralea.htm

 

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Selon les musulmans (a) et les faux juifs de la Synagogue de Satan (b), le Messie ou le Christ n’a jamais été tué et ne le sera jamais. Ce sont par conséquent des antichrists (c) avec lesquels aucune communion spirituelle n’est autorisée sous peine d’excommunication (d), — ce qui est d’ailleurs une question de bon sens. Quant aux protestants, nous sommes dans un cas analogue quand on sait que Luther, leur Père, ne croyait pas au caractère sacrificiel de la Messe (d) considéré comme un dogme par l’Église catholique, apostolique, — et romaine dans ses origines (e), — actuellement éclipsée pour un temps (f). Ajoutons également que les protestants ne croient point à l’existence du purgatoire, ce qui signifie que tous les chrétiens qui meurent dans leurs péchés iront directement au ciel ou contempleront l’Essence divine en Elle-même et face à face sans avoir été préalablement purifiés, — ce qui va à l’encontre de l’Unité de l’Être éternel et de toute justice en Dieu, Trine et Un, l’union des contradictoires s’excluant absolument (g).

a)  Sourate IV, Les femmes, verset 157 ;

b)  Apocalypse, 3 : 9 ; les juifs rejettent l’Ancien Testament  au sujet du Messie : Isaïe, chapitre 53 ; Les Nombres, 21 : 7-9 ;

c)   Ire Épître de S. Jean, 2 : 18-22 ;

d)  Cliquez sur (notre site) : luthdiab.htmoù Luther dialogue avec le diable qui le convainc que la Messe n’est pas un Sacrifice ; cf. S. Jean, 6 : 53-56, 60-66 ; S. Matthieu, 26 : 26-28 (nouvelle Alliance par le sacrifice du corps et le sang substantiellement bien réels de Jésus sous les espèces pain et du vin). 

e)  S. Irénée, évêque de Lyon (135-203), Contre les hérésies, Livre III, Préliminaire, 3, 1-4 (La Tradition apostolique de l’Église) ;

f)    Cliquez sur (notre site) : calvat.htm.

g)  Cf. Exode, 33 : 20 ; S. Matthieu, 5 : 8.

 

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L’église dite conciliaire, dirigée successivement par les ”papes” conciliaires Roncalli-Jean XXIII, Montini-Paul VI, Luciani-Jean-Paul I, Wojtyla-Jean-Paul II et Ratzinger-Benoît XVI, n’est pas catholique. Cette église éclipse la véritable Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ comme nous l’avait annoncé Notre Dame de La Salette : ”L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation”. Les ”papes” conciliaires sont des usurpateurs. Leur fausse doctrine mène le monde à la perdition. Leur religion est une nouvelle religion humaniste, moderniste, libérale, hérétique, ... : Contra Nostra Ætate

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Prophéties de la situation actuelle de l’Église, par Mgr de Ségur (1820-1881) :

 

Prophéties de la situation actuelle de l'Eglise - 19 septembre 1846 :… - L'Eglise vit elle… - Le siège de Pierre… - Prophétie de Notre… - Beato de Liebana… - L'Eglise catholique… - Sédévacantiste, pour rester CATHOLIQUE !

 

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Si une âme bien intentionnée pouvait nous prouver que nos raisonnements sont fondés sur des prémisses ou des antécédents faux et n’aboutissent en réalité qu’à des conclusions ou des conséquents faux, nous lui en saurions gré. Jusqu’à ce jour nous n’avons reçu aucune réfutation de ceux qui soutiennent la pensée de ce prétendu Pape à l’encontre de tout bon sens, c’est-à-dire des propositions qui expriment des faits concrets d’expérience sensible et des principes premiers ou des esprits qui prennent comme point de départ des affirmations déjà certaines. Nous comprenons mieux ainsi l’aversion de Ratzinger/Benoît XVI pour Aristote, la Logique formelle et pour saint Thomas d’Aquin ou la philosophie scolastique (a). Les uns et les autres sont poussés à croire au mensonge par une influence qui les égare et ne peut provenir que de l’ennemi de la nature humaine (b). La saisie des principes ou l’intelligence pure a disparu et l’aveuglement des esprits a submergé le monde entier. L’apostasie règne en maître. Nous sommes vraiment parvenus aux temps de l’Antéchrist si bien décrits par saint Irénée.

a)  Cf. nos « 20 points », et tout particulièrement les points 2, 16, 17, 18 et 20 ; cf. S. Pie X , les 24 thèses thomistes : thomisme.htm

b)  Cf. la IIe Épître de saint Paul aux Thessaloniciens, 2 : 9-12.

 

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Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, Livre I, IIe partie, Unité de la foi de l’Église et variation des systèmes hérétiques, 1. Unité de la foi de l’Église, Les données de la foi, 10, 1-2 :

 

Les données de la foi

 

10, 1. En effet, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier jusqu'aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi en un seul Dieu, Père tout-puissant, « qui a fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu'ils contiennent (a) », et en un seul Christ Jésus, le Fils de Dieu, qui s'est incarné (b) pour notre salut, et en l'Esprit Saint, qui a proclamé par les prophètes les « économies », la venue, la naissance du sein de la Vierge, la Passion, la résurrection d'entre les morts et l'enlèvement (c) corporel dans les cieux du bien-aimé (d) Christ Jésus notre Seigneur et sa parousie du haut des cieux dans la gloire du Père (e), pour « récapituler toutes choses (f) » et ressusciter toute chair de tout le genre humain, afin que devant le Christ Jésus notre Seigneur, notre Dieu, notre Sauveur et notre Roi, selon le bon plaisir (g) du Père invisible (h), « tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers et que toute langue » le « confesse (i) » et qu'il rende sur tous un juste jugement (j), envoyant au feu éternel (k) les « esprits du mal (l)  » et les anges prévaricateurs et apostats, ainsi que les hommes impies, injustes, iniques et blasphémateurs, et accordant au contraire la vie, octroyant l'incorruptibilité et procurant la gloire éternelle (m) aux justes, aux saints (n), à ceux qui auront gardé ses commandements (o) et qui seront demeurés dans son amour (p), les uns depuis le début (q), les autres depuis leur conversion — : 10, 2. ayant donc reçu cette prédication et cette foi, ainsi que nous venons de le dire, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier, les garde avec soin, comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit d'une manière identique, comme n'ayant qu'une seule âme et qu'un même cœur (r), et elle les prêche, les enseigne et les transmet d'une voix unanime, comme ne possédant qu'une seule bouche.

 

Car, si les langues diffèrent à travers le monde, le contenu de la Tradition est un et identique. Et ni les Églises établies en Germanie n'ont d'autre foi ou d'autre Tradition, ni celles qui sont chez les Ibères, ni celles qui sont chez les Celtes, ni celles de l'Orient, de l'Égypte, de la Libye, ni celles qui sont établies au centre du monde; mais, de même que le soleil, cette créature de Dieu, est un et identique dans le monde entier, de même cette lumière qu'est la prédication de la vérité brille (s) partout et illumine tous les hommes (t) qui veulent « parvenir à la connaissance de la vérité (u) ». Et ni le plus puissant en discours parmi les chefs des Églises ne dira autre chose que cela, — car personne n'est au-dessus du Maître (v), — ni celui qui est faible en paroles n'amoindrira cette Tradition : car, la foi étant une et identique, ni celui qui peut en disserter abondamment n'a plus, ni celui qui n'en parle que peu n'a moins (w).

a) Exode, 20 : 11 ; Psaumes, 145 : 6 ; Actes, 4 : 24 ; 14 : 15. b) Cf. S. Jean, 1 : 14. — c)  Cf. S. Luc, 9 : 51. — d) Cf. Éphésiens, 1 : 6. — e) Cf. S. Matthieu, 16 : 27. — f) Éphésiens, 1 : 10. — g) Ibid., 1 : 9. — h) Cf. Colossiens, 1 : 15. — i) Philippiens, 2 : 10-11. — j) Romains, 2 : 5. — k) Cf. Matthieu, 18 : 8 ; 25 : 41. — l) Éphésiens, 6 : 12. — m) Cf. II Timothée, 2 : 10 ; I Pierre, 5 : 10. — n) Cf. Tite, 1 : 8. — o) Cf. S. Jean, 14 : 15. — p) Ibid., 15 : 10. — q) Ibid., 15 : 17. — r)  Cf. Actes, 4 : 32. — s) Cf. S. Jean, 1 : 5. t) Cf. Ibid., 1 : 9. u) I Timothée, 2 : 4 ; S. Jean, 10 : 16. v) Cf. S. Matthieu, 10 : 24. w) Cf. II Corinthiens, 8 : 15 ; Exode, 16 : 18.

 

ID., ibid., Livre IV, Ire partie, 7, 3 et 7, 4 (cf. également 10, 1 et 2) :

 

Conclusion : un seul et même Dieu

 

7, 3. Il n'y a donc qu'un seul et même Dieu. C'est lui qui a appelé Abraham et qui lui a donné la promesse. C'est lui le Créateur, et c'est également lui qui, par le Christ, dispose « comme des luminaires dans le monde (a) » ceux d'entre les gentils qui ont cru : « Vous êtes, dit-il, la lumière du monde (b) », c'est-à-dire « pareils aux étoiles du ciel (c) » . Celui-là, ainsi que nous l'avons montré, nul ne le connaît si ce n'est le Fils et ceux à qui le Fils le révélera, mais le Fils le révèle à tous ceux par qui le Père veut être connu ; et ainsi, sans le bon plaisir du Père comme sans le ministère du Fils, personne ne connaîtra Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, et personne ne vient au Père que par moi. Si vous m'avez connu, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent vous l'avez connu et vous l'avez vu (d) ». D'où il ressort clairement que c'est par le Fils, c'est-à-dire par le Verbe, qu'on le connaît.

7, 4. Et voilà pourquoi les Juifs se sont égarés loin de Dieu : ils n'ont pas reçu son Verbe et ils se sont imaginé qu'ils pourraient connaître Dieu par le Père lui-même, sans le Verbe, c'est-à-dire sans le Fils. C'était méconnaître Celui qui, sous une forme humaine, s'était entretenu avec Abraham, et une autre fois avec Moïse, en lui disant : « J'ai vu l'affliction de mon peuple en Égypte, et je suis descendu pour les délivrer (e) ». Cette activité, en effet, le Fils, qui n'est autre que le Verbe de Dieu, l'exerçait depuis le commencement. Car le Père n'avait pas besoin d'anges pour faire le monde et modeler l'homme en vue duquel fut fait le monde, et il n'était pas davantage dépourvu d'aide pour l'ordonnance des créatures et l'« économie » des affaires humaines, mais il possédait au contraire un ministère d'une richesse inexprimable, assisté qu'il est pour toutes choses par ceux qui sont tout à la fois sa Progéniture et ses Mains, à savoir le Fils et l'Esprit, le Verbe et la Sagesse, au service et sous la main desquels sont tous les anges. Ils sont donc vains ceux qui, à cause de la phrase « Nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils (f) », introduisent un autre Père inconnaissable.

a)  Philippiens, 2 : 15 ; cf. également le traité d’Irénée Contre les hérésies, Livre IV, Ire partie, Un seul Dieu, Auteur des deux Testaments, prouvé par les paroles claires du Christ, La Loi et l’Évangile, étapes d’une croissance, Prédictions et accomplissement, 10, 1 et 2 ;

b)  S. Matthieu, 5 : 14 ;

c)   Genèse, 15 : 5 ; 22 : 17 ; S. Jean, 8 : 56 ;

d)  S. Jean, 14 : 6-7 ;

e)  Exode, 3 : 7-8 ;

f)    S. Matthieu, 11 : 27 ; S. Luc, 10 : 22.

 

 

ID., ibid., Livre IV, IIe partie, 20, 11:

 

Les visions de Jean

 

20, 11. Jean, le disciple du Seigneur, vit lui aussi, dans l'Apocalypse, la venue pontificale et glorieuse de son royaume : (a) […] Après cela, dans une seconde vision, il vit le même Seigneur : « Je vis, dit-il, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des vieillards, un agneau debout, comme égorgé ; il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyés par toute la terre (b). » Et de nouveau, au sujet de ce même agneau, il dit : « Parut alors un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véridique : il juge et combat avec justice. Ses yeux sont comme une flamme de feu ; il a sur la tête plusieurs diadèmes et porte un nom inscrit que nul ne connaît sinon lui-même ; il est revêtu d'un manteau teint de sang ; son nom est : Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues d'un lin fin d'une blancheur éclatante. De sa bouche sort un glaive affilé pour en frapper les nations : c'est lui qui les gouvernera avec un sceptre de fer, et c'est lui qui foule la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse il porte inscrit ce nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs (c). » Voilà comment, en tout temps, le Verbe de Dieu montrait aux hommes les images des choses qu'il devait accomplir et les figures des « économies » du Père, nous enseignant par là les choses de Dieu.

a)  Cf. Apocalypse, 1 : 12-16, 17-18 ; 

b)  Apocalypse, 5 : 6-7 ;

c)   Ibid., 19 : 11-16 ; S. Jean, 10 : 16 [« … et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur »].

 

 

Au sujet des presbytres, selon saint Irénée, évêque de Lyon (177-202/203)

« Ce qui est écrit est écrit »

 

Saint Irénée, cité ci-dessus, Livre IV, IIe partie, L’Ancien Testament, prophétie : Une lecture ecclésiale des Écritures, 3. Une lecture ecclésiale des Écritures : spécimens d’exégèse vétéro-testamentaire, 26, 2 :

 

Lire les Écritures auprès des presbytres qui sont dans l’Église

 

26, 2. C'est pourquoi il faut écouter les presbytres qui sont dans l'Église : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l'avons montré, et, avec la succession dans l'épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l'esprit faussé, ou des schismatiques pleins d'orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n'agissant que pour le lucre et la vaine gloire.

 

 

ID., ibid., Livre IV, IIe partie, 27, 1 :

 

Exégèse d'un presbytre : les fautes des anciens

 

27, 1. C'est ainsi que j'ai entendu dire par un presbytre — il le tenait des apôtres, qu'il avait vus, et de leurs disciples — que les actes posés par les anciens sans le conseil de l'Esprit avaient reçu une sanction suffisante dans le blâme des Écritures : car Dieu, qui ne fait point acception des personnes, flétrissait d'un juste blâme les actes non conformes à son bon plaisir.

 

 

ID., ibid., Livre V, IIIe et dernière partie, 36, 1 et 2 :

 

Après le royaume des justes : la Jérusalem d’en haut et le royaume du Père

 

36, 1. […] Et, comme le disent les presbytres, c'est alors que ceux qui auront été jugés dignes du séjour du ciel y pénétreront, tandis que d'autres jouiront des délices du paradis, et que d'autres encore posséderont la splendeur de la cité ; mais partout Dieu sera vu, dans la mesure où ceux qui le verront en seront dignes.

 

36, 2. […] Tels sont, au dire des presbytres, disciples des apôtres, l'ordre et le rythme que suivront ceux qui sont sauvés, ainsi que les degrés par lesquels ils progresseront : par l'Esprit ils monteront au Fils, puis par le Fils ils monteront au Père, lorsque le Fils cédera son œuvre au Père, selon ce qui a été dit par l'Apôtre : « Il faut qu'il règne, jusqu'à ce que Dieu ait mis tous ses ennemis sous ses pieds : le dernier ennemi qui sera anéanti, c'est la mort (a). »

a)  I Corinthiens, 15 : 25-26.

 

 

ID., ibid., Livre V, CONCLUSION (36, 3) :

 

[Preuves scripturaires de la résurrection des justes. — Conclusion logique qui nous est également imposée par la seule considération des prémisses extraites de l’Écriture sainte et dont nous ne pouvons contester la véracité à cause de Dieu révélateur.

Si ce qui est écrit ne s’accomplit pas, alors nous devons conclure que l’Ancien Testament, — cité maintes et maintes fois par « Jésus qu’on appelle Christ » (a), le fils de Joseph, de Nazareth (b), et le Fils unique de Dieu le Père et son Verbe éternel qui s’est fait chair (c), — est un faux ainsi que le Nouveau qui s’y réfère constamment.]

b)  Jesus, qui vocatur CHRISTUS : S. Matthieu, 1 : 16 ;

c)   S. Jean, 1 : 45 ;

d)  S. Jean, 1 : 1, 14 ; 3 : 16.

 

36, 3. Ainsi donc, de façon précise, Jean a vu par avance la première résurrection (a), qui est celle des justes, et l'héritage de la terre qui doit se réaliser dans le royaume ; de leur côté, en plein accord avec Jean, les prophètes avaient déjà prophétisé sur cette résurrection (a). […]

a)  Cf. Apocalypse, 20 : 5-6 ; S. Luc, 14 : 14 ; Actes, 1 : 6 [prologue de saint Luc – cf. verset 1 et S. Luc, 1 : 3] ; S. Jean, 10 : 16 ; saint Irénée, « Contre les hérésies », Livre V, IIIe partie, La résurrection des justes, 32, 1 et 2 ; 33, 2 ; 34, 1. — Pour accéder aux textes cités, cliquez sur : ireneech.htm

 

 

ID., ibid., Livre II, IIIe partie, L’orgueil gnostique, 27, 1 :

 

Recherches légitimes

 

27. 1. En revanche, une intelligence saine, circonspecte, pieuse et éprise de vérité se tournera vers les choses que Dieu a mises à la portée des hommes et dont il a fait le domaine de notre connaissance. C'est à ces choses qu'elle s'appliquera de toute son ardeur, c'est en elles qu'elle progressera, s'instruisant sur elles avec facilité moyennant l'exercice quotidien. Ces choses, ce sont, pour une part, celles qui tombent sous notre regard et, pour une autre part, tout ce qui est contenu clairement et sans ambiguïté, en propres termes, dans les Écritures. Voilà pourquoi les paraboles doivent être comprises à la lumière des choses non ambiguës : de la sorte, celui qui les interprète les interprétera sans péril, les paraboles recevront de tous une interprétation semblable, et le corps de la vérité demeurera complet, harmonieusement structuré et exempt de dislocation. Par contre, rattacher des choses non clairement exprimées et ne tombant pas sous notre regard à des interprétations de paraboles que chacun imagine de la manière qu'il veut, c'est déraisonnable : de la sorte, en effet, il n'y aura de règle de vérité chez personne, mais, autant il y aura d'hommes à interpréter les paraboles, autant on verra surgir de vérités antagonistes et de théories contradictoires, comme c'est le cas pour les questions débattues par les philosophes païens.

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Prophéties apocalyptiques des derniers temps, La Salette et Fatima, par le P. Basilio Méramo :

 

http://www.meramo.net/AmigosdeMeramo/Francais_files/frlasayfa.pdf

 

P. 12 :

 

[…] Comme nous le voyons [dans le traité de « La vraie Dévotion » de saint Louis-Marie Grignion de Montfort], on ne saurait être plus apocalyptique, plus millénariste (le règne du Christ sur la terre) par cette considération du Saint [de saint Louis Grignion de Montfort]; ni avec l'invocation du Pater : « que votre règne arrive » (Adveniat regnum tuum).

 

À propos du millénarisme, Crampon, dans son commentaire du Nouveau Testament (Ap., XX, Note 6) reconnaît : « Selon ce qui précède, nous pouvons nous imaginer ce règne de mille ans, prélude à la gloire définitive, comme l'accomplissement le plus total de l'adveniat regnum tuum de l'oraison dominicale. […] »

 

Pp. 12-13 :

 

Durant les premiers siècles de l'Église, le millénarisme fut considéré comme le retour glorieux de Jésus-Christ qui venait régner sur la terre avec ses saints durant les mille ans précédant le jugement dernier. Cette espérance était commune, nous pourrions dire populaire parmi les premiers fidèles (S. Papias, S. Justin, S. Irénée, Tertullien, etc.). C'est cette espérance qui les soutenait et les réconfortait dans le feu des persécutions".

 

P. 15 :

 

Toutes les forces du mal et leurs moyens d'action contribueront à hâter l'heure de la Parousie et auront coopéré, sans le vouloir, à fonder le royaume de cette unité annoncée par le prophète : "il n'y aura qu'un seul troupeau et un seul pasteur" (S. Jean, 10 : 16) [donc pas question d’œcuménisme !]. « Toutefois, s'il est permis d'admettre qu'après la chute de l'Antéchrist plusieurs siècles passeront avant que n'ai lieu la fin du monde, on ne peut en dire autant de la crise suprême qui devra aboutir à la réalisation de cette grande unité » (Abbé Arminjon, Fin du monde présent et de la vie future).

 

P. 17 :

 

Les apparitions de Fatima (au Portugal) sont une indication concrète des annonces faites à La Salette, elles signalent du doigt l'Apostasie de Rome. Le troisième Secret – qui en réalité est la troisième de la même prophétie – nous découvre la perte de la Foi de Rome (Vatican) et par conséquence, l'apostasie qu'elle implique. Voilà la raison pour laquelle le Vatican n'a pas dévoilé le troisième Secret qui aurait apporté la preuve que l'erreur et l'hérésie y ont libre cours.

 

P. 18 :

 

Triomphe apocalyptique qui concorde avec l'énoncé de l'apparition de Fatima : « Mais à la fin mon Cœur Immaculé triomphera » (Mémoires de Sœur Lucie , 3e édition, Oct. 1988,  Vice - Postulaçao, Fatima, p. 165).

 

P. 22 :

 

Rome est retournée à son erreur première donnant asile à toutes les religions, elle deviendra la chaire de l'erreur et du mensonge enserrant toutes les fausses religions sous le fallacieux prétexte d'un œcuménisme hérétique.

 

P. 25 :

 

Se référant au programme de la Synarchie et de la civilisation satanocratique, le P. J. Meinvielle écrit : « Le but de ce programme est de créer une culture globale gravitant autour d'une “église universelle”, celle-ci favoriserait l'unité ésotérique au sein des grands groupes des différentes religions, le christianisme, le judaïsme, l'hindouisme, pour développer une espèce de fédéralisme religieux, les croyances étant à égalité, sous la forme d'un pluralisme fraternel… » (L'Église…, p. 211). […] C'est ce à quoi tend l'activité frénétique de Jean Paul II avec son Œcuménisme d'Assise. Ne l'oublions pas, la civilisation satanocratique est œcuménique, gnostique et personnaliste.

 

P. 35 :

 

Mais quand le temps du règne de l'Antéchrist sera venu, lorsque se produira la dispersion, ce qui veut dire quand la désagrégation de l'Église aura lieu, et que l'homme de péché se sera manifesté au monde entier, alors on découvrira, on comprendra, on connaîtra ce qui auparavant sous le couvert de religion, par des paroles énigmatiques, étaient des blasphèmes contre Dieu, bien qu'actuellement le parler soit celui de l'Église catholique" (Arminjon, p. 489).

 

P. 37 :

 

C'est pourquoi Mgr Lefèbvre, par l'amour qu'il témoignait à L'Église Catholique, apostolique et romaine, écrivait dans les dernières pages qui terminent son dernier livre :

« La ‘Romanité’ n'est pas une parole vaine. […] Les schismes et les hérésies ont souvent débuté par la rupture d'avec la ‘Romanité’, rupture avec la liturgie romaine, avec le latin, avec la théologie des Pères, les théologues latins et romains. C'est cette force de la Foi catholique, enracinée dans la ‘Romanité’, que la Maçonnerie voulut faire disparaître lors de l'occupation des États Pontificaux, enfermant la Rome catholique dans la cité du Vatican. Cette occupation de Rome par les maçons permit l'infiltration du Modernisme dans l'Église et la destruction de la Rome catholique par le clergé moderniste et les Papes modernistes qui s'empressèrent de faire disparaître tout vestige de la 'Romanité' : le latin, la liturgie romaine. […] » (Itinéraire Spirituel, Édition Séminaire International S. Pie X, Ecône 1990, pp. 90-92.)

 

Pp. 38-39 :

 

Ne permettons pas aux contingences historiques de nous accabler, mais élevons-nous par ce qui fait leur universalité. Nous devons être armés pour ne pas être submergés par les alluvions des faits et événements sans être capables de discernement (a). Tout comme l'aigle, sachons survoler ce qui est terrestre, voyant depuis les hauteurs l'entrecroisement frénétique des vicissitudes historiques qui nous affectent susceptibles même de nous conditionner.

D'où la nécessité d'avoir l'esprit formé à l'intelligence philosophique et théologique afin d'être à même de discerner les temps auxquels nous vivons et que chacun perçoit. Nécessaire aussi la sagesse et la science des Saintes Écritures pour nous éviter d'être submergés dans la réalité de l'existence sans savoir ni comment ni où on va. Les prophéties deviennent plus discernables à l'heure de l'accomplissement, comme le dit Scio : « Lues plusieurs fois, elles seront interprétées différemment jusqu'à leur accomplissement, alors seulement on en aura clairement connaissance de ce qui fut annoncé anticipativement ayant un sens caché. Toute prophétie est une énigme, avant de se réaliser : une fois qu'elle s'est accomplie, tout devient clair et facile, selon S. Irénée » (cf. S. Irénée, Contre les hérésies, Livre IV, IIe partie, Les Écritures, prophétie du Christ, 26, 1 ; Daniel, 12 : 4, Note 4 du chanoine Crampon).

a)  L’Ecclésiastique, 13 : 1 : « Qui touche à la poix s’englue ». Cliquez sur : Caussade

 

« Brève réflexion » sur l’Apocalyse et tout particulièrement sur les événements de notre temps qui est celui de l’Antéchrist avec Frère Peter Dimond et les commentaires judicieux et fort prudents de notre amie Frédérique (pour laquelle, selon l’Apocalypse ou la Révélation de Jésus-Christ, chapitre 13, verset 3, « Jean-Paul II est la Bête qui se fait passer pour Dieu dans le temple même de Dieu »)  :

 

Is the World about to End? - Part 1 - YouTube

 

Edito du 9 septembre 2010

 

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R. P. Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), S. J., Lettres Spirituelles, vol. II, ch. II : Principes et pratiques pour la vie intérieure, p. 230, Desclée De Brouwer 1964 :

 

« Il faut, comme dit Jésus Christ (a), posséder son âme en patience en s’abandonnant totalement à Dieu. Il fera de moi tout ce qui lui plaira. Je veux tâcher de Le servir, Il m’affranchira de mes misères, quand il Lui plaira. Il le peut en un moment (b) ; ce moment est marqué, je l’attendrai avec patience et résignation. Du reste, je veux Le bénir dans ma misère, dans ma pauvreté spirituelle, tout comme les autres qui sont dans l’abondance, mais n’y serais-je pas moi-même ; du moment que je ne voudrais que ce qu’Il veut, ce qu’Il permet, y a-t-il de plus grande perfection que de vouloir en tout ce que Dieu veut ? — Mais c’est par ma seule faute et par mes infidélités à la grâce ! — Eh bien, je déteste ces fautes et ces infidélités, mais j’en veux les suites comme Dieu le veut. — Mais si tout en disant cela, je me trouvais aux portes de la mort, sans avoir rien fait, que faire, que devenir ? — Vouloir ce que Dieu veut et rien autre chose. Saint François de Sales va plus loin : il suppose un grand scélérat à l’heure de la mort (c), avec ces seuls sentiments. Il dit que Dieu ne saurait le condamner (d). En effet, ce seul acte d’entière soumission renferme un acte d’amour qui, seul, efface tout, comme le martyre et le baptême. » - cliquez sur : caussade.htm

a)  Cf. S. Luc, 21 : 19 : « In patientia vestra possidebitis animas vestras. ».

b)  Cf. Genèse, 17 : 1 ; parole substantielle : cf. S. Jean de la Croix, Montée du Mont Carmel, liv. II, ch. 31 ;

c)   Cf. S. Luc, 23 : 39-43.

 

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Vie du Père Balthasar Alvarez de la Compagnie de Jésus par le Vble P. Louis Du Pont, S. J., traduite en français par le P. Marcel Bouix de la même Compagnie, Paris, Librairie Régis-Ruffet, 38, rue Saint-Sulpice, 38, 1873, chapitre XXIXe, extraits d’une lettre de saint Ignace de Loyola, Préposé général de la Cie de Jésus, adressée de Rome, le 7 mai 1547, aux scolastiques du Collège de Coïmbre en Portugal [lettre sublime qui mérite d’être adressée au monde entier], pages 329 et 332 :

 

« … de fait, il n’existe point, je ne dis pas seulement parmi les hommes, mais même parmi les anges, d’exercice plus auguste et d’œuvre plus excellente que de glorifier Dieu, d’abord en soi-même et ensuite dans les autres créatures, en les ramenant à Lui autant qu’elles en sont capables. […] Et si cela est vrai pour tout chrétien qui honore et sert Dieu, vous pouvez concevoir par là combien grande devra être votre couronne, si vous correspondez à votre Institut, lequel ne vous impose pas seulement de servir Dieu pour vous-mêmes, mais encore de travailler au salut des autres pour l’honneur et le service de Dieu. C’est de ces hommes que l’Écriture dit : “ Qui ad justiciam erudiunt multos, quasi stellae fulgebunt in perpetuas aeternitates : Ceux qui enseignent la justice à un grand nombre brilleront comme des étoiles dans les perpétuelles éternités (1).” Paroles que doivent s’appliquer ceux qui travaillent avec ardeur à remplir leur office, s’essayant d’abord à porter les armes du salut, afin de les manier ensuite sans relâche jusqu’au dernier soupir. Car il ne suffit pas de professer un genre de vie sublime, si l’on n’accomplit avec perfection ce que cet état demande. En effet, le prophète Jérémie nous dit : “ Maledictus, qui facit opus Domini fraudulenter : Maudit soit celui qui fait l’œuvre de Dieu négligemment (2) ! ” Saint Paul nous dit à son tour : “ Qui in stadio currunt, omnes quidem currunt, sed unus accipit bravium (3) ; et : Qui certat in agone, non coronatur nisi legitime certaverit (4) : Ceux qui entrent dans la lice courent tous ensemble, mais un seul emporte le prix. Et il ajoute : Il n’y aura de couronné que celui qui aura combattu légitimement ”, c’est-à-dire qui aura fidèlement accompli les devoirs de son état. »

1)  Daniel, 12 : 3 ;

2)  Jérémie, 48 : 10 ;

3)  I Corinthiens, 9 : 24 ;

4)  II Timothée, 2 : 5.

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Saint Irénée,  Contre les hérésies, ouv. cité plus haut, Livre II, Ire partie, « Ne croyant pas à la vérité et roulant dans le mensonge », 11, 1 et 2 :

 

11. 1. Ils ne croient pas que le Dieu qui est au-dessus de toutes choses a créé, dans son propre domaine, les êtres divers et dissemblables, et cela par son Verbe, comme il l'a voulu — puisqu'il est le Créateur de toutes choses —, à la façon d'un sage architecte et du plus grand des rois. Ils croient, au contraire, que ce sont des Anges ou quelque Puissance séparée de Dieu et ignorante de lui qui ont fait cet univers. C'est ainsi que, ne croyant pas à la vérité et roulant dans le mensonge, ils ont perdu le pain de la vraie vie et sont tombés dans le vide et dans l'« abîme » de l'ombre, pareils au chien d'Ésope qui laissa là le pain pour se précipiter sur l'ombre et perdit sa nourriture. Il nous serait aisé de le démontrer à partir des paroles mêmes du Seigneur : celui-ci confesse un seul Père (a), qui a fait le monde et modelé l'homme, qui a été annoncé par la Loi et les prophètes, et il n'en connaît point d'autre, et il confesse que ce Père est le Dieu qui est au-dessus de toutes choses ; d'autre part, il enseigne et procure par lui-même à tous les justes la filiation adoptive à l'égard du Père, en laquelle consiste la vie éternelle (b).

11.2. Mais, puisqu'ils aiment quereller et qu'ils brandissent en chicaneurs ce qui ne prête pas à chicane, en nous présentant une foule de paraboles et de questions, nous avons jugé à propos de les interroger d'abord à notre tour sur leurs doctrines, pour mettre en lumière l'invraisemblance de celles-ci et couper court à leur audace, et d'apporter ensuite les paroles du Seigneur : de cette manière, non seulement ils n'auront plus le loisir de poser des questions, mais, incapables de répondre de façon sensée à nos interrogations et voyant s'effondrer leur système, ils reviendront à la vérité, s'humilieront, renonceront à leurs multiformes imaginations, obtiendront de Dieu le pardon de leurs blasphèmes et seront sauvés ; ou, s'ils persévèrent dans la vaine gloire qui s'est emparée de leurs âmes, ils modifieront du moins leur système.

a)  Cf. saint Matthieu, 11 : 25,

b)  Cf. saint Jean, 17 : 2-3.

 

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Le Gouvernement Américain est accusé à juste titre d'avoir planifié les attentats du 11 Septembre 2001, d’avoir équipé le WTC 1 , 2 et 7 de nano-thermite (explosif) en grande quantité et d'avoir causé la mort volontaire de 3000 Américains en Détruisant ces tours : 11 Septembre et Nouvel Ordre Mondial 911NWO.INFO - Il n'y a pas de Chemin vers la Vérité, la Vérité est le Chemin

 

Le fait de consulter ce site ne signifie pas, bien sûr ! que nous approuvons leur attitude anticatholique et leur pensée politique qui rejoignent celles de la franc-maçonnerie dans ses principes : laïcité, droits de l’homme, liberté, égalité, fraternité, démocratie, etc. Leur pyramide inversée est significative !

 

New World Order / Nouvel Ordre Mondial : NWO-NOM

 

Preuves d’un complot programmé pour l’instauration d’un Gouvernement Mondial établies en 1983 par le Père Régimbald (prêtre catholique) : Preuves que la Conspiration du Nouvel Ordre Mondial est VRAI. Le Père Regimbald en parlait déjà en 1983 et l'actualité démontre qu'il avait raison. - Mata

 

attali et le nouvel ordre mondial - Recherche Google

 

Le Gouvernement mondial et la puce électronique (cf. Apocalypse, 13 : 16-18 – WWW [6e lettre de l’alphabet hébraïque] = 666, 6e jour de la création de l’homme ou jour de l’Homme, l’Homme, l’Homme [cf. Genèse, 1 : 27, 31] = franc-maçonnerie = naturalisme absolu = Anté et Antichrist. - Plus de 7e jour réservé au Seigneur, ou de Dimanche ou Jour du Seigneur, le Christ-Roi [cf.Genèse, 2 : 1-3], — ni du 7e millénaire bien évidemment. -  Voir le traité « Contre les hérésies » de saint Irénée de Lyon et également le Secret de La Salette de la Ste Vierge et de toutes ses autres paroles) : Puce Electronique   |   Le Nouvel Ordre Mondial

 

L’interrogatoire de Christian Rakovski, réalisé en 1938, qui nous révèle que l’objectif du cartel bancaire est de transférer les richesses des États nations vers lui-même par leur endettement et l’usure et d’instaurer un état policier mondial en vue d’effacer de la terre le nom de Dieu et de Son Christ : 

 

http://www.catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C120_Rakovsky_32p.pdf

 

Témoignage de Aaron Russo, producteur et réalisateur de films à Hollywood, sur ce qu'il a appris de la bouche de Nick Rockefeller, au sujet du 11 septembre 2001, de la guerre contre le terrorisme, du CFR etc... :

 

Dailymotion - Aaron Russo sur le 11 septembre, le CFR et Rockefeller - une vidéo Actu et Politique

 

Voir « Du viol des foules à la Synarchie ou le complot permanent » par Yann Montcomble, Faits et Documents, 1983, ouvrage précieux où il est démontré « que la synarchie, doublée du viol psychique des foules par la propagande politique, est toujours là, tapie dans l’ombre et bien plus puissante que jamais », le phénomène synarchique « tendant à étendre sa domination sur l’Europe et sur le monde, sous le masque d’un Fédéralisme européen ou d’un Gouvernement Mondial » (Roger Mennevée, 1948).

 

Hollande = Sarkozy à Bruxelles à fin des nations à Gouvernement mondial :

 

http://vigiinfos.canalblog.com/archives/le_nouvel_ordre_mondial/p10-0.html

 

Tout sur le gouvernement mondial par des citations appropriées et dont l’authenticité est parfaitement vérifiable : NWO-NOM

 

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Le Christ-Roi contre les suppôts de la franc-maçonnerie ou de Satan ou contre ceux qui veulent que la vraie Religion soit séparée de l’État (cf. Syllabus, prop. 55).

 

A P O C A L Y P S E   OU   R É V É L A T I O N   D E   J É S U S – C H R I S T   (I : 1)

 

19 : 5-6, 11-16, 20-21 :

 

Et il sortit du trône une voix qui disait : « Louez notre Dieu, vous tous ses serviteurs, et vous qui le craignez, petits et grands ! »

Et j’entendis comme la voix d’une foule immense, comme le bruits des grandes eaux, comme le fracas de puissants tonnerres, disant : « Alléluia ! car il règne, le Seigneur notre Dieu, le Tout-Puissant ! […]

Puis je vis le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc ; celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable ; il juge et combat avec justice. Ses yeux était comme une flamme ardente ; il avait sur la tête plusieurs diadèmes, et portait un nom écrit que nul ne connaît que lui-même ; il était revêtu d’un vêtement teint de sang : son nom est le Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtus de fin lin, blanc et pur. De sa bouche sortait un glaive à deux tranchants pour en frapper les nations ; c’est lui qui les gouvernera avec un sceptre de fer, et c’est lui qui foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant (a). Sur son vêtement et sur sa cuisse, il portait écrit ce nom : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. […]

Et je vis la Bête et les rois de la terre avec leurs armées, rassemblés pour faire la guerre à celui qui était monté sur le cheval et son armée. Et la Bête fut prise, et avec elle le faux prophète qui, par les prodiges faits devant elle, avait séduit ceux qui avait la marque de la Bête (b).

Et Celui qui était assis sur le trône dit : « Voici que je fais toutes choses nouvelles ». Et il ajouta : « Écris, car ces paroles sont sûres et véritables ». Puis il me dit : « C’est fait ! Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin » (c). À celui qui a soif (d), je donnerai gratuitement de la source de l’eau de la Vie. Celui qui vaincra possédera ces choses ; je serai son Dieu et il sera mon fils. Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les magiciens, les idolâches et tous les menteurs, leur part est dans l’étang ardent de feu et de soufre : c’est la seconde mort ». [...]

Et voici que je viens bientôt (e), et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’Arbre, et afin d’entrer dans la ville par les portes (f) ! Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s’y adonne ! […]

Je déclare aussi à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre, que, si quelqu’un y ajoute, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et que, si quelqu’un retranche des paroles de ce livre prophétique, Dieu lui retranchera sa part de l’arbre de Vie et de la Cité sainte, qui sont décrits dans ce livre.

a) Cf. V, 12-13 ; S. Luc, XIX, 27 ;

b) Cf. Apocalypse, XIII, 18 : 666 ;

c) Cf. Apocalypse, I, 4-8 ;

d) Cf. S. Jean, XIX, 28 ;

e) Cf. II S. Pierre, III, 8 ;

f) Cf. Apocalypse, XXI, 2.

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Nous préciserons au sujet du corps des élus ressuscités qu’il ne convient pas de croire que notre corps semé dans la corruption (a) dissimule un corps de lumière et qu’il suffit de se mortifier ou de pratiquer la voie ascétique pour le voir apparaître. Ce n’est qu’à la résurrection des morts que les corps des élus apparaîtront avec leur corps glorieux dont la clarté aura pour cause le rejaillissement de la gloire de leur âme sur leur nouveau corps de lumière dont la clarté sera proportionnée à leur mérite et selon leur manière d’adhérer à Dieu ou leur degré de charité (b).  Si cela n’était pas le cas, dès cette vie on verrait déjà parmi nous des élus jouissant des propriétés inhérentes aux corps glorieux avec leur impassibilité, leur subtilité, leur agilité (c) et leur clarté. Seul le Christ Jésus l’a fait voir par ses œuvres en tant que Dieu véritable de même substance que son Père (d).

a)  Cf. I Corinthiens, 15 : 43-45, 50-53 ; Romains, 7 : 14-24 ; Philippiens, 3 : 20-21 ;

b)  Cf. S. Jean, 5 : 25-29 ; S. Matthieu, 25 : 15 ; 2 Timothée, 2 : 5 ; Psaumes, 61 : 13 ;

c)   Cf. Isaïe, 40 : 31 ; Sagesse, 3 : 7 ; S. Marc, 12 : 24-25 ; I Corinthiens, 15 : 44-45 ;

d)  Cf. S. Jean, 15, 24 ; 1 : 1-2, 9, 11 ; 8 : 58 ; 11 : 38-44 ; S. Matthieu, 17, 4-8 ; 14 : 25-32 ; 17 : 1-6, etc.

 

Cf. notre blog sur les discours, les comparaisons et la pure contemplation (les moyens et la fin qui est l’union à Dieu, Trine et Un) :

 

LE DOCTEUR MYSTIQUE PAR EXCELLENCE : SAINT JEAN DE LA CROIX (IV/IV). - Le Présent éternel

 

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Dom Guéranger, l’Année liturgique, le Septième Dimanche après la Pentecôte :

 

L'homme sans doute voudrait, s'il était possible, écarter le travail et la peine, pour arriver de suite aux délices de la toute belle et parfaite Sagesse ; mais cela ne se peut dans la terre des mourants. L'Écriture nous l'apprend, quand elle dit : Tu désires la Sagesse ? garde les commandements, et le Seigneur te la donnera (2). Les commandements dont il est ici parlé regardent les œuvres de la justice, de cette justice qui vient de la foi, qui vit au milieu de l'incertitude des tentations et sous les ombres, afin qu'en croyant pieusement ce qu'elle ne comprend pas encore, elle arrive à mériter l'intelligence. « Il ne faut donc point blâmer l'ardeur de ceux qu'embrase le désir de posséder la vérité sans voiles, mais ramener leur amour à l'ordre qui est de commencer par la foi, et de s'efforcer d'arriver par l'exercice des bonnes mœurs où il tend. Dans le chemin, c'est le labeur de la vertu ; mais au terme convoité brille la Sagesse.

Aime et désire dès le commencement et au-dessus de toute chose un objet si digne ; mais que l'ardeur qui te domine ait pour premier résultat, de te faire embrasser la fatigue de la route qui conduit au but où te porte l'amour. Une fois arrivé même, tu ne posséderas point dans le temps la belle vérité, sans avoir à cultiver toujours de compagnie la laborieuse justice. Quelque pénétrante et pure que puisse devenir en effet pour des mortels la vue du bien immuable, le corps qui se corrompt alourdit l’âme, et cette demeure terrestre abat toujours l'esprit sous le poids de mille soins (3). La Sagesse est l’unique but auquel on doit tendre ; mais il faut supporter beaucoup pour l'atteindre (4). »

1)  Gen. XXIX, 18-30 ;

2)  Eccli. I, 33 ;

3)  Sap. IX, 15 ;

4)  Aug. Contra Faust., XXII, 50-58.

 

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Cliquez sur : la contemplation

 

Le rôle essentiel et fondamental des Exercices spîrituels de saint Ignace de Loyola : chapitre XLIIe

 

Les différents modes d’oraison : oraison de discours, méditation, et oraison de la présence de Dieu, contemplation : chapitre XIIIe

 

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L E S  P A R O L E S  D’ U N  V R A I  P A P E

 

P. Daniel Bartolli, S. J., Histoire de S. Ignace de Loyola d’après des documents originaux, ouvrage cité plus haut, Tome premier, Préface de l’auteur,  p. XV :

 

Ainsi parle Urbain VIII dans la Bulle de canonisation de saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus :

 

« Un homme vraiment choisi par le Seigneur pour être leur chef afin qu’ils portent son très saint nom devant les nations et les peuples et amènent les infidèles à la vraie foi, réunissent les hérétiques à l’Église et défendent l’autorité de son Vicaire sur la terre. » (« Vir vere, quem præelegerat Dominus, ut eorum dux foret qui portagerent ejus sanctissimum nomen coram gentibus et populis, et infideles ad veræ fidei cognitionem inducerent, et rebelles hæreticos ad illius unitatem revocarent, suique in terris vicarii auctoritatem defenderent. »)

 

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Les cahiers du CESHE, « GALILÉE avait-il tort ou raison ? », par « Un catholique français » (Fernand CROMBETTE  — 1880 -1970), Volume I, 42, 33, — un livre d’une importance capitale que tout catholique intègre devrait lire et méditer, car il contient des informations susceptibles de changer nos engagements en tous les domaines de notre vie. Cf. le site du CESHE :

 

Présentation du CESHE et de Fernand Crombette :

 

Présentation du CESHE et de Fernand Crombette

 

http://digilander.libero.it/crombette/fr_scife01.htm

 

De la revue « Science et Foi » N° 94 an 2010 - Par Yves Nourissat (un X) :

 

HISTOIRE INAVOUEE DE L'ASTRONOMIE

 

Articles tirés de la revue du CESHE « Science et Foi » et sujets divers traités dans quelques Conférences :

 

ASTRONOMIE

DATATION RADIOACTIVE

DIVERSES

EGYPTOLOGIE

GÉOLOGIE

HISTOIRE

SCIENCE ET FOI

THÉOLOGIE

 

Les parallaxes et une constatation qui enlève tout crédit à « la preuve » de l’héliocentrisme : Il catecumeno

 

Fernand Crombette reconnaît en Nostradamus

un voyant authentique.

 

Fernand Crombette, « Galilée avait-il tort ou raison ? », tome II, version 1986, La véritable astronomie biblique, Les quatre fleuves initiaux, pages 102-103 :

 

« […] Que l’on veuille bien se rapporter à la page précédente, on verra que la terre avait bien à l’origine la forme d’une belle fleur étalée ; c’est sans doute la raison pour laquelle Nostradamus, qui était un voyant, appelait la terre “ la rose ”. »

 

Cf. Marc Luni, « Nostradamus, les Centuries », Première traduction intégrale commentée et datée, Au très invincible, très puissant, et très chrétien Henri II roi de France : Michel Nostradamus son très humble obéissant serviteur et sujet, victoire et félicité, Éditions Dervy, 1998, page 63 ; et Site Internet :

http://cercle.nostra.online.fr/pdf/centurx.pdf :

 

« […] H105 Puis la mesme annee & les suivanstes s'en ensuiura la plus horrible pestilence, & la plus merueilleuse par la famine precedente, & si grandes tribulations que iamais soit aduenue telle depuis la premiere fondation de l'Église Chrestienne, & par toutes les regions Latines, demeurant par les vestiges en aucunes contrees des Espaignes. […] « Puis dans la même année et celles d’après s’en suivra la plus horrible pestilence et la plus extraordinaire à cause d’une famine qui la précédera et les plus grandes tribulations qui ne soient jamais arrivées depuis la fondation de l’Église Chrétienne et par toutes les régions catholiques, qui ne demeura même pas par ses vestiges dans toute l’Espagne. »

 

« H109 encores par la derniere foy trembleront tous les Royaumes de la Chrestienté, & aussi des infideles, par l'espace de vingt cinq ans, & seront plus grieues guerres & batailles, & seront villes, citez chasteaux, & tous autres edifices bruslez, desolez, destruicts, auec grande effusion de sang vestal, mariees, & vefues violees, enfans de laict contre les murs des villes allidez & brisez, & tant de maux se commettront par le moyen de Satan, prince infernal, que presque le monde vniuersel se trouuera defaict & desolé : […] « et encore une fois, tous les pays de la Chrétienté, ainsi que ceux des “infidèles”, en l’espace de vingt ans, trembleront ; et il y aura les plus graves guerres et batailles ; et les villes, cités, châteaux, et tous les autres édifices seront brûlés, désolés, détruits, avec une grande effusion de sang et les jeunes femmes, les femmes mariées et les veuves seront violées, les jeunes enfants seront heurtés contre les murs et brisés, et tant de maux seront commis avec l’aide de Satan, le prince des enfers, que presque tout le monde sera détruit et désolé : » […]

« H111 Et apres que tel temps aura duré longuement, sera presque renouuellé vn autre regne de Saturne, & siecle d'or, Dieu le createur dira entendant l'affliction de son peuple, Satan sera mis, & lié dans l'abysme du barathre dans la profonde fosse : & adonc commencera entre Dieu & les hommes vne paix vniuerselle, [Et après le long temps que cela aura duré, un autre règne de Saturne (le siècle d’or) sera presque de retour, et Dieu le Créateur, entendant l’affliction de son peuple, parlera et Satan sera enchaîné dans l’abîme des enfers, au fonde de la fosse : alors commencera entre Dieu et les hommes une paix universelle,

« H112 & demeurera lié enuiron l'espace de mille ans, & tournera en sa plus grande force, la puissance Écclesiastique, & puis tourne deslié [et il y demeurera lié pendant environ mille ans, et l’Église recouvrera sa plus grande force, puis il sera encore délié.]

 Nous pouvons constater que Nostradamus se conforme fidèlement au chapitre vingt de l’Apocalypse ou de la Révélation de Jésus-Christ (cf. Apocalypse, 1 : 1 ; 22 : 16) à l’exemple de saint Irénée, évêque de Lyon, dans son traité « Contre les hérésies » en soutenant la doctrine du septième millénaire où Dieu régnera et où Satan sera lié pour être temporairement délié une fois ces mille ans écoulés et être jeté finalement dans l’étang de soufre embrasé pour y demeurer éternellement.

 

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QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LES TEMPS QUE NOUS VIVONS

 

Dans les écrits de Fernand Crombette, où se trouve la preuve de l’infaillibité du Magistère ordinaire de l’Église dont VACANT et consorts nous rabattent les oreilles ? Quel en est le critère si ce n’est la constance d’une doctrine contenue explicitement ou implicitement dans les Saintes Écritures ou en accord parfait avec celles-ci et non nécessairement dans un document en toutes ses parties, encyclique ou autre, qui perdrait ipso facto toute sa valeur s’il était entaché de la moindre erreur ? (1)

En ce qui concerne la situation actuelle dans le monde, tout nous conforte dans notre conviction que nous venons d’atteindre le temps de l'Antéchrist et que l'abomination de la désolation a envahi les lieux saints et que toute autre perspective contredirait les Saintes Écritures et prouverait conséquemment que le christianisme n’est une misérable chimère produite par notre esprit, — ce qui est historiquement indéfendable. Ce que nous soutenons ne relève pas de la fantasmagorie, mais peut être aisément vérifié par toute personne de bonne volonté. Nous n’y pouvons rien. Ce qui est écrit est écrit. Nous devons par conséquent nous y accommoder en nous abandonnant à la divine Providence dans une paix totale. Aucune forme de sectarisme ne peut nous être imputée. Nous n’allons quand même pas rejeter la Révélation de Jésus-Christ ou l’Apocalypse (cf. Apocalypse, 1 : 1 ; 22 : 16) et celles des Saintes Écritures, — sans parler des révélations privées reconnues comme authentiques par l’Église, —  pour plaire à un monde apostat et tout particulièrement pour plaire à la secte maçonnique qui gouverne notre nation, la fille aînée de l’Église, depuis la Révolution de 89, —  et qui a l’aplomb de faire la guerre aux sectes par un humanisme privé de Dieu et de Son Christ !

1)  Cf. S. Matthieu, 5 : 37 (« Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est plus vient du mal. ») ; Épître de S. Jacques, 5 : 12 ; II Corinthiens, 1 : 17-20 : langage binaire : le bien et le mal (1 et 0), pas de troisième terme : tertium non datur. – Il est difficile de ne pas noter le rapprochement ou l’analogie des paroles du Verbe incarné et de celles des apôtres avec l’algèbre de Boole ou les tables de vérité de Karnaugh et également avec le principe de contradiction démontré et parfaitement défini par Aristote (Métaphysique, livre G, 1, 995 a 25). Cliquez sur : islamb.htm [lien interne : Le Oui et le Non, le bien et le mal, l’être et et non-être, … :  cliquez sur : fondamentales].

 

Cf. : crombgal1.htm

 

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La liberté humaine

La loi  et la liberté

 

S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, IIIe partie, 37, 1 et 37, 5 :

 

« Et ce n’est pas seulement dans les actes, mais jusque dans la foi, que le Seigneur a sauvegardé la liberté de l’homme et la maîtrise qu’il a de soi-même : “Qu’il te soit fait selon ta foi (a)”, dit-il, déclarant ainsi que la foi appartient en propre à l’homme par là même que celui-ci possède sa décision propre (b). »

a)  S. Matthieu, 9 : 29 ;

b)  Cf. également S. Marc, 9 : 23 ; s ; Matthieu, 8 : 13 ; S. Jean, 3 : 36.

 

«  Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la pénitence ? Par ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu amasses un trésor de colère pour le Jour de la colère (a) et de la révélation du juste jugement de Dieu » (b). « Mais en revanche, dit-il, gloire et honneur pour quiconque fait le bien » (c).

a)  Cf. Apocalypse, 6 : 17 ;

b)  Romains, 2 : 4-5 ;

c)   Ibid., 2 : 10.

 

Une sublime leçon d’humilité de la part de saint Paul, l’apôtre des nations :

 

Épître de saint Paul aux Romains, VII, 14-24 :

 

« Nous savons en effet que la Loi est spirituelle : mais moi je suis charnel, vendu comme esclave au péché. Mon action est pour moi une énigme ; car ce que je veux je ne le fais pas et ce que j’abhorre je le fais. Or si je fais ce que je ne veux pas je rends témoignage à la Loi qu’elle est bonne. Mais si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est donc plus moi qui l’opère, mais le péché qui habite en moi. Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, n’habite rien de bon. Vouloir est à ma portée ; mais opérer le bien, non. Car je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas. Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est donc plus moi qui l’opère, mais le péché qui habite en moi. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Grâces à Dieu par Notre-Seigneur Jésus-Christ ! » (Cf. Ire Épître aux Corinthiens, 9 : 27.)

 

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À méditer :

 

Saint Matthieu, X, 34-39 :

 

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive (a). Car je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère et la belle-fille de sa belle-mère. Ainsi les ennemis de l’homme seront les gens de sa propre maison. Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et qui aime son fils ou sa fille  plus que moi, n’est pas digne de moi. Et qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui sauvera sa vie, la perdra ; et celui qui perdra sa vie, la retrouvera (b). »

a)  Le glaive de la divine Parole ;

b)    Cf aussi S. Luc, XII, 49-53 ; IX, 24 ; S. Luc, XVII, 33 ; S. Jean, XII, 25.

 

Saint Luc, XXI, 12-13, 16-19, 24, 27 :

 

« Mais avant tout cela, on mettra la main sur vous, et on vous persécutera, vous livrant aux synagogues et aux prisons, vous traînant devant les rois et les gouverneurs à cause de mon nom. […] Vous serez livrés par vos pères et vos mères, par vos frères, vos parents et vos amis, et ils en mettront à mort d’entre vous ;  Et vous serez en haine à tous à cause de mon nom ; mais pas un cheveu de votre tête périra. C’est par votre patience que vous posséderez vos âmes […] … jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis. […] Et alors ils verront le Fils de l’homme venant dans une nuée, avec une grande puissance et une grande majesté.

 

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Dom Guéranger, l’Année liturgique, le Sixième Dimanche après la Pentecôte :

 

L'Office du sixième Dimanche après la Pentecôte s'ouvrait hier soir par l'exclamation poignante d'un immense repentir. David, le roi-prophète, le vainqueur de Goliath, vaincu à son tour par l'entraînement des sens, et d'adultère devenu homicide, s'écriait sous le poids de son double crime : « Je vous en prie, mon Dieu, pardonnez l'iniquité de votre serviteur, car j'ai agi en insensé (1) ! »

Le péché, quels  que soient le coupable et la faute, est toujours faiblesse et folie. L'orgueil de l'ange rebelle ou de  l'homme déchu aura beau faire : il n'empêchera pas que la flétrissure de ces deux mots ne s'attache, comme un stigmate humiliant, à la révolte contre Dieu, à l'oubli de sa loi, à cet acte insensé de la créature qui, conviée à s'élever dans les régions sereines où réside son auteur, s'échappe et fuit vers le néant, pour retomber plus bas même que ce néant d'où elle était  sortie. Folie volontaire cependant, et faiblesse sans excuse; car si l'être créé ne possède de son fonds que ténèbres et misères, la bonté souveraine met à sa disposition par la grâce, qui ne manque jamais, la force et la lumière de Dieu.

Le dernier, le plus obscur pécheur ne saurait donc avoir de raisons pour justifier ses fautes ; mais l'offense est plus injurieuse à Dieu, quand elle lui vient d'une créature comblée de ses dons et placée par sa bonté plus haut que d'autres dans l'ordre des grâces. Qu'elles ne l'oublient pas ces âmes pour qui le Seigneur a, comme pour David, multiplié ses magnificences (2).  Conduites par les voies réservées de son amour, elles auraient beau avoir atteint déjà les sommets de l'union divine; une vigilance sans fin peut seule garder quiconque n'a pas déposé le fardeau de la chair.

1)  Ant. ad Magnificat in Iis Vesp. Dom. VI post Pentec. ;

2)  Psalm. LXX 21.

 

La vraie contemplation ou l’union avec Dieu, Trine et Un, selon la théologie mystique traditionnelle avec saint Jean de la Croix : Trine et Un

 

Les dérèglements spirituels :  CONSEILS

 

La « Vie du P. Balthasar Alvarez » de la Cie de Jésus, directeur par excellence de sainte Thérèse d’Avila, par le Vble P. Louis Dupont de la même Cie : ouvrage qui mérite tout particulièrement l’attention des directeurs spirituels : Du Pont

 

 

S. Irénée, « Contre les hérésies », Livre IV, IIIe partie, 17, 4 [À travers les siècles, saint Irénée, dans son traité « Contre les hérésies », Livre IV, IIIe Partie, 17, 4, nous exhorte à nous soucier de notre salut en ne nous laissant pas séduire par « le chant des Sirènes » (Homère, Odyssée, Chant XII)] :

 

Aussi faudra-t-il que toi-même, ainsi que tous ceux qui lisent cet écrit et ont le souci de leur salut, vous n'alliez pas, dès que vous entendez le son extérieur de leurs paroles, vous courber spontanément sous leur loi. Car tout en tenant aux fidèles le même langage que nous, ainsi que nous l'avons déjà dit, ils ont des pensées non seulement différentes, mais à l'opposé des nôtres et toutes remplies de blasphèmes, et ils tuent par là ceux qui, sous la ressemblance des mots, attirent en eux le poison fort dissemblable de leur sentiment intérieur. C'est comme si quelqu'un donnait du plâtre mêlé à de l'eau en guise de lait et trompait ainsi les gens par la ressemblance de la couleur. Comme le disait un homme supérieur à nous, à propos de tous ceux qui, d'une manière quelconque, corrompent les choses de Dieu et altèrent la vérité : « Il est mal de mêler le plâtre au lait de Dieu. »

 

Ire Épître de saint Paul aux Thessaloniciens. Chap. I :

 

Mes Frères, nous rendons sans cesse grâces à Dieu pour vous tous, et nous faisons continuellement mémoire de vous dans nos prières. Nous nous souvenons devant notre Dieu et Père des œuvres de votre foi, de vos travaux, de votre charité, et de la fermeté d'espérance que vous avez en notre Seigneur Jésus-Christ. Nous savons, Frères chéris de Dieu, quelle a été votre élection; car notre Évangile au milieu de vous n'a pas été seulement en paroles, mais accompagné de prodiges, soutenu de l'Esprit-Saint, et favorisé d'une abondante plénitude. Vous savez aussi de quelle manière étant parmi vous, nous avons été à votre égard. Et vous, vous êtes devenus nos imitateurs et ceux du Seigneur, ayant reçu la parole parmi de grandes tribulations, avec la joie de l'Esprit-Saint, en sorte que vous êtes devenus l'exemple de tous ceux qui ont embrassé la foi dans la Macédoine et dans l'Achaïe. Et non seulement vous êtes cause que la parole du Seigneur s'est répandue avec éclat dans la Macédoine et dans l'Achaïe ; mais la foi que vous avez en Dieu est devenue si célèbre, qu'il n'est pas même nécessaire que nous en parlions. Eux-mêmes racontent, en parlant de nous, le succès de notre arrivée parmi vous, et comment, ayant quitté  les idoles, vous vous êtes  convertis à Dieu, pour servir ce Dieu vivant et véritable, et pour attendre du ciel son Fils Jésus, qu'il a ressuscité d'entre les morts, et qui nous a délivrés de la colère à venir.

 

Dom Guéranger, l’Année liturgique, le Sixième Dimanche après l’Épiphanie :

 

L'éloge que fait ici saint Paul de la fidélité des chrétiens de Thessalonique à la foi qu'ils avaient embrassée, éloge que l'Église nous remet aujourd'hui sous les yeux, semblerait plutôt un reproche pour les chrétiens de nos jours. Livrés encore la veille au culte des idoles, ces néophytes s'étaient élancés avec ardeur dans la carrière du christianisme, au point de mériter l'admiration de l'Apôtre. De nombreuses générations chrétiennes nous ont précédés ; nous avons été régénérés dès notre entrée en cette vie ; nous avons sucé, pour ainsi dire, avec le lait, la doctrine de Jésus-Christ : et cependant notre foi est loin d'être aussi vive, nos mœurs aussi pures  que l'étaient celles de ces premiers fidèles. Toute leur occupation était de servir le Dieu vivant et véritable, et d'attendre l'avènement de Jésus-Christ ; notre espérance est la même que celle qui faisait battre leurs cœurs ; pourquoi n'imitons-nous pas la foi généreuse de nos ancêtres ? Le charme du présent nous séduit. L'incertitude de ce monde passager est-elle donc ignorée de nous, et ne  craignons-nous pas de transmettre aux générations qui nous suivront un christianisme amoindri et stérile, tout différent  de celui que Jésus-Christ a établi, que les Apôtres ont prêché, que les païens des premiers siècles embrassaient au prix de tous  les sacrifices ?

 

Paroles de Vie : V I E

 

Saint Marc, 13 : 10 :

 

« Et il faut tout d’abord que l’Évangile soit prêché à toutes les nations » - par Internet, le réseau informatique mondial.

 

I Thessaloniciens, 5 : 19 :

 

« N’éteignez pas l’Esprit, ne dépréciez pas les dons de prophétie ; mais vérifiez tout : ce qui est bon, retenez-le ; gardez-vous de toute espèce de mal. »

 

Fernand CROMBETTE : qui est-il ?

 

Nous pouvons soutenir que cet homme est le seul être au monde qui a produit une œuvre prodigieuse manifestement inspirée de Dieu qui fait de lui un des plus grands prophètes des derniers temps (cf.  Émile Dermenghem, La vie admirable et les révélations de Marie des Vallées, pp. 218-219, chez Plon – Nourrit et Cie, Paris, 1928 – ouvrage qui nous révèle les paroles d’une sainte qui nous éclairent sur notre situation actuelle et nous conduit à une vision surnaturelle de l’œuvre de Dieu et nous pousse à transmettre au monde ce que nous avons gratuitement reçu).  Cliquez sur : l’œuvre

 

Voici ci-après un extrait de « La vie admirable et les révélations de Marie des Vallées (1590-1656) » qui annonce prophétiquement la venue de Fernand Crombette :

 

« C’est en effet pour la conversion générale d’un monde mauvais que Marie [des Vallées] avait prié. Les premières litanies sur la place étaient pour appeler les Infidèles. Les secondes, dans le cloaque, étaient pour la conversion des chrétiens et spécialement des mauvais prêtres ; car, dit le Christ, “ Je suis dans mon Église comme un homme dans un infâme cloaque (1), qui serait forcé d’y demeurer par les liens dont il serait garroté, car ma Charité divine m’y nécessite. ”

« Un jour, Notre-Seigneur lui dit [à Marie des Vallées] : “ Mon épouse [l’Église] est devenue lépreuse. Qu’elle aille donc se laver sept fois dans le Jourdain [2] ; prenez cette chemise que ma Mère lui donne, et la lui portez. ” Il expliqua ensuite que son Épouse l’Église, couverte de la lèpre du péché, doit guérir des sept péchés capitaux dans le Jourdain de la pénitence. La chemise, c’est Son Humanité dont les chrétiens se doivent revêtir (3). La sœur Marie la porte, car elle dispose le monde à faire pénitence et à faire usage de cette grande tribulation dont il a été parlé (Psaume 20) [4]. La faisant prier (en 1646) pour une affaire de grande conséquence qui touchait l’Église, sans lui dire laquelle, Il promet à cette Église « trois choses singulières : la première est une bague d’or avec une pierre d’aimant attirant le feu ; la seconde sera Mon Cœur ; la troisième la connaissance des Écritures et d’un sens qu’elle n’a point encore connu ».

« On ne lui a pas encore expliqué cela, note le P. Eudes, qui pense que la bague signifie la sœur Marie, la pierre Jésus, qui attire les cœurs dans la grande conversion, que son Cœur, c’est sa Passion, et que le sens des textes scripturaires non encore connu [5] concerne les textes qui peuvent s’appliquer à Marie des Vallées et à la fin des Temps. »

1)  C’est le mot du fameux secret de La Salette, qui a provoqué tant de commentaires et de polémiques, depuis le milieu du dix-neuvième siècle. L’Église est évidemment considérée ici dans ses membres [cf. le Cantique des cantiques, I : 5] dont quelques-uns sont souillés par le péché, et non dans son essence qui reste immaculée. Ce mot de « cloaque » était courant au dix-septième siècle. L’École française parle souvent d’un « cloaque d’iniquité » pour désigner l’âme pécheresse.

2)  Cf. 2 Rois, 5 : 10 ;

3)  « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ », dit saint Paul : Romains, 13 : 14 ;

4)  Cf. Apoc., 7 : 14, 2-4 ; 6 : 15-16 ; 9 : 4 ; 11 : 2-3 ; 13 : 5 ; 14 : 6-7, 8-11 ; Isaïe, 61 : 1-2 ; Daniel, 12 : 1 ; Matt., 24 : 9, 15-22 ; Luc, 21 : 25-36 ; I Thess., 4 : 15-18 ; II Thess., 2 : 3-4 ;

5)  Cf. Apoc., 5 : 1 [« Et vidi in dextera sedentis supra thronum, librum scriptum intus et foris (gr. eswqen kai ezwqen), signatum sigillis septem » : « Et je vis dans la main droite  de celui qui est assis sur le trône, un livre écrit dedans et dehors, scellé de sept sceaux ».]

 

Un catholique français (Fernand Crombette), « La Genèse à découvrir » (Réf. : 2.36), extraits de l’ouvrage « La Révélation de la Révélation » (Réf. : 2.42 et 2.43) :

 

« […] Or, Notre-Seigneur Jésus-Christ s’adressant un jour à sa servante et son âme victime Marie des Vallées, inspiratrice de saint Jean Eudes dans sa dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie, la fit prier pour une affaire de grande conséquence qui touchait l’Église et lui dit qu’Il promettait à son Église trois choses singulières dont la troisième était la connaissance des Écritures et d’un sens qu’elle n’a point encore connu. Cette promesse n’ayant pas encore été réalisée, il est temps qu’elle le soit, car nous approchons du règne de l’Antéchrist. Notre nouvelle traduction de la Bible pense en être l’accomplissement. Il suffira d’ailleurs de confronter notre texte avec celui de la Vulgate pour en constater l’amélioration. » Cliquez sur : l’œuvre et sur : crombgal1.htm et crombgal2.htm

 

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Pour en savoir un peu plus sur Mélanie Calvat ou, en religion, Sœur Marie de la Croix, la Bergère de La Salette à qui la Vierge Marie a révélé son Secret qui a fait couler beaucoup d’encre, veuillez cliquer sur : calvat.htm

 

Si nous ne voulons pas nous attirer les foudres de Dieu, cessons de diffamer Sœur Marie de la Croix ou Mélanie Calvat de La Salette, car, connaissant sa vie et ses écrits, sa sainteté mérite d’être prise au sérieux.

 

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DÉCOUVERTES SUR LE TILMA DE LA VIERGE DE GUADALUPE, IMPÉRATRICE DES AMÉRIQUES par André Fernando García

 

Êtes-vous prêt à lire quelque chose qui, non seulement vous surprendra, mais va modifier à jamais votre manière de penser ?

 

Alors, lisez ce que la science a découvert sur le Tilma [1] de la Vierge de Guadalupe :

 

SANTA MARIA DE GUADALUPE at Le CatholicaPedia Blog

 

LES ANALYSES SCIENTIFIQUES QUI PROUVENT SON ORIGINE NON-HUMAINE

 

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Notre vallée de larmes est parvenue au temps de l’Antéchrist : antechrist.htm

 

Saint Ignace Briantchaninov (1807-1867), évêque du Caucase et de la Mer Noire de l’Église Orthodoxe russe, parle de l’Antichrist : antichrist.htm

 

Internet, YouTube – Les 11 certitudes sur l’Antéchrist, parts 1/2 et 2/2 :

YouTube - Les 11 certitudes sur l'Antéchrist part 1/2 ou :

http://www.youtube.com/watch?v=Ops3VadQpmo

 

Les sectes, « la gnose au nom menteur », les derniers temps, l’Antéchrist et saint Irénée (135/140 - 202/203), évêque de Lyon : gnoseire.htm

 

Sur la candidature de Marine LE PEN à la présidentielle, ne nous y trompons surtout pas : 11 Septembre et Nouvel Ordre Mondial 911NWO.INFO - Il n'y a pas de Chemin vers la Vérité, la Vérité est le Chemin

Cette pauvre femme et son père s’égarent totalement : des laïcards imbus de la règle maçonnique ou des droits de l’homme contre les droits de Dieu et tout particulèrement contre l’Église catholique, apostolique et romaine (en sa source – cf. St Irénée). Leur aveuglement relève de l’Ante ou de l’Antichrist.

 

Vidéo Michel Collon, journaliste indépendant belge — La différence entre un bon et un mauvais arabe — Les médiamensonges et la justification fallacieuse des guerres, les révoltes dans le monde arabe et la Libye du colonel Kadhafi :

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23872

 

Un blog à consulter de toute urgence :

 

Islam - Ce que l'Occident doit savoir - Le blog de la Résistance sur Internet

 

Une ancienne musulmane qui a abjuré sa religion accuse le pseudo prophète Mahomet de pédophilie pour avoir épousé une enfant âgée de 6 ou de 9 ans : YouTube - Chaîne de claudemarketa‏

 

Le libéralisme est un péché :

 

http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C018_Don-Sarda_56p.pdf

 

Un travail magistral et incontournable cité par Louis-Hubert REMY sur le libéralisme et l’antilibéralisme (gardons cependant la tête froide et ne retenons que ce qui est conforme aux Saintes Écritures et à la Tradition sans nous complaire dans des querelles de personnes) :

 

http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_lib-antil_LHR-Guepin_excommunication.pdf

 

L’antidote pour refréner toutes nos diatribes et conserver notre sérénité nécessaire à l’oraison de recueillement sans laquelle il n’y a pas de vie intérieure possible : caussade.htm

Puisse la divine Trinité nous éclairer sur la vanité de toutes les choses de ce monde ! (Cf. l’Ecclésiaste, 12 : 8 et 13.)

 

SAINT IRÉNÉE, Contre les hérésies, Hénoch, Élie et l’Antéchrist : ireneech.htm et : Vulgate

 

Saint Irénée, Contre les hérésies, texte intégral : Saint Irénée de Lyon : table des matières

 

Le secret de LA SALETTE : secret.htm

 

Le Projet HAARP exposé par Jesse Ventura : folie des scientifiques et projet diabolique qui, en révolte contre Dieu et son Christ, interfèrent avec la nature en modifiant le temps ou l’environnement, en provoquant des tempêtes, des inondations, des tremblements de terre, et ce jusqu’à contrôler notre mental et nos émotions :

http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/le-projet-haarp-par-jess-ventura-28949

 

Voir le n° 227 du 31 mars 2011 de la « Lettre d’Informations Économiques Stratégiques Internationales » (LIESI) de notre ami des Éditions Delacroix qui nous révèle le lien qui existe entre le programme HAARP et les dérèglements climatiques et les tremblements de terre actuels, sans parler de ses informations relatives au Gouvernement Mondial qui se met en place et du rôle des sociétés secrètes, avec la franc-maçonnerie, la théosophie (Blavatsky), New Age, Maitreya et consorts.

Site LIESI : L.I.E.S.I. - Bienvenue

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A V E R T I S S E M E NT

 

Les voyants inspirés de Lucifer pour troubler les âmes vulnérables :

 

Maitreya et les Maîtres de Sagesse - Partage international

 

Les prédictions de Baba Vanga. (Avec toutes les prédictions de Baba Vanga, rien de Dieu ni de son Christ, ni rien non plus sur l’Antéchrist, ni sur le 7e millénaire !)

 

BABA VANGA... la prophétie du Président noir et de la 3ème guerre mondiale

 

Vanga de Roupite, la voyante bulgare de grand renom

 

À PROPOS DE LA CONTRE-ÉGLISE :

 

http://www.virgo-maria.org/D-Gnose-et-Contre-Eglise/Jean_Vaquie/Oeuvres/Vaquie-A%20propos_de_la_Contre-Eglise.pdf

 

 

Épître de l’apôtre saint Paul aux Éphésiens, 6 : 10-13 :

 

« Du reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de la vertu. Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les embûches du diable (adversus insidias diaboli) ; parce que nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice, dans les cieux. C’est pourquoi, prenez l’armure de Dieu, afin qu’étant munis de tout, vous puissiez, au jour mauvais (in die malo), résister, et en toutes choses demeurer parfaits. »

 

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Témoignage capital et unique de saint Irénée

sur l’origine et l’autorité de l’Église romaine

 

Selon saint Irénée, l’Église romaine, en raison de l’excellence de son origine, est l’Église avec laquelle doit nécessairement s’accorder toute l’Église, c’est-à-dire les fidèles de partout.

 

« Contre les hérésies », Livre III, 3, 1 à 4 :

 

La Tradition apostolique de l'Église

 

3, 1. Ainsi donc, la Tradition des apôtres, qui a été manifestée dans le monde entier, c'est en toute Église qu'elle peut être perçue par tous ceux qui veulent voir la vérité. Et nous pourrions énumérer les évêques qui furent établis par les apôtres dans les Églises, et leurs successeurs jusqu'à nous. […]

 

3, 2. Mais comme il serait trop long, dans un ouvrage tel que celui-ci, d'énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l'une d'entre elles, l'Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome; en montrant que la Tradition qu'elle tient des apôtres et la foi qu'elle annonce aux hommes sont parvenues jusqu'à nous par des successions d'évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupements illégitimes : car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s'accorder toute Église, c'est-à-dire les fidèles de partout, — elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres.

 

3, 3. Donc, après avoir fondé et édifié l'Église , les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l'épiscopat ; c'est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée. Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu à partir des apôtres, l'épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux : leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leur Tradition était encore devant ses yeux. […]

 

3, 4. Mais on peut nommer également Polycarpe. Non seulement il fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c'est encore par des apôtres qu'il fut établi, pour l'Asie, comme évêque dans l'Église de Smyrne. Nous-même l'avons vu dans notre prime jeunesse — car il vécut longtemps et c'est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie —. Or il enseigna toujours la doctrine qu'il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l'Église transmet et qui est la seule vraie. […]

 

Voir nos brèves analyses sur l’Église catholique, apostolique et romaine : eglise.htm

 

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Document : « L’AURORE ROUGE » par Serge Monast. But du Projet : Contrôle du F.M.I., du G.A.T.TT., de la Commission de Bruxelles, de l’OTAN, de l’O.N.U. et d’autres Organismes Internationaux : smoaurou.htm

 

L’abbé Méramo (r-FSSPX) alerte les fidèles sur l’Antéchrist en commençant par citer deux passages de la troisième partie du livre V de l’ouvrage de saint Irénée (135/140 – 202/203), évêque de Lyon, Contre les hérésies, 25, 1 et 29, 2, relatifs à l’Antéchrist et au chiffre de son nom, annonce de la récapitulation de toute l’apostasie en sa personne : Virgo-Maria N° 854

 

Depuis bien des années nous attendions d’un prêtre « non una cum » Ratzinger/Benoît XVI ou de préférence d’un évêque, une telle position à l’égard des écrits de saint Irénée, évêque de Lyon, au sujet du « temps de l’Antéchrist » (a) et du « mystère de la résurrection des justes (b) et du royaume qui sera le prélude de l’incorruptibilité » (c). Nous espérons que cette prise de position sera suivie de toutes ses conséquences logiques, car nous sommes tous concernés. Pour être plus précis, disons que nous devons nous préparer à la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ sur notre terre purifiée et renouvelée qui sera précédée du retour du patriarche Hénoch et du Prophète Élie pour accomplir leur mission salvatrice, et ce avec notre collaboration, car, pour reprendre le pressant appel que Notre-Dame de La Salette nous a adressé, « il est temps que nous sortions et venions éclairer la terre ». Ceux qui veulent faire l’impasse du 7e millénaire à l’encontre du XXe chapitre de l’Apocalypse pourtant extrêmement claire et précise sur cette question des derniers temps confondent la Parousie (d) et la fin du monde avec le jugement dernier (e). Saint Irénée, évêque de Lyon, et les presbytres, disciples des apôtres, quant à eux, ne s’y étaient pas trompés (f). Cette doctrine était manifestement soutenue par l’Église primitive et n’aurait jamais était enseignée aussi fermement par saint Irénée si ses écrits s’opposaient à la foi catholique, apostolique et romaine. Qu’en sera-t-il spirituellement de ceux qui rejettent volontairement et obstinément les écrits et les mises en garde de saint Irénée contre « l’homme de péché, le fils de perdition, l’Adversaire » (g) ? N’encourent-ils pas ainsi le risque ou le danger de se laisser séduire par les promesses perfides de celui « qui récapitule en lui toute l’apostasie du diable » (h) ? 

a)  « Contre les hérésies », Liv. V, IIIe partie, 25, 1 ;

b)  Cf. S. Luc, XIV, 14 ; Actes (de saint Luc), I, 1, 3, 6-7 ; S. Jean, XVI, 12 ;

c)   « Contre les hérésies », Liv. V, IIIe partie, 32, 1 ;

d)  Apocalypse, XII, 8-9 ; XX, 4 et 6 ; cliquez sur : Jean  (verset 3) ;

e)  Apocalypse, XX, 11-14 ;

f)    Cf. « Contre les hérésies », Liv. V, IIIe partie, 36, 2 et 3 ;

g)  II Thessaloniciens, 2 : 3-4 ;

h)  Cf. « Contre les hérésies », Liv. V, IIIe partie, 25, 1 ; 30, 1 ; cf. S. Luc, 4 : 1-4 ; S. Marc, 13 : 21-22 ; S. Matthieu, 4 : 1-4 ; 24 : 23-24 ; S. Jean, 8 : 44.

 

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Mgr de Galarreta, sous l’apparence du bien (sub specie boni) et sur les pas de Mgr Fellay, nous engage sur la voie du modernisme :

 

LE CARACTÈRE FALLACIEUX D’UN SERMON DIGNE DU MODERNISME at Le CatholicaPedia Blog

 

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Par sa connaissance et son analyse des Saintes Écritures, saint Irénée, évêque de Lyon, dépasse tout ce qui a été écrit sur la foi chrétienne. En lisant de nombreux ouvrages sur cette question majeure, ce que nous soutenons est devenu pour nous une évidence

 

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La fatale illusion d’un gouvernement démocratique

 

Le libéralisme procède du laïcisme athée et maçonnique. Nous voyons où cela nous a conduit et où il nous conduit : par l’illusoire démocratie — à laquelle Rousseau lui-même ne croyait pas (a) — ou par la destruction des structures sociales naturelles, à la dépersonnalisation de l’homme, puis à la pensée unique et finalement au gouvernement mondial, – autrement dit au nazisme à l’échelle mondiale ou à un État divinisé. Retenons la conclusion des paroles que Sophocle met dans la bouche d’Antigone : sans Dieu tout est permis. En effet, Dieu doit être considéré comme la première source du Droit et le fondement métaphysique de toutes les morales transcendantes. Nous rejoignons la conception aristotélicienne et thomiste du Droit naturel, fermement établie sur le Droit divin et l’idée de Justice. Conception fondée sur des principes universels et immuables. L’humanisme et l’individualisme brisent les corps intermédiaires qui sont l’armature d’une société bien organisée et défendent l’individu contre l’omnipotence de l’État.

La durée d’un ministère ou d’une présidence ne suffit pas à mener à bien une combinaison politique ou réaliser un programme. Il a fallu plus longtemps pour former la France et il en faut bien moins pour la détruire, de même qu’il faut des années à un chêne pour atteindre sa taille normale et quelques minutes pour l’abattre. La France n’existerait pas sans la dynastie capétienne ou sans une Monarchie animée d’une volonté souveraine et héréditaire visant un même but qui est le bien commun de la cité. Cela le gouvernement des partis et la démocratie en sont bien incapables et le nier serait même une contradiction dans les termes ou un non sens. L’expérience l’a prouvé et le prouve continuellement.

a) Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, livre III, chap. IV : De la démocratie  :

 

« À prendre le terme dans la rigueur de l'acception, il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais. Il est contre l'ordre naturel que le grand nombre gouverne et que le petit soit gouverné. [...] Ajoutons qu'il n'y a pas de gouvernement si sujet aux guerres civiles et aux agitations intestines que le démocratique ou populaire, parce qu'il n'y en a aucun qui tende si fortement et si continuellement à changer de forme, ni qui demande plus de vigilance et de courage pour être maintenu dans la sienne. [...] S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes. » [Tiens, tiens ! là Rousseau semble avoir repris une certaine lucidité, mais en réalité un tel gouvernement est dans tous les cas contre nature, car gouverner et démocratiser sont deux termes inconciliables. Ce gouvernement ne convient par conséquent à aucune créature. Rousseau est un malheureux et dangereux insensé. Il faut vraiment que le monde soit dans une totale cécité intellectuelle pour ne pas s'en apercevoir. – Cf. Nos travaux sur la Politique : politiquea.htm politiqueb.htm politiquec.htm politiqued.htm politiquee.htm  politiquef.htm et politiqueg.htm.]

 

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Charles Maurras, Anthinéa, 1901 :

 

« Des biens que les générations ont lentement produits et capitalisés, toute démocratie fait un grand feu de joie. Mais une flamme est plus prompte à donner des cendres que le bois du bucher ne l’avait été à mûrir. L’énormité de notre capital national ne doit pas engendrer de trompeuse sécurité. Être nationaliste et vouloir la démocratie, c’est vouloir à la fois gaspiller la force française et l’économiser, ce qui est, je crois, l’impossible. »  (Cf. François Marie Algoud, Actualité et Présence de Charles Maurras 168 – 1952, tome II, l’Altissime au service de la France et de l’Église, Préface de Jean Marie Keller, Contribution d’Albert André Argoud, Michel Fromentoux et François Saint-Pierre, Éditions de Chiré, 86190 Chiré-en-Montreuil, 2005.)

 

Id., l’Avenir de l’intelligence :

 

« Il faut être stupide comme un conservateur, ou naïf comme un démocrate, pour ne pas sentir quelles forces tendent à dominer la Terre. Les yeux créés pour voir ont déjà reconnu les deux antiques forces matérielles : l’Or et le Sang. »

 

 

Id., Le Bienheureux Pie X, sauveur de la France, Librairie Plon, Paris 1953, ch. IV, Les bénédictions, pages 55-56 :

 

Mais, puisque je relate l’extraordinaire parole confiée à ma mère, il y a quarante ans, il serait injuste et ingrat de ne rien rappeler du colloque confirmatif tenu trois ans plus tard entre le même Bienheureux [Pie X] et notre grand ami Camille Bellaigue.

C’était la fin juillet 1914. Sans savoir que c’était pour la dernière fois , notre cher ami écrivain, le critique, le musicien et musicographe Camille Bellaigue, camerier de cape et d’épée de Sa Sainteté, venait de prendre congé de son maître. Il eut l’ingénieuse bonté d’implorer une bénédiction sur ma chétive personne.

— Notre bénédiction ! s’écria le Pape. Mais toutes nos bénédictions ! Et dites-lui qu’il est un beau défenseur de la foi.

Quand ces étranges mots me furent rapportés, je ne retins pas l’objection :

— Voyons, Bellaigue ! N’y a-t-il pas une petite erreur. Le Saint-Père a dû dire : défenseur de l’Église : DELLA CHIESA ?

— Non. Non pas : DELLA FEDE ; Telles sont Ses paroles, je les entends encore.

— Alors elles sont bien mystérieuses.

Je ne me les explique que d’une manière.

 

Devant la folie démocratique qui détruit toutes les nations et la nôtre en particulier, et ce pour parvenir à établir progressivement un gouvernement mondial, une seule solution s’impose : la venue d’un grand monarque et le règne du Sacré-Cœur, — car il faut à la France, la Fille Aînée de l’Église, un Roi très Chrétien, sur une Terre purifiée et restaurée ou renouvelée. Reprenons cette réflexion pleine de foi et de sagesse de M. de Lur-Saluce que nous avons trouvée dans l’admirable et splendide (a) Enquête sur la Monarchie de Charles Maurras et qui s’adresse à celui-ci :

 

« L’histoire, je dis bien l’histoire de Jeanne d’Arc, en ce qu’elle a de plus authentique, confirme cette vue. Je ne sais si vous distinguez dans l’histoire de Jeanne d’Arc un fait miraculeux. Pour moi, le surnaturel y éclate Miraculeuse ou non, naturelle ou surnaturelle, c’est une histoire royaliste. La royauté a fait le centre normal, constant, unique même de la mission (dites, si vous voulez, de la fonction) de Jeanne d’Arc. On y voit la solution d’une grande crise française au moyen de la Monarchie.

« Le patriotisme de Jeanne d’Arc, c’est son royalisme. Une fois que Jeanne a fait sacrer Charles VII à Reims, elle tient sa carrière pour terminée. Mais dès son arrivée à Bourges, quel avait été son premier souci ? Reconnaître, désigner “le vrai Roi”. Ce furent ses propres paroles. Lorsque le gentil dauphin eut été indiqué à ses peuples par l’onction sainte, on comprend que Jeanne ait voulu se retirer. Et, en effet, ce fut sans elle que la Monarchie reconstituée reconquit peu à peu la France et, sous Charles VII et ses successeurs, ne cessa de la fortifier et de l’agrandir. »

a)  Cf. l’Enquête sur la Monarchie, Lettre de M. Albert Arnavielle adressée à Charles Maurras en langue d’oc : « … vosto trelusento Enquête sur la Monarchie » : « … votre splendide Enquête sur la Monarchie ».

 

Charles Maurras, Enquête sur la Monarchie, pp. 146-147, Nouvelle Librairie Nationale, Paris, 1924 :

 

Je n’ai pas convaincu Maurice Barrès. Quelques mois plus tard, inaugurant le diner de « l’Appel au soldat », le 7 février 1901, il disait ces paroles, trop honorables pour n’être pas rapportées ici : « Quelle médiocrité doctrinale chez nos adversaires internationalistes. Leur bagage ne peut plus servir que pour les comices agricoles. C’est un orphéon démodé. Je voudrais que tous les hommes d’étude puissent lire l’Enquête sur la Monarchie… Je ne suis pas monarchiste, mais je trouve qu’il est impossible de concevoir un livre de littérature politique où l’on trouve plus de satisfaction pour le raisonnement et la haute haute culture » Action française du 15 février 1901). [Il fallait donc faire le pas !]

 

Un monarchiste n’est ni un révolutionnaire ni moins encore un terroriste, car il ne se contredit pas en utilisant les moyens iniques et immoraux de la Révolution pour que la France retrouve son Roi très chrétien, —  ce qui s’opposerait à la doctrine chrétienne qui condamne « celui qui fait le mal pour qu’il en sorte le bien » (a), — mais uniquement en utilisant ses écrits et en se servant de l’épée de sa parole,

a) Épître aux Romains, 3 : 8 ; chap. XII ; 13 : 1-6 ; Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre IV, IIIe partie, 36, 6 ; Livre V, IIIe partie, 29, 1.

 

Saint Remy (437-533), évêque de Reims qui baptisa et sacra le roi Clovis, le 25 décembre 496, un des patrons catholiques de France avec saint Martin (France devenue ainsi Fille Aînée de l’Église) , saint Denis (à ne pas confondre avec saint Denys l’Aréopagite), sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de Lisieux (sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), un Saint à honorer et à mieux faire connaître :

http://catholicapedia.net/Documents/divers/St.Remy_Apotre-des-Francs.pdf

 

La Constitution française est restée catholique durant 1293 ans, de l’an 496 à l’an 1789, et devenue maçonnique depuis cette date fatidique, ayant par conséquent duré 222 ans jusqu’à l’an 2011.

 

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Histoire du Canada dans le Nouvel Ordre Mondial, le 17 avril 2011, par Éric Granger, site : Le DÉCODEUR

 

Un article de Frank R. Scott « Roads to Peace and Security », publié en octobre 1946 dans « International Journal », réf. vol 1, n° 4, oct. 1946 - Frank R. Scott, 1899-1985, Diplomate, poète et « intellectuel » canadien :

 

« La paix est un sous-produit du gouvernement. Sans gouvernement il ne peut y avoir de paix. La paix mondiale, dès lors, requiert un gouvernement mondial. Il y a la possibilité et l’espoir que l’O.N.U. se transforme en un véritable système de gouvernement mondial à travers la dissolution imperceptible de la souveraineté des nations. »

Frank R. Scott

Diplômé de l’université d’Oxford

Membre de l’Institut canadien des affaires internationales

Membre de l’élite mondialiste

 

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Les Nations Unies pour désunir subrepticement les nations ? Quelle contradiction ! C’est là la marque du prince du mensonge et de l’Antéchrist. L’université d’Oxford se jugeant à ses fruits, nous ne pouvons que conclure à sa nocivité et sur le plan moral et sur le plan intellectuel.

 

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Le GOUVERNEMENT MONDIAL et les sectes lucifériennes, avec L’O.N.U., l’Unesco, la franc-maçonnerie, Albert Pike, la LUCIS TRUST (la Bonne Volonté Mondiale) nommée originellement la LUCIFER TRUST, Alice Bailey, Héléna Petrovna Blavatsky, Annie Besant, Rudolf Steiner, Maitreya, la Théosophie, l’Anthroposophie, la Gnose, le NEW AGE, l’œcuménisme, etc. :

GOUVERNEMENT MONDIAL... REVOLUTION SILENCIEUSE... DICTATURE INVISIBLE...

 

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D’après la déclaration du Vatican, en date du 24 octobre 2011, par la voix du cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, nommé cardinal en 2003 et actuellement président du Conseil pontifical Justice et Paix, l’Église catholique doit accepter pour pour nation « un transfert graduel et équilibré, d’une partie des attributions nationales à une Autorité mondiale … en ayant comme référence l’Organisation des Nations Unis ». « Nous sommes bien, comme nous le dit le LIESI du 31 octobre 2011, à la Fin des temps, appelée aussi Fin du temps des nations. » (Cf. notre blog Le Présent éternel : LA FIN DU TEMPS DES NATIONS EST ARRIVÉE.)

 

Voici quelques citations qui résument en quelque sorte le point central de ce texte autour duquel gravite tout son corpus :

 

« Il revient aux générations actuelles de reconnaître et d’accepter en toute conscience cette nouvelle dynamique mondiale vers la réalisation d’un bien commun universel. Certes, cette transformation s’effectuera au prix d’un transfert, graduel et équilibré, d’une partie des attributions nationales à une Autorité mondiale et aux Autorités régionales, ce qui s’avère nécessaire à un moment où le dynamisme de la société humaine et de l’économie, ainsi que le progrès de la technologie, transcendent les frontières qui se trouvent en fait déjà érodées dans l’univers mondialisé. […] Il reste toutefois un long chemin à parcourir avant d’arriver à la constitution d’une telle Autorité publique à compétence universelle. La logique voudrait que le processus de réforme se développe en ayant comme référence l’Organisation des Nations Unies, en raison de la dimension mondiale de ses responsabilités, de sa capacité de réunir les nations de la terre, et de la diversité de ses tâches et de celles de ses Agences spécialisées. […] L’esprit de Babel est l’antithèse de l’Esprit de Pentecôte (Ac 2, 1-12), du dessein de Dieu pour toute l’humanité, c’est-à-dire de l’unité dans la vérité. Seul un esprit de concorde, qui surmonte les divisions et les conflits, permettra à l’humanité d’être véritablement une seule famille, jusqu’à concevoir un monde nouveau avec la constitution d’une Autorité publique mondiale, au service du bien commun.»

 

Pour consulter l’intégralité de ce document, veuillez cliquer sur :

 

 http://www.pcgp.it/dati/2011-10/24-999999/francese.rsfi.pdf

 

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CHARLES MAURRAS (1868-1952) : QUELQUES EXTRAITS SIGNIFICATIFS DE SA DOCTRINE POLITIQUE – Cf. notre blog : Le Présent éternel

 

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Une magistrale analyse géopolitique relative au Nouvel Ordre mondial (NOM) :

 

Nouvel Ordre Mondial: guerre impérialiste de Libye, attaque des états-nations qui se doivent de disparaître pour laisser place a une gouvernance mondiale « Resistance71 Blog

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L’histoire de notre monde

 

Le monde inspiré subrepticement par le prince du mensonge veut tenir entre ses mains sa propre destinée en mettant sa confiance dans ses seules avancées scientifiques, c’est-à-dire sans l’aide de son Créateur et Seigneur, le Christ Jésus. Aveuglé par un incommensurable orgueil, il se montre ainsi absolument incapable de discerner l’œuvre de Dieu, Trine et Un, dans le déroulement de notre histoire dont la clef nous est donnée par la Bible qui ne traite pas uniquement de religion et de morale, — ce que nie l’encyclique Pascendi sur les erreurs modernistes ! Lucifer veut parodier l’œuvre du Verbe éternel du Père en suscitant l’Antéchrist pour régner sur notre terre par un gouvernement mondial et perdre ainsi un maximum d’âmes. Nous avons là le fond de la politique des derniers temps et la véritable explication de toutes les épreuves que nous traversons. Toute autre explication ne mérite aucune considération, car notre histoire, pour être totalement comprise, nécessiterait d’être saisie hors du temps avec son commencement et sa fin, ce qui n’appartient qu’à Dieu qui vit dans un présent éternel. Bâtissant sa cité sans le Christ-Roi, le monde travaille en vain et court immanquablement à sa perte (a). Ce que confirme l’Apocalypse et tout particulièrement le chapitre II de la IIe Épître de saint Paul aux Thessaloniciens.

a) Cf. Psaumes, 126 : 1 ; Apocalypse, ch. 17.

 

« PASCENDI », UNE ENCYCLIQUE QUE L’ON QUALIFIE D’ « ANTI-MODERNISTE » ET QUI TRAITE UNIQUEMENT DE RELIGION ET DE MORALE ET PAR CONSÉQUENT BÂTIE SUR LE SABLE ET NON SUR LA RÉALITÉ HISTORIQUE OU DES FAITS RÉVÉLÉS PAR DIEU – METTANT AINSI EN DOUTE L’INERRANCE BIBLIQUE !

 

§ 49. Mais ce n'est pas d'histoire ni de science que ces livres traitent ; c'est uniquement de religion et de morale [la faille !]. L'histoire et la science n'y sont que des sortes d'involucres [voiles], où les expériences religieuses et morales s'enveloppent, pour pénétrer plus facilement dans les masses. Si, en effet, les masses n'entendaient pas autrement les choses, il est clair qu'une science et une histoire plus parfaites eussent été d'obstacle plutôt que de secours [qu’est-ce à dire ?].

 

§ 77. Nous avons conçu le dessein de seconder de tout Notre pouvoir la fondation d'une Institution particulière qui groupera les plus illustres représentants de la science [ à l’exception de Fernand Crombette !] parmi les catholiques et qui aura pour but de favoriser, avec la vérité catholique pour lumière et pour guide, le progrès de tout ce que l'on peut désigner sous le nom de science et d'érudition. Plaise à Dieu que Nous puissions réaliser ce dessein avec le concours de tous ceux qui ont l'amour sincère de l'Église de Jésus-Christ.

 

L’encyclique « Pascendi », le « Serment anti-moderniste » du pape saint Pie et le traité « Contre les hérésies » de saint Irénée, évêque de Lyon – des textes inconciliables.

 

Outre l’ambivalence que nous avons décelée dans cette célèbre encyclique, nous avons remarqué dans le « Serment Anti-Moderniste » qui figure en Annexe deux références au traité « Contre les héréries » où son auteur, saint Irénée, évêque de Lyon, pourfend dans l’une les ennemis de la Tradition apostolique et de l’objectivité des Saintes Écritures (a), et nous donne dans la suivante des précisions relatives à la fin des temps et tout particulièrement au temps de l’Antéchrist et de la « l’abomination de la désolation dressée dans le lieu saint » (b), ainsi qu’aux promesses faites aux élus après la purification et le renouvellement de notre monde au septième millénaire ou au septième jour de la création (c). Nous devons par conséquent dénoncer fermement cette odieuse et misérable cabale montée depuis des siècles par des scolastiques bornés, voire intellectuellement malhonnêtes, et plus imprégnés de culture grecque que de culture biblique (d), base fondamentale de notre foi où tout se réduit.

Tous ces constats nous ont permis de rejoindre et de suivre plus aisément les analyses et les commentaires de Fernand Crombette qui soutenait que les Saintes Écritures contiennent tous les principes de la réalité naturelle (e), c’est-à-dire ceux de la Genèse ou de la Création du monde, de l’astronomie et des faits historiques, et ce sans rien excepter (f), — au grand dam de la science laïque qui refuse de se tourner vers Dieu, notre Créateur et Seigneur, et aboutit ainsi nécessairement à l’erreur absolue.

La vérité étant par définition et selon saint Thomas d’Aquin cité par saint Augustin : « ce par qui est montré ce qui est » (g), que devient dans ces conditions l’inerrance de la Bible ? (h) La Parole de Dieu serait-elle celle d’un menteur ? (i) Quel blasphème ! (j) Et avec cela nous osons proclamer sempiternellement que Dieu est infaillible et tout puissant tout en Lui imposant nos limites, nous, créatures misérables et indignes, nés dans le péché, qui ne méritons en vérité que la damnation éternelle (k). Nous préférons mettre un terme à nos analyses et à nos commentaires, car nous pensons que nous en avons suffisamment dit sur notre site et sur notre blog au sujet des multiples égarements du monde moderne manifestement engagé sur une voie de perdition et dont l’aveuglement a atteint son paroxyme (l).

À y regarder de près, notons bien que nos commentaires ne peuvent être rejetés, car ils sont intimement liés aux Saintes Écritures qui en constituent toujours les prémisses.

a)  S. Irénée, évêque de Lyon (135/140-202/203), « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, 3, 1-4 ; 5, 1 ; Livre V, IIIe partie, 33, 3-4 ;

b)  Cf. S. Matthieu, 24 : 15-17, 21 ; S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 25, 2-5 ; 26, 1-2 ; Daniel, 2 : 33-34, 41-42, 44-45 ; 7 : 7-8, 20-25 ; 8 : 11-12 ; 9 : 27 ; II Thessaloniciens, 2 : 3-4, 8-12 ; Apocalypse, 17 : 12-14 ;

c)   Cf. S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 28, 2-4 ; Apocalypse, 13 : 2-14 ; 14-18 ; 19 : 20 ; II Thessaloniciens, 2 : 4, 10-12 ; Genèse, 2 : 1-2 ; II Pierre, 3 : 8 ;

d)  Cf. IIe Épître à Timothée, 6 : 20-21 ; Épître aux Colossiens, 2 : 8 ; Épître aux Romains, 1 : 20 ;

e)  Cf. Épître aux Romains, 1 : 20 ;

f)    Cf. Fernand Crombette, « La Révélation de la Révélation », Tome I, 2.351, Avant-Propos ; « Galilée avait-il tort ou raison ? », Tome I, 2.33 ; cf. Josué, 10 : 12-13 (Fernand Crombette : « C’est toute la Bible qui rayonne l’idée que la terre est le centre de l’univers. » — cf. Pape Paul V, Saint-Office, Congrégation de l’Index, décret du 5 mars 1616) ;

g)  « Qua ostenditur id quod est : De Veritate, qu. I, rép. ;

h)  Cf. Concile du Vatican, 24 avril 1870, S. 3, De revel., can. 4 ; Denz., 1809 ; cf. Josué, 10 : 12-13 ;

i)     Cf. Ire Épître de S. Pierre, 1 : 22-25 ;

j)    Cf. Épître aux Galates, 6 : 7 ;

k)  Cf. Épître de S. Paul aux Romains, 3 : 23 ; Épître de S. Paul aux Éphésiens, 2 : 3

l)     Cf. IIe Épître de S. Paul aux Thessaloniciens, 2 : 9-12.

 

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S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Suppl., qu. 77, art. 4, sol. 1 :

 

« Ézéchiel (ch. 37, vv. 7-8) s’adressait à un peuple grossier (populo rudi) ; aussi a-t-il décrit l’une après l’autre les phases de la résurrection, quoique tout doive être instantané (quamvis omnia simul sint facta) ; tout comme Moïse, pour se rendre intelligible au même peuple (ut rudi populus capere posse), avait divisé en six jours la création du monde (cf. la Genèse), selon Augustin (secundum Augustinum). » [La Genèse est-elle la Parole de Dieu ou celle de Moïse - ou d’Ezéchiel ? C’est extrêmement grave d’écrire une chose pareille ! Et que deviennent la chronologie bliblique et celle des patriarches antédiluviens ? Manifestement, en cet endroit, ce théologien discrédite la Bible ? Saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle, a condamné expressément cette pensée dans son traité « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, 5, 1.]

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Saint Irénée répond à saint Pie X et à saint Thomas d’Aquin

 

S. Irénée, évêque de Lyon (135/140-202/203), « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, 5, 1 :  

 

5. 1. […] C'est pourtant ce que prétendent ces vains sophistes : selon  eux, les  apôtres, avec hypocrisie, ont composé leur enseignement suivant la capacité de leurs auditeurs et leurs réponses selon les préjugés de ceux qui les interrogeaient ; aux aveugles ils parlaient dans le sens de leur aveuglement, aux malades, dans le sens de leur maladie, aux égarés, dans le sens de leur égarement ; à ceux qui croyaient que le « Démiurge » est le seul Dieu, c'est celui-ci qu'ils annonçaient, tandis que,  à ceux qui saisissaient le « Père » innommable, ils exprimaient à l'aide de paraboles et d'énigmes le mystère inexprimable. Ainsi, ce n'est pas selon les exigences de la vérité, mais avec hypocrisie et en se conformant à la capacité de chacun, que le Seigneur et les apôtres auraient livré leur enseignement.

 

Avec l’injonction du pape Léon XIII au ralliement des catholiques à la république française dont l’origine maçonnique ou anticatholique n’est un secret pour personne, et avec la position laxiste du pape Pie XII qui, dans son encyclique Humani Generis, admet la possibilité pour le corps humain d’avoir été tiré d’une matière dejà vivante, c’est le bouquet ! (a) L’homme descendrait-il du singe ? L’âme n’est-elle pas principe de vie ? Notre langage n’a-t-il pas également une fonction ontologique ? Dieu n’est-il pas un vivant parfait ? Il faut bien définir les termes avant de les utiliser à bon escient ! Le pape Léon XIII, il est vrai, dans son encyclique Humanum Genus, a condamné la secte des francs-maçons en la dénonçant comme une association criminelle d’inspiration satanique liée par la loi du secret en vue de substituer aux institutions chrétiennes un naturalisme absolu excluant le nom de Dieu et de Son Christ de notre pays. En réalité, cela n’a rien changé, car cette association exerçait déjà son emprise et plus encore maintenant que jamais sur tous les rouages de notre société, car rien n’échappe à son contrôle, — à l’exception de notre for interne et de la grâce divine, car Dieu le permet pour exercer notre courage (b).

a)  Saint Irénée, dans son traité « Contre les hérésies » répond au pape Pie XII au sujet du premier homme modelé, Adam :  Saint Irénée

b)  Cf. R. P. Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), S. J., L’Abandon à la Providence divine, Desclée De Brouwer 1966. — Cliquez sur : caussade.htm

 

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Voici ci-dessous l’hérésie majeure et fondamentale de M. Denis Boivin qui nie la doctrine de l’Immaculée Conception et que l’on relève sur son site, sans parler de sa diatribe sectaire lancée à l’encontre de l’Église catholique :

 

http://www.denisboivin.org/introlivre/ch05s05.html

 

« De nos jours, nous avons des prophéties reçues par des groupes d’illuminés; des messages de la Vierge à Fatima ou Medjugordje. Ces messages semblent aller dans le sens d’une unification et d’une paix mondiale amenés par le règne de l’Antéchrist. Personnellement, je doute que la « chose » qui apparaît soit Marie, la mère terrestre du Christ. Je m’explique : aucun homme n’est revenu de l’au-delà. Marie, comme pécheresse, est soumise à cette même loi. De plus, puisque Satan peut se déguiser en ange de lumière, il est difficile de confirmer que cette apparition soit Marie, la mère du Christ, et d’en avoir la certitude. Face aux hommes, le seul personnage que Satan ne puisse incarner et affirmer être, est Jésus-Christ. Si vous demandez à une apparition se présentant comme le Christ, de vous dire : « Je suis le Christ, le Fils du Dieu vivant », si cette apparition n’est pas le Christ, elle ne pourra répéter cette affirmation. Tout autre personnage, puisque pécheur, pourra être imité et affirmé par Satan. Il n’est pas divin, seul Jésus a vaincu Satan. » (« L’enlèvement de l’Église et l’ombre de ce monde », p. 581. — Ce qui prouve bien qu’il ne suffit pas de croire que l’on est parvenu au temps de l’Antéchrist et à l’enlèvement de l’Église ou des justes pour se trouver dans la véritable Église du Christ et sauver son âme !)

 

Cet auteur semble oublier que Jésus, le nouvel Adam et homme parfait, ne peut exister sans une femme parfaite ou sans une nouvelle Ève correspondante, c’est-à-dire conçue sans péché (1). L’un ne va pas sans l’autre : c’est une question de bon sens. Quant aux sept sacrements de l’Église, M. Boivin n’en sait strictement rien. Les sacrements de pénitence et de l’Eucharistie lui semblent totalement étrangers. À lui tout seul il se fait juge et partie. Nous avons affaire à un autodidacte sans formation sérieuse et manifestement incapable de discerner l’essentiel de l’accessoire, la substance de ses accidents et la foi de la morale. Et encore un « initié » qui ne cite jamais saint Irénée, évêque de Lyon, porte-parole de l’Église primitive, sur la question de l’enlèvement des justes qu’il prétend connaître ! La raison n’est-elle pas dans le fait que cet évêque a écrit dans son célèbre traité « Contre les hérésies » (2) que c’est « avec cette Église (l’Église de Rome), en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout » ? Notons bien que cette Église est toujours existante bien qu’éclipsée pour un temps (3). Mais nous disposons toujours de ses enseignements traditionnels pour nous en nourrir spirituellement en attendant « le rétablissement de toutes choses » (4).

1)  Cf. Genèse, 3 : 15 ; S. Luc, 1 : 34, 41-43 ; S. Matthieu, 1 : 18 ; Apocalypse, 12 : 1 ;

2)  Livre III, Préliminaire, La Tradition apostolique, 3, 2 ;

3)  Actes, 3 : 20-21 ;

4)  Cf. le Secret de La Salette.

 

Voici un blog du même acabit que le site précédent qui s’en prend également à l’Église catholique traditionnelle momentanément éclipsée et tout particulièrement à la dévotion mariale et auquel nous répondons ci-après :

 

B145-Voici le temps de l’Antichrist! « Blog de Henri Viaud-Murat

 

De Jésus, nouvel Adam, homme parfait et Dieu véritable, il ne pouvait sortir ou naître que d’une femme également parfaite, d’une terre nouvelle et vierge (a), c’est-à-dire non polluée par le péché, à qui l’on donnera logiquement et nécessairement le nom de nouvelle Ève ou de Vierge immaculée et que les fidèles appellent communément et à juste titre la bienheureuse Vierge Marie, accomplissant ainsi les paroles de son Magnificat qui nous révèlent que « désormais toutes les générations la (me) diront bienheureuse » (b). Autrement dit, ceux qui refusent d’honorer la Vierge Marie comme il se doit ne peuvent que déplaire à la Très Sainte Trinité dont elle est devenue inséparable en tant qu’Épouse très fidèle du Saint-Esprit, Mère du Verbe humanisé ou incarné et Fille bien-aimée du Père ou de notre Père céleste. D’aucuns sont aveuglés au point de ne pas voir que la chair de Jésus est également celle de sa Mère. L’hérésie montre là son visage. Que l’on y prenne bien garde !

a)  Cf. Apocalypse, 12 : 1 et 5 ; 21 : 1 ; Cantique des cantiques, 6 : 9-10 ; Proverbes, 8 : 22-23 ; Genèse, 3 : 15 ; Isaïe, 7 : 14 ; S. Matthieu, 1 : 23 ; S. Luc, 1 : 28-33, 43 ; Jérémie, 31 : 22 ; S. Jean, 19 : 27.

b)  S. Luc, 1 : 48.

 

Le blog ci-dessus annonçant « le temps de l’Antichrist » se permet d’avancer que la dévotion mariale ne s’impose pas aux chrétiens. Nous nous posons la question : Les nombreux messages mariaux que la Très Sainte Vierge a communiqués à travers le monde de la part de son Fils unique ne s’imposent-ils donc pas non plus ? Que fait-il, par exemple, des messages de La Salette et de Fatima qui se réfèrent aux derniers temps ? (a) Ce blog semble également ignorer l’existence du célèbre traité « Contre les hérésies » de saint Irénée, évêque de Lyon du IIe siècle, relatif aux derniers temps et à l’Antéchrist, traité d’autant plus important qu’il corrobore ce qu’il soutient. Une seule objection peut cependant lui être opposée lorsqu’il avance que des chrétiens seront enlevés sans préciser la nature de leur appartenance, alors que saint Irénée écrit (b) : « Et c’est pourquoi, à la fin, lorsque l’Église sera enlevée d’un seul coup d’ici bas, “il y aura, est-il dit, une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement et qu’il n’y en aura plus” (c) ». Or, l’Église dont il s’agit est l’Église romaine avec laquelle, « en raison de son origine plus excellente, doit s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout » (d). Ce qui semble pas être le cas de ce blog dont la catholicité n’apparaît pas (e). Mais Dieu seul en est juge, connaissant le for interne de chacun de nous (f). Préparons-nous au retour du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi par la prière, le repentir de tous nos péchés, la pénitence et la réparation dans la mesure du possible (g). Nous sommes tous pécheurs (h) !

 

a) Cf. Mis de la Franquerie, « La Vierge Marie dans l’histoire de France », Ouvrage couronné par l’Académie Française, 1939) ; - b) S. Irénée, « Contre les hérésies », V, 29, 1 ; - c) S. Matthieu, 24 : 21 ; - d) S. Irénée, « Contre les hérésies », III, 3, 2 ; - e) Cf. S. Jean, 10 : 1 ; - f) Cf. S. Luc, 6 : 8 ; 9 : 47 ; - g) Cf. S. Luc, 12 : 40 ; 13 : 5, 23-24 ; 14 : 14 ; 21 : 36 ; S. Marc, 13 : 37 ; - h) Cf. Romains, 7 : 14 -24.

 

Notre mère Ève a entraîné Adam dans le péché avec toutes ses conséquences. La nouvelle Ève, la Vierge, pleine de grâce (a), a engendré, par le Saint-Esprit (b), un homme parfait, le nouvel Adam (c) et réparé et restauré ainsi toutes choses. La chair de Jésus est la chair de Marie, une terre déjà nouvelle, la sainte cité de Dieu (d). De cette Révélation , nous pouvons donc conclure que c’est par elle que régnera Jésus-Christ (e). Le Saint-Esprit produit en elle et par elle Jésus-Christ et ses membres (f). C’est par elle que le Fils de Dieu applique ses mérites à ses membres prédestinés et qu’il communique ses vertus et distribue ses grâces (g). « Qui n’a pas Marie Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père » (h). Voilà ce qu’il convient de retenir pour ne pas être rejeté de la Très Sainte Trinité ! Tout le traité de la vraie dévotion à la Très Sainte Vierge Marie est à lire, à relire et à méditer jour et nuit (i).

 

a) Cf. S. Luc, I : 28 ; - b) Cf. S. Matthieu, I : 18 ; c) Cf. Romains, 5 : 12-14 ; I Corinthiens, 15 : 45 ; - d) Cf. Apocalypse, 12 : 1-6 ; 21 : 1-2 ; - e) Cf. S. Louis-Marie Grignion Montfort, « Traité de la vraie dévotion » (T.V.D.), I, 7, 13, 16, 18 ; - f) Cf. T.V.D., 20-21 ; - g) Cf. T.V.D., 24-25 ; - h) T.V.D., 30 ; - i) T.V.D., 168.

 

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La dévotion mariale des derniers temps : hyperdul.htm

L’AVE MARIA de notre chapelet quotidien contient un condensé de l’Évangile du Christ Jésus sur la Bienheureuse Vierge Marie selon les apôtres saint Luc, saint Matthieu et saint Jean. Par conséquent, que les chrétiens, s’ils veulent échapper à la damnation éternelle, ne blasphèment pas avec les hérétiques et les apostats en soutenant que notre chapelet a été inspiré par le diable et Satan. On ne peut absolument pas se moquer impunément de la Mère de Dieu, de l’Épouse du Saint-Esprit et de la Fille bien-aimée du Père !

 

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La voix de l’Église de Dieu ou de la tradition apostolique

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies,  Livre IV, IIe partie, 26, 2 :

 

26, 2. Lire les Écritures auprès des presbytres qui sont dans l'Église.

C'est pourquoi il faut écouter les presbytres qui sont dans l'Église : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l'avons montré, et, avec la succession dans l'épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l'esprit faussé, ou des schismatiques pleins d'orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n'agissant que pour le lucre et la vaine gloire.

Tous ces gens se sont égarés loin de la vérité. Les hérétiques, qui apportent à l'autel de Dieu un feu étranger, c'est-à-dire des doctrines étrangères, seront consumés par le feu du ciel comme Nadab et Abiud (a). Ceux qui se dressent contre la vérité et excitent les autres contre l'Église de Dieu auront leur séjour aux enfers, après avoir été engloutis dans les abîmes de la terre comme les gens de Coré, de Dathan et d'Abiron (b). Ceux qui déchirent et mettent en pièces l'unité de l'Église subiront de la part de Dieu le même châtiment que Jéroboam (c).

a)      Cf. Lévitique, 10 : 1-2 ;

b)  Cf. Nombres, 16 : 33 ;

c)   Cf. III Rois, 14 : 10-16.

 

Nul n’est à l’abri d’une chute mortelle

 

Saint Irénée, Contre les hérésies,  Livre IV, IIe partie, 26, 2 :

 

Exégèse d'un presbytre : les fautes des anciens

 

27, 1. C'est ainsi que j'ai entendu dire par un presbytre — il le tenait des apôtres, qu'il avait vus, et de leurs disciples — que les actes posés par les anciens sans le conseil de l'Esprit avaient reçu une sanction suffisante dans le blâme des Écritures : car Dieu, qui ne fait point acception des personnes (a), flétrissait d'un juste blâme les actes non-conformes à son bon plaisir. […] Ce fut notamment le cas de David (b). […] … quand, poussé par la passion, il prit pour lui-même Bethsabée, femme d'Urie, l'Écriture dit de lui : « L'action que David avait faite parut mauvaise aux yeux du Seigneur » (c). […] Il en fut de même de Salomon. Lorsqu'il jugeait avec justice (d), qu'il  demandait la sagesse (e), qu'il édifiait la figure du vrai temple (f), qu'il racontait les gloires de Dieu, qu'il annonçait la paix destinée aux nations, qu'il préfigurait le royaume du Christ, qu'il prononçait trois mille paraboles pour la venue du Seigneur et cinq mille cantiques à la louange de Dieu (g), … […] Salomon n'était en effet qu'un serviteur, tandis que le Christ était le Fils de Dieu et le Seigneur de Salomon. — Aussi longtemps donc qu'il servit Dieu de façon irréprochable et coopéra à ses « économies », il fut glorifié. Mais quand il prit des femmes de toutes les nations et leur permit d'ériger des idoles en Israël (e) […]. L'Écriture l'a suffisamment blâmé, comme dit le presbytre, « pour qu'aucune chair ne se glorifie devant Dieu » (h). […]

a)  Cf. Actes, 10 : 34 ;

b)  Cf. S. Matthieu, 5 : 10 ;

c)   II Samuel, 11 : 27 ;

d)  Cf. III Rois, 3 : 28 ;

e)  Cf. III Rois, 3 : 6-9 ;

f)    Cf. III Rois, 6 : 1 ;

g)  Cf. III Rois, 4 : 32 ;

h)  Cf. III Rois, 11 : 1-9 ; I Corinthiens, 1 : 29.

 

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Don Sarda Y Salvany, Le libÉralisme est un pÉchÉ.

http://www.a-c-r-f.com/documents/Don_SARDA_y_SALVANY-Liberalisme_peche.pdf

 

Chapitre XXIII

Convient-il en combattant l'erreur de combattre et de discrÉditer la personne qui la soutient ?

 

« Passe encore la guerre contre les doctrines abstraites, diront quelques-uns. Mais convient-il de combattre l'erreur, si évidente qu'elle soit, en s'abattant et s'acharnant sur la personne de ceux qui la soutiennent ? »

Voici notre réponse. Oui, très souvent il convient et non seulement il convient, mais encore il est indispensable et méritoire devant Dieu et devant la société, qu'il en soit ainsi. Cette affirmation ressort de ce qui a été précédemment exposé, néanmoins nous voulons la traiter ici ex professo tant est grande son importance.

L'accusation de commettre des personnalités n'est point ménagée aux apologistes catholiques, et, lorsque les libéraux entachés de libéralisme ont jeté cette accusation à la tête d'un des nôtres, il leur semble qu'il ne reste plus rien à apurer pour sa condamnation.

Ils se trompent cependant, oui, en vérité, ils se trompent. Il faut combattre et discréditer les idées malsaines, et de plus il faut en inspirer la haine, le mépris et l'horreur à la multitude qu'elles cherchent à séduire et à embaucher.

De même que les idées ne se soutiennent en aucun cas par elles-mêmes, elles ne se répandent ni ne se propagent de leur seul fait ; elles ne pourraient, réduites à elles seules, produire tout le mal dont souffre la société. Elles sont semblables aux flèches et aux balles qui ne causeraient de blessure à personne, si on ne les lançait avec l'arc ou le fusil.

C'est donc à l'archer et au fusilier que doit s'en prendre d'abord celui qui veut mettre fin à leur tir meurtrier. Toute autre façon de guerroyer sera libérale, tant qu'on voudra, mais elle n'aura pas le sens commun.

Les auteurs et les propagateurs de doctrines hérétiques sont des soldats aux armes chargées de projectiles empoisonnés. Leurs armes sont le livre, le journal, le discours public, l'influence personnelle. Suffit-il de se porter à droite ou à gauche pour éviter les coups ? Non, la première chose à faire, la plus efficace, c'est de démonter le tireur. Ainsi donc il convient d'enlever toute autorité et tout crédit au livre, au journal et au discours de l'ennemi, mais il convient aussi, en certains cas, d'en faire autant pour sa personne, oui pour sa personne qui est incontestablement l'élément principal du combat, comme l'artilleur est l'élément principal de l'artillerie. et non la bombe, la poudre et le canon. Il est donc licite en certains cas de révéler au public ses infamies, de ridiculiser ses habitudes, de traîner son nom dans la boue. Oui, lecteur, cela est permis, permis en prose, en vers, en caricature, sur un ton sérieux ou badin, par tous les moyens et procédés que l'avenir pourra inventer. Il importe seulement de ne pas mettre le mensonge au service de la justice. Cela non, sous aucun prétexte il ne peut-être porté atteinte à la vérité, même d'un iota. Mais, sans sortir de ses strictes limites on peut se souvenir de cette parole de Crétineau-Joly et la mettre à profit : La vérité est la seule charité permise à l'histoire, on pourrait même ajouter : et à la défense religieuse et sociale.

Les Pères que nous avons déjà cités fournissent la preuve de cette thèse. Les titres mêmes de leurs ouvrages disent hautement que dans leurs luttes avec les hérésies, leurs premiers coups furent dirigés contre les hérésiarques. Les œuvres de saint Augustin portent presque toutes en tête le nom de l'auteur de l'hérésie qu'elles combattent : Contra Fortunatum manichœum ; Adversus Adamanctum ; Contra Felicem ; Contra Secundinum ; Quis fuerit Petilianus ; De gestis Pelagii ; Quis fuerit Julianus, etc. De telle sorte que la majeure partie de la polémique du grand Docteur fut personnelle, agressive, biographique, pour ainsi dire, autant que doctrinale, luttant corps à corps avec l'hérétique non moins qu'avec l'hérésie. Ce que nous disons de saint Augustin, nous pourrions le dire de tous les saints Pères.

D'où le libéralisme a-t-il donc tiré l'obligation nouvelle de ne combattre l'erreur qu'en faisant abstraction des personnes et en leur prodiguant des sourires et des flatteries ? Qu'ils s'en tiennent là-dessus à la tradition chrétienne et qu'ils nous laissent, nous les Ultramontains, défendre la foi comme elle a toujours été défendue dans l'Église de Dieu. Que l'épée du polémiste catholique blesse, qu'elle blesse, qu'elle aille droit au cœur ! C'est là l'unique manière réelle et efficace de combattre.

 

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Le 1er janvier 2011, l’antipape Ratzinger/Benoît XVI nous apporte, une fois de plus, la preuve de son apostasie par une déclaration solennelle :

 

 « Chers frères et sœurs, dans le Message pour la Journée mondiale de la Paix, j’ai souligné comment les grandes religions peuvent constituer un facteur important d’unité et de paix pour la famille humaine, et à ce propos j’ai rappelé qu’en cette année 2011, ce sera le 25e  anniversaire de la Journée mondiale de Prière pour la Paix que le vénérable Jean-Paul II a convoquée à Assise en 1986.

C’est pourquoi, en octobre prochain, je me rendrai en pèlerinage dans la cité de saint François, en invitant à s’unir à ce chemin nos frères chrétiens des différentes confessions, les représentants des traditions religieuses du monde, et, idéalement, tous les hommes de bonne volonté, dans le dessein de faire mémoire de ce geste historique voulu par mon prédécesseur, et de renouveler solennellement l’engagement des croyants de toute religion à vivre leur foi religieuse comme un service de la cause de la paix. Qui est en marche vers Dieu ne peut pas ne pas transmettre la paix, qui construit la paix ne peut pas ne pas se rapprocher de Dieu » (déclaration de l’antipape Benoît XVI, le 1er  janvier 2011).

Références :

http://www.resistance-catholique.org/documents/2011/RC_2011-01-04_Benoit-XVI-Convoque-un-Nouvel-Assise.pdf et :

Le scandale d’Assise continuera en octobre 2011 at Le CatholicaPedia Blog

 

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Extrait du traité de « La vraie Dévotion à la Vierge Marie » de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673 – 1716) :

 

§ 50, 6°. – Marie doit éclater plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps : en miséricorde, pour ramener et recevoir amoureusement les pauvres pécheurs et et dévoyés qui se convertiront et reviendront à l’Église catholique ; en force contre les ennemis de Dieu, les idolâtres, schismatiques, mahométans, juifs et impies endurcis, qui se révolteront terriblement  pour séduire et faire tomber, par promesses et menaces, tous ceux qui leur seront contraires ; et enfin elle doit éclater en grâce, pour animer et soutenir les vaillants soldats et fidèles serviteurs de Jésus-Christ qui combattront pour ses intérêts.

§ 51. – C’est principalement de ces dernières et cruelles persécutions du diable qui augmenteront tous les jours jusqu’au règne de l’Antéchrist, qu’on doit entendre cette première et célèbre prédiction et malédiction de Dieu, portée dans le paradis terrestre contre le serpent. Il est à propos de l’expliquer ici pour la gloire de la Très Sainte Vierge, le salut de ses enfants et la confusion du diable (Genèse, 3 : 15) : « Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, et ta race et la sienne ; elle-même t’écrasera la tête, et tu mettras des embûches à son talon ».

 

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http://www.a-c-r-f.com/documents/Societe_Augustin_Barruel_27.pdf

 

Application pratique de la loi à Karol Wojtyla

 

SOCIÉTÉ AUGUSTIN BARRUEL, CENTRE D'ÉTUDES ET DE RECHERCHES SUR LA PÉNÉTRATION ET LE DÉVELOPPEMENT DE LA RÉVOLUTION DANS LE CHRISTIANISME, Courrier : 62, Rue Sala, 69002 – LYON :

 

Page 29 :

 

Lors de la parution de l'édition originale italienne de son ouvrage (1), en 1982, « SAPIENZA », la revue philosophique des dominicains de la province de Naples, la patrie du Docteur Angélique, écrivait ceci :

 

« II pensiero di K. Wojtila é stato soprattutto, fino alla elzione al pontificato, une « filosofia dell'uomo », ciò che Buttiglione ritrove, oltre che nel filosofia, nel teologo e nel poeta » (2).

 

La traduction française, de 1984 (3), était ainsi jugée par la revue « catholique internationale » - elle paraît en 12 langues ! - « Communio », voisine de la pensée de Von Balthasar et Ratzinger :

 

« Un livre capital pour comprendre l'œuvre philosophique, théologique et poétique de celui qui devait devenir le pape Jean-Paul II » (4).

Or bien, BUTTIGLIONE affirme l'inspiration théosophique de KOTLARCZYK :

 

« Sur le rapport entre les paroles et les choses, KOTLARCZYK lut et médita des textes de la tradition théosophique (d'Helena Petrovna Blavatsky…), de phonétique et de linguistique (Otto Jespersen), de la tradition hébraïque (Ismar Elbogen), fondant le tout en une synthèse tout à fait personnelle » (5).

[…]

 

1)    Rocco BUTTIGLIONE : Il pensiero di Karol Wojtyla, Jaca Book, Milano, 1982, 346 pp.

2)    « La pensée de Karol Wojtyla a surtout été, jusqu'à l'élection au pontificat, une philosophie de l'homme ”, que Buttiglione retrouve non seulement dans le philosophe mais dans le théologien et le poète ». Sapienza, Napoli, aprile-giugno 1983, p. 252. Nos soulignements.

3)    Rocco BUTTIGLIONE : La pensée de Karol Wojtyfa, collection Communio, Fayard, 1984, 432 pp.

4)    Communia, X, 1, janvier-février 1985, p. 75. Notre soulignement.

5)  Rocco BUTTIGLIONE : La pensée de K. Wojtyla. p. 39, note. Nos soulignements.

 

Page 31 :

 

En résumé :

 

- Le théosophisme steinérien enseigne un « christianisme » cosmique, adogmatique, évolutionniste et luciférien.

- KOTLARCZYK, le « maître et ami » de Karol Wojtyla, était un initié, un « mage théosophe », disciple de Rudolf Steiner.

- Karol WOJTYLA, déjà cardinal, écrit la préface d'un livre théosophique de son « maître et ami » Kotlarczyk : « L'art du mot vivant ».

- Il y a, donc, « des faits, des écrits des preuves », de l'initiation de Karol Wojtyla dans le théosophisme de Rudolf Steiner.

- Le théosophisme c'est la clef pour expliquer les nébuleux discours « humanistes », pleins de fatras, de Jean-Paul II.

- L'anthroposophisme détermine et explique ŒCUMÉNISME wojtyiien.

 

II. LA THÉOSOPHIE À ASSISE

 

Deux textes clef de hautes personnalités théosophiques - I'un d'eux, de Rudolf STEINER Lui-même - jettent une lumière méridienne, en raison des antécédents théosophiques de Karol Wojtyla, sur la véritable racine et la motivation de « l'œcuménisme » de Jean Paul II, œcuménisme qui a son apogée d'APOSTASIE à ASSISE 1986.

[…]

 

Pages 31-32 :

 

- Rudolf STEINER (1861-1925) :

 

Parmi les « opera omnia » de Rudolf Steiner - plus de cinquante volumes - on trouve des « commentaires » des Évangiles : trois ouvrages dédiés aux Synoptiques (Matthieu, Marc et Luc), avec chacun une dizaine de conférences ; deux ouvrages sur l’Évangile de Saint Jean et, finalement, un « Cinquième Évangile », fruit des « recherches » de Steiner lui-même, - « le 5e Évangile », - ouvrage qui présente une christologie radicalement occultiste » (1).

 

Parmi les conférences du Cycle dédié à l'Évangile de Marc, nous trouvons ce texte clef pour Assise :

 

« Was wird kommen, wenn sich die einzelnen Bekenner der verschiedenen Religionsysteme verstehen werden, wenn der Christ zum Buddhisten sagen wird : Ich glaube an deinen Buddha, - und wenn der Buddhist zum Christ sagen wird : Ich kann das Mysterium von Golgotha verstehen, wie du es selbst verstehst, - was wird kommen über die Menschheit, wenn so etwas allgemein werden wird ! Friede wird kommen über die Menschen, gegenseitige Anerkennung der Religionen. Und die muss kommen. Und die anthroposophische Bewegung muss sein ein solches gegenseitiges wahrhaftiges Erfassen der Religionen » (2).

 

(Qu'est-ce qui adviendra quand les fidèles individuels des différents systèmes religieux se comprendront ainsi, quand le chrétien dira au bouddhiste : je crois en ton Bouddha, et quand le bouddhiste dira au chrétien : je peux comprendre le mystère du Golgotha comme toi-même le comprends ? Qu'adviendra-t-il à l’humanité quand quelque chose de semblable deviendra commun ? La paix arrivera parmi les hommes, une reconnaissance réciproque des religions. Et celle-ci doit arriver. Et le mouvement anthroposophique doit constituer une telle authentique compréhension réciproque des religions).

 

Les faits sont des tyrans et parlent clair : l'inspiration théosophique de Karol Wojtyla explique ASSISE.

 

« Contra factum non valet argumentum » : Contre un fait l’argument ne vaut pas.

 

1 PANTHÉISME

 

« La théosophie, en matière théologique, est panthéiste : Dieu est tout, et tout est Dieu » (3).

 

2 - « DIEU » :

 

« Pour le théosophe, c'est à chacun de découvrir, par sa propre recherche métaphysique, le vrai visage de Dieu. Car Dieu est le nom secret de la vérité. C'est ce que proclame, de façon lapidaire, la devise de la Société Théosophique : “ il n'y a pas de religion plus élevée que la vérité ”, qui est aussi l'antique devise des Maharajahs de Bénarès » (4). […]

1)    Jean VAQUIE : La christologie de Rudolf Steiner, in : Bulletin de la Société Augustin Barruel. no 16 ; 111987, pp. 45-60, ici. p. 46.

2)    Rudolf STEINER : Markus, Domach, 1960, pp. 70-71. Cit. in : Lothar GASSMANN New Age. Kommt die Welteinheitsreligion ?

3)    Annie BESANT : Why I became a Theosophist, London 1891, p. 18. [Au sujet d’Annie Besant et de Helena Petrovna Blavatski, cliquez sur : Nous ne pouvons pas]

4)    J. LANTiER : La théosophie, C.A.L. (Grasset), Paris, 1970, p.254. Cit. in Marie-France JAMES : Les précurseurs de l'Ère du Verseau, éditions Paulines, Paris, 1985, p. 75. [Cf. également Léon de Poncins, La Dictature des Puissances Occultes, La F.:. M .:., d’après ses documents secrets, Éd. Gabriel Beauchesnes et ses Fils, Paris, 1934, Appendice I, Sociétés Secrètes extra maçonniques, La F .:.– M .:. et la Théosophie, pp. 271-292.]

 

Page 55 :

 

J'ai appris récemment que les élucubrations de M. Crombette ont été introduites en France par un Abbé Heyraud, du diocèse de Valence. Il avait annoncé la fin du monde en 1984 d'ailleurs et a eu la bonne idée de mourir à temps. Oh ! on pourrait en dire autant des visionnaires, du genre Marie d'Agréda ou Catherine Emmerich, qui prétendent avoir vu le Christ partir en voyage dans l'île de Chypre, en Chaldde, chez les Mages etc. etc. [Ces informations ne méritent aucune considération, car elles ne reposent sur aucun fondement digne d’être retenu. À notre connaissance Fernand Crombette n’a jamais annoncé la fin du monde en 1984, mais cela ne constitue pas un argument contre la valeur de ses travaux. Qu’en serait-il, par exemple, de saint Vincent Ferrier ? Quant à la « Cité Mystique de Dieu » écrite par la Vénérable Mère Marie de Jésus, abbesse de son monastère de l’Immaculée-Conception de la ville d’Agréda, il convient de rappeler qu’elle a reçu les éloges des plus célèbres prélats et théologiens de son temps et qu’elle a été magistralement analysée au XIXe siècle par Dom Guéranger, le célèbre abbé de Solesmes, qui n’y a trouvé également rien à redire. Elle est même citée par saint Louis-Marie Grignion de Montfort dans son « Traité de la vraie dévotion » au paragraphe 206, précisant qu’il s’agit « d’une sainte religieuse du siècle dernier, morte en odeur de sainteté, et qui l’a su par révélation » (a). Quant aux visions de Sœur Catherine Emmerich, la stigmatisée de Flamske, il faut bien reconnaître qu’on ne peut les prendre toutes comme venant de Dieu par l’intermédiaire de son ange gardien. Cependant nous ne doutons pas de la sainteté de cette âme dont la vie édifia toutes les personnes qui la connaissaient. Il ne faut quand même pas oublier que l’emplacement de la maison de la sainte Vierge après la crucifixion du Christ lui fut révélé et fut historiquement confirmé. Et bien d’autres choses encore ! Cliquer sur : Vie de N.S. Jésus-Christ par Catherine Emmerich.]  

a) Il s’agit de Marie d’Agréda (1602-1665), qui de fait parle d’une cession de ce genre dans son livre la « Cité Mystique de Dieu », Liv. 8e, ch. XVIII, n° 722, p. 573.

 

 

Dogme catholique :

Hors de l’Église, point de salut.

 

Pape Pie IX, Ad Episc. Italiæ, 10 août 1863, Denz., 1677 :

 

« Mais il ne faut pas oublier le dogme catholique que personne ne peut être sauvé hors de l’Église, les contumaces qui résistent à l’autorité ou aux définitions de l’Église et se séparent par leur mauvaise volonté de l’unité visible et du Pontife romain, auquel le Sauveur a confié la garde de sa vigne, obstinément séparés ne peuvent obtenir le salut éternel » : «  Sed notissimum quoque est catholicam dogma, neminem scilicet extra catholicam Ecclesiam posse salvari, et contumaces adversus eiusdem Ecclesiæ auctoritatem, definitiones, et ab ipsius Ecclesiae unitate atque a PETRI successore Romano Pontifice, cui vineæ custodia a Salvatora est commissa, pertinaciter divisos æternam non posse obtinere salutem ».

 

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L E S  P A R O L E S  D’U N  VRAI  P A P E

 

P. Daniel Bartolli, S. J., Histoire de S. Ignace de Loyola d’après des documents originaux, ouvrage cité ci-dessus, Tome premier, Préface de l’auteur,  p. XV :

 

Ainsi parle Urbain VIII dans la Bulle de canonisation de saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus :

« Un homme vraiment choisi par le Seigneur pour être leur chef afin qu’ils « portent son très saint nom devant les nations et les peuples et amènent les infidèles « à la vraie foi, réunissent les hérétiques à l’Église et défendent l’autorité de son Vicaire « sur la terre. » (« Vir vere, quem præelegerat Dominus, ut eorum dux foret qui portagerent ejus sanctissimum nomen coram gentibus et populis, et infideles ad veræ fidei cognitionem inducerent, et rebelles hæreticos ad illius unitatem revocarent, suique in terris vicarii auctoritatem defenderent. »)

 

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S. Jean, 3 : 5 :

 

« En vérité, en vérité, je vous le dis, répondit Jésus [à Nicodème], nul, s’il ne naît de l’eau et de l’Esprit [par le Baptême], ne peut voir le Royaume de Dieu. »

 

S. Marc, 16 : 15 :

 

« Et il [Jésus] leur dit : “ Allez par le monde entier prêcher l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné ”. »

 

Actes des Apôtres, 2 : 38 (prédication de l’apôtre saint Pierre, jour de la Pentecôte) :

 

« Et Pierre leur répondit : Faites pénitence, et que chacun de vous soit baptizé au nom de Jésus-Christ, en rémission de vos péchés, et vous recevrez le don de l’Esprit-Saint. »

 

Dom Guéranger, l’Année liturgique, le Dimanche dans l’octave de l’Ascension :

 

En attendant ce dénouement final des destinées de la race humaine, Jésus reçoit aussi du Père, en ce jour, l'investiture visible du pouvoir royal sur toutes les nations de la terre. Nous ayant tous rachetés au prix de son sang, nous sommes à lui ; qu'il soit donc désormais notre Seigneur. Il l'est en effet, et il s'intitule le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs (1). Les rois de la terre ne règnent légitimement que par lui, et non par la force, ou en vertu d'un prétendu pacte social dont la sanction ne serait que d'ici-bas. Les peuples ne s'appartiennent pas à eux-mêmes: ils sont à lui. Sa loi ne se discute pas ; elle doit planer au-dessus de toutes les lois humaines comme leur règle et leur maîtresse : « Les nations frémiront sous son sceptre, nous dit le Roi-prophète ; les peuples, pour lui échapper, méditeront de vains systèmes ; les princes de la terre se ligueront contre lui ; ils diront : Brisons son joug, et jetons-le loin de nous (2). » Inutiles efforts ! car, ainsi que nous le dit l'Apôtre, « il faut qu'il règne, jusqu'à ce qu'il ait mis tous ses ennemis sous les pieds (3) », jusqu'à ce qu'il apparaisse une seconde fois pour abattre la puissance de Satan et l'orgueil des hommes.

Ainsi donc, le Fils de l'homme couronné dans son Ascension doit régner sur le monde jusqu'à ce qu'il revienne. Mais, direz-vous, règne-t-il donc dans un temps où les princes confessent tenir leur autorité du mandat de leurs peuples, où les peuples séduits par ce prestige qu'ils nomment liberté ont perdu jusqu'au sens même de l'autorité ? Oui, il règne, mais dans la justice, puisque les hommes ont dédaigné d'être conduits par sa bonté. Ils ont effacé sa loi de leurs codes, ils ont accordé droit de cité à l'erreur et au blasphème ; alors il les a livrés à leur sens absurde et mensonger. Chez eux le pouvoir éphémère, que l'onction sainte ne rend plus sacré, échappe à tout moment aux mains qui s'efforcent de le retenir, et lorsque les peuples, après avoir roulé dans les abîmes de l'anarchie, essayent de le constituer de nouveau, c'est pour le voir crouler encore, parce que princes et peuples veulent se tenir en dehors du domaine du Fils de l'homme. Et il en sera ainsi, jusqu'à ce que princes et peuples, lassés de leur impuissance, le rappellent pour régner sur eux, jusqu'à ce qu'ils aient repris la devise de nos pères : « Le Christ est vainqueur ! le Christ règne ! le Christ commande ! Daigne le Christ préserver son peuple de tout malheur ! »

1)  Apoc. XIX, 16 ;

2)  Psalm. II, 3 ;

3)  I Cor. XV, 25.

 

Un implacable et irréfragable réquisitoire contre Jean-Paul II (Karol Vojtyla) : La béatification du monde (cf. S. Jean, 14 : 27, 30 ; Galates, 6 : 14 ; Apocalypse, 12 : 8-9 ; S. Jean, 15 :  16 : 33 ; 17 : 17 : 9, 14, 16 ; 3 : 5 ; S. Matthieu, 16 : 15-16 ; Romains, 12 : 2 ; I Corinthiens, 3 : 19 ; IIe Épître aux Thessaloniciens, 2 : 9-11) :

 

http://ddata.over-blog.com/0/46/19/78/LA-BEATIFICATION-DU-MONDE.pdf

 

ou : beamonde.htm

 

Ecclésiaste, I, 15 :

 

Perversi difficile corriguntur, et stultorum infinitus est numerus

(Les pervers se corrigent difficilement, et le nombre des insensés est infini).

 

Des millions d’ignorants ne font pas un génie ni moins encore un vrai Pape !

 

Résistance-Catholique.org : Lors de l’audience générale du 15 décembre dernier, au cœur du temps pénitentiel de l’Avent et après ses propos infâmes justifiant, « dans certains cas », l’usage du « préservatif » notamment par un « prostitué » (sic !), celui que le monde nomme Benoît XVI a franchi un pas supplémentaire dans l’abjection morale en présentant à des milliers de fidèles réunis dans la salle Paul VI du Vatican (et parmi eux, aux clercs, religieux mais aussi aux nombreux enfants présents !) un numéro d’acrobatie particulièrement scandaleux par son caractère provoquant et indécent. Les images parlent d’elles-mêmes… : Benoit XVI et les Chippendales

 

Soyons sérieux et lucides ! Ratzinger/Benoît XVI peut-il être le Vicaire suprême du Christ sur la terre ? On ne peut le penser un seul instant sans offenser le Verbe éternel du Père en lui attribuant un choix aussi exécrable.

Rien que nos citations devraient suffire pour convaincre les personnes sensées capables de discerner le vrai du faux en vertu du principe de contradiction (a) que Benoît XVI n’est qu’un faux pape apostat. L’aveuglement des esprits a atteint un tel paroxysme sur toute la terre qu’il nous contraint de soutenir avec l’Apôtre des nations que Dieu leur a envoyé « une influence qui les égare et les pousse à croire au mensonge » ou « celui qui est menteur depuis le commencement » et que « s’opère pleinement le mystère d’iniquité » (b), car il n’est pas nécessaire de boire l’eau de la mer toute entière pour savoir qu’elle est salée.

a)  Cf. Aristote (384-322 av. J.-C.), Métaphysique, livre G, 4, démonstration du principe de contradiction,  1006 a 5 ;

b)  IIe Epître aux Thessaloniciens, 2 : 11, 7 ; S. Jean, 8 : 44.

 

Sexe au Vatican

 

Sexe au Vatican : Enquête choc sur les dessous du Saint-Siège.

 

Sexe au Vatican est un livre révélations sur les mœurs des prêtres à Rome. Abus sexuels sur des religieuses, avortements forcés, chèques du Vatican pour acheter le silence des mères élevant des fils et filles de prêtres... L'auteur Carmelo Abbate dit tout ! Extraits :

Sexe au Vatican : Enquête choc sur les dessous du Saint-Siège | France Soir

 

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Karol Jozef Wojtyla [Jean-Paul II], un antichrist « béatifié » par les siens :

 

L’abbé Roméro (cf. son site et son blog cités infra) :Jean-Paul II

 

« Comme nous l’annonçions, Wojtyla (Jean-Paul II) sera prochainement « béatifié », et ce, en mai prochain [2011]. Nous avons pensé qu’il était nécessaire de rédiger et de publier une synthèse sur ce personnage ; loin d’avoir pratiqué des vertus naturelles et chrétiennes de façon héroïque (ce qui est reconnu pour un catholique déclaré bienheureux), Wojtyla fut ni plus ni moins un antichrist public qui a vigoureusement combattu contre l’Église catholique ». Cliquez sur :

 

http://ddata.over-blog.com/0/46/19/78/Jean-paul-II--l-antichrist-beatifie.pdf

 

Le CatholicaPedia Blog » Béatification de l’éclipse du soleil (De Labore Solis) Flux des commentaires

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Un signe de plus de la mise en place d’un gouvernement mondial qui veut effacer de la terre le nom de Dieu et de son Christ :

 

Édité par la Commission européenne et diffusé à plus de 3 millions d’exemplaires dans les écoles de l'UE, cet agenda mentionne les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives, etc. à l’exception des fêtes chrétiennes. Aucune trace de Noël ou de Pâques... :

http://www.christianophobie.fr/breves/la-commission-europeenne-sort-un-agenda-sans-noel-mais-avec-des-fetes-juives-musulmanes-hindoues-sikhs

 

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FIN DU MONDE PRÉSENT

ET

MYSTÈRES DE LA VIE FUTURE

Extraits

Par l’Abbé Arminjon

(1881)

 

fin du monde

 

DEUXIÈME CONFÉRENCE : DE LA PERSÉCUTION DE L’ANTÉCHRIST ET DE LA CONVERSION DES JUIFS.

 

I. AvÈnement et personnalitÉ de l’AntÉchrist.

 

La fin du monde [ ?] n'aura pas lieu avant que l’Antéchrist ait paru. Saint Paul l'annonce clairement. Épître aux Thessaloniciens. – L'Antéchrist sera‑t‑il un personnage réel ou un personnage allégorique ? L'Antéchrist sera juif. – Il naîtra d'une union illégitime. – Il sera immuablement rebelle à la grâce. – L'esprit mauvais le possédera entièrement. – Il condensera en sa personne la malice et les scélératesses de tous les tyrans et de tous les hommes pervers qui ont apparu depuis le commencement des temps. – Pourquoi Dieu permettra‑t‑il à cet homme de péché de prévaloir ? – Portrait de l'Antéchrist dans saint Jean chap. xii. – Faux miracles de l'Antéchrist. – Résurrections appa­rentes. – Feu descendu du Ciel. – Animation d'une statue. – Il supprimera les temps et la loi. – Défection générale. – Signe de la bête. – La déso­lation sera plus grande qu'aux jours néfastes de la grande révolution fran­çaise. – Durée du règne de l'Antéchrist. – Il n'atteindra que progressivement l'apogée de la toute‑puissance. – Nom de l'Antéchrist. – Les docteurs n'ont pu saisir la clef du chiffre énigmatique. – Ce nom restera ignoré jusqu'à l'avènement de la prophétie.

 

II. LES DEUX TÉMOINS HÉNOCH ET ÉLIE.

 

Tant que durera la prophétie des deux témoins, ils seront gardés par une force supérieure. – Efficacité de leurs prédications. – Leurs miracles. – Ils vaincront l'obstination des juifs, et les convertiront à celui qu'ils ont crucifié. – Le témoignage des deux témoins achevé, Dieu leur retirera la force dont il les avait investis. – Circonstances de la mort des deux témoins. – Le Seigneur Jésus tuera l'homme de péché par le souffle de sa bouche. – Après la chute de l'Antéchrist, l’Église catholique entrera dans une nouvelle ère de prospérité et de triomphe [il ne s’agit donc pas de la fin du monde, mais du règne glorieux et spirituel du Christ sur notre terre purifiée et renouvelée qui s’établira au septième millénaire, selon la doctrine de saint Irénée, évêque de Lyon].

 

III. PROXIMITÉ DE LA VENUE DE L'ANTÉCHRIST.

 

L'Antéchrist sera maître dit monde. – Les événements qui se dénouent à l'heure présente semblent avoir pour effet la préparation du milieu social où s'exercera sa domination. – Parmi ces événements il faut signaler les inventions actuelles. – La chute des natio­nalités qui prépare le règne de l'Antéchrist. – Le progrès de la maçonnerie qui est un signe de son avènement. – L'Antéchrist établira sa capitale à Jérusalem. – Prépondérance de plus en plus croissante du judaïsme. – Mouvement antisémitique en Allemagne. – Le juif est le mortel ennemi de toutes les races autres que la sienne. – Il est infusionnable. – Il ne cesse de croire à l'avènement de son Messie et il rêve la reconstruction de son temple. – Il règne déjà en Europe, tout annonce qu'il sera maître de l'univers dans peu de temps.

 

Rappelons qu’il est étymologiquement faux de qualifier un homme de race blanche d’antisémite, car tout homme de race blanche descend par définition et selon les Saintes Écritures de Sem, un des trois fils du patriarche Noé (a), et ne peut par conséquent s’opposer à lui-même ou à sa propre race.

a)  Cf. Genèse, 10 : 1.

 

 

IV. CARACTÈRES DE LA PERSÉCUTION DE L'ANTÉCHRIST.

 

Cette persÉcution sera gÉnÉrale et s’Étendra À toute la Terre. Elle sera inspirée par la haine directe de Dieu. – L'Antéchrist se fera rendre un culte de latrie. – La séduction qu'il exercera sera en quelque sorte irrésistible. – Il rebâtira le temple de Jérusalem détruit par Titus. – Il fera des miracles apparents qui fascineront les hommes. – La persécution de l'Antéchrist sera la plus sanglante de toutes celles qu'a subies le Christianisme. – À cause de la puissance et des moyens de destruction dont il sera pourvu. – À cause de la malice du démon, que Dieu déchaînera pour un temps. – L’Antéchrist fera apostasier la presque totalité de l'univers. – Il y aura une multitude de martyrs. – Tous les élus ne seront pas exterminés. – Cette horrible tempête fera disparaître tous les cultes faux. – Elle amènera la réalisation de la prophétie, erit unum ovile et unus pastor. – Il y a eu, dans la vie de l’Église, deux grands jours de triomphe où Jésus‑Christ a été acclamé comme Messie et comme Roi. – Le jour des Rameaux soir de la vie de l’Église. – Le royaume de Dieu devenu le royaume de Notre Seigneur et de son Christ.

 

Notre Dame de l’Apocalypse ou les secrets du Vatican (« Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist, et le monde est dans la consternation » : secret de La Salette) :

 

http://www.mondeinconnu.com/dossiers/alaune/complots-et-groupes-occultes/les-mensonges-du-vatican/images/favicon.ico ou

 

L’entrevue de Pierre Jovanovic accordée par le site « mondeinconnu.com » : jovamond.htm

 

« Notez que la mort en masse de très nombreux oiseaux, poissons et de mammifères a été observée depuis quelques mois déjà. Cependant, les récents évènements qui se sont produits simultanément montrent qu’un phénomène très inquiétant est à l’œuvre… Des articles en provenance de scientifiques sont actuellement en traduction. Ceux-ci exposent des changements observés par la NASA au niveau du champ magnétique terrestre et du processus de déplacement des pôles… » :

http://sosghosthunter.leforum.eu/t2136-De-plus-en-plus-de-morts-d-oiseaux-et-de-poissons-dans-le-monde-entier-a-ce-jour-est-ce-signe-de-la-fin-du-monde-2012.htm

 

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Ne soyons pas inquiets pour le lendemain !

 

S. Matthieu, VI, 25-26, 28-30, 32-34 :

 

« C’est pourquoi, je vous [le] dis : Ne soyez pas inquiets pour votre âme de ce que vous mangerez [ni sur ce que vous boirez], ni pour votre corps sur ce que vous revêtirez. L’âme n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps [plus] que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, car ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas, et ils n’amassent pas dans les greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous, ne valez-vous pas plus qu’eux ? […] Observez les lis des champs comment ils grandissent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un de ces [lis]. Or, si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est aujourd’hui et demain sera jeté dans un four, n’en fera-t-il pas bien plus pour vous, hommes de peu de foi ? […] En effet, les nations sont fort en quête de toutes ces choses – car votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela. Mais cherchez d’abord le Règne (de votre Père céleste) et sa justice ; et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne soyez pas inquiets pour le lendemain, car le lendemain aura ses inquiétudes à lui : à [chaque] jour suffit son mal. » (Cf. également S. Luc, XII, 22-31.)  

 

S. Marc, XI, 12-14, 20-24 :

 

« Et le lendemain, comme ils sortaient de Béthanie, il (Jésus) eut faim. Et voyant de loin un figuier, il vint [voir] si par hasard il y trouverait quelque chose. Et étant venu près de lui, il n’y trouva que des feuilles, — car ce n’était pas le temps des figues. Et prenant la parole, il lui dit : “Que jamais plus personne ne mange de toi un fruit !” Et ses disciples entendaient. […] Et en passant, de bonne heure, ils virent le figuier desséché depuis sa racine. Et Pierre, se souvenant, lui dit : “Rabbi, vois : le figuier que tu as maudit est desséché.” Et Jésus répondant, leur dit : “Ayez foi en Dieu. En vérité, je vous dis que celui qui dirait à cette montagne : "Lève-toi et jette-toi dans la mer", et qui n’hésiterait pas dans son cœur mais croirait que ce qu’il dit arrive, cela lui arrivera. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez obtenu, et cela vous arrivera. » (Cf. également S. Luc, XVII, 6.)

 

S. Jean, XIV, 1-21 :

 

« Que votre cœur ne se trouble pas : croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures. S’il n’en était pas ainsi, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et quand je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis vous soyez aussi. Et [pour aller] où je vais, vous savez la voie. » Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas ; comment connaîtrions-nous la voie ? » Jésus lui dit : « Je suis la Voie, et la Vérité, et la Vie : personne ne vient au Père si ce n’est par moi. Si vous m’avez connu, vous connaîtrez aussi mon Père ; dès à présent, vous le connaissez, vous [l’] avez vu. » Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. » Jésus lui dit : « Depuis si longtemps, je suis avec vous, et tu n’es pas arrivé à me connaître, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment peux-tu dire : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même. Mais mon Père qui demeure en moi, fait lui-même les œuvres. Ne croyez-vous point que je suis dans mon  Père, et que mon Père est en moi ? Croyez-le au moins à cause de mes œuvres. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi lui-même les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes encore, parce que je m’en vais à mon Père. Et quelque chose que vous demandiez à mon Père en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Paraclet (Défenseur), pour qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera au milieu de vous, et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserez point orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps, et le monde ne me verra plus. Mais vous, vous me verrez, parce que je vis et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis dans le Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime. Or celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

 

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D’après la synopse grecque, le rassemblement des Élus (des justes), saint Luc, XVII, 34-37 :

 

« Je vous [le] dis, cette nuit-là deux seront sur la même couche : l’un sera pris [enlevé], l’autre sera laissé [laissé-pour-compte, délaissé, abandonné aux vautours] ; deux [seront] dans les champs : un sera pris, l’autre laissé. » Et prenant la parole, ils lui dirent : « Où ? Seigneur. » Alors il leur dit : « Où sera [restera] le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » [Cf. Contre les hérésies, Saint Irénée, évêque de Lyon, Livre V, IIIe Partie, 27, 1.]

 

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Le monde chrétien a trahi Jésus en tant que Dieu, Créateur et Seigneur, Rédempteur et Sauveur du monde, en l’expulsant non seulement de la vie publique, mais encore en le négligeant ou en l’ignorant avec dédain, car  sa royauté exige que toutes nos institutions se règlent sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens (cf. l’Encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925 de S. S. Pie XI instituant la fête de la Royauté du Christ – cliquez sur : Encyclique Quas Primas).

 

Apocalypse, 3 : 14-16 :

 

« Ainsi parle L’Amen (Amhn), le Témoin fidèle et vrai, le Principe des œuvres de Dieu : “ Je connais ta conduite : tu es ni froid ni chaud. Que n’êtes-vous ou froid ou chaud ! Mais parce que vous êtes tiède, et que vous n’êtes ni froid ni chaud, je suis prêt de te vomir de ma bouche.” [Menace eschatologique.]

 

La tiédeur actuelle du monde chrétien aveuglé et obnubilé par le chant des sirènes (a) ou par la publicité mensongère, stupide et souvent obscène, d’une télévision corrompue qui incite constamment les téléspectateurs aux infidélités conjugales, à l’adultère et à la fornication (b) (sans parler des scènes de violence qui foisonnent) , et séduit par la surabondance des nourritures terrestres où domine les jouissances de la chair, ce monde, s’il ne vient à résipiscence (c), s’achemine fatalement et inéluctablement vers son éternelle perdition (d).

Certaines personnes accusent le réseau internet d’être responsable de tous les fléaux de notre société, et tout particulièrement de la montée de la violence dans les écoles. Cette attitude nous laisse subodorer leur intention de supprimer une mine d’informations qui risquent de gêner ceux qui nous gouvernent et qui veulent nous conduire à leurs fins mauvaises (e). En réalité, ce réseau mondial ne corrompt que ceux qui le veulent. Le meilleur et le pire s’y trouvent et c’est à chacun de nous de choisir ce qui nous plaît ou ce qui nous convient dans nos recherches. La télévision, quant à elle, à quelques rares exceptions près, ne nous donne pas ce choix, mais nous afflige continuellement d’informations manifestement orientées et toujours imprégnées d’un naturalisme absolu et d’évolutionnisme dont la secte des Francs-maçons se targue (f). Et le pourrissement moral et spirituel s’en va crescendo sur toute la terre ou se répand comme un gigantesque raz de marée qui aurait été provoqué par une énorme masse jetée dans la mer.

a)  Cf. le 12e chant de l’Odyssée d’Homère (« c’est à toi d’en délibérer en ton cœur ») ;

b)  Cf. S. Marc, 10 : 11 ; 7 : 21 ; S. Matthieu, 19 : 12 ;

c)   Apocalypse, 3 : 19 ;

d)  Cf. S. Jean, 17 : 9 (prière du Verbe incarné) ;

e)  Cf. S. Ignace de Loyola, Exercices spiriruels, § 334 ;

f)    Cf. l’encyclique Humanum Genus du pape Léon XIII.

 

 

Alerte au monde : avertis.htm

 

S. Jean, 11 : 21-27 :

 

« Marthe dit donc à Jésus : “ Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ; maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.” Jésus lui dit : “ Ton frère ressuscitera.” Marthe lui dit : “ Je sais qu’il ressuscitera lors de la résurrection au dernier jour.” Jésus lui dit : “ Je suis la Résurrection et la Vie : celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra. Le crois-tu ? ” Elle lui dit : “ Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui viens dans le monde ”. »

 

ID., 8 : 58 :

 

« Jésus dit aux Juifs : “ En vérité, en vérité, je vous dis : avant qu’Abraham fût, JE SUIS ”.

 

Exode, 3 : 14 :

 

« Dieu dit alors à Moïse : “ Je suis celui qui suis”. Et ajouta : “ Voici en quels termes tu t’adresseras aux enfants d’Israël : “ ‘JE SUIS’ m’a envoyé vers vous ”.»

 

S. Jean, 6 : 40 et 44 :

 

« Car telle est la volonté de mon Père que quiconque voit le Fils et croit en Lui possède la vie éternelle. Et le ressusciterai au dernier jour. […] Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

 

Psaumes, I : 1-3 :

 

« Pourquoi ces nations en tumulte, ce vain grondement de peuples ? Les rois de la terre se lèvent, les princes conspirent contre Dieu et son OINT [i.e. le CHRIST Jésus, le Fils de David]. » (Cf. Daniel, 2 : 44.)

 

Sermon de saint Léonard de Port Maurice (1676 - 1715) sur le nombre des élus :

http://www.a-c-r-f.com/documents/St_LEONARD_PORT-MAURICE-Sermon_nombre_elus.pdf

 

Jésus : « Mon fils, si tu te damnes, tu n’as à te plaindre que de toi : Perditio tua ex te ».

 

Saint Matthieu, 7 : 13-14 :

 

« Entrez par la porte étroite ; parce que large est la porte et spacieuse la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte et resserré le chemin qui conduit à la vie, et qu’il en est peu qui la trouvent ! »

 

Un Catholique français (Fernand CROMBETTE ― 1880-1970), introduction à son dernier ouvrage (cf. « Si le monde savait … », Noël Derose, Ceshe, page 95 :

 

« La solution de facilité adoptée par la généralité des interprètes de la Bible et consistant à poser en principe qu’il ne fallait pas la prendre au pied de la lettre mais s’en remettre à la science du soin de découvrir l’origine du monde et de l’homme, n’avait paru supprimer les difficultés qu’en substituant à l’Écriture divinement inspirée toutes les hypothèses hasardeuses sorties du cerveau des savants : l’humain prenait la place du divin [le culte de l’homme !]. Nous étions en plein modernisme [de Pacelli/Jean XXIII (1) à Ratzinger/Benoît XVI], s’étendant progressivement à presque toute l’Église [« Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » et « l’Église est éclipsée, le monde dans la consternation » (il fallait donc bien que cela se produisît un jour ou l’autre — et c’est le moment où jamais !)] par un enseignement généralisé. […] Notre souffrance intellectuelle et morale devant cette situation était devenue angoissante. Notre foi se révoltait devant une trahison livrant la place aux ennemis de l’Église. Nos conversations avec des clercs nous montraient les progrès effrayants faits dans leurs rangs par les théories modernistes, et le mal s’aggravant à la montée de chaque génération successive accédant ensuite à des postes de plus en plus élevés et leur action néfaste ne cessant par suite de s’accroître [et il n’y a aucune raison pour que cet accroissement s’arrête, à moins d’une intervention “ fracassante ” de Dieu, Trine et Un, c’est-à-dire trois fois Saint]. Une activité tout extérieure remplaçait l’étude des questions capitales de principe, comme si la foi ne devait pas être l’inspiratrice de toute action chrétienne. Est-ce que les ecclésiastiques allaient pouvoir continuer impunément à employer leurs forces à ruiner l’Écriture Sainte ? Est-ce qu’il ne se trouverait pas quelqu’un pour relever le gant et engager la lutte contre leurs excès ? Pour démontrer qu’il ne se pouvait pas que Dieu eût menti ? » (Voir l’excellent ouvrage de Noël Derose intitulé « Si le monde savait… », Fernand Crombette, 1880-1970, sa vie, son œuvre, cliquez sur : Catalogue > Liste et sur :

Présentation du CESHE et de Fernand Crombette.)

1)  Preuves que Jean XXIII était un antipape et le Concile Vatican II un pseudo Concile : http://www.a-c-r-f.com/principal.html

 

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Un Catholique français (Fernand Crombette), La Révélation de la Révélation, Tome I, Ceshe, 1969, pages 201, 203 et 204 :

 

« […] Voici maintenant, sur le Déluge universel, l’opinion d’un savant géologue catholique [Pierre Termier, 1859-1930] (1) donnée à l’article « Terre » du Dictionnaire apologétique de la Foi catholique, de d’Alès : […]. Le récit de Termier est fortement teinté de modernisme ; il déclare catégoriquement que l’universalité du Déluge n’est ni imposée par l’Écriture ni par la Tradition de l’Église. […] Évidemment, supprimer l’objet de la foi est un moyen commode de supprimer le conflit entre la science et la Foi, mais c’est justement en cela que consiste l’hérésie du modernisme. […] Termier a visiblement substitué sa conception scientiste personnelle du phénomène au récit mosaïque et, au fond, à changer totalement la nature des faits.

« Que le Dictionnaire apologétique de la Foi catholique de d’Alès, document supervisé en haut lieu, ait accueilli sans broncher de telles déformations, tendrait à montrer que c’est maintenant la généralité de l’Église qui est moderniste, et que, si Dieu n’y met sa grâce, il sera pratiquement impossible de remonter le courant et de revenir à la vérité [l’avenir a donné raison à Fernand Crombette : il n’est en effet plus possible de remonter le courant moderniste qui a fini par envahir le monde catholique avec la complicité de ceux qui auraient dû y mettre un terme par des mesures appropriées que l’on retrouve dans l’encyclique Pascendi du pape saint Pie X et dans son Serment anti moderniste que Montini/Paul VI s’empressa de supprimer en 1967. Cette crainte de Fernand Crombette fut d’ailleurs confirmée par ce que le pape Léon XIII entendit le 13 octobre 1884 au cours d’une extase et d’un dialogue qui s’engagea entre lui et Satan (Cf. le secret de La Salette : « l’Église sera éclipsée, le monde dans la consternation, Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (il fallait donc bien que cela se produisît un jour ou l’autre — et c’est le moment où jamais !) : Les fidèles]

1)  Termier, Mélanges, p. 151 et s., Desclée, De Brouwer, Paris, 1932.

 

Rien ne nous autorise cependant à affirmer que les traductions de Fernand Crombette sont intégralement dénuées d’erreurs, voire d’hérésies ou de choix imprudents et audacieux (1), car nous n’avons pas le droit de nous substituer au jugement de l’Église qui se manifestera  lorsque celle-ci apparaîtra de nouveau avec toutes ses prérogatives et plus belle que jamais pour dirimer ou trancher infailliblement certains points de doctrine susceptibles d’altérer le dépôt intangible de la foi, - ce qui était d’ailleurs son vœu le plus cher (2).

1)  Par exemple la pré-création originelle des âmes de Jésus et de sa très sainte Mère. – Cf. « La Révélation de la Révélation », le Décalogue, Exode, chapitre XX, verset 2 ; Après le déluge, la Genèse, IX, 28-29, et la description sommaire du sceau rituel hittite ; « La Genèse à redécouvrir », La très sainte Vierge à l’honneur, Proverbes, chapitre VIII. Cf. le Cantique des cantiques, 4 : 7, 12-15 ; Apocalypse, 12 : 1-2.

2)  Noël Derose, « Si le monde savait … », Fernand Crombette, sa vie, son œuvre, Diffusion Pierre Téqui, 1995, cf. les pages 64, 66-67, 322-323.

 

Quand nous parlons de plusieurs choix possibles, nous n’inventons rien, car ces choix sont inhérents à la méthode Crombette. Cette méthode exige également plusieurs découpages possibles des mots hébreux traduits en syllabes coptes qui ont même des significations différentes (cf. par exemple le mot Kôl). Les auteurs du « Petit guide pratique » (Réf. : 2002.01.05) en sont d’ailleurs eux-mêmes conscients au point d’avouer : « C’est le sens général ou le contexte qui dicte la voie, mais il faut un peu de flair parfois ». Tout le monde ne s’appelle pas Fernand Crombette et ne possède pas les dons très particuliers qu’il a reçus providentiellement (cf. pages l et m). Il y a chez cet homme une prédétermination réglée par une foi vive.

 

Après avoir lu, relu et analysé le tome 2 de « La Révélation de la Révélation », nous nous posons la question : Comment les animaux en sortant de l’arche de Noé ont-ils pu « s’en aller sur la face de la terre pour qu’elle soit convenablement remplie » (p. 309), puisque celle-ci avait été « mise en pièces »  (p. 294) et perdu sa forme originelle de « calotte sphérique » (p. 233) ? Cependant, la dislocation de la terre durant le déluge ayant été scientifiquement prouvée par les cartes de Fernand Crombette, nous sommes bien contraints de conclure que certains animaux, à l’exception des animaux ailés et marins, ont du prendre place à bord des bateaux construits par les hommes qui ont progressivement peuplé la terre pour être transportés sur les continents séparés et « remplir convenablement la face de la terre ».

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes, Le Mercredi de la Pentecôte, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

« […] Demain nous parlerons de ce que fait l'Esprit-Saint pour le maintien de la foi une et invariable dans tout le corps de l'Église ; arrêtons-nous aujourd'hui à le considérer comme principe d'union extérieure par la subordination volontaire à un même centre d'unité. Jésus avait dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » ; mais Pierre devait mourir. La promesse n'avait donc pas pour objet sa personne seulement, mais toute la suite de ses successeurs jusqu'à la fin des siècles. Quelle étonnante et énergique action du divin Esprit produit ainsi, anneau par anneau, cette dynastie de princes spirituels arrivée à son deux cent soixante-troisième Pontife, et devant se poursuivre jusqu'au dernier jour du monde ! Aucune violence ne sera faite à la liberté humaine ; le divin Esprit lui laissera tout tenter; mais il faut cependant qu'il poursuive sa mission. Qu'il y eût une vacance de 4 ans sur le Siège apostolique, qu'il s'élève des antipapes, soutenus par la faveur populaire des uns, et la faiblesse des autres, qu'un long schisme rende douteux la légitimité de plusieurs Pontifes, l'Esprit-Saint laissera s'écouler l'épreuve, il fortifiera, pendant qu'elle dure, la Foi, l'Espérance et la Charité des fidèles ; enfin, au moment marqué, il produira son élu, et toute l'Église réelle le recevra avec acclamation. »

 

Bien que nous recommandions la consultation du site internet du CESHE, afin d’éviter toute ambiguïté, nous devons préciser que nous n’adhérons pas pour autant à certains articles de la revue « Science et Foi » qui laissent parfois planer un doute sur les analyses, les calculs et les découvertes de Fernand Crombette, et qui expriment par ailleurs leur attachement à l’antipape Ratzinger/Benoît XVI dont les écrits renferment des hérésies notoires et incontestables, — ce dont notre site apporte amplement la preuve par des citations que tout le monde peut vérifier et constater. Il y a là un manque d’intelligence, de bon sens, voire de foi, ce qui, pour nous, relève du mystère d’iniquité, un des signes des derniers temps (a). Notons que cette revue, à notre connaissance, ne cite jamais l’apparition du 19 septembre 1846 de Notre-Dame à La Salette, ni ses révélations communiquées à Sœur Marie de la Croix, Tertiaire de St Dominique, née Calvat, et à Maximin, son petit compagnon, ni moins encore le fameux secret qui nous révèle que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » et que « l’Église aura une crise affreuse » et « sera éclipsée, le monde dans la consternation ». N’est-ce pas là significatif ? Quant aux écrits de Maria Valtorta dont le CESHE fait la publicité (b), c’est vraiment une plaisanterie, car ils sont incontestablement le fruit de son imagination. Il suffit de lire quelques lignes pour en prendre conscience. Voyez ci-dessous un bref extrait de ses prétendues révélations pour vous en donner une petite idée. En ce qui concerne la pensée d’Einstein sur la « dégravitation » et sur l’éther (c), nous refusons catégoriquement et absolument de lui prêter le moindre crédit, car cela reviendrait à lui conférer une autorité qui n’est pas justifiée et que Fernand Crombette lui a dénié en ayant dénoncé et magistralement prouvé son imposture scientifique dans le premier tome de son ouvrage intitulé « Galilée avait-il tort ou raison ? », jusqu’à se poser la question : « Einstein un génie mathématique ? » et de répondre : « Non, le génie de l’erreur et du bouleversement ».

a)  Cf. II Thessaloniciens, 2 : 7. — Nous n’en dirons pas plus là-dessus. Notre présent site s’est s’est suffisamment étendu sur ce sujet et l’abbé Palladino également par une analyse magistrale dans son « Petrus es tu ? ». Cliquez sur : satisfaction

b)  Cf. Menu, Link.

c)   Cf. « Science & Foi », n° 96 – juillet 2010, L’Antigravitation, p. 43, 2e colonne ; « Si le monde savait … », Noël Derose, p. 288, note 1 et p. 299, « Il est donc possible » (Ténèbres – Grande – Inoccupé — Consistant – Prendre fin – Système).

 

Maria Valtorta, L’Évangile tel qu’il m’a été révélé, Tome 2e, Jésus tenté par le diable au désert :

 

«  […] L'œil de Satan est un double poignard qui vous perce et vous brûle. Il s’approche de Jésus : “ Tu es seul ? ”. Jésus le regarde sans répondre. “ Comment es-tu arrivé ici ? Tu t’es perdu ? ” Jésus le regarde de nouveau et se tait. “ Si j’avais de l’eau dans ma gourde, je t’en donnerais. Mais je n’en ai pas. Mon cheval est crevé et je me dirige à pied vers le gué. Là je boirai et je trouverai quelqu’un qui me donne un pain. Je connais la route. Viens avec moi, je te conduirai. ” Jésus ne lève plus les yeux. “ Tu ne réponds pas ? Sais-tu que si tu restes ici tu vas mourir ? Déjà le vent se lève. Il va y avoir la tempête. Viens.”  Jésus serre les mains dans une muette prière. […] » [Tout le reste est de la même veine. Nous nous demandons comment il est possible de croire à de telles puérilités. Comme si les Saintes Écritures ne nous suffisaient pas ! Comment donc ont procédé les Pères de l’Église et tous les exégètes ? Les Exercices spirituels de saint Ignace, l’Imitation de Jésus-Christ et le traité Contre les hérésies de saint Irénée nous offrent trois exemples de poids. Aucun fervent catholique respectueux de la parole de Dieu ne peut se permettre d’ajouter (apponere) aux Écritures quoi que ce soit de son cru (cf. Apocalypse, 22 : 18).]

 

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« ROME A PERDU LA FOI ET DEVIENDRA

 LE SIÈGE DE L’ANTÉCHRIST » ET

« L’ÉGLISE EST ÉCLIPSÉE,

LE MONDE DANS LA CONSTERNATION. »

 

MONTINI/PAUL VI ET LE PSEUDO VATICAN II

 

LES AMIS DU CHRIST ROI DE FRANCE

 

http://www.a-c-r-f.com/principal.html

 

Conférence du Père Simon sur Montini « Essai sur la mentalité de Paul VI » donnée à Écône devant Mgr Lefebvre.

Le R.P. L-M Simon, ancien professeur de théologie dans les universités romaines, collaborateur du Père Barbara dans Forts dans la Foi, appartenait à la congrégation des Oblats de Marie Immaculée (OMI).

 

R.P. L-M Simon OMI, Conférence sur Montini-Paul VI - Télécharger

 

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L E S   J E U X   S O N T   F A I T S

 

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LETTRE D’INFORMATIONS ÉCONOMIQUES STRATÉGIQUES INTERNATIONALES (LIESI), Numéro 233, 30 juin 2011 (extraits) :

 

Où est le hasard dans la faillite des États ?

 

James Paul Warburg était l'héritier d'une famille de banquiers juifs de Hambourg, mais aussi membre éminent du nébuleux et rockfellerien Council on Foreign Relations. Sa déclaration faite en 1950 est le fruit d'une initiation à un programme couché sur papier par le sommet du cartel bancaire dans un document très bien analysé par Alexandre Soljenitsyne : Les Protocoles (1).

Il y a bien évidemment un rapport entre ce groupe de personnages occultes et le document rédigé par Albert Pike, quelques années seulement avant la divulgation des Protocoles. Avec la lettre de Pike annonçant trois guerres mondiales (pour introduire le Nouvel Ordre Mondial du Prince de ce monde), et Les Protocoles décortiquant le processus d'introduction du Nouvel Ordre Mondial, on voit bien que le Comité X et le cartel bancaire sont intimement liés et qu'il y a bien, au sein du cartel, un « pion » qui fait la navette avec l'échelon supérieur, nourri d'une mystique luciférienne. Inutile de tourner autour du pot : le Nouvel Ordre Mondial, c'est le règne de l'Antéchrist dont parle la sainte Écriture. Dans cette logique de ruine des peuples et des États, faut-il s'étonner des consignes passées par les loges maçonniques aux politicards laïcards d'introduire des réformes impliquant le démantèlement systématique de la famille, noyau de la société chrétienne ? Qu'il faut être naïf pour croire que ce débat sur le mariage homosexuel (avec le droit d'élever des enfants) à l'heure présente soit sans arrière pensée ! Rappelons que la technique de l'utérus artificiel est en bonne voie de mise au point sur animaux. Elle dispensera de devoir recourir à une « mère » porteuse (il y a là un mot de trop, qui jure dans le paysage) aujourd'hui nécessaire à partir du 14eme jour après la fécondation in vitro. Le « Meilleur des Mondes » est proche !

1)    Voir le numéro 209 de LIESI du 30 juin 2010.

 

N° 239 de la Lettre d’Informations Economique Stratégiques Internationales (LIESI) du 30 sept. 2011, p. 5, 1re colonne :

 

« Les dirigeants (affichés) américains gèrent un chaos dans l’instant, tout en mettant en place un chaos en chaîne qui deviendra absolument HORS DE CONTROLE. Comme ce scénario correspondant précisemment au Plan Pike, on ne peut que craindre un rapprochement entre les événements géopolitiques, monétaires et religieux. Les documents rédigés par Albert Pike sous la dictée du Grand Architecte de l’Univers, annoncent bien l’ASSISE des extraterrestres (c’est-à-dire les démons) sur les centres des religions monothéistes. N’oublions pas que Nouvel Ordre Mondial et religion cosmique sont inséparables. » [cf. Blavatsky, New Age, Maitreya (Partage international) et consorts.]

 

« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial ». (David Rockefeller). Plus de quarante ans avant cette déclaration, James Paul Warburg (1896-1969), officier de l’OSS et membre du CFR, affirmait le 7 février 1950, devant le Sénat des Etats-Unis :

« Nous aurons un gouvernement mondial, que nous le voulions ou non. La seule question est à savoir si le Gouvernement Mondial sera instauré par l’adhésion, ou par la conquête. »

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Pierre Hillard, dans sa série de conférences de Toulon (2010), nous apporte magistralement les preuves que le gouvernement mondial a bel et bien été préparé depuis belle lurette ! – Cliquez sur :

 

Dailymotion - Pierre HILLARD conférence de Toulon (2010) 1sur4 - une vidéo Actu et Politique

 

Les pions sur l’échiquier du monde sont en place - Vers la victoire inéluctable du mondialisme :

 

Dailymotion - Pierre HILLARD - Vers du victoire du mondialisme ? - une vidéo Actu et Politique

 

Le MES ou le Mécanisme Européen de Stabilité (financière) : super commission sans contrepoids pour favoriser la dictature qui se prépare et rendra vaine le pouvoir des gouvernements européens et dérisoires les campagnes électorales des uns et des autres (Preuve établie par les articles 8-10, 27 et 30) :

 

http://www.consilium.europa.eu/media/1216793/esm%20treaty%20en.pdf

 

Traduction : Google Traduction

 

 

Effondrement du système monétaire mondial (analyse de Pierre Jovanovic) :

 

Dailymotion - Pierre Jovanovic Journaliste l'origine de la crise Partie 1 - une vidéo Actu et Politique

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Psaumes, 103 : 5 et 30 :

 

« (Dieu) Qui avez fondé la terre sur sa base : elle ne sera pas ébranlée dans les siècles des siècles. […] Vous enverrez votre Esprit et ils seront créés ; et vous renouvellerez la face de la terre. »

 

Le Livre d’Hénoch, Traduit sur le texte éthiopien, par François Martin, Professeur de langues sémitiques à l’Institut Catholique de Paris, Letouzey et Ané, Éditeurs, 76, rue des Saints-Pères, 1906, chapitre XLV, versets 4 et 5, pp. 93-94 :

 

«  En ce jour, je ferai habiter mon Élu au milieu d’eux, et je transformerai le ciel, et je le ferai bénédiction et lumière pour l’éternité. Et je transformerai l’aride et je la ferai bénédiction ; et j’y ferai habiter mes élus ; mais ceux qui ont commis le péché et le crime ne la fouleront pas. »

 

ID., chapitre LI, verset 5, p. 105 :

 

«  Leur visage brillera de joie, parce que, en ces jours, l’Élu se lèvera ; et la terre se réjouira, et les justes l’habiteront, et les élus marcheront et se promèneront. »

 

Ézéchiel, 33 : 10-11 :

 

« Toi donc, fils d’un homme, dis à la maison d’Israël : C’est ainsi que vous avez parlé, disant : Nos iniquités et nos péchés sont pour nous ; nous y séchons, comment donc pourrons-nous vivre ?

« Dis-leur : Je vis, moi, dit le Seigneur Dieu ; je ne veux pas la mort de l’impie, mais que l’impie se détourne de sa voie et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous de vos voies très mauvaises ; et pourquoi mourrez-vous, maison d’Israël ? »

 

L’admirable et exemplaire charité de saint Irénée, évêque de Lyon :

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. III, Conclusion :

 

25. 7. Quant à nous, nous prions pour qu'ils ne demeurent pas dans la fosse qu'ils se sont creusée eux-mêmes, mais qu'ils se séparent d'une telle Mère, qu'ils sortent de l'Abîme, qu'ils quittent le vide et qu'ils abandonnent l'ombre; qu'ils soient engendrés comme des enfants légitimes en « se convertissant » à l'Église de Dieu ; que le Christ « soit formé » en eux ; qu'ils « connaissent » le Créateur et l'Auteur de cet univers, seul vrai Dieu et Seigneur de toutes choses. Telle est la prière que nous faisons pour eux : nous les aimons de la sorte plus efficacement qu'ils ne croient s'aimer eux-mêmes. Car notre amour, parce qu'il est vrai, leur est salutaire, si du moins ils veulent l'accepter. Il ressemble au remède austère qui ronge les chairs étrangères et superflues formées sur la blessure : il évacue leur orgueil et leur enflure. C'est pourquoi nous tenterons, de toutes nos forces et sans nous lasser, de leur tendre la main.

Nous remettons au prochain livre le soin d'apporter les paroles du Seigneur pour compléter ce qui vient d'être dit, avec l'espoir que plusieurs d'entre eux, lorsqu'ils auront été réfutés par l'enseignement même du Christ, se laisseront persuader de quitter une telle erreur et de renoncer à ce blasphème proféré contre leur Créateur, qui est tout à la fois le seul Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

 

ID., ibid., Livre IV, Préface :

 

Pr. 1. En t’envoyant cher ami, ce quatrième livre de notre  ouvrage « Dénonciation et réfutation de la Gnose au nom menteur», nous allons, comme nous l'avons promis, confirmer par les paroles du Seigneur ce que nous avons dit précédemment. Puisses-tu par là, comme tu l'as demandé, recevoir de nous de toute part des ressources pour confondre tous les hérétiques ! Et puissent-ils eux-mêmes, ainsi refoulés de toute manière, ne pas s'enfoncer au loin dans l'« abîme» de l'erreur ni se noyer dans l'océan de l'ignorance, mais, revenant au port de la vérité, en obtenir le salut !

Pr. 2. Quiconque veut les convertir doit connaître exactement leurs systèmes : impossible de guérir des malades, si l'on ignore le mal dont ils souffrent. Voilà pourquoi nos prédécesseurs, pourtant bien supérieurs à nous, n'ont pu s'opposer de façon adéquate aux disciples de Valentin : ils ignoraient leur système. Ce système, nous te l'avons fait connaître avec toute l'exactitude possible dans notre premier livre. Nous y avons montré, de surcroît, que leur doctrine est la récapitulation de toute hérésie : c'est pourquoi aussi, dans notre second livre, nous les avons pris pour cible de toute notre réfutation, car ceux qui s'opposent à de telles gens comme il convient s'opposent à tous les tenants d'opinions fausses et ceux qui les réfutent réfutent toute hérésie.

 

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Aristote (384-322 av. J.-C.), Métaphysique, livre B, 1, énoncé des apories (difficultés), 995 a 25 : 

 

« Il est nécessaire, en vue de la science que nous cherchons, de nous attaquer, en commençant, aux difficultés (aporia) qui doivent d’abord venir en discussion. J’entends par là, à la fois, les opinions, différentes de la nôtre, que certains philosophes ont professées sur les principes, et, en dehors de cela, tout ce qui a pu, en fait, échapper à leur attention. Or, quand on veut résoudre une difficulté, il est utile de l’explorer d’abord soigneusement en tous sens, car l’aisance où la pensée parviendra plus tard réside dans le dénouement des difficultés qui se posaient antérieurement, et il n’est pas possible de défaire un nœud sans savoir de quoi il s’agit. »

 

ID., ibid., livre G, 4, démonstration du principe de contradiction (a), 1006 a 5 :

 

« Quelques philosophes réclament certes une démonstration même pour ce principe, mais c’est une grossière ignorance : c’est de l’ignorance, en effet, que de ne pas distinguer ce qui a besoin de démonstration et ce qui n’en a pas besoin. Or il est absolument impossible de tout démontrer : on irait à l’infini, de telle sorte que, même ainsi, il n’y aurait pas de démonstration. »

a)  Il est impossible que le même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps, au même sujet et sous le même rapport.

 

ID., ibid., livre G, 4, démonstration du principe de contradiction, 1008 b 10 :

 

« Mais si tous sont dans l’erreur et dans la vérité, il ne peut s’agir, pour un être se trouvant dans cet état, ni de proférer un son, ni de dire quelque chose d’intelligible, car, en même temps, il dit une chose et ne la dit pas. S’il ne forme aucun jugement, ou plutôt si, indifféremment, il pense et ne pense pas, en quoi différera-t-il des plantes ? »

 

ID., ibid., livre G, 5,  critique du relativisme de Protagoras [cf. Pirandello],  1009 a :

 

« De plus, ces philosophes (Épicharme et Xénophane), voyant que toute cette nature sensible était en mouvement, et qu’on ne peut juger de la vérité de ce qui change, pensèrent qu’on ne pouvait énoncer aucune vérité, du moins sur ce qui change partout et en tous sens [cf. l’évolutionnisme de Darwin]. Cette manière de voir s’épanouit dans la plus radicale de toutes les doctrines que nous avons mentionnées, qui est celle des philosophes se disant disciple d’Héraclite, et telle que l’a soutenue Cratyle ; ce dernier en venait finalement à penser qu’il ne faut rien dire, et il se contentait de remuer le doigt […]. »

 

L’athéisme est une doctrine insensée qui révèle chez ses apologistes une rationalité totalement détachée du réel (a) et une intelligence incapable de saisir les formes universelles ou absolues (« formas absolutas ») à l’aide de leurs sens (« viam sensus »), ce qui fait cependant la raison d’être de l’homme et nous sépare de l’espèce animale (b).

a)  Pensée déréistique, mode de pensée fréquent chez les schizophrènes ;

b)  Cf. Psaumes, 13 : 1 ; S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire partie, questions 75 à 83 : L’Âme humaine ; Aristote, De l’Âme ; S. Denys l’Aréopagite, Des Noms divins ; etc. - Cf. également les preuves de l’existence de Dieu in : eternelc.htm et « Compendium » dans la page de liens (la Métaphysique ou la science de l’être en tant que tel et de ce qui lui est inhérent jouant un rôle fondamental qui nous permet de parvenir à la certitude de l’existence de Dieu en répondant à la question du mal).

 

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), Somme théologique, 1a-2æ, question I, article 4 : « De l’ultime fin de l’homme », « Existe-t-il une fin ultime de la vie humaine ? » :

 

« Mais contre [« Sed contra » - ceux qui répondent négativement] dit le Philosophe (Aristote) écrit (a) : “ Ceux qui admettent l’infini détruisent la nature du bien ”. Mais c’est le bien qui a raison de fin (Sed bonum est quod habet rationem finis). Il est donc contraire à la notion même de fin de procéder à l’infini, et ainsi il est nécessaire de concevoir une seule fin (unum ultimum finem) (b).

a)  Aristote, Métaphysique, livre A, chapitre II, 982 b 5-10 (la Sagesse, la science maîtresse, le souverain Bien) ;

b)  Sagesse, 11 : 20.

 

ID., Commentaire de saint Thomas d’Aquin sur le traité du Ciel et du Monde (Aristote), livre I, leçon 22, n° 8 :

 

« Studium philosophiæ non est ad hoc quod sciatur quid homines senserint, sed qualiter se habeat veritas rerum : L'étude de la philosophie consiste à savoir non ce que les hommes ont pensé, mais ce qui est réellement [ou la vérité des choses]. »     

 

La formule complète de la définition de la philosophie selon saint Thomas d’Aquin :

 

« La philosophie est la connaissance par les causes premières et les plus universelles, obtenue sous la lumière de la raison naturelle. » (Philosophia est cognitio per primas et universales causas sub lumine naturali rationis.) La définition de la philosophie : eternelb.htm

 

Aristote, « le maître de ceux qui savent » (Dante, le premier grand poète de langue italienne, la Divine Comédie, l’Enfer, Chant IV, le Limbe, vers 130), et l’art de raisonner correctement pour parvenir à ce qui est, c’est-à-dire à la vérité (« id quod est ») : logique.htm

 

Ratzinger/Benoît XVI, « La foi chrétienne hier et aujourd’hui », Éditions du Cerf, 2005, ouvrage que l’auteur a lui-même préfacé et ratifié formellement en avril 2000, page 106 : 

 

« La tentative d’une logique totale [universelle : kaqolou] finit dans l’absence, dans l’absorption de la logique par le mythe » [Une réflexion qui en dit long sur la formation doctrinale de Ratzinger/Benoît XVI et se passe de commentaire. Les preuves de son imposture sont accablantes et ne souffrent aucune contestation possible de la part des hommes sensés et de bonne volonté. En vérité, cette logique totale ou absolue ne conduit pas au mythe, mais à l’Apocalypse ou à la Révélation du Christ Jésus (cf. Ap., 1 : 1 ; 22 : 16) faite à l’apôtre saint Jean qui nous apprend que notre monde sera purifié et renouvelé après être passé par bien des maux et des peines consécutives à la tentation de Satan et à la chute d’Adam et Ève, nos premiers parents, — eschatologie ou fin dernière que le chapitre 3 de la Genèse rend logiquement prévisible et nécessaire, car la divine Trinité ne peut qu’achever parfaitement son œuvre par son apocatastase ou la restauration de toutes choses (cf. Éphésiens, 6 : 12 ; Actes, 3 : 21 ; II Pierre, ch. 3 ;  Apocalypse, 12, 8-9 ; 21 : 1-4).] Cliquez sur : Nous signalons

 

Saint Matthieu, XXIV, 35 :

 

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » [La quintessence de l’encyclique « Pascendi » du pape saint Pie X contre les modernistes et les évolutionnistes.]  Cf. l’intégralité de cette encyclique : pascendi.htm

 

Le vrai visage d’un misérable apostat entré en franc-maçonnerie qui se reconnaît dans le pseudo Concile Vatican II (prions pour sa réconciliation !) : LE VRAI VISAGE DE JEAN-LUC MAXENCE

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire Partie, Traité de l’âme humaine (J. Wébert, O. P., Avant Propos : « Il apparaît clairement comment ce traité de l’Homme dépasse les limites d’une simple Psychologie au sens moderne. L’on scrute la nature profonde de l’homme, on le rattache à ses origines, on lui assigne une place dans l’ordre général de l’Univers.»), Question 81, Article 3, Solution 2 : 

 

« […] Le pouvoir despotique est celui par lequel quelqu’un commande à des esclaves qui n’ont pas la faculté de résister à l’ordre du chef, car ils n’ont rien à eux. Le pouvoir politique et royal est celui par lequel on commande à des hommes libres qui, bien que soumis à l’autorité du chef, ont cependant quelque pouvoir propre qui leur permet de résister à ses ordres. […] »

 

ID., ibid., Question 83, Article 1, En outre et Conclusion :

 

« En outre : Selon l’Ecclésiastique (15, 14) : "Dieu a créé l’homme au commencement, et il l’a laissé au pouvoir de son conseil ", c’est-à-dire "de son libre arbitre", dit la Glose. »

« Conclusion : L’homme possède le libre arbitre, ou alors les conseils, les exhortations, les préceptes, les interdictions, les récompenses et les châtiments seraient vains. […]   données opéré par la raison ; c’est pourquoi l’homme agit selon un jugement libre, car il a la faculté de se porter à divers objets. […] »

 

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Le but de notre vie : notre union à Dieu par la Croix :

 

Début des extraits : le Souverain Bien

 

LE BUT DE NOTRE VIE 

 

mystique

 

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Extraits des Méditations du Père Louis Du Pont : duponmed.htm

 

Le critère de l’authentique vie mystique : critère

 

Prière proposée par le Vénérable P. Du Pont, S. J. dans la quatrième partie de ses « Méditations sur les mystères de notre sainte Foi », Méditation XXXIX, III. — Les Juifs forcent un étranger de porter la croix de Jésus :

 

O bon Jésus, si vous marchez devant moi chargé de cette croix pesante qui vous fait plier les genoux, est-ce beaucoup que je vous suive, chargé, moi aussi, d’une croix dont votre grâce diminue le poids ? La croix que je porte, Seigneur, est à la fois la vôtre et la mienne : elle est vôtre, car vous l’avez portée le premier, elle me vient par votre ordre, et je la porte à cause de vous ; elle est mienne, parce que vous l’avez proportionnée à mes forces (a), et que vous me l’envoyez pour le bien de mon âme (a) : car si vous me gratifiez de votre croix, c’est afin que je recueille des fruits abondants et glorieux qu’elle produit.

a)  Cf. Romains, 8 : 28 et 17 ; S. Luc, 9 : 23 ; S. Matthieu, 11 : 28-30 ; Philippiens, 3 : 18-19.

 

L’abbé Joseph Vérité, jeudi 26 août 2010, à 2h45 du matin, la naissance au Ciel d’un fidèle du Christ Jésus : Virgo-Maria N° 838

 

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Psaumes,  126 : 1 :

 

 wb wynwb wlme aws tyb hnby-al hwhy-Ma

 « Si Dieu ne bâtit pas la cité, ceux qui la

la bâtissent travaillent en vain. »

 

La Parole de Dieu : nourriture spirituelle ou « pain supersubstantiel » que l’homme doit prendre quotidiennement :

 

Saint Matthieu, 4 : 4 :

 

« Jésus répondit au diable : “Il est écrit : Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu” (citation de Deutéronome, 8 : 3). »

 

ID., 6 : 11 :

 

« Donnez-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel » : « Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie ».

 

Saint Marc, 8 : 36-38 :

 

« Car que servirait à un homme de gagner le monde entier, et de perdre son âme ? Et que peut donner un homme en échange de son âme ? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »     

 

Saint Jean, 8 : 45-47, 51, 54-55, 58-59 (Jésus, le

Verbe de Dieu, s’adresse à la foule des Juifs) :

 

« Si je vous dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu écoute la parole de Dieu. Vous ne l’écoutez point, parce que vous n’êtes pas de Dieu (quia ex Deo non estis). […] En vérité, en vérité, je vous le dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort (mortem non videbit in aeternum). […] Jésus répondit : Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie. Vous dites qu’il est votre Dieu, et vous ne le connaissez pas (a) ; mais moi je le connais. Et si je disais que je le connais pas, je serais comme vous un menteur (ero similis vobis, mendax). […] Jésus leur dit : En vérité, en vérité, avant qu’Abraham fût créé, je suis (ego sum). Alors ils prirent des pierres pour les lui jeter ; mais Jésus se cacha et sortit du temple. »

a)    R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), L’Année liturgique, La Passion et la Semaine sainte, Le dimanche de la Passion, pages 135-136 (Librairie Religieuse Oudin, 1905) : « À force de méconnaître le Messie, la synagogue en est venue à ne plus connaître même le Dieu unique et souverain dont le culte la rend si fière ; en effet, si elle connaissait le Père, elle ne repousserait pas le Fils. »

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. IV, Ire partie, 7, 3 et 4 :

 

« […] Celui-là [Dieu le Père], ainsi que nous l’avons montré, nul ne le connaît si ce n’est le Fils (a) et ceux à qui le Fils le révélera, mais le Fils le révèle à tous ceux par qui le Père veut être connu ; et ainsi, sans le bon plaisir du Père comme sans le ministère du Fils, personne ne connaîtra Dieu. C’est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : “Je suis la Voie, la Vérité et la Vie, et personne ne vient au Père que par moi. Si vous m’avez connu, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès à présent vous l’avez connu et vous l’avez vu (b).” D’où il ressort clairement que c’est par le Fils, c’est-à-dire par le Verbe, qu’on le connaît. Et voilà pourquoi les Juifs se sont égarés loin de Dieu : ils n’ont pas reçu son Verbe et ils se sont imaginés qu’ils pourraient connaître Dieu par le Père lui-même, sans le Verbe, c’est-à-dire sans le Fils. C’était méconnaître Celui qui, sous une forme humaine, s’était entretenu avec Abraham, et une autre fois avec Moïse, en lui disant : “J’ai vu l’affliction de mon peuple en Égypte, et je suis descendu pour les délivrer (c).” Cette activité, en effet, le Fils, qui n’est autre que le Verbe de Dieu, l’exerçait depuis le commencement (d). […] »

a)  Cf. S. Luc, 10 : 22 ;

b)  S. Jean, 14 : 6-7 ;       

c)   Exode, 3 : 7-8 ; S. Matthieu, 23 : 37-38 ; S. Luc, 13 : 34-35 ; S. Jean, 5 : 46-47 ;

d)  Cf. S. Jean, 5 : 46-47 ; 1 : 1-3 ; Genèse, 1 : 1-3 ; Exode, 3 : 8 (Dieu, libérateur), 14 (Dieu, « Je-Suis ») ; S. Jean, 8 : 24 (« Je Suis »), 51 (« avant qu’Abraham fût, " Je Suis " »), 56 ; Romains, 10 : 4 (« la fin de la loi , c’est le Christ ») ; Apocalypse, 1 : 7-8, 17-18 (le Christ, « l’Alpha et l’Oméga », « le Premier et Dernier »).

 

« Contre les hérésies », traité majeur de saint Irénée de Lyon téléchargeable en entier et gratuitement : Saint Irénée de Lyon : table des matières

 

Saint Luc, 24 : 27, 44-47 :

 

« Et commençant par Moïse, et par tous les Prophètes, il (Jésus) leur (disciples d’Emmaüs) interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait. […] Puis il leur dit : "Voilà ce que je vous ai dit, lorsque j’étais encore avec vous : qu’il fallait que fût accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes." Alors il leur ouvrit l’esprit, pour qu’ils comprissent les Écritures ; et il leur dit : "Il est ainsi écrit, et c’est ainsi qu’il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour ; et qu’on prêchât en son nom la pénitence et la rémission des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Or vous êtes témoins de ces choses". » (Cf. Mt 5 : 18 ; 12 : 40 ; 21 : 16, 42 ; 22 : 41-44 ; 24 : 15, 37 ; 26 : 24, 31, 54, 56  ; 27 : 9 [Za], 35 ; Mc 2 : 25 ; 7 : 6 ; 10 : 6 ; 14 : 49 ; Lc 4 : 16-21 ; 10 : 26 ; 11 : 49-51 ; 16 : 31 ; 17 : 32 ; 22 : 37 ; Jn 1 : 1 : 23 ; 3 : 14 ; 5 : 39 ; 7 : 38 ; 10 : 34 ; 19 : 24.)

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. IV, 2e partie, « L’Ancien Testament, prophétie du Nouveau : une lecture ecclésiale des Écritures », 4. Une lecture ecclésiale des Écritures : l’Ancien Testament, prophétie multiple et une, 33, 10 : « Le disciple spirituel n’est jugé par personne » (cf. Ire épître aux Corinthiens, 2 : 15) et 33, 11 à 15 : « Comment le disciple spirituel interprète les prophéties des Écritures », pages 520-526 : irenspi.htm et : Vulgate

 

ID., ibid., 3. Une lecture ecclésiale des Écritures : spécimens d’exégèse vétéro-testamentaire, Les Écritures, prophétie du Christ, 26, 1, pages 491-492 :

 

26, 1. Si donc quelqu’un lit les Écritures de cette manière, il y trouvera une parole concernant le Christ et une préfiguration de la vocation nouvelle. Car c’est lui le « trésor caché dans le champ » (a), c’est-à-dire dans le monde, puisque « le champ, c’est le monde » (b). Trésor caché dans les Écritures, car il était signifié par des figures et des paraboles qui, humainement, ne pouvaient être comprises avant l’accomplissement des prophéties, c’est-à-dire avant la venue du Seigneur. Et c’est pourquoi il avait été dit au prophète Daniel : « Obstrue ces paroles et scelle ce livre jusqu’à l’accomplissement, jusqu’à ce que beaucoup apprennent et que la connaissance abonde ; car, lorsque la dispersion aura pris fin, ils comprendront toutes ces choses (c). » Jérémie dit aussi : « Lors des derniers jours, ils comprendront ces choses (d). » Car toute prophétie, avant son accomplissement, n’est qu’énigmes et ambiguïtés pour les hommes ; mais lorsque arrive le moment et que s’accomplit la prédiction, alors celle-ci trouve son exacte interprétation. Voilà pourquoi, lue par les Juifs à l’époque présente, la Loi ressemble à une fable : car ils n’ont pas ce qui est l’explication de tout, à savoir la venue du Fils de Dieu comme homme. Au contraire, lue par les chrétiens, elle est ce trésor naguère caché dans le champ, mais que la croix du Christ révèle et explique : elle enrichit l’intelligence des hommes, montre la sagesse de Dieu, fait connaître les « économies » de celui-ci à l’égard de l’homme ; elle préfigure le royaume du Christ et annonce par avance la bonne nouvelle de l’héritage de la sainte Jérusalem ; elle prédit que l’homme qui aime Dieu progressera jusqu’à voir sa parole et qu’il sera glorifié de cette parole, au point que les autres hommes ne pourront fixer leurs sur son visage glorieux (e), selon qu’il fut dit à Daniel : « Les sages brilleront comme la splendeur du firmament et, parmi la multitude des justes, comme les étoiles, éternellement et à jamais (f). » Si donc quelqu’un lit les Écritures de la manière que nous venons de montreret c’est de cette manière que le Seigneur les expliqua à ses disciples après sa résurrection d’entre les morts, leur prouvant par elles qu’ « il fallait qu’il souffrît et entrât dans sa gloire (g) » et « qu’en son nom la rémission des péchés fût prêchée (h) », dans le monde entier, ― il sera un disciple parfait (i), « semblable au Maître de maison qui extrait de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes (j). »

a)  S. Matthieu, 13 : 44 ;

b)  S. Matthieu, 13 : 38 ;

c)   Daniel, 12 : 4, 7 ;

d)  Jérémie, 23 : 20 ;

e)  Cf. II Corinthiens, 3 : 7 ; Exode, 34 : 29-35 ;

f)    Daniel, 12 : 3 ;

g)  S. Luc, 24 : 26, 27, 46 ;

h)  S. Luc, 24 : 47 ;

i)     Cf. S. Luc, 6 : 40 ;

j)    S. Matthieu, 13 : 52.

 

Saint Matthieu, 17 : 1-5 :

 

« Après six jours, Jésus prend à part Pierre, Jacques et Jean son frère, et les conduisit sur une haute montagne, à l’écart. Il fut transfiguré devant eux ; son visage brilla comme le soleil ; ses vêtements devinrent blancs comme la neige (alba sicut nix). En même temps ils virent paraître Moïse et Élie qui s’entretenaient avec lui. Alors Pierre dit à Jésus : “Seigneur, nous sommes bien ici ; si vous voulez, faisons ici trois tentes : une pour vous, une pour Moïse, et une pour Élie”. Lorsqu’il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici une voix sortit de cette nuée, disant : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me suis pleinement complu : écoutez-le (ipsum audite)”. Et l’ayant entendue, les disciples tombèrent le visage contre terre, et furent saisis d’une grande crainte. » 

 

Saint Luc, 11 : 27-28 :

 

« Or, comme il (Jésus) parlait ainsi, une femme éleva la voix du milieu de la foule et lui dit : “ Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles qui vous avez sucées ! ” Mais Jésus dit : “Heureux plutôt ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent ! ” »

 

Nul ne parviendra à la Vie éternelle sans passer par la Croix ou lutter contre sa propre sensualité et contre ce qui l’attache à la chair et au monde (cf. S. Matthieu, 16 : 24 ; S. Luc, 9 : 23 ; S. Jacques, 1 : 5-6 ; I S. Pierre, 5 : 6-7 ; I Corinthiens, 1 : 29). Cliquez sur : LETTRE CIRCULAIRE AUX AMIS DE LA CROIX

 

Constatant que le monde entier ne s’intéresse plus qu’aux choses d’ici-bas et nullement aux choses d’en haut  (a), nous sommes en droit de soutenir qu’il se trouve actuellement sous l’empire de Lucifer ou du diable et que « l’heure de moissonner » ou du « Grand Jour de la colère de l’Agneau » est arrivée (b).

a)  Cf. l’Épître de saint Paul aux Colossiens, 3 : 1-4 ; Apocalypse, 21 : 14 ;

b)  Apocalypse, 14 : 15 ; 6 : 16-17.

 

Le monde chrétien a trahi Jésus en tant que Dieu, Créateur et Seigneur, Rédempteur et Sauveur du monde, en l’expulsant non seulement de la vie publique, mais encore en le négligeant ou en l’ignorant avec dédain, car  sa royauté exige que toutes nos institutions se règlent sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens (cf. l’Encyclique Quas Primas du 11 décembre 1925 de S. S. Pie XI instituant la fête de la Royauté du Christ – cliquez sur : Encyclique Quas Primas).

 

Saint Matthieu, 24 : 37 (paroles du Verbe éternel du Père, le Verbe incarné, Jésus le Christ) :

 

« Car il en sera de l’avènement du Fils de l’homme [la venue de son Règne glorieux et spirituel] comme au temps de Noé. Car, de même que, dans le temps qui précéda le Déluge, on mangeait et on buvait, on épousait et on donnait en mariage, jusqu’au jour [au temps de l’apostasie des nations] où Noé entra dans l’arche, et ils ne se doutèrent de rien jusqu’à ce que vint le Déluge, qui les emporta tous, ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l’homme»

 

Laurent MORLIER, « LE TROISIÈME SECRET DE FATIMA PUBLIÉ PAR LE VATICAN LE 26 JUIN 2000 EST UN FAUX. En voici les preuves… », Éditions D.F.T., BP 28 – 35370 ARGENTRÉ-DU-PLESSIS, Publications Louis de Boanergès, Dépôt légal : 4e trimestre 2001 :

 

« […] Une semblable crise de la Foi relative à la fin des temps, à l’échelle de plusieurs nations ou de continents entiers, et annoncée dans l’Écriture sainte ne peut désigner qu’une seule chose : l’Apostasie (II Thess., 2 : 3), prélude à la venue de l’Antéchrist, et bien sûr tous les événements qui lui sont liés. Le mot lui-même se trouve peut-être dans le texte du Secret. Cette perte de la foi à grande échelle nous relie en effet de toute évidence à la fin des temps et au proche retour du Christ : « Quand Je reviendrai, trouverai-je encore la Foi sur la terre ? » (a). Angoissante question du Christ tellement d’actualité en cette fin de XXe siècle ! Car de fait c’est bien ce que nous vivons à l’échelle mondiale depuis 1960… Perte généralisée de la vraie Foi, déchristianisation du monde et Apostasie des Nations qui précèdent la venue de l’Antéchrist. »

a)  S. Luc, 18 : 8 ; cf. Ire Thessaloniciens, 1 : 10 ; 2e Thessaloniciens, 2 : 3 ; Apocalypse, 3, 10-11 (notons bien que ce retour du Seigneur ne peut être confondu avec le second combat eschatologique  des versets 7 et 9 du chapitre 20 relatifs à l’investissement du « camp des saints, la Cité bien-aimée »). 

 

La télévision française exhale une puanteur morale insupportable à tout chrétien attaché aux paroles du Christ. Cela est également un des signes caractéristiques des derniers temps qui ne révolte que ceux qui se sentent visés et qui devraient bien au contraire en profiter pour se repentir et échapper à la damnation éternelle (cf. l’Ecclésiaste, 11 : 3 ; Apocalypse, 21 : 8 ; 22 : 15).

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes, La Passion, Le  Jeudi Saint, Deuxième Nocturne, Cinquième leçon, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

« Puissent donc se convertir et mériter d’être exercés avec nous ceux qui maintenant nous exercent ! Mais pendant qu’ils nous sont ainsi à charge, gardons-nous de les haïr, parce que nous ne savons pas si le méchant persévérera jusqu’à la fin dans sa malice. Il arrive souvent qu’en pensant haïr votre ennemi, c’est votre frère que vous haïssez, sans le savoir. Il n’y a que le diable et ses anges que nous sachions, par les Saintes Écritures, être présentement dans les flammes éternelles. Il n’y a qu’eux dont nous ne pouvons espérer de changement, eux contre lesquels nous avons à soutenir ce combat invisible, auquel l’Apôtre nous prépare, lorsqu’il dit : "Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, c’est-à-dire contre les hommes que vous voyez, mais contre les principautés et les puissances, contre les princes de ce monde de ténèbres"(Saint Paul aux Éphésiens, 6 : 12). »

 

ID., ibid., Le VIe dimanche après la Pentecôte :

 

L'Office du sixième Dimanche après la Pentecôte s'ouvrait hier soir par l'exclamation poignante d'un immense repentir. David, le roi-prophète, le vainqueur de Goliath, vaincu à son tour par l'entraînement des sens, et d'adultère devenu homicide, s'écriait sous le poids de son double crime : « Je vous en prie, mon Dieu, pardonnez l'iniquité de votre serviteur, car j'ai agi en insensé (1) ! »

Qu'elles ne l'oublient pas ces âmes pour qui le Seigneur a, comme pour David, multiplié ses magnificences (2).  Conduites par les voies réservées de son amour, elles auraient beau avoir atteint déjà les sommets de l'union divine; une vigilance sans fin peut seule garder quiconque n'a pas déposé le fardeau de la chair. Sur les montagnes comme dans les plaines et les vallées, toujours et partout, la chute est possible; et combien n'est-elle pas plus effrayante, quand le pied glisse sur ces pics élevés de la terre d'exil qui déjà confinent à la patrie et donnent entrée dans les puissances du Seigneur (3) ! Alors les précipices béants, que l'âme avait évités dans la montée, semblent tous l'appeler à la fois ; elle roule d'abîme en abîme, effrayant quelquefois jusqu'aux méchants eux-mêmes par la violence des passions longtemps contenues qui l'entraînent. […] Toute la vérité, toute la bonté, toute la beauté que contient l'univers, ne saurait par soi satisfaire une seule âme ; il y faut Dieu même ; et tant que l'homme ne l'a point compris, ce que ses sens et sa raison peuvent lui fournir de bien et de vrai, loin de le nourrir, n'est le plus souvent qu'une distraction lamentable à son besoin pressant et un obstacle à la vraie vie. […] Telle est l'importance de ce dépouillement complet sur les sommets de la vie chrétienne, telle aussi la difficulté pour les plus courageux d'y arriver par leurs seuls efforts, qu'on voit le Seigneur intervenir lui-même directement dans l'âme de ses saints pour y faire le désert, et obtenir ce vide, nécessaire à ses dons, au seul aspect duquel frémit la pauvre nature. […] Rien n'échappe des moindres replis, des plus secrets détours de son être au regard transperçant du Verbe ; son action dévorante atteint dans ses poursuites jalouses jusqu'à la division de l'esprit et de l'âme ; pénétrant les moelles et les jointures, scrutant, disséquant sans pitié les intentions et les pensées (4). Comme le fondeur en présence du métal précieux qui doit devenir l'ornement des rois, il s'est assis, dit le prophète (5) ; il a jeté au creuset cette âme aimée, dont il veut faire pour l'éternité l'un des joyaux éclatants de sa noble parure. [En conséquence, si nous voulons parvenir à la vie d’union à Dieu, Trine et Un, c’est-à-dire tel qu’il est, veillons, avec sa sainte grâce, sur nos pensées, notre imagination, nos paroles, nos écrits et nos actes ou notre comportement.]

1)  II Samuel, 24 : 10 ;

2)  Psaumes, 70 : 21 ;

3)  Ibid., verset 16 ;

4)  Hébreux, 4 : 12-13 ;

5)  Malachie, 3 : 24.

 

Colossiens, 3 : 1-4 :

 

« Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Goûtez les choses d’en haut, et non les choses de la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, qui est votre vie, apparaîtra, alors vous aussi vous apparaîtrez avec lui dans la gloire. »

 

Apocalypse, 6 : 16-17 :

 

« Et ils dirent aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous de la face de celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l’Agneau. Parce qu’il est arrivé le Grand Jour de leur colère [du Père et du Fils], et qui pourra subsister ? »

 

ID., 14 : 15 :

 

« Alors un autre ange sortit du temple, criant d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Jette ta faux et moissonne ; car est venue l’heure de moissonner, parce que la moisson est mûre. »

 

ID., 21 : 1-4 :

 

« Et je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle ; car le premier ciel et la première terre sont passés et la mer n’est plus. Et moi, Jean, je vis la sainte Cité, la nouvelle Jérusalem, descendant du ciel, d’auprès de Dieu, parée comme une épouse et ornée pour son époux. Et j’entendis une voix forte sortie du trône, disant : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes, et il demeurera avec eux. Et eux seront son peuple, et lui-même, Dieu, au milieu d’eux, sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cris, ni douleur, parce que les premières choses sont passées. »

 

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L A    S T R A T É G I E    D E    L A    D I V E R S I O N

 

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes.

La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s'intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l'économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique.

 
« Garder l'attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (Extrait de "Armes silencieuses pour guerres tranquilles")

 

Nous vous recommandons la consultation du site 911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial qui mérite toute notre attention, - bien qu’il soit sérieusement infecté par le virus démocratique et séduit par les prétendus ovnis, illusions diaboliques, et obnubilé par les mots à double sens de liberté, d’égalité et de fraternité, mots-pièges employés par la franc-maçonnerie sur les conseils et sous le contrôle des talmudistes pour l’anéantissement du christianisme et la domination du monde. « Veritas est immutabilis » (a). « Veritas est pars justitiæ ; ergo veritas est perpetua et incorruptibilis » (b). En nous communiquant des informations que d’aucuns craignent de révéler, ce site témoigne cependant d’une certaine objectivité qui nous satisfait pleinement et nous conforte dans notre position qui rejoint celle du site Barruel (La franc-maçonnerie, une secte religieuse, gouverne la France, le saviez-vous ??? infos - www.barruel.com) dont la documentation impressionnante nous donne la raison d’être de l’assassinat de Louis XVI et de la naissance d’un nouveau régime excluant les droits du Christ sur la France, Fille aînée de l’Église depuis la conversion et le baptême de Clovis, à Reims, en la fête de Noël 498. Jésus, la Parole incarnée (c), à moins d’être un malade mental, parce qu’il dit se nommer « JE-SUIS » en se référant manifestement au NOM DIVIN (d), révèle ainsi sa vraie nature et ne peut donc absolument pas se tromper et nous égarer par ses paroles (e). Au fond, l’ « Apocalypse » ou la « Révélation » de Jésus-Christ (et non celle de saint Jean – cf. Ap., 1 : 1 ; 22 : 16) ne devrait pas nous surprendre, car l’état de délabrement intellectuel et moral de notre société est tellement avancé qu’il exige un châtiment de Dieu et un renouvellement de toutes choses (f).

a)  Thomas d’Aquin, De veritate, art. 4, 65, 6 ;

b)  ID., art V, 110, 12 ; Sapientia (Sagesse), I : 15 ; Cicéron, De inventione, II, 53 ;

c)   Cf. S. Matthieu, 24 : 35 ; S. Jean, 12 : 49-50 ;

d)  Cf. S. Jean, 1 : 1 ; 8 : 24, 28, 58 ; 13 : 19 ; Exode, 3 : 14 ;

e)  Cf. S. Jean, 14 : 6 ;

f)    Cf. Jérémie, 30 : 24 ; S. Luc, 19 : 27 ; Apocalypse, 6 : 17 ; Actes, 3 : 21 ; Apocalypse, 11 : 15. (Apocalypse ou Révélation qui ne révèle pas une catastrophe épouvantable, comme on l’entend habituellement, mais au contraire l’ultime et suprême évènement qui donne au monde sa raison d’être ou sans lequel tout devient absurde, et qui remplit d’espérance le cœur de tout homme de bonne volonté.)

 

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Histoire secrète de la société occulte la plus dangereuse du monde (à télécharger gratuitement) :

 

http://www.saint-remi.fr/medias/extraits/du_sang_sur_l_autel_extrait.pdf

 

 

À méditer :

 

La reconstruction du troisième Temple (Temple de Jérusalem) rebâti (cf. le rabbin - br - Dynovisz), la mosquée d'Omar, et la fin des temps et l'Antéchrist - vus au IIe siècle par saint Irénée de Lyon, in "Contre les hérésies", livre V, IIIe partie, 25, 2 : « Et c'est précisément dans ce Temple que siégera l'Adversaire, lorsqu'il tentera de se faire passer pour le Christ ».

 

La Nakba: Le troisième Temple...

http://www.ravdynovisz.tv/video.php?video_id=5828

Le 3 Temple et la Delivrance finale | Cours de Torah et Judaisme en ligne du Rav Haim Dynovisz

 

Dissipation des Ténèbres

 

Histoire de la Maçonnerie

 

Cf. notre blog : Le Présent éternel

 

La véritable origine de la Franc-Maçonnerie (la « Force Mystérieuse » - Hérode Agrippa Ier, - 10 av. J.-Christ /44 ap. J.-C.) :

 

Google Traduction

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Nicolas Sarkozy et le vrai visage de la Franc-Maçonnerie

 

Voici des extraits qui se passent de commentaires et qui soulignent l’influence capitale et le contrôle de la franc-maçonnerie dans tous les domaines :

 

Extraits de l'allocution du 23 juin 2003 de Nicolas Sarkozy, à l'oc­casion du 275e anniversaire de la naissance de la franc-maçonnerie française :

 

« La franc-maçonnerie est une grande école de pensée.

« À l'image du préambule de la future Constitution européenne, je veux rendre un hommage appuyé au rôle qu'elle a joué, et qu'elle joue encore, dans la diffu­sion et le rayonnement de valeurs humanistes de premier plan : l'’égalité des indi­vidus, l'universalité de la nature humaine, la tolérance.

« Je veux souligner sa contribution active à la construction d'un monde meilleur et au rassemblement des hommes autour des idées qui les ennoblissent.

« La maçonnerie a toujours été présente aux grands moments de notre histoire pour conforter la démocratie et les droits de l'homme.

« L'une des caractéristiques les plus remarquables de la maçonnerie est l'uni­versalité de ses idéaux. En témoigne ce soir, la présence de représentants d’obé­diences étrangères. (...)

« Dans ce ministère de l'intérieur, la franc-maçonnerie française est un peu chez elle (...) parce que peu de ministères portent aussi bien les valeurs républi­caines et que peu de familles de pensée s'identifient aussi bien à la République.

« Sachez que rien de ce que vous dites ne m’est indifférent.

« L'immigration, (...) questionne aussi notre capacité à dépasser ces échecs et à rester ce pays ouvert qui a tiré de l'immigration une grande partie de sa force et son rayonnement. (...)

« Historiquement, la laïcité c'est d'abord un combat pour la consolidation de la République contre la religion catholique supposée monarchique.

« La force de la loi de 1905 est d'avoir résisté à l'épreuve du temps au cours duquel les pratiques traditionnelles se sont effondrées. (....)

« Comment ne pas voir que votre attachement à la laïcité est la conséquence même des valeurs maçonnes les plus fondamentales : liberté de penser et le res­pect de l'autre.

« La religion n'est plus et ne doit pas redevenir un vecteur d'affirmation politique et identitaire.

« Ce qui compte, c'est de préserver l'esprit de la loi de 1905, car pour reprendre une expression récente du Grand Maître du Grand Orient de France :

« Le fond du problème n'est pas la foi, c'est l'élimination de la foi des autres et nous n'avons pas le droit d'éliminer la foi musulmane. »

 

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L’historien juif, Bernard Lazare, écrivait :

 

« Il est évident qu’il n’y a que les Juifs et cabalistiques, à l’origine de la Maçonnerie. »

 

Et Hertzel, le fondateur du Sionisme, en 1897, en Suisse, a déclaré :

 

« Les loges maçonniques établies partout dans le monde offert de nous aider à atteindre notre indépendance. Ces porcs, les francs-maçons non juifs, ne comprendront jamais l’objet final de la Maçonnerie » : « Masonic lodges established all over the world offered to help us achieve our independence. Those pigs, the non-Jewish Masons, will never understand the final object of Masonry.»)

 

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La mission extraordinaire, surnaturelle et posthume de sainte Jeanne d’Arc (1412-1431), vierge et martyre, patronne et gardienne de la France - La Geste de Dieu par les Francs : « Vive le Christ qui est Roi de France ! » - Au futur roi Charles VII : « Et vous mande le Roi du ciel, par moi, que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims ; et que vous serez lieutenant [lieu tenant] à Luy, qui est vray Roy de France » :

 

Gloria.tv: Sermon Abbe Marchiset-Fête de sainte Jeanne d'Arc

 

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À retenir : laïc = franc-maçon ; République française = République maçonnique ; démocratie française = « démocratie » maçonnique. Conclusion : la France, Fille aînée de l’Église catholique, est gouvernée secrètement par la franc-maçonnerie qui lui impose des principes élaborés dans ses temples et inspirés par Satan, « menteur et père du mensonge » (a), principes qu’elle a réussi à faire accepter par la majorité des Français sous le couvert d’un humanisme séducteur soigneusement étudié dissimulant son but profond (b) qui est d’effacer de la terre le nom de Dieu et de son Christ, d’où la séparation absolue de l’Église et de l’État condamnée par le Syllabus (c). Notre prétendue démocratie n’est en vérité qu’un miroir aux alouettes qui nous fait plutôt penser à une dictature des esprits savamment amenée par un naturalisme intégral au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.    

a)  S. Jean, 8 : 44 ;

b)  Léon de Poncins, La dictature des puissances occultes, La F.:. M.:., d’après ses documents secrets, Éd. Beauchesne, Paris, 1936 ; cf. site : La franc-maçonnerie, une secte religieuse, gouverne la France, le saviez-vous ??? infos - www.barruel.com;

c)   Pape Pie IX, Quanta cura et Syllabus, § 55, 8 décembre 1864. Et cliquez également sur : humanumg.htm

 

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Ps 126, 1 : " Si Dieu ne bâtit pas la cité, ceux

qui la bâtissent travaillent en vain. "

 

Lettre encyclique Quas Primas de S. S. Pie XI sur la Royauté du Christ, 1925 :

 

Cette Royauté s'étend sur l'humanité entière, individus et sociétés

 

« Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tirant plus son origine de Dieu [d’en haut], mais des hommes, écrivions-Nous avec gémissements, il arrive que les bases mêmes de l'autorité furent renversées, dès là qu'on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d'obéir pour les autres. Inéluctablement, il s'en est suivi un ébranlement de la société tout entière, désormais privée de défense et de soutien solides (1). »

 

La peste du laïcisme propagée par les Sociétés secrètes

 

« Or, si Nous ordonnons au catholicisme entier de vénérer le Christ-Roi, Nous pourvoirons par le fait même aux besoins des temps actuels et Nous opposerons un remède souverain à LA PESTE QUI INFECTE LA SOCIÉTÉ HUMAINE. Ce que Nous appelons la peste de Notre temps, C'EST LE LAÏCISME , ses erreurs et ses tentatives impies. Ce fléau, Vénérables Frères, vous savez qu'il n'a pas mûri en un jour ; depuis longtemps, il couvait au plus profond des sociétés. »

1)  Enc. Ubi arcano.

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Le site Wikipédia, «  l’encyclopédie libre », une imposture de plus !

Franc-maçonnerie - Wikipédia

 

(Les lecteurs jugeront)

 

Au sujet de la franc-maçonnerie :

 

On en trouve un bon exemple à la fin du XIXe siècle dans la légende alors communément admise selon laquelle la franc-maçonnerie aurait organisé en sous-main la Révolution française[12].

Derrière toutes ces apparentes modifications symboliques se détache clairement une constante : la franc-maçonnerie s'est toujours placée sous le patronage symbolique de tous ceux qui firent progresser, tout au long de l'histoire, l'art de bâtir et les valeurs dont elle se réclame.

Elle a comme caractéristique principale de ne pas traiter de sujet politique ou religieux, et donc de question se rapportant à la construction de la société.

Il faut être majeur ainsi que libre et de bonnes mœurs pour devenir franc-maçon.

 

Le site Wikipédia ne peut pas soutenir d’aussi grossiers mensonges au sujet de la franc-maçonnerie sans être plus ou moins lié à celle-ci.

 

Pour en connaître sa nature véritable, voir le site :

 

La franc-maçonnerie, une secte religieuse, gouverne la France, le saviez-vous ??? infos - www.barruel.com (site où l’on trouve un nombre impressionnant d’informations dont l’authenticité ne fait pas l’ombre d’un doute).

 

Liberté, égalité et fraternité ?

L’héritage de la franc-maçonnerie

 

Albert PIKE, MORALS and DOGMA, THE TWELVE-INCH RULE AND THE COMMON GAVEL – 2e – Fellow-craft : « Christianity taught the doctrine of FRATERNITY; but repudiated that of political EQUALITY, by continually inculcating obedience to Caesar, and to those lawfully in authority. Masonry was the first apostle of EQUALITY. In the Monastery there is fraternity and equality, but no liberty. Masonry added that also, and claimed for man the three-fold heritage, LIBERTY, EQUALITY, and FRATERNITY. »

 

Sédévacantisme - Wikipédia

 

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R É P O N S E  P É R E M P T O I R E  D U  P A P E  S A I N T  P I E  X

 

Saint Pie X, pape, à Mgr Touchet, évêque d’Orléans, lors de la lecture du décret de béatification de Jeanne d’Arc, le 13 décembre 1908 :

 

« Vous direz aux Français qu’ils fassent trésor des testaments de saint Remy, de Charlemagne et de saint Louis, ces testaments qui se résument dans les mots si souvent répétés par l’héroïne d’Orléans : “ Vive le Christ qui est Roi des Francs !    

À ce titre seulement, la France est grande parmi les nations ; à cette condition, on pourra lui appliquer ce qui, dans les Livres Saints, est dit d’Israël : que personne ne s’est rencontré qui insultât ce peuple, sinon quand il s’est éloigné de Dieu.

Ce n’est pas un rêve, mais une réalité ; je n’ai pas seulement l’espérance, j’ai la certitude du plein triomphe. »

 

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Le corps mystique de l’Antéchrist, Mgr Fulton Sheene (1895-1979), René Bergeron, Conférencier de l’École Sociale Populaire, Montréal 1940, avec l’aimable permission des Editions FIDES (situées à Montréal, Québec), MAI 1993, Dépôt Légal, Bibliothèque Nationale du Québec à Montréal, Bibliothèque Nationale du Canada à Ottawa, LA PRESSE LIBRE NORD-AMERICAINE, c.p. 676, succ. ‘‘A’’, Montréal, Québec, H3C 2T8, Janvier 2008, LENCULUS, d’après la réédition exclusive de Serge Monast (Tirage 500 exemplaires), pour la Librairie Excommuniée Numérique des CUrieux de Lire les Usuels, Toutes les rééditions numériques de la Lenculus sont gratuites : MEGAUPLOAD - Le leader en services de stockage et de livraison de fichiers en ligne

 

Page 69 :

 

Non satisfaite d’être révolutionnaire, la Maçonnerie prône le socialisme et l’antireligion. En 1776, Weishaupt fonda à Ingoldstadt la secte des Illuminés qui prit, à la fin du dix-huitième Siècle, la direction de toutes les loges de l’Europe continentale.

Voici comment Weishaupt a condensé l’esprit de son système :

« L’égalité et la liberté sont des droits essentiels que l’homme, dans sa perfection originaire et primitive, reçut de la nature. La première atteinte à cette égalité fut portée par la propriété ; la première atteinte à cette liberté fut portée par les sociétés politiques ou les gouvernements ; les seuls appuis de la propriété et des gouvernements sont les lois religieuses et civiles. Done, pour rétablir l’homme dans ses droits primitifs d’égalité et de liberté, il faut commencer par détruire toute religion, toute société civile et finir par l’abolition de la propriété. » (Code illuminé. — Système général. — V. Rabiano, — Continuation de l’histoire de l’Église, t. II, p. 395.)

 

Page 70 :

 

« Le Temple maçonnique, dans la pensée de ses ténébreux architectes, doit donc s’élever sur les ruines de toutes les religions à la gloire de la nature. C’est le Temple de ‘‘L’humanité sans Dieu’’, en attendant qu’il devienne celui de ‘‘L’Humanité se faisant Dieu’’, pour finir enfin par être le Temple de ‘‘L’Humanité contre Dieu’’ : tel est l’édifice que la Maçonnerie cherche à élever à la place de l’ordre divin qui est ‘‘L’Humanité avec Dieu’’. » (La déification de l’humanité ou le côté positif de la Franc-Maçonnerie, par G. M. Pachtler, S. J., Fribourg-en-Brisgau, Herder, 1875.)

Il faut donc se méfier des mots sublimes dont font état les F.:.M.:. pour mieux tromper leurs apprentis. Par exemple, quand ils parlent du Grand Architecte de l’Univers, d’après le F.:. Sergent, « ceux qui ont reçu une initiation supérieure savent qu’elle (la signification de la formule précitée) n’a aucune valeur religieuse. Le G .:. A .:. de l’U .:., ce n’est pas Dieu, c’est la Maçonnerie. » (Grande Loge de France, — Compte-rendu du Convent de 1904, p. 81.)

 

Page 71 :

 

Voici une déclaration qui fut adoptée par acclamation au Congrès Maçonnique qui s’ouvrit à Naples le 8 décembre 1869 :

« En ce qui concerne la question philosophique et religieuse, considérant que l’idée de Dieu est la source et le soutien de tout despotisme et de toute iniquité, considérant que la religion catholique est la plus complète et la plus terrible personnification de cette idée, que l’ensemble de ses dogmes est la négation même de la société, les libres-penseurs assument l’obligation de travailler à l’abolition prompte et radicale du catholicisme, par son anéantissement, par tous les moyens, y compris la force révolutionnaire. » ( Cité dans un mandement de Mgr Martin, évêque de Natchitoches, États-Unis, en 1875).

 

Page 72 :

 

Le 26 décembre 1874, le Vénérable de la loge Les Amis du Progrès, le F .:. Van Humbeeck s’écriait à Anvers :

« Ce qui est vrai de la Révolution n’est que la formule profane. Oui, un cadavre est sur le monde ; il barre la route du progrès : ce cadavre du passé, pour l’appeler par son nom, carrément, sans phrase, c’est le catholicisme. » (Cité par Mgr Delassus, — Le problème de l’heure présente, 1, 22.)

Au Rituel officiel du 33e degré et dernier degré du Rite Écossais Ancien Accepté, rite qui a la réputation d’être le plus anodin de tous, nous lisons ceci :

« ... Il (l’homme) est tombé sous les coups de trois assassins, de trois infâmes qui ont soulevé des obstacles formidables contre son bonheur et contre ses droits et ont fini par l’annihiler. « ... Ces trois assassins infâmes sont la Loi, la Propriété, la Religion. « ... De ces trois ennemis infâmes c’est la religion qui doit être le souci constant de nos attaques meurtrières, parce qu’un peuple n’a jamais survécu à sa religion et que c’est en tuant la religion que nous aurons à notre merci et la Loi et la Propriété et que nous pourrons régénérer la société en établissant sur les cadavres des assassins de l’homme, la religion Maçonnique, la loi Maçonnique et la Propriété Maçonnique. » (Satan & Cie, par Paul Rosen, ex-maçon et Très Illustre Souverain Grand Inspecteur du 33e degré, pp. 335-337.)

 

Page 79 :

 

Hypocrites ! Bandits à qui on a mis les menottes à la langue et au cerveau pour les faire marcher en rangs serrés dans le chemin de la bêtise et de l’immoralité ! Ne protestez pas, messieurs les esclaves de la F .:. – Mac .:., car voici la formule de votre vœu :

« Je jure et promets sur ce glaive, symbole de l’honneur, et sur le livre de la loi de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette Respectable Loge, ainsi que tout ce que j’y aurai vu et entendu dire ; de n’en jamais rien écrire que je n’en aie reçu la permission expresse, et de la manière qui pourra m’être indiquée. » (Cahier du grade d’apprenti du G .:. O .:. , édition 1880, p. 21.)

 

Page 81 :

 

Maître Ragon nous rapporte que dans le mariage maçonnique, en face des nouveaux conjoints, un dialogue s’engage entre le vénérable et le premier surveillant :

Que pensez-vous, demande le vénérable, de l’indissolubilité du mariage ?

— Qu’elle est contraire aux lois de la nature et de la raison.

— Et quel doit en être le correctif ?

— Le divorce. »

Nous n’admettons pas, entre citoyens libres, les liens indissolubles et les contrats sans clause résolutoire », écrit le F. Blatin dans son Rituels Maçonniques pour tenues blanches (p. 20).

Nous lisons encore dans les Rituels du F .:. Blatin (1895) :

« Que l’instruction laïque, obligatoire, donnée par l’État soit seule autorisée et que les parents qui voudraient instruire les enfants à domicile ne puissent le faire, qu’avec le concours d’instituteurs ou d’institutrices approuvés et présentés par l’État ! »

 

Page 83 :

 

W. Wilmshurst, un haut dignitaire des Loges, écrit dans The Masonic Initiation, p. 42, que :

« Pour ceux qui désirent seulement une organisation sociale agrémentée d’un peu de cérémonial pittoresque et fournissant une occasion de distraction ou de distinction personnelle, la Maçonnerie ne sera jamais plus que la formalité qu’elle a longtemps été et qu’elle est toujours pour beaucoup, et eux-mêmes resteront toujours dans l’ignorance de sa signification, de son but et de ses grandes possibilités. »

C’est-à-dire que ces gens, même s’ils portent pesant de titres et d’avancements, ne vont ordinairement pas au-delà des degrés bleus qui ne sont, d’après Albert Pike (un 33e degré authentique celui-là), « que le parvis ou l’antichambre du Temple. »

Oswald Wirth que nous avons déjà plusieurs fois cité n’est pas moins explicite :

« Quantité de Maçons s’imaginent connaître la Maçonnerie, alors qu’ils ne soupçonnent même pas l’existence de ses mystères et de son ésotérisme. » (Le Livre de l’Apprenti, p. 118.)

Sans doute, « Une partie des symboles y est divulguée à l’initié, mais ce dernier est intentionnellement induit en erreur. On ne veut pas qu’il les comprenne. Leur vraie explication est réservée aux adeptes, aux princes de la Maçonnerie. » (A. Pike, Morals and Dogmas of tue ancient and accept scottish rite, p. 819.)

 

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De notre ami François-Xavier OBRADOR : ENCORE DE LA LECTURE SUR L’ANTI FRANCE (francs-maçons et consorts – tout ce joli petit monde n’est guère reluisant et ne nous inspire qu’un profond dégoût) :

 

Encore de la lecture... sur l'anti-France... et leus alliés de mort... désolé...

 

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Sur les origines de la franc-maçonnerie, son but et l’appartenance à celle-ci du cardinal Rampolla :

 

http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2010/010_2010/VM-2010-10-15/VM-2010-10-15-A-00-Rampolla_par_Heimbichner.html

 

Un franc-maçon a-t-il failli devenir Pape ?

Histoire du cardinal Rampolla

Par Craig Heimbichner

Traduction en français depuis la source : http://cfnews.org/ch-ramp.htm

 

Encore plus importante à cet égard est la toute première encyclique apostolique du Pape saint Pie X, E Supremi Apostolatus « sur la restauration de toutes choses dans le Christ », publiée le 4 octobre 1903. Dans cette encyclique, on lit en effet la surprenante déclaration suivante : « Qui pèse ces choses a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps, et comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le fils de perdition dont parle l'Apôtre ( n’ait déjà fait son avènement parmi nous. » Le Pape redoute donc manifestement que l’Antéchrist soit déjà présent parmi les hommes, et il s’est forcément produit quelque chose pour l’ébranler à ce point dès le début de son pontificat.

Le Pape fournit lui-même un indice sur les causes de son inquiétude lorsque, dans la même encyclique, il poursuit en ces termes : « En revanche, et c’est là, au dire du même Apôtre, le caractère propre de l’Antéchrist, l’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur… »

La devise officielle de l’OTO était – et reste aujourd’hui – Deus est Homo, « Dieu, c’est l’homme ». Si le cardinal Rampolla était affilié ou étroitement associé à l’OTO ou à l’une de ses loges naissantes, alors il est vrai qu’un agent du sombre culte maçonnique de l’homme, incarnant l’esprit orgueilleux de l’Antéchrist, aurait fort bien pu accéder au Trône de Pierre en 1903. L’affaire Rampolla fournit ainsi une explication troublante de la première encyclique de saint Pie X.

[…] Il serait blasphématoire de tenir le Saint-Esprit pour responsable de la plupart des changements qui ont infligé au Corps mystique du Christ ces blessures parmi d’autres. Non, nous devons en accuser le démon, dont les suppôts issus des loges continueront d’infecter l’Église tant qu’on ne les aura pas démasqués. Il nous faut prendre au sérieux, là encore, l’œuvre de Mgr Jouin – ainsi que celle de saint Pie X – et poursuivre notre travail de détective afin de chasser les démolisseurs infiltrés dans le clergé, quel que soit leur rang. Si nous ne retrouvons pas cette indispensable vigilance, nous verrons l’Église catholique romaine se conformer de plus en plus aux vœux des gnostiques, qui ne cesseront de célébrer le Culte de l’Homme avec une témérité croissante jusqu’au jour où interviendra la Main de Dieu.

 

Le plan de Lucifer est de précéder, plagier et même de contrecarrer le plan de Dieu en instaurant un gouvernement mondial sur la terre afin d’y effacer le nom de Dieu et de son Christ et d’empêcher ou de retarder ainsi la venue du règne glorieux et spirituel du Christ-Roi qui régnera malgré ses ennemis (a).

 

a) Cf. S. Luc, 19 : 11-27 ; I Corinthiens, 15 : 25 ; Psaumes, 110 (109) : 1 et 6.

 

L’homme est un animal métaphysique et religieux : les animaux ne prient pas, n’adorent pas et ne vont ni à l’église ni au temple pour manifester leur dévotion. La dimension religieuse est inhérente à l’homme. Et c’est la raison pour laquelle il est monstrueux de ne tenir compte ni de Dieu ni de son Christ dans les affaires politiques et sociales. Il convient ici de rappeler les paroles que le dramaturge athénien Sophocle, au Ve siècle av. J.-C.,   met dans la bouche d’Antigone : « Je ne croyais pas, certes, que tes édits eussent tant de pouvoir qu’ils permissent de violer les lois divines : lois non écrites, celles-là, mais intangibles ». En effet, Dieu doit être considéré comme la première source du Droit. Quand les uns et les autres dénoncent à juste titre la thèse d’un gouvernement mondial sans oser parler de Dieu, ils se plient plus ou moins consciemment aux règles de leurs adversaires qui ne demandent que cela. En agissant ainsi, ils ne peuvent absolument pas remonter à la cause profonde de cette tentative infernale des hommes des ténèbres et parvenir ainsi à une conclusion cohérente qui leur permettrait de prendre des mesures adéquates ne serait-ce qu’en dénonçant publiquement ce complot ourdit par Lucifer, le maître d’œuvre.

 

Guérilla médiatique contre le Nouvel Ordre Mondial :

IG / Tag Archive |  nouvel ordre mondial

 

Diviser pour régner (septembre 2010) : http://www.barruel.com/favicon.ico

 

911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial

Nouvel Ordre Mondial : Nicolas Sarkozy prévient que « personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer » Classé dans : Dernière citation — admin @ 7:41 le Lundi 26 janvier 2009

Ce vendredi 16 janvier 2009, notre président a présenté ses vœux aux corps diplomatiques étrangers, une fois de plus il parla de ce nouvel ordre mondial, mais cette fois, en des termes très dures, presque menaçants :

« Nous irons ensemble vers ce Nouvel Ordre Mondial, et personne, je dis bien personne ne pourra s’y opposer » [Cette déclaration de Nicolas Sarkozy équivaut à abdiquer tacitement ou virtuellement son autorité en tant que chef de l’État français et lui fait perdre ipso facto toute crédibilité. Sauf meilleur avis, cette exhortation, voire cette semonce, suffirait à justifier sa destitution, parce qu’elle ne se conçoit qu’avec la perte de notre indépendance et la désintégration des États-nations décrétée par une « bande de personnalités sorties des enfers » (Churchill, cité plus bas).]

 

(Nicolas Sarkozy, le 16 janvier 2009, devant les ambassadeurs du monde)

Vidéo : Nicolas Sarkozy met en garde : Personne ne pourra s’opposer au NWO (Nouvel Ordre Mondial) — Dailymotion

 

 

Le Gouvernement Mondial :

 

Une contrefaçon satanique

 Du

 Règne millénaire du Christ-Roi.

 

Par son aveu, Anders Behring Breivik, le terroriste d’Oslo, un criminel spirituellement détraqué suscité par la franc-maçonnerie, se révèle à la page 1225 de son manifeste, paragraphe : « Les pionniers du Nouvel Ordre Mondial », — dont tous les promoteurs étaient affiliés à la franc-maçonnerie, — comme un des pères fondateurs du Nouvel Ordre Mondial, écrivant :

 

 « Nous sommes parmi les pères fondateurs du nouvel ordre mondial. Les martyrs conservateurs d’aujourd’hui, à la fois démocrates et révolutionnaires (a), on se souviendra de nous, et on sera célébrés comme les pères fondateurs quand notre ordre mondial culturellement conservateur aura été établi d’ici 20-70 ans en Europe. » Texte original : « The pioneers of the new world order. We are some of the founding fathers of the new world order. The conservative martyrs of today, both democratic and revolutionary, will be remembered and celebrated as the founding fathers when our cultural conservative world order has been established in the European world within 20-70 years. »

a) Cf. l’Épître de saint Paul aux Romains, 3 : 8 ; Serge Monast : marqhuma.htm

 

Sources :

  

Nouvel Ordre Mondial Recherche sur le nouvel ordre mondial

Anders Behring Breivik, « pionnier du Nouvel Ordre Mondial » /  IG

Dailymotion - Le tueur de Norvège est Franc-maçon! - une vidéo Actu et Politique

Nouvel Ordre Mondial, franc-maçonnerie et lucifer...

A107 Hitler et l'Antichrist - La trompette (Voilà où conduit le satanique pseudo Concile Vatican II : hors de la vraie Église de Jésus-Christ nommément désignée au IIe siècle par saint Irénée, évêque de Lyon, c’est-à-dire dans l’Église conciliaire et autres sectes qui se sont multipliées plus que jamais depuis que le troupeau du Seigneur s’est dispersé.)

 

 

Histoire du Canada dans le Nouvel Ordre Mondial, le 17 avril 2011, par Éric Granger, site : Le DÉCODEUR

 

Un article de Frank R. Scott « Roads to Peace and Security », publié en octobre 1946 dans « International Journal », réf. vol 1, n° 4, oct. 1946 - Frank R. Scott, 1899-1985, Diplomate, poète et « intellectuel » canadien :

 

« La paix est un sous-produit du gouvernement. Sans gouvernement il ne peut y avoir de paix. La paix mondiale, dès lors, requiert un gouvernement mondial. Il y a la possibilité et l’espoir que l’O.N.U. se transforme en un véritable système de gouvernement mondial à travers la dissolution imperceptible de la souveraineté des nations. »

Frank R. Scott

Diplômé de l’université d’Oxford

Membre de l’Institut canadien des affaires internationales

Membre de l’élite mondialiste

 

Les Nations Unies pour désunir subrepticement les nations ? Quelle contradiction ! C’est là la marque du prince du mensonge et de l’Antéchrist. L’université d’Oxford se jugeant à ses fruits, nous ne pouvons que conclure à sa nocivité et sur le plan moral et sur le plan intellectuel.

 

Dès 1945, devant le sous-comité des relations étrangères du sénat américain, le partisan d'un gouvernement mondial initié, J. P. Warburg établissait : « Nous aurons un Gouvernement Mondial que vous le vouliez ou non. La question est de savoir si le Gouvernement Mondial sera atteint par la raison ou par la force. » (Source : NWO-NOM)

 

 

Témoignage de Aaron Russo, producteur et réalisateur de films à Hollywood, sur ce qu'il a appris de la bouche de Nick Rockefeller, au sujet du 11 septembre 2001, de la guerre contre le terrorisme, du CFR etc.
(Aaron est décédé le 24 Août 2007, 6 mois après cette Interview, officiellement des suites de son cancer) :
suite fermer

http://dai.ly/cEG6xr ou :

Dailymotion - Aaron Russo sur le 11 septembre, le CFR et Rockefeller - une vidéo Actu et Politique

 

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DÉNONCIATION DU GROUPE MONDIALISTE BILDERBERG

PAR UN LÉGISLATEUR SUISSE

 

Source © American Free Press

http://www.americanfreepress.net/html/bilderbergers_dangerous_269.html

via Infowars

http://www.infowars.com/influential-swiss-legislator-slams-bilderberg-group/

Le 16 Mai 2011 ( traduction approximative de la part de

http://www.nouvelordremondial.cc )

 

Un législateur influent du parti politique le plus important de la Suisse a envoyé une lettre très explicite à la tête du Département Fédéral Suisse de la Justice et de la Police, disant que la rencontre du groupe mondialiste Bilderberg en Suisse du 9 au 12 Juin menace les traditions profondes de la nation de régime populiste et de neutralité ainsi que l’arrivée de nombreux participants peu recommandables, dont certains sont accusés de crimes de guerre, au pays traditionnellement neutre.

Le législateur, Dominique Baettig de l’Union démocratique du centre (UDC), a été interviewé par cet écrivain de l’AFP en décembre dernier et a fait les gros titres quand il appela à arrêter George W. Bush pour des crimes de guerre si jamais il met les pieds en Suisse. Bush annula sa visite à Genève le 12 Février.

En rapport à la prochaine visite du groupe Bilderberg, Baettig informa la policière Mme Simonetta Sommaruga : « J’aimerais attirer votre attention sur… le [rendez-vous du] groupe Bilderberg discret mais influent dans un hôtel à Saint Moritz [9-12 Juin]. »

Le groupe est « une élite mondiale de banquiers, industriels, diplomates, de gradés de l’OTAN Européen et US, de têtes couronnées, de groupes de médias, leurs magnats et leurs éditeurs, aussi bien que des chefs d’états, à la retraite ou non, qui coordonnent, échangent, organisent et structurent, en dehors de tout contrôle démocratique, les grandes orientations pour une mondialisation économique. »

Pour transmettre le danger de l’influence du groupe Bilderberg, il ajoute dans sa lettre, « l’Indépendance, la propriété privée et la sphère privée sont réduites à l’utilisation d’argent électronique virtuelle et par… le contrôle de tous les individus dans un goulag mondial biométrique… Plus de dettes pour les pays [du monde] sont encouragées … et ils deviennent les créanciers de banques privées supranationales.

« Les tâches policières et militaires sont privatisées et les actions militaires pour dissoudre des états indépendants sont planifiées et coordonnées (Afghanistan, Irak, Somalie, Soudan, Libye ; demain l’Iran et la Syrie). Le pire étant le fait qu’ils préparent la fin programmée de la démocratie traditionnelle, avec un changement de pouvoir des états au bénéfice d’entités gouvernementales non-élues… »

Sa lettre dit aussi que ce « groupe discret développe un modèle de société libre échange ultra libérale avec une… monnaie mondiale et le FMI en tant que trésorier. »

Baettig nota qu’il est particulièrement perturbé après avoir « consulté la liste des participants [Bilderberg] des années [récentes] » et voit « la présence indésirable » en Suisse de certaines « personnalités » comme Henry Kissinger, Dick Cheney, Nicolas Sarkozy et autres impliquées dans des crimes de guerre, torture et ceux « qui sont sous investigation par la cour de la Haye, etc. »

Baettig demande à Mme Sommaruga : « Est-ce que vos services sont informés des identités des participants ? Alors que l’OTAN est actuellement engagé dans des actions de guerre (Libye, Afghanistan, des assassinats ciblés), la participation des gradés de l’OTAN… représente un risque majeur d’action terroriste à Saint Moritz, et donc, un danger sérieux pour ses habitants et ses voisins. Sans parler de… l’image perdue pour une nation souveraine et démocratique qui maintient une neutralité intégrale et armée… »

Il ajouta que si « les politiciens, hommes d’affaire et propriétaires de groupes de médias qui partagent des motivations [mondiales] représentent un ‘crime contre l’état’, et cela pourrait compromettre l’indépendance de la Suisse par ‘trahison diplomatique.’ »

 

Texte original :

 

Delémont, May 30th, 2011

 

Concerns : arrests and extraditions of Bilderberg criminals Distinguished Cantonal Prosecutors, Mr. the General Prosecutor of the Swiss Confederation (for information).

You do not ignore that the Bilderberg Group will meet, amongst other Swiss locations, in Sankt-Moritz between June 9th and June 12th, respectively June 8th and June 13th, 2011 in order to include here the landing and taking-off of their Private Jets, etc. on the Airports of Samedan, Kloten, if not Agno and Cointrin or even Belpmoos (last legs by helicopters, etc.), located in your respective Cantons. Meetings will be held at the Suvretta’s and for even more discreet ones, again in a Bad-Ragaz Hotel or at the Baur-au-Lac, Dolder (?) in Zürich, etc.

In the name of Cantonal Sovereignty and independence, but especially of the Justice’s independence from executive power - may it be Federal or Cantonal - I ask you to check abroad for Arrest Warrants delivered by various Courts, Judges and also for all valid criminal complaints against the persons who were, amongst others, cited as mere examples in my (enclosed) letters to Mrs. Simonetta Sommaruga, Federal Counselor and Mrs. Barbara Janom Steiner, Cantonal Counselor and of course, to arrest them before diligent extraditions.

If the name of Henry Kissinger or Georges W. Bush (should he come to Switzerland) are fairly evident in terms of "Wanted criminals" others, such as Nicolas Sarkozy in some days, but especially other Bilderbergers from all around the world, will obviously require that you first be in possession of the complete Bilderberg 2011 Participants List, before checking out for these names at Interpol, Den Hague, etc. A List that nor a National Counsellor, such as the undersigned, nor a Swiss Citizen and any not Bilderberg Journalist may get, either from Mr. Daniel Vasella (the organizer), nor from Bilderberg Headquarters in the Netherlands.

Furthermore, I do thank you to apply with civil courage the Law Articles (Treason, etc., mentioned in the letter to the Head of the Federal Justice and Police Department), to all Swiss Bilderberg Participants and a fortiori to all of those in Political Office.

Looking forward for your kind answers, along with a copy of said Participants’ List, be assured, Distinguished Cantonal Prosecutors, Mr. the General Prosecutor of the Swiss Confederation, of the expression of my high consideration.

Dominique Baettig, National Counselor Jura

Enclosures : mentioned

You can send this letter to all judges all over Europe, they have the right to launch such an action, thanks to European's treaties.

As did Baltasar Garzón Real, f.i.

 

www.finality.ch http://www.wearechange.org/?tag=dominique-baettig

François de Siebenthal

 

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BILDERBERG

 

Le silence médiatique est rompu

 

juin 11 : BILDERBERG à Saint-Moritz (Suisse), images et témoignages de manifestants : infowars

 

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Nonobstant la position du site « viens-seigneur-jesus » au sujet de Ratzinger/Benoît XVI, nous rejoignons absolument ses analyses au sujet de l’Antéchrist et de l’imminence d’un Gouvernement Mondial ; et nous constatons que nous avons plus de points communs avec ce site catholique qu’avec les autres sites « non una cum » tels que « virgo-maria », « fidemservavi », « a-c-r-f » et « resistance-catholique » qui semblent rejeter la question des derniers temps pourtant d’actualité et négliger les avertissements des Saintes Écritures :

 

antéchrist et nouvel ordre mondial - L'ANTICHRIST ET LE NOUVEL ORDRE MONDIAL

 

Si nous comparons, par exemple, la révélation privée ci-dessous au texte de saint Irénée de Lyon communiqué ci-après, nous constaterons une parfaite identité de vue sur la question de l’enlèvement des justes et de la purification et le renouvellement du monde :

 

Je réitère ma promesse... Je vais les enlever de la terre et les transporter en lieu sûr.

 

Message de Dieu à Lec des Philippine, sur l’enlèvement, reçu le 21 mai 2010 à 6h50

 

Fils, écris pour moi. Je tiens à réveiller les âmes endormies, qui à cette heure se sont déjà lassées d'attendre l'accomplissement de mes promesses de gloire. Une terre renouvelée attend mes enfants fidèles [les justes] et afin de s’assurer que ceux dont j'ai l'intention qu’ils vivent dans la nouvelle ère survivent à la période la plus sombre de l'existence de l'humanité, je réitère ma promesse... Je vais les enlever de la terre et les transporter en lieu sûr; ils y attendront leur retour vers un nouveau paradis sur terre – où ils vont vivre de longues vies dans la paix et l’harmonie, avec tous leurs semblables, et toutes les créatures vivantes à qui je permettrai de coexister avec mes enfants bien-aimés. Alors, se vérifieront pour les fidèles serviteurs les paroles de mon Fils Jésus [prononcées] dans les paraboles.... A Ceux qui sont restés honnêtes, fidèles et toujours vigilants en attendant la venue de leur maître, et qui ont fait usage des talents [qui leur ont été] confiés... il sera donné des villes à gouverner, selon leurs capacités. Votre temps de briller viendra, mes enfants. Vous serez les nouveaux héritiers du Royaume du Ciel sur la Terre.

 

Saint Irénée, évêque de Lyon, Contre les hérésies, Livre V, IIIe Partie, 29, 1 :

 

« 29, 4. […] Les païens eux-mêmes, qui n'ont pas levé les yeux vers le ciel, ni rendu grâces à leur Créateur, ni voulu voir la lumière de la vérité, mais, tels des rats, se sont enfoncés dans la profondeur de leur folie, ont été justement considérés par l'Écriture comme une goutte d'eau suspendue à une cruche, comme un grain de poussière dans une balance, comme un pur néant (a) : ils sont utiles aux justes, autant que la tige est utile pour la croissance du blé, et la paille pour la combustion en vue du travail de l'or. Et c'est pourquoi, à la fin, lorsque l'Église sera enlevée d'un seul coup d'ici-bas, « il y aura, est-il dit, une tribulation telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement et qu'il n'y en aura plus (b) ». Car ce sera le dernier combat des justes, où les vainqueurs seront couronnés de l'incorruptibilité. »

a)  Cf. Isaïe, 40 : 15, 17 ;

b)  S. Matthieu, 24 : 21.

 

Texte de saint Irénée de Lyon : ireneech.htm et : Vulgate

 

R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesme, L’Année Liturgique, Le 22e Dimanche après la Pentecôte, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

L'après Honorius d'Autun, la Messe du jour se rapporte au temps de l'Antéchrist (1). L'Église jette ses yeux dans l'avenir sur le règne de cet homme de péché (2), et comme déjà sous le coup de la persécution redoutable des derniers jours, elle emprunte l'Introït au psaume CXXIX.

[…] De là, dans l'âme de Paul, cette indifférence sublime qui est le sommet de la vie chrétienne, et n'a rien de commun, on le voit, avec l'engourdissement fatal où les faux mystiques prétendirent, au XVII° siècle, enfermer l'amour. Quelle tendresse prodigue à ses frères le converti de Damas, à cette hauteur où il est parvenu dans le chemin de la perfection ! Dieu m'est témoin, dit-il, combien je vous aime et désire tous dans les entrailles de Jésus-Christ ! L'aspiration qui le remplit et l'absorbe (3), est que le Dieu qui a commencé en eux l'œuvre bonne par excellence, cette œuvre de la perfection du chrétien arrivée à sa consommation dans l'Apôtre, la poursuive et l'achève en tous pour le jour où le Christ apparaîtra dans sa gloire (4). Il prie pour que la charité, cette robe nuptiale des bénis du Père qu'il a fiancés à l'unique Epoux (5), les entoure d’un éclat non pareil au grand jour des noces éternelles (6).

Or le moyen que la charité se développe en eux sûrement, c'est qu'elle y grandisse dans l'intelligence et la science du salut, c'est-à-dire dans la foi. C'est la foi, en effet, qui forme la base de toute justice surnaturelle. Une foi diminuée ne peut, dès lors, porter qu'une charité restreinte. Combien donc ils se trompent, ces hommes pour qui le souci de la vérité révélée ne va pas de pair avec celui de l'amour ! Leur christianisme se résume à ne croire que le moins possible, à prêcher l'inopportunité de nouvelles définitions, à rétrécir savamment et sans fin l'horizon surnaturel par égard pour l'erreur. La charité, disent-ils, est la reine des vertus ; elle leur inspire de ménager même le mensonge ; reconnaître à l’erreur les mêmes droits qu'à la vérité, est pour eux le dernier mot de la civilisation chrétienne établie sur l'amour. Et ils perdent de vue que le premier objet de la charité étant Dieu, qui est la vérité substantielle, n'a pas de pire ennemi que le mensonge ; et ils oublient qu'on ne fait point acte d'amour, en plaçant sur le même pied l'objet aimé et son ennemi mortel.

[…] Aujourd'hui que par la connivence des baptisés l'erreur reprend ses prétendus droits, la charité d'un grand nombre a diminué du même coup (7) ; la nuit s'étend de nouveau sur un monde agonisant et glacé.

[…] Il faut bien que la diminution des vérités (8) doive être le danger tout spécial des derniers temps, puisque l'Église, en ces semaines qui ont pour objet de représenter les derniers jours du monde, nous ramène sans cesse à la prudence de l'entendement comme à la grande vertu qui doit alors garder ses fils.

[…] C'était le dernier jour des enseignements publics de l'Homme-Dieu (9), presque à la veille de sa sortie de ce monde (5). Ses ennemis, tant de fois déjoués dans leurs ruses, essayèrent un suprême effort. Les Pharisiens, qui ne reconnaissaient point la domination de César et son droit au tribut, s'unirent à leurs adversaires, les partisans d'Hérode et de Rome, pour poser à Jésus la question insidieuse : Est-il permis ou non de payer le tribut à César ?

[…] La volonté de Dieu (10), telle est donc la source comme la vraie grandeur de toute autorité parmi les hommes. L'homme, par lui-même, n'a aucun droit de commander à son semblable. Le nombre ne change rien à cette impuissance des hommes sur ma conscience, puisque, nombreux ou  non, je suis l'égal de chacun d'eux par nature, et qu'additionner les droits sur moi de chacun, c'est additionner le néant. Mais Dieu, voulant que les hommes vécussent en société, a voulu par là même qu'il y eût à leur tête un pouvoir chargé de ramener les volontés multiples à l'unité du but social.

[…] Mais, une fois régulièrement investis, les dépositaires souverains du pouvoir ne relèvent que de Dieu dans la sphère de leurs attributions légitimes, parce que c'est de lui seul que leur vient la puissance, non de leurs peuples qui, n'ayant point cette puissance en eux-mêmes, ne pourraient la donner. Tant qu'ils observent les conditions du pacte social, ou ne tournent pas à la ruine de la société le pouvoir reçu pour son bien, leur droit à l'obéissance est celui de Dieu même.

[…] Mais, pour que la loi oblige et soit vraiment loi, il est clair qu'elle doit avant tout se conformer aux prescriptions et aux défenses de l'Être souverain dont la volonté seule peut lui donner son caractère auguste, en la faisant entrer dans le domaine de la conscience. C'est pour cela qu'il ne peut y avoir de loi contre Dieu, contre son Christ ou son Église. Dès lors que Dieu n'est plus avec l'homme qui commande, la puissance de celui-ci n'est que force brutale. Le prince ou l'assemblée qui prétend réglementer les mœurs d'un pays à l'encontre de Dieu, n'a donc droit qu'à la révolte et au mépris de tous les gens de cœur ; donner le nom sacré de loi à ces tyranniques élucubrations, est une profanation indigne d'un chrétien comme de tout homme libre.

1)  Hon. Aug. Gemm. An. IV, 93 ;

2)  II Thessaloniciens,

3)  Philippiens, 1 : 9 : « Et ma prière est que votre charité croisse de plus en plus dans la science et en toute intelligence, afin que vous discerniez ce qui est le meilleur, que vous soyez purs et marchiez sans tomber jusqu'au jour du Christ , étant remplis de fruits de justice par Jésus-Christ pour la gloire et la louange de Dieu. »

4)  Philippiens, 1 : 24-27 ;

5)  II Colossiens, 3 : 4 ;

6)  Rom. VIII, 28; II Cor. XI, 2.

7)  S. Matthieu, 24 : 12 ;

8)  Psalm. XI, 2 ;

9)  Mardi saint ;

10)         I Pierre, 2 : 15.

 

Dans le document audio communiqué par le site de l’« Observatoire du Nouvel Ordre Mondial », Pierre Hillard [docteur en science politique et professeur de relations internationales à l’École supérieure du commerce extérieur (ESCE)] informe qu’il va limiter les conférences de presse et les interviews concernant le Nouvel Ordre Mondial, car pour lui c’est « humainement cuit » [« la fin des fins » : La Salette] en ce qui concerne le NWO : il n’y a plus grand chose à dire, on assiste maintenant à la mise en place du Nouvel Ordre mondial. Cliquez sur :

911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial et sur :

Dailymotion - Pierre HILLARD conférence de Toulon (2010) 1sur4 - une vidéo Actu et Politique (où Pierre Hillard prouve magistralement que le gouvernement mondial a été bel et bien préparé depuis bel lurette !)

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LETTRE D’INFORMATIONS ÉCONOMIQUES STRATÉGIQUES INTERNATIONALES (LIESI), N° 217, 31 octobre 2010, page 1, 1re et 2e colonnes, pages 3 et 4, 2e colonne et 1re colonne :

 

13 octobre 2010 :

Vers l’échec de la Babel mondialiste

 

Comme nous le pressentions depuis plusieurs mois, le 13 octobre 2010 sera incontestablement une date charnière dans l’histoire du Nouvel Ordre Mondial. Depuis le printemps dernier, les événements s’enchaînent sans fil conducteur apparent pour l’œil inattentif. La réalité est autre : l’actualité semble désormais corrélée au texte écrit par saint Jean sur l’île de Patmos, connu comme l’Apocalypse. Signe des temps ! La fin du temps des nations présage des convulsions pour l’humanité que le lecteur doit impérativement prendre en compte afin de se préparer à des moments difficiles. C’est aussi un signe d’espoir : la marge de manœuvre des lucifériens pour réaliser leur plan se trouvant de plus en plus limitée.

Tout cela est devenu plus clair avec l’explosion de la plate-forme de Deepwater Horizon, d’avril 2010. Vint ensuite la couleur rouge sang des eaux du Golfe du Mexique, décrite ainsi dans l’Apocalypse de saint Jean : « Le second ange versa sa coupe dans la mer, qui devint comme le sang d’un mort (1) ; et tout ce qui avait vie dans la mer, mourut » (Apoc., XVI : 3) (2). Dans le numéro 2 des Brèves Religieuses, cet épisode a été longuement commenté. On sait aujourd’hui que deux puits sont concernés et qu’un seul a été bouché. Quelles seront les conséquences pour le Gulf Stream? (3) L’épisode suivant fut l’assassinat de M. Simmons (4) et la guerre que se livrent les services secrets britanniques et américains (5). […]

Dans cette épreuve de force pour la conquête du pouvoir mondial, engagée par les familles les plus puissantes, les États-Unis disposent de moyens de nuisance considérables pour riposter. Une composante de la technologie de guerre employée aujourd’hui par les États-Unis est constituée d’armes exotiques. Ces armes sont conçues pour endommager l’espace, les écosystèmes naturels (tels que l’ionosphère et l’atmosphère supérieure) ou le climat, ainsi que les systèmes tectoniques en vue de provoquer des dégâts ou la destruction sur une population cible ou dans une région, sur Terre ou dans l’espace (6). A ce titre, il est intéressant de citer les extraits d’un rapport d’expertise sur le programme HAARP, sollicité par le Kremlin à l’issue de la sécheresse anormale subie de plein fouet cet été. De ce qui a transpiré via un rapport de la Douma, on peut déduire que les services secrets russes sont inquiets : « Les plans américains visant à réaliser des expériences à grande échelle sous le Programme HAARP […] …de créer des armes capables de rompre les lignes de communication radio, les équipements installés sur les engins spatiaux et les fusées, provoquent de graves accidents dans les réseaux d’électricité, dans les oléoducs, les gazoducs, et ils ont un impact négatif sur la santé mentale de régions entières. […] Une analyse des déclarations émanant de l’US Air Force nous fait penser à l’impensable : les manipulations clandestines de phénomènes météorologiques, des communications et des réseaux d’électricité comme arme de guerre mondiale, permettent aux Etats-Unis de perturber et de dominer des régions entières. La manipulation météorologique est l’arme préventive par excellence ». LIESI a déjà évoqué la probabilité d’une grande catastrophe en Espagne avec des retombées européennes catastrophiques.

 

1)    Il est parfaitement exact que cette pollution rouge du Golfe du Mexique a fini sur les plages en marée noire, comme le sang d’un mort qui, de rouge, peu à peu devient noir.

2)    Le livre de l’Apocalypse de saint Jean parle de 7 trompettes. La troisième évoquait une étoile appelée absinthe qui rendrait amère les eaux des cours d’eau. Or, en ukrainien, "Tchernobyl" veut dire "absinthe". La cinquième trompette mentionne l’ouverture de puits de l’abîme dont la fumée arrivait à obscurcir le soleil durant une guerre qui durerait cinq mois. Que penser de la guerre du Koweït et des fumées provoquées par l’explosion des puits de pétrole ? Fumées qui obscurcissaient le soleil dans une guerre qui fut très courte. La sixième trompette fait référence à une guerre sur les bords de l’Euphrate, fleuve que tout le monde connaît depuis l’agression contre l’Irak.

3)    Contrairement à certains scientifiques, LIESI est resté très prudent dans ses conclusions. Les océans ont une inertie thermique de l’ordre de 800 ans, et les effets ne peuvent donc être immédiats. Il y a aussi bien d’autres questions : le Gulf

4)    Stream se fait sentir jusqu’à 2 000 m de profondeur et dépend également de l’interaction des vents. Pour le bloquer, il faudrait d’énormes quantités de pétrole, bien plus élevées encore que les fuites annoncées. Quelle quantité de pétrole y a t-il dans le Golfe du Mexique et quel est le volume des fuites actuelles ? Sans ces données, il est difficile de modéliser correctement les phénomènes. Dernière information : des scientifiques américains viennent de découvrir des nappes de pétrole de 5 centimètres d’épaisseur à environ 1,5 kilomètre de profondeur. « Je m’attendais à trouver du pétrole sur les fonds marins », a expliqué Mme Joyce. « Mais pas autant ». Une partie des nappes était « vraiment dense et épaisse ». Mme Joyce précise avoir découvert du pétrole jusqu’à 128 kilomètres de distance du puits de BP, officiellement à l’origine du désastre.

5)    Un proche du clan Bush. Rappelons que Bush Sr est un ancien président de la CIA, laquelle semble dépendre du gouvernement américain mais prend à l'occasion ses consignes plus haut.

6)    Cette guerre en coulisses, la catastrophe financière qui guette l’Angleterre, les alliances que noue la Chine derrière les Etats-Unis, etc., tout cela plaide en faveur d’une mésentente générale… Or, si l’on fait encore référence aux 7 trompettes de l’Apocalypse de saint Jean, la première trompette n’annonçait-elle pas que les serviteurs de la Bête (celle qui veut le pouvoir sur tous les hommes) furent frappés d’un ulcère cruel et très malin ? La période du 13 octobre 2010 est donc bien significative du changement de paradigme qui s’opère mondialement et le document que nous publierons sur la prochaine réforme monétaire anticipe l’échec cuisant de cette dernière. Fatima et l’Apocalypse présentent des convergences étonnantes.

7)    Cf. US Congress H.R. 2977: Space Preservation Act of 2001.

 

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Préparatifs guerre civile européenne - projet Bluebeam :

 

Archive télé du 06/08/2010 13:26:52 ou :

 

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Deutéronome, 32 : 8 :

 

« Quand le Très Haut donna aux nations leur héritage, quand il répartit les fils d’homme, il fixa leurs limites suivant le nombre des fils de Dieu. »

 

Sagesse, 11 : 21 :

 

« Mais tu as tout réglé avec nombre, poids et mesure. »

 

Actes des Apôtres, 17 : 26-27 :

 

« S’il a fait habiter sur toute la face de la terre tout le genre humain, issu d’un principe unique ; s’il a fixé aux peuples les temps qui leur étaient impartis et les limites de leur habitat, c’était afin que les hommes cherchent la Divinité pour l’atteindre si possible, comme à tâtons et la trouver ; aussi bien n’est-elle pas loin de chacun de nous. »

 

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A V E R T I S S E M E N T

 

Apocalypse (« Révélation » de Jésus-Christ), VIII, 8, 10, 13 :

 

« Le second ange sonne de la trompette, et comme une grande montagne tout en feu fut lancée dans la mer, et le tiers de la mer devint du sang […]... et tomba du ciel une grande étoile [ou astre] (lat. : et cecidit de caelo stella magna, grec : kai epesen ek tou ouranou asthr megaV), ardente comme un flambeau… […] Alors je regardais, et j’entendis la voix d’un aigle, disant d’une voix forte : “ Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, lorsque retentira la voix des dernières trompettes, que les trois anges vont faire sonner.” » (Cf. Isaïe, 6 : 11 ; Actes, 3 : 21 ; S. Irénée de Lyon ; le secret de La Salette.) – Cliquez sur :

Comète Elenin : 2 astronomes assassinés... La fin du monde ? - wikistrike.over-blog.com et :

La comète Elenin - La comète Elenin

 

ID., XVIII, 21 :

 

« Un Ange puissant prit alors une pierre (lat. : et sustulit unus Angelus fortis lapidem), comme une grosse meule (lat. : quasi molarem magnum), et la jeta dans la mer en disant : “ Ainsi, d’un coup, on jettera Babylone, la grande cité, et à l’avenir elle ne sera plus trouvée.” »

 

ID., IX, 20-21 :

 

 « Or les hommes échappés à l’hécatombe de ces fléaux ne renoncèrent même pas aux œuvres de leurs mains : ils ne cessèrent d’adorer les démons, ces idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, incapables de voir, d’entendre ou de marcher. Non, ils n’abandonnèrent ni leurs meurtres, ni leurs sorcelleries, ni leurs débauches, ni leurs rapines. » (Cf. S. Matthieu, 14 : 29-31.)

 

ID., XVI, 8-11 :

 

« Et le quatrième Ange répandit sa coupe sur le soleil ; alors, il lui fut donné de brûler les hommes par le feu, et les hommes furent brûlés par une chaleur torride. Mais, loin de se repentir en rendant gloire à Dieu, ils blasphémèrent le nom de Dieu qui détenait en son pouvoir de tels fléaux. »

« Et le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la Bête ; alors ce fut l’éclipse de sa royauté, et l’on se mordait la langue de douleur. Mais loin de se repentir de leurs agissements, les hommes blasphémèrent le Dieu du ciel sous le coup des douleurs et des plaies. »

 

ID, III : 10 :

 

« Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Mon retour est proche ; tiens ferme ce que tu as, pour que nul ne ravisse ta couronne. »

 

C’est par conséquent le moment où jamais de prier et de faire pénitence et de nous préparer à la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ-Roi sur notre terre purifiée et restaurée dans son premier état et parvenir à la gloire éternelle (cf. IIe Épître de S. Pierre, chapitre III ; S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Livre V, Troisième partie, 25, 1 à 36, 3).

 

Nous tenons à préciser que les écrits de saint Irénée de Lyon relatifs aux événements qui auront lieu au temps de l’Antéchrist, « car il y aura alors une grande tribulation telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde et qu’il n’y en aura plus » (a), à « l’épreuve du feu que subiront les justes » (b), au « mystère de leur enlèvement et de leur résurrection à la suite de l’apparition du Seigneur » (c), à la restauration du monde en son état premier et le règne du septième millénaire (d), « le vrai sabbat des justes » (e), nous tenons à préciser que tous ces écrits n’ont jamais été condamnés par l’Église. Quant à l’usage qu’ont en fait et en font les hérétiques et « tous les Gnostiques au nom menteur » (f), c’est une autre paire de manches. Nous pouvons aisément les reconnaître grâce à saint Irénée, le « fondateur de la théologie catholique » et le « marteau des hérésies », rien qu’en les écoutant aux sujets des derniers temps, de la colère de l’Agneau, de l’Antéchrist et du secret de La Salette, voire des Saintes Écritures. Et leur nombre est incalculable ! (g) Saint Irénée, le saint que les « non una cum » Ratzinger/Benoît XVI n’osent même pas nommer et moins encore citer sur leur site internet (et cependant cité par deux fois dans le serment anti moderniste du pape saint Pie X extrait de son Motu proprio du 1er septembre 1910 – in Saint Irénée, « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, La vérité des Écritures, La Tradition apostolique de l’Église : 3, 1-4 et 5, 1 : « Le Christ et les apôtres ont prêché selon la vérité, non selon les idées préconçues de leurs auditeurs ») ! N’est-ce pas là à la fois étonnant et significatif de « la grande peur des bien pensants » (Bernanos) ? Il leur manque manifestement le don de force, le 4e don du Saint-Esprit, - qui va toutefois de concert avec les autres (cf. le traité des Dons du Saint-Esprit de Jean de Saint-Thomas).

a)  S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, liv. V, IIIe partie, 29, 1 ; S. Matthieu, 24 : 21 ; Daniel, 12 : 1 ; Apocalypse, 7 : 14 ;

b)  S. Irénée, 29, 2 ; Daniel, 3 : 20 ;

c)   S. Irénée, 32, 1 ; 27 : 1 ; 30 : 4 ; 33, 3 et 4 ; 36, 1 et 2  (presbytres, disciples des apôtres) ; S. Luc, 14 : 14 ; 17 : 34-35 ; S. Irénée, liv. IV, IIe partie, 26, 2 (presbytres, disciples des apôtres) ;

d)  Cf. Irénée, liv. V, IIIe partie, 33, 4 ; Psaumes, 103 : 30 ; Actes, 3 : 19-21 ;

e)  S. Irénée, 33, 2 (presbytres, disciples des apôtres) ; cf. S. Luc, 14 : 14 ; S. Matthieu, 19 : 29 ;

f)    ID., 26, 2 ;

g)  ID., 30, 4 ; 34 : 2 ; Isaïe, 6 : 11-12 ; S. Luc, 18 : 8 ; S. Matthieu, 7 : 13 : 14 ; cf. le Secret de La Salette : « Combattez, enfants de lumière… ».

 

La doctrine millénariste telle que l’a soutenue et exposée saint Irénée est une doctrine catholique : Vulgate

 

Un Catholique français (Fernand Crombette - 1880-1970), La Révélation de la Révélation (un travail d’une minutie unique en son genre et une merveille de précision factuelle et historique inégalée jusqu’à ce jour), Tome I : extraits de l’ouvrage original, 2e édition, CESHE, page 9 :

 

Dans son Épître aux Romains saint Paul a écrit (VIII, 19620) : « Or, la création attend avec espoir la Révélation des fils de Dieu, parce qu’elle est assujettie à la vanité. » Ce texte est généralement interprété en ce sens que la Nature, ayant été frappée par Dieu à cause des péchés des hommes, peut s’attendre à recouvrer son intégrité première à la résurrection des justes.

 

Un Catholique français (Fernand Crombette), « La Révélation de la Révélation », Tome II, Le péché originel, pages 27, 28, 29  et 31 (où l’on voit que l’auteur rejoint la pensée de saint Irénée de Lyon au sujet du premier combat eschatologique et du règne millénaire révélés par le chapitre 19 du verset 11 au verset 21 et le chapitre  20 du verset 1 au verset 6 de l’Apocalyse ou de la Révélation du Christ Jésus) :

 

Nous avons achevé cette traduction [traduction par le copte ancien monosyllabique (1) de Genèse, III, 14-15 – cf. Apocalypse V, 1] dans un étonnement voisin de la stupéfaction. […] Ainsi les démons circulent dans les airs (cf. Éphésiens, VI, 12) : Satan a été châtié en deux étapes par Dieu ; après sa révolte […] ; puis, quand il a eu tenté Ève, il a été promis à un emprisonnement éternel dans les flammes des cavités intérieures. Mais, comme le dit Moïse, sa punition définitive est différée jusqu’à ce que « ce temps perverti » soit accompli. Or ce temps perverti c’est celui que nous vivons. Dieu avait prévu pour l’épanouissement de l’humanité fidèle un délai de 7000 ans. […]

Or, tout cela est annoncé dans l’Apocalypse de saint Jean (chapitre XX) qui dit notamment, et presque textuellement comme Moïse : « Je vis descendre du ciel un ange qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne à la main [n’oublions pas Notre-Dame de La Salette avec ses chaînes; et il prit le dragon, l’ancien serpent, qui est le diable et Satan et l’enchaîna pour mille ans (Cette première incarcération doit avoir lieu vers la fin de l’an 6000 ou du début de l’an 7000 du monde, c’est-à-dire du 7e jour du monde dont N.-D. de La Salette s’est réservé). Et l’ayant jeté dans l’abîme, il le ferma et le scella sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations jusqu’à ce que ces mille ans soient accomplis, après quoi, il doit être délié pour un peu de temps. […]

Quant aux élus, « Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux (chapitre XXI), et la mort ne sera plus (chapitre XXI) […] ».  « Et il n’y aura plus de malédiction ; mais le trône de Dieu (chapitre XXII) […] ».

Cette prophétie mosaïque sur la fin des temps […].

Ce texte prête à réflexion. […] Qu’en dirons-nous ? Ceci : une catastrophe mondiale est proche ; l’an 2000 n’est plus loin. Dieu ne peut pas laisser protester sa Parole et moquer ses décisions.

1)  Cf. « La Révélation de la Révélation », ouvrage cité plus haut, pages 37-45 : « D’où vient l’hébreu ? ».

 

« La Révélation de la Révélation », tome 1, traduction par le copte de Genèse, chap. 2, versets 15 à 17, une remarque significative et élogieuse de l’auteur sur saint Irénée de Lyon :

 

[…] Cette triple action [de la divine Trinité] avait déjà été pressentie par un de ces Pères de l’Église dont la scolastique médiévale faisait si bon marché, saint Irénée, qui se révèle ici autrement si profond : […]. 

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. III, Préliminaire, La vérité des Écritures :

 

Comment, par les apôtres, l’Église a reçu l’Évangile.

 

« […] En effet, après que notre Seigneur fut ressuscité d’entre les morts et que les apôtres eurent été, par la venue du Saint-Esprit (a), revêtus de la force d’en haut (b), ils furent remplis de certitude au sujet de tout et ils possédèrent la connaissance parfaite ; et c’est alors qu’ils s’en allèrent jusqu’aux extrémités de la terre (c), proclamant la bonne nouvelle des biens (d) qui nous viennent de Dieu et annonçant aux hommes la paix céleste (e) : ils avaient, tous ensemble et chacun pour son compte, l’ “ Évangile de Dieu ” (f) ».

a)  Cf. Actes, 1 : 8 ;

b)  Cf. S. Luc, 24 : 49 ;

c)   Cf. Psaumes, 18 : 5 ; Romains, 10 : 18 ; Actes, 1 : 8 ;

d)  Cf. Isaïe, 52 : 7 ; Romains, 10 : 15 ;

e)  Cf. S. Luc, 2 : 13-14 ;

f)    Cf. Romains, 1 : 1 ; 15 : 16 ; II Corinthiens, 11 : 7 ; I Thessaloniciens, 2 : 2, 8-9 ; I Pierre, 4 : 17.

 

Les hérétiques n’admettent ni les Ecritures ni la Tradition.

 

« 2, 1. En effet, lorsqu’ils [les hérétiques ou gnostiques] se voient convaincus à partir des Écritures, ils se mettent à accuser les Écritures elles-mêmes ; elles ne sont [selon eux] ni correctes ni propres à faire autorité, leur langage est équivoque, et l’on ne peut trouver la vérité à partir d’elles si l’on ignore la Tradition. Car, disent-ils, ce n’est pas par des écrits que cette vérité a été transmise, mais de vive voix, ce qui fait dire à Paul : “ Nous parlons ” sagesse parmi les parfaits, mais sagesse qui n’est pas celle de ce siècle (a). » Et cette Sagesse, chacun d’eux veut qu’elle soit celle qu’il a découverte par lui-même, autrement dit une fiction de son imagination. […]. »

1)  I Corinthiens, 2 : 6. »

 

« 2, 2. Mais lorsqu’à notre tour nous en appelons à la Tradition qui vient des apôtres et qui, grâce aux successions des presbytres, se garde dans les Églises, ils s’opposent à cette Tradition : plus sages que les presbytres et même que les apôtres, ils ont, assurent-t-ils, trouvé la vérité pure, car les apôtres ont mêlé des prescriptions de la Loi aux paroles du Sauveur, mais le Seigneur lui-même a prononcé des paroles venant tantôt du Démiurge, tantôt de l’Intermédiaire, tantôt de la Suprême Puissance ; quant à eux, c’est sans le moindre doute, sans contamination aucune et à l’état pur qu’ils connaissent le mystère secret (a). Et voilà bien le plus impudent des blasphèmes à l’endroit de leur Créateur ! Il se trouve donc qu’ils ne s’accordent plus ni avec les Écritures ni avec la Tradition. »

a)  Cf. Éphésiens, 3 : 9 ; Colossiens, 1 : 26.

 

« 2, 3. Tels sont les gens qu’il nous faut combattre, mon cher ami. Glissant comme des serpents, ils cherchent à s’échapper de tous côtés : aussi est-ce de toutes parts qu’il faut leur tenir tête, dans l’espoir que nous pourrons, en les refoulant, amener quelques-uns d’entre eux à se convertir à la vérité. Car, s’il n’est pas facile de faire changer de sentiment une âme possédée par l’erreur, du moins n’est-il pas absolument impossible que l’erreur s’enfuie quand on met en face d’elle la vérité. » 

 

La Tradition apostolique de l’Église.

 

3, 1. Ainsi donc, la Tradition des apôtres, qui a été manifestée dans le monde entier, c’est en toute Église qu’elle peut être perçue par tous ceux qui veulent voir la vérité. Et nous pourrions énumérer les évêques qui furent établis par les apôtres dans les Églises, et leurs successeurs jusqu’à nous. […]

 

« 3, 2. Mais comme il serait trop long dans cet ouvrage  tel que celui-ci, d’énumérer les successions de toutes les Églises, nous prendrons seulement l’une d’entre elles, l’Église très grande, très ancienne et connue de tous, que les deux très glorieux apôtres Pierre et Paul fondèrent et établirent à Rome ; en montrant que la Tradition qu’elle tient des apôtres et la foi qu’elle annonce aux hommes (a) sont parvenues jusqu’à nous par des successions d’évêques, nous confondrons tous ceux qui, de quelque manière que ce soit, ou par infatuation, ou par vaine gloire, ou par aveuglement et erreur doctrinale, constituent des groupement illégitimes : car avec cette Église, en raison de son origine plus excellente, doit nécessairement s’accorder toute Église, c’est-à-dire les fidèles de partout, ― elle en qui toujours, au bénéfice de ces gens de partout, a été conservée la Tradition qui vient des apôtres [b]. »

a)  Cf. Romains, 1 : 8.

b)  Passage cité continuellement par les historiens catholiques et les théologiens pour prouver la primauté du Siège de Rome établi par les apôtres saint Pierre et saint Paul, ce qui implique la reconnaissance de l’authenticité de cet ouvrage de l’évêque de Lyon, ― et ne les empêche pas néanmoins de rejeter la troisième et dernière partie de son livre V relative à la fin des temps avec l’Antéchrist, la purification et le renouvellement du monde, la résurrection des justes et l’apparition du Christ pour l’instauration de son règne spirituel, sans jamais le citer ou s’y référer en ces matières qui nous touchent pourtant de très près (cf. Genèse, 1 : 9 ; Romains, 8 : 22 ; Actes, 3 : 19-21 ; Psaumes (Vulgate), 73 : 12 : « Deus autem, Rex noster, ante secula, operatus est salutem in medio terræ »).  

 

« 3, 3. Donc, après avoir fondé et édifié l’Église, les bienheureux apôtres remirent à Lin la charge de l’épiscopat ; c’est de ce Lin que Paul fait mention dans les épîtres à Timothée (a). Anaclet lui succède. Après lui, en troisième lieu, à partir des apôtres, l’épiscopat échoit à Clément. Il avait vu les apôtres eux-mêmes et avait été en relations avec eux : leur prédication résonnait encore devant ses yeux. […] Et c’est là une preuve très complète qu’elle (l’Église) est une et identique à elle-même, cette foi vivifiante qui, dans l’Église, depuis les apôtres jusqu’à maintenant, s’est conservée et transmise dans la vérité. »

a)  Cf. II Timothée, 4 : 21.

 

« 3, 4. Mais on peut nommer également Polycarpe. Non seulement il fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fût établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. Nous-même l’avons vu dans notre prime jeunesse ― car il vécut longtemps et c’est dans vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie ―. Or il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. […] »

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. V, IIIe partie, 25, 2 :

 

« C’est pourquoi il faut écouter les presbytres qui sont dans l’Église : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. »

 

ID., ibid.,  Livre IV, Préface, Pr. 1 et 2 :

 

« En t’envoyant, cher ami, ce quatrième livre de notre ouvrage « Dénonciation et réfutation de la Gnose au nom menteur », nous allons, comme nous l’avons promis, confirmer par les paroles du Seigneur ce que nous avons dit précédemment. Puisses-tu par là, comme tu l’as demandé, recevoir de nous de toute part des ressources pour confondre tous les hérétiques ! Et puissent-ils eux-mêmes, ainsi refoulés de toute manière, ne pas s’enfoncer au loin dans l’ “ abîme ” de l’erreur ni se noyer dans l’océan de l’ignorance, mais, revenant au port de la vérité, en obtenir le salut !

« Quiconque veut les convertir doit connaître exactement leurs systèmes : impossible de guérir des malades, si l’on ignore le mal dont ils souffrent. Voilà pourquoi nos prédécesseurs, pourtant bien supérieurs à nous, n’ont pu s’opposer de façon adéquate aux disciples de Valentin : ils ignoraient leur système. Ce système, nous te l’avons fait connaître avec toute l’exactitude possible dans notre premier livre. Nous y avons montré, de surcroît, que leur doctrine est la récapitulation de toute hérésie : c’est pourquoi aussi, dans notre second livre, nous les avons pris pour cible de toute notre réfutation, car ceux qui s’opposent à de telles gens comme il convient s’opposent à tous les tenants d’opinions fausses et ceux qui les réfutent toute hérésie. »

 

Quand on lit cette préface de saint Irénée, il ne faut pas s’étonner que son livre ait été cité par le pape saint Pie X dans son serment antimoderniste, car ce livre contient effectivement une réfutation en règle de toutes les hérésies de notre temps par une parfaite connaissance des Saintes Écritures et des raisonnements irréfutables qui aboutissent à des conclusions certaines, puisque celles-ci reposent sur la parole de Dieu qui doit toujours être comprise à la lumière des choses tout à fait claires. Son œuvre magistrale forme un tout dont on ne peut séparer les différentes parties et en particulier la troisième relative à l’Antéchrist et à la résurrection des justes sans nuire en même temps à son unité et à sa finalité qui est de « saisir de Verbe et monter vers Lui en dépassant ainsi les anges et devenant à l’image et à la ressemblance de Dieu » (a), - ce qui est la fin suprême de l’homme ou la béatitude qui consiste dans la jouissance du souverain bien, c’est-à-dire dans la vision de l’essence divine (b).

a)  Livre V, 3e partie, 36, 3 ; pour confirmer cette unité de pensée, notons également que, dans cette troisième partie de son dernier Livre, saint Irénée se réfère en quatre endroits à ses premiers Livres  [25, 2 ; 26, 2 (Valentin et les Gnostiques) ; 29, 1 et  35, 2 (Enthymésis et Pronikos)] ;

b)  cf. S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ia-2æ, qu. 1-5, De ultimo fine hominis : De l’ultime fin de l’homme. - Saint Irénée, Livre V, 3e partie, 36, 3 : « Ces mystères, “les anges aspirent à les contempler” (1), mais ils ne peuvent scruter la Sagesse de Dieu, par l’action de laquelle l’ouvrage par lui modelé est rendu conforme et concorporel au Fils (2) : car Dieu a voulu que sa Progéniture, le Verbe premier-né, descende vers la créature, c’est-à-dire vers l’ouvrage modelé, et soit saisie par elle, et que la créature à son tour saisisse le Verbe et monte vers lui, dépassant ainsi les anges et devenant à l’image et à la ressemblance de Dieu (3). »

1)  I Pierre, 1 : 12 ; 2 ;

2)  Cf. Romains, 8 : 29 ; Éphésiens, 3 : 6 ; 3 ;

3)  Cf. Genèse, 1 : 26.

 

ID., ibid., 25, 1 (la pure doctrine apostolique) :

 

« Non seulement par ce qui vient d’être dit, mais encore par les événements qui auront lieu au temps de l’Antéchrist, il apparaît que le diable veut se faire adorer comme Dieu, alors qu’il n’est qu’un apostat et un brigand, et se faire proclamer roi, alors qu’il n’est qu’un esclave. » [Il n’y a donc rien de conditionnel.]

 

J. Tixeront, Précis de Patrologie, Éditions Gabalda, Paris, 1927, p. 37 :

 

« Les presbytres (anciens) sont des hommes qui ont vécu entre les années 70-150, et qui ont pu converser avec les apôtres ou leurs disciples immédiats. »

 

Saint Irénée, un témoin de la foi de l’Église primitive.

 

S. Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon, martyr, successeur de l’évêque Pothin vers l’an 150, Contre les hérésies, Introduction du traducteur Adelin Rousseau, Moine de l’Abbaye d’Orval, p. 7 :

 

« Irénée est né en Asie Mineure dans le courant de la première moitié du IIe siècle. Lui-même, dans un fragment de lettre que nous a conservé Eusèbe de Césarée, évoque ses années d’enfance durant lesquelles, à Smyrne, il était l’auditeur fervent du vieil évêque Polycarpe, lequel, souligne Irénée, "avait été en relations avec Jean et avec les autres qui avaient vu le Seigneur". Indication précieuse : dans l’enseignement de Polycarpe, le jeune Irénée pouvait encore percevoir un écho direct de la parole de ceux qui avaient été les témoins oculaires de la vie du Christ, et, comme le note Irénée lui-même, des connaissances de cette sorte, une fois gravée dans le cœur d’un enfant, grandissent avec lui et imprègnent de façon indélébile toute sa vie d’adulte. »

 

Giuseppe Ricciotti,  Professeur à l’Université de Rome, Saint Paul Apôtre, Éd. Robert Laffont, Paris, 1952, Le troisième voyage missionnaire, page 354, § 462 :

 

« […] Il semble bien que ce Papias, célèbre vers 120, était originaire de Hiérapolis du Lycus ; c’est lui qui nous a transmis les plus anciens renseignements extérieurs sur les faits rapportés par les évangiles canoniques (1). »

1) Cf. Vita di Gesù Cristo, p. 118 (§ 107), p. 123 (§ 114), p. 134 (§ 128), etcp

 

Id., Vie de Jésus-Christ, Éd. Payot, Paris, 1954, Les Évangiles, p. 100, § 107 :

 

« […] Nous avons à ce propos un précieux témoignage de Papias de Hiérapolis, qui, écrivant vers l’an 120, affirme avoir recherché anxieusement ce qu’avaient enseigné de vive voix les Apôtres et les autres disciples immédiats de Jésus, qu’il nomme individuellement, en en donnant cette raison : “ Je jugeais en effet que le contenu des livres ne me servirait pas autant que les choses transmises d’une voix vivante et permanente (dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39, 4) ”. Et quand il parle de livres et de voix, il fait certainement allusion aux sources de la vie et de la doctrine de Jésus, car peu après il traite expressément des évangiles de Marc et de Matthieu. »

 

Id., Ibid.,  p. 105, § 114 :

 

« Le premier évangile est attribué à l’apôtre Matthieu, appelé aussi Lévi et précédemment publicain, selon une tradition constante, qui remonte au IIe siècle. Papias de Hiérapolis, déjà cité par nous, qui vers l’an 120 écrivit cinq livres d’Explication des dires (logiwn) du Seigneur, y affirmait que : Matthieu coordonna en dialecte hébraïques les dires (ta logia sunetaxato) ; chacun ensuite les interpréta comme il en était capable (dans Eusèbe, Hist. eccl., 39, 16). D’autres témoignages successifs, — tels que ceux d’Irénée (Adv. Haer., III, I, I), de Tertullien (Adv. Marcion., IV, 2), de Clément d’Alexandrie (Stromata, I, 21), etc., — confirment plus ou moins explicitement l’indication de Papias. […]. »

 

Ibid., p. 116, § 128 :

 

« Ici encore, comme pour l’évangile de Matthieu, le témoignage le plus ancien et le plus autorisé est celui de Papias, qui écrit : “Le Prêtre disait encore ceci : Marc, devenu interprète (ermhneuthV) de Pierre, écrivit exactement, mais non pas avec ordre (tazei) tout ce qu’il se rappela des choses ou dites ou accomplies (h lekcdenta pracdenta) par le Seigneur. — Lui-même, en effet, n’entendit pas le Seigneur et ne fut pas son disciple mais bien, comme je l’ai dit, plus tard, celui de Pierre. Lequel faisait des instructions, selon les nécessités, mais sans presque avoir souci d’établir une coordination (suntazin) des paroles (logion) du Seigneur ; de sorte que Marc n’a commis aucune faute en écrivant les choses comme il se les rappela. Il fut attentif à ce point seulement de ne rien négliger des choses qu’il entendit et de ne rien dire de faux à leur sujet  ”(dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39, 15). » Ce témoignage est plus ancien que Papias lui-même, puisque dans sa première phrase, — soit jusqu’à “dites ou accomplies par le Seigneur”, — il rapporte l’affirmation du Prêtre Jean. Que ce Jean soit l’Apôtre et évangéliste, ou une personne différente est ici secondaire, puisque dans le cas présent il suffit d’être assuré que l’affirmation en question remonte au Ier siècle. Il est superflu aussu de rappeler que les observations déjà faites, à propos de Matthieu, sur la valeur des mots “ordre”, “coordonner” et “paroles” chez Papias, conservent ici également leur pleine valeur. […] »

 

Ibid., p. 147, § 157 :

 

« Vers l’an 180, Irénée, après avoir parlé des trois premiers évangiles, ajoute : Puis Jean, le disciple du Seigneur, celui qui reposa sur sa poitrine, publia lui aussi son évangile, quand il demeurait à Éphèse d’Asie (Adv. hær., III, I, I ; texte grec dans Eusèbe, Hist. Eccl., V, 8, 4). Il ne peut exister de doute fondé que, pour Irénée, ce Jean, disciple du Seigneur, fût l’apôtre qui dans la dernière cène reposa sur la poitrine de Jésus (Jean, XIII, 23) ; mais la valeur singulière du témoignage d’Irénée sur cette question vient de la circonstance que, jeune homme, en Asie Mineure, il avait entendu  Polycarpe de Smyrne (1), mort presque nonagénaire en 155, lequel à son tour avait été auditeur de Jean : de sorte que d’Irénée on remonte à Jean par le seul intermédiaire de Polycarpe. »

1) Ceci est rapporté par Irénée lui-même dans sa lettre à Florin (Eusèbe, Hist. ecclés., V, 20-4-8 ; cf. aussi IV, 14, 3 et sv.).

 

Dom Charles Poulet, Histoire de l’Église, en 2 volumes, Éd. Beauchesne, 1959, tome I, page 44 :

 

« Saint Irénée, évêque de Lyon et martyr, composa à la fin du IIe siècle un ouvrage appelé d’ordinaire « Contre les hérésies », dirigé contre ces gnostiques : c’est un travail si solide et si bien documenté, qu’il est resté l’une des sources patristiques les plus utiles de la théologie catholique. »

 

Le septième millénaire ou le « vrai sabbat des justes » (S. Irénée, liv. V, 3e partie, 28, 3, et 33 : 2 ; cf. S. Luc, 14 : 14 ; S. Matthieu, 19 : 29) : L’homme et : ce sera Dimanche

 

Saint Irénée (IIe siècle) répond à l’apostat Ratzinger/Benoît XVI au sujet de la Vierge enfantant un Fils (cf. Isaïe, 7 : 14 ; S. Matthieu, 1 : 23) : à l’apostat et Ratzinger/Benoît XVI : doctrine

 

Saint Irénée, dans son traité « Contre les hérésies » (V, 33, 4) cite saint Papias, évêque d’Hiérapolis (vers l’an 110), écrivant au sujet de notre terre rétablie dans son état premier, c’est-à-dire avant la désobéissance d’Adam (cf. Genèse, 1 : 26-28, 30 ; 3 : 17-19), au temps du septième jour, reconnaissable par la surabondance de ses fruits, vrai sabbat des justes ressuscités et des fidèles de Jésus-Christ qui auront été enlevés (V, 29, 1) afin d’être protégés lors de la purification de notre terre :

 

«  Voilà ce que Papias, auditeur de Jean, familier de Polycarpe, homme vénérable, atteste par écrit dans le quatrième de ses livres, — car il existe cinq livres composés par lui [disparus de la circulation !].  Il ajoute : “ Tout cela est croyable pour ceux qui ont la foi. Car, poursuit-il, comme Judas le traite demeurait incrédule et demandait : comment Dieu pourra-t-il créer de tels fruits ? — le Seigneur lui répondit : Ceux-là le verront, qui vivront jusqu’alors ”. »

 

Et malgré toutes ces précisions, les sites catholiques font le panégyrique de saint Irénéé et ne tarissent pas d’éloges sur son traité de « Contre les hérésies », mais se gardent bien de se prononcer sur les événements qui auront lieu au temps de l’Antéchrist et sur ce qui suivra avec la purification de notre terre et son renouvellement. — Voir, par exemple, le site Christ Roi 

 

Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, Tome VI, Discours prononcé à Rome, dans l’église de Saint-André Della Valle, le 14 janvier 1870, en la fête de saint Hilaire (315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église,  Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1872, pages 572-573 :

 

« […] Car il faut bien le dire, à mesure que les sociétés divorceront avec le christianisme, le rôle des hommes de bien, des hommes de foi, deviendra de plus en plus impossible. Entendez encore notre saint docteur : il parle de ces derniers temps, dont Notre-Seigneur a désigné l’approche et signalé le caractère par la comparaison du figuier dont les branches commencent à s’attendrir. “En effet, dit-il, on saura que l’Antichrist commence à poindre : Antichristus autem frondescere noscetur ; le bourgeonnement de l’Antichrist se fera connaître en ce qu’on verra les hommes de mal tressaillir et comme verdoyer : Antichristus autem frondescere quadam peccatorum exultantium viriditate noscetur. Car il y aura alors une fleur de malhonnêtes, une élite des tarés ; et tout l’avantage, et toute la faveur, et tout le crédit sera pour les profanes” : Erit enim tum flos criminosorum, et honor facinorosorum, et gratia profanorum (a). »

a)  Comment. in Matth., XXVI, 2.

 

 « Car il est arrivé, le Grand Jour de la colère de l’Agneau » (Apo., 6 : 16-17) :    JEUDI (R. P. Dom Prosper Guéranger)

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. V, IIIe partie, 30, 4 :

 

30, 4. En fait, Jean a fait connaître le chiffre du nom de l'Antéchrist, afin que nous nous gardions de lui lorsqu'il viendra, sachant qui il est ; mais il a tu son nom, parce que celui-ci n'était pas digne d'être proclamé par l'Esprit Saint. Si, en effet, ce nom avait été proclamé par lui, peut-être l'Antéchrist eut-il dû demeurer longtemps ; mais puisqu'en fait « il était et n'est plus, et qu'il monte de l'abîme pour aller à sa perte (a) », comme s'il n'était jamais venu à l'existence, son nom n'a pas été proclamé : car on ne proclame pas le nom de ce qui n'est pas. Or, après que l'Antéchrist aura réduit le monde entier à l'état de désert, qu'il aura régné trois ans et six mois et qu'il aura siégé dans le Temple de Jérusalem, le Seigneur viendra du haut du ciel, sur les nuées, dans la gloire de son Père (b), et il enverra dans l'étang de feu l'Antéchrist avec ses fidèles (c) ; il inaugurera en même temps pour les justes les temps du royaume, c'est-à-dire le repos, le septième jour qui fut sanctifié (d), et il donnera à Abraham l'héritage promis : c'est là le royaume en lequel, selon la parole du Seigneur, « beaucoup viendront du levant et du couchant pour prendre place à table avec Abraham, Isaac et Jacob (e) ».

a)  Apocalypse, XVII, 8 ;

b)  Cf. S. Matthieu, XVI, 27 ;  S. Marc, XIII, 26 ;

c)   Cf. Apocalypse, XIX, 20 ;

d)  Cf. Genèse, II, 2-3 ;

e)  S. Matthieu, VIII, 11 ; Isaïe, 14 : 1-2.

 

ID., ibid., 33, 1 ; 33, 3 et 33, 4 : L’héritage de la terre annoncé par le Christ et prophétisé par la bénédiction de Jacob et par Isaïe (cf. Genèse, 27 : 27 ; S. Matthieu, 13 : 38 ; Genèse, 27 : 29 ; Daniel, 12 : 13 ; Romains, 8 : 18-21 ; Galates, 3 : 6-9 ; Isaïe, 31 : 5-6 ; 14 : 1-2 ; Baruch, 4 : 36-37 ; 5 : 3 ; Apocalypse, 21 : 1-4 ; Exode, 25 : 40 ; Hébreux, 8 : 5) :

 

33, 1. C'est pourquoi, lorsqu'il vint à sa Passion, pour annoncer à Abraham et à ceux qui étaient avec lui la bonne nouvelle de l'ouverture de cet héritage, après avoir rendu grâces sur la coupe, en avoir bu et l'avoir donnée à ses disciples, il leur dit : « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui va être répandu pour un grand nombre en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de cette vigne, jusqu'au jour où j'en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père (a). » Sans aucun doute, c'est dans l'héritage de la terre qu'il le boira, de cette terre que lui-même renouvellera et rétablira dans son état premier pour le service de la gloire des enfants de Dieu, selon ce que dit David : « Il renouvellera la face de la terre (b). »

a)  S. Matthieu, 26 : 27-29 ;

b)  Psaumes, 103 : 30.

 

33, 3. C'est le contenu même de cette bénédiction dont Isaac bénit Jacob, son fils cadet, en lui disant : « Voici que l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ rempli de blé qu'a béni le Seigneur (a). » Or le champ, c'est le monde (b). Aussi Isaac ajouta-t-il : « Que Dieu te donne, de la rosée du ciel et de la graisse de la terre, abondance de blé et de vin ! Que les nations te servent, et que les princes se prosternent devant toi ! Sois le seigneur de ton frère, et que les fils de ton père se prosternent devant toi ! Maudit soit qui te maudira, et béni soit qui te bénira (c) ! » Si l'on n'entend pas cela des temps du royaume dont nous venons de parler, on tombera dans  des  contradictions  et  des  difficultés  considérables, celles-là mêmes où les Juifs tombent et se débattent.

C'est ce que les presbytres qui ont vu Jean, le disciple du Seigneur,  se souviennent avoir entendu de lui,  lorsqu'il évoquait l'enseignement du Seigneur relatif à ces temps-là. Voici donc ces paroles du Seigneur : « Il viendra des jours où des vignes croîtront, qui auront chacune dix mille ceps, et sur chaque cep dix mille branches, et sur chaque branche dix mille bourgeons, et sur chaque bourgeon dix mille grappes, et sur chaque grappe dix mille grains, et chaque grain pressé donnera vingt-cinq cuves de vin. Et lorsque l'un des saints cueillera une grappe, une autre grappe lui criera : Je suis meilleure, cueille-moi et, par moi, bénis le Seigneur ! De même le grain de blé produira dix mille épis, chaque épi aura dix mille grains et chaque grain donnera cinq tonnes de belle farine ; et il en sera de même, toute proportion gardée, pour les autres fruits, pour les semences et pour l'herbe. Et tous les animaux, usant de cette nourriture qu'ils recevront de la terre, vivront en paix et en harmonie les uns avec les autres et seront pleinement soumis aux hommes. »

a)  Genèse, 27 : 27 ;

b)  Cf. S. Matthieu, 13 : 38 ;

c)   Genèse, 27 : 28-29.

 

33, 4. Voilà ce que Papias [saint Papias, évêque de Hiérapolis, en 110], auditeur de Jean [l’apôtre], familier de Polycarpe, homme vénérable, atteste par écrit dans le quatrième de ses livres, – car il existe cinq livres composés par lui. Il ajoute : « Tout cela est croyable pour ceux qui ont la foi. Car, poursuit-il, comme Judas le traître demeurait incrédule et demandait : Comment Dieu pourra-t-il créer de tels fruits ? – le Seigneur lui répondit : Ceux-là le verront, qui vivront encore jusqu’alors.

 

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NOTRE-DAME DE L'APOCALYPSE de Pierre Jovanovic

 

La vie intérieure de Sœur Marie de la Croix, Bergère de la Salette, née Mélanie Calvat (pour le secret, cliquez sur le lien de ce dossier : Notre-Dame de La Salette Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant).

 

Site « Les Amis du Christ-Roi de France » : http://www.a-c-r-f.com/principal.html :

« Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » et « L’Église sera éclipsée, le monde dans la consternation » (Notre-Dame de La Salette) :

1) Février 1976 - Mgr Lefebvre, Conférence aux Associations St-Pie-V sur Vatican II - Télécharger

2) 20 octobre 1976 - Abbé Noël Barbara à la Mutualité Paris - Télécharger

3) 20 octobre 1976 - Abbé Louis Coache à la Mutualité Paris - Télécharger

 

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L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes, Le Mercredi de la Pentecôte, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

« […] Demain nous parlerons de ce que fait l'Esprit-Saint pour le maintien de la foi une et invariable dans tout le corps de l'Église ; arrêtons-nous aujourd'hui à le considérer comme principe d'union extérieure par la subordination volontaire à un même centre d'unité. Jésus avait dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église « ; mais Pierre devait mourir. La promesse n'avait donc pas pour objet sa personne seulement, mais toute la suite de ses successeurs jusqu'à la fin des siècles. Quelle étonnante et énergique action du divin Esprit produit ainsi, anneau par anneau, cette dynastie de princes spirituels arrivée à son deux cent soixante-troisième Pontife, et devant se poursuivre jusqu'au dernier jour du monde ! Aucune violence ne sera faite à la liberté humaine ; le divin Esprit lui laissera tout tenter; mais il faut cependant qu'il poursuive sa mission. Qu'il y eût une vacance de 4 ans sur le Siège apostolique, qu'il s'élève des antipapes, soutenus par la faveur populaire des uns, et la faiblesse des autres, qu'un long schisme rende douteux la légitimité de plusieurs Pontifes, l'Esprit-Saint laissera s'écouler l'épreuve, il fortifiera, pendant qu'elle dure, la Foi, l'Espérance et la Charité des fidèles ; enfin, au moment marqué, il produira son élu, et toute l'Église réelle le recevra avec acclamation. »

 

Évangile selon saint Marc, 6 : 2 et 3 (réflexions au sujet de Jésus) :

 

« Et quand vint un jour de sabbat, Jésus se mit à enseigner dans la synagogue […]. “N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie un frère de Jacques, et de José, et de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ?” Et ils se scandalisaient à son sujet. » [Cf. également S. Matthieu, 13 : 54-56 ; S. Luc, 4 : 20-24 (verset 24 : « Puis Jésus ajouta : “ En vérité, je vous le dis, aucun prophète n’est bien reçu dans sa patrie.”)] 

 

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« Pape matériel » et non formel (ou réel) – matière et forme – présupposé métaphysique (et non théologique) - la thèse de Cassiciacum – Institut Mater Boni Consilli (Verrua Savoia, Italie) : Quand une chose

 

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À l’intention des détracteurs de la « Cité Mystique de Dieu » de la vénérable (vertus héroïques) Mère Marie de Jésus d’Agréda : Il nous suffira  

 

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Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies (Dénonciation et réfutation de la Gnose au nom menteur), livre V, IIIe partie, 26, 2 (Le juste jugement de Dieu contre Satan et tous ceux qui participent à son apostasie) :

 

« … Mais depuis la venue du Seigneur, par les paroles du Christ et de ses apôtres, il (Satan) sait de façon claire qu’un feu éternel a été préparé pour lui (a), qui s’est séparé de Dieu de son propre mouvement, et pour tous ceux qui, refusant de faire pénitence, auront persévéré dans l’apostasie. Aussi, par les hommes de cette sorte, blasphème-t-il le Seigneur qui doit faire venir le jugement, comme quelqu’un qui est déjà condamné, et impute-t-il son péché d’apostasie à son Créateur et non à sa libre décision, à la manière de ces transgresseurs des lois qui, venant à subir leur peine, incriminent le législateur au lieu de s’en prendre à eux-mêmes. De même aussi ces gens, remplis d’un esprit diabolique, profèrent d’innombrables accusations à l’adresse de Celui qui nous a faits, nous a donné l’Esprit de vie et a établi une loi appropriée à tous, et ils n’admettent pas que soit juste le jugement de Dieu : c’est pourquoi ils imaginent un autre Père, qui n’aurait ni souci ni soin de nos affaires, ou même approuverait tous les péchés. »

a)  Cf. S. Matthieu, 25 : 41 ; Apocalypse, 20 : 10.

 

ID., ibid., livre IV, IIe partie, 29, 2 :

 

  « […] Si donc, maintenant encore, Dieu, qui sait toutes choses à l’avance, livre à leur propre incrédulité tous ceux qu’il sait devoir être incrédules, et s’il détourne sa face des hommes de cette sorte en les abandonnant aux ténèbres qu’ils se sont eux-mêmes choisies, qu’y a-t-il d’étonnant si, jadis aussi, il livra à leur propre incrédulité ceux qui devaient être incrédules, en l’occurrence Pharaon avec son entourage ? Comme le Verbe dit à Moïse du sein du Buisson : “ Je sais que Pharaon, roi d’Egypte, ne vous laissera pas partir, si ce n’est contraint par une main puissante ” (Exode, 3 : 19). […] »

 

ID., ibid., IIIe partie, 39, 4 :

 

« Et Dieu, qui sait toutes choses à l’avance, a préparé aux uns et aux autres des demeures appropriées : à ceux qui recherchent la lumière de l’incorruptibilité et courent vers elle, il donne avec bonté cette lumière qu’ils désirent ; mais à ceux qui la méprisent, se détournent d’elle, la fuient et, en quelque sorte, s’aveuglent eux-mêmes, il a préparé des ténèbres bien faites pour ceux qui se détournent de la lumière, et à ceux qui fuient la soumission à Dieu il a préparé un châtiment approprié. »

 

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Toute la vérité et rien que la vérité sur la nature et l’origine des OVNI : Alain KÉRIZO, « Les O V N I identifiés », Les Extraterrestres dans le Mystère d’Iniquité, Éditions Sainte Jeanne d’Arc, « Les Guillots », 18260 Villegenon, 1997, 21/14, 216 pages (l’auteur, pages 112, 114, 120, 122-123 et 89 : « Arrivé à ce stade de notre réflexion, notre conclusion est formelle : le phénomène O.V.N.I., quelque soit la nature de la vision, corporelle ou imaginative, a pour auteur le démon, celui de la Genèse, homicide dès le commencement, qu’il agisse directement ou par le truchement de natures humaines, vendues corps et âme. […] Le phénomène O.V.N.I. est, à sa manière, une tentation, non plus à transgresser un précepte, mais à nier son auteur, DIEU. Nous l’avons montré, il conduit à remettre en cause notre foi en un Dieu créateur et en sa Révélation. […] Le phénomène O.V.N.I. est bien la synthèse de tous les moyens d’asservissement mis en œuvre par le démon depuis l’origine du monde ! […] C’est pourquoi, l’on peut considérer que, sur le plan social, les O.V.N.I. sont la réplique, au niveau du peuple, de l’action des sociétés secrètes au niveau des sociétés civiles et des détenteurs de l’Autorité. Les O.V.N.I. ont pour mission de déposer, par des manifestations massives, reprises par les médias d’information (Presse, radio, télévision [sans oublier internet] et depuis le film « Rencontre du troisième type », jusqu’à celui « Independence Day », par le cinéma), de déposer, disons-nous, dans le subconscient collectif des peuples, les germes de la Nouvelle Religion… […] Ce qu’il faut retenir, c’est que, dans le récit qu’ils nous ont fait de la Création, les Livres Saints ne nous parlent que de deux sortes de natures intellectuelles : les anges et les hommes. Il n’y en a point d’autres »).

 

Notons que les O.V.N.I. détiennent les mêmes pouvoirs que les puissances démoniaques dont traitent les ouvrages classiques de démonologie et de théologie mystique, - et même les Dialogues du pape saint Grégoire le Grand (539-604), - pouvoirs que nous retrouvons dans un message d’une importance capitale délivré au monde en 1846 par la Très Sainte Vierge Marie sur la montagne de La Salette et destiné à n’être publié sur son ordre qu’en 1858.

En ce qui nous concerne, nous les considérons comme des objet sans substance produits par des démons pour tromper les hommes et nous conduire à un gouvernement mondial en effaçant de notre terre le nom de Dieu et de son Christ.

 

Cliquez sur : YouTube - LE DIABOLIQUE SECRET DES OVNIS

 

Cf. Laurent Glauzy, "EXTRATERRESTRES, les messagers du New Age", et en sous-titre : "Du mystère des Crop Circles au Mind Control : Quand la CIA et l'ufologie préparent un nouvel armement". Cet ouvrage de 245 pages (14,5/21), La Maison du Salat, Ariège, 2009, confirme et prolonge judicieusement celui d'Alain Kérizo intitulé "Les OVNI IDENTIFIES" cité ci-dessus en démystifiant tout particulièrement l'histoire de Roswell minutieusement analysée et en nous communiquant un nombre considérable d’informations précises et extrêmement convaincantes.

 

Voici quelques brefs extraits de cet ouvrage pour vous donner l’envie d’en savoir un peu plus :

 

Page 28 : « Le cinéma joue un rôle sensibilisateur. La diffusion pléthorique de films : Star Wars, E.T., Allien, La guerre des étoiles, Galactica, Le cinquième élément, X-Files, Roswell ont été déterminants quant à la construction de mondes imaginaires. » ; pp. 29, 30 et 31 : « Herbert George Wells (1866-1946) illustre cette tendance. […] Elève et enseignant à la Midhurst Grammar School, diplômé de la Normal School of Science de Londres, il étudie la biologie sous la direction de Thomas H. Huxley, le plus ardent défenseur de Charles Darwin. Sa croyance en l’existence d’Extraterrestres et de Martiens provient d’une conception évolutionniste. » ; « H. G. Wells est un socialiste de la très influente Fabien Society [membre éminent : Annie Besant (1847-1933), grande prêtresse de la Théosophie, 33° degré du Rite Ecossais de la Maçonnerie, qui s’exclama que l’on devait « avant tout combattre Rome et ses prêtres, lutter partout contre le christianisme et chasser Dieu du ciel »], connue pour avoir financé la révolution "russe" de 1917. Cette société précède la création d’organismes mondialistes comme la Trilatérale, le Bilderberg, la Société des Nations et l’O.N.U. nés du Lucis Trust d’Alice Bailey (1880-1949). Cette organisation non gouvernementale est en lien avec la Société Théosophique. Le Lucis Trust, fondé à Londres en 1922 sous le nom de Lucifer Trust a pour but avoué la destruction de l’humanité. Il est situé à Genève dans les locaux du Congrès Juif Mondial et regroupe des organismes officiels au-dessus de tout soupçon tels la Findhorn Foundation, la World Wildlife Foundation, Greenpeace et Amnesty International. […] Alice Bailey est également la fondatrice du New Age. […] La Société Théosophique a été en 1875, à New York, par Helena Petrovna Hahn, alias Helena Blavatsky (Ukaine-1831, Londres-1891), adepte du tantrisme, de la magie sexuelle, de l’occultisme. Les Extraterrestes et les Ovnis constituent un terrain de prédilection. De par ses voyages entrepris dès l’âge de dix-huit ans, H. Blavatsky rencontre des sorciers et des chamans. » Nous rappelons à nos lecteurs que les nommées Alice Bailey et Helena Blavatsky sont considérées par Maitreya comme des personnes initiées et éclairées par lui et les « Maîtres de Sagesse ». Nous n’en diront pas plus. Cliquez sur : Partage international - Présentation et sur : notre complément et : les Maîtres et : Blavatski et encore :

Dailymotion - Antechrist ( Maitreya du Nouvel Age ) - une vidéo Actu et Politique

 

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« Partage International », revue mensuelle de Benjamin CREME,

porte-parole de MAITREYA, LE SUPPÔT DE SATAN.

 

Site internet : Imminence de la manifestation publique de Maitreya

 

Actualisation (16 janvier 2010) :

 

LA DIVINITÉ N'A JAMAIS ÉTÉ AUSSI PROCHE DE L'HUMANITÉ :

MAITREYA VIENT DE DONNER SA PREMIÈRE INTERVIEW

SUR UNE CHAÎNE DE TÉLÉVISION AMÉRICAINE

 

Depuis fin décembre 2008 et durant toute l'année 2009, des millions de personnes à travers le monde ont pu voir l'étoile-vaisseau spatial, dont l'apparition a été prédite dans Partage International. Cette étoile devait annoncer l'imminence de l'émergence de Maitreya, c'est-à-dire sa première manifestation publique. L'événement vient de se produire. L'Instructeur mondial a donné sa première interview télévisée aux États-Unis. Des millions de personnes (sur internet également) l'ont entendu parler avec gravité de la nécessité d'établir la paix sur terre, afin de parvenir à la création d'un monde juste dont toutes les ressources devront être partagées. L'Instructeur mondial n'a pas été présenté en tant que tel, en tant que Maitreya, chef de la Hiérarchie spirituelle, mais en tant qu'homme ordinaire, en somme un homme parmi d'autres. Il dévoilera son véritable statut plus tard. Il donnera bien d'autres interviews aux États-Unis, au Japon, en Europe et ailleurs. (Pour plus d'informations, voir le site de Partage International.)

 

Exclusive: Maitreya serait Raj Patel!!!!

 

Selon la revue « Partage international », Benjamin Creme « se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles » :

Partage International - Numéro en cours - janvier-février 2010

 

Extraits de la revue « Partage international », Janvier-février 2010 - N° 257-258 :

« Votre destinée est la liberté. Nul ne « naît dans le péché ». Le Soi est assujetti au conditionnement tout au long du processus d'évolution. Ce processus d'évolution est le Devenir. Si vous respectez les trois principes d'honnêteté mentale, de sincérité d'esprit et de détachement, l'évolution s'effectuera naturellement. La mise en pratique de ces trois principes vous libérera du conditionnement. Nul n'est « condamné » au conditionnement. » [Les lois de la vie (Maitreya)] [Si nous ne sommes pas nés dans le péché, nous sommes tous immaculés et n’avons aucun besoin d’un Rédempteur, c’est-à-dire d’un Dieu-Homme qui souffre, satisfait et mérite pour ses créatures ! (a) Cela revient à dire que le Christ est un imposteur et Maitreya un menteur qui égare le monde entier, à l’instar du prince du mensonge ou du chef de l’orgueil, Lucifer.]

a)  S. Jean, I, 29 : « Le lendemain, Jean [le Baptiste] voit Jésus venant à lui, et dit : “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde” : « Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccatum mundi ».

 

L’article du Maître du numéro de juillet/août 2010 de la revue Partage international, La quête de la paix, - par l’entremise de Benjamin Creme, le 13 juin 2010 :

 

Un tout indivisible

 

Les hommes doivent comprendre qu'ils ne sont pas séparés, ne l'ont jamais été et ne le seront jamais; qu'ils font partie d'un tout indivisible qui les englobe tous et auquel tous, à leur manière propre, donnent le nom de Dieu. Les hommes doivent comprendre que Dieu est paix, justice, partage et confiance, et que leur peur est aussi celle de leurs frères. La mission de Maitreya est de leur présenter cette vérité, et de leur rappeler qu'au cœur de leurs aspirations se trouve la paix qu'ils désirent tous, et qui n'attend que leur action pour se manifester. [C’est là incontestablement le langage du pseudo Concile Vatican II ! Concluons.]

 

Question à Benjamin Creme : Il a été rapporté que le pape Jean XXIII a eu plusieurs contacts avec les Frères de l'espace à différentes reprises. Est-ce exact ?

R. Oui, c'est parfaitement vrai. [Rien n’y manque pour y voir l’œuvre de l’antique ennemi et homicide, Lucifer, déguisé en ange de lumière, celui qu’on appelle le diable et Satan (cf. l’Apocalypse, 12 : 8-9). Ce sont les extra-terrestres qui viendront nous sauver par leurs bonnes paroles et non par celles du Verbe incarné, notre Sauveur, notre Rédempteur et notre Seigneur et notre Dieu ! En effet, à quoi bon l’Évangile de Jésus-Christ ?]

 

Dailymotion - Antechrist ( Maitreya du Nouvel Age ) - une vidéo Actu et Politique

 

Saint Irénée réfute la doctrine de la réincarnation, la thèse de la multitude innombrable des cieux et spécifie les vertus chrétiennes : irenapol.htm

 

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International. La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

 

Maitreya et les Maîtres de Sagesse

 

Les enseignements de la Sagesse éternelle ont été donnés au monde par des Maîtres de Sagesse ; cet enseignement a été transmis en Occident principalement par l’entremise de deux disciples, Helena Petrovna Blavatski, fondatrice de la Société théosophique, entre 1875 et 1889 et Alice A. Bailey qui a servi de «secrétaire» au Maître tibétain entre 1919 et 1949.

Le Maître tibétain avait prédit une phase ultérieure révélatoire qui émergerait dans le monde entier au moyen de la radio et vraisemblablement de la télévision quelque temps après 1975. Cette phase des enseignements inclurait des révélations provenant des Maîtres et surtout du Maître de tous les Maîtres, le Seigneur Maitreya, qui incarne le principe christique et est par conséquent le Christ sur notre planète.

 

Les Frères aînés de l’humanité

 

Durant des milliers d’années, en Orient, l’existence de ces êtres parfaits a été connue de tous. On leur a donné différents noms : la Grande Fraternité blanche, la Société des Esprits illuminés, les Frères aînés de l’humanité, les Instructeurs, les Guides, les Mahatmas, les Maîtres de Sagesse et les Seigneurs de Compassion. Ce groupe d’hommes a vécu pendant des millénaires dans les montagnes reculées et les régions désertiques du monde, telles que l’Himalaya, la Cordillère des Andes et les Carpates. De ces retraites montagneuses et désertiques, ils ont veillé sur l’évolution de l’humanité. Au début de chaque cycle, l’un de ces Grands Etres vient dans le monde afin d’enseigner aux hommes le chemin du progrès, le prochain pas à franchir dans l’évolution vers la perfection. Historiquement, certains de ces instructeurs sont connus sous les noms de : Hercule, Hermès, Rama, Mithra, Vyasa, Krishna, Confucius, Zoroastre, Shankaracharya, le Bouddha, le Christ, Mahomet.

Les Maîtres prennent sur eux-mêmes le devoir et le rôle de servir l’humanité. Ils sont nos guides, nos instructeurs, les inspirateurs de ceux qui sont prêts pour cette inspiration. Ils sont les protecteurs de l’humanité, le bouclier comme Maitreya l’appelle, et depuis les premiers jours, ils n’ont jamais laissé l’humanité sans conseils. La chose extraordinaire est que l’humanité n’a jamais été seule. Toute notre évolution, pendant des millions d’années, a pris place, étape par étape, avec l’aide d’un tel groupe d’hommes parfaits, sans enfreindre notre libre arbitre.

Le sentier de l’évolution, comme l’humanité en viendra à le comprendre, est scientifique. Il ne se déroule pas au hasard. Il est ouvert à chacun et nous sommes tous en train d’évoluer à des degrés différents. C’est pourquoi certains deviennent Maîtres avant d’autres

 

La fraternité (deuxième partie)

 

La clé de mon enseignement est le principe du partage. Tout ce que les hommes font ou feront dépend de cette vérité simple et élémentaire : de Celui que nous appelons Dieu jaillit la providence pour tous les hommes. En vous tous demeure un semblable Dieu et, à travers les hommes unis, ce Dieu peut se manifester. Lorsque les hommes comprendront cela, ils sauront ce qu'est la véritable fraternité. Ma mission suit son cours, et progressivement, mon visage et ma voix sont reconnus. [Message n° 69 (Maitreya)]

 

Laissez-moi vous conduire à votre héritage divin. Je vous montrerai des merveilles qui dépassent vos rêves. Je ferai tomber de vos yeux le bandeau de l'ignorance. Je chasserai de cette Terre le fléau de la haine, le péché de la séparation. Laissez-moi vous emmener à votre Source, le Berceau de votre être, et libérer en vous votre divinité. Mes Maîtres vous enseigneront l'art de vivre ensemble dans une fraternité véritable, dans la justice et l'harmonie. Le Père vous a créés à son image divine, et à travers vous brille la lumière d'Amour et de Vérité. [Message n° 51 (Maitreya)]

 

COURRIER DES LECTEURS

 

Q. Que représente le symbole reproduit sur le site Internet de Partage international ?

 

R. Il est tiré en fait d'une de mes peintures, intitulée « le Diamant flamboyant ». Le Diamant flamboyant existe réellement. C'est un grand sceptre d'initiation. Il n'est pas composé de matière physique solide, mais de matière éthérique. C'est un sceptre qui se termine par un diamant colossal. Les flammes représentent les énergies qui en sortent. Le Sceptre majeur est utilisé lors de la troisième, de la quatrième et de la cinquième initiation par le Seigneur du Monde. Ce sceptre est chargé par les énergies du Soleil à certaines périodes par le Seigneur du Monde à Shamballa, le centre le plus élevé sur notre planète. Nous avons l'humanité, la Hiérarchie spirituelle dont Maitreya est le chef et au-dessus, Shamballa, et à Shamballa se trouve un Etre qui est sur cette planète depuis des millions d'années. Il a l'air jeune, on l'appelle la Jeunesse de l'éternel été, il est le Jéhovah de la Bible, il est le Seigneur du Monde, l'unique Initiateur. Il initie les Maîtres et les initiés du troisième et du quatrième degré. Maitreya initie les initiés du premier et du deuxième degré, en utilisant ce que l'on appelle le « Sceptre mineur ». Jésus a déclaré : « Personne ne peut connaître le Père sans passer par moi », et cela a été interprété comme voulant dire qu'aucun homme ne peut connaître le Père tant qu'il n'est pas devenu chrétien. Cela n'a rien à voir avec cela. Maitreya, à travers Jésus, voulait dire que personne ne peut se tenir devant le Père, le Seigneur du Monde, à Shamballa, et être initié par lui, s'il ne s'est pas tenu auparavant devant Maitreya et s'il n'a pas été initié par lui lors des deux premières initiations.

 

Q. Y a-t-il un moyen de surmonter la peur de la mort ?

 

R. Nous devons tous mourir. Il est triste que de nombreuses personnes vivent toute leur vie dans la peur ; l'une des plus grandes peurs est la peur de la mort. Si seulement elles savaient combien celle-ci est facile comparée à la naissance, elles seraient stupéfaites d'avoir passé tant de temps dans la peur. Mourir est simple et n'a rien d'effrayant. L'une des nombreuses tâches principales de Maitreya sera de débarrasser l'humanité de la peur, notamment la peur de la mort. Au 19 e siècle, le Maître Hilarion a stimulé la formation du mouvement spiritualiste précisément dans le but d'aider à débarrasser l'humanité de la peur de la mort. La peur de la mort est généralement la peur de l'extinction définitive, alors qu'en vérité la vie est éternelle. Nous sommes des âmes ; l'âme s'incarne et se réincarne jusqu'à ce qu'il existe une union complète entre l'âme et sa réflexion, l'homme ou la femme sur le plan physique. Lorsqu'elles ne font plus qu'un, et sont par conséquent devenues un Maître, elles sont libérées à jamais de ce que nous appelons la mort.

 

SIGNES DES TEMPS

L'« étoile » qui annonce l'émergence de Maitreya

 

Zurich, Suisse – Des ovnis d'un orange éclatant ont été observés en formation triangulaire, lançant à tour de rôle des flashs de lumière, au-dessus de Zurich, Suisse, dans la nuit du 26 au 27 juin 2010, à 4 h 30 du matin et le spectacle a duré pendant une heure.

[Source : YouTube bogush31]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux martiens émettant délibérément des flashs de lumière, et se présentant ainsi successivement.]

 

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Dangers de l’union avec les fausses religions basée

sur une morale supposée commune.

 

Notons bien qu’il n’est pas conforme à la doctrine catholique et apostolique d’encourager une sorte d’œcuménisme ou d’union avec les fausses religions basée sur une morale supposée commune pour faire barrage aux vices contre nature légalisés par un État inféodé aux lois de l’évolution héritées de Darwin et appliquées à tous les domaines de la vie.  Cette perspective rejoint en effet le naturalisme maçonnique qui veut mettre sur le même pied toutes les formes religieuses et ruiner tout particulièrement la religion catholique, la seule vraie religion, et discréditer ainsi toute notion de vérité sans laquelle aucune morale ne s’impose.

Nous savons que la franc-maçonnerie se réclame d’un but philosophique et philanthropique qui lui permet d’attirer à elle des hommes de bonne volonté par des formules qui dissimulent subrepticement ses intentions réelles. Dans ses premiers degrés d’initiation ou ses trois « degrés bleus », elle apparaît comme inoffensive, mais de cette façon elle parvient peu à peu à transformer la mentalité de ses adhérents par diverses activités et engagements contraignants pour les conduire finalement au satanisme ou au culte de Lucifer.

Nous ne pouvons pas non plus omettre l’occultisme oriental de Mme Blavatski et de Mme Besant, son successeur et héritière, qui soutenaient l’avènement d’une religion mondiale dirigée par un instructeur mondial, le « Maître de tous les Maîtres » du nom de Maitreya, et composée de toutes les sectes.

Nous devons également souligner les affinités doctrinales entre la Société théosophique, un rouage de l’organisation mondiale, et la franc-maçonnerie ou plus précisément de la Maçonnerie spiritualiste (a) où Mme Besant ci-dessus nommée voulut jouer un rôle actif en entrant dans une Maçonnerie mixte, la Maçonnerie du Droit Humain, dans laquelle elle obtint rapidement les plus hauts grades et les plus hautes fonctions. Voici un extrait de sa déclaration qui nous donne matière à réflexion, faite à W. T. Stead : Borderland, octobre 1897, p. 401 :

« Ce que nous avons à faire maintenant, c’est de nous embarquer dans une période constructive, durant laquelle la Société théosophique s’efforcera de se faire le centre de la Religion du monde, Religion dont le Bouddhisme, le Christianisme, l’Islamisme et toutes les autres sectes sont les parties intégrantes [nous pouvons constater ici la similitude voire l’identité de vue avec la Déclaration Nostra Ætate du pseudo Concile Vatican II citée ci-dessous]  En fait, nous considérons, non sans un solide fondement pour notre croyance, que nous représentons seuls l’Église Universelle éclectique et réellement catholique, reconnaissant comme frères et comme fidèles tous ceux qui, sous chaque forme de culte, recherchent la vérité et la justice. »  

Rappelons enfin que le 19 février 1922 une alliance fut conclue au grand Temple du Droit humain, à Paris, entre la co-Maçonnerie et le Grand Orient (b).

a)  Par opposition au rationalisme primaire, c’est-à-dire fermé à la réalité ou à l’être, s’appuyant sur des affirmations idéalistes et prétendant à tort aboutir à des conclusions certaines ;

b)  Cf. N. H. Webster, Secret Societies and subversive movements, p. 304. – Cliquez également sur : Fabien Society

 

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Liberté religieuse et religions non chrétiennes : Déclaration Nostra Ætate

 

Voir notre résumé substantiel de l’analyse magistrale de Virgo-Maria du 16 juin 2010 sur la foi catholique  contenant des informations vitales et des arguments péremptoires et décisifs contre les contempteurs des sédévacantistes ou contre ceux qui nient la vacance du Saint-Siège (Virgo-Maria N° 819) : virgmsub.htm

 

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La vraie mystique (catholique) pour parvenir à l’union avec DIEU tel qu’il est, c’est-à-dire TRINE et UN, cliquez sur : Saint Jean de la Croix

 

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Cf. « Actualité de la fin des temps », Louis de « Boanergès » (cf. S. Marc, 3 : 17), tome 1, 6ème Signe (B), pages 165-192 : Les apparitions effrayantes dans le ciel, Éditions D.F.T. (Diffusion de la Fin des Temps), B.P. 28 – 35370 ARGENTRÉ-DU-PLESSIS FRANCE, 1992.

 

Cardinal Schuster (1919-1954), « Liber Sacramentum » en dix volumes, tome IV, commentaire de l’Introït de l’Ascension, page 167 :

 

« "Ite veniet ! " (a). Ainsi reviendra-t-il ! Voilà notre consolation dans les douleurs et l’isolement de la vie : Jésus s’est éloigné, mais il reviendra certainement. Cette attente de Jésus doit déterminer, pour ainsi dire, le rythme de notre vie intérieure ; le cœur palpitant et les yeux de la foi fixés là-haut, vers le ciel. »

a)  Cf. Apocalypse, XXII, 20 : « Celui qui rend témoignage de ces choses dit : certes, je vais venir bientôt. Amen. Venez, Seigneur Jésus. »

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, une phrase extraite de sa « Prière embrasée » :

 

« [5] Memento : souvenez-vous, Seigneur, de cette Communauté dans les effets de votre justice. Tempus faciendi, Domine, dissipaverunt legem tuam (a) : il est temps de faire ce que vous avez promis de faire. Votre divine loi est transgressée, votre Evangile est abandonné, les torrents d’iniquité inondent toute la terre et entraînent jusqu’à vos serviteurs, toute la terre est désolée (b), l’impiété est sur le trône, votre sanctuaire est profané et l’abomination est jusque  dans le lieu saint (c). Laisserez-vous tout ainsi à l’abandon, juste Seigneur, Dieu des vengeances ? Tout deviendra-t-il à la fin comme Sodome et Gomorrhe ? Vous tairez-vous toujours ? Ne faut-il pas que votre volonté soit faite sur la terre comme dans le ciel et que votre Règne arrive (d) ? […] N’avez-vous pas montré par avance à quelques-uns de vos amis une future rénovation de votre Église ? Les Juifs ne doivent-ils pas se convertir à la vérité ? N’est-ce pas ce que l’Église attend ? Tous les saints du ciel ne vous crient-ils pas justice : vindica (e) ? Tous les justes de la terre ne vous disent-ils pas : amen, veni, Domine (f) ? Toutes les créatures, même les plus insensibles, gémissent sous le poids des péchés innombrables de Babylone et demandent votre venue pour rétablir toutes choses » (g).

a)  Psaumes, 118 : 126 ;

b)  Jérémie, 12 : 11 ;

c)   Cf. Daniel, 9 : 27 ; S. Matthieu, 24 : 15 ; S. Marc, 13 : 14 ;

d)  Cf. S. Matthieu, 6 : 10 ;

e)  Cf. Apocalypse, 6 : 10 ;

f)    Cf. Apocalypse, 22 : 20 ;

g)  Cf. Romains, VIII, 19-23 ; Actes, III, 20-21 ; S. Matthieu, VI, 10 ; S. Luc, XI, 2.

 

La Vie admirable et les révélations de Marie des Vallées (1590-1656), d’après les textes inédits, chez Plon-Nourrit et Cie, par Émile Dermenghem, Paris, 1926, pp. 210-211 :

 

« L’une des espérances les plus vives des premiers chrétiens, dont les écrits du Nouveau Testament faisant suite aux textes prophétiques de l’Ancien nous donnent un écho saisissant, a été certes l’attente de la Parousie et du Royaume de Dieu, le retour du Christ triomphant, le jugement du siècle par  le feu, l’Évangile éternel de l’Esprit, le règne des justes sur la Terre renouvelée sous les nouveaux cieux. Le salut n’est pas chose purement individuelle, et si les préoccupations des fidèles, des apologistes, des théologiens peuvent varier selon les temps, insister plus ou moins sur tel ou tel dogme, il est de fait que l’Écriture, les Pères et les Docteurs s’accordent essentiellement sur l’attente d’une rénovation collective qui est l’un des thèmes principaux des visions de Marie des Vallées. »

 

p. 221 :

 

« La grande désolation anéantira tous les péchés de la Terre. Le monde sera purifié par le feu. »

 

p. 222 :

 

« Depuis longtemps Marie des Vallées travaillait au salut des âmes et s’est offerte en victime expiatoire ; mais c’est, paraît-il, le 21 novembre 1645 qu’elle fut appelée d’une façon plus précise à préparer cette conversion générale [collective] de la fin des Temps, à devenir l’instrument de la destruction totale du péché. »

 

p. 225 :

 

« J’entendis un jour la Vierge me dire en parlant de toutes ces choses : “ C’est mon œuvre et ma passion. La fin en sera plus pleine de consolations qu’on ne pense, plus glorieuse qu’on ne pense, et aussi elle sera plus pleine de désolation qu’on ne pense, plus terrible qu’on ne pense, plus épouvantable qu’on ne pense (a) ”. »

a)    Ms Renty, l. II, ch. LV, p. 176.

 

p. 229 :

 

« Le Règne de Dieu sera le contraire du monde actuel, le monde renversé (b), ou plutôt rectifié, redressé en sa perfection originelle. »

b)    11943, l. IV, ch. XI, fol. 104.

 

p. 232 :

 

« La terre sera peuplée de saints. Toutes les œuvres des hommes régénérés glorifieront Dieu. La terre sera jetée comme une baguette courbée et crochue, dans une fournaise, non pour être consumée, mais pour être redressée, purifiée (c). »

c)     Ms Renty, l. II, ch. XXVII et XXVIII, pp. 137-141.

 

p. 240 :

 

« Marie des Vallées ni le P. Eudes n’ont jamais soutenu que, grâce à son vœu et à ses mérites, aucun être ne serait damné (d). On lui a donné quittance ; Jésus a promis d’affranchir ceux pour qui elle a fait vœu ; Il a “ payé pour elle ” ; le salut de tous est mérité virtuellement ; mais encore faut-il que le libre arbitre de chacun y collabore et y consente. »

d)    « Un des plus grands tourments dont on l’afflige, c’est de lui faire voir ceux de ses semblables    qui seront damnés. » 11944, l. II, ch. XI, sec. VI, fol. 272.

 

p. 134 :

 

« L’humilité et la vérité, disait-elle, sont toujours ensemble, comme deux bonnes amies. Dire quelque chose à sa louange, quand on le doit ou qu’on ne s’en attribue rien, ne choque point cette vertu… Quand l’âme s’attribue ses actions, elle diminue la gloire de Dieu. Quand elle s’abaisse, elle exalte Dieu et lui donne tout l’honneur de ses actions (e). »

e)    11944, l. X, ch. III, sec. I-VIII, fol. 284-285. ― « La vraie humilité, dit Jésus, consiste à me       connaître, et à se connaître. Car, tant plus on me connaît, tant plus on se connaît soi-même. » Ms Renty, l. II, ch. XL, p. 155.

 

p. 135 :

 

« Un jour elle demande à Notre-Seigneur, par un mouvement extraordinaire, “ de faire un partage entre elle et lui, afin que chacun prît ce qui lui appartenait.

“ ― Oui-da, dit le Fils de Dieu, hors ces trois choses suivantes, tout est à moi. Votre premier apanage, c’est le néant duquel vous avez été tiré ; le second, c’est le péché, et vos trésors et vos richesses c’est l’ire de Dieu et les peines éternelles. Voilà ce que vous êtes et dont les enfants d’Adam peuvent se glorifier ”. »

 

p. 278 :

 

« Pour le P. Eudes comme pour le cardinal de Bérulle et pour Marie des Vallées la gloire de Dieu est le but suprême ; Jésus est avant tout un modèle que nous devons imiter et le Sauveur du genre humain, mais le plus parfait adorateur du Très Haut , le seul Prêtre et la seule Hostie adéquate. »

 

p. 45 :

 

« ― Je n’ai qu’une chose à dire, qui est que je hais tant le péché que je suis prête de souffrir autant d’enfers que Dieu en peut faire, s’il en est besoin, afin qu’il n’ait jamais de part en moi. Pour cet effet, connaissant qu’il n’y a que ma volonté qui puisse le produire, je la renonce de toutes mes forces et quoiqu’il puisse m’en arriver. Je choisis la très adorable Volonté de Dieu, et me donne à elle autant que je puis, afin qu’elle établisse son règne en moi si parfaitement que le péché n’y entre jamais. […] »

« Notons tout de suite que, d’après ces paroles mêmes, l’état de Marie des Vallées n’est pas de passivité pure. Elle n’est pas dispensée de l’effort, mais sa volonté est constamment et parfaitement appliquée à la grâce. »

 

pp. 28-29 :

 

« Les sorciers, réfléchissait-elle, ont mérité la colère (l’ire) divine ; “ je la porterai bien aussi, et mille enfers s’il est besoin ”. ― “ Tu ne sais ce que tu demandes ”, dit Notre-Seigneur. “ ― Pardonnez-moi dit-elle. Je demande mes frères qui se perdent. Je sais certainement et vois l’Amour divin qui cherche quelqu’un qui veuille souffrir les peines de l’enfer et l’ire de Dieu dans le temps, afin de les en délivrer pour l’éternité. Me voilà. Prenez-moi ”. »

 

pp. 168-169, 170 :

 

« Le 29 juillet 1653 (f), elle déclare, par un mouvement extraordinaire, que c’est une chose très certaine que son esprit s’en est allé au néant et a épousé la Divine Volonté. Ce n’est pas une rêverie, ni une imagination, mais une vérité véritable, dont il lui est impossible de douter.

“ Aujourd’hui Notre-Seigneur me disait : Si votre esprit revenait, le voudriez-vous point ? ― Non. ― Et pourquoi ? ― Parce que je ne le puis aimer. ― D’où vient cela ? ― Parce que je n’aime que Dieu seul. […] C’est un amour déiforme, qui n’appartient qu’à Lui, comme il n’y a que Lui qui le puisse donner par un excès de bonté toute pure (g), car il ne se peut mériter par tous les tourments infinis de l’enfer. Tout ce qui est créé est indigne de cet amour. Il est déiforme parce qu’il porte le caractère de Dieu ; il porte son signe et ses sceaux, et ces sceaux ce sont les Divins Attributs dont il porte l’impression afin qu’on sache qu’il n’appartient qu’à Dieu et à ses Divins Attributs. […]  Qui êtes-vous ? Vous êtes la Maison du Soleil, le Château de Jésus, ma Couche nuptiale, c’est-à-dire la croix sur laquelle je souffre (h). ” A plusieurs reprises, elle entendit lui dire : “ Je me suis revêtu de votre chair, c’est pourquoi vos souffrances sont d’une valeur presque infinie (i) ”. »

f)      « En présence du P. Eudes ». 11944, l. IX, ch. III, sect. II, fol. 241-243 ;

g)    « Nul moyen humain, dit B. de Canfeld (op. cit., p. 291), ne peut conduire à l’union transformante, nulle contemplation spéculative ne peut transformer, mais l’Amour seul. » De même, Marie des Vallées déclare que, dans les commencements, on peut coopérer avec la grâce, mais l’anéantissement est l’œuvre de l’Amour divin seul. Tout se fait alors au-dessus de la raison. 11950, l. V, ch. I et II, fol. 90 ; Ms Renty, l. II, ch. LXI, p. 200 ;

h)    1943, fol. 110 ;

i)      11943, fol. 104vo. ― Marie des Vallées entend ici qu’elle est pour le Christ, comme dit saint Paul, une humanité de surcroît (cf. Galates, 2 : 19-20 ; 4 : 19 ; Colossiens, 3 : 3).

 

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La dévotion mariale des derniers temps : Marie et les apôtres des derniers temps et : hyperdul.htm

 

L’AVE MARIA de notre chapelet quotidien contient un condensé de l’Évangile du Christ Jésus sur la Bienheureuse Vierge Marie selon les apôtres saint Luc, saint Matthieu et saint Jean. Par conséquent, que les chrétiens, s’ils veulent échapper à la damnation éternelle, ne blasphèment pas avec les hérétiques et les apostats en soutenant que notre chapelet a été inspiré par le diable et Satan. On ne peut absolument pas se moquer impunément de la Mère de Dieu, de l’Épouse du Saint-Esprit et de la Fille bien-aimée du Père !

 

Saint Luc, 1 : 30-33, 40-49 :

 

« Et l’ange lui dit “ Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Et voici que vous concevrez un fils. Et vous l’appellerez du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père : et il régnera sur la maison de Jacob pour les siècles. Et son règne n’aura de fin ”. » […] « Et Marie entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or il arriva, lorsqu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein. Et Elisabeth fut remplie de l’Esprit-Saint, et elle s’écria d’une voix forte : “ Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de votre sein est bénie. Et d’où m’arrive-t-il que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car, dès que la voix de votre salutation est venue à mes oreilles, l’enfant a tressailli de joie dans mon sein. Et bienheureuse, vous qui avez cru ! car ce qui vous a été dit par le Seigneur s’accomplira.” Alors Marie dit : “ Mon âme glorifie le Seigneur. Et mon esprit a tressailli d’allégresse en Dieu mon Sauveur ; parce qu’il a regardé la bassesse de sa servante ; et voici que désormais toutes les générations me diront bienheureuse, car le Puissant a fait pour moi de grandes choses, et son Nom est saint. […] ”. »

 

Saint Matthieu, 1 : 18, 22-23 :

 

« Or telle fut la naissance du Christ : Marie sa mère, était fiancée à Joseph, avant qu’ils vinssent ensemble, il se trouva qu’elle avait conçu de l’Esprit-Saint. […] Or tout cela se fit pour que fût accomplie cette parole que le Seigneur a dite par le prophète (a) : “ Voilà que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on le nommera Emmanuel, ce qui veut dire : Dieu avec nous ”. »

a)    Isaïe, 7 : 14.

 

Saint Jean, 2, 2-5 ; 19 : 25-27 :

 

« Et Jésus aussi fut convié aux noces avec ses disciples. Or le vin manquant, la mère de Jésus lui dit : “ Ils n’ont pas de vin . Et Jésus lui dit : “ Femme, qu’importe à moi et à vous ? Mon heure n’est pas encore venue. ” Sa mère dit à ceux qui servaient : “ Tout ce qu’il vous dira faites-le ”. Or il y avait là six urnes de pierre préparées pour la purification des Juifs, contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : “ Remplissez les urnes d’eau ”. […]. »

 

ID., 19 : 25-27 :

 

« Cependant étaient debout près de la croix de Jésus, sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, et Marie-Madeleine [cf. la Sainte Baume]. Lors donc que Jésus eut vu sa mère, et, près d’elle le disciple qu’il aimait [l’apôtre saint Jean, celui qui a reçu et écrit l’Apocalypse ou la « Révélation » de Jésus-Christ – cf. ch. 13 : 23], il dit à sa mère : “ Femme, voilà votre fils ”. Ensuite il dit au disciple [le même saint Jean] : “ Voilà ta mère ”. Et depuis cette heure-là, le disciple la prit avec lui. »

 

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      Pauvre monde constamment agressé par des doctrines contraires à la foi apostolique ! Si Adam et Ève, nos premiers parents, n’ont jamais existé, que devient la chute originelle et à quoi rime notre baptême ? Et pourquoi parler de l’Immaculée Conception et de l’Assomption de la Vierge Marie, la nouvelle Ève, et du nouvel Adam en la personne de Jésus-Christ, son Fils unique et celui du Verbe éternel de Dieu le Père ?

      Selon la Bible (a), Adam, le premier homme, a été créé directement par Dieu à partir du limon de la terre (b) ou d’une matière inorganique. Est-ce ridicule de le dire ? Dieu, le Tout-Puissant (c), aurait-il « les bras » raccourcis, Lui qui a créé le monde sans rien de préexistant (d) ? D’une pierre ne peut-il pas susciter un enfant à Abraham (e) ?

a)  Genèse, I, 27 ; II, 7 ; Sagesse, 7 : 1;

b)  Genèse, II, 7 ; Adam : Mda, homme, rouge (terre rouge) ; Saint Irénée, Contre les hérésies, livre V, IIe partie, 15, 2 ;

c)   Cf. S. Luc, I, 49 ;

d)  S. Thomas d’Aquin, De Veritate, art. V : Mundus factus est ex nihilo, id est post nihil : « Le monde a été fait de rien, c’est-à-dire après rien » ;

e)  Cf. S. Matthieu, III, 9.

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. III, 2e partie, Un seul Christ, Fils de Dieu devenu Fils de l’homme pour récapituler en Lui sa propre création, 3. La récapitulation d’Adam, 21, 10 à 22, 4, pages 382-386 :

 

Le nouvel Adam : naissance virginale.

 

C’est donc aussi l’ouvrage modelé à l’origine qu’il (le Seigneur, le Roi éternel) a récapitulé en Lui-même.

 

21, 10. En effet, de même que, par la désobéissance d’un seul homme, le péché a fait son entrée et que, par le péché, la mort a prévalu (a), de même, par l’obéissance d’un seul homme, la justice a été introduite (b) et a produit des fruits de vie chez les hommes qui autrefois étaient morts. Et de même que ce premier homme modelé, Adam, a reçu sa substance d’une terre intacte et vierge encore ― « car Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir et l’homme n’avait pas encore travaillé la terre (c) » ― et qu’il a été modelé par la Main de Dieu (d), c’est-à-dire par le Verbe de Dieu ― car « tout a été fait par son entremise (e) », et : «  Le Seigneur prit du limon de la terre et en modela l’homme (f) », ― de même, récapitulant en lui-même Adam, lui, le Verbe, c’est de Marie encore Vierge qu’à juste titre il a reçu cette génération qui est la récapitulation d’Adam. Si donc le premier Adam (g) avait eu pour père un homme et était né d’une semence d’homme [voire « d’une matière déjà existante et vivante » : Encyclique « Humani Generis » du 12 août 1950 – matière et forme étant deux réalités différentes], ils auraient raison de dire que le second Adam (h) a été aussi engendré de Joseph. Mais si le premier Adam a été pris de la terre [la matière en tant que telle n’étant pas vivante] et modelé par le Verbe de Dieu, il fallait que ce même Verbe, effectuant en lui-même la récapitulation d’Adam, possédât la similitude d’une génération identique. ― Mais alors, objectera-t-on pourquoi Dieu n’a-t-il pas pris de nouveau du limon et a-t-il fait sortir de Marie l’ouvrage qu’il modelait ? ― Pour qu’il n’y eût pas un autre ouvrage modelé et que ce ne fut pas un autre ouvrage qui fût sauvé, mais celui-là même fût récapitulé, du fait que serait sauvegardé la similitude en question.

a)    Cf. Romains, 5 : 12, 19 ;

b)    Cf. Romains, 5 : 19 ;

c)     Genèse, 2 : 5 ;

d)    Cf. Psaumes, 118, 73 ; Job, 10 : 8 ;

e)    S. Jean, 1 : 3 ;

f)      Genèse, 2 : 7 ; Sagesse, 7 : 1 ;

g)    Cf. I Corinthiens, 15 : 45 ;

h)    Cf. I Corinthiens, 15 : 47.

 

Le nouvel Adam : vraie naissance humaine.

 

22, 1. Ils sont donc dans l’erreur ceux qui disent que le Christ n’a rien reçu de la Vierge, parlant de la sorte afin de rejeter l’héritage de la chair, mais rejetant du même coup la similitude. Si en effet Adam a reçu son modelage et sa substance de la terre par la main et l’art de Dieu (a), et si, de son côté, le Christ ne les a pas reçus de Marie par cet art de Dieu, on ne pourra plus dire que le Christ ait gardé la similitude de cet homme qui fut fait à l’image et à la ressemblance de Dieu (b), et l’Artisan apparaîtra comme manquant de suite, faute d’avoir un objet en lequel il puisse faire la preuve de son savoir-faire. Autant dire que le Christ ne s’est montré qu’en apparence, comme s’il était un homme alors qu’il ne l’était pas, et qu’il s’est fait homme sans rien prendre de l’homme ! Car s’il n’a pas reçu d’un être humain la substance de sa chair, il ne s’est fait ni homme ni Fils de l’homme. Et s’il ne s’est pas fait cela même que nous étions, peu importait qu’il peinât et souffrît ! Or nous sommes  un corps tiré de la terre [et non d’une forme substantielle ou d’un être vivant !] et une âme qui reçoit de Dieu l’Esprit : tout homme, quel qu’il soit, en conviendra. C’est donc cela même qu’est devenu le Verbe de Dieu, récapitulant en lui-même son propre ouvrage par lui modelé. Et c’est pourquoi il se proclame Fils de l’homme, et il déclare « bienheureux les doux, parce qu’ils posséderont la terre en héritage (c) ». De son côté, l’apôtre Paul dit ouvertement dans l’épître aux Galates : « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme (d). » Il dit encore dans l’épître aux Romains : « … touchant son Fils, qui est né de la race de David selon la chair, qui a été constitué Fils de Dieu dans la puissance selon l’Esprit de sainteté en suite de sa résurrection d’entre les morts, Jésus-Christ non Seigneur (e). »

a)    Cf. Psaumes, 118 : 73 ; Job, 10 : 8 ;

b)    Cf. Genèse, 1 : 26 ;

c)     S. Matthieu, 5 : 5 ;

d)    Galates, 4 : 4 ;

e)    Romains, 1 : 3-4.

 

Le nouvel Adam et la nouvelle Ève.

 

22, 3. C’est pourquoi Luc présente une généalogie allant de la naissance de notre Seigneur à Adam et comportant soixante-douze générations (a) : il rattache de la sorte la fin au commencement et donne à entendre que le Seigneur est Celui qui a récapitulé en lui-même toutes les nations dispersées à partir d’Adam, toutes les langues et les générations des hommes, y compris Adam lui-même. C’est aussi pour cela que Paul appelle Adam lui-même la « figure de Celui qui devait venir (b) » : car le Verbe, Artisan de l’univers, avait ébauché d’avance en Adam la future « économie » de l’humanité dont se revêtirait le Fils de Dieu, Dieu ayant établi en premier lieu l’homme psychique afin, de toute évidence, qu’il fût sauvé par l’Homme spirituel (c). En effet, puisqu’existait déjà Celui qui sauverait, il fallait que ce qui serait sauvé vînt aussi à l’existence, afin que ce Sauveur ne fût point sans raison d’être.

 

22, 4. Parallèlement au Seigneur, on trouve aussi la Vierge Marie obéissante, lorsqu’elle dit : « Voici ta servante, Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole (a) ». Ève, au contraire, avait été désobéissante : elle avait désobéi, alors qu’elle était encore vierge. Car, de même qu’Ève, ayant pour époux Adam, et cependant encore vierge ― car « ils étaient nus tous les deux » dans le paradis « et n’en avait point honte (b) », parce que, créés peu auparavant, ils n’avaient pas de notions de la procréation : il leur fallait d’abord grandir, et seulement ensuite se multiplier (c) ― de même donc qu’Ève, en désobéissant, devint cause de mort pour elle-même et pour tout le genre humain, de même Marie, ayant pour époux celui qui lui avait été destiné par avance, et cependant Vierge, devint, en obéissant, cause de salut (d) pour elle-même et pour tout le genre humain. C’est pour cette raison que la Loi donne à celle qui est fiancée à un homme, bien qu’elle soit encore vierge, le nom d’ « épouse » de celui qui l’a prise pour fiancée (e), signifiant de la sorte le retournement qui s’opère de Marie à Ève. Car ce qui a été lié ne peut être délié que si l’on refait en sens inverse les boucles du nœud, en sorte que les premières boucles soient défaites grâce à des secondes et qu’inversement les secondes libèrent les premières : il se trouve de la sorte qu’un premier lien est dénoué par un second et que le second tient lieu de dénouement à l’égard du premier.

C’est pourquoi le Seigneur disait que les premiers seraient les derniers, et les derniers les premiers (f). Le prophète, de son côté, indique la même chose, en disant : « Au lieu de pères qu’ils étaient, ils sont devenus tes fils » (g). » Car le Seigneur, en devenant le Premier-né des morts (h) et en recevant  dans son sein les anciens pères, les a fait renaître à la vie de Dieu, devenant lui-même le principe des vivants (i) parce qu’Adam était devenu le principe des morts. C’est pourquoi aussi Luc a commencé sa généalogie par le Seigneur, pour la faire remonter de celui-ci jusqu’à Adam (j), indiquant par là que ce ne sont pas les pères qui ont donné la vie au Seigneur, mais lui au contraire qui les a fait renaître dans l’Évangile de vie. Ainsi également le nœud de la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie, car ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la Vierge Marie l’a délié par sa foi.

a)    S. Luc, 1 : 38 ;

b)    Genèse, 2 : 25 ;

c)     Cf. Genèse, 1 : 28 ;

d)    Cf. Hébreux, 5 : 9 ;

e)    Cf. Deutéronome, 22 : 23-24 ;

f)      Cf. S. Matthieu, 19 : 30 ; 20 : 16 ;

g)    Psaumes, 44 : 17 ;

h)    Cf. Colossiens, 1 : 18 ;

i)      Cf. ID. ;

j)      Cf. S. Luc, 3 : 23-38.

 

Pie XII, Tendances et doctrines erronées, “Humani Generis” (Lettre encylique du 12 août 1950) :

 

L’évolutionnisme

 

« En conséquence, l’Église n’interdit pas que la doctrine de l’évolution, pour autant qu’elle recherché si le corps humain fut tiré d’une matière déjà existante et vivante, - car la foi catholique nous oblige à maintenir la création des âmes par Dieu, - … » [Le ver est dans le fruit : la quadrature du cercle !] 

 

Dieu est le Tout-Puissant. Il le seul qui, par sa vertu, a pu créer immédiatement un corps humain sans le secours d’une forme préalablement vivante. Par elle-même la matière est bien incapable de produire un organisme vivant dont les caractères lui sont totalement irréductibles, car le pouvoir de réversibilité lui est inconnu. Les évolutionnistes pèchent par leur indigence intellectuelle, car la notion de finalité leur échappe totalement. Le premier chapitre de la Genèse en dit beaucoup plus qu’on ne le dit.

 

Concile particulier ou provincial de Cologne tenu en 1860 et dont les actes ont été approuvés par le pape Pie XI – à la suite de la première apparition du livre de Darwin soutenant la thèse évolutionniste :

 

« Primi parentes a Deo immediate condidi sunt » : « Les premiers parents ont été créés immédiatement par Dieu. » 

 

Saint Marc, 10 : 5 et 6 :

 

« Jésus leur répondant, dit : “ […] Mais au commencement de la création, Dieu fit un homme et une femme ”. »

 

Genèse, 1 : 27 :

 

« Et Dieu créa l’homme à son image : c’est à l’image de Dieu qu’il le créa : il les créa mâle et femelle. »

 

LETTRE ENCYCLIQUE AD DIEM ILLUM LAETISSIMUM

 DU 2 FEVRIER 1904

 DE

 SA SAINTETÉ LE PAPE PIE X

 

« […] Ils commencent par nier la chute primitive de l'homme et sa déchéance. Pures fables, donc, que la tache originelle et tous les maux qui en ont été la suite : les sources de l'humanité viciées, viciant à leur tour toute la race humaine ; conséquemment, le mal introduit parmi les hommes, et entraînant la nécessité d'un rédempteur. Tout cela rejeté, il est aisé de comprendre qu'il ne reste plus de place ni au Christ, ni à l’Église, ni à la grâce, ni à quoi que ce soit qui passe la nature. C'est l'édifice de la foi renversé de fond en comble. Or, que les peuples croient et qu'ils professent que la Vierge Marie a été, dès le premier instant de sa conception, préservée de toute souillure : dès lors, il est nécessaire qu'ils admettent, et la faute originelle, et la réhabilitation de l'humanité par Jésus-Christ, et l'Évangile et l'Église, et enfin la loi de la souffrance : en vertu de quoi tout ce qu'il y a de rationalisme et de matérialisme au monde est arraché par la racine et détruit, et il reste cette gloire à la sagesse chrétienne d'avoir conservé et défendu la vérité. […]

« […] Que si la foi, comme dit l'Apôtre, n'est pas autre chose que "le fondement des choses à espérer" (Hébreux, 11: 1), on conviendra aisément que par le fait que l'Immaculée Conception de Marie confirme notre foi, par là aussi elle ravive en nous l'espérance. D'autant plus que si la Vierge a été affranchie de la tache originelle, c'est parce qu'elle devait être la Mère du Christ : or, elle fut Mère du Christ afin que nos âmes pussent revivre à l'espérance. […]

« […] "Un grand signe - c'est en ces termes que l'apôtre saint Jean décrit une vision divine - un grand signe est apparu dans le ciel : une femme, revêtue du soleil, ayant sous ses pieds la lune, et, autour de sa tête, une couronne de douze étoiles" (Apoc., 12 : 1). Or, nul n'ignore que cette femme signifie la Vierge Marie, qui, sans atteinte pour son intégrité, engendra notre Chef. […]

« […] Et l'Apôtre de poursuivre : "Ayant un fruit en son sein, l'enfantement lui arrachait de grands cris et lui causait de cruelles douleurs" (Apoc., 12 : 2). Saint Jean vit donc la très sainte Mère de Dieu au sein de l'éternelle béatitude et toutefois en travail d'un mystérieux enfantement. Quel enfantement ? Le nôtre assurément, à nous qui, retenus encore dans cet exil, avons besoin d'être engendrés au parfait amour de Dieu et à l'éternelle félicité. Quant aux douleurs de l'enfantement, elles marquent l'ardeur et l'amour avec lesquels Marie veille sur nous du haut du ciel, et travaille, par d'infatigables prières, à porter à sa plénitude le nombre des élus. […]

« Donné à Rome, auprès de Saint-Pierre, le 2 février 1904, de Notre Pontificat la première année. »

 

     La doctrine de l’évolution est une doctrine du démon qui conduit à la mort de l’intelligence, car, avec cette doctrine, l’homme a perdu sa raison d’être, ne sachant plus où il va ni même ce qu’il est, tel un bateau sans boussole allant à la dérive.

 

Cf. l’œuvre de Fernand Crombette qui nous prouve magistralement et définitivement l’inerrance scientifique et historique de la Bible et nous donne une vision parfaitement conforme à la Parole de Dieu ou à la Bible. Et peu nous importe que nous soyons qualifiés improprement de « fixistes » sur des forums offrant peu d’intérêt par les partisans du naturalisme maçonnique ou les modernistes et par les inféodés au pseudo concile Vatican II et à la civilisation moderne (a) ! Tout cela n’est que brasser du vent ou n’aboutit nulle part. Parmi les dirigeants du Ceshe nous comptons deux polytechniciens et des ingénieurs qui ne manquent pas d’intelligence ni de bon sens et savent ce que signifie le mot travailler A.M.D.G. et qui ne se complaisent pas à discutailler ou ergoter avec des ignorants qui prétendent les réfuter sans même avoir lu et analysé les écrits de Fernand Crombette.

Les arguments péremptoires de Fernand Crombette rabaissent le caquet de nos pseudo savants d’un monde athée complètement déboussolé. Ses écrits fortifient notre foi et nous préparent spirituellement à la venue du Règne du Christ-Roi sur notre terre restaurée dans son premier état. Pour cela, il suffirait de lire et de méditer son ouvrage intitulé « Galilée avait-il tort ou raison ? » édité en deux tomes par le CESHE (2.33 et 2.34).

 Cliquez sur : travaux et LA NASA ET LE GÉOCENTRISME et Accueil

a)  Syllabus, Pape Pie IX, Proposition 80 (proposition condamnée) : Le Pontife Romain peut et doit se réconcilier et composer avec la civilisation moderne. All. « Jamdudum cerninus » du 18 mars 1861.

 

La méthode de traduction de Fernand Crombette par le copte ancien monosyllabique étant manifestement parvenue à prouver que la Bible ou la parole de Dieu est un livre qui corrobore tout ce qu’elle nous révèle, nous pouvons logiquement en conclure que cette méthode est nécessairement exacte « principiellement » (hapax), car l’Auteur des Saintes Écritures, qui est « le Verbe de Dieu par qui tout a été fait » (a), ne peut pas nous égarer par des mensonges puisqu’il est « Celui qui est par essence », ou l’Être même, c’est-à-dire Celui qui s’est identifié à « la Vérité » (b), — ainsi qu’à « la Voie et à la Vie » (c). (Et n’oublions quand même pas qu’il convient avant tout d’exister avant d’agir ou de poser un acte, d’où il suit que Dieu, le Souverain Bien, étant Celui qui est par essence et/ou excellence agit également et nécessairement  — puisque nous sommes et avons l’être sans être l’Être même de nous-mêmes et de tout, — mais avec cette différence qu’il agit parfaitement en tant que Créateur et Seigneur tout puissant (d).)

a)  Cf. S. Jean, 1 : 1-2 ; Exode, 3 : 7-8 ;

b)  Saint Augustin dit dans son livre « De la vraie religion » (36. 66), Verbum Dei ipsa est Veritas (le Verbe de Dieu est la vérité même) : « La Vérité est ce par quoi est montré “ce qui est” » : « Sed cui saltem illud manifestum est, falsitatem esse, qua id putatur esse quod non est, intellegit eam esse veritatem, quae ostendit “id quod est”. »

c)   Cf. Saint Jean, 15 : 26 ; 13 : 19 ; 8 : 24, 28, 58 ; Exode, 3 : 14.

d)  Cf. Saint Jean, 5 : 19 (« Tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement »).

 

Rappelons que Champollion a prétendu déchiffrer, à partir de la célèbre pierre de Rosette, les hiéroglyphes égyptiens en analysant des noms royaux écrits en grec tout en croyant ainsi repérer dans les hiéroglyphes correspondants encadrés d’un écusson quelques lettres de l’alphabet, ce qui l’a lourdement trompé, car l’alphabet ne date que du XVIIe siècle avant J.-C., alors que les hiéroglyphes existaient depuis déjà quelques siècles. Ses conclusions devenaient par conséquent ipso facto erronées. Si vous désirez comprendre la méthode de traduction de Fernand Crombette et vous rendre compte que tout le système de CHAMPOLLION repose sur des erreurs fondamentales, veuillez prendre connaissance de l’ouvrage intitulé « consulter l’ouvrage intitulé « CHAMPOLLION N’A PAS LU LES HIÉROGLYPHES ÉGYPTIENS » (Réf. : 2.38) par « Un CATHOLIQUE FRANÇAIS » (Fernand CROMBETTE), et également « LA GENÈSE À DÉCOUVRIR » (Réf. : 2.36) en cliquant sur Catalogue > Liste et Catalogue > Commande.

Nous ne dirons pas que nous regrettons le titre provocateur que Fernand Crombette a choisi de donner à son livre, car cet homme de génie inspiré de Dieu a bel et bien repris et rectifié les erreurs de Champollion qui ont plongé le monde chrétien dans le doute, voire dans l’apostasie, en remettant en question l’inerrance de la Bible.

 

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Au sujet de sa position à l’égard de saint Thomas d’Aquin, nous la comprenons fort bien, car ce Docteur de l’Église a bien écrit dans sa Somme théologique,  Suppl., qu. 77, art. 4, sol. 1 ; qu. 77, art. 1 , sol. 4 ; qu. 81, art. 4, sol. 4 ;  qu. 78, art. 1, sol. 3 ; qu. 81, art. 3, sol 2 :

 

« Ézéchiel (ch. 37, vv. 7-8) s’adressait à un peuple grossier (populo rudi) ; aussi a-t-il décrit l’une après l’autre les phases de la résurrection, quoique tout doive être instantané (quamvis omnia simul sint facta) ; tout comme Moïse, pour se rendre intelligible au même peuple (ut rudi populus capere posse), avait divisé en six jours la création du monde (cf. la Genèse), selon Augustin (secundum Augustinum). » [La Genèse est-elle la Parole de Dieu ou celle de Moïse - ou d’Ezéchiel ? C’est extrêment grave d’écrire une chose pareille ! Manifestement, en cet endroit, ce théologien discrédite la Bible. Saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle, a condamné expressément cette pensée dans son traité « Contre les hérésies », Livre III, Préliminaire, 5, 1.]

 

« Comme Augustin (Cité de Dieu, 20, ch. 7) le rapporte, certains hérétiques (quidam haeretici) prirent occasion de ces paroles (Apocalypse, 20 : 4-5) pour admettre que certains doivent ressusciter avant les autres et régner mille ans sur la terre avec le Christ : de là, leur nom de Chiliastes ou Millénaires. […] Le mot “ millénaire ” ne signifie point un nombre déterminé, mais désigne tout le temps qui s’écoule maintenant (nunc), et pendant lequel, maintenant (nunc), les saints règnent avec le Christ. Le nombre mille désigne l’universalité mieux que le nombre cent […] » [Ce qui s’oppose également à saint Irénée.]

 

« Les plaisirs du corps sont appelés par Aristote (Ethic., in 7, cap. 14 et 10, cap. 5) “ des remèdes ”, des soulagements à la fatigue et à la monotonie ; mais aussi des  “ maladies ”, car l’homme … Ces plaisirs sont donc étrangers à la béatitude, au rebours de ce que pensent les Juifs, les Mahométans et certains hérétiques (quidam hæretici) appelés Millénaristes. » [Comparaisons grossières !]

 

« C’est une erreur d’affirmer que quelqu’un, le Christ excepté, soit conçu sans le péché originel (hoc est erroneum dicere quod aliquis sine peccato originali concipiatur, præter Christum). » [Ce qui est manifestement faux. La Vierge Marie ayant été conçue sans le péché originel et étant nommée l’Immaculée Conception.]

 

« La femme est soumise (subditur) à l’homme à cause de sa faiblesse naturelle et quant à sa force d’âme, et quant à sa vigueur corporelle (mulier subditur viro propter imbecillitatem naturae et quantum ad vigorem animi, et quantum ad robur corporis). » [Et la sainte Vierge et les saintes et les vierges martyres auraient-elles manqué de force d’âme ?]

 

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Extrait d’UNE EXPLICATION de la lecture des Hiéroglyphes égyptiens selon la méthode de Fernand CROMBETTE et une DÉCOUVERTE ÉTONNANTE lors de recherches à propos de LA PIERRE DE ROSETTE résumées par Rodolphe Hertsens, membre du CERCLE SCIENTIFIQUE ET HISTORIQUE – CESHE, Belgique, 1988 :

 

« […] Le copte monosyllabique pouvait se plier facilement au jeu de rébus. D’ailleurs le copte est toujours monosyllabique dans son essence. Même si le copte actuel est plus rigide, il comporte encore une majorité de mots monosyllabiques et on peut retrouver le sens étymologique de chaque syllabe dans les formes verbales ou nominales polysyllabiques. En plus, et nous venons de le voir dans l’exemple donné, le glissement des voyelles et de certaines consonnes facilitent grandement les lectures multiples et donc la magie. Le génie des scribes donnait un verrouillage tel que “ jamais ” les transcriptions ne puissent se contredire. Mais par le jeu de la double lecture, ils savaient dissimuler une incantation magique homophone, derrière un texte apparemment innocent.

« Que l’on ne dise pas que les hiéroglyphes, lus selon cette méthode, peuvent être interprêtés arbitrairement et que l’on peut donc obtenir tout ce que l’on veut.

« Comment F. Combette, s’il s’était trompé, aurait-il pu trouver par sa méthode, 8000 pages durant, une Histoire d’Égypte datée, logique, cohérente et en accord complet avec la Bible ?

« Si les mots “ science ” et “ savant ”, “ méthode ” et  “ contrôle ” représentent encore l’idée qu’ils expriment, nous demandons avec insistance et au nom de feu Fernand CROMBETTE, que les “ savants ” actuels veuillent bien “ contrôler ” sa “ méthode de lecture ” afin de faire “ avancer la science ” et acquérir une meilleure connaissance de l’Histoire, donnant ainsi en même temps la certitude de la vérité historique de la Bible. Nous trouvons, en effet, dans l’Histoire de l’Égypte des confirmations étonnantes de “ faits ” et de “ miracles ” relatés dans la Bible, avec toutes les explications qu’ils requièrent.

«  Un exemple : notre Cahier du CESHE n° 4.51 explique en détail, sur plusieurs pages — de façon détaillée semblable à la page 23 — une inscription qui raconte le miracle Luni-solaire de JOSUÉ.

« D’autres ouvrages de F. CROMBETTE nous apprennent comment il a pu trouver, en se basant sur cette méthode de lecture, des détails intéressants et scientifiques dans les Saintes Écritures elles-mêmes, sans que ces détails contredisent les vérités traditionnelles. […] »

 

D’aucuns ont reproché à Fernand Crombette d’avoir pris dans ses écrits un ton direct et dur. S’il témoignait ainsi de la vérité, cela prouvait tout simplement que sa conscience religieuse surpassait le commun des mortels en lui faisant voir les conséquences de toutes les erreurs et de toutes les hérésies qu’il dénonçait. S’il n’avait pas eu ce caractère inné et reçu de la divine Trinité des grâces particulières, il n’aurait jamais pu accomplir sa mission. Il était de la trempe de l’apôtre saint Paul. Soyons donc bien convaincus que n’arrivons et n’arriverons pas à la cheville de cet homme providentiel annoncé par Marie des Vallées !   

 

Nous tenons à informer les internautes que Fernand Crombette, dans son ouvrage intitulé « Galilée avait-il tort ou raison ? », en s’appuyant sur l’autorité de l’Écriture Sainte, nous prouve magistralement que le soleil tourne autour de la Terre et que celle-ci tourne sur elle-même en se tenant au centre (barycentre) de l’univers et en restant constamment tangente à son axe (cf. Psaumes, 103, 5 ; I Chroniques, 16 : 30 ; I Samuel, 2 : 8 ; Écclésiaste, 1 : 5 ; Ézéchiel, 38 : 12 ; 5 : 5-6). Sa vision du monde, qui s’impose logiquement et naturellement à tout chrétien qui se veut en accord et en harmonie avec sa Foi, s’avère manifestement homocentrique et christocentrique. Nous pouvons soutenir que cet homme est le seul être au monde qui a produit une œuvre prodigieuse manifestement inspirée de Dieu qui fait de lui un des plus grands prophètes des derniers temps (cf.  Émile Dermenghem, La vie admirable et les révélations de Marie des Vallées, pp. 218-219, chez Plon – Nourrit et Cie, Paris, 1928 – ouvrage qui nous révèle les paroles d’une sainte qui nous éclairent sur notre situation actuelle et nous conduit à une vision surnaturelle de l’œuvre de Dieu et nous pousse à transmettre au monde ce que nous avons gratuitement reçu).

 

Yves Nourissat, polytechnicien, revue Science et Foi - an 1995 : GÉOCENTRISME ET BIG BANG :

 

« Le Catéchisme du Concile de Trente enseigne dans son commentaire du Symbole des Apôtres: "Dieu a affermi la terre sur sa base, et par Sa Parole, il a fixé sa place au milieu du monde" (1). Nous pensons que cette vérité de foi, en laquelle croyaient nos pères, est désormais confirmée par des observations scientifiques contemporaines: le comportement du pendute de Foucault, pendant les éclipses de soleil, et le rayonnement cosmologique à 2,7 degrés K. En effet, Maurice Allais a constaté, pendant l'éclipse du 30 juin 1954, que son pendule paraconique s'arrétait de dériver pendant que la lune passait devant le soleil. De mème, Jeverdan, Rusu et Antonesco ont observé, pendant l'éclipse du 15 février 1961, qu'un pendule de Foucault, non seulement s'arrétait de dérìver, mais s'alourdissait, au lieu de s'alléger pendant le phénomène. Ces expériences suggèrent que la terre est immobile, car si l'effet Foucault était dù à la rotation de la terre sur elle-méme, on ne voit pas pourquoi il s'arréterait quand la lune passe devant le soleil. De plus, l'alourdissement du pendule signifie que la gravitation n'est pas un phénomène d'attraction des masses entre elles, comme le pensent les newtoniens. Passons au rayonnement à 2,7 degrés K: il a été improprement appelé "rayonnement fossile" comme s'il resultait de l'hypothétique Big-Bang. Ceci est impossible car, comme il est de symétrie sphérique à partir de la terre, cela signifierait que la prétendue explosion initiale a eu lieu à partir de la terre. De toute façon, la théorie du Big-Bang est très difficile à admettre sur le pian philosophique car on voit mal comment une explosion aveugle aurait pu donner naissance à la beauté du ciel que nous contemplons, et à la régularité des mouvements du système solaire. Le décalage vers le rouge ne résulte pas nécessairement d'un effet Doppler d'éloignement: il peut étre dù au fait que la matière des corps célestes n'est pas la méme que celle des corps terrestres, comme pensaient Aristote et Saint Thomas, ou bien il peut ê²tre dû au mouvement circulaire des cieux. Si le rayonnement cosmologique ne résulte pas du Big-Bang, il doit être attribué à l'enveloppe de l'univers à l'existence de laquelle croyaient les anciens: méme si cela est difficile à imaginer, il est plus raisonnable de concevoir l'univers comme fini et sphérique, qu'infini comme on le croit depuis Newton. La symétrie sphérique autour de la terre du rayonnement cosmologique resulterait de la concentricité de cette enveloppe sphérique autour de la terre. En conclusion, nous voyons que les observations modernes, bien loin de contredire l'enseignement de la Bible, et des Pères de l'Église, le confirment d'une façon éclatante. »

1) Desclée & Cie, 1923, page 32.

 

Fernand Crombette, Galilée avait-il tort ou raison ? Tome I, Astronomie moderne, La condamnation de Galilée et le Magistère ordinaire de l’Église : crombgal1.htm

 

Un catholique français (Fernand Crombette), « La Genèse à découvrir » (Réf. : 2.36), extraits de l’ouvrage « La Révélation de la Révélation » (Réf. : 2.42 et 2.43) :

 

« […] Or, Notre-Seigneur Jésus-Christ s’adressant un jour à sa servante et son âme victime Marie des Vallées, inspiratrice de saint Jean Eudes dans sa dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie, la fit prier pour une affaire de grande conséquence qui touchait l’Église et lui dit qu’Il promettait à son Église trois choses singulières dont la troisième était la connaissance des Ecritures et d’un sens qu’elle n’a point encore connu. Cette promesse n’ayant pas encore été réalisée, il est temps qu’elle le soit, car nous approchons du règne de l’Antéchrist. Notre nouvelle traduction de la Bible pense en être l’accomplissement. Il suffira d’ailleurs de confronter notre texte avec celui de la Vulgate pour en constater l’amélioration. »

 

La Bible ayant manifestement permis à Fernand Crombette de découvrir, de compléter et même de rectifier certaines révélations mosaïques mal traduites, nous devons en conclure qu’elle possède intrinsèquement et radicalement une valeur incomparable dont l’origine ne peut être que divine, car on y découvre l’explication de la situation privilégiée de la terre au centre de l’univers, de sa forme originelle en un seul bloc, de l’universalité géographique du Déluge et de la division de la terre en continents, îles et bancs provoquée par la dislocation de l’écorce  terrestre, et de bien d’autres phénomènes qui échappent à notre intelligence, mais que notre foi éclaire et justifie.

 

L’aberration délirante de la théorie de la Relativité d’Einstein : crombgal1.htm

 

Galilée se rétracte et rejoint le géocentrisme : crombgal1.htm

 

Gustave Plaisant, Polytechnicien catholique, dénonce et démasque l’imposture de la théorie de la Relativité d’Einstein : crombgal1.htm (cf. liens internes)

 

Dieu le Fils, « Premier-Né de toute créature » (« Primogenitus omnis creaturæ ») (1) et « par qui tout a été créé » (2), « a tout réglé avec nombre, poids et mesure » (3) – ce que Fernand Crombrette a magnifiquement montré et prouvé à l’aide de sa méthode de traduction de la Bible par le copte monosyllabique, donc ancien, de la Bible hébraïque, des hiéroglyphes égyptiens, du crétois et d’autres langues qui n’avaient pas encore été déchiffrées.

1)  Colossiens, 1 : 15 ; Proverbes, 8 : 22 ; saint Luc, 3 : 38 (« …. Fils d’Adam, fils de Dieu ») ;

2)  Colossiens, 1 : 16 ; S. Jean, 1 : 3 ; Éphésiens, 1 : 4 ;

3)  Sagesse, 11 : 2O ; Daniel, 5 : 26-28 ; Deutéronome, 32 : 8.

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes, le VIII décembre, l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

La citation suivante est un passage du livre des Proverbes de Salomon, dans lequel on entend la divine Sagesse, le Fils de Dieu, déclarer l'éternité du dessein de l'Incarnation. L'Église met aujourd'hui ces mêmes paroles dans la bouche de Marie, parce que cette créature privilégiée a été décrétée comme Mère de l'Homme-Dieu, avant tous les temps.

 

Proverbes, chapitre VIII, versets 22-23 :

 

« Le Seigneur m'a possédée, dès le commencement de ses voies, avant qu'il créât aucune chose au commencement. J'ai été établie dès  l'éternité, et de toute  antiquité, avant que la terre fût créée. Les abîmes n'étaient pas encore, et  déjà j'étais  conçue. »

 

L'Hymne est cet antique chant de la catholicité, qui s'étend à toutes les fêtes de Marie : cantique de confiance et de tendresse et d'une incomparable fraîcheur, que les vierges sacrées aiment à faire retentir sous l'abri mystique du cloître, et le nautonnier chrétien au milieu des mugissements de la tempête.

 

La Sainte Bible selon la Vulgate (seule approuvée par un « Rescrit » du Saint-Siège en date du 22 janvier 1873 sous le couvert du pape Pie IX), traduite en français, avec des notes, par l’abbé J.-B. Glaire, les Proverbes, chapitre VIII, note 1 :

 

La sagesse. La plupart des Pères entendent ici par ce mot la sagesse divine et éternelle, en tant que seconde personne de la sainte Trinité ; en sorte, néanmoins, qu’une partie des attributs de cette divine sagesse s’applique à la divinité, et une autre à l’humanité du Fils de Dieu.

 

L’âge véritable de l’humanité : Louise Piccarreta

 

La frauduleuse datation par le radiocarbone : La vérité sur l'âge réel du monde et quelques considérations sur le savoir humain

et la preuve de l’authenticité du Saint Suaire ou du Linceul de Turin :

Virgo-Maria N° 805

Pour nous confirmer l’authenticité du Saint Suaire, ne la demandons surtout pas à Rome, c’est-à-dire au Vatican ou au Saint-Siège, qui a perdu la foi ni à son responsable ou à son chef l’antipape Benoît XVI/Ratzinger, car cela reviendrait à reconnaître leur autorité et nous mettrait par conséquent hors de la foi catholique en nous faisant perdre la grâce sanctifiante. Il ne peut d’ailleurs exister aucune une réelle dichotomie entre Rome et l’antipape Benoît XVI. Et cette demande est d’autant plus insensée que le Saint Suaire a déjà été reconnu comme authentique par le pape Pie XI dans un Bref du 23 mars 1934. ― ce qui nous prouve, une fois de plus, que Benoît XVI/Ratzinger n’est qu’un antipape qui trompe tout le monde en jouant constamment un double jeu. Cliquez sur : Virgo-Maria N° 812 et : Depuis 1988, le Saint-Siège ne reconnait plus l’authenticité du Linceul

 

 

Une information qui confirme bien que « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (voir le Secret de La Salette) :

 

Le Nouvel Observateur, n° 2307 de la semaine du jeudi 22 janvier 2009, À la Une < Le Nouvel Observateur > : L’hypocrisie du Vatican, Interview d’Odon Vallet : L’hypocrisie du Vatican, « Officiellement l’Église s’est convertie au darwinisme. Mais elle répugne à en tirer toutes les conséquences » :

 

« Le Vatican a récemment déclaré que “ la théorie de l’évolution n’était pas incompatible avec le message de la Bible ”. Un colloque sur l’évolution, rassemblant scientifiques, théologiens et philosophes, aura lieu en mars à l’Université pontificale grégorienne. Est-ce une avancée. »

 

Un terrible constat, « une abomination de la désolation dans les lieux saints » (Daniel, 9 : 27), plus de foi (voir S. Luc, 18 : 8) : signalons

 

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PSEUDO-PANDÉMIE DE GRIPPE PORCINE :

DES POURQUOI SANS RÉPONSE !

 Cliquez sur :

Courriel n° 2 (10 septembre 2009)

 

ALERTE AU MONDE !

Ce qui risque de nous arriver si nous n’y prenons pas garde.

Lettre d’Informations Économiques Stratégiques Internationales (LIESI),

n° 194 du 15 novembre 2009 (e-mail : liesi@hotmail.fr)

Distributeur Editions Delacroix et LIESI

 

« Les menteurs et les haineux de la nation face à la Science.- Depuis plusieurs semaines maintenant, politiciens et scientifiques véreux ou dupes, inféodés au complexe militaro-industriel, voire aux grands laboratoires, ont pris pour tactique d’accuser de conspirationnisme ceux qui s’opposent à l’application d’un programme massif de vaccination contre un virus non naturel. »

 

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À lire et à méditer : Pierre VIRION, « BIENTÔT UN  une super et GOUVERNEMENT contre-église MONDIAL ? », Éditions St-Michel, Saint-Cénéré (Mayenne), le 2 février 1967 (actuellement aux Éditions Pierre Téqui).

 

Un site à retenir et à suivre de très près : Résistance Catholique

 

Réveillons-nous :

 

Benoît XVI fait appel à une autorité mondiale d’inspiration maçonnique ou séparée de la vraie religion et plus précisément du Christ-Roi (a)  - cliquez sur : Benoît XVI réclame une “Autorité Politique Mondiale” (en clair un Gouvernement Mondial) | Spread The Truth

a)  Cf. S. Luc, I, 32-33 ; S. Matthieu, XXVIII, 18 ; I Corinthiens, XV, 25 ; Apocalypse, I, 5 ; XIX, 16 ; les encycliques Humanum Genus et Quas Primas ; Constitution dogmatique sur la foi catholique, Concile du Vatican, 24 avril 1870 – tout particulièrement à l’intention des catholiques qui n’ont reçu aucune formation doctrinale et soutiennent que le magistère ordinaire et universel de l’Église ne jouit pas de l’infaillibilité en restreignant celle-ci aux dogmes expressément définis et que ce magistère de tous les jours n’obéit à aucune règle et par conséquent peut être contredit par un Pape, ce qui entraînerait fatalement la destruction de la foi, car toute vérité est toujours en connexion avec elle. L’auteur de la foi et celui de la nature ne font qu’une seule et même personne et ne peuvent par conséquent s’opposer. N’oublions jamais que l’un, le vrai, le beau et le bien expriment ce qui appartient à chaque étant en tant que tel et à plus forte raison à Dieu qui, Lui seul (« ipse solus »), est l’Être même de Soi-même (« qui SUUM ipsius est », nominatif) et de tout (« et omnium esse »).

 

Un « Pape » qui se permettrait de s’opposer aux paroles du Christ et au magistère de ses légitimes vicaires qui l’ont précédé en imposant sa propre pensée serait en réalité un faux prophète et un dictateur ou un tyran au service de la Bête et d’un monde  rempli des « répugnantes impuretés de sa prostitution » (cf. Apocalypse, 16 : 2, 13 ; 17 : 2, 4).

Cliquez sur :

Benoît XVI

Il ne faut quand même pas prendre tous les catholiques pour des demeurés ! Cliquez également sur :

http://www.resistance-catholique.org/documents/Textes_oublies_de_Mgr_Lefebvre/Preface-de-son-livre-Jaccuse-le-Concile-datee-du-27-aout-1976.pdf

Que vous faut-il de plus pour être entendu ?

 

Résistance catholique, Les liens occultes entre Ratzinger/Benoît XVI et les pires ennemis de l’Église :

http://www.resistance-catholique.org/documents/2008/RC_2008-02-29_Les-liens-occultes-entre-Ratzinger-et-les-pires-ennemis-de-lEglise.pdf et

http://www.resistance-catholique.org/documents/2009/RC_2009-12-01_Benoit-XVI-promoteur-de-la-religion-mondiale-noachide.pdf

Signe de satan et

Signs and Symbols main page et

Virgo-Maria N° 530 (où les hérésies manifestes de Ratzinger/Benoît XVI sont magistralement et définitivement dénoncées par l’abbé Méramo (prieur de Vera-Cruz du District du Mexique et ancien supérieur de District d’Espagne de la FFSPX).

 

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Un monument de la pensée catholique :

 

« La Conjuration antichrétienne »

 

Cf. Mgr Henri Delassus, docteur en théologie, La Conjuration antichrétienne, en trois volumes, Société Saint-Augustin, Desclée, De Brouwer et Cie, Lille, 1910, 41, rue du Metz,  diffusée en format PDF sur internet par la Bibliothèque Saint-Libère (2007), adresse internet : http://www.liberius.net (toute reproduction à but non lucratif étant autorisée), avec, en préface et en date du 23 octobre 1910, les félicitations et la Bénédiction Apostolique du Pape saint Pie X, de la part du Cardinal Merry del Val, Secrétaire de Sa Sainteté (personnes éminentes et fort bien informées qui ne prenaient pas des vessies pour des lanternes !). Cliquez sur : Flux RSS des articles et sur : Le Vatican infiltré par des satanistes - Blog Catholique ou : Virgo-Maria N° 800

 

Voici quelques extraits de cet ouvrage digne de considération qui prouvent que nous vivons actuellement et plus que jamais dans un monde absolument hostile à la vraie religion dont les fondements reposent sur les paroles du Christ, « le Verbe qui s’est fait chair et qui a habité parmi nous » (S. Jean, I : 14), et par qui « tout a été fait et sans qui rien ne fut » (ID., verset 3) : extconju.htm

 

Nous dirons bien haut que la franc-maçonnerie a été le seul auteur de la Révolution française qu’elle avait élaborée de 1772 à 1789, et ce à l’encontre des historiens craintifs et de parti pris, plus soucieux de leur bien-être ou de leur carrière et de leur position économique et sociale, voire politique, que de vérité : revolmac.htm

 

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Pape Pie IX, Constitution dogmatique de la foi catholique,

chapitre III : « De fide », 1870, Denziger, n° 1792 :

 

« On doit croire de foi divine et catholique tout [lat. « omnia »] ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par tradition, et que l’Église, soit dans un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, propose de croire comme vérité révélée. […] Aussi, suivant nos prédécesseurs, et suivant le devoir de notre charge apostolique, Nous n’avons jamais cessé d’enseigner et de défendre la vérité catholique et de réprouver les doctrines dangereuses. »

 

Pape Pie XI, encyclique Mortalium animos de Pie XI, 6 janvier 1928 :

 

« Le magistère de l’Église - établi ici bas d’après le dessein de Dieu pour garder perpétuellement intact le dépôt des vérités révélées et en assurer facilement et sûrement la connaissance aux hommes - s’exerce chaque jour par le pontife romain et par les évêques en communion avec lui (…) mais en outre (…) ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels… ».

 

Abbé Marchiset, « L’INFAILLIBILITE, Quarante ans d’erreurs », extraits tirés du site : Les Amis du Christ Roi de France :

 

« En effet, combien de fois n’entendons-nous pas dénoncer l’hérésie, sans jamais voir ou entendre désigner le nom de ces hérétiques ?

Et pourtant ces personnes doivent être désignées et dénoncées comme il se doit [a], afin que les fidèles puissent éviter les hérésies, ne pas être en union avec l’hérétique et cessent enfin de “ croire qu’ils marchent sous la bannière des clefs apostoliques ”.

Ces personnages étant tombés dans l’hérésie formelle et même avec pertinacité, sans même qu’une sanction canonique soit portée à leur égard, se sont placés d’eux-mêmes en dehors de l’Église.

Les faits étant connus bien avant le concile, et ceux-ci s’amplifiant encore pendant la période conciliaire, tous les évêques et cardinaux qui avaient autorité pour dénoncer l’hérétique, ont prévariqué ; tous ont manqué au devoir de leurs charges, particulièrement de gardiens de la foi. Et c’est bien parce qu’il y a eu prévarication que ces hommes furent élus et, malgré toutes les apparences, ne sont point les pasteurs du troupeau. C’est cette prévarication qui nous vaut ce châtiment de [du pseudo] Vatican II et toutes ces difficultés rencontrées par des arguments qui s’éloignent sans cesse de la saine doctrine sur le magistère et l’infaillibilité de l’Église. […]

Longtemps l’on a ferraillé et l’on ferraille encore sur la question des papes hérétiques. Les uns disent que cela est possible en prenant le prétexte de soi-disant papes hérétiques dans le passé de l’Église, les autres tout en stipulant que la possibilité fut envisagée par les théologiens et canonistes, le cas de papes hérétiques ne se présente réellement que depuis le [pseudo] Concile Vatican II, ce qui a engendré une dichotomie supplémentaire pour essayer de résoudre la question de l’obéissance à de telles autorités : la thèse du pape “ materialiter- formaliter ” : un souverain Pontife reconnu comme élu canoniquement sur le siège de saint Pierre (“ materialiter ”), mais du fait qu’il enseigne les hérésies conciliaires, ne possède pas les pouvoirs de diriger l’Église (“ formaliter ”). […]

Il n’est donc pas question de papes “materialiter’’, suivant cette dichotomie à laquelle nous venons de faire allusion, et qui, suivant cette thèse, pourraient en se convertissant et en abjurant leurs hérésies, [pseudo] Vatican II et ses réformes, posséder les pouvoirs de saint Pierre, mais bien d’usurpateurs suivant le sens donné par Paul IV dans sa Bulle Cum ex apostolatus (b), servant d’instruments pour appliquer le principe du “ solve ” et du “ coagula ”, ou encore cette technique du démon : diviser pour régner. […]

Tous nos lecteurs le savent, Paul IV stipule dans une constitution en date du 15 février 1559, qu’un clerc ou même un simple baptisé ayant dévié dans la foi ne saurait en aucun cas devenir Pontife, quand bien même tous les cardinaux seraient d’accord, quand bien même les catholiques du monde entier lui prêteraient joyeuse obéissance durant des décennies. Tous les actes et décisions d’un tel faux-pontife seraient juridiquement nuls et non avenus, et cela ipso facto, sans qu’il faille une déclaration de la part de l’Église. Tout chrétien de bon sens le comprend.

Paul IV a porté ce jugement “ ex cathedra ” et ce jugement est valide à perpétuité. […]

C’est donc tout cet enseignement que nous retrouvons dans cette Constitution Cum ex apostolatus, document “ ex cathedra ”, engageant l’infaillibilité du magistère de Paul IV, pour éviter qu’un personnage soupçonné d’hérésie puisse se faire élire Pape. Celui-ci, en effet, confia à l’un de ses proches :

“ Pour vous dire la vérité, nous avons voulu nous opposer aux dangers qui menaçaient le dernier conclave et prendre de notre vivant des précautions pour que le diable n’asseye pas à l’avenir un des siens sur le siège de Saint Pierre (Louis Pastor : Histoire des papes depuis la fin du moyen âge, Paris 1932, tome 14, p. 234).

Et c’est pourquoi la Constitution stipule d’une façon très claire les conséquences d’une telle élection :

“ Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêque, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église romaine, même légat, qu’un souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l‘élévation - même si cette dernière a lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux - est nulle, non avenue, sans valeur (…) ”. […]

En ce qui concerne maintenant l’obéissance à de telles autorités et aux actes de leurs magistères, tous les arguments, tout aussi extravagants les uns que les autres pour justifier un quelconque “ devoir de résistance ” ou de “ désobéissance ” et qui engendrent là encore des atteintes à la vertu théologale de foi, proviennent d’une méconnaissance, entre autre, du contenu de la Constitution de Paul IV. Tous ces faux arguments tombent d’eux-mêmes avec ce que celle-ci stipule :

“ On ne pourra la tenir (la promotion ou l’élévation au souverain Pontificat) pour légitime en aucune de ses parties et elle ne confère ni ne peut être censée conférer quelque pouvoir d’administration au spirituel et au temporel à des tels hommes promus évêques, archevêques, patriarches ou primats, ou élevés au cardinalat ou au Souverain Pontificat. Tous leurs dits, faits et gestes, leur administration et tout ce qui en découle, TOUT est sans valeur, et ne confère aucune autorité, aucun droit à personne ”.

Il est donc fort regrettable que cette Constitution n’ait pas été ressortie et brandie par ceux qui, lorsqu’il était encore temps, nous l’avons dit, faisaient autorité de leur vivant. Cela aurait évité bien des divergences et des divisions dans la recherche des arguments pour refuser [le pseudo] Vatican II, les magistères conciliaires et postconciliaires. […] »

a) cela l’on se conforme à l’injonction de Léon XIII qui recommande, dans son encyclique Humanum genus, d’arracher leur masque aux ennemis de l’Église ;

b) Cliquez sur : Cum Ex Apostolatus (site « virgomaria.org »).

  

Pour répondre au blog « La Question » qui s’égare doctrinalement :

Le pape Pie XII confirme l'inégibilité des non-catholiques au souverain pontificat

 

     Précisons bien que le magistère ordinaire (« ordinarium », c’est-à-dire de chaque instant) et universel de l’Église jouit de la même infaillibilité et de la même autorité que les définitions solennelles et s’étend à toutes les vérités qui sont en connexion avec la révélation, ainsi qu’aux condamnations des erreurs de notre temps (cf. Quanta cura, Syllabus, Pascendi, Lamentabili, etc.). – Cliquez sur  fidemser.htm    et quansyll.htm (et ne confondons surtout pas les qualificatifs « doctrinal » et « pastoral ». L’un qualifie une doctrine ou une vérité objective et par conséquent immuable en soi, et l’autre un acte subjectif ou personnel et par conséquent contingent et contextuel. Dans nos travaux, nous ne considérons que les vérités révélées ou celles qui sont directement liées à la foi catholique et non la façon de les transmettre. Les grands conciles se sont toujours distingués par leurs principaux développements du dogme chrétien et leurs victoires sur les hérésies de leur temps. Nous n’en ferons pas ici l’historique. Les documents ne manquent pas pour en avoir la preuve avec les Conciles de Nicée, de Constantinople, d’Éphèse, de Chalcédoine, le IIe Concile d’Orange confirmé par le pape Boniface II, etc. Qualifier un concile de pastoral est un non-sens. Les conciles ne se résument pas à des parlotes pour satisfaire le goût du jour ou s’ouvrir aux élans de la chair et s’attirer les éloges flatteurs du monde (a). On ne se moque pas de Dieu en jouant avec sa Parole ou avec les Saintes Écritures (b) !).

a) Cf. Saint Matthieu, X, 34-35 ;

b) Cf. S. Luc, XXIV, 44 ; S. Jean, XVII, 3 ; S. Matthieu, XVIII, 19 ; Hébreux, XI, 6 ; Romains, I, 17 ; S. Marc, XVI, 15-16 ; Hébreux, XI, 6 ; S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIae : Deuxième-Seconde Partie, Traité de la Foi, question I : L’objet de la foi, article 8 : Les articles de foi sont-ils dénombrés comme il faut ? in Conclusion (Pas de Père sans le Fils, ni de Fils sans le Père, et leur lien est le Saint-Esprit, qui procède éternellement de l’amour réciproque du Père et du Fils – « Dès le commencement donc il fut de nécessité pour le salut de croire à la Trinité » : « Ergo a principio de necessitate salutis fuit credere Trinitatem », in Cependant). Telle est la foi catholique qui s’oppose formellement à la déclaration Nostra Ætate du pseudo Vatican II citée sur notre page et convie le monde entier à l’apostasie par un millénarisme progressiste où l’homme remplace le Saint-Esprit (du marxisme jusqu’au New-Age, en passant par les charismatiques, le Nazisme avec son Troisième Règne de 1000 ans, etc.) ; Pascendi Dominici Gregis, II, § 16 : « … ils tiennent pour vraies toutes les religions ».

 

La célèbre et sublime prière de Sœur Élisabeth de la Trinité (1880-1906). Cliquez sur : PRIÈRE

 

Saint Grégoire le Grand, Pape et Docteur de l’Église,

Homélie 24 du 18 avril 591 sur la

seconde pêche miraculeuse :

 

« […] Vous savez que tout ce que nous devons faire nous est prescrit, dans l’Ancienne Alliance, par les dix commandements, tandis que dans la Nouvelle, un nombre croissant de fidèles reçoit la force d’accomplir les mêmes œuvres par la grâce septiforme de l’Esprit-Saint, telle que l’a annoncée le prophète : « Esprit de sagesse et d’intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de piété, et Esprit de crainte du Seigneur, qui le remplira.» (a). Mais on n’obtient d’agir par cet Esprit que si l’on adhère à la foi trinitaire, croyant et confessant que le Père, le Fils et ce même Esprit-Saint sont d’une seule et même puissance, d’une seule et même substance. […]

« […] Souvenez-vous de ce que Paul déclare au sujet de cet Esprit : «Si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il n’appartient pas au Christ.» (b). Cet Esprit d’amour est, pour ainsi dire, un signe de notre appartenance à Dieu. Peut-il en effet avoir l’Esprit du Christ, celui dont l’âme se laisse tirailler par la haine, enfler par l’orgueil, emporter par la colère jusqu’à l’égarement de l’esprit, torturer par l’avarice, ou amollir par la luxure ? Réalisez bien ce qu’est l’Esprit du Christ. C’est assurément un Esprit qui nous fait aimer nos amis et nos ennemis, mépriser les biens de la terre, brûler de désir pour ceux du Ciel, châtier notre chair pour ses vices, empêcher notre âme de suivre ses concupiscences. Voulez-vous savoir si vous êtes vraiment à Dieu ? Examinez bien qui vous possède. Voici que Paul nous crie en toute vérité ce que nous vous avons dit : « Si quelqu’un n’a pas l’esprit du Christ, il n’appartient pas au Christ.» C’est comme s’il disait clairement : «Celui qui n’est pas dirigé ici-bas par le Dieu qui l’habite ne pourra jouir plus tard de la vision de la gloire divine.» […] »

a)  Isaïe, XI, 2 ;

b)  Romains, VIII, 9.

 

Déclaration du pseudo Concile Vatican II absolument inconciliable avec la Parole de Dieu ou de notre Père céleste (cf. S. Jean, I, 1 ; VII, 16 ; S. Matthieu, XXIV, 35) – cliquez sur : Déclaration

 

Celui qui prétend que les citations émanant de Benoît XVI (a) viennent d’un Pape légitime « a reçu de Dieu une puissance active d’égarement qui le porte à croire au mensonge » (b). Il ne peut oser l’affirmer sans contredire les promesses du Verbe incarné et sans l’identifier ainsi au père du mensonge et mettre par conséquent son âme en péril, car c’est le Christ qui inspire son vicaire suprême. Cet homme a en réalité une piètre opinion de la papauté, une opinion qui déshonore le Siège de l’apôtre Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations. Le Verbe incarné n’a pas choisi un vicaire pour en faire un faux témoin ou un fantoche ! Si les mots ont un sens, les extraits tirés de « La foi chrétienne hier et aujourd’hui » constituent une preuve flagrante de l’imposture de celui qui en est l’auteur. Le travail de cet homme qui persiste dans son allégation blasphématoire en prétendant que Benoît XVI est un Pape légitime accomplit le travail d’un destructeur complice de l’iniquité qui se répand actuellement dans le monde comme une traînée de poudre. C’est lui qui rendra des comptes à notre Sauveur et à notre Dieu s’il ne se rétracte pas.

a)  Cf. Joseph Ratzinger/Benoît XVI, passages extraits de son livre de 260 pages intitulé « La foi chrétienne hier et aujourd’hui » publié en 2005 aux Éditions du Cerf, paru en langue allemande en 1968 aux Éditions Kösel-Verlag (München), et que l’auteur a lui-même préfacé et ratifié formellement en avril 2000 (cliquez sur : signalons) ;

b)  Cf. IIe Épître de saint Paul aux Thessaloniciens, II, 11.

 

Cf. le « MYSTÈRE D’INIQUITÉ » (sur le pseudo Concile Vatican II et les pseudo Papes), Préface de Mgr Daniel L. DOLAN, enquête théologique, historique et canonique, travail excellent, rigoureux, intransigeant et logique où il n’y a rien à contester ni à ajouter. Cliquez sur :

http://www.resistance-catholique.org/mystere-iniquite/Mystere-dIniquite.pdf

 

L E   M Y S T È R E   D’ I N I Q U I T É

Préface de Mgr Daniel L. Dolan

 

7.3.2 : NUL N'EST CENSÉ IGNORER LE MAGISTÈRE.

 

Selon saint Thomas (Somme théologique, 1, q. 32, a. 4), tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture.

Le code de droit canonique stipule que tous les fidèles doivent non seulement croire tout ce qu’enseigne l’Église (donc tous sont censés connaître le magistère !), mais encore qu’ils sont tenus d’éviter les hérésies ou les opinions proches de l’hérésie (donc tous sont censés connaître les mises en garde contre le protestantisme, le libéralisme, le modernisme, etc.). C’est bien pour cela que St Pie X a obligé chaque clerc à prononcer le serment antimoderniste, afin de s’assurer que nul ne resterait ignorant des condamnations prononcées à l’encontre des erreurs maçonniques modernistes.

OBLIGATION LÉGALE DE CONNAÎTRE LE MAGISTÈRE : « Doivent être crues, de foi divine et catholique, toutes les choses qui sont contenues dans la parole de Dieu, soit écrites soit transmises par tradition, et que l’Église, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel, propose comme étant divinement révélé » (canon 1323, § l, citant Vatican I [le Concile du Vatican] : constitution dogmatique Dei Filius, 26 avril 1870, ch. 3, intitulé « defide »).

 

OBLIGATION LÉGALE DE CONNAÎTRE LES HÉRÉSIES OU ERREURS VOISINES DE L’HÉRÉSIE :

 

« Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins.

C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège » (canon 1324).

« Les décisions du magistère - qu’il s’agisse de l’enseignement de la vérité ou de la proscription d’une erreur FONT LOI. Or nul n’est censé ignorer la loi : « L’ignorance de la loi […] ne se présume généralement pas » (canon 16, § 2).

L’ignorance peut être « affectée », c’est-à-dire qu’elle est volontaire et provient de la décision de ne pas s’instruire de la loi, pour y manquer plus librement. Une attitude aussi détestable n’exempte d’aucune peine latae sententiae. « L’ignorance affectée de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latæ sententiæ » (canon 2229, § 1). La peine latæ sententiæ est, précisons-le, une punition décrétée à l’avance par le législateur. Exemple : St Pie X (motu proprio Præstantia, 18 novembre 1907) a excommunié à l’avance toute personne qui, à l’avenir, professerait les erreurs modernistes.

« Quand l’ignorance est seulement le fruit d’une négligence, on dit que la personne est dans une ignorance « crasse » (synonyme : « supine »). Mais même dans ce cas-là, l’ignorance n’excuse d’aucune peine latæ sententiæ. « L’ignorance crasse ou supine de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiæ » (canon 2229, § 3). L’ignorance « crasse » est le propre des paresseux, qui négligent de s’instruire de ce qu’ils devraient savoir. Exemple : un médecin ou une sage-femme qui ignoreraient leurs devoirs d’état spécifiques, parce qu’ils n’auraient jamais voulu lire, par exemple, le Discours aux sages-femmes de Pie XII.

« Autre exemple : un clerc qui prêterait le serment antimoderniste sans avoir voulu lire les écrits antimodernistes et antilibéraux, auxquels est fait référence explicitement dans ledit serment. Si un tel clerc - Roncalli, Montini, Luciani et Wojtyla, pour ne pas les nommer - tombait dans l’hérésie moderniste, il encourrait - fût-il d’une ignorance crasse - les peines portées latæ sententiæ contre les modernistes : excommunication, plus perte automatique de son office ecclésiastique. »

 

Roncalli (Jean XXIII), Montini (Paul VI), Luciani (Jean-Paul Ier), Wojtyla (Jean-Paul II) et Ratzinger (Benoît XVI)  appartiennent à une secte hérétique, et non à la véritable Église. Ils ne peuvent donc en aucune façon être papes de la véritable Église. Ayant professé et professant des erreurs dans la foi du haut de la chaire de Pierre, ils ne sont en vérité que des usurpateurs. Nous ne faisons que constater la nullité de leur élection sans avoir l’obligation d’une intervention postérieure d’un quelconque tribunal ecclésiastique pour la reconnaître (« nullitas latæ sententiæ plenissima »).

Par une documentation rigoureusement authentique, nous pouvons en avoir la preuve formelle grâce au « Mystère d’iniquité », l’enquête citée ci-dessus, disponible sur le site :

Résistance Catholique

 

Prière de Jean XXIII (franc-maçon) qu’il prononça peu avant sa mort et parue dans le journal de Genève le 9 août 1966 : Théories de la conspiration masónica - WikiLingue

 

De Gloria Olivæ, les derniers temps, la gnose et la cabale :

http://www.meramo.net/Meramo/Francais_files/frdegloo.pdf

 

Puisse la communauté de Notre Dame du Bon Conseil siégeant à Verrua Savoia (Italie), par sa revue Sodalitium et ses brochures inhérentes, cesser de diffamer la réputation, l’honneur et l’intégrité morale de Sœur Marie de la Croix, bergère de La Salette, née Mélanie Calvat, tertiaire de St Dominique, afin de ne pas s’attirer la colère de Dieu et de Son Christ, Son Fils unique !

 

LE 18 SEPTEMBRE 1846 : LE SECRET DE LA SALETTE (EXTRAITS)

Pour en savoir plus, cliquez sur : calvat.htm

 

« Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leur tête. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus d'âmes généreuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache à l'Éternel en faveur du monde.

«  Dieu va frapper d'une manière sans exemple.

« Malheur aux habitants de la terre : Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.

« […] Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins. »

« […] Alors Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde, commandera à ses Anges que tous ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup, les persécuteurs de l’Église de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au péché périront et la terre deviendra comme un désert (1). […] La nature demande vengeance pour les hommes et elle frémit d’épouvante dans l’attente de ce qui doit arriver à la terre souillée de crimes. […] Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist.

« L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. Mais voilà Énoch et Élie (2) remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu, et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’Antéchrist. Malheur aux habitants de la terre ! (3) Il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses ; il y aura des pluies d’une grêle effroyable d’animaux ; des tonnerres qui ébranleront les villes, des tremblements de terre… [….] Énoch et Élie seront mis à mort (4) ; Rome païenne disparaîtra ; le feu du ciel tombera et consumera trois villes ; tout l’univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps ; le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra. […] Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes et tout sera renouvelé (5) : Dieu sera servi et glorifié. »

1)              Cf. Isaïe, 6 : 11 ; 13 : 9 ; 24 : 5-6 ; II Pierre, 3 : 7 ;

2)              Cf. Ecclésiastique, 44 : 16 ; 48 : 1, 9-10 ;   Cf. Apocalypse, 11 : 3 ;

3)              Apocalypse, 8 : 13 ; cf. 16 : 1 ;

4)              Cf. Apocalypse, 11 : 3, 7, 9, 11-12 [et qui, après avoir pleinement achevé leur mission prophétique de trois jours et demi, monteront au ciel] ;

5)              Cf. Actes des Apôtres, 3 : 21 ; Apocalypse, 11 : 15 ; 3 : 7-13 (l’Église de Philadelphie, la 6e Église et le 6e Ange, le 6e sceau et les quatre anges, cf. 6 : 12-17 ; 7 ; 9 : 13-21 ; 10 : 11 ; 11 : 1-13 ; 13 : 1-18 ; 14 : 15).

 

Sur l’Antéchrist, voir « Contre les hérésies » de saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies » : ireneech.htm

 

Notons que saint Thomas d’Aquin, le Docteur angélique, qui semblait étonnamment tout ignorer des écrits de saint Irénée, dans sa Somme théologique (1), s’appuyant sur l’opinion (sed opinando) de saint Augustin (2) tout aussi ignorant des écrits de saint Irénée, situe l’Antéchrist à la fin du monde, - ce qui chronologiquement est inconciliable avec l’Apocalypse ou la Révélation de Jésus-Christ (3). Nous devons également constater à notre corps défendant que Saint Thomas a traité avec une négligence qui ne lui ressemble pas la question des derniers temps et conjointement celle de l’Antéchrist, jusqu’à nier la création du monde en sept jours ou en sept mille ans et en écrivant et soutenant que le mot « millénaire » ou le nombre mille désigne le temps de l’ère chrétienne, c’est-à-dire de la naissance du Christ jusqu’à la fin du monde, et que les 1260 jours ou les 3 ans et demi représentent la vie de l’Église dans sa totalité (4). D’où notre souci de lire et de méditer l’œuvre majeure de saint Irénée sur ce sujet pour mieux comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons et nous préparer à ce qui nous a été prophétisé (5).

1)  Supplément, qu. 74, art. 7 ;

2)  la Cité de Dieu, liv. 20, ch. 30 ;

3)  Chapitre XI, 1-14 (« premier malheur » : cf.  verset 14) ;

4)  Supplément, qu. 77, art. 4, sol. 1 ; art. 1, sol. 4 ; art.2, diff. 2, sol. 2 ;

5)  Cf. Louis de Boanergès, Actualité de la fin des temps, en 2 tomes, aux Éditions D.F.T. – Cf. tome 1, page 420 : « une grande erreur ». Cet ouvrage n’a pas son pareil en son domaine.

 

La sainte Bible selon la Vulgate, 19O2-2002, traduite en français et approuvée par l’Église, Nouvelle Édition, Éditions D.F.T., 2e trimestre 2002, p. 3011, Apocalypse de saint Jean (Révélation de Jésus-Christ), XX, 1-6, note « Règneront avec lui pendant mille ans » (verset 6) :

 

« D’après ce qui précède, nous pouvons nous figurer ce règne de mille ans, prélude de la gloire définitive, comme une réalisation plus complète de l’adveniat regnum tuum de l’oraison dominicale. […] Pendant les premiers siècles de l’Église [de l’Église primitive], le millénarisme fut conçu comme le retour glorieux de Jésus-Christ venant régner sur la terre avec ses saints pendant mille ans avant le jugement général [Ce que ne soutient pas saint Irénée, évêque de Lyon, qui ne parle que de « l’apparition de notre Seigneur » – cf. « Contre les hérésies », livre V, IIIe partie, 26, 1]. Cette attente était commune, nous pourrions dire populaire parmi les premiers fidèles (S. Papias, évêque de Hiérapolis, 110, S. Polycarpe, 69/70-155/156, évêque de Smyrne, S. Irénée, évêque de Lyon, 177,  S. Justin, martyr, S. Méliton, évêque de Sardes, Tertullien, etc.) ; elle les soutient et les console sous le feu de la persécution. [Hélas] [sic !] des hérétiques y mêlèrent des idées grossières qui la firent bien vite rejeter. De ce temps de S. Jérôme, [on pensa autrement] : c’est du haut du ciel avec ses Saints, non pas visiblement présent sur la terre, d’après saint Jean [d’après S. Jérôme !], doit régner pendant mille ans, et ce règne doit précéder le second avènement, sans se confondre avec lui. S. Augustin, après quelques hésitations, finit par voir dans le règne de mille ans toute la durée l’existence terrestre de l’Église (De Civitate Dei, XX, VII, 13). Bossuet le fait commencer avec Jésus-Christ et finir en l’an mille. D’autres le placent entre Charlemagne et la Révolution française [quelle cacophonie doctrinale !]. Nous pensons, avec Bisping, que le millénium n’a pas encore fait son apparition » (Chanoine Crampon, 1885). [Il convient également de signaler que dans cette même Bible traduite selon la Vulgate, à la page 1585, Isaïe, XI, note 6-9, le chapitre V, IIIe partie, 33, 4 : « Certains ne l’ignorent pas… », le traité de saint Irénée « Contre les hérésies » est cité pour prouver qu’Israël sera rétabli dans sa terre, afin d’avoir part aux biens du Seigneur, lorsque « la terre sera rénovée ou restaurée en son état premier » (cf. S. Irénée, Contre les hérésies, livre V, 3e partie, 32, 1). — Pauvres théologiens qui se croient obligés de rejeter la doctrine catholique du millénarisme sous prétexte que des hérétiques n’ont vu que le côté matériel des choses, — qui existe pourtant bel et bien ! Les saints ci-dessus nommés feraient-ils également partie de ces hérétiques ? Avant la chute originelle, la Genèse ne nous révèle-t-elle pas que l’état de notre terre était différent de son état actuel (cf. Genèse, III, 17-19) ? Et cette « plaisanterie » dure depuis des siècles ! Si le fait de mésuser et/ou abuser d’une bonne chose constitue une raison suffisante pour la supprimer, pourquoi ne pas l’appliquer à la Bible elle-même qui a engendré une multitude d’hérésies ? L’abus d’une chose bonne en soi entraîne-t-il sa suppression ? Où va-t-on avec un principe pareil ? Ils font un tort infini à cette doctrine et en ont éloigné les catholiques, sous prétexte d’en détruire les abus. Le comble de cela, c’est d’oser écrire que pour la majorité des chrétiens du IIe siècle la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ était imminente en citant saint Irénée, alors que celui-ci précise bien dans ses écrits que ce Règne ne se réalisera qu’au septième millénaire.]

 

Les âmes des martyrs jouissant de la vision béatifique ou de la vie éternelle, n’avaient nul besoin d’une vie nouvelle, si ce n’est de reprendre possession de leur corps au septième millénaire et régner avec le Christ, période durant laquelle l’antique serpent, qui est le diable et Satan, sera enchaîné et notre terre renouvelée et rétablie dans son état premier (a). Ce qui est écrit est écrit.

a)  Cf. Apocalypse, XII, 8-9 ; XX, 1-4 ; Actes, III, 17-22.

 

L’évangéliste saint Jean en décrivant sa vision du règne millénaire dans le chapitre XX de l’Apocalypse et en précisant la raison pour laquelle Satan sera enchaîné, écrivant (au verset 3) : « … afin que Satan ne séduisît plus les nations », prouve incontestablement que ce règne ne peut absolument pas se rapporter à l’état des âmes bienheureuses du monde des esprits ou du haut du ciel ni moins encore à toute la durée de l’existence terrestre de l’Église.

 

Paroles de la Ste Vierge adressées à Marie-Julie Jahenny (1850-1941) le 19 septembre 1896 : « Rappelez-vous mes graves paroles sur la montagne de la Salette. Le prêtre n’est plus humble et n’est plus respectueux. J’ai encore à mes yeux, dit la Sainte Vierge, la trace des larmes que j’ai répandues à pareil jour, en voulant apporter à mes enfants la bonne nouvelle, s’ils se convertissaient, mais la triste nouvelle s’ils persistaient dans leur iniquité. On a fait peu de cas de ce que j’ai révélé. Mes enfants, quand je me rappelle, depuis le jour où, sur la sainte montagne, j’ai apporté mes avertissements à la terre menacée... quand je me rappelle la dureté avec laquelle on a reçu mes paroles pas tous, mais beaucoup. Et ceux qui auraient dû les faire passer dans le cœur de mes enfants, avec une confiance immense et une pénétration profonde, ils n’en ont pas fait cas. Il les ont méprisées et, pour la plus grande part, ont refusé leur confiance. Eh bien ! je vous assure que toutes ces promesses, mes secrets intimes, vont se réaliser. » Cliquez sur : Les secrets de la Salette confirmés Par Marie-Julie Jahenny - MonSeigneur et monDieu

 

Louis-Hubert RÉMY, L’Église EST éclipsée :

 

http://www.fidemservavi.info/Documents/documents-utiles-crise/LHR-L-Eglise-EST-eclipsee.pdf

 

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Proverbes de Salomon, XII, 8 :

 

« Doctrina sua noscetur vir » : « L’homme sera connu par sa doctrine. »

 

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Exhortation du Pape Clément XIII relative au Catéchisme du Concile de Trente, Livre d’or contenant tous les principes de la Foi catholique que nous devons connaître pour notre Salut éternel, et adressée, en 1761, aux Archevêques et Évêques de toute la Chrétienté :

 

«  Ce Livre, que les Pontifes Romains ont présenté aux Pasteurs comme la Règle de la Foi catholique, de l’Enseignement chrétien, et comme aussi le garant de l’accord et de l’harmonie dans la manière de transmettre la Doctrine, Nous venons, Vénérables Frères, vous le recommander avec force et vous presser vivement d’exiger de tous ceux qui ont charge d’âmes qu’ils l’emploient pour apprendre la Vérité catholique aux peuples, comme un moyen de sauvegarder tout à la fois l’unité de la Doctrine, la charité et la paix dans les cœurs… » [Telle est la foi que Dieu, Trine et Un, nous a gratuitement donnée par la grâce de notre Baptême et les seuls mérites de la Passion et de la Croix du Fils unique, le Verbe éternel du Père.]

 

Quelques extraits des Évangiles sur la Passion de Jésus et ses sept paroles durant sa crucifixion : Passion de Jésus-Christ

 

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Le Talmud démasqué : les enseignements rabbiniques secrets concernant les Chrétiens par le Révérend J.B. Pranaitis, Saint Petersburg, Imprimerie de l’Académie Impériale des Sciences 1892, Traduction partielle, Editions de l’AAARGH, Internet 2006, IMPRIMATUR, St Petersburg, 13 avril 1892, Kozlovsky, Archevêque Métropolite de Moghileff :

Le Talmud demasque : PRANAITIS Justinas : Free Download & Streaming : Internet Archive

 

Les « juifs » (ou prétendus tels – l’Église de Philadelphie, la 6e Église, in Apocalypse, 3 : 9 : « … des gens qui se disent être Juifs, mais qui

ne le sont pas : des menteurs ! », et 2 : 9) sont-ils nos maîtres ?

 Le TALMUD, le code sacré de la nation « juive » : juifmait.htm

Ce travail magistral nous a permis de conclure par l’affirmative sans l’ombre d’un doute (cliquez également sur : moralecens.htm).

Cliquez également sur :

Discours de Benjamin Freedman en 1961 sur le sionisme :

Discours de Benjamin Freedman en 1961 sur le sionisme - Le blog de BobGratton

Origine véritable des faux juifs ou des Khasars :

http://vivresansogm.org/archivesartemisi/la-grande-imposture-extraits-2.doc

et consulter également :

Les talmudistes dirigent la franc-maçonnerie - Recherche Google

sans oublier :

http://www.barruel.com/a-mort-la-france.html - dont un extrait :

A MORT... LA FRANCE... ET LE MONDE AVEC... (Avril 2009) :

 

« […] Ceux qui gueulent que la terre entière est raciste et antisémite... c'est l'ADL - anti defamation league - ... issue d'une secte nommée B'nai B'rith... les potes aux pires sectes satanico-lucifériennes débiles que la terre porte... comme vous pouvez le constater à la lecture des documents ci-dessous... qui n'ont pas peur de faire massacrer des gens de leur propre peuple... justes innocents... B'nai B'rith... AMORC... franc-maçonnerie... rose-croix... et leurs amis théosophes... Martinistes... OTO... accompagnés des Skull and Bones... Aidés par Elie Wiesel... grand ami de la famille des bouchers Bush... Bouchers Bush... membres de la fraternité de mort... l'ordre des Skull and Bones... dont un des membres de la famille Bush finançait un certain... Hitler... […] »

 

Rappelons toutefois qu’il est étymologiquement faux de qualifier un homme de race blanche d’antisémite, car tout homme de race blanche descend par définition et selon les Saintes Écritures de Sem, un des trois fils du patriarche Noé (a), et ne peut par conséquent s’opposer à lui-même ou à sa propre race.

b)  Cf. Genèse, 10 : 1.

 

Le Talmud, la Torah des rois, explique : Bilderberg 2010 à Sitges, Espagne. www.barruel.com

 

Une conclusion d’ordre politique de François Asselineau qui mérite d’être retenue, bien qu’elle semble ménager le rôle déterminant des francs-maçons et des talmudistes, voire des Illuminati (Diplômé d'HEC et sorti vice-major de l'ENA en 1985, François Asselineau, selon Wikipédia, sur internet, est actuellement Inspecteur général des Finances) :

 

« Les élections deviennent un jeu, un simulacre sans conséquence. Tous les grands choix économiques et géopolitiques sont décidés en dehors des peuples. C’est ça la vérité. Fidèle à une certaine tradition, la France est encore en retard d’une guerre. La guerre du XXIe siècle est une guerre invisible. Ses armes sont les médias, ses cibles sont nos cerveaux. Ses tactiques sont l’intimidation et la désinformation. Sa stratégie est de faire disparaître la France dans un “ glacis ” dominé par l’Empire américain. “ S’il fallait choisir entre l’indépendance et le Marché commun, il vaudrait mieux l’indépendance que le Marché commun ” (Citation du Général de Gaulle). Redressons-nous ! » (« Qui gouverne la France », conférence audio extraite de celle donnée le 30 novembre 2007 à Toulouse. – Cf. Internet, Dailymotion : Dailymotion - Qui gouverne la France: extrait 1 - une vidéo Actu et Politique.)

 

L.I.E.S.I. (lettre d’informations citée plus haut), n° 207 du 28 mai 2010, 1° : « Comment sortir d’une crise dans laquelle les gouvernants sont acteurs et complices ? » et 2° : « Pourquoi ne pas réformer les pratiques spéculatives des banques ? » :

 

1. ― Quand, lors de la première vague de crise, les banques se sont trouvées en quasi-faillite, avec des dettes importantes, les politiciens européens n’ont pas hésité un seul instant à utiliser l’argent des contribuables pour les sauver. Ont-ils fait le nécessaire pour leur interdire tant d’opérations spéculatives scandaleuses ? Non. D’un côté, les politiciens substituaient de la dette publique à de la dette privée, gagnant du temps avant la prochaine secousse ; de l’autre, ils promettaient de réguler les pratiques mafieuses des banques. Ont-ils pour autant favorisé le développement de l’économie réelle ? Ont-ils engrangé de l’or métal pour se préparer aux prochaines crises, ou assurer des retraites sûres ? Non ! Bien au contraire, on a préféré creuser les déficits publics pour favoriser des organismes dont les opérations spéculatives sont le cancer de l’économie réelle. On a voulu sauver l’économie virtuelle en condamnant l’économie réelle. On a voulu sauver les petits amis de la Haute banque, souffreteux de leurs actifs toxiques, en intoxiquant les Etats eux-mêmes.

2. ― Raison invoquée : il est impossible de réformer puisque nous sommes dans un système de mondialisation. Ou tout le monde réforme, ou l’on ne fait rien ! Conclusion : on ne fait rien, mais on assure les citoyens que l’on travaille à réformer la finance… ce qui demandera beaucoup de temps. Dans le même temps, les grandes personnalités du pays, qui ont bafoué les règles de la démo(n)cratie en imposant le Traité de Lisbonne contre la volonté des urnes, se fichent totalement de préserver le pays de la crise sociale qui VA FRAPPER. Ils maintiennent d’ailleurs, sans la moindre retenue, ce projet inique qu’est le Nouvel Ordre Mondial contre les Etats-nations. Ce, même s’ils savent désormais qu’un tel projet ne peut réussir que par la faillite du système des Etats nations et la ruine de leurs citoyens. C’est consternant ! Croyant sans doute en l’impunité de leur forfaiture, ils poursuivent néanmoins dans cette voie. Pire, les responsables gouvernementaux continuent de fréquenter les clubs dits élitistes, comme le Groupe Bilderberg, tout en affirmant mensongèrement et sempiternellement aux médias que l’on va réformer les règles de la finance ! Dans tous les pays européens, les deux partis majeurs, représentant la Thèse et l’Antithèse de la dialectique d’Hegel, sont de connivence pour réaliser la Synthèse voulue par les sociétés secrètes. Les politiciens en place démontrent ainsi que le politique n’est pas au service de la nation et des populations, mais d’un cartel bancaire constitué des banquiers internationaux les plus puissants.

 

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L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes,  Le Temps après la Pentecôte, tome II, Le XXe dimanche après la Pentecôte [le 18 octobre 2009], Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

L'exclusion de Juda doit cependant, nous l'avons dit (1), cesser un jour. Son obstination a valu aux Gentils de voir se diriger vers eux le message de l'amour. Mais aujourd'hui la plénitude des nations (2) a entendu l'invitation céleste ; le temps est proche où l'accession d'Israël va compléter l'Église en ses membres, et donner à l'Epouse le signal de l'appel suprême qui mettra fin au long travail des siècles (1), en faisant apparaître l'Epoux (2).

1)    XIII° Dim. ap. la Pentecôte ;

2)    Rom. XI, 25-26.

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Extraits capitaux du Coran :

 

coranext.htm

 

Les musulmans considèrent le Coran comme une copie conforme au prototype de la révélation divine conservé au Ciel de toute éternité et identique et coéternel à l’original céleste (cf. sourate 13, Le tonnerre, verset 13 ; 43, Le décor, versets 2-4).

 

Le Coran, traduction nouvelle et intégrale par Édouard Montet, professeur de langues orientales, recteur honoraire de l'Université de Genève (a), Payot, Paris, 1949, sourate 9 du repentir, verset 29, p. 281 :

 

« Tuez (b) ceux qui ne croient pas en Allâh ni au dernier jour, et qui n'interdisent pas ce qu'Allâh et Son Apôtre ont interdit, et quiconque ne pratique pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils aient payé le tribut de leurs (propres) mains et qu'ils soient humiliés. »

 

a) L'Émir Chekib Arslan, membre de l'Académie arabe de Damas :

 

" Les publications sur l'Islam du Professeur Montet sont très remarquables et occupent un rang exceptionnel et tout à fait à part dans les travaux des savants européens sur l'Islam... Sa traduction du Coran, très exacte, très fidèle au texte arabe et d'un caractère hautement littéraire, laisse loin derrière elle toutes les traductions du Livre Saint en langues européennes."

 

b) Cf. Dictionnaire arabe-français par Daniel Reig, cité plus haut, lettre T et page 4163 [ka:f, avec un point sous le k, ta: et la:m : atala : assassiner ; donner la mort à ; tuer ; massacrer (jusqu’au dernier), faire un carnage, supprimer qqn].

 

Lettre adressée à Monsieur BOUTÉFLICA, Président de la République algérienne, par M. André SAVELLI, professeur agrégé en histoire au Val de Grâce.

Il semble indispensable de faire circuler ce document, extrêmement bien documenté, venant d'un érudit de l'histoire, relatant brièvement l'histoire d'un pays, l'Algérie, et éclatant de vérité : boutelet.htm

Cf. également « Lectures Françaises », n° 569, septembre 2004 : islamlfr.htm

Et « Sur les hérésies » des Sarrasins par saint Jean Damascène (676-749), Père et Docteur de l’Église, surnommé le « Fleuve d’or » : damassar.htm

 

Et la totalité de notre étude : islama.htm et islamb.htm

 

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Catéchisme du Concile de Trente, Du Symbole des Apôtres, Chapitre septième, Du sixième article du Symbole : « Il est monté aux cieux, il est assis à la droite de Dieu, le Père Tout-Puissant », § III, Causes et raisons de l’Ascension de Notre Seigneur :

 

« […] Ensuite l’Ascension est très propre à confirmer en nous la vertu d’Espérance. C’est qu’en effet, si nous croyons que Jésus-Christ, comme homme, est monté au ciel, et qu’Il a fait asseoir la nature humaine à la droite de Dieu le Père, nous avons un puissant motif d’espérer que nous, qui sommes ses membres, nous y monterons aussi (a), et que nous nous réunirons à notre Chef. Lui-même d’ailleurs, nous en a donné l’assurance par ces paroles : "Mon Père, Je veux que là où je suis, ceux que Vous M’avez donnés soient avec Moi " (b). »

a)   Cf. S. Jean, 14 : 3 ;

b)  ID., 17 : 14.

 

Le Christ a parfaitement achevé le plan de Rédemption du genre humain que son Père lui a confié (a). Considérant la fin en toute chose (b), il ne nous est donc pas permis de désespérer de notre destinée : tout est bien qui finit bien.

a)    Cf. S. Jean, 17 : 1, 4 ; 4 : 34 ; 19 : 30 ; Apocalyse (Révélation – et non Catastrophe !), 21 : 5, 6 ; 11 : 15 ; 12 : 10 ;

b)   De Imitatione Christi, Liber I, Caput XXIV : « In omnibus rebus respice finem ».

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Les Dialogues de saint Grégoire le Grand (539-604), Pape et Docteur de l’Église, Mame & Cie, Imprimeurs-Libraires, 1852, Préface de M. l’abbé Henry, Directeur général au petit séminaire de Langres :

 

« […] Parce que les miracles choquent l'orgueil et gênent les passions, le sensualisme païen, l'hérésie raisonneuse, le rationalisme superbe, tous ennemis de la foi catholique, contestent effrontément les phénomènes de l'ordre surnaturel. La nature est tout pour eux ; le reste n'est que chimère. Le matérialisme pratique de notre époque ne pouvait manquer de faire écho à ces perverses doctrines qui, en le débarrassant de Dieu, de son action mystérieuse dans les âmes et des obligations crucifiantes qu'elle impose, le livrent tout entier et sans remords aux voluptés de la terre. […] Pour notre part, nous désirons vivement que les Dialogues de saint Grégoire soient pour quelque chose dans cette renaissance de l'hagiographie chrétienne. Ils en sont d'autant plus dignes que, faits et réflexions, tout y est solidement établi. Leur pieux et savant auteur marche constamment appuyé sur les données les plus positives et sur les garants les plus sûrs, dont plusieurs vivaient encore de son temps. […] Il entre dans des détails circonstanciés sur des événements de date récente, précise les temps, les lieux et les personnes, et livre son ouvrage à un public tout à la fois témoin et acteur dans ce qu'il lui raconte, à un public, par conséquent, intéressé à s'inscrire en faux contre lui s'il s'écarte un instant de la vérité, et en état de donner à ses récits un démenti solennel. Peut-on souhaiter de meilleures garanties ? […] D'ailleurs, condamner cet ouvrage, ce serait condamner un auteur, un pape, un père, un docteur, un grand homme dont la science et le génie égalaient la sainteté ; ce serait condamner les Athanase, les Jérôme, les Grégoire de Nysse, les Théodoret, etc., qui ont enrichi l'Église d'histoires et d'écrits absolument analogues, ainsi que mille autres saints et savants personnages qui nous ont transmis ou les actes des martyrs, ou les vies des Pères du désert, ou celles des autres saints ; ce serait condamner l'Écriture sainte, remplie de prodiges plus étonnants que ceux des Dialogues ; ce serait condamner l'Église, qui les autorise dans son martyrologe et dans son bréviaire ; ce serait condamner Dieu lui-même, qui ne cesse de siècle en siècle, et pour ainsi dire d'année en année, d'opérer de pareils prodiges dans les héros du catholicisme ; témoin les saint François d'Assise et les saint Dominique, les saint Thomas et les saint Bonaventure, et plus tard, les saint Ignace et les saint François Xavier, les saint Charles Borromée et les saint François de Sales, les saint Vincent de Paul, les saint François Régis, le B. Pierre Fourrier, etc. »

Cliquez sur : http://jesusmarie.free.fr/gregoire_le_grand_les_dialogues.pdf

 

ID., Dialogues, chapitre XXXV, L’univers, ramassé dans un rayon de soleil, apparaît à saint Benoît :

 

GRÉGOIRE :

 

Servandus (1), diacre et abbé du monastère que le patrice Libère (2) avait fondé en Campanie, était dans l'habitude de visiter l'homme de Dieu. La raison pour laquelle il se rendait souvent au monastère, c'est que, grâce à sa profonde science des choses divines, ils pouvaient, dans de délicieux entretiens, conférer ensemble sur la vie spirituelle, et goûter, du moins par leurs aspirations, les félicités de la céleste patrie, dont ils ne pouvaient encore posséder la parfaite jouissance. L'heure du repos arrivée, le vénérable Benoît monta au sommet d'une tour, et le diacre Servandus se retira au rez-de-chaussée, à l'aide d'un escalier qui communiquait de la partie inférieure jusqu'au premier étage. En face de cette tour était un vaste bâtiment où reposaient les disciples des deux abbés. Tous les frères étaient encore ensevelis dans le sommeil ; mais l'homme de Dieu veillait sans relâche. Arrivé à l'instant de la nuit où l'on chante les louanges divines, il se tenait debout près d'une fenêtre, et priait le Dieu tout-puissant. Soudain, au milieu d'une nuit obscure, il voit descendre du ciel une lumière qui dissipe l'épaisseur des ténèbres, et fait resplendir une si éblouissante clarté , que le jour même se serait éclipsé devant les splendeurs rayonnant au sein des ombres profondes. Un merveilleux prodige succède tout à coup à ce brillant spectacle : d'après ce que Benoît raconta lui-même, le monde entier s'offre à ses regards, comme ramassé dans un rayon du soleil. Tandis que le vénérable Père fixe un œil attentif sur l'éclat de ces radieuses splendeurs, il voit dans un globe de feu l'âme de Germain, évêque de Capoue, transportée dans les cieux par la main des anges. Brûlant d'avoir avec lui un témoin de cet éclatant miracle, deux ou trois fois il appelle nommément et à grands cris le diacre Servandus. Effrayé des cris insolites de ce grand homme, Servandus monte, regarde, et ne voit plus qu'un faible reste de lumière. Tandis qu'il demeure tout stupéfait à la vue de cet étrange prodige, l'homme de Dieu lui raconte en détail ce qui s'est passé, et aussitôt il mande au vertueux Théoprobe, alors au bourg de Cassin, d'envoyer cette nuit-là même dans la ville de Capoue, pour savoir des nouvelles de l'évêque Germain et les lui transmettre aussitôt. L'ordre est exécuté ; l'envoyé trouve que le vénérable évêque est mort, et, d'après d'exactes informations, il apprend que le trépas du prélat a eu lieu précisément à l'instant où l'homme de Dieu voyait son âme monter au ciel (3).

 

(1) Servandus, dont il est ici question, gouvernait le monastère de Saint-Sébastien, dans la ville d'Alatri, à trente milles du mont Cassin. (Act. de saint Placide, n. 11.)

(2) Il est question du patrice Libère au concile d'Orange, 529, et dans Cassiodore, liv. 2 , ép. 15, etc.

(3) Saint Maxime vit monter au ciel les âmes de saint Valérien et de saint Tiburce (14 avril, Bollandistes); saint Pacôme vit s'élever au séjour des bienheureux l'âme d'un de ses religieux (14 mai, Boll.); saint Jean le Silenciaire eut une vision de cette nature (13 mai, Boll.) ; saint Gérasime vit des anges porter au ciel l'âme de saint Euthyme (20 janv., Boll.); saint Ignace eut une révélation analogue, précisément au Mont-Cassin même. (Voy. Bouhours, liv. 3, et Ribadeneira, qui rapproche ce prodige de celui qui nous occupe actuellement.)

 

PIERRE :

 

Voilà des choses merveilleuses et extraordinairement surprenantes. Mais vous venez de dire que le monde entier, ramassé, pour ainsi dire, sous un rayon du soleil, était venu s'offrir aux regards de saint Benoît. Or jamais je n'ai rien expérimenté de semblable, et c'est pourquoi je ne puis concevoir comment un seul homme peut voir le monde entier.

 

GRÉGOIRE :

 

Mon cher Pierre, tenez pour certain ce que je vous dis : aux yeux d'une âme qui voit le Créateur, la création tout entière est petite. Pour peu qu'on jouisse de la lumière de l'Être incréé, tout ce qui est créé devient infiniment petit. La lumière de cette vision intérieure agrandit la capacité de l'intelligence, et sa vaste expansion dans le sein de Dieu la rend plus grande que le monde. Dans cette contemplation l'âme s'élève au-dessus d'elle. Ravie dans la lumière de Dieu, elle dilate ses capacités intérieures et se surpasse elle-même ; tandis qu'elle considère dans une région inférieure les choses élevées, elle comprend la petitesse de ce qu'elle ne pouvait embrasser dans son abaissement naturel. L'homme de Dieu, qui du haut de sa tour voyait un globe de feu et des anges remonter dans les deux, ne pouvait apercevoir tout cela qu'à l'aide de la lumière de Dieu. Qu'y a-t-il donc d'étonnant qu'il ait vu le monde en raccourci devant soi, celui qu'élevait, que plaçait hors du monde la lumière de son esprit ? Or, dire que le monde s'est comme rapetissé à ses yeux, ce n'est pas prétendre que le ciel et la terre se soient fondus et amoindris ; c'est l'âme qui s'est dilatée, et qui, ravie en Dieu, a pu voir sans peine tout ce qui est au-dessous de Dieu. Au milieu de cette lumière qui brillait aux yeux de son corps, il s'est fait dans son esprit une lumière qui, en élevant aux régions supérieures l'âme plongée dans cette contemplation, lui a montré l'étonnante exiguïté des objets inférieurs.

 

PIERRE :

 

Je crois qu'il m'a été avantageux de ne pas vous comprendre d'abord : tant la lenteur de mon intelligence a mis votre assertion en évidence. Mais puisque vous m'avez suffisamment éclairci ces choses, reprenez, je vous prie, la suite de la narration.

 

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Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, Tome I, Éloge de Jeanne d’Arc prononcé dans la cathédrale d’Orléans, le 8 mai 1845, jour anniversaire de la délivrance de cette ville, Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1872, pages 4-5 :

 

« Il faut le dire, Messieurs, l’histoire, quand elle est écrite par les hommes, ne justifie guère son nom et se rapproche trop souvent de la fable. Outre que les passions et les préjugés tiennent presque toujours la plume, l’homme ne peut dire que ce qu’il sait. Or, deux éléments essentiels lui manquent, faute desquels la certitude historique lui échappe dans la plupart de ses appréciations concernant ou les choses : il ne connaît ni les ressorts secrets qui font mouvoir les cœurs, ni les conseils plus secrets encore de Dieu dans le gouvernement des peuples. Le grand jour des révélations divines, nous dit l’Ecclésiaste, sera celui des réalités de l’histoire : Et tempus omnis rei tunc erit (a). Jusque là, tout n’est qu’incertitude, prévention, système : Omnia in futurum servantur incerta (b) ; à moins que Dieu ne s’explique lui-même : c’est ce qu’il a fait dans les livres saints et par les hommes inspirés. »

a)  Eccles., III, 17 ;

b)  Ibid., IX, 2.

 

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Saint Jean, XVII, 1-5 :

 

« Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel (a) et dit : " Père, l’heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie (b), puisqu’aussi bien tu lui as donné pouvoir sur toute créature (c) pour qu’il donne la vie éternelle à la totalité de ce dont tu lui as fait don (d). Or, la vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ (e). Moi, je t’ai glorifié sur la terre, en menant à bonne fin l’œuvre que tu m’avais donné à faire (f). Maintenant, ô Père, à toi de me glorifier auprès de toi, en me donnant cette gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde ne fût (g) ". »

a)  S. Jean, XI, 41 ;

b)  Id., XIII, 31-32 ;

c)   S. Matthieu, XI, 27 ; S. Luc, X, 22 ;

d)  S. Jean, VI, 39-40 ;

e)  Id., V, 11-12 et 20 ;

f)    Id., IV, 34 ;

g)  Id., I, 1 ; XVII, 24.

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Saint Jean, VII, 16 :

 

« Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de Celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il saura si cette doctrine vient de Dieu ou si c'est moi qui parle de moi-même.»

 

IIe Épître de saint Jean, versets 9-11 :

 

« Quiconque va plus avant et ne demeure pas dans la doctrine du Christ ne possède pas Dieu. Celui qui demeure dans la doctrine, c’est lui qui possède et le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. »

 

Saint Luc, XVII, 10 :

 

« Nous sommes des serviteurs inutiles, nous n’avons fait que ce que nous devions faire. » (Cf. Romains, 1 : 1.)

 

I Corinthiens, 1 : 18-19, 26-29 :

 

« Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent (a) ; pour nous, il est une force divine (b). Car il est écrit (a) : "Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. Où est-il le sage ? Où est-il, l’homme cultivé ? " Où est-il, le sage ? Où est-il, le docteur (b) ? Où est-il, le disputeur de ce temps ? […] Considérez, frères, votre appel : peu de sages selon la chair, peu de gens puissants, peu de nobles de naissance. Mais ce qui est fou pour le monde, c’est ce que Dieu a choisi pour la confusion des sages ; et ce qui est faiblesse pour le monde, c’est ce que Dieu a choisi pour la confusion de la force ; et ce qui pour le monde est sans naissance et méprisable, c’est ce que Dieu a choisi ; ce qui n’est pas, pour réduire au néant ce qui est, afin que nul être ne se glorifie devant Dieu (e). »

a)    Cf. Actes, XXVI, 24 ; II Corinthiens, IV, 3 ;

b)   Cf. Romains, I, 16 ;

c)    Isaïe, XXIX, 14 ; Psaumes, XXXIII, 10 ;

d)   Isaïe, XIX, 12 ; Psaumes, XXXIII, 18 ;

e)    Cf. II Corinthiens, IV, 7.

 

Épître de saint Paul aux Romains, V, 20 :

 

« Là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé. »

 

Psaumes, 70 : 17, 19 et 22-23 :

 

«  Quoique je n’ai pas étudié les sciences humaines, je pénétrerai les secrets de la puissance du Seigneur ; je ne m’occuperai que des œuvres de votre justice, Seigneur ! […] Je continuerai à le faire jusque dans ma vieillesse ; ô Dieu, ne m’abandonnez pas : afin que je fasse connaître la force de votre bras à toutes les générations futures […] Par combien de nombreuses et amères tribulations vous m’avez fait passer ! Un retour de votre bonté m’a rendu la vie, et vous m’avez rappelé du fond des abîmes de la terre ; vous avez multiplié sur moi vos dons, et vous m’avez consolé. »

 

ID., 70 : 18 :

 

« Or, vieilli, chargé d’années, ô Dieu, ne m’abandonnez pas, que j’annonce ton bras aux âges à venir, votre puissance et votre justice, ô Dieu, jusqu’aux nues ! »

 

ID., 72 : 12, 16-19 :

 

« Voilà les pécheurs eux-mêmes dans l’abondance de tous les biens de ce monde, ils ont acquis de grandes richesses. […] J’ai cherché en vain à pénétrer ce mystère, et cette pensée a été mon tourment, jusqu’à ce que je sois entré dans le sanctuaire de Dieu (in sanctuarium Dei) ; c’est alors que j’ai compris leur sort final. Oui, vous les placez sur un sentier glissant ; en un instant ils sont tombés dans la désolation, leur chute a été subite. Ils ont péri : leur iniquité les a perdus. »

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire Partie, qu. 89, Traité de l’âme,

 art. 5 : L’âme séparée du corps, Cependant et Conclusion :

 

« Saint Jérôme écrit dans une lettre à Paulin (a) : "Apprenons sur la terre ce dont la science demeurera en nous au ciel [ou dans le ciel de notre âme]", - car "la science est dans l’intelligence qui est le lieu des idées" (b). » [Misérable Benoît XVI qui renie la philosophie scolastique ou celle du Docteur angélique !] 

a)  Épître LIII ;

b)  Aristote, De l’âme, Livre III, ch. 4.

 

Panégyrique de Saint Thomas d’Aquin prononcé en la basilique Saint-Sernin de Toulouse, le 7 mars 1890, par le R. P. Henri GUILLERMIN de l’ordre des Frères Prêcheurs, Professeur de Dogme à l’Institut catholique de Toulouse :

 

« […] Jean XXII qui canonisa saint Thomas, disait qu’on pouvait compter au nombre des miracles chacun des articles qu’il avait écrits. Enfin, les conciles généraux tenus depuis la mort du saint Docteur n’ont eu souvent, dans leurs définitions, qu’à reproduire textuellement et mot pour mot ses formules, tant elles sont nettes et précises. […] »

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, qu. 8, art. 1, Conclusion :

 

« […] Par suite, l’homme a besoin d’une lumière surnaturelle pour pénétrer au-delà, jusqu’à la connaissance de choses qu’il n’est pas capable de connaître par sa lumière naturelle. C’est cette lumière surnaturelle donnée à l’homme qui s’appelle le don d’intelligence [don du Saint-Esprit]. » 

 

ID., ibid., qu. 8, art. 5, Conclusion :

 

« […] Dès lors, tant que l’esprit humain n’est pas mû par le Saint-Esprit jusqu’au point d’avoir une juste évaluation de la fin [« recta æstimationem de fine »], c’est qu’il n’a pas encore obtenu le don d’intelligence, si grande que soit en lui sous la lumière de l’Esprit la connaissance de certaines choses qui sont des préambules. »

 

Vie de la Bienheureuse Lidwine (1380 – 1433), Vierge, Modèle des Malades et des Infirmes, par M. l’abbé Coudurier, Ed. Téqui, Paris 1936, Préface, page 9 :

 

« … si je crois, si j’espère, si j’aime, si je suis humble, doux, patient, d’une manière toute humaine et non par Jésus-Christ, le christianisme me rejette ; je ne crois pas, je n’espère pas, je n’aime pas et je ne fais rien comme il faut, de manière à obtenir ce qu’avant tout il me faut, c’est-à-dire le ciel. » [N’oublions pas que la Foi, la première des vertus divines ou théologales, précède, justifie, commande et finalise la morale : c’est la Foi qui sauve et non la morale qui doit la suivre ! Sans cette vertu première, la morale perd sa raison d’être, bien que la charité, « la robe nuptiale », soit absolument nécessaire pour être reçu dans la sainte Église et parvenir à la vie éternelle (cf. I S. Jean, III, 9 ; IV, 2-3 ; S. Matthieu, XXII, 11-13 ; S. Grégoire le Grand, Pape, Homélie 38 du 10 février 592 : « Car aimer une personne sans l’aimer à cause de Dieu, ce n’est pas avoir la charité, mais seulement imaginer qu’on l’a.»)]

 

La morale : moralea.htm et moraleb.htm

 

Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), Somme théologique, 2a-2æ, question 179, article 2, solution 1 :

 

« La vie voluptueuse (« vita voluptuosa ») met sa fin dans la jouissance corporelle, qui nous est commune avec la bête. Aussi Aristote (384-322 av. J.-C.) la qualifie-t-il de vie bestiale (« vita bestialis »). Il en résulte qu’elle ne saurait rentrer dans notre division (de la vie en active et contemplative), où il s’agit de la vie humaine (vita humana), qui soit active, soit contemplative (ou, solution 2, composée à la fois de l’une et de l’autre : « ex utroque compositum »). »

 

R É V É L A T I O N S

 

N.O.M. : Le Vatican manipulé par les sectes secrètes ? Le Vatican lance un appel pour la création d’un gouvernement mondial, le Vatican est manipulé par les sociétés secrètes [La Salette : « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist »].

Source : Pope calls for One World Government

Source : Le Pouvoir Mondial

Le 8 juillet, le Vatican [Rome] a publié une nouvelle encyclique intitulée « La charité dans la Vérité » [quelle ̏ vérité ̋ ? Celle de Benoît XVI ? Quelle imposture !]. Une encyclique est une lettre que le Pape [ ?] adresse aux leaders religieux. Elle aborde différents aspects de la doctrine Catholique. Le Pape [ ?] y exhorte les dirigeants du monde à constituer une « une véritable autorité politique mondiale » ou ce que certains pourraient appeler un gouvernement mondial. D´après un article publié dans le site Google Traduction (The NewAmerican.com), le Pape [ ?] en appelle également à la réforme des Nations Unies, des institutions économiques et de la finance internationale afin que “le concept de famille des nations puisse devenir une réalité concrète”. Il apparaît désormais que le Vatican [Rome] s´est associé aux groupes tels que le Conseil des Relations Extérieures, les Bilderbergers et la Commission Trilatérale, qui en appellent à l´avènement d´un nouvel ordre mondial. Le livre de Daniel, chapitres 1 et 2, annonce l´avènement d´un empire mondial qui dominera le monde entier et sera dirigé par un homme connu sous le nom de l’Antéchrist. Le livre de l’Apocalypse, 13 : 7, indique que : « ... il avait le pouvoir de domination sur toutes les familles, langues et nations » [Posons-nous la question : Quel homme en a actuellement le pouvoir ?]. L´idée d´un gouvernement mondial est en œuvre depuis des dizaines d´années, mais ce n´est que maintenant que nous voyons de plus en plus les signes de sa concrétisation imminente. Nous n´attendrons plus longtemps avant de voir se concrétiser les prophéties contenues dans les livres de Daniel et de l’Apocalypse. Voici juste quelques raisons pour lesquelles je pense que nous allons assister à la mise en place d´un système de gouvernement mondial très bientôt. Des négociations sont en cours, en vue de la formation de grands ensembles politiques tels que l´Union Européenne. La constitution de puissances régionales telles que l´Union Nord Américaine, l´Union Africaine et l´Union d´Asie du Sud se concrétisent.

• Plusieurs pays influents, à savoir la Russie et la Chine, ont pendant des mois invité les nations du monde à abandonner le dollar américain comme monnaie de référence et à adopter une monnaie mondiale. À cet effet, le président russe a présenté au début de ce mois un échantillon de monnaie mondiale.

• Grâce à la technologie des satellites, aux microprocesseurs et peut-être aux sites de réseau social, l´élite mondiale a la possibilité de surveiller tous les hommes vivant sur cette planète.

Il n´est pas difficile de comprendre que notre pays se dirige à grands pas vers une unification. L´on nous dit qu´un monde unifié sera source de paix, de compréhension et d´une plus grande prospérité (ce qui est peut-être vrai), mais malheureusement, nous enseigne qu´un système unique mondial dirigé par un pécheur n´apportera que destruction et confusion (voir l´histoire de la tour de Babel) et en fin de compte, la fin du monde [apocatastase], comme nous le savons. Le temps presse, et le dernier chapitre de l´histoire est en train de s´écrire. Etes-vous prêts ?

Source : SpreadTheTruth.fr

Source : RSS 2.0

 

 

Révélations de Serge MONAST au sujet du projet Blue Beam de

Gouvernement mondial :

 

Dailymotion - ILLUMINATI Le Projet Blue Beam - une vidéo

 

 

Science & Foi, Les nouvelles du CESHE, n° 92 de juillet 2009, Pour une vision chrétienne de l’homme et de l’univers, Une grande trahison : la philosophie néo-scolastique, par Paula HAIGH, page 24 :

 

« Une religion fondée sur une vision du monde évolutionniste est quelque chose de complètement nouveau sur la scène du monde et n’est pas catholique. C’est en fait la religion de l’Anti-Christ décrite dans l’ "Apocalypse"[la « "Révélation" de Jésus-Christ »], la Seconde Bête qui fournira l’arme ecclésiastique à la Première Bête, le pouvoir séculier, pourvoyant ainsi le monde sans Foi d’un Gouvernement Mondial et d’une Religion Mondiale qu’il semble si ardemment désirer. »

 

Quelques références de la Bible

Pour répondre aux détracteurs de la dévotion mariale :

 

Genèse, III, 14-15 ; Isaïe, VII, 14 ; LXVI : 7-8 ; Psaumes, XLV, 11-12 ; Cantique des cantiques, III, 6, 8 ; IV, 7, 12, 15 ; VI, 10 ; VIII, 5 ; XII, 1, 5 ; Jérémie, XXXI, 22 ; S. Luc, I : 30, 41-45, 48-49 ; S. Matthieu, I, 18, 22-23 ; S. Jean, II, 3 ; XIX, 26 ; Apocalypse, XII, 1, 5, 13-18 ; et cliquez sur : hyperdul.htm

 

Le 15 août 2009, l’Assomption de la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu :

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/pentecote/pentecote04/041.htm

 

La correction fraternelle selon saint Thomas d’Aquin – cliquez sur : Si quelqu’un

 

Lettre d’Informations Économiques Stratégiques Internationales, Numéro 185, 25 juin 2009 : L’Europe n’est que le clone de l’URSS

 

« Depuis des lustres, les eurocrates ont expliqué à leurs peuples que l’Union européenne était une construction nécessaire pour contrebalancer le pouvoir étatsunien. Dans ce numéro, LIESI va mettre les pendules à l’heure et réduire en miettes le discours des ténors des différents partis politiques « pro-européens », lesquels véhiculent un mensonge devenu pestilentiel. » (Cliquez sur : Distributeur Editions Delacroix et L.I.E.S.I.)

 

ID., Numéro 186, 15 juillet 2009, page 3, 2e colonne :

 

Avertissement du Dr L. Day

 

« Le Dr L. Day est ex-chirurgien en chef du grand hôpital de San Francisco et professeur en faculté de médecine. Elle prévient : ̏ Ne vous laissez pas induire en erreur… Le gouvernement, la médecine officielle et les compagnies pharmaceutiques ont menti au public. Tout cela pour engendrer la peur, le profit et aussi… le carnage ! Ils l’ont fait avec la grippe porcine dans les années 70 et la grippe espagnole provoquée par les vaccinations. […] Une chose est certaine : la grippe espagnole de 1918 a été provoquée par les vaccinations (14), par un massif empoisonnement du corps dû aux différents vaccins (15) ̋. Le Dr L. Day s’est elle-même guérie d’un cancer en phase terminale au moyen de méthodes naturelles (16). »

14) En 1976, aux Etats-Unis, dans le contexte d’une autre pandémie grippale (la grippe asiatique), 45 millions d’Américains furent vaccinés pour un coût de 130 millions de dollars. Dans les semaines qui ont suivi l’injection, de multiples cas du « syndrome de Guillain-Barré » (une cochonnerie immunologique qui paralyse les muscles) sont apparus…

15) Source : http://www.goodnewsaboutgod.com/studies/birdflu.htm

16) Source : www.drday.com

 

Cliquez sur :

http://www.alterinfo.net/Refusez-la-vaccination,-dans-le-cas-contraire-faire-signer-un-formulaire-de-responsabilite-du-vaccinater_a35032.html?PHPSESSID=b4aff763c2dfe8ffb52fd89111ce6dd3

 

Le plan secret de la vaccination contre la grippe aviaire (à lire et à faire lire pour garder votre santé – cliquez sur : LE PLAN SECRET DE VACCINATION CONTRE LA GRIPPE

 

L'OMS avance en secret pour mener à bien son projet de vaccination obligatoire et son programme démographique

Dimanche 26 Juillet 2009, cliquez sur :

Le Pouvoir Mondial et

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13850

 

Grippe A/Virus H1N1, Ouverture d’une enquête criminelle pour préparation d’un crime de génocide, Parquet de Nice, 31 juillet 2009 (cf. rubrique « Vaccins) : vaccins : Le Pouvoir Mondial

 

Accueil - Association SOS JUSTICE & DROITS DE L'HOMME

Modèle de lettre à adresser de toute urgence en RAR à tous les Parquets (ou à tous les procureurs) de France : RSS

 

911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial : 11 Septembre 2001 : Débat en Prime Time sur une chaîne russe !

Classé dans : 11 Septembre — admin @ 11:39 le Dimanche 7 juin 2009

Traditionnellement occupé par un programme de divertissement, le prime-time du vendredi soir consacré à ce débat historique a battu les records d’audience en réunissant plus de 32 millions de téléspectateurs !

Source : Reopen911n.info

 

ID. Classé dans : 11 Septembre — admin @ 9:23 le Mardi 16 juin 2009

11 Septembre : Les preuves d’explosifs exposés en Live sur la télévision US.

Cf. la vidéo sous-titrée par le Collectif Reopenborder=0 class="snap_preview_icon" v:shapes="_x0000_i1048"> présentant une interview de Richard Gage, le responsable de l’association des Architectes pour la Vérité.

 

Travailler autant pour gagner RIEN ! Cf. la suite : Travailler

 

 

Les « Illuminati » et le Nouvel Ordre Mondial =

Danger : le témoignage du Père Régimbald, prêtre catholique canadien (la Franc-Maçonnerie, la « Trilatéral Commission », le « Bilderberg », le CFR , « World Bank », « Roundtable », l’argent et le système monétaire mondial, les « Skull and Bones », etc.) – cliquez sur :

les-projets-des-maitres-du-monde : Le Pouvoir Mondial et :

Dailymotion - Nouvel ordre mondial - une vidéo Actu et Politique et :

Les confessions du Père REGIMBALD sur les ILLUMINATI - spiritesse sur LePost.fr (Nous tenons à préciser que nous rejetons tout ce qui contredit ce que notre site soutient.)

 

911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial

Classé dans : Videos NWO — admin @ 8:34 le Mardi 9 juin 2009

Hollywood et les Illuminatis : Un symbolisme bien présent dans les films et les séries TV

Les Illuminatis pensent que contrôler les médias, c’est contrôler le public. C’est l’un des objectifs de leur agenda déclaré. Rappelez-vous, les finances, les médias, la justice, le gouvernement et l’éducation sont les secteurs qu’ils ont ciblés comme étant les meilleurs pour dominer la Société.

Comment procèdent-ils ? Ils ne vont pas voir un producteur de film pour leur dire : “hé, à propos, nous sommes membres des Illuminatis et nous voulons que vous fassiez un film qui promeuve notre agenda” (rappelez-vous, ils ne sont pas non plus stupides). Au lieu de cela, ils vont constituer une petite société d’investissement qui finance les idées qui leur conviennent. Ils embauchent discrètement des acteurs, des producteurs, des directeurs et des scénaristes, mais ils ne mentionnent jamais publiquement cette affiliation ni n’avouent qu’ils font cela…”

 

      Vous trouverez sur ce site un enseignement que rejette formellement l’enseignement laïc ou maçonnique qui ôte tout caractère chrétien à ce qui est dispensé (a) et qui oriente par conséquent tous les esprits dans une direction correspondant à ses vues ou à son idéologie dont les écoles prétendument libres sont également tributaires par le biais de ses programmes incontournables et parfois inconciliables avec la vraie religion ou la foi catholique et corrélativement tributaires des auteurs et sujets qu’il impose (b) et ne visent qu’à détruire toute espérance post mortem dans le cœur de l’homme. Est-ce là écrire l’histoire ? (c) Il suffit de consulter notre site pour en avoir la preuve en comparant ce que nous apprenons avec ce que nous avons reçu dans lesdites écoles, qu’elles soient privées ou non (d). Parler le plus souvent possible des mauvais catholiques ou ne voir surtout que l’ivraie dans le sein de l’Église et éviter au contraire de parler des martyrs, des saints et des saintes et des miracles, pour donner de cette divine société sans tache ni ride bâtie par le Christ et tirée de son côté (e), une image exécrable et la bannir ainsi du cœur des hommes, voilà la nouvelle histoire qui nous est actuellement présentée par les médias (f), - sans oublier d’y inclure la télévision manifestement partisane et orientée en connaissance de cause (tout particulièrement par la franc-maçonnerie). Les médias se montrent beaucoup plus « discrets » (par euphémisme !) lorsqu’il s’agit de la franc-maçonnerie et de bien d’autres sujets ! Et c’est ainsi que l’ennemi de notre nature nous désarme pour mieux nous posséder et nous amener dans son camp (g) en nous émancipant de notre Père céleste et en nous faisant croire que nous pouvons nous créer nous-mêmes et nous donner en toute liberté la forme que nous voulons ou nous inventer nous-mêmes (nous en avons un exemple typique en reconnaissant le mariage des homosexuels et leur droit à adopter et éduquer des enfants – ce qui revient à rejeter le Droit naturel et à nier l’existence d’une nature humaine conçue dans l’entendement divin de toute éternité et voulue et créée par Dieu selon des normes bien définies et dans le but principal de communiquer Ses attributs et Ses perfections découlant de son Verbe uni hypostatiquement à notre nature).

Cf. l’encyclique « Pascendi » du pape saint Pie X (8 septembre 1907), § 18, sur les rapports de la foi et de la science – cliquez sur pascendi.htm et sur Crombette (voir notre  bref commentaire de deux articles de l’abbé Ricossa parus dans le n° 62 de mai 2009 de la revue « Sodalitium », l’un intitulé « Le cardinal Rampolla était-il franc-maçon ? », où l’on trouve un jugement préconçu et grossièrement partial au sujet de Fernand Crombette, et l’autre intitulé « Une consécration épiscopale valide est-elle nécessaire pour être Pape ? » [ce qui, pour nous, ne signifie pas que nous soutenons l’incapacité de tout homme de foi catholique (cf. S. Matthieu, XVI, 17-18) à être choisi pour être Pape sans l’être réellement ou sans avoir encore reçu l’ordination et la consécration nécessaires et l’entérinement d’un authentique Conclave], où l’on trouve une pseudo explication de la fameuse Thèse de Cassiciacum – cliquez sur : l’abbé Francesco Ricossa), et voir le N° 60 du périodique « Sodalitium », numéro spécial pour les cent ans de l’encyclique « Pascendi » : Les Catholiques Intransigeants, internet : SODALITIUM.EU (vous pouvez télécharger gratuitement ce numéro sur ce site, ainsi que les numéros 43, 47, 53 et 54 relatifs à l’infaillibilité pontificale qui sont d’un intérêt considérable – le vade-mecum du catholique intégral : sodalfer.htm – bien que nous ne soyons pas en accord avec ce périodique au sujet du Pape [matériel et formel – cliquez sur la matière et proportionnée], du Secret de La Salette et de l’eschatologie (notons bien que Mgr Lefebvre, Mgr Guérard des Lauriers et le R. P. Barbara avaient pleinement adhéré au Secret de La Salette [au sujet de La Salette et de son Secret, cliquez sur : LA SALETTE]. Cf. le n° 48 du périodique « Sodalitium », édition française d’avril 1999, pp. 57 et 59, 2e colonne, et cliquez sur : Virgo-Maria relatif à la découverte des textes du Secret de La Salette). L’auteur de l’article paru dans le n° 48 de « Sodalitium » et hostile au Secret de La Salette devrait même logiquement rejeter les révélations de Notre-Dame de Fatima. Il nous ment et commet un péché en soutenant que ce Secret a été condamné par l’Église (cf. Albert Lepidi, O. P., membre du Saint-Office et de l’Index ; Découverte du secret de La Salette, René Laurentin – Michel Corteville, aux Éditions Fayard, 2002, ouvrage conséquent qui réfute magistralement et une fois pour toutes les allégations formulées à l’encontre du secret de La Salette et de l’intégrité morale de Mélanie ou de Sœur Marie de la Croix). Ceux qui évacuent les dimensions eschatologiques de la Bible, ce qui revient à nier le principe de finalité (1), enlèvent à Dieu tous les droits sur Sa création et rejoignent ipso facto la pensée maçonnique dont les fondements reposent sur le naturalisme absolu (2). Qui fera l’univers nouveau et donnera aux justes un corps de gloire (3) ? En abandonnant l’Eschatologie, les hommes d’Église ont laissé au Prince de ce monde le soin de s’en emparer pour la remplacer par le Sens de l’histoire dont Hegel, Marx et nos hommes politiques se sont faits les propagandistes zélés. Ne nous comportons pas comme des bêtes ! L’homme doit être capable de tirer toutes les conséquences logiques de ses pensées et voir où celles-ci l’entraînent et en reconnaître l’instigateur (4). Quant à la fameuse thèse de Cassiciacum de Mgr Guérard des Lauriers, nous la considérons aujourd’hui comme dépassée, voire chimérique et porteuse des pires confusions : l’occupant actuel du siège de Rome n’est même pas évêque (il ne peut donc absolument pas être matériellement pape, n’étant pas proportionné à sa forme – selon un principe de l’Ange de l’École ou de la saine philosophie scolastique). Et même cette thèse est irrecevable, puisque Paul VI ne pouvait pas être pape du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie et qu’il était par conséquent hérétique. Ce qu’il a d’ailleurs prouvé par ses actes. On est ou on n’est pas pape ; et on obéit totalement à celui qui l’est réellement ou formellement. Mais si on le considère seulement comme un pape qui ne l’est que matériellement ou non réellement, on lui reconnaît cependant une certaine autorité et on ouvre ainsi la porte aux pires compromissions ou à des tractations et accords secrets avant qu’il le devienne formellement. La position actuelle de Verrua-Sodalitium est donc indéfendable dans tous les cas. Cf. : sodalaur.htm

1)  Cf. Psaumes, 126, 1 ; Apocalypse, I, 7-8 ;

2)  Apocalypse, 21 : 4, 6 ;

3)  ID., 21 : 4-5 ; Philippiens, 3 : 20-21 ;

4)  Cf. Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 6 : Bonheur, activité et jeu ; cliquez sur : Les jeux ;

a)  Jusqu’à exclure du bac philo (ou prétendu tel, car il néglige tous les principes sans lesquels on ne peut rien conclure) la Logique et la Métaphysique d’Aristote, le fondateur de la Logique (Organon) et le Philosophe par excellence, - ce qui est proprement scandaleux et intellectuellement malhonnête. Misérable bac qui conduit nulle part, si ce n’est qu’à la ruine de l’âme ou à la mort de l’intelligence par son athéisme insensé (cf. Psaumes, XIII, 1). Aristote, Organon, V, Les Topiques, Livre I, chap. 14, 105 a 30 : « En Philosophie, il faut traiter de ces choses selon la vérité, mais en Dialectique il suffit de s’attacher à l’opinion. » [Cf. également, Livre VIII, chap. 3, 158 a 35 ; chap. 14, 164 b 9-14 : « Il ne faut pas discuter avec tout le monde… ».]

b)  Cf. l’encyclique « Humanum Genus » sur la secte des Francs-Maçons (la Secte des sectes) du pape Léon XIII, donnée à Rome, près Saint-Pierre, le 20 avril 1884 – cliquez sur, humanumg.htm, sillon.htm et quasprim.htm) ;

c)   C’est seulement par la Bible et par l’histoire de l’Église de J.-C. bâtie par Dieu le Fils sur l’apôtre Pierre et ses légitimes successeurs que peut se comprendre l’histoire du monde et donner ainsi un sens à notre vie sur la terre. – Le proverbe qui dit que « celui qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » devrait limiter la confiance que nous mettons naïvement dans les historiens de la Révolution. Les historiens avec leur misérable raison ne retiennent et ne considèrent que des faits particuliers, mais pour passer à une compréhension universelle de cet ensemble, il leur manque l’intelligence pure, c’est-à-dire la connaissance des principes qui leur donnerait une vision exacte de l’histoire ou de leur histoire, - et encore faudrait-il pour cela qu’ils se placent hors du temps, afin de pouvoir connaître l’alpha et l’oméga ou le commencement et la fin des choses, ainsi que leur raison d’être, ce qui n’appartient en réalité qu’à Dieu, le seul à vivre dans un Présent éternel et à Se nommer « Je Suis ».

d)  En vérité, « cette Église est noire, mais elle est belle », car « un mauvais arbre ne peut donner de bons fruits » (1). - Vénérable Père Louis Du Pont, S. J., Méditations sur les mystères de la Sainte Foi avec la pratique de l’oraison mentale, en 6 parties et volumes, IVe partie et volume, Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Méditation LIII : Du coup de lance qui ouvrit le côté de Notre-Seigneur, et de ses cinq plaies en général, III. – Il en sortit aussitôt du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en rend témoignage, et son témoignage est véritable (S. Jean, XIX, 34-35), pages 413 : « Le Sauveur voulut que son côté fût ouvert d’un coup de lance pour signifier que, comme Ève avait été formée d’une des côtes d’Adam, tandis qu’il dormait (Genèse, 2 : 21-22) ; ainsi du côté sacré du nouvel Adam, tandis qu’il dormait du sommeil de la mort sur la croix, naîtrait la nouvelle Ève, son Église, vraie mère des vivants (Genèse, 3 : 20), épouse pleine de gloire, sans tache, ni ride, ni rien de semblable (Éphésiens, 6 : 27), lavée et devenue toute belle dans l’eau et le sang sortis du côté de son divin Époux. » La Bible est logique. L’ancien ou « le vieux Testament est un chiffre » (2) ; et le nouveau confirme l’ancien (3).

1)             Cf. le Cantique des cantiques, 1 : 4, et le Sermon XXV de saint Bernard sur ledit Cantique ; S. Matthieu, 7 : 18 ;

2)             Cf. Blaise Pascal, Pensées, n° 241, 3° - cliquez sur : politiquea.htm, puis sur : « Pensées » de la page de liens ;

3)             Cf. Saint Luc, 24 : 44-45.

e)  Cliquez sur : politiquea.htm, puis sur : « quant à la vraie » de la page de liens.

f)    Cf. les « Exercices spirituels » de saint Ignace de Loyola, la Méditation de Deux Étendards. – Cf. S. Jean, XIV, 2 ; XVII, 9 et 14 ; I S. Jean, II, 15-18 ; S. Luc, XIX, 11-27.

 

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Analyse logique, philosophique et théologique

De la

Thèse de CASSICIACUM

 

http://82.240.230.130/litoo/EXTRAITS/PDF2-7553-0039-6.pdf

 

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L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), Abbé de Solesmes,  Le Temps après la Pentecôte, tome IV, Le III août, L’Invention de Saint Étienne, Premier martyr, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

« Les farouches auxiliaires de la colère du Tout-Puissant contre Rome idolâtre, après avoir réduit en poudre les faux dieux, doivent être domptés à leur tour; et cette seconde victoire sera l'œuvre des Martyrs assistant l'Église de leurs miracles, comme la première fut celle de leur foi méprisant la mort et les tourments (1). La manière reçue en nos jours d'écrire l'histoire ignore cet ordre de considérations ; ce ne peut être une raison pour nous de sacrifier à l'idole : l'exactitude  dont se targue en ses données  la science de ce siècle, n'est qu'une preuve de plus que le faux s'alimente d'omissions souvent mieux que d'affirmations directement contraires au vrai. »

1)  I S. Jean, V, 4.

 

Alain Kérizo, “Les OVNI identifiés”, Les extraterrestres dans le Mystère d’Iniquité, ouvrage cité plus haut, cf. pp.16-17 :

 

« Les cas d’apparitions, au sens que l’on donne à celles de Lourdes et de Fatima abondent tellement pendant cette période de mille ans [que l’on pourrait même étendre jusqu’à nos jours] qu’on peut être, à juste titre, surpris de ne les voir recenser nulle part dans le meilleur ouvrage écrit sur les O.V.N.I. que constituent les "Chroniques des Apparitions Extra-terrestres" [et même dans nos livres d’histoire] (a). Quelles significations donnez-vous, Messieurs les Ufologues [ou Messieurs les historiens], aux récits des apparitions rapportées par les évangiles, les Actes des Apôtres, les écrits des Pères de l’Église et ceux, très nombreux, provenant tant de religieux que de laïcs [ou de fidèles catholiques] et qui, durant cette longue période, nous rapportent de tels faits (b). » 

a)  Jacques Vallée, édité par Denoül.

b)  On trouvera dans l’"Année Liturgique" de Dom Guéranger [voir plus haut] le récit de nombreux miracles et apparitions, dont les saints recensés par l’Église au calendrier liturgique, ont été gratifiés leur vie durant.  

 

Ceux qui arguent que la vraie religion est la source des guerres sont aveuglés et bouffis d’orgueil et rendus comme fous par leurs préjugés maçonniques (a), car ils prétendent qu’ils feront mieux que Jésus-Christ, envoyé par Dieu le Père pour la rédemption du genre humain, en établissant la paix sur la terre par leur propres moyens et avec le concours des hommes sans foi ni loi. Quant à donner la même valeur à toutes les religions ou croyances, cela revient à les annuler toutes, vu qu’elles se contredisent et ne peuvent venir que des hommes et non de Dieu, la souveraine Vérité, qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper (b). Et c’est ainsi que se propagent la confusion et le trouble dans les esprits et le désordre dans la cité, et que l’homme est réduit à une simple unité de production ou relégué au rang d’une marchandise et à sa seule capacité technique ou de bâtisseur (c).

a)  Cf. l’Ecclésiaste, I, 15.

b)  Virgile (70 – 19 av. J.-C.), l’Énéide, Livre deuxième, 406 : « Hélas ! avec des dieux contraires, on ne peut compter sur rien. » (Et c’est ainsi que les banquiers synarchistes dans leur projet de « gouvernance mondiale », « servent le diable », « parlent de religion syncrétiste, cachant le culte qu’ils rendent à Lucifer », et « poussent en avant les forces de ce syncrétisme, tremplin de l’introduction du culte antichristique ». Cf. LIESI N° 171 du 25 novembre 2008, page 6, 2e colonne.) En réalité, cette perspective n’est qu’une misérable concession accordée aux hommes qui dissimule le mépris de toutes les religions en les considérant comme un vague besoin du divin gisant dans leur subconscience et par conséquent sans la moindre importance et dont César peut à la rigueur se servir à des fins purement politiques ou électorales pour aménager un monde où Dieu n’a aucun droit.   

c)   Cf. Genèse, XI, 4 (la tour de Babel).

 

Si le monde change ou évolue indéfiniment (en progressant et/ou en régressant), il faut bien cependant que cela le conduise finalement quelque part, car le changement en tant que tel ne signifie rien. Autrement dit, le monde retarde toujours par rapport à un avenir aléatoire ou incertain (1). Au contraire, le chrétien, quant à lui, animé d’une foi vive et d’un amour ardent pour son Seigneur, ne retarde jamais, parce qu’il vit dès ici-bas dans un éternel présent, « jouissant du Bien substantiel qui n’est autre que Dieu Lui-même », inébranlable « comme s’il voyait l’invisible » (2). « L’unique règle est le moment présent » (3). Là est la clef de notre éveil spirituel. Notre mental et notre ego ne sont rien. Ne nous y attachons pas. Qui donc retarde et se perd ? – L’athée.

1)  Cf. IIe Épître de S. Pierre, 3 : 3-13 ;

2) Cf. Élisabeth de la Trinité (1880-1906), La doctrine spirituelle de sœur Élisabeth de la Trinité, carmélite, Dernière retraite de « Laudem Gloriae », Onzième jour, Dijon, le dimanche 26 août 1906, M. M. Philipon, O. P., Préface du R. P. Garrigou-Lagrange, Desclée De Brouwer, 1938 (cliquez sur elisretr.htm et elisciel.htm) ; S. Matthieu, 5 : 48 ; S. Jean, 14 : 23 ; Hébreux, 11 : 27 ;

3) Cf. Jean-Pierre de Caussade, L’Abandon à la Providence divine, ch. IV, p. 47, Éd. Desclée de Brouwer, Collection Christus, 1966.

 

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Sœur Élisabeth de la Trinité, À sa Sr. O., 28 octobre 1906 :

 

« Il me semble qu’au ciel ma mission sera d’attirer les âmes en les aidant à sortir d’elles-mêmes pour adhérer à Dieu par un mouvement tout simple et tout amoureux, et de les garder en ce grand silence du dedans qui permet à Dieu de s’imprimer en elles, de les transformer en lui. »

 

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 Lisez, méditez et choisissez votre voie (voyez l’Ecclésiastique, 15 : 14 ; Apocalypse, 18 : 4).

 

Les paroles de Jésus de Nazareth, le Fils unique de Dieu, le Verbe incarné, sont le principe et fondement de la foi catholique.

 

      Apocalypse ou « "Révélation" de Jésus-Christ » (a) que Dieu fit connaître par son Ange (b) à l’apôtre Jean, « le disciple que Jésus aimait » (c). Aucune interprétation humaine ne peut par conséquent prévaloir contre ses ultimes révélations prophétiques. Que cela soit dit, écrit et retenu sans opposer la moindre objection d’ordre historique ou autre. Quand Dieu parle, nous devons toujours l’écouter (d) en adhérant et en nous conformant à sa Parole qui ne passera pas (e).

a)  Apocalypse, I : 1 ; 22 : 16, 18 ;

b)  ID., I : 1 ; 22 : 6-8 ;

c)   S. Jean, 21 : 21 ;

d)  S. Matthieu, 17 : 5 ;

e)  ID., 24 : 35 ; Apocalypse, 22 : 19.

 

Apocalypse ("Révélation" de Jésus-Christ), 22 : 19 :

 

« Et si quelqu’un retranche quelque parole du livre de cette Prophétie, Dieu lui retranchera sa part du Livre de vie, et de la Cité sainte, et de ce qui est écrit dans ce Livre. »

 

S. Luc, 13 : 3 (Parole de Jésus-Christ, le Verbe incarné) :

 

« Non, je vous assure ; mais, si vous ne faites pas pénitence,

vous  périrez tous de même. »

 

Aux âmes qui boivent à la coupe de « la Prostituée fameuse », « une coupe d’or remplie d’abominations et de souillures » (cf. Apocalypse, 17 : 1-2, 4).

 

Apocalypse ("Révélation" de Jésus-Christ), VIII, 8, 10, 13 :

 

« Le second ange sonne de la trompette, et comme une grande montagne tout en feu fut lancée dans la mer, et le tiers de la mer devint du sang […] ... et tomba du ciel un  grand astre (lat. : et cecidit de caelo stella magna, grec : kai epesen ek tou ouranou asthr megaV), ardente comme un flambeau… […] Alors je regardais, et j’entendis la voix d’un aigle, disant d’une voix forte : “ Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, lorsque retentira la voix des dernières trompettes, que les trois anges vont faire sonner.” » (Cf. Isaïe, 6 : 11 ; Actes, 3 : 21 ; S. Irénée de Lyon ; le secret de La Salette.)

 

ID., XVIII, 21 :

 

« Un Ange puissant prit alors une pierre (lat. : et sustulit unus Angelus fortis lapidem), comme une grosse meule (lat. : quasi molarem magnum), et la jeta dans la mer en disant : “ Ainsi, d’un coup, on jettera Babylone, la grande cité, et à l’avenir elle ne sera plus trouvée.” »

 

ID., IX, 20-21 :

 

 « Or les hommes échappés à l’hécatombe de ces fléaux ne renoncèrent même pas aux œuvres de leurs mains : ils ne cessèrent d’adorer les démons, ces idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, incapables de voir, d’entendre ou de marcher. Non, ils n’abandonnèrent ni leurs meurtres, ni leurs sorcelleries, ni leurs débauches, ni leurs rapines. » (Cf. S. Matthieu, 14 : 29-31.)

 

ID., XVI, 8-11 :

 

« Et le quatrième Ange répandit sa coupe sur le soleil ; alors, il lui fut donné de brûler les hommes par le feu, et les hommes furent brûlés par une chaleur torride. Mais, loin de se repentir en rendant gloire à Dieu, ils blasphémèrent le nom de Dieu qui détenait en son pouvoir de tels fléaux. »

« Et le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la Bête ; alors ce fut l’éclipse de sa royauté, et l’on se mordait la langue de douleur. Mais loin de se repentir de leurs agissements, les hommes blasphémèrent le Dieu du ciel sous le coup des douleurs et des plaies. »

 

Job, 21 : 13 :

 

« Ils passent leurs jours dans les plaisirs, et en un moment

ils descendent dans les enfers. »

 

Il en sera inéluctablement de la nouvelle Babylone comme de l’ancienne

Mêmes causes, mêmes effets :

 

Jérémie, 51 : 9 et 13 :

 

« “ Nous voulions guérir Babylone : elle n’a pas guéri. Laissons-la

et allons-nous-en, chacun dans son pays. ”

Oui, le jugement qui la frappe atteint jusqu’au ciel,

s’élève jusqu’aux nues. […] Toi qui sièges au bord

des grandes eaux, toi riche en trésors, ta fin est

arrivée, le terme de tes rapines. »

 

Saint Matthieu, 25 : 41 :

 

« Alors il dira à ceux qui sont à sa gauche : “ Allez-vous-en

loin de moi, maudits, au feu éternel, préparé pour le

diable et pour ses anges.” »

 

L’Ecclésiastique, 5 : 7 :

 

« Ne tarde pas à revenir au Seigneur et ne remets pas jour après jour, car soudain éclate la colère du Seigneur et Il te perdra au jour du châtiment. »

 

S. Paul aux Romains, 6 : 19 (cf. S. Luc, 7 : 36-38) :

 

« Comme vous avez fait servir les membres de votre corps à l’impureté et à l’injustice, pour commettre l’iniquité, faites-les maintenant servir à la justice, pour la sanctification de vos âmes. »

 

« Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! »

 

La coupe est pleine ! (cf. Ap., 16 : 19)

 

Apocalypse, 3 : 19-20 (cf. S. Luc, 19 : 5) :

 

« Ceux que j’aime, je les semonce et les corrige. Allons ! Un peu d’ardeur, et repens-toi ! Voici que je me tiens à ta porte et je frappe ; si quelqu’un entend  ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi. »

 

ID., 16 : 7 :

 

« Et j’entendis l’autel dire : ̏ Oui, Seigneur, Dieu Maître-de-tout,

tes châtiments sont vrais et justes. ̋ »

 

Isaïe, I : 18 (cf. S. Matthieu, 17 : 5) :

 

« Et venez et accusez-moi, dit le Seigneur : si vos péchés sont comme l’écarlate, comme la neige ils deviendront blancs, et s’ils sont rouges comme le vermillon, comme la laine ils seront blancs. Si vous voulez et que vous m’écoutiez, vous mangeriez les biens de la terre. » (Cf. également S. Matthieu, 6 : 26, 31 ; Psaumes, 33 : 10 ; 36 : 25 ; Deutéronome, 28 : 1, 12 ; 6 : 4-13 ; 2 Corinthiens, 6 : 10.)

 

Épître de saint Paul aux Romains, V, 20 :

 

« Là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé. »

 

S. Luc, 1 : 50 (Parole de la Mère du Seigneur cf. Psaume 135) :

 

« La miséricorde du Très-Haut s’étend de génération en génération

sur ceux qui Le craignent. »

 

ID., verset 51 (cf. Daniel, ch. 4 ; 2 : 34-35 ; 3 : 1 ; Apocalypse, 19 : 20) :

 

« Il a déployé la force de Son bras. Il a dissipé les desseins

que les orgueilleux formaient dans leur cœurs. »

 

Laisser croître le bon grain et l’ivraie jusqu’au temps de la moisson :
cf. S. Matthieu, 13 : 24-30, 39-42 ; Apocalypse, 12 : 7-8 ; 22 : 11-12 ; 14 : 15 ; Vénérable Père Louis Du Pont (1554 – 1624), S. J., Méditations sur les mystères de notre sainte foi, en 6 parties et volumes, IIIe partie et IIIe volume, Méditation
XLV : De la parabole de l’ivraie, pp. 417-426, Desclée De Brouwer et Cie, 1932.

 

Méditations du V. P. L. Dupont, ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et Ier volume, Notice biographique, p. XXIII :

 

« … celui qui ferait de cet admirable ouvrage son livre de prédilection acquerrait en peu d’années une science sûre du dogme et de la doctrine catholique et établirait l’édifice de sa sanctification sur des fondements certains. »

 

Apocalypse, XV, 3-4 :

 

« Grandes et merveilleuses sont vos œuvres, Seigneur Dieu tout-puissant ; droites et justes sont vos voies, Roi des siècles. Quel est celui, Seigneur, qui ne vous craindra pas et ne glorifiera pas votre nom ? Car vous seul êtes miséricordieux, et vous avez fait éclater vos jugements aux yeux de toutes les créatures. » [Cf. les Méditations du Père Louis Du Pont, ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et volume I, Méditation XV : Des deux sentences qui seront prononcées, l’une en faveur des justes, l’autre contre les pécheurs, et leur exécution, III. L’exécution des sentences (cf. S. Matthieu, 25 : 46 ; Psaumes, 54 : 16 ; Apocalypse, 20 : 9-15 ; Isaïe, 2 : 19 ; Psaumes, 57 : 11), p. 180.]

 

Apocalypse, VIII, 2 et XV, 7 :

 

« Je vis ensuite les sept Anges qui se tiennent devant Dieu ; on leur remit des trompettes. […] Puis, l’un des quatre Vivants remit aux sept Anges sept coupes en or remplies de la colère du Dieu qui vit pour les siècles des siècles. » [Cf. les Méditations du Père Louis Du Pont, ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et volume I, Méditation XXV : Sur les commandements de Dieu, II. Les châtiments réservés aux transgresseurs de la loi (Quatrièmement), page 248.]

 

S. Jean, 3 : 3-5 :

 

« Jésus lui répondit [à Nicodème] : “ En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’en-haut [par le baptême de Jésus, dans l’Esprit saint et le feu], nul ne peut voir le Royaume de Dieu ”. Nicodème lui dit : “ Comment un homme peut-il naître, une fois qu’il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? ” Jésus répondit : “ En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer au Royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit ”. »

 

S. Matthieu, 3 : 11 :

 

« Pour moi [Jean-Baptiste], je vous baptise dans l’eau en vue du repentir ; mais celui qui vient derrière moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter sa chaussure : lui-même vous baptisera dans l’Esprit saint et le feu. »

 

Apocalypse (Révélation de Jésus-Christ), 21 : 4-6 :

 

« Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cris, ni douleurs, parce que les premières choses sont passées. Alors celui qui était assis sur le trône dit : Voilà que je fais toutes choses nouvelles. Et il me dit : Écris, car ces paroles sont très dignes de foi et véritables. Il me dit encore : c’est fait. Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai de la source d’eau vive. »

 

Philippiens, 3 : 20-21 :

 

« Pour nous, notre vie est dans les cieux : c’est de là aussi que nous attendons le Sauveur, Notre Seigneur Jésus-Christ, qui réformera le corps de notre humilité en le conformant à son corps glorieux, par cette vertu efficace, par laquelle il peut s’assujettir toutes choses. » [Comparez avec Romains, 8 : 19-23.]

 

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Dernières nouvelles (14 janvier 2009) : « Voici ce que dit Maurice Allais, prix Nobel 1988 de Sciences économiques [?] : “ Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo [à partir de rien] actuelle par le système bancaire est identique […] à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. Concrètement, elle aboutit au même résultat. La seule différence est que ceux qui en profitent [et qui en sont les fondateurs] sont différents ”. C’est précisément là où se trouve le cœur du problème. » (LIESI, N° 174, note 6, page 3). D’où les analyses misérables de nos économistes sur toutes nos chaînes de télévision. Cliquez sur : L’oligarchie financière  

LIESI, N° 173, 27 décembre 2008, p. 2e colonne, et p. 5, 2e colonne : « D’ailleurs, pour 2009, le Financial Time du 8 décembre 2008 ne laisse planer aucun doute : “200 000 entreprises seront insolvable en Europe en 2009. Aux Etats-Unis, ce seront 62 000 (contre 42 000 en 2008 et 28 000 en 2007). Le pays qui verra le plus grand nombre d’insolvabilités est la France avec 63 000 faillites”. Voilà qui confirme les projections antérieures de LIESI. Rappelons qu’une source  connaissant certains des responsables de la crise actuelle, a confié à notre rédaction qu’ils voulaient deux millions de chômeurs en plus, en France, avant fin 2010. […] Quoi qu’en disent les uns et les autres, nous ne sommes pas encore proche de l’œil du cyclone ! Le comité rédactionnel l’attend en AUTOMNE 2009, probablement après une violence remontée des indices boursiers, suivie de la véritable catastrophe financière ; le CAC40 pourrait alors plonger entre 988 et 1388 pour 2010. En attendant, les dirigeants de nos pays s’activent à nous ruiner par toutes sortes de dispositions. Quant aux incrédules, qui n’ont pas encore compris qu’une clique de financiers pratiquant l’occultisme à un haut niveau est derrière tout cela, nombre d’entre eux auront bien de la peine à supporter la REALITE d’un monde “ apparemment ” sans avenir. Pourtant, s’empresse d’ajouter LIESI, la bourrasque qui commence seulement à souffler sera passagère. Il y a un avenir pour la génération qui vient, mais lorsque ce dernier sera visible, la terre sera très certainement bien dépeuplée [comme un désert mais restaurée – cf. Isaïe, 6 : 11 ; Actes, 3 : 21 ; S. Irénée de Lyon, La Salette]. […] Si l’on ne comprend pas les objectifs mystiques des responsables officieux des crises au cours de l’histoire, surtout depuis le XVIIIe siècle, lequel a vu émerger les sociétés secrètes contrôlées par les banquiers internationaux, l’Histoire est vide de sens [cf. Shakespeare, Macbeth, scène V : “ une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien…”]. »

 

 

Lettre d’Informations Economiques Stratégiques Internationales (LIESI), Numéro 180, 10 avril 2009 (Internet : Liesi - Lettre d’Informations Stratégiques Internationales).

 

Le cartel bancaire veut la banqueroute de tous les Etats : […] Une fois que cette RUINE SERA « CONCRETE », le cartel bancaire vous proposera « SA » REFORME monétaire. Le temps n’est donc pas encore venu… […]

Confidences du « Maître » Henri Kissinger : Récemment, Henri Kissinger a accordé une interview à CNBC où il a affirmé : « La crise financière, économique et sociale qui s’annonce est une opportunité d’ampleur inégalée pour permettre à Barack Obama de participer à l’édification prochaine du Nouvel Ordre Mondial. […] Rappelons que H. Kissinger est, avec Brzezinski [le mentor d’Obama], l’un des agents du cartel bancaire le plus proche de David Rockfeller. Depuis décembre 2006, Henri Kissinger a été officieusement choisi par Benoît XVI pour être son CONSEILLER en matière de politique étrangère et pour mieux coordonner les étapes de la future religion mondiale en fonction du calendrier du Sanhédrin du « Comité X ». Il y a des années déjà, Robert Muller, ancien assistant au secrétaire général de l’Otan, avait avoué : « Dès que possible, nous devons arriver à élaborer un gouvernement mondial… » Mais il s’était bien gardé d’apporter les précisions données par David Spangler, Directeur I. P. des Nations Unies : « Personne n’entrera au Nouvel Ordre Mondial à moins qu’il ou qu’elle ne fasse l’engagement d’adorer Lucifer. Personne n’entrera dans le Nouvel Age sans subir une initiation luciférienne ».[…]

La crise sociale doit être une opportunité De la crise économique aux conséquences sociales : […] Une fois la base de cette future religion mondiale établie, tous ceux qui ne s’intégreront pas seront considérés comme « sectes » et individus socialement dangereux. […] Le plan de ce groupe occulte [« Comité X »] est d’imposer une débâcle financière et économique entraînant le naufrage de l’ordre social existant et l’imposition d’une dictature militaire ouverte. Sans cela, le Nouvel Ordre Mondial n’a aucune chance de voir le jour ! […] L’amplification de la crise et de futures manifestations avec leurs dérapages permettront l’évolution attendue par l’establishment.

 

 

Voici la liste du "Bilderberg", la loge maçonnique probablement la plus puissante du monde :

 

Liste des Français y adhérant :

 

Alexandre Adler : Conseiller éditorial du Figaro

Nicolas Beytout : Rédacteur en chef Les Echos

Michel Bon : Ancien président de France Télécom

Philippe Camus : Président d’EADS

Henri de Castries : Président d’Axa assurances

Bertrand Collomb : Président de Lafarge

Jean-François Copé : Porte-Parole du gouvernement

Valéry Giscard d’Estaing : Président de la Convention qui a élaboré la Constitution Européenne

Pascal Lamy : Commissaire européen chargé du commerce

Pierre Lellouche : député UMP

André Lévy-Lang : Ancien président de Paribas

Thierry De Montbrial : Président de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales)

Denis Ranque : Pdg de Thalès

Franck Riboud : Pdg de Danone

Olivier Roy : Chercheur au CNRS

Jean Claude Trichet : Gouverneur de la Banque de France

Dominique de Villepin : Ancien ministre des Affaires Etrangères

Philippe Villin : Vice-Président de Lehman Brothers Europe

Jean-Louis Bruguière : Magistrat anti-terrorisme


Ce groupe (fondé en 1954 par un franc-maçon : le prince Bernard) est composé d'environ 130 membres dont la plupart sont des personnes d'influence dans les domaines des affaires, des médias et de la politique.

 

 

LE GROUPE BILDERBERG

 

Ses orientations conditionnent les décisions des institutions.

 

"Nous arrivons vers l'émergence d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin, c'est de LA CRISE MAJEURE et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial" (David Rockefeller). Cette organisation secrète fut créée en mai 1954 à l'hôtel de Bilderberg (d'où son appellation) à Oosterbeek aux Pays-Bas, à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas (décédé le 01.12.2004 à 93 ans), co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. Le président est un ancien secrétaire général de l'OTAN (1984-1988), Lord Carrington. Elle est composée de magnats de la haute finance et d'hommes politiques importants. Ses buts principaux sont l'institution d'un gouvernement mondial et d'une armée globale sous le couvert de l’O.N.U..

 

Un comité consultatif composé d'une commission de direction (avec 24 européens et 15 américains) décide des personnes à inviter à leurs rencontres. Cependant toutes les personnes présentes ne sont pas des initiés, elles peuvent être aussi seulement des représentants d'un groupement d'intérêt ou d'autres personnes. Le Groupe de Bilderberg est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires.

 

Nos sources (internet) :

Comment devenir franc-maçon ? - IPTrucs : Informatique, Poesie, Trucs et autres douceurs de la vie... et :

Bilderberg Groupe

 

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Si vous désirez recevoir des informations que vous ne trouverez sur aucune de nos chaînes de télévision, veuillez consulter les sites suivants :

 

La franc-maçonnerie, une secte religieuse, gouverne la France, le saviez-vous ??? infos - www.barruel.com

911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial

Le Pouvoir Mondial

Les organisations des Maitres du Monde

organisation des maitres du monde

 

Virgo-Maria.org

Fidem Servavi

Les Amis du Christ Roi de FranceRore Sanctifica du Comité International de Recherches Scientifiques

Résistance Catholique

 

LITOO PLATEFORME INTERNATIONALE DU LIVRE : William Guy Carr, DES PIONS SUR L’ÉCHIQUIER.

 

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Saint Matthieu, 5 : 15 :

 

 « On n’allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la place en un lieu élevé, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. »

 

Si quelqu’un constate dans nos écrits quelques erreurs philosophiques ou théologiques, qu’il nous les signale avec précision de toute urgence en nous en donnant les raisons afin de pouvoir les rectifier sur le champ. Tel est le précepte de la correction fraternelle, car celui qui négligerait de nous corriger, nous dit S. Thomas d’Aquin, citant S. Augustin, serait pire que nous (a). Quant à prétendre que le thomisme n’est réservé qu’aux « initiés », i.e. aux seuls clercs, et qu’il ne sied pas aux simples fidèles que nous sommes par la grâce de Dieu, cela constitue une des plus graves erreurs de notre temps, car les Papes de 1879 à 1923 ont enseigné le contraire en soutenant que cette doctrine devait être plus que jamais enseignée dans toutes les Écoles catholiques (b).

a)  Somme théologique, 2a-2æ, qu. 33, art. 2 ; S. Augustin, Sermon 82, ch. 4 ;

b)  Cf. les encycliques « Aeterni Patris », 1879, Léon XIII, « Fausto Appetente Die », 1921, Benoît XV, et « Studiorum Ducem », 1923, Pie XI ; et les œuvres de Jacques Maritain, Étienne Gilson, Louis Jugnet, Marcel De Corte (simples fidèles du Christ).

 

 

Saint Augustin, De la vraie religion, Avant-propos, VI, 11,

Desclée De Brouxer, 1982, page 41 :

 

« Parfois même la divine Providence permet que, par suite de graves violences partisanes de la part d’hommes charnels (carnalium hominum), même des justes (etiam bonos viros) soient chassés de la communauté chrétienne. Si les victimes de cet affront injuste le supportent en toute patience pour la paix de l’Église sans fomenter de mouvements soit schismatiques soit hérétiques, elles donneront à tous l’exemple de la droiture de sentiment et de la pure charité qu’il faut apporter au service de Dieu. L’intention de ces hommes-là est donc de rentrer au port, une fois les bourrasques apaisées ; ou bien, s’ils ne le peuvent, soit que la tempête se prolonge, soit qu’ils craignent par leur retour d’en susciter une semblable ou plus furieuse, ils gardent la volonté de pourvoir au salut de ceux-là mêmes dont les menées séditieuses (quorum motibus perturbationibusque) les ont obligés à partir, sans jamais s’isoler ni former de coteries (sine ulla conventiculorum segregatione), défendant jusqu’à la mort et servant par leur témoignage qu’ils savent ce que prêche l’Église catholique (in Ecclesia catholica praedicari sciunt). Leur couronne, ils la reçoivent dans le secret, du Père qui voit dans le secret (Hos coronat in occulto Pater, in occulto videns). Le cas est rare, mais pourtant pas sans exemple. Il est même plus fréquent qu’on pourrait le croire. »

 

Marie d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, Deuxième Partie, Livre Sixième, chap. I : Notre Sauveur Jésus-Christ commence à se faire connaître par le premier miracle qu’il fit aux noces de Cana à la prière de sa très-sainte Mère, § 1042 : Instruction que me donna la puissante Reine du ciel : Marie d’Agréda

 

1042. Ma fille, les enfants de l'Église ne sauraient se disculper du peu de soin que la plupart prennent de publier la gloire de Dieu, et de faire connaître son saint nom à toutes les nations. Cette négligence est plus criminelle depuis que le Verbe s'est incarné dans mon sein, et depuis qu'il a instruit et racheté le monde précisément dans ce but. C'est aussi dans ce but qu'il a établi la sainte Église et qu'il l’a enrichie de trésors spirituels, de ministres et d'autres biens temporels. Or, tout cela ne doit pas seulement servir à conserver cette même Église et les enfants qu'elle a, mais encore à l'agrandir, à gagner d'autres nouveaux enfants à la régénération de la foi catholique. Tous sont appelés à concourir à ce grand œuvre, afin que le fruit de la mort de leur Restaurateur s'étende de plus en plus. Les uns peuvent le faire par des prières et par de fervents désirs de propager la gloire du saint nom de Dieu; les autres par des aumônes; ceux-ci par les diligences de leur zèle et leurs exhortations; ceux-là par leur travail et leurs peines. Mais si les pauvres et les ignorants ne laissent pas que d'être coupables de cette négligence, les riches et les puissants sont bien plus répréhensibles, surtout les ministres et les prélats de l'Église, que cette obligation regarde de plus près, et dont un si grand nombre, sans songer au compte terrible qu'ils auront à rendre, changent en une vaine gloire personnelle la gloire qui revient à Jésus-Christ. Ils emploient le patrimoine du sang du Rédempteur en des choses qui sont indignes d'être nommées; ils répondront de la perte d'une infinité d'âmes qu'ils pourraient, au prix de quelques efforts, faire entrer dans la sainte Église; ou du moins ils auraient, eux, le mérite d'avoir accompli leur devoir, et le Seigneur la gloire de posséder dans son Église des ministres fidèles. Le même compte sera exigé des princes et des puissants du monde, qui ont reçu de la main libérale de Dieu les honneurs et les biens temporels pour les employer à la gloire de sa divine Majesté, et cependant ne pensent à rien moins qu'à cette obligation.

 

Apocalypse, 14 : 12 :

 

« Voilà qui fonde la constance des saints, ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. »

 

ID., 3 : 10 :

 

« Puisque tu as gardé ma consigne de constance, à mon tour je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va fondre sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. » [Et il ne faut surtout pas entendre cette prophétie qui se rapporte aux grandes épreuves de la fin des temps dans un sens allégorique !]

 

Saint Matthieu, 10 : 32 (et S. Luc, 12 : 8) :

 

« Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai et l’honorerai, moi aussi, en présence de mon Père et de ses anges dans le ciel. » (Cf. Michée, 7 : 9 ; Job, 33 : 27 ; S. Luc, 23 : 42.)

 

Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, en 6 parties et volumes, par le Vénérable Père Louis Du Pont (de son nom espagnol Luis de la Puente, 1554 - 1624), S. J., IVe partie et volume, Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Méditation XLVIII : Des ténèbres qui couvrirent la terre et de la quatrième parole de Jésus sur la croix (S. Matthieu, 27 : 46 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez-vous abandonné ? »), Paris, Desclée de Brouwer et Cie, 1932, page 383 :

 

« Ne permettez pas, Seigneur, que je détourne le sens de vos paroles, ni que je me propose, en les employant, d’autre fin que de vous glorifier et de vous servir ; et puisque ce sont les paroles de la vie éternelle (a), faites qu’elles me conduisent heureusement au port de salut. Ainsi soit-il. »

a) S. Jean, 6 : 69.

 

Saint Ignace de Loyola (1491-1556), Exercices spirituels, Principe et fondement :

 

« L’homme (esp. el hombre) (a) est créé [pour cela, pour cette fin] pour louer [parce que Dieu seul se nomme « Je-Suis »], honorer [en Lui rendant un culte intérieur et extérieur] et servir Dieu [i.e. exécuter Sa volonté], notre Seigneur, et, moyennant cela [en le louant, en l’honorant, en le servant], sauver son âme ; et les autres choses sur la face de la terre [tout ce qui est et existe, de quelque manière que ce soit, hors de Dieu] sont créées pour l’homme, et pour qu’elles l’aident dans la poursuite de la fin pour  laquelle il est créé. D’où il suit que l’homme doit user de ces choses autant qu’elles l’aident pour sa fin, et qu’il doit s’en débarrasser autant qu’elles l’en empêchent. Pour cela il est nécessaire (esp. menester) de nous rendre indifférents à toutes les choses créées (esp. a todas las cosas criadas), en tout ce qui est permis à la liberté de notre libre arbitre, et ne lui est pas défendu ; de telle manière que nous ne voulions de notre part pas plus santé que maladie, richesse que pauvreté, honneur que déshonneur (esp. deshonor), vie longue que courte, et par conséquent (esp. por consiguiente) en tout le reste ; mais seulement ce qui nous conduit davantage (esp. más) à la fin pour laquelle nous sommes créés.»

a.    L’homme en général, c’est-à-dire l’homme indépendamment de sa couleur de peau et de sa nationalité.

 

Vénérable Père Louis Du Pont (1554 - 1624), S. J., Méditations sur les mystères de notre sainte foi, en 6 volumes et parties, Ier volume et partie, Méditation Première et Fondamentale : De la fin pour laquelle l’homme a été créé, et des moyens qui lui sont donnés pour parvenir à cette fin, III. Première conclusion pratique : l’indifférence à l’égard des créatures, pp. 61, 66 et 67, Desclée De Brouwer et Cie, 1932 :

 

« Cette première méditation est le principe et le fondement de la vie spirituelle. Avant toutes choses, dit Cassien (a), nous devons tenir les yeux fixés sur la fin de notre vie et de notre profession. Nous devons nous proposer, et notre fin dernière, qui est le royaume du ciel [et non les polémiques stupides qui n’aboutissent nulle part et dont nous abreuve généralement un monde ignorant les lois logiques du raisonnement et par conséquent incompétent en matière de philosophie première, filosofia prwth, de théologie dogmatique, ascétique et mystique], et notre fin prochaine, qui est la pureté de cœur, sans laquelle personne n’entre dans ce royaume. […] C’est pourquoi il sera utile de faire souvent cette méditation, dans quelque voie que l’on marche, purgative, illuminative, unitive, puisque toutes aboutissent à une même fin dernière. […]

« […] Le troisième point est une conclusion pratique tirée de ce qui a été dit dans les points précédents.

« Premièrement. Les vérités que je viens de considérer m’apprennent l’usage que je dois faire désormais des créatures, et l’indifférence dans laquelle je dois tenir ma volonté par rapport à elles. […]

« Deuxièmement. […] Je me rappellerai spécialement que la divine Providence prend un soin particulier de ceux qui s’abandonnent aux mains de Dieu, jetant en son sein, comme dit saint Pierre, toute inquiétude (b), pour le servir plus parfaitement. Il est certain, en effet, que JÉSUS-CHRIST Notre-Seigneur accomplira cette promesse : Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes les autres choses vous seront données par surcroît (c). Ce qui veut dire : Cherchez en premier lieu le royaume de Dieu, qui est votre fin dernière, et sa justice, c’est-à-dire les moyens de parvenir à votre fin ; et soyez certains, si vous agissez de la sorte, que la providence de votre Père céleste vous pourvoira des choses temporelles qui vous sont nécessaires pour le temps de la vie.

« Troisièmement. Comme je ne puis par mes seules forces obtenir cette résignation, je dois recourir à celui qui peut me la donner, adressant un colloque à Dieu et lui disant :

 

« Je confesse, mon Dieu, que mon cœur est profondément attaché aux créatures par les liens d’un amour désordonné. Or, puisque je suis si misérable et si faible que j’ai pu m’éprendre d’elles, et que je ne puis m’en détacher, que votre toute-puissance vienne au secours de ma faiblesse, en brisant ces liens et en arrachant de mon cœur cet amour désordonné, afin que je vous aime et vous serve de tout mon cœur et de toutes mes forces, vous qui êtes ma fin et en qui je trouverai le repos, vous à qui soient honneur et gloire dans tous les siècles. Ainsi soit-il. »

 

a.    CASSIAN., Collat. I, De monachi intentione ac fine ; Cf. Psaumes, XLII, 3 ; Romains, VI, 22 ; I Jean, III, 2 ; I Thessaloniciens, IV, 7 ; Galates, V, 13 ; Matthieu, XVI, 26 ; Saint Augustin, Confessions, liv. I, c. 1 ; Psaumes, CIV, 44-45 ; Osée, II, 9 ; Sagesse, XIII, 5 ; Romains, I, 20 ; I Pierre, V, 7 ; Matthieu, VI, 33 ; Tite, I, 15 ; Philippiens, III, 19 ; Éphésiens, V, 5. [Tous les écrits de ce Père jésuite valent plus que tout l’or du monde. Sa vie et ses œuvres en témoignent. Il connaît tous les secrets de la vie intérieure et des voies extraordinaires de la sainteté pour en avoir lui-même expérimenté les effets qu’il a pu étudier à loisirs dans les âmes de ses dirigés. Il a écrit manifestement sous l’impulsion divine.]

b.   Omne sollicitudinem vestram projicientes in eum, quoniam ipsi cura est de omnibus. (I PETR, V, 7.)

c.    Quaerite ergo primum regnum Dei, et justiciam ejus, et haec omnia adjicientur vobis. (MATTH., VI, 33.)

 

S. Jean, 3 : 16

 

« Dieu a tellement aimé le monde, qu’il lui a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. » (« Comme s’il disait : Il nous a aimés, non parce qu’il avait besoin de nous ; non parce que nous le méritions à titre de justice ; mais parce que sa miséricorde a eu compassion de notre misère [consécutive à la chute d’Adam], et que son amour a voulu sortir de lui-même, pour se répandre sur nous. […] … bienfait purement gratuit, que nulle créature n’était capable de mériter. […] De son côté (ce bienfait) n’exclut aucun de ceux qui voudront croire en lui d’une foi vive ; mais il veut qu’aucun de ceux-là ne périsse, et qu’ils aient la vie éternelle. » Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, ouvrage cité plus haut, Deuxième partie, Méditation II, pages 26, 27, 28 et 29.)

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, ouvrage cité plus haut, Deuxième partie et volume, Méditation II : De l’imposition du nom de Jésus, page 171 :

 

« Aucun homme [a], aucun ange n’était capable de satisfaire par lui-même à la justice divine ; Dieu de son côté, étant impassible, pouvait à la vérité nous sauver par voie de pure miséricorde, mais non par voie de satisfaction. Il a donc fallu que son Fils unique, en tout égal à Lui, se fît homme, afin que, devenu mortel comme nous, il pût satisfaire en toute rigueur de justice pour nos péchés, et mériter au prix de son sang le grand nom de Sauveur [b]. »

a)  Et encore moins aucun animal – cf. Hébreux, 10 : 4 ; Genèse, 22 : 2, 7 ; Exode, 11 : 4 ; Lévitique, 1 : 3 ; 4 : 32-33 ; Isaïe, 53 : 4-7, 10-12. 

b)  Signifié par le nom de Jésus.

 

Saint Ignace de Loyola (1491-1556), Exercices spirituels, § 22 :

 

« […] tout bon chrétien doit être plus prompt à interpréter en bien les paroles de son prochain qu’à les condamner. S’il ne peut les interpréter en bien, qu’il lui demande comment il les entend ; et, si celui-ci se trompe, qu’il le redresse avec amour. Si cela ne suffit pas, qu’il cherche tous les moyens bons pour l’amener à une vue juste pour le tirer de son erreur. »

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, 1a-2æ (traité de la vertu), qu. 65, art. 2, conclusion :

 

« […] De là, sur le passage de l’Apôtre “Tout ce qui n’est pas de la foi est péché” (a), cette glose de saint Augustin : “Partout où manque la connaissance de la vérité, il n’y a pas de vraie vertu même dans les bonnes mœurs”. »

a)  Romains, XIV, 23.

 

        Pauvres malheureux que nous sommes ! Ce ne sont pas nos vertus ou nos perfections naturelles qui nous sauveront, mais les vertus théologales et les dons du Saint-Esprit.

 

ID., ibid., qu. 64, art. 1, conclusion :

 

« […] Et par là on voit nettement que le bien de la vertu morale consiste dans un ajustement à la mesure de la raison. Or il est clair qu’ajustement ou conformité est un milieu entre l’excès et le défaut. Dès lors il apparaît manifestement que la vertu morale consiste dans un milieu (virtus moralis in medio consistit). »

 

R. P. Dom Prosper Guéranger (cf. plus bas), L’année liturgique, Le temps après la Pentecôte, le vingt-quatrième et dernier Dimanche qui clôt le Cycle liturgique :

 

« Selon la doctrine que nous avions eu l'occasion de méditer précédemment, la réconciliation de Juda nous y est apparue comme le terme, dans le temps, des intentions divines ; les dernières notes de la sainte Liturgie sont venues s'y confondre avec le dernier mot pour Dieu de l'histoire du monde. Le but cherché dans la création par l'éternelle Sagesse, et miséricordieusement poursuivi dans la rédemption après la chute, est en effet pleinement atteint désormais ; car ce but n'était autre que l'union divine avec l'humanité rassemblée dans l'unité d'un seul corps (a). Maintenant que les deux peuples ennemis, gentils et juifs, sont réunis en un seul homme nouveau dans Jésus-Christ leur chef (b), les deux Testaments, qui marquèrent si profondément au milieu des siècles la distinction des temps anciens et nouveaux, s’effacent d’eux-mêmes pour faire place aux splendeurs de l’alliance éternelle. »

a) Éphésiens, II, 16 et 20 ; cf. Romains, XI ;

b) Éphésiens, II, 15.

 

En effet, l’infinie majesté de Dieu ne nous a pas créés pour que nous vivions à notre guise et en suivant nos caprices.

 

        (Recherchez sur le site « livre-rare-book » l’ouvrage inestimable intitulé « Exercices Spirituels de Saint Ignace de Loyola » annotés par le R. P. Roothaan (1785 – 1829), Général de la Compagnie de Jésus, et traduits sur le texte espagnol par le P. Pierre Jennesseaux de la même Compagnie, avec des méditations supplémentaires, deux lettres de saint Ignace et l’opuscule du R. P. Roothan sur la manière de méditer, Paris, 1919, J. de Gigord, Éditeur, 15, rue Cassette.)

 

R. P. Roothaan, « Exercices spirituels » annotés, ouv. cité ci-dessus, Explication de la méditation fondamentale, La fin de l’homme, p. 34 :

 

« Quelle que soit l’action que vous fassiez, si l’on vous demande : Est-ce pour cela que vous êtes sur la terre ? vous ne pouvez donner une réponse pleinement satisfaisante à cette question sans remonter immédiatement ou médiatement aux principes posés dans la méditation fondamentale. »

 

 

Histoire de S. Ignace de Loyola, 2 vol., par le P. Daniel Bartoli de la Compagnie de Jésus, Desclée, De Brouwer et Cie, 1893, Tome premier, Préface, pp. XI-XII, X-XI :

 

« Mais il est une histoire qui, pour nous, doit précéder toutes les autres, car elle est la vraie base de cette œuvre, je veux dire la vie de saint Ignace. Comme fondateur de l’Ordre, il a droit à un souvenir plus spécial, plus profond ; de plus ses actions et ses exemples doivent être la règle de conduite de ceux qui ont hérité de son esprit et embrassé son Institut. […] Qu’on n’aille pas croire cependant que ma plume se refuse à tracer autre chose que les vertus et les œuvres importantes par lesquelles il a plu à la divine Bonté d’illustrer la Compagnie, ni que je veuille défendre, voiler ou affaiblir les fautes plus ou moins graves de quelques-uns de ses enfants. […] “ Il n’y a point de conditions dans l’Église qui ne compte des transfuges.” Omnis professio in ecclesia habet fictos, dit avec vérité saint Augustin ; et il n’y a point d’Ordre religieux si nouveau, ni d’Institut si sage, qui ne puisse dire en gémissant avec Job : “ Mes rides portent témoignage contre moi ” ; Rugæ meæ testimonium dicunt contra me ” ; plainte qui, suivant la pensée de saint Grégoire, tombe sur ces hommes doubles et faux, religieux par état et profanes par leurs œuvres. In Psalm. 99 ; Moral., lib. 13, c. 5. » [C’est le plus bel exemple de sainteté que nous ayons trouvé dans cette histoire. La vie de ce Saint est proprement stupéfiante et à nulle autre pareille. Il faut vraiment avoir un cœur de pierre pour ne pas être profondément touché et même marqué à vie. Cet ouvrage est à lire et à relire sans cesse pour être bien imprégné des merveilles qu’il contient et être fortifié dans sa foi dans les pires épreuves de la vie. Nous en rendons grâce à Dieu.]

 

ID., chap. IV, page 39 :

 

« Il [saint Ignace] composa alors cet admirable livre des Exercices spirituels (a) dicté par une intelligence bien supérieure à celle de l’homme, et écrit aux célestes rayons d’une lumière toute divine. Ce sont les Exercices qui ont donné à l’Église les premiers enfants de saint Ignace ; c’est dans les Exercices qu’ils ont puisé leurs vertus et cette passion des entreprises fécondes pour le salut des âmes. Tant que la Compagnie subsistera, elle trouvera dans cet ouvrage précieux son premier esprit ; et si par malheur cet esprit venait à s’éteindre, ce serait encore à cette source qu’elle le raviverait. »

a) « Que saint Ignace ait été aidé par la très sainte Vierge, pour la substance première des Exercices, et pour leur marche générale, on en a un grand nombre de preuves qui paraissent concluantes » (dont le témoignage même du Saint, cf. p. 356, note 54), - n’en déplaise à l’Opus Dei qui s’en prend même à l’Imitation de J.-C. pour son « anti-intellectualisme si marqué » (cf. J.-L. Illanes, La sanctification du travail, Éditions Le Laurier, Paris, 1985, pages 41-42 et notes 43, 44 et 45).

 

ID., ibid., Tome second, Livre quatrième, Chapitre septième : Perfection de l’obéissance chez Ignace. – Pratique de la pauvreté évangélique. – Sentiments de gratitude pour les bienfaits. – Nouveaux exemples de l’empire que saint Ignace exerce sur lui-même, p. 117 :

 

« Quand il fut Général de la Compagnie, il vécut dans le même dénuement que le dernier de ses Frères. Une bible, un missel et le petit livre de l’Imitation composaient toute sa bibliothèque. Sa chambre, comme celle que la femme sunamite avait préparée à Elysée, avait pour tous meubles un lit, une table, une chaise, un chandelier. Quoique les Pères, qui arrivaient de loin à Rome, fussent reçus dans la maison, la table était si pauvrement servie, qu’on y trouvait à peine la subsistance nécessaire. »

 

ID., ibid., Chapitre huitième : Extérieur et démarche de saint Ignace. – Importance qu’il donnait au maintien. – Règles établies à ce sujet. – Circonspection du Saint, dans les paroles, dans ses écrits et dans la direction des affaires. – Sa conduite était une image de l’IMITATION DE JÉSUS-CHRIST. – Son influence sur ceux qui l’entouraient. – Valeur du renoncement. – Difficulté d’apprécier les vertus intérieures des saints, pp. 133-134 :

 

« Tel était l’empire d’Ignace sur lui-même et sur ses impressions : elles ne s’éveillaient qu’à la voix de la raison. En deux mots, le P. Louis Gonçalvès en dit plus long que tout ce que j’ai rapporté : le voir, l’entendre, l’observer, c’était voir en action le livre de l’Imitation de Jésus-Christ. Or quiconque a le goût et la connaissance des choses spirituelles sait assez quels enseignements de perfection renferme ce petit livre, et surtout ce fondement de toute vertu, appelé par les maîtres de la vie spirituelle, l’abnégation de soi-même et le crucifiement de l’homme intérieur. Ignace était encore bien novice dans les choses de Dieu et se livrait à Manrèse aux exercices de la pénitence, quand ce livre lui tomba dans les mains. A peine en eut-il savouré les premières lignes qu’il ne s’en sépara plus ; il l’appelait la perle des livres.

« Chaque jour, il en lisait lentement un chapitre, par forme de méditation, et en recueillait tout le suc, comme la terre absorbe chaque goutte de pluies fines qui s’infiltrent jusque dans ses entrailles. De plus, il ouvrait chaque jour et plusieurs fois par jour le livre au hasard et en lisait quelques lignes ; il lui arrivait toujours de tomber sur le passage qui pouvait être le plus approprié à l’état de son âme, soit pour la consoler si elle était triste, soit pour l’encourager si elle était alarmée, ou la soutenir si elle était tentée. Ainsi il avait sans cesse auprès de lui un conseiller, un consolateur, un appui, et il ne connaissait rien de plus précieux à offrir à ceux qu’il chérissait que cet admirable livre. Quand Ignace se rendit au mont Cassin, pour faire suivre les exercices spirituels à un envoyé de Charles-Quint, il en avait emporté autant d’exemplaires qu’il y avait de moines, et il en laissa un à chacun : présent aussi digne de celui qui l’offrait que de ceux qui le recevaient ! »

 

ID., ibid., Tome premier, Chapitre septième : Profit que la Compagnie retire des persécutions. ― La Compagnie de Jésus, née dans un sanctuaire consacré à Marie reçoit de la sainte Vierge une protection maternelle, p. 187 :

 

« Mais le principal secours que saint Ignace reçut de Marie, se montre dans la fondation de la Compagnie. Nous savons, en effet, que les Exercices spirituels et les Constitutions, racine et sève du grand arbre furent inspirés, et en quelque sorte dictés par la Mère de Dieu. Pendant leur rédaction, Marie apparut souvent à Ignace. »

 

ID., ibid., Avant-Propos :

 

« Peu de saints comptent autant d’historiens que saint Ignace de Loyola. Biographies, histoires, panégyriques, études abondent en toutes langues et à toutes les époques. Mais de ces nombreux écrits que la piété filiale inspira aux enfants de Saint-Ignace ou à leurs défenseurs, aucun ne met plus en relief la haute intelligence et le grand caractère du Saint que l’histoire écrite par le P. Daniel Bartoli. […] Pour confondre tous ces détracteurs et dissiper toutes ces calomnies (a), le P. Bartoli s’est vu entraîné à faire de l’histoire du Saint et de son œuvre, comme une brillante apologie où la vérité de l’ensemble et l’exactitude des détails conservent sans doute tous leurs droits, mais où l’historien poursuit un but particulier, et s’adresse à un public spécial. […] Le P. Bartoli […] nous fait surtout admirer une âme de forte trempe, ouverte aux inspirations et aux vues surnaturelles les plus élevées et les plus inénarrables. »

a)  Cette histoire répond magistralement aux critiques scandaleuses de l’Opus Dei qui blessent  la mémoire de saint Ignace et ternissent la réputation de la Compagnie de Jésus (cf. l’ouvrage cité plus haut).

 

ID., ibid., Tome second, Livre cinquième, Chapitre premier, Lettre de saint Ignace aux scolastiques de Coïmbre (Rome, le 7 mai 1547), pages 152-153-154-155, 156, 157 :

 

        « Et puis, pour nous obliger à travailler avec promptitude et diligence à sa gloire, à la désirer avec plus d’amour, sa Majesté nous a comblés d’insignes bienfaits qui lui ont coûté si cher ! Il s’est dépossédé, d’une certaine manière, de sa très parfaite félicité, de ses biens, pour nous y faire participer, prenant pour lui nos misères et s’en chargeant pour nous en décharger ; voulant être vendu pour nous racheter, subir l’infamie pour nous glorifier, vivre pauvre pour nous enrichir, mourir dans les opprobres et les tourments d’un condamné pour nous donner une vie immortelle et la félicité du ciel. Oh ! qu’il a un cœur ingrat et dur au-delà de toute expression celui qui, en présence de tout cela, ne voit pas l’obligation où il est de se consacrer à l’honneur et à la gloire de Jésus-Christ notre Rédempteur. […]

        « […] Un coup d’œil sur le monde. Où donc aujourd’hui la majesté de notre Dieu est-elle adorée ? où sa suprême grandeur est-elle respectée ? où son infinie bonté, son infinie patience sont-elles reconnues ? où sa très sainte volonté est-elle faite ? Voyez plutôt, avec une extrême douleur, en combien d’endroits son saint nom ou n’est pas connu, ou bien est méprisé et blasphémé ; comment la doctrine de Jésus-Christ, l’éternelle Sagesse, est repoussée, ses exemples sont mis en oubli, le prix de son précieux sang est perdu en quelque sorte pour nous, vu le petit nombre qui y cherchent le salut. Considérez en même temps les hommes vos frères, images de la Très-Sainte Trinité, créés pour partager sa gloire, servis par l’univers pour atteindre cette fin, les temples de l’Esprit-Saint, les membres de Jésus-Christ, rachetés par lui au prix de tant de douleurs, d’opprobes et de sang ; et voyez en quel abîme de misères, en quelles profondes ténèbres ils sont plongés ; comment les tempêtes des vains désirs, des craintes vaines et des autres passions les ballotent avec furie, et les tiennent en perpétuel péril. Voyez, par combien d’ennemis visibles et invisibles, ils sont attaqués, et comment ils courent toujours le risque de perdre non une vie temporelle et des richesses périssables, mais un royaume et une félicité sans fin, et de tomber dans les souffrances intolérables d’un feu éternel. […]

        « Ce que j’ai dit jusqu’ici, pour réveiller ceux qui dormiraient et pour hâter le pas de ceux qui ne marcheraient pas assez vite, ne doit pas être pour vous un motif de donner dans l’excès contraire, en vous livrant à une indiscrète ferveur. Que votre culte soit raisonnable (a), nous dit saint Paul ; et ces paroles sont conformes à celles du Roi-Prophète, qui dit : L’honneur du Roi aime le jugement (b) ; elles sont conformes encore à ce que le Lévitique avait commandé en figure : Dans toutes vos offrandes vous offrirez du sel (c). C’est un devoir absolu ; car, l’artifice le plus sûr de notre ennemi, pour arracher du cœur des serviteurs de Dieu la véritable charité, est de faire que dans les choses spirituelles, ils se guident, non d’après la vue calme et la règle de la raison, mais inconsidérément, et d’après les mouvements impétueux de la liberté. Ne quid nimis (d) : rien de trop, dit le philosophe. Et cela doit s’observer si fidèlement en tout, que l’Ecclésiastique le dit même de la justice : Ne soyez pas juste avec excès (e). Quand on ne se conduit pas avec cette modération, le bien se change en mal, et la vertu en vice ; et de là naissent les désordres entièrement contraires à l’intention de ceux qui agissent de cette manière. […]

        « Le quatrième inconvénient est qu’au lieu de crucifier le vieil homme, c’est l’homme de nouveau qu’on crucifie ; on l’affaiblit, et on le rend incapable de pratiquer la vertu. “Par de pareils excès, dit saint Bernard, on enlève injustement au corps son action, à l’âme ses sentiments, au prochain l’exemple, et à Dieu l’honneur qu’on lui doit.” Et le Saint en conclut que l’imprudent qui se conduit ainsi commet une sorte de sacrilège, en détruisant le temple vivant de Dieu, et qu’il devient une pierre d’achoppement pour le prochain. En effet, la chute d’un seul en ébranle plusieurs, les ralentit dans les voies spirituelles, et finit souvent par amener de vrais scandales. Aussi, le même Saint appelle-t-il à juste titre ces hommes, emportés par une ferveur indiscrète, des destructeurs de l’unité et des ennemis de la paix. De plus, ils se rendent coupables d’orgueil et de vanité, préférant leur jugement à celui des autres, ou du moins usurpent un droit qui ne leur appartient pas, en se faisant arbitres de leur propre conduite, tandis que c’est leur supérieur qui doit l’être, comme la raison le demande.

        « […] Ainsi donc, la discrétion est nécessaire dans la vie spirituelle ; à elle de modérer l’exercice de la vertu, et de vous faire marcher entre les deux extrêmes opposés. Car, comme l’observe très bien saint Bernard, “ il ne faut pas toujours se fier à sa bonne volonté ; elle doit toujours être réglée, dirigée surtout dans un commençant (f) ”. Ne vous faites pas de mal à vous-mêmes, si vous voulez faire du bien aux autres ; car, celui qui est ennemi de son propre bonheur, à qui pourra-t-il faire du bien (g) ?

        « […] Avec elle [l’obéissance], je vous recommande non moins instamment le précepte que Jésus-Christ Notre-Seigneur appelle sien : Mon précepte, dit-il, est que vous vous aimiez les uns les autres (h). Et non seulement vous aimer entre vous, mais vous devez encore embrasser dans cette même charité tous les autres hommes, et travailler sans cesse à allumer dans vos âmes le désir du salut du prochain, appréciant ce que chacun vaut et ce qu’il a coûté de sang et de vie au vrai Fils unique de Dieu, à Jésus-Christ notre Dieu et Seigneur.

        « […] La dernière manière de secourir le prochain, laquelle s’étend sans limites, consiste, consiste dans l’offrande à Dieu des bons et saints désirs et des prières. Et, si les études ne vous permettent pas de longues prières, vous pourrez y suppléer en accomplissant toutes vos actions, pour le service de Dieu Notre-Seigneur, au profit des âmes ; c’est là une sorte de prière continuelle. »

a)    Rom., XII, 1 ;

b)    Ps., XCVIII, 4 ;

c)     Lév., II, 13 ;

d)    Maxime de Pittacus, l’un des sept sages de la Grèce ;

e)    Eccle., VII, 17 ;

f)      Bonæ voluntati non semper credi expedit, sed frænanda est, sed regenda est, et maxime in incipiente. Bern., De vita solit. ad FF. de Monte Dei. ;

g)    Eccle., XIV, 5 ; Joan., XV, 12.

 

Imitation du Christ

De imitatione Christi

Chapitre XII

De la voie royale de la sainte Croix

De regia via sanctæ Crucis

 

Pourquoi donc crains-tu de prendre la Croix, par laquelle tu vas au Royaume ?

Dans la Croix est le salut, dans la Croix la vie, dans la Croix la protection contre les ennemis ;

Dans la Croix est infuse la douceur surnaturelle, dans la Croix est la force de l’intelligence, dans la Croix la joie de l’esprit ;

Dans la Croix le plus haut degré de la vertu, dans la Croix la perfection de la sainteté.

Point de salut pour l’âme, ni d’espérance de la vie éternelle, sinon dans la Croix.

Prends donc ta croix, suis Jésus et tu entreras dans la vie éternelle (Matth., XVI, 24 ; XV, 46).

 

Quid igitur times tollere Crucem, per quam itur ad regnum ?

In Cruce salus, in Cruce vita, in Cruce protectio ab hostibus ;

In Cruce infusio supernæ suavitatis, in Cruce robur mentis, in Cruce gaudium spiritus ;

In Cruce summa virtutis, in Cruce perfectio sanctitatis.

Non est salus animæ, nec spes aeternæ, nisi in Cruce.

Tolle ergo crucem tuam, et sequere Jesum, et ibis in vitam aeternam.

 

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 La Providence divine, Jean-Baptiste Saint-Jure, S. J., Confiance en la Divine Providence, Secret de paix et de bonheur, 165e mille, Éditions Paulines & Médiaspaul :

 

« Nous devons nous conformer à la volonté de Dieu dans les maladies et les infirmités, vouloir celles qu'il nous envoie, les vouloir et dans le temps qu'elles viennent et pour le temps qu'elles durent, en vouloir toutes les circonstances, sans désirer qu'une seule soit changée, et cependant faire tout ce qui est raisonnable pour guérir, parce que Dieu le veut ainsi. Pour moi - dit saint Alphonse de Ligori - j'appelle le temps de la maladie, la pierre de touche de l'Esprit; car c'est alors que l'on découvre ce que vaut la vertu d'une âme. Si donc nous sentons que la nature veuille s'émouvoir, s'impatienter, se révolter, il faut réprimer de tels mouvements et même nous humilier profondément de ces tentatives de révolte contre notre Souverain et de notre opposition à ses justes et adorables arrêts. [...]

« Et, en effet, si, comme l'observe saint Éphrem, les hommes les plus grossiers connaissent les fardeaux que leurs chevaux ou leurs mulets peuvent porter et ne leur en imposent pas de trop lourds, pour ne point les accabler, si le potier sait combien de temps son argile doit rester au four, pour être cuite à un point qui la rende propre à nos usages et ne l'y laisse ni plus ni moins, il faudra nécessairement n'avoir conscience ni de ses pensées ni de ses paroles, pour oser dire que Dieu qui est la sagesse même et qui nous aime d'un amour infini, peut charger nos épaules d'un fardeau trop pesant et nous laisser plus longtemps qu'il ne faut dans le feu de la tribulation. Soyons donc sans inquiétude, le feu ne sera ni plus vif, ni de plus de durée qu'il n'est besoin pour cuire notre argile au degré nécessaire. [...]

« Bien plus, d'illustres maîtres de la vie spirituelle enseignent, avec Louis de Blois, que celui qui, à l'article de la mort, fait un acte de parfaite conformité à la volonté de Dieu, sera délivré, non seulement de l'enfer, mais encore du purgatoire, eût-il commis à lui seul tous les péchés du monde. La raison en est - ajoute saint Alphonse - que celui qui accepte la mort avec une parfaite résignation, acquiert un mérite semblable à celui des martyrs qui ont donné volontairement leur vie pour Jésus Christ. Et celui-là, en outre, meurt content et joyeux, même au milieu des plus vives douleurs. [...] » (Cf. également saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Lettre circulaire aux amis de la Croix, § 18 ; Michée, 7 : 9 ; S. Jean, 5 : 13-14.)

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, ouvrage cité plus haut, Sixième et dernière partie et volume, Méditation XXXII : De la providence que Dieu fait paraître dans les afflictions qu’il nous envoie, et dans les désordres qu’il permet en punition ou en expiation de nos péchés, IV. Des maux du corps ; V. Des maux de l’âme,  pp. 286, 287 et 288 :

 

IV. Des maux du corps.

 

« Je considérerai, en quatrième lieu, les soins de la Providence dans les maux corporels, communs ou particuliers ; qu’ils viennent, les uns de causes naturelles, les autres de la malice et de la négligence des hommes. Les tempêtes, les inondations, les guerres et mille autres sortes de maux, auxquels nous sommes exposés, ne fondraient pas sur nous s’ils n’entraient dans le plan de la divine Providence. Est-il dans la cité, disait le prophète Amos, un mal que le Seigneur n’ait fait (1) ? Cette pensée générale nous fournit deux réflexions particulières.

« Premièrement. Dieu règle selon nos forces, le nombre, la qualité, la violence et la durée de nos maladies. Il ne permet pas que le mal dont souffre la tête se jette sur une autre partie ; ni que la douleur dure au-delà du temps qu’il a déterminé. Pour ce qui regarde la guérison, le souverain Médecin y préside comme à tout le reste. Il fait servir à ses desseins l’habileté et les fautes de ceux qui nous traitent, l’application des remèdes, bons ou mauvais, administrés à temps ou à contretemps ; parce qu’à son égard rien n’est l’effet du hasard, et que de lui seul, dit le Sage, vient toute guérison (2). Il a en sa disposition la vie et la mort, la santé et la maladie ; il frappe et il guérit ; il donne et ôte la vie ; il conduit aux portes du tombeau et il en ramène ceux qu’il lui plaît (3). Concluons de là que si, dans la maladie, nous pouvons recourir aux médecins et aux remèdes humains, ce n’est pas toutefois en ces moyens que nous devons mettre notre principale confiance, mais en Dieu, à qui nous devons avant tout recourir par la prière, puisqu’il n’appartient qu’à sa providence de bénir les remèdes que nous prenons, ou de nous en procurer de meilleurs.

« Deuxièmement. La divine Providence veut ou permet les infirmités et les souffrances corporelles pour le bien de notre âme ; pour la purifier de ses fautes, pour lui assurer la victoire sur ses passions, pour lui donner occasion de pratiquer les vertus et de s(y perfectionner : La vertu se perfectionne dans l’infirmité, dit l’Apôtre. Je ne regarderai donc pas la maladie qui afflige le corps, sans me rappeler qu’elle vient de Dieu pour le plus grand bien de mon âme ; et alors j’aurai sujet de me réjouir et de dire avec le grand Paul : Je me glorifierai dans mes infirmités, afin que la vertu de JÉSUS-CHRIST habite en moi (4). Si j’éprouve des répugnances du côté de la chair, je lui dirai avec une grande ferveur d’esprit : Ne veux-tu pas que je boive le calice que mon Père m’a donné (5) ? Si cette infirmité, avec les amertumes qui l’accompagnent, est un calice préparé par la providence de mon Père, il ne peut m’être que très salutaire. Il suffit que Dieu me le propose pour que je le reçoive volontiers d’une main si charitable, et puisqu’il veut que je le boive, je le boirai jusqu’à la dernière goutte, afin d’accomplir en tout sa divine volonté. »

 

V. Des maux de l’âme.

 

« Je considérerai, en cinquième lieu, de quelle manière la Providence remédie aux infirmités de l’âme. Elles sont de deux sortes.

« Premièrement. Les unes sont involontaires. Nous les subissons malgré la peine qu’elles nous causent : ce sont les passions de la chair rebelles à l’esprit, les écarts de l’imagination, et d’autres semblables, qui sont des suites funestes du péché originel (f). […]

« Deuxièmement. Les autres infirmités de l’âme ont pour principe le dérèglement de notre libre arbitre : ce sont les vices et le péché. Bien loin d’entrer dans les desseins de la Providence, le péché sort de l’ordre que Dieu a établi, et il s’oppose directement à la fin principale de son gouvernement, qui est notre salut et sa gloire. Il le permet néanmoins pour ne pas blesser notre liberté, et sa sagesse infinie sait en faire naître de grands biens. Car le péché sert à celui qui le commet pour l’humilier, pour lui inspirer de la défiance de lui-même, pour le rendre plus vigilant à l’avenir et plus fervent dans le service divin. […]

« Au reste, c’est l’enseignement de l’Apôtre, tout coopère au bien de ceux qui aiment le Seigneur (g). Leurs propres péchés les confondent, ceux des autres les instruisent. Si Dieu leur pardonne, ils se sentent pénétrés d’amour et de reconnaissance envers sa miséricorde ; s’il les punit, ils conçoivent une crainte salutaire de sa justice. »

a)  Amos, 3 : 6 ;

b)  Ecclésiastique, 38 : 2 ;

c)   Ecclésiastique, 11 : 14 ; Osée, 6 : 2 ; I Samuel, 2 : 6 ;

d)  II Corinthiens, 12 : 9 ;

e)  S. Jean, 18 : 11 ;

f)    Galates, 5 : 17 ;

g)  Romains, 8 : 28.

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, ouvrage cité ci-dessus, VIe partie et VIe volume, Méditations sur la providence de Dieu, p. 247 :

 

Les Méditations qui vont suivre seront utiles à ceux qui aspirent à la perfection, et de plus à tous ceux qui désirent vivre en paix et se délivrer d’une foule d’inquiétudes soit pour l’âme soit pour le corps, car ces Méditations sont de nature à procurer ce double avantage. Pour moi, je ne comprends pas que l’on puisse trouver en cette vie une paix solide et un contentement véritable, si l’on ne s’appuie sur le Dogme de la Providence, ni qu’une chose créée, je ne parle pas du péché, soit capable de causer un trouble sérieux ou une tristesse inconsolable, quand on pénètre avec une foi vive dans les secrets de l’ordre providentiel (a).

a) Cf. saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire Partie, qu. 22.

 

Marie d’Agréda, la « Cité Mystique de Dieu », livre IVe, ch. XXI : Le Seigneur avertit l’auguste Marie de fuir en Egypte. L’Ange parle à saint Joseph. Plusieurs autres choses relatives au voyage.

 

616. C’est avec cette même douceur de sa Providence qu’il [Dieu, la divine Majesté] donne aux pécheurs le temps de se convertir, et qu’il attend leur conversion comme il attendit celle d’Hérode. S’il usait de son pouvoir absolu et qu’il fît de grands miracles pour arrêter les effets des causes secondes, l’ordre de la nature serait confondu, et en tant qu’auteur de la grâce, il serait en quelque sorte contraire à lui-même comme auteur de la nature. C’est pour ce sujet que les miracles ne doivent éclater que rarement et que pour des fins singulières, car Dieu les a réservés pour des moments opportuns aux il veut manifester sa puissance et se faire connaître auteur de l’univers, et indépendant des mêmes choses qu’il a créées et qu’il conserve. One ne doit pas non plus être surpris de ce qu’il permit la mort des innocents qu’Hérode fit égorger (a). S’il ne jugea pas convenable de l’empêcher par un miracle, c’est que cette mort leur acquit la vie éternelle et une abondante récompense ; cette vie valant sans comparaison plus que la temporelle, que l’on doit sacrifier et perdre pour celle-là ; et si tous ces enfants eussent vécu et fussent morts d’une mort naturelle, peut-être tous n’auraient pas été sauvés. Les œuvres du Seigneur sont justes et saintes en toutes choses, quoique nous ne pénétrions pas maintenant les raisons de leur équité ; mais nous les connaîtrons en lui quand nous le verrons face à face (b).

a)         Cf. S. Matthieu, 2 : 16 ;

b)        Cf. Sagesse, 9 : 14 ; 6 : 8, 17 ; Romains, 8 : 28 ; I S. Pierre, 5 : 7 ; Cantique, 2 : 16 ; Osée, 11 : 3 ; II Corinthiens, 3 : 5 ; Isaïe, 10 : 15 ; Psaumes, 30 : 16.

 

ID., ibid., Sixième et dernière partie et volume, Méditation X : De quatre excellentes propriétés de l’infinie charité de Dieu envers les hommes, et comment nous pouvons les imiter, pp. 99-100 :

 

IV. Profondeur de l’amour de Dieu.

 

« […]

« La quatrième propriété de la charité de Dieu, c’est sa profondeur.

« […]

« Troisièmement. Enfin, cette même charité se découvre dans les secrètes dispositions de la sagesse de Dieu qui fait tout contribuer au bien de ses amis (a). Il veut que les afflictions, les tentations, les misères, les maux qu’ils souffrent eux-mêmes ou qu’ils voient souffrir aux autres, leurs imperfections, les manquements dans lesquels ils tombent par fragilité, tout, en un mot, leur serve de moyen pour croître et pour s’affermir dans son amour. Sa justice même, et les vengeances qu’il exerce sur les pécheurs, font éclater avec une profondeur incompréhensible son infinie bonté. Car, soit qu’il frappe les méchants pour le bien des bons, soit qu’il châtie les bons pour les rendre meilleurs, il multiplie à l’infini les moyens cachés qu’il tire de l’abîme de son éternelle sagesse pour le salut des prédestinés [et n’oublions jamais que seule la bienheureuse Trinité que nous adorons considère toutes choses dans un éternel Présent – ce qui exclut toute critique possible de la part de l’homme ou de toute créature dotée d’intelligence]. »

 

ID., ibid., Quatrième partie et volume, Méditation VII : De la vocation de tous les hommes à se renoncer eux-mêmes, à porter leur croix et à suivre Jésus-Christ, page 94 :

 

« Le démon, il est vrai, nous promet des plaisirs, des richesses, des honneurs, le repos et la liberté ; mais les douceurs dont il flatte notre espérance sont mêlées de tant d’amertumes, qu’elles sont en réalité un supplice, et que les damnés eux-mêmes confessent en enfer qu’ils ont marché par des chemins difficiles, qu’ils se sont lassés dans la voie de l’iniquité (a). Le Fils de Dieu, au contraire, ne nous parle que de croix et d’abnégation de nous-mêmes ; mais ces croix nous sont préparées par la main d’un père ; elles sont proportionnées à nos forces, et accompagnées de tant de douceurs et de consolations célestes, qu’elles deviennent mêmes en cette vie suaves et agréables : en sorte que ceux-là mêmes qui ont suivi longtemps le parti du démon, éprouvent un bonheur inexprimable lorsqu’ils reviennent au service de JÉSUS-CHRIST. »

a)  Sagesse, 5 : 7.

 

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Paroles du vrai Dieu trois fois Saint

Le binôme sacré indissociable : foi et miracle

 

Toutes les paroles du Fils unique de Dieu doivent être reçues littéralement telles quelles ou n’ont pas à être interprétées dans un sens ou dans un autre (a) et les enseignements relatifs à la foi chrétienne se concilier parfaitement avec celles-ci, car, étant donné que Dieu vit dans un éternel Présent (b), ses paroles ne peuvent être tributaires du temps ni contenir des imperfections susceptibles de provoquer des hérésies.

a) Cf. Saint Matthieu, 5 : 37 ; II Corinthiens, 1 : 17-20 ; Apocalypse, 22 : 16, 18 ;

b) Cf. Saint Jean, 8 : 24, 28, 58 ; Exode, 3 : 14.

 

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Saint Matthieu, XXIV, 35 :

 

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » [La quintessence de l’encyclique « Pascendi » contre les modernistes et les évolutionnistes.]

 

Saint Jean, VII, 16 :

 

« Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de Celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il saura si cette doctrine vient de Dieu ou si c'est moi qui parle de moi-même.»

 

Saint Jean, 14 : 23-24 :

  

« Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure (Si quis diligit me, sermonem meum servabit, et Pater meus diliget eum, et ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus). Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.»

 

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S. Jean, 2 : 11 :

 

« Tel fut le premier des signes de Jésus. Il l’accomplit à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. »

 

S. Jean, 15 : 24 :

 

« Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres que nul autre n’a faites, ils seraient sans péché ; mais maintenant, non seulement ils les ont vues, mais ils me haïssent ainsi que mon Père. »

 

S. Luc, 5 : 24-25 :

 

« “ … Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de remettre les péchés, je te l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi. ” Et, à l’instant même, il se leva sous leurs yeux, prit ce sur quoi il gisait et s’en alla chez lui en glorifiant Dieu. »

 

S. Matthieu, 8 : 13 :

 

« … Puis Jésus dit au centurion : “ Va ! Qu’il t’advienne selon ta foi ! ” Et le centurion fut guéri sur l’heure. »

 

S. Luc, 7 : 50 :

 

« … Puis Jésus dit à la femme : “ Tes péchés sont remis.” Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : “ Quel est cet homme qui va jusqu’à remettre les péchés ? ” Mais il dit à la femme : “ Ta foi t’a sauvé ; va en paix.” »

 

S. Marc, 5 : 34 :

 

« Ma fille, lui dit Jésus, ta foi t’a sauvé ; va en paix et sois guérie de ton infirmité. »

 

S. Matthieu, 13 : 58 :

 

« Mais Jésus leur dit : “ Un prophète n’est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison.” Et il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur manque de foi. »

 

S. Matthieu, 16 : 1, 4 :

 

« Les pharisiens et les Saducéens s’approchèrent alors et lui (à Jésus) demandèrent, pour le mettre à l’épreuve, de leur faire voir un signe venant du ciel. … Il leur répondit : “ … Génération mauvaise et adultère ! Elle réclame un signe, et de signe, il ne lui sera donné que le signe de Jonas.” Sur ce, il les planta là et partit. »

 

S. Matthieu, 24 : 11-14 :

 

« … et il surgira beaucoup de faux prophètes et ils induiront en erreur beaucoup de monde ; et par l’excès des iniquités, la charité de beaucoup sera refroidie. Mais celui qui aura tenu jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. Et cet évangile du Royaume sera prêché dans tout l’univers, pour prendre à témoins toutes les nations ; et alors viendra la fin.»

 

S. Luc, 18 : 8 :

 

« … Mais cependant quand le Fils de l’homme viendra [après sa résurrection et avec son corps glorieux], pensez-vous qu’il trouve de la foi sur la terre ? »

 

S. Matthieu, 14 : 29-31 :

 

«  “ Viens ”, dit Jésus. Et Pierre, descendant de la barque, se mit à marcher sur les eaux en venant vers Jésus. Mais, voyant la violence du vent, il prit peur et, commençant à couler, il s’écria : “ Seigneur, sauve-moi ! ” Aussitôt Jésus tendit la main et le saisit, en lui disant : “ Homme de peu de foi, pourquoi, as-tu douté ? ” »

 

S. Matthieu, 15 : 22, 27-28 (cf. également S. Marc, 7 : 28-29) :

 

« Or voici qu’une Cananéenne, étant sortie de ce territoire, se mit à lui crier : “ Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David : ma fille est fort malmenée  par un démon.” … “ De grâce, Seigneur ! reprit-elle, aussi bien les petits chiens mangent-ils des miettes qui tombent de la table de leur maître ! ” Alors Jésus lui répondit : “ O femme, grande est ta foi ! Qu’il t’advienne selon ton désir ! ” Et de ce moment sa fille fut guérie. »

 

S. Matthieu, 17 : 19-20 (cf. également S. Luc, 9 : 40 ; S. Marc, 9 : 18) :

 

« Alors les disciples, s’approchant de Jésus, dans le privé, lui demandèrent : “ Pourquoi nous autres n’avons-nous pu l’expulser (le démon) ? ” – “ Parce que vous avez peu de foi, leur dit-il. Car je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi comme un grain de sénevé, vous direz à cette montagne : ‘ déplace-toi d’ici à là ’, et elle se déplacera, et rien ne vous sera impossible.” »

 

S. Matthieu, 9 : 27-30 :

 

« Comme Jésus s’en allait, deux aveugles le suivirent, qui criaient : “ Aie pitié de nous, Fils de David ! ” Jésus étant arrivé à la maison, les aveugles l’abordèrent et il leur dit : “ Croyez-vous que je puis faire cela ? ” - “ Oui, Seigneur ”, lui disent-ils. Alors il leur toucha les yeux en disant : “ Qu’il vous advienne selon votre foi.” Et leurs yeux s’ouvrirent. »

 

S. Matthieu, 6 : 30, 33 :

 

« Que si Dieu revêt de la sorte l’herbe des champs, qui est aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ! … Cherchez d’abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. »

 

S. Marc, 10 : 46, 50-52 (cf. également S. Matthieu, 20 : 29-34 ; S. Luc, 18 : 35-43) :

 

« Ils (les disciples de Jésus) arrivent à Jéricho. Il comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, (le fils de Timée), Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. … Et lui, rejetant son manteau, bondit et vint à Jésus. Alors Jésus lui adressa la parole : “ Que veux-tu que je fasse pour toi ? ” L’aveugle lui répondit : “ Rabbouni, que je voie ! ” Jésus lui dit : “ Va, ta foi t’a sauvé.” Et aussitôt il recouvra la vue. »

 

S. Jean, 14 : 12-14 :

 

« En vérité, en vérité, je vous dis : celui qui croit en moi, fera aussi les œuvres que je fais et en fera de plus grandes ; car, je m’en vais vers le Père, et quoique vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils ; si vous demandez quelque chose en mon nom, je ferai. »

 

 

La condition « sine qua non » pour que

le monde évite la damnation éternelle :

le baptême  et la persévérance dans

la vraie foi par l’obéissance aux

commandements de Dieu

 

S. Luc, 5 : 24 :

 

« “ Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre (in terra) de remettre les péchés, je te l’ordonne, dit-il au paralysé, lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi.” Et, à l’instant même, le paralysé se leva sous leurs yeux (sous les yeux des scribes et des pharisiens), prit ce sur quoi il gisait et s’en alla en glorifiant Dieu. »

 

S. Matthieu, 28 : 16-20 :

 

« Quant aux onze disciple, ils se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait donné rendez-vous. Et quand ils le virent, ils se prosternèrent ; d’aucuns cependant doutèrent (quidam autem dubitaverunt). Venant à eux, Jésus leur dit ces paroles : “ Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre (Data est mihi omnis potestas in cœlo et in terra). Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé : et voici je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle.” »

 

S. Luc, 3 : 15-16 :

 

« Comme le peuple était dans l’attente et que tous se demandaient dans leur cœur si Jean (le Baptiste) n’était pas le Christ, Jean prit la parole et leur dit à tous : “ Pour moi, je vous baptise avec de l’eau, mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses chaussures ; lui vous baptisera dans l’Esprit et le Feu.” »

 

S. Jean, 18 : 36-37 :

 

« Jésus répondit (à Pilate) : “ Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici.” - “ Donc tu es roi ? ”, lui dit Pilate. - “ Tu le dis ! Je suis roi, répondit Jésus, et je ne suis né que pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.” »

 

S. Jean, 8 : 23-24, 51 :

 

« Les Juifs se disaient : “ Va-t-il se donner la mort, pour qu’il dise : ‘ Où je vais, vous ne pouvez venir ’ ? ” Jésus continua : “ Vous, vous êtes d’en-bas ; moi, je suis d’en-haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. Je vous ai dit : ‘ Vous mourrez dans vos péchés.’ Oui, si vous vous ne croyez pas que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés.” … “ En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort.” »

 

S. Jean, 11 : 25-27, 51-53 :

 

« Jésus lui dit (à Marthe, sœur de Lazare) : “ Je suis la résurrection. Qui croit en moi, fût-il mort, vivra ; et quiconque vit en croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? ” - “ Oui, Seigneur, lui dit-elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir en ce monde.” … Caïphe ne dit pas cela de lui-même ; mais, en qualité de grand prêtre, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation, - et non seulement pour la nation, mais encore pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. »

 

S. Jean, 12 : 44-47, 50 :

 

« Jésus a proclamé : “ Qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en celui qui m’a envoyé. Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n’est pas moi qui le condamnerai, car je ne suis pas venu pour condamner le monde, mais pour sauver le monde. … Les paroles que je dis, c’est donc comme le Père me l’a dit que je les dis.” »

 

S. Jean, 3 : 1-7, 13-18 :

 

« Or, il y avait parmi les pharisiens un homme appelé Nicodème, l’un des principaux d’entre les Juifs. Celui-ci vint trouver Jésus durant la nuit et lui dit : “ Rabbi, nous savons que tu es venu de la part de Dieu comme docteur, car personne ne peut faire les miracles que tu fais si Dieu n’est pas avec lui.” - “ En vérité, en vérité, je te le dis, lui répond Jésus, nul, s’il ne naît d’en-haut, ne peut voir le royaume de Dieu.” - “ Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? lui dit Nicodème ; peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et renaître ? ” - “ En vérité, en vérité, je te le dis, répondit Jésus, nul, s’il ne naît de l’eau [par le baptême] et de l’Esprit, ne peut entrer dans le Royaume des Cieux. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’esprit est esprit. Ne t’étonne pas si je t’ai dit : Il vous faut naître d’en-haut. … Et personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. Et de même que Moïse a élevé le Serpent dans le Désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé [sur la croix], afin que quiconque croit, ait en lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est pas jugé ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.” »

 

S. Jean, 14 : 21, 23-24 :

 

« Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; or, celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. Juda, non pas l’Iscariote, lui dit : “ Seigneur, et qu’est-il donc advenu, pour que tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? ” Jésus répondit et lui dit : “ Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure.” »

 

S. Marc, 8 : 34-38 :

 

« Et appelant la foule avec ses disciples, Jésus leur dit : “ Si quelqu’un veut me suivre, qu’il se renonce, qu’il porte sa croix et marche à ma suite. Car celui qui voudra sauver son âme, la perdra, mais celui qui perdra son âme à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. Car que sert à l’homme d’avoir gagné le monde entier, s’il perd son âme ? Ou que donnera l’homme en échange de son âme ? Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles, au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.” »

 

S. Marc, 13 : 10 :

 

« Car il faut d’abord que l’Évangile soit proclamé à toutes les nations » : Et in omnes gentes primum oportet praedicari Evangelium.

 

S. Marc, 16 : 15 :

 

« Et il (Jésus ressuscité) leur dit (aux onze apôtres) : “ Allez donc dans le monde entier (in mundum universum), proclamez l’Évangile à toute créature (prædicate Evangelium omni creaturæ). Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné (qui vero non crediderit, condemnabitur). Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui ont cru : … ”. »

 

 La voie de la Sainte Croix et de la mortification quotidienne, chemin qui conduit à l’union divine

l’union divine

 

 

S. Matthieu, 7 : 13-14 :

 

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ; car large est la porte et spacieuse la route qui conduit à la perdition et nombreux sont ceux qui s’y engagent. Combien étroite la porte, et resserrée la route qui conduit à la vie ; et peu nombreux sont ceux qui la trouvent. »

 

S. Matthieu, 11 : 12 :

 

« Depuis les jours de Jean, le Baptiste, jusqu’à maintenant, le Royaume des Cieux est pris de force et les violents s’en emparent. »

 

S. Luc, 13 : 23-24 :

 

« Or quelqu’un lui dit : “ Seigneur, dis-nous s’il y aura peu de sauvés. ” Mais lui leur dit : “ Luttez pour entrer par la porte étroite ; car beaucoup, je vous assure, chercheront à entrer et ne pourront pas, après que le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte et que vous commencerez à vous tenir dehors et à heurter la porte, en disant ; ‘ Seigneur, ouvre-nous ! ’ Et il vous répondra : ‘ Je ne sais pas d’où vous êtes ! ’ ” »

 

S. Matthieu, 25 : 1-4, 10-13 :

 

« Alors le Royaume des Cieux sera semblable à dix vierges qui prirent leur lampe et sortirent à la rencontre de l’époux [le Verbe, époux de l’âme]. Cinq d’entre elles étaient imprudentes et cinq, prudentes ; car les imprudentes, en prenant leurs lampes, ne prirent pas d’huile [les vertus] avec elles, tandis que les prudentes prirent de l’huile dans les flacons, avec leurs lampes. L’époux se faisant attendre, elles s’assoupirent toutes et dormirent. À minuit, un cri retentit : “ Voici l’époux ! sortez au-devant de lui.” Alors, toutes ces vierges s’éveillèrent et arrangèrent leurs lampes. Les imprudentes dirent aux prudentes : “ Donnez-nous de votre huile ; car nos lampes s’éteignent.” Les prudentes répondirent, disant : “ Sûrement il n’y en aurait pas assez pour nous et pour vous : allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.” Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux vint. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces. Et l’on ferma la porte. Plus tard, arrivent aussi les autres vierges, en disant : “ Seigneur, ouvre-nous ! ” Mais lui leur répondit : “ En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas [et c’est la damnation éternelle].” Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

 

S. Luc, 12 : 35-36, 39-40 (cf. également S. Marc, 13 : 33-37 ; S. Matthieu, 24 : 43-44) :

 

« Que vos reins restent ceins [voie ascétique] et vos lampes allumées [veille intérieure], et soyez comme des hommes qui attendent leur maître et son retour de noce, afin qu’à son arrivée, lorsqu’il frappera, ils lui ouvrent aussitôt. … Vous le savez, que si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison. Vous aussi, soyez prêts, car vous ne savez pas à quelle heure le Fils de l’homme doit venir. »

 

S. Luc, 18 : 1 :

 

« Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de prier toujours, sans se décourager. »

 

S. Matthieu, 19 : 11, 12 :

 

« Jésus dit à ses disciples : “ … et il y a des eunuques qui se son eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux [célibat, sacerdoce, vie monastique]. Que celui qui peut comprendre, comprenne ! ” »

 

S. Luc, 9 : 23-24 :

 

« Or Jésus disait à ses disciples : “ Si quelqu’un veut faire route derrière moi, qu’il se renonce, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive ! Car celui qui voudra sauver son âme, la perdra ; mais celui qui perdra son âme [ou sa vie] à cause de moi, celui-là la sauvera. Car que sert à un homme d’avoir gagné le monde entier s’il s’est perdu lui-même ou s’il a été condamné ? ” »

 

S. Luc, 14 : 25-27 (cf. S. Matthieu, 37-38 ; S. Marc, 8 : 34) :

 

« Comme les foules nombreuses suivaient Jésus, il se tourna et leur dit : “ Si quelqu’un vient à moi et ne hait pas (non odit) son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères et sœurs, et même encore son âme, il ne peut être mon disciple. Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas à ma suite, ne peut être mon disciple. … Ainsi donc, quiconque parmi vous ne renonce à tous ses biens ne peut être mon disciple.” »

 

S. Matthieu, 10 : 34-35 :

 

« Ne pensez pas que je sois venu jeter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu jeter la paix, mais le glaive [de la Parole]. Car je suis venu séparer un homme de son père, et une fille de sa mère et une belle-fille de sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis ceux de sa maison. »

 

S. Jean, 12 : 23-26 (Jésus annonce à la foule sa mort prochaine) :

 

« Jésus leur répond : “ L’heure est venue que doit être glorifié le Fils de l’homme. En vérité, en vérité, je vous le dis : si le grain de froment tombé dans la terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. Celui qui aime son âme, la perd ; et celui qui hait son âme dans ce monde, la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive : et là où je suis (ibi sum), mon serviteur sera lui aussi ; si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.” »

 

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Catéchisme du Concile de Trente, Troisième Partie, Chapitre trente-unième : Du troisième Commandement, § VI. Quelles sont les œuvres commandées le dimanche :

 

« Le Pasteur n’aura garde d’oublier qu’il doit très soigneusement faire connaître aux Fidèles les œuvres et les actions qu’ils son tenus d’accomplir les jours de Fête. C’est à savoir : d’aller à l’Église, d’assister au très saint sacrifice de la Messe avec une piété sincère et une attention soutenue, et de recevoir fréquemment les divins Sacrements institués pour guérir les blessures de notre âme, et pour nous aider à opérer notre Salut.

« Mais comme il n’y a rien de meilleur ni de plus utile aux Chrétiens que de confesser souvent leurs péchés aux Prêtres, le Pasteur ne manquera pas de les exhorter à remplir ce devoir. Il pourra d’ailleurs puiser ses preuves et ses raisons dans ce que nous avons enseigné et prescrit à cet égard, en parlant du sacrement de Pénitence. Mais il ne se bornera pas à les exciter à la Confession fréquente, il multipliera ses instances les plus pressantes pour leur faire recevoir le plus souvent possible le très saint sacrement de l’Eucharistie. […]

« Mais ceux qui le négligent complètement, par le fait qu’ils désobéissent à Dieu et à l’Église, en méprisant ce Commandement, deviennent les ennemis de Dieu et de ses saintes Lois ; d’autant que ce précepte est de ceux dont l’accomplissement n’impose aucune peine. […] »

 

Ne croyons surtout pas que l’absence momentanée d’un Pape nous dispense d’assister au très saint sacrifice de la Messe ou de n’y assister que quand cela nous convient ou nous plaît ! Et n’oublions pas non plus que toute progression spirituelle passe par le sacrement de Pénitence et que celui qui viole la loi en un point, les méprise tous (a), car nous sommes tous pécheurs et avons été créés de rien ou tirés du néant, par pure bonté, et même d’un autre néant, celui du péché, et que nous ne méritons en toute justice que la damnation éternelle, et que Dieu nous a cependant élevés à la plus haute dignité.

a)  S. Jacques, 2 : 10.

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, ouvrage cité ci-dessus, VIe partie et VIe volume, Méditation XXVII, Dieu déclare que toutes les œuvres qu’il a faites pendant les six jours sont bonnes, et il sanctifie le septième (cf. Genèse, 1 : 31 ; 2 : 1-3), page 235 :

 

I. Dieu juge bonne l’œuvre des six jours.

 

[…] Quant au mal que je découvrirai [en moi], j’en concevrai un véritable repentir, et je l’expierai par une bonne confession, pour me préparer à la célébration du septième jour. Car quiconque désire s’avancer dans la perfection, ne doit pas manquer de se confesser et de communier au moins chaque semaine.

 

ID., ibid., ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et Ier volume, Méditation XXVII : Sur les puissances intérieures de l’âme, II. Les péchés qui naissent de la volonté propre, pp. 264, 265 et 266 :

 

« Je considérerai, en second lieu, les divers péchés qui naissent de la volonté propre, et les maux qu’elle cause dans le monde. Je commencerai à bien comprendre ce que c’est que la propre volonté, car cela seul suffira pour m’inspirer de l’horreur.

« Premièrement. La volonté propre est celle qui cherche uniquement à satisfaire ses désirs, sans se mettre en peine de ce qui plaît à Dieu, ni de ce qui est utile au prochain. […]

« Deuxièmement. La volonté propre est la racine de tous les vices et de tous les péchés que j’ai commis, et de tous ceux qui se commettent dans le monde. On peut les réduire à trois chefs.

« Le premier est une désobéissance générale qui s’étend à tout ce que Dieu commande, soit par lui-même, soit par ses ministres. […]

« Troisièmement. Il suit de là que c’est la volonté propre, reine de tous les vices et de tous les péchés, qui peuple les enfers et sert d’aliment aux feux éternels. Ce qui fait dire à saint Bernard : Qu’il n’y ait plus de volonté propre, et il n’y aura plus d’enfer. Ôtez la volonté propre, et vous ôtez le péché, et par conséquent l’enfer, qui n’existe que pour punir le péché. De plus, s’il est un enfer en cette vie, la volonté propre est à elle-même cet enfer. […] Que cette volonté soit anéantie par la conformité avec la volonté divine, ce qui est maintenant un enfer se changera en purgatoire, et un accroissement de mérite et de récompenses célestes (a). […]

« Ces réflexions me feront comprendre combien j’ai été malheureux de me rendre esclave de ma volonté propre, opposée à celle de Dieu. Je déplorerai mon aveuglement et prendrai la ferme résolution de haïr désormais cette volonté si justement odieuse et de m’en dépouiller, à l’imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui descendait du Ciel pour accomplir, non sa volonté, mais la volonté de celui qui l’envoyait. J’aurai souvent dans la pensée ce qu’il disait, plongé dans cette tristesse et réduit à une agonie mortelle : Mon père, que ce ne soit pas ma volonté, mais la vôtre qui s’accomplisse (b). »

b)  S. Bernard, De la Résurrection, Sermon III, n. 3 ;

c)   S. Jean, 6 : 38 ; S. Luc, 22 : 42.

 

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La Passion de Jésus est le principe de sa gloire et en communiant à sa Passion nous participons à sa gloire et le Père nous glorifie également comme il glorifie son Fils et ainsi nous glorifions le Père à notre tour (a).

a) Cf. S. Jean, 13 : 31-32 ; S. Matthieu, 5 : 48 ; Genèse, 17 : 1 ; S. Jean, 17 : 21-23 ; Romains, 6 : 4 ; 8 : 17 : « Si tamen compatimur, ut et conglorificemur » ; Nombres, 21 : 8-9 ; Colossiens, 3 : 3, 9, 10 ; Lévitique, 19 : 2 ; I Corinthiens, 2 : 2 ; Psaumes, LXXXIII, 83 : 7 : « Ibunt de virtute in virtutem : videbitur Deus deorum in Sion ».

 

La question capitale digne d’un être humain doté de raison et d’intelligence : sa raison d’être.

Cliquez sur : gardstru.htm

 

En ne se référant pas à son essence ou à sa nature pensée par Dieu de toute éternité dans un but bien précis, l’homme perd ipso facto son identité d’homme et tous ses repères historiques ou sa finalité et sa raison d’être, et ne devient plus qu’une misérable chimère sans consistance ni histoire spécifique. Et s’il prétend qu’il n’existe pas de nature humaine créée par Dieu et qu’il descend du singe, et finalement de la pure matière sans forme ni conscience, cela signifierait qu’il serait contenu virtuellement dans le singe et que celui-ci serait déjà au moins un homme en puissance et non pas un singe, et finalement que la matière le contiendrait également virtuellement et serait un homme en puissance, comme un enfant par rapport à un adulte. Et c’est ainsi que l’on en vient à former un homme selon des critères qui s’opposent aux commandements de Dieu et à la loi naturelle (voir plus haut) et qu’on va même lui fabriquer une histoire de toutes pièces (une histoire à sa façon du « salut » de l’homme) - et que l’ennemi de notre nature se réjouit (voir un peu plus haut avec la Franc-Maçonnerie, la Révolution française, Rousseau, Hegel, Marx, Darwin, Kant, le modernisme, etc.).

Nous pouvons soutenir sans la moindre hésitation avec Louis Jugnet que l’’homme moderne moyen, par ses idées transformistes ou évolutionnistes et son absence de vues précises sur le sens de sa destinée, sombre véritablement dans le crétinisme intellectuel (a).

a) Cf. Louis Jugnet, Pour connaître la pensée de saint Thomas d’Aquin, Préambule historique, p. 14, Éditions Bordas, 1964.

 

Louis Jugnet, professeur de « khâgne », Pour connaître la pensée de saint Thomas d’Aquin, pp. 97, 126 et 151-152, Éditions Bordas, 1964 :

 

« Tout d’abord, les questions métaphysiques sont difficiles et hautement abstraites. Ce n’est pas être injurieux pour le genre humain que de constater que sa majorité est plus incline à jouer aux boules ou à produire des objets manufacturés qu’à spéculer sur l’être ou la substance. Même en sa partie intellectuelle, notre espèce comprend plus de gens doués pour l’observation et le calcul que pour l’étude des essences. N’étant pas de purs esprits, nous sommes tributaires des sens, et il est quasi-impossible à certains de nos semblables de dépasser le plan imaginatif, d’où leur facilité à accuser les métaphysiciens de logomachie et de verbalisme, car pour eux les mots d’essence, substance, etc. ne recouvrent rien de net. […] Que la physique, toute occupée à établir un filet de relations mathématiques entre des variables ne s’occupent guère de l’idée de substance, nous le concédons bien volontiers, mais ceci ne nous paraît en aucune façon entraîner la disparition de cette notion, puisque nous avons établi la distinction entre science expérimentale et philosophie, ainsi que l’inéquation foncière de la physique mathématique vis-à-vis du réel considéré dans toute sa richesse. De plus, si la science se désintéresse de l’idée de substance, elle la suppose tout de même en dernier ressort, puisqu’enfin les relations qu’elle établit entre les phénomènes impliquent, sous peine d’inintelligibilité, qu’il y a des centres, des « noyaux » d’être et d’action. […] Soulignons pour le moment qu’étudiés de près, avec bonne foi et patience, prises corrélativement, les preuves thomistes ne peuvent manquer de faire impression, et, du moins, d’inciter à la réflexion. Il est absolument ridicule de prétendre les balayer d’un revers de la main, comme le font certains pseudo-philosophes de nos jours. On constatera qu’elles reposent toutes sur le même principe fondamental : le plus ne peut sortir du moins, l’inférieur s’explique par le supérieur, et non l’inverse. Comme le dit le P. Garrigou-Lagrange, le dilemme est inévitable : le vrai Dieu, ou l’absurdité radicale (1). Il est parfaitement vain de considérer cette idée de Dieu comme liée à une science périmée, ou à un substantialisme d’origine imaginative ou spatiale. M. Gilson le rappela jadis en termes forts et décisifs contre les caricatures brunschvicgiennes (2). »

1)  Cf. Dieu, Son Existence et sa Nature, Éditions Beauchesne, Paris, 1950, Première partie, pages 338-342, 41° Les cinq preuves-types aboutissent à cinq attributs qui ne peuvent convenir qu’à l’Être même subsistant au sommet de tout, et Deuxième partie, pages 750-759, 71° Conclusion : Le vrai Dieu ou l’absurdité radicale ;

2) Sur la fameuse « querelle de l’athéisme », v. Bulletin de la Société française de philosophie, mai-juin 1928.

 

Un Catholique français (Fernand Crombette), La Révélation de la Révélation, Ceshe, Tome I, 2e édition, p. 194 :

 

« Dès les premiers mots de la Bible, la question de l’athéisme se trouve posée. L’hypothèse d’un chaos primitif d’où serait sorti spontanément un monde ordonné, est aussi contradictoire que celle qui ferait naître l’être du néant. L’ordre des choses suppose une ordonnance préalable et une force réalisatrice ordonnée. Le fonctionnement régulier de l’univers implique des lois, et donc un législateur. Supposer l’existence de ces forces et de ces lois dans la nature elle-même serait attribuer à la nature non seulement le principe de l’ordre de l’harmonie, de la finalité, mais encore une infinité de principes d’ordre, d’harmonies, de finalités. Car, pourquoi une même matière initiale, par exemple, se répartirait-elle spontanément en une multitude d’objets de formes, de développements, de destinations diverses ? Ce qui existe suppose des forces ordonnées et non aveugles. »

 

Saint Bernard de Fontaines (1091 – 1153), abbé de Clairvaux, Docteur de l’Église, le Prophète de l’Occident qui, au concile d’Estampes, en 1130, assura le bien-fondé de l’élection d’Innocent II dont on reconnaissait cependant l’irrégularité initiale de son intronisation au même titre que celle d’Anaclet II, Traité de l’Amour de Dieu, Chapitre VII : On ne peut aimer Dieu sans profit ; et le cœur humain ne saurait se rassasier de biens temporels, cliquez sur : AMOUR DE DIEU :

 

« 18. Il est dans la nature de tout être raisonnable de désirer, chacun selon sa pente et sa manière de voir, ce qui lui semble mieux que ce qu'il possède, et de n'être jamais satisfait d'une chose qui manque précisément de ce qu'il voudrait trouver en elle. Citons des exemples : […] Il n'y a pas de fin à tout cela, parce que dans toutes ces choses, on ne saurait trouver un point qui fût proprement le plus élevé et le meilleur. Mais faut-il s'étonner que ceux qui ne peuvent s'arrêter tant qu'ils ne possèdent pas ce qu'il y a de plus grand et de plus parfait, ne soient jamais satisfaits de ce qui est moins bon et moins élevé ? Mais ce que je trouve insensé au-delà de toute expression, c'est qu'on désire toujours des choses qui ne sauraient jamais, je ne dis pas satisfaire, mais simplement endormir nos convoitises. Quoi qu'on possède, on n'en désire pas moins ce qu'on n'a pas encore, et c'est toujours après ce qui nous manque que nous soupirons davantage. […] Si on veut ainsi atteindre au but qu'on se propose et acquérir enfin ce dont la possession met le comble à tous les vœux, pourquoi chercher de tant d'autres côtés ? C'est s'écarter du droit chemin, et la mort arrivera bien avant qu'on ait atteint le but désiré.

« 19. C'est dans tous ces détours que s'égarent les impies qui cherchent, par un mouvement naturel, à satisfaire leur appétit et négligent, comme des insensés, les moyens d'arriver à leurs fins; je veux dire, à être consommés et non pas consumés. Or, ils se consument en de vains efforts et n'arrivent pas à un bonheur consommé ; car, ils sont plus épris des créatures que du Créateur, et, ils s'adressent à elles toutes et les essayent les unes après les autres, avant de songer à essayer du Seigneur qui les a toutes faites. […] » Les jeux

  

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Les jeux peuvent devenir nocifs (ce « dont les tyrans ont besoin »

pour abrutir et asservir les foules complaisantes)

 

Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 6 [<Bonheur, activité et jeu>] :

 

« Ce n’est donc pas dans le jeu que consiste le bonheur [ni “dans le pouvoir absolu”, “d’où ne découlent pas non plus les activités vertueuses”]. Il serait en effet étrange que la fin de l’homme fût le jeu, et qu’on dût se donner du tracas et du mal pendant toute sa vie afin de pouvoir s’amuser ! […] Le jeu est, en effet, une sorte de délassement, du fait que nous sommes incapables de travailler d’une façon ininterrompue et que nous avons besoin de relâche. […] Ce n’est pas, en effet, dans de telles distractions que réside le bonheur, mais dans les activités en accord avec la vertu, comme nous l’avons dit plus haut. »

 

ID., 7 (<La vie contemplative ou théorétique>)

 

« Mais si le bonheur est une activité conforme à la vertu, il est rationnel qu’il soit une activité conforme à la plus haute vertu, et celle-ci sera la vertu de la partie la plus noble de nous-mêmes. Que ce soit donc l’intellect ou quelque autre faculté qui soit regardé comme possédant par nature le commandement et la direction et comme ayant la connaissance des réalités belles et divines, qu’au surplus cet élément soit lui-même divin ou seulement la partie la plus divine de nous-mêmes, c’est l’acte de cette partie selon la vertu qui lui est propre qui sera le bonheur parfait. Or que cette activité soit théorétique, c’est ce qu nous avons dit.

« Cette dernière affirmation paraîtra s’accorder tant avec nos précédentes conclusions qu’avec la vérité. En effet, en premier lieu, cette activité est la plus haute, puisque l’intellect est la meilleure partie de nous-mêmes et qu’aussi les objets sur lesquels porte l’intellect sont les plus hauts de tous les objets connaissables. Ensuite elle est la plus continue, car nous sommes capables de nous livrer à la contemplation d’une manière plus continue qu’en accomplissant n’importe quelle action. »

 

Si Dieu ne s’était pas manifesté par l’incarnation de son Verbe (a), les hommes n’auraient jamais rien su au sujet de sa nature réelle ; et nous en serions réduits à ne reconnaître que son existence en tant que Moteur premier de l’univers, Source éternelle de l’être (b) (et non Acte pur, car l’agir suit l’être et non le contraire), par la preuve métaphysique de l’être, ce qui est déjà fort louable, mais ne nous dit pas pour quelles raisons nous avons été créés et comment nous pourrons parvenir jusqu’à notre souverain Bien et jouir éternellement de ses bienfaits. En effet, si Dieu est resté muet sur la question capitale de nos fins dernières, toutes les religions ne deviennent qu’un misérable produit de la raison humaine en progrès continu et indéfini et évoluant selon les besoins de notre temps (c). Ainsi la notion de vraie religion disparaît et toutes les religions se valent et conduisent au Dieu de l’univers (i.e. au Dieu qui vient de l’univers) et non à Jésus Christ, c’est-à-dire au Dieu de Dieu par qui tout a été fait (d). Et nous sommes là en plein pseudo concile Vatican II. Quant à ceux qui disent dans leur cœur : « Il n’y a pas de Dieu », nous pouvons les traiter d’insensés (e), car il convient dans la vie de se déterminer et rationnellement (logique) et intelligemment (principes), l’intelligence étant spécifiée par l’être. Il faut choisir : Dieu ou l’absurde. Effectivement, partant des principes (f) que « l’Être ne peut pas venir de la Nuit, de la Confusion universelle et du Non-Être » (g), et qu’« aucun effet ne peut dépasser la capacité de sa cause » (h), nous sommes en droit de conclure également qu’il est insensé de soutenir que Dieu ou l’Être-même, l’Infini en essence (i), le Souverain Bien, n’existe pas (j) et que l’univers n’a pas été créé (k). Notre monde a vraiment perdu l’intelligence au sens propre du terme ; et sa raison, ne partant pas de vérités reconnues, et par conséquent  toujours en mouvement, tourne présentement à vide et cherche à fuir sa misère en se réfugiant dans des plaisirs factices et des conversations frivoles ou des jeux qui ne font travailler que notre mémoire, et se montre finalement incapable de parvenir à une conclusion certaine dans tous les domaines de la connaissance scientifique et tout particulièrement dans celui de la métaphysique qui lui est complètement fermé et qui étudie l’étant comme étant (ou l’être en tant que tel) et ses propriètés inhérentes (l).

a) Cf. S. Jean, I, 1, 14 et 18 ;

b) Cf. S. Jean, I, 3 ; I S. Jean, I, 1-3 ;

c) Cf. Syllabus, Prop. 4 et 5 ;

d) Cf. Credo ;

e) Cf. Psaumes XIII, 1 ;

f) Principes immédiats, i.e. évidents par eux-mêmes. – Cf. Aristote, Métaphysique, livre D, ch. 1, 1012 b 35 : Principe : « Se dit d’abord du point de départ du mouvement de la chose. Est aussi le meilleur point de départ pour chaque chose. » ; livre G, ch. 3, 1005 b 12 ss. ; S. Thomas d’Aquin, Commentaire de S. Thomas d’Aquin sur les Post-Analytiques d’Aristote, Seconds analytiques, I, l. 5, nos 6-7 ; Contra Gentiles, livre 4e, ch. 95, et livre 3e, ch. 47 (principes naturellement connus) ;

g) Aristote, Métaphysique, livre L, ch. 7, 1072 a 20 ;

h) S. Thomas d’Aquin, S. th., 1re partie, q. 84, a. 6, diff. 3 : « Effectus non se extendit ultra virtutem suae causae. » ;

i) ID., ibid., q. 84, a. 2 ;

j) Cf. Psaumes XIII, 1 (cité plus haut) ;

k) S. Thomas d’Aquin, S. th., 1re partie, q. 7, aa 1-3 (Deux infinis sont contradictoires, et tout corps est fini ou limité).

l) Cf. Aristote, Métaphysique, Livre G, chap. I, 1003a 21-22 : grec : « Estin episthmh tis h Qewrei to on h on kai toutw uparcouta kaq auto », latin (G. de Moerbeke) : « Est autem scientia quædam quæ speculatur ens et quæ huic insunt secundum se ». – Cette science « est la plus certaine de toutes les sciences, en tant qu’elle atteint les premiers principes des êtres, qui sont en eux-mêmes les plus connus » (S. Thomas d’Aquin, Commentaire de l’Éthique à Nicomaque d’Aristote, VI, leç. 5, nos 1181-1182 ; cf. ibid., nos 1175 et VI, leç. 10, no 1258).

 

Le mythe de la théorie de l'Evolution, la réalité de la Création

 

S. Jean, 17 : 24 (parole de Jésus-Christ, le Verbe incarné) :

 

« Père, je veux que là où je suis (« ibi sum ») ceux que vous m’avez donnés y soient avec moi, afin qu’ils contemplent la gloire que vous m’avez donnée, parce que vous m’avez aimé avant LA CRÉATION DU MONDE. » (Cf. Genèse, I : 1 ; S. Jean, I, 1-3 ; 8 : 58 ; Actes, 17 : 24 ; Éphésiens, I : 4 ; 4 : 9-10 ;  IIe Épître de S. Pierre, 3 : 3-4.)

 

Saint Thomas d’Aquin, Commentaire de la Métaphysique d'Aristote, Prologue :

 

« Enfin, la science maîtresse, et qui est supérieure à toute science subordonnée, est celle qui connaît en vue de quelle fin chaque chose doit être faite, fin qui est, dans chaque être, son bien, et, d'une manière générale, le souverain Bien dans l’ensemble de la Nature. »

 

Essai de Métaphysique thomiste, par le P. J. Wébert des Frères Prêcheurs, Éditions de la Revue des Jeunes, Desclée et Cie, 30, rue Saint-Sulpice, Paris – VIe, 1927, pages 140 et 141 :

 

« Mettre, à l’origine des choses, de l’indéterminé, de l’inactuel, supposer un chaos qui, sans l’intervention d’un acte préexistant, deviendrait un cosmos merveilleusement actuel, c’est anéantir du même coup l’intelligence. […] Mais que cette vision amoindrie du monde ait pu redevenir familière [en 1927 !], au temps même où les progrès des sciences et des arts sont si remarquables, cela témoigne d’une étrange déchéance métaphysique. »

 

La philosophie du devenir ou de l’évolution créatrice

peut-elle éviter le panthéisme ?

 

R. P. Réginald Garrigou-Lagrange, O. P. (dominicain, 1877-1964), Le réveil du modernisme, extrait de « La Vie Intellectuelle », mars-avril 1930 : P_Garriglag_devpant.htm (sa vie et son œuvre : P_Garrilag_biog.htm)

 

« Dieu nous a-t-il donc mis au monde pour ne songer qu’à nous divertir, comme s’il n’y avait ni ciel ni enfer ? Est-ce une chose si peu importante de sauver notre âme ou de la perdre éternellement ? Si à cet instant la mort nous frappait (ce qu’à Dieu ne plaise), que deviendrions-nous pour toujours ? » (Cf. l’« Histoire de saint Ignace de Loyola » du P. Bartoli cité plus haut, pp. 106-107.) 

 

Sur la question du mal et les preuves de l’existence de Dieu, cliquez sur : eternelc.htm

 

Sur la vraie religion, cliquez sur : eglise.htm

 

Principe : Tout ce qui arrive en ce monde, sans aucune exception, hors le péché seul, vient immédiatement de Dieu et de l’ordre de sa volonté. (Cf. Job, I, 21.)

 

      Notre mort n’est pas naturelle. Elle est venue par le péché du premier homme. Dieu nous a créés en état de grâce et non en état de péché, ni même en état de pure nature, parce qu’il est infiniment bon et infiniment aimable et que le péché lui déplaît. Au fond, à proprement parler, la mort est un châtiment de Dieu et le salaire du péché dont Jésus a payé le prix par sa passion et sa mort sur la croix pour nous conduire à la vie éternelle. Dieu ne nous a pas créés pour que nous mourions. Ce serait stupide de le croire. Ne faisons pas de Lui un Dieu mauvais et détestable ! Et attention au naturalisme ! (Cf. Genèse, I, 26-27, 31 ; III, 19, 24 ; Sagesse, II, 23-24 ; Romains, V, 12 ; S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire partie, question 95, article 1 : « homo creatus fuit in gratia » ; ID., ibid., qu. 97, art. 1 : « ante peccatum homo erat immortalis ». – Cf. la « Cité Mystique de Dieu », Marie d’Agréda, ouv. cité plus bas, IIIe partie, livre VIIIe, § 742).

Celui qui dit que la mort est naturelle (naturalisme) s’oppose contradictoirement à la révélation chrétienne. « Une légère erreur dans les principes, dit le Docteur angélique  dans son “De ente et essentia”, engendrant une conclusion gravement erronée », l’erreur n’étant pas légère, on imagine la valeur qu’il faudrait attribuer à toute conclusion qui serait tirée de cette prémisse majeure.

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIae, q. 164, a. 1, ad. 1 :

 

« Et sic mors est naturalis, propter conditionem materiæ : et est pœnalis, propter amissionem divini beneficii præservantis a morte : Et ainsi la mort est naturelle, à cause de la condition de la matière, et elle est aussi pénale, à cause de la perte du bienfait divin qui préservait de la mort. »

 

L’âme intellectuelle, « premier principe de l’action » (a), est « la forme substantielle qui donne l’être absolument » (b). « Et ainsi [Et sic] » dit Saint Thomas (cité plus haut, q. 164), c’est-à-dire de cette façon, du point de vue de la matière ou matériellement parlant, voire du point de vue matérialiste, « la mort est naturelle », mais celle-ci ne l’est pas du point de vue formel ou formellement parlant ou encore du point de vue de l’être ou de la réalité qui subsiste par soi (per se subsistit, aliquid subsistens). Ces deux points de vue ne sont donc pas conciliables, car le premier relève plutôt de la  raison, voire du rationalisme, et le second de l’être ou de ce qui est (res esse sicuti est), c’est-à-dire de la vérité ou de la Révélation. Notre foi exige donc que nous nous attachions davantage au second point de vue qui est celui de Dieu, l’Être même subsistant (ipsum Esse subsistens). La mort est un état violent contre notre nature profonde. C’est un secret pour personne ! (c)

a) Cf. Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, I, q. 77, a. 1, ad quartum (« Et ideo forma substantialis est primum actionis principium) ;

b) ID., ibid., I, q. 77, a. 6, resp. (« … quia forma substantialis facit esse simpliciter ») ;

c) Cf. Genèse, I, 26-27, 31 ; III, 19-24 ; Sagesse, II, 23-24 (v. 23 de la Vulgate : « Quoniam Deus creavit hominem inexterminabilem » : Parce que Dieu créa l’homme impérissable) ; Job, XIX, 26 ; Ézéchiel, XXXVII, 5 ; Romains, V, 12 ; VIII, 22 ; Actes, III, 21 ; Apocalypse, XXI, 4, etc.

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), L'Amour de la Sagesse éternelle, paragraphes 37 et 38 :

 

« [37] La Sagesse éternelle fit, pour ainsi dire, des copies et expressions brillantes de son entendement [correspondant au Fils], de sa mémoire [correspondant au Père] et de sa volonté [correspondant au Saint-Esprit] et les donna à l'âme de l'homme pour être le portrait vivant de la Divinité [avec Ses trois Personnes] ; elle alluma dans le cœur d'Adam un incendie de pur amour pour Dieu, elle lui forma un corps tout lumineux (a), et elle renferma en lui, comme en raccourci, toutes les perfections différentes des anges, des bêtes et autres créatures [faisant ainsi de l'homme un microcosme].

" [38] Tout dans l'homme était lumineux sans ténèbres, beau sans laideur, pur sans souillures, réglé sans désordre et sans aucune tache ni imperfection. Il avait pour apanage la lumière de la Sagesse dans son esprit, par laquelle il connaissait parfaitement son Créateur et ses créatures. Il avait la grâce de Dieu dans son âme, par laquelle il était innocent et agréable aux yeux du Très-Haut. Il avait dans son corps l'immortalité (b). Il avait le pur amour de Dieu dans son cœur, sans crainte de la mort, par lequel il l'aimait continuellement, sans relâche, et purement, pour l'amour de lui-même, transporté en Dieu, sans qu'il eût aucune passion à vaincre ni aucun ennemi à combattre. »

a) Cf. S. Matthieu, XVII, 2 (Jésus, le nouvel Adam).

b) Romains, V, 12, 14 : " C'est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu'ainsi la mort s'est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché... [...] Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. "

 

Saint François de Sales (1567-1622), le « Docteur de l’Amour »,

Traité de l’amour de Dieu, livre VI, chapitre VII :

 

« … ainsi arrive-t-il à plusieurs saints et dévôts fidèles, qu’ayant reçu le divin Sacrement qui contient la rosée de toutes bénédictions célestes, leur âme se resserre et toutes les facultés se recueillent, non seulement pour adorer ce Roi souverainement présent d’une présence admirable à leurs entrailles, mais pour l’incroyable consolation et rafraîchissement spirituel qu’ils reçoivent, de sentir par la foi ce germe divin de l’immortalité en leur intérieur. »

 

Saint Augustin (354-430), La Cité de Dieu, Livre XIV, XXVIII :

 

« Deux amours ont donc fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste. » Bien sûr, il faut se garder d’interpréter cette formule célèbre en la faisant passer sous les fourches Caudines du pseudo concile Vatican II, à l’instar des professeurs des universités laïques, c’est-à-dire des professeurs inféodés au naturalisme maçonnique. (Cf. Exercices spirituels, S. Ignace de Loyola, 1491 – 1556, La méditation de deux étendards : meditación de dos banderas.)

 

Si toutes les religions se valent, toutes conduisent au salut des âmes ou à la béatitude éternelle. Or cette assertion pèche contre le bon sens, car Dieu, le Souverain Bien et la souveraine Vérité, infini et éternel, ne peut pas Se contredire en révélant à l’une ce qu’il nie ou condamne dans les autres. Elle pèche également contre une parole fondamentale du Christ, le Verbe incarné, qui, avant d’être enlevé au ciel et de s’asseoir à la droite de Dieu, a dit à ses apôtres : « Allez par le monde entier, proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné » (a). Il est vraiment désolant de rappeler ces paroles du Verbe éternel du Père à des personnes qui se prétendent chrétiennes et égarent celles qui les suivent dans leur apostasie en participant à leurs œuvres de déchristianisation mondiale. « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu » (b). La parole de Dieu est vraie, immuable et éternelle. « La vérité de toutes les choses a été d’éternité du fait qu’elle a été dans l’intellect divin » (c). Et Jésus est la Voie, et la Vérité, et la Vie » (d).

a)  S. Marc, XVI, 15 ;

b)  S. Jean, I, 1 ;

c)   S. Thomas d’Aquin, De Veritate, article V ; 

d)  S. Jean, XIV, 6 ; XVII, 17 : « Sanctifiez-les dans la vérité. Votre parole est vérité » : Sanctifica eos in veritate. Sermo tuus veritas est.

 

R. P. Vinson (voir plus bas), Le modernisme : encyclique Pascendi du pape saint Pie X :

 

« Le [pseudo] Concile Vatican II n’a pas recherché la vérité, n’a pas recherché ce que Dieu veut mais il a recherché ce qui répond aux besoins des hommes du XXe siècle, il a voulu adapter la vérité évangélique à la conscience des hommes. Ce qui est bien du modernisme. » [Les hommes « voulant que Dieu vienne droit à leurs affections déréglées » (mas quieren que Dios venga derecho a sus affecciones desordenadas) : Exercices spirituels, § 169 : Préambule pour faire élection.] (Maison Saint-Joseph – Serre-Nerpol – 38470 Vinay – tél. : 04 76 64 24 11.). – Le monde doit s’ouvrir à Dieu et non l’inverse ! -  Cliquez sur : pascendi.htm

Ce qu’il convient de savoir au sujet du R. P. Georges Vinson (1915 – 1999) - A.M.D.G. : vinsongp.htm

 

Quand le mauvais ange veut amener une âme pieuse à ses intentions damnées et perverses, pour ne pas l’effrayer et passer inaperçu, il ajoutera toujours à de bonnes choses du poison à petites doses ou des éléments doctrinaux séduisants mais amphibologiques et parfois même directement en opposition avec le magistère de l’Église qui finiront peu à peu par ruiner sa foi et la conduire à l’apostasie (a), car, comme le dit à très juste raison saint Thomas d’Aquin dans ses Questions quodlibétiques (b), se référant à la parole de l’Apôtre dans 2 Co., 6 : 14, « il ne faut pas ajouter de fiction à la vérité, car il n’existe aucune entente entre la lumière et les ténèbres ». C’est ce qui s’est fatalement produit avec les textes du pseudo Vatican II ; et c’est ainsi que le monde catholique s’est réveillé moderniste sans même s’apercevoir qu’il avait perdu son identité. 

a) Le pseudo Vatican II, une doctrine mêlée d’erreur, acte qui a son principe dans l’hypocrisie, un vin mêlé de fiel et d’absinthe, un raisin aussi amer que le fiel, un vin composé du fiel des dragons (Thren., III, 19 ; Deut., XXXII, 32-33). Cf. Les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, Règles pour mieux connaître les esprits, Première Semaine, § 326, et Seconde Semaine, § 334 ;

b) Quolibet 5, qu. 6, rép.

 

     Il n’est pas possible que les textes d’un concile entériné par un Pape soient mêlés de vérités et d’erreurs, car cela signifierait que la fureur de l’enfer est parvenue à semer dans le Magistère de l’Église la fausseté de son ivraie (a) et à obscurcir la lumière de la sainte foi.

a) Cf. S. Matthieu, 13 : 25. – La tunique du Sauveur, figure de l’Église son épouse, doit se maintenir toujours sans couture, dans une même foi et une même charité. Elle est tissue d’une seule pièce et ne souffre aucune division : cf. S. Jean, 19 : 23 : « Erat autem tunica inconsutilis ».

 

  Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, 1965, Casterman, pages 157-158 :

 

« Saint Pierre est bien l’organe de l’Église et il parle en son nom auctoritativement, en tant que sa foi renferme et forme la foi de l’Église (forma Petri). ». - Dict. lat.-fr. de Ch. Lebaigue : « AUCTOR, oris, m. f. n. 1° En gén. Celui qui produit, qui a l’initiative d’une chose, agent, auteur ; en partie, fondateur (d’un édifice, d’une ville), auteur (d’une œuvre d’art) ; auteur ou chef d’une race, père ; Auctor frugum. Virg. Qui fait naître les fruits de la terre. »

 

 Apocalypse, XXI, 4 et 5 :

 

« Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n’y en aura plus ; de deuil, de cri et de peine, il n’y en aura plus ; parce que le premier monde s’en est allé. Et Celui qui siège sur le trône déclara : “ Voici que je fais nouvelles toutes choses.” Et il dit : “ Écris ! parce que ces paroles-ci sont fidèles et véridiques.” Et il me dit : “ Elles sont accomplies. Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, le principe et la fin.” »

 

Idem, verset 8 :

 

« Mais pour les lâches (gr. deiloiς ; lat. timidis), les incrédules, les dépravés, les homicides, les fornicateurs, les sorciers, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre ; ce qui est la seconde mort. »

 

S. Jean, 14 : 30 :

 

Jésus : « Je ne m’entretiendrai plus avec vous, car le Prince de ce monde vient. Contre moi il ne peut rien ».

 

I S. Jean, 3 : 8 :

 

« C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu (a). »

a) Cf. les Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, par le Vénérable Père Louis Du Pont, ouv. cité plus haut, Quatrième partie et volume, Méditation VII : De la vocation de tous les hommes à se renoncer eux-mêmes, à porter leur croix et à suivre Jésus-Christ, page 89 – « C’est la parabole du “ Règne ”, dans les Exercices de Saint Ignace, 2e semaine, 4e jour. »

 

S. Matthieu, 16 : 27 :

 

Jésus : « Le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. »

 

Sagesse, 5 : 7 (les damnés confessent eux-mêmes leurs iniquités) :

 

« Nous nous sommes lassés (lat., lassati sumus) dans les voies de l’iniquité et de la perdition, et nous avons marché par des chemins difficiles, et la voie du Seigneur, nous ne l’avons pas connue ! De quoi nous a servi notre orgueil ? Que nous ont valu richesse et jactance ? Tout cela a passé comme une ombre fugitive. »

 

 

 Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda [1602-1665], abbesse du Monastère de l’Immaculée Conception de la ville d’Agréda, de l’Ordre de S. François, La Cité Mystique de Dieu, Ire Partie, Livre Ier, ch. XVII,  § 257 (« Poursuivant le mystère de la conception de la très-sainte Vierge, le chapitre vingt et unième de l’Apocalypse me fut expliqué ») :

 

« Et quoiqu’à la vérité les catholiques conservent la foi et les créances de ces mystères, ils semblent néanmoins, par le mépris qu’ils témoignent à les reconnaître, et par celui qu’ils supposent en les oubliant, les nier tacitement, vivant comme s’ils ne les croyaient pas. »  

 

 

Évangile selon saint Matthieu, IV, 4 :

 

« Mais Jésus répondit au diable, lui disant : Il est écrit : “ L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ” (Deutéronome, VIII, 3 ; S. Luc, IV, 4 ). »

 

Évangile selon saint Marc, VIII, 38 (et cf. saint Luc, IX, 26) :

 

« Car celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »

 

Indissolubilité du mariage chrétien

 

Évangile selon saint Matthieu, 19 : 3-5, 10-12 :

 

« Et des Pharisiens s’approchèrent de Jésus pour le mettre à l’épreuve et lui dirent : “ Dis-nous s’il est permis de répudier sa femme pour n’importe quelle raison.” Il répondit en ces termes : “ N’avez-vous pas lu dans l’Ecriture que Celui qui a tout fait dès le commencement les fit mâle et femelle ? Et Il a dit : A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair. De sorte qu’ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Qu’un homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni (a).” […] Les disciples lui disent : “ Si telle est la condition de l’homme avec sa femme, mieux vaut ne pas se marier.” Il leur dit : “ Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux auxquels cela a été donné. Car il y a des eunuques qui sont né tels dès le sein de leur mère ; et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels à cause du Royaume des Cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne ! ”. »

a) Cf. Genèse, I, 27 ; Deutéronome, XXIV, 1. – Dépendance : Mt. XIX, V et Lc. XVI.

 

Évangile selon saint Marc, X, 11-12 :

 

« Jésus leur dit : “ Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre, commet un adultère à l’égard d’elle [sa vraie femme]. Et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère (a).” »

a) Cf. S. Luc, XVI, 18.

 

Épître aux Hébreux, 13 : 4 et 8 :

 

« Que le mariage soit honoré de tous et le lit nuptial sans souillure. Car Dieu jugera fornicateurs et adultères. […] Jésus-Christ est le même hier et aujourd’hui, il le sera à jamais. »

 

Psaumes,  CXXVI, 1 :

 

«  Si Dieu ne bâtit pas la cité, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. »

 

Isaïe, XLVIII (48), 17-18 :

 

« Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous enseigne des choses utiles, et qui vous gouverne dans la voie où vous marchez. Que n’avez-vous obéi à mes commandements ! Votre paix serait comme un fleuve, et votre justice comme les abîmes de la mer. »

 

 

Le Secret de La Salette, 19 septembre 1846 :

 

« Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue : vingt-cinq ans d'abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre. »

Cliquez sur : calvat.htm

 

Idem :

 

« Les gouvernements civils auront tous un même dessein qui sera d’abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l’athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices. »

 

Saint Augustin, « De vera religione » (vers 390) : « La vraie religion »,

II : Sur le mal et le salut ; toute vie est de Dieu ; la mort de l’âme, une

perversion, XI, 22 :

 

« C’est pourquoi un vivant qui trouve ses délices dans la jouissance du corps et néglige Dieu, penche vers le néant et c’est la perversion. »

 

              Dieu, en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être, a disparu de la vie humaine. Un monde qui ne goûte que les choses terrestres  a fini par engendrer  un monstre semblable à la Bête apocalyptique qui surgit de l’Abîme (cf. Apocalypse, XI, 7 – cf. Lévitique, chap. XIX).

 

Élection présidentielle de 2007 :

 

Nous avons constaté et déploré que tous les présidentiables  s’étaient réclamés  – consciemment ou non – de la doctrine du naturalisme maçonnique (1) contredisant absolument le catholicisme bimillénaire et ont fait ainsi acte d’apostasie de la foi traditionnelle : seul a prévalu l’« homo  œconomicus » sous l’égide de la Bête apocalyptique (2).

1. Cf. l’encyclique « Humanum Genus » du pape Léon XIII sur la secte des francs-maçons, 2°, B, b : La séparation de l’Église et de l’État voulue  par la franc-maçonnerie.- 2. Cf. S. Jean, XII, 31-32 ; XIV, 2-4 ;  Héb., XIII, 14 ;  I Pierre, I, 3-5 ; Apo., XXII, 14-15.)

Lectures Françaises

Lectures Françaises, Revue de politique française, L’effet de serre et la révolution écologique par Pascal Bernardin (pages 33 à 46), 50e année, n° 601-602, mensuel mai-juin 2007, D.P.F., B.P. 1, 86190 Chiré-en-Montreuil, tél. 05 49 51 83 04, p. 42 :

 

« La révolution écologique vise d’abord à détruire le christianisme dans tous ses éléments : conception de Dieu, de l’homme et de la nature, spiritualité mais aussi éthique. Détruire la morale chrétienne et la loi naturelle est une obsession de notre société : que l’on songe aux lois et aux pratiques concernant l’avortement, le divorce, l’homosexualité, l’euthanasie, les manipulations génétiques. […] En déportant l’accent de la morale des lois divines et naturelles au respect de la Terre, l’éthique écologique entend trancher le lien qui nous relie à notre Créateur et au Rédempteur pour nous plonger dans le grand Tout. »

(Cf. Lév., XVIII, 22 ; XX, 13 ; Romains, I, 26-31 ; I Cor., VI, 9-11; Héb., XIII, 4 ; Ap., XXI, 8.)

 

Épître de Saint Paul aux Romains, I, 26-27, 32 :

 

« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désirs les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour de leur propre personne ce qui devait leur arriver pour leur égarement. […] Qui, ayant connu la justice de Dieu, n’ont pas compris que ceux qui font ces choses sont dignes de mort ; et non seulement ceux qui les font, mais quiconque aussi approuve ceux qui les commettent. » [Faudrait-il condamner saint Paul, l’Apôtre des Nations ? Le monde moderne serait-il plus éclairé que le Saint-Esprit qui a inspiré cet apôtre ? En réalité, ne nous y trompons pas, c’est la morale chrétienne ou les paroles du Christ que le monde ou l’O.N.U. veut abolir sur la face de la terre. L’heure de moissonner serait-elle venue ? (a). Terrible sera la colère du Père sur le monde entier ! (b) Que l’on ne s’y trompe pas : On ne se moque pas de Dieu (c). « Et si quelqu’un retranche aux paroles prophétiques de l’Apocalypse, Dieu (lui) retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, qui ont été décrits dans ce livre » (d).]

a) Cf. Apocalypse, 14 : 15 ; et également 6 : 10, 17, 19 ; 22 : 15 ; Lévitique, 18 : 22 ;

b) ID., 16 : 1 ;

c) Cf. Galates, 6 : 7. – Cf. les ouvrages fort bien documentés de Pierre Virion (Le Complot, Documents-Paternité, Mensuel n° 139 – 140 – Mai 1969, page 83 : « On n’échappera pas à la réalité voyante, vivante, déjà en acte dans cette chambre de méditation [avec un Cube en son centre – œcuménisme et Cie], maintenant connue du public, qu’abritent les propres locaux de l’O.N.U. et dont tous les symboles évoquent le culte rosicrucien du cosmos et de l’Humanité. » ;

d) Apocalypse, 22 : 19.

 

Craignons Dieu, car on ne se moque pas impunément de Lui ; et prenons bien garde parce que « le Grand Jour de la colère de l’Agneau est arrivé » (Apocalypse, 6 : 17 ; cf. S. Luc, 19 : 27 [cette parole divine concerne les ennemis du Verbe incarné, c’est-à-dire ceux qui ne veulent pas de Lui pour Roi ou de son règne social, autrement dit les francs-maçons – cf. les encycliques Humanum Genus et Quas Primas citées plus haut (le lien entre ce verset et celui de l’Apocalypse est manifeste)] ; Galates, 6 : 7 ; Jérémie, 2 : 19 ; Psaumes, 119 : 120 ; Isaïe, 13 : 16 ; 2 : 10 ; S. Luc, 21 : 26).

 

      Dieu seul, l’Être même, nous juge infailliblement parce qu’Il vit dans un éternel présent et parce qu’Il nous connaît par sa science infinie et qu’Il a ordonné en conséquence toutes choses dès le commencement de sa création. Qui peut comprendre comprenne ! Cliquez sur : mariecre.htm (lire et méditer en particulier le paragraphe 47) et sur : marieprov.htm puis sur : mariedout.htm et enfin sur : mariecommt.htm

 

Quand on est conscient de ses vices que la chute originelle a provoqués (a), on les combat (b) ou on les surmonte (c), mais on ne va pas chercher lâchement chez les autres des raisons pour les encourager et rassurer ainsi sa conscience à bon marché, et même pour parvenir à les faire adopter par la loi en les considérant comme des normes inhérentes à la nature humaine telle que le Verbe éternel l’a pensée, voulue et créée (d). Ce sont les violents qui s’emparent du Royaume des Cieux et non ceux qui se laissent dominer par les élans de leur chair (e). Et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels en vue de ce Royaume (f). L’homme seul peut se sauver, personne ne peut le sauver sans lui. Tant de gens marchent vers l’enfer ou leur supplice éternel (g) ! Exaltons la miséricorde de notre Dieu de nous avoir conservé la vie jusqu’à ce moment (24 décembre 2008) et prenons la résolution de nous corriger avec le secours de Sa grâce ! Sachons que la persécution de l’Antéchrist sera plus cruelle que toutes celles qui l’auront précédée ; et qu’elle sera accompagnée de prodiges capables de séduire, s’il était possible, même les élus ; mais que le nombre de ces jours sera abrégé en leur faveur (h). C’est vraiment la fin des fins, la fin de la civilisation chrétienne, c’est-à-dire la fin de la cité catholique (i).

a) Le péché d’Adam et Ève. - Cf. Genèse, chapitre III ;

b) L’« agere contra » des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola (Seconde semaine, L’appel du Roi temporel, Seconde partie, § 97 : « … agissant contre leur propre sensualité et contre l’amour charnel et mondain [esp. : y contra su amor carnal y mundano] ». – Cf. Romains, 7 : 14-24 ; I Corinthiens, 2 : 14-15 ; Galates, 5 : 16-21 ; Éphésiens, 4 : 17-19 ;

c) S. Matthieu, 11 : 12 ;

d) Genèse, 1 : 27 ; Sagesse, 2 : 23-24 ; Apocalypse, 21 : 4 ; 

e) S. Matthieu, 11 : 12 ; S. Luc, 17 : 29 ; 12 : 35 ;

f) S. Matthieu, 19 : 12 ;

g) ID., 7 : 13-14 ; 25 : 46 ; L’Ecclésiaste, 11 : 3 ;

h) S. Matthieu, 24 : 24, 22 ;

i) Cf. Actualité de la fin des temps, 14e Signe : Le mystère d’iniquité – L’avènement de l’Antéchrist, tome 1, pp. 329-386, Louis de Boanergès (auteur-éditeur), Editions D.F.T., 1992 ; II Thess., II, 1-12 (l’obstacle au règne de l’Antéchrist : le pouvoir du pape) ; le Secret de La Salette : « Rome perdra la Foi et sera le Siège de l’Antéchrist ». Humainement parlant, l’impasse étant totale, pour suppléer le Pape ou la foi de saint Pierre, en attendant la restauration de toutes choses (a), peut-il exister une âme privilégiée choisie par Dieu pour lui donner le pouvoir d’ordonner des prêtres et de sacrer des évêques ? En effet, les Agneaux et les Brebis du Seigneur (b) étant dispersés par défaut de Pape (forma Petri), quelle assurance avons-nous d’être sur le bon chemin qui conduit à la vie éternelle en suivant telle ou telle secte ou communauté religieuse (c) y compris, bien entendu, la secte conciliaire ? Là est la question qui contient peut-être la réponse. Il s’agit bien de la FORME ou de la FOI de PIERRE qui a deux mille ans d’existence et dont Jésus nous a assuré la pérennité (d), puisque là où est PIERRE, là est l’ÉGLISE (« Ubi PETRUS, ibi ECCLESIA ») (e).

a) Cf. Actes des Apôtres, 3 : 21 ;

b) Cf. S. Jean, 21 : 15-16 ; cf. les « una cum » Ratzinger/Benoît XVI qui célèbrent la messe traditionnelle : la Fraternité Sacerdotale de Saint Pie X (Mgr Lefebvre), la Fraternité St Pierre (abbé Bisig), la Fraternité du Bon Pasteur (abbé Philippe Laguérie), les abbés Barthe, De Tanouarn, Romain Palladino ; et les non « una cum » : l’Institut Mater Boni Consilli (abbé Francesco Ricossa), les abbés Marchiset, Grossin, Guépin, Belmont, etc. Tout cela constitue-t-il le Corps Mystique du Christ ou une seule Église. Et les choses étant ce qu’elles sont, où se trouve l’unité de la foi ? Quant à ceux qui se sont séparés de cette unité, « l’Eucharistie consacrée par eux contient vraiment le corps et le sang du Christ, dit le Docteur Angélique (1), mais « ils pèchent en le faisant et ne perçoivent pas le fruit du sacrifice, qui est le sacrifice spirituel ». Et « quiconque (quicumque) communie avec autrui dans le péché partage à son tour son péché » (1). N’y-a-t-il pas là un grave problème qui se pose à notre conscience et met en jeu notre salut ? Il convient par conséquent d’approfondir notre foi en examinant de très près cette question, car l’enjeu est de taille. Il s’agit plus précisément de grâce sanctifiante.

c) Cf. I Corinthiens, I : 10-13 ;

d) S. Matthieu, 16 : 18 ;

e) St Ambroise, Commentaire du Psaume 140, 30 ; PL 14, 1082 ;

1) S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, 3a, qu. 82, L’Eucharistie, art. 9, conclusion, et solutions 1 et 3.

 

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Mgr Tissier : La « Foi » de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI : une « pure Gnose » hérétique qui sous-tend la Réforme liturgique conciliaire de 1969. Étude Sel de la terre – n° 67 – Hiver 2008-2009 " Le mystère de la rédemption selon Benoît XVI "Dans ce numéro du Sel de la Terre(n° 67 - janvier 2009), la revue des Dominicains d’Avrillé, Monseigneur Tissier de Mallerais démonte et dénonce la doctrine de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI sur le Dogme catholique de la Rédemption qui dématérialise la Croix et le Sang du Christ pour leur substituer l’enseignement de la Gnose kantienne de l’« Amour pur, forme pure sans matière ni efficience ni finalité ».

Un enseignement gnostique qui sous-tend l’abominable réforme liturgique conciliaire du Lazariste franc-maçon Annibale Bugnini :

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-02-11-A-00- Mgr_Tissier_Sel_de_la_terre_V2.pdf - Recherche Google

 

LES HÉRÉSIES DE BENOÎT XVI - Benoît XVI pseudo restaurateur ou mieux encore, selon les Saintes Ecritures, pseudo prophète :

http://www.meramo.net/Meramo/Francais_files/frlesherbxvi.pdf

 

Le 15 juillet 2009 - L’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI mondialiste : En tant que prétendu « Pape » de la Sainte Église, il presse aujourd’hui publiquement pour l’instauration urgente d’une « Autorité politique mondiale reconnue de tous jouissant du pouvoir de faire respecter ses décisions », finalité même des sectes Rose+Croix depuis Commenius (1592–1670). Désormais la Bête de la Terre peut rencontrer la Bête de la Mer ! Télécharger en PDF

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Toutes les petites chapelles qui surgissent sur notre sol et qui se réclament de Pierre, Paul ou Jacques ne font que prouver leurs désaccords sur telle ou telle question doctrinale et ne peuvent par conséquent former une seule et unique Église fondée sur une même foi. Qu’ils le veuillent ou non, ils se sont tous mis sous la coupe de Benoît XVI par des positions contradictoires en « le reconnaissant sans le reconnaître » comme Pape, ce qui leur vaut logiquement la perte de la grâce sanctifiante. Benoît XVI, un Pape seulement matériel ou un Pape que les prétendus évêques traditionnalistes ou non n’osent pas affronter en le sommant de se prononcer sur ses écrits inconciliables avec les Saintes Ecritures, le Magistère et la Tradition, voilà qui ne fait qu’entretenir la confusion et dissimuler la vérité sans laquelle il n’y a pas d’union possible ou de charité véritable. 

 

Pour réunir dans une seule et même foi les fidèles des derniers temps et pour les préparer à la venue du Règne glorieux et spirituel du Christ sur notre terre rénovée ou rétablie dans son premier état, - selon la doctrine de saint Irénée de Lyon s’appuyant sur le témoignage des presbytres qui avaient vu et entendu saint Jean, le disciple du Seigneur (cf. « Contre les hérésies », livre V, IIIe partie, 33, 3 et 4) :

 

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Concile du Vatican (1869-1870), Session III (24 avril 1870), Chapitre III, Constitutio de fide catholica, Denzinger (1932), n° 1792 :

« On doit croire de foi divine et catholique, toutes les vérités qui sont contenues dans la Parole de Dieu écrite ou transmise par la Tradition et que l’Église propose à croire comme divinement révélées, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel » : « Porro fide divina et catholica ea omnia credenta sunt, quae in verbo Dei scripto vel tradito continentur et ab Ecclesia sive solemni iudicio sive ordinario et universali magisterio tanquam divinitus revelata credenda propO.N.U.ntur. »

 

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La Vénérable Marie d’Agréda et ce qui lui fut expliqué au sujet du vingt et unième chapitre de l’Apocalypse au sujet de la Vierge Marie : marieapo_21.htm 

 

Cf. notre analyse des Saintes Écritures et les citations qui suivent (saint Louis-Marie Grignion de Montfort, la vénérable Mère Marie d’Agréda et saint Bernard de Clairvaux) : hyperdul.htm

 

Évangile selon saint Luc, II, 14 :

 

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre,  paix aux hommes de bonne volonté. »

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), abbé de Solesmes, Le Temps pascal, tome III, Le Mardi des Rogations, Librairie Religieuse H. Oudin, Paris – Poitiers 1905 :

 

« Les fléaux qui pourraient arrêter tout court les espérances orgueilleuses de l’homme sont dans la main de Dieu ; il ne lui en coûterait pas un effort pour anéantir tant de belles spéculations : un dérangement dans l’atmosphère suffirait pour mettre les peuples aux abois. La science économique a beau faire : bon gré, mal gré, il lui faut compter avec Dieu. […] De là tant de périls pour cette société qui rêve d’autres conditions que celles que Dieu lui a voulu imposer. Si l’Évangile est divin, comment les hommes en pourraient-ils prendre le contre-pied, sans provoquer le ciel à lancer sur eux ces fléaux qui écrasent quand ils ne les sauvent pas ? »

 

Cliquez sur : MARDI ROGATIONS

 

« Fête de l’Exaltation de la sainte Croix :

http://www.fidemservavi.info/Fichiers_Son/Sermons_Abbe_Marchiset/Fidem_Servavi/FS-044-2008_09_14_Sermon_exaltation_de_la_sainte_croix.pdf

 

Le vrai et seul remède à tous nos maux : Jésus-Christ et sa Parole (le Principe dont tout catholique doit partir pour que son raisonnement soit correctement ordonné et ne tourne pas à vide et pour qu’il puisse ainsi parvenir à une conclusion certaine ou à la vérité cf. Genèse I : 3 ; S. Jean, I : 1 ; S. Thomas, S. th., Ia IIa, q. 79, a. 8 ; Aristote, Topiques, I, c. 1, 100 a 18 et b 21).

 

Psaumes, XXXVI, 25 (cf. également XXXIII, 10) :

 

« J’ai été jeune, et je suis maintenant vieux ; mais je n’ai jamais vu le juste abandonné, ni ses enfants mendier le pain. » (Cf. Deutéronome, XXVIII, 1-12 ; S. Matthieu, VI, 26, 31-33 ; Louis de Grenade, Le Guide des pécheurs, Librairie catholique Perisse frères, 1838, tome Ier, livre I, chap. XXII : Onzième privilège de la vertu : le soin que Dieu prend de pourvoir les justes des choses temporelles. -

Saint François de Sales, lettre à Mgr de Revol du 3 juin 1603 : « Ayez, je vous prie [parmi vos livres familiers], Grenade tout entier et que ce soit votre second bréviaire ».)

 

Un livre rare et précieux à rechercher sur internet :

 

« POUVOIR DE SAINT FRANÇOIS DE SALES » ou « Miracles et guérisons opérés par le Saint Évêque » tirés du procès de sa canonisation et de pièces authentiques – Imprimé à l’occasion du second centenaire de la canonisation de Saint François de Sales, 19 avril 1865 - 2e Édition revue par les religieuses de la Visitation d’Annecy sur les pièces originales – En l’honneur du transfert des Reliques de Saint François de Sales et de Sainte Jeanne-Françoise de Chantal au nouveau monastère de la Visitation, 2 août 1911 - Bourg, Imp. J. Dureuil, 4, rue Lalande, 1911 – Préface :

 

              « […] Qui se doute aujourd’hui que cet illustre Pontife ait été l’un des plus grands thaumaturges de l’Église dans ces derniers temps ? C’est pourtant un fait certain, mais généralement ignoré de nos jours. La plupart des historiens ont laissé dans l’ombre [comme par hasard] les glorieuses manifestations de cette puissance dont Dieu honore ses grands serviteurs, la puissance des miracles, témoignage certain du degré de gloire dont ils jouissent dans le ciel. Désormais cette lacune regrettable sera comblée par les documents originaux, puisés dans les archives du monastère de la Visitation d’Annecy. Les recherches que nous y avons faites, démontrent que c’est par milliers qu’il faut compter les miracles du grand Évêque de Genève, soit avant, soit après sa mort. […] » L’ÉDITEUR.

 

Pour consulter la vie de saint Martin (†397), évêque de Tours, « l’Ancêtre de la nation française », le grand thaumaturge, cliquez sur : martinto.htm

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations, ouv. cité plus haut, IVe partie et volume, Méditation LIII : Du coup de lance qui ouvrit le côté de Notre-Seigneur, et de ses cinq plaies en général, page 406 :

 

« […] J’apprendrai de là à craindre les jugements de Dieu sur les pécheurs obstinés et endurcis. Loin de se rendre à la voix des miracles, comme le peuple simple, ils s’endurcissent de plus en plus, comme Pharaon, et ajoutent crimes sur crimes, poursuivant à outrance l’accomplissement de leurs perfides desseins. »

 

Apocalypse, I, 7 :

 

« Voici, il vient avec les nuées, et le verra tout œil, et tous ceux qui l’ont transpercé, et à son sujet se frapperont la poitrine toutes les tribus de la terre. Oui. Amen. »

 

Puissent tous les hommes, non contents de croire à la sainteté de Jésus-Christ et même de trembler devant cette sainteté, comme font les démons (a), « mettre tous leurs soins à l’imiter et à le servir ! (b) »

a) Cf. Jacques, II, 19 ; b) cf. les Méditations du Vénérable P. Dupont citées ci-dessus, Méditation XXXVIII : Comment Jésus-Christ fut condamné au supplice de la croix, page 310.

 

Dieu seul est Saint, et trois fois Saint, parce que Trine et Un, c’est-à-dire formé de trois Personne d’une même substance. Il est le Souverain Bien et l’Être même de Soi-même et de tout, la Lumière et l’Amour, la plénitude de la vie et de l’être, et source de toute beauté et de tout ce qui existe réellement. Dieu n’a donc besoin de rien. Il Se suffit à Lui-même. N’oublions pas que Dieu nous a créés pour jouir de l’héritage éternel de son Fils unique et participer à sa gloire par les seuls mérites de sa Passion et de sa Croix, et par conséquent sans aucun mérite de notre part. Notre ignorance est lamentable et sans excuse, puisque nous oublions volontairement la fin pour laquelle nous avons été créés en nous abandonnant à l’orgueil de la vie et à la concupiscence des yeux et de la chair. Parfaitement libre de ses choix, Dieu ne se trompe jamais. L’homme, quant à lui, étant créé et par conséquent limité, est toujours capable de faire des mauvais choix. Il ne jouit donc pas d’une liberté parfaite ; et tous les moyens n’étant pas bons ou la fin ne les justifiant pas (a), à moins de se contredire ou d’agir à l’encontre de sa nature, il s’ensuit qu’il n’a pas tous les droits. Quand on parle des droits de l’homme, il faut préciser que l’homme n’est vraiment libre et n’a de droit que dans l’ordre du bien. C’est donc en participant à la souveraine liberté de Dieu, que l’homme devient vraiment libre. On comprend mieux ainsi ce que nous offre saint Ignace de Loyola dans ses Exercices spirituels de la quatrième semaine par cette prière : « Prenez, Seigneur, et recevez toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j’ai et possède ; à vous, Seigneur, je le rends ; tout est vôtre, disposez à tout votre volonté ; donnez-moi votre amour et votre grâce, c’est assez pour moi. » : Tomad, Señor, y recibid todad mi libertad, mi memoria, mi entendimiento y toda mi volontad, todo mi haber y mi posseer ; Vos me lo disteis, a Vos, Señor, lo torno ; todo es vuestro, disponed a toda vuestra volontad ; dadme vuestro amor y gracia, que ésta me basta (autografo español).

a) Cf. Romains, III, 8.

 

Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, Tome V, Troisième instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent, juillet 1862 et août 1863,  Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1872, page 183 :

 

« Saint Ambroise a dit : “ Celui-là s’exile de sa patrie, qui se sépare du Christ ” : Qui se a Christo separat, exul est patriæ (1). Où cette maxime sera-t-elle plus vraie qu’en France ? La France est originairement et substantiellement chrétienne : aucune révolution ne changera sa nature, sa constitution, son tempérament, sa mission, son histoire, sa destinée, ses aspirations. »

1) Exposit. in Luc, VII, 214.

 

S. Luc, VI, 46-49 :

 

« Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vous montrerai à qui il est semblable. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé très avant, et en a posé le fondement sur la pierre : l’inondation survenant, le fleuve s’est brisé contre cette maison, et n’a pu l’ébranler, parce qu’elle était fondée sur la pierre. Mais celui qui écoute et ne pratique point, est semblable à un homme qui a bâti sa maison sur la terre, sans fondement : le fleuve s’est brisé contre elle, et elle s’est écroulée aussitôt ; et la ruine de cette maison a été grande. »

 

Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, cité plus haut, Tome V, Troisième instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent, juillet 1862 et août 1863, p. 187, note 1 (« Il n'y a plus, depuis Jésus-Christ, de théocratie légitime sur la terre ») :

 

« Qu'est-ce donc que la théocratie ? La théocratie, c'est le gouvernement temporel d'une société humaine par une loi politique divinement révélée  et par une autorité politique surnaturellement constituée. Or, cela étant, comme Jésus-Christ n'a point imposé de code politique aux nations chrétiennes, et comme il ne s'est pas chargé de désigner lui-même les juges et les rois des peuples de la nouvelle alliance, il en résulte que le christianisme n'offre pas trace de théocratie. »

 

 

Syllabus, pape Pie IX, 8 décembre 1864 :

 

Propositions condamnées :

 

Prop. LVI. Les lois de la morale n'ont pas besoin de la sanction divine, et il n'est pas du tout nécessaire que les lois humaines se conforment  au droit naturel ou reçoivent de Dieu le pouvoir d'obliger.

Prop. LV. L’Église doit être séparée de l’État, et l’État séparé de l’Église.

Prop. LIX. Le droit consiste dans le fait matériel, tous les devoirs de l’homme ne sont qu’un vain mot, et tous les faits humains ont force de droit. (Alloc. « Maxima quidem » du 9 juin 1862 ; Enc. « Quanta cura » du 8 décembre 1864.)

Prop. LXXX. Le Pontife Romain peut et doit se réconcilier avec le progrès, avec le libéralisme et avec la civilisation moderne.

 

Dostoïevski : « Si Dieu n'existe pas, tout est permis ».

 

Charles Maurras

Sans la Muraille des Cyprès

Publié en 1941

 

Sans l’unité divine et ses conséquences de discipline et de dogme, l’unité mentale, l’unité orale, l’unité politique disparaissent en même temps ; elles ne se reforment que si on rétablit la première unité.

 

Sans Dieu, plus de vrai ni de faux ; plus de droit, plus de loi.

 

Sans Dieu, une logique rigoureuse égale la pire folie à la parfaite raison.

 

Sans Dieu, tuer, voler sont des actes d’une innocence parfaite ; il n’est point de crime qui ne devienne indifférent, ni de révolution qui ne soit légitime ; car sans Dieu, le principe de l’examen subsiste seul, principe qui peut tout exclure, mais qui ne peut fonder rien.

 

(Cf. François Marie Algoud, Actualité et Présence de Charles Maurras 168 – 1952, tome II, l’Altissime au service de la France et de l’Église, Préface de Jean Marie Keller, Contribution d’Albert André Argoud, Michel Fromentoux et François Saint-Pierre, Éditions de Chiré, 86190 Chiré-en-Montreuil, 2005.)

 

Pape saint Pie X, allocution au Consistoire, 21 février 1906, sur la séparation de l'État et de l'Église, au sujet de la France :

 

« L'offense infligée naguère à l'Église et à Nous est si grave et si violente que Nous ne pouvons la passer sous silence, et, le voudrions-nous, Nous ne pourrions la taire sans manquer à Notre devoir. Vous devinez, Vénérables Frères, que Nous voulons parler de cette loi absolument inique,  ourdie pour la ruine du catholicisme,  qui vient d'être promulguée en France en vue de la séparation de l'État d'avec l'Église. »

(Cliquez sur : theocrat.htm)

 

Cardinal Pie (a), Œuvres de Mgr l'Évêque de Poitiers, 10 volumes, tome VIII, homélie prononcée en la solennité de saint Hilaire, sur l’étendue universelle de la royauté de Jésus-Christ (18 janvier 1874), avec, en exergue, l’Épître aux Philippiens, ch. II, versets 10-11, pages 62-63, Librairie Henri Oudin, Poitiers, 1877 :

 

« Tranquillisez-vous, vieux-catholiques : les doctrines du Syllabus et du Vatican (b) sont vieilles comme la doctrine des apôtres, comme la doctrine des Écritures. Et les Pères des premiers siècles ont interprété les Écritures, ont commenté les apôtres, conformément à l’interprétation et au commentaire de l’Église d’aujourd’hui (c). A ceux, par exemple, qui s'obstinent à nier l'autorité sociale du christianisme, voici la réponse que nous donne saint Grégoire le Grand (d). Il commente ce chapitre de l'Evangile où est racontée l'adoration des mages, c'est-à-dire l'accomplissement des prophéties qui promettaient au Messie l'adoration de tous les rois et la soumission de toutes les nations de la terre. Expliquant le mystère des dons offerts à Jésus par ces représentants de la gentilité, le saint docteur s'exprime en ces termes :

« “ Les mages, dit-il, reconnaissent en Jésus la triple qualité de Dieu, d'homme et de roi : ils offrent au roi l'or, au Dieu l'encens, à l'homme la myrrhe. Or, poursuit-il, il y a d'aucuns hérétiques : sunt vero nonnulli hæretici, qui croient que Jésus est Dieu, qui croient également que Jésus est homme, mais qui se refusent absolument à croire que son règne s'étende partout ” : sunt vero nonnulli, qui hunc Deum credunt, sed ubique regnare nequadam credunt.

« Mon frère, vous avez la conscience en paix, me dites-vous, et, tout en acceptant le programme du catholicisme libéral, vous entendez demeurer orthodoxe, attendu que vous croyez fermement à la divinité et à l'humanité de Jésus-Christ, ce qui suffit à constituer un christianisme inattaquable. Détrompez-vous. Dès le temps de saint Grégoire (e), il y avait “ d'aucuns hérétiques ” : nonnulli hæretici, qui croyaient ces deux points comme vous ; et leur “ hérésie ” consistait à ne vouloir point reconnaître au Dieu fait homme une royauté qui s'étendit à tout : sed hunc ubique regnare nequadam credunt. Non, vous n'êtes point irréprochable dans votre foi ; et le pape saint Grégoire, plus énergique que le Syllabus, vous inflige la note d'hérésie si vous êtes de ceux qui, se faisant un devoir d'offrir à Jésus l'encens, ne veulent point y ajouter l'or : hi profecto ei thus offerunt, sed offere etiam aurum nulunt (f)

a)  Évêque de Poitiers (1849) qui contribua au concile du Vatican à la définition de l'infaillibilité pontificale (1870) et fut créé cardinal par le Pape Léon XIII en 1879.

b)  Le Concile œcuménique du Vatican, 8 décembre 1869 - 20 octobre 1870.

c)   En 1874 ! – Cf. l’Épître aux Philippiens, ch. II, versets 10-11.

d)  Saint Grégoire Ier le Grand, v. 540-604, Pape et Docteur de l'Église.

e)  A la fin du VIe siècle et au début du VIIe.

f)    ID., Homil. X, in Evang.

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), abbé de Solesmes, L’AVENT, 7 décembre, Saint Ambroise :

 

« Bannissez de nos esprits, ô Ambroise (a), ces timides et imprudentes théories qui font oublier à des chrétiens que Jésus est le Roi de ce monde, et les entraînent à penser qu'une loi humaine qui reconnaît des droits égaux à l'erreur et à la vérité, pourrait bien être le plus haut perfectionnement des sociétés. Obtenez qu'ils comprennent, à votre exemple, que si les droits du Fils de Dieu et de son Église peuvent être foulés aux pieds, ils n'en existent pas moins ; que la promiscuité de toutes les religions sous une protection égale est le plus sanglant outrage envers Celui « à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre » (b) ; que les désastres périodiques de la société sont la réponse qu'il fait du haut du ciel aux contempteurs du Droit chrétien, de ce Droit qu'il a acquis en mourant sur la Croix pour les hommes ; qu'enfin, s'il ne dépend pas de nous de relever ce Droit sacré chez les nations qui ont eu le malheur de l'abjurer, notre devoir est de le confesser courageusement, sous peine d'être complices de ceux qui n'ont plus voulu que Jésus régnât sur eux. »

a)  Saint Ambroise, 333 - 397, Évêque de Milan, Père et Docteur de l’Église.

b)  S. Matthieu, 28 : 18.

 

Romains, 12 : 2, 17-21 :

 

« Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. […] Sans rendre à personne le mal pour le mal, ayant soin de faire le bien, non seulement devant Dieu, mais devant tous les hommes (a). S’il se peut, et autant qu’il dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes ; ne vous défendant point vous-mêmes, mes bien-aimés, mais donnez lieu à la colère (lat., Vulg., sed date locum irae). Il est écrit en effet : c’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai (b), dit le Seigneur. Bien plutôt, si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; ce faisant, tu amasseras des charbons ardents sur sa tête (c). Ne te laisse pas vaincre par le mal, soit vainqueur du mal par le bien. »

a)  Proverbes, 3 : 3-6 ;

b)  Deutéronome, 32 : 35 ;

c)   Proverbes, 21 : 25-22.

 

 

Le sophisme ès politique admirablement vu et dénoncé par le cardinal Pie :

 

« Admettre que la dépendance de la loi divine paralyse et vicie la politique humaine, c'est outrager, ou plutôt c'est nier Dieu, qui n'a pas pu mettre cette opposition et cette contradiction entre deux ordres dont il est l'auteur, l'ordre religieux et l'ordre social ; ou bien, c'est ressusciter la doctrine manichéenne des deux principes, et livrer l'Église à l'un et le monde à l'autre. » (Cardinal Pie, Œuvres de Mgr l’évêque de Poitiers, tome IV, § XVI : Réponse à son Excellence M. Billault ; Ministre-Commissaire du gouvernement impérial, dans la discussion de l’adresse du Sénat et du corps législatif, Poitiers, le 4 avril 1862, p. 436.) [Les implications métaphysiques de cette énonciation sont lourdes de conséquences, parce qu’elles entraînent la condamnation sans appel de tout régime politique qui rejette le rôle de la vraie religion en matière de morale dont Dieu qui est son être même est la norme suprême sans laquelle plus rien n’a de force pour obliger.]

 

Cf. la  Lettre " Notre charge apostolique " sur le " Sillon " ou sur les erreurs doctrinales des " prétendus philosophes du XVIIIe siècle, celles de la Révolution et du libéralisme tant de fois condamnées ", Pape saint Pie X, 25 août 1910, à l'épiscopat français : sillon.htm

 

L’Année Liturgique, Dom Prosper Guéranger, ouvrage cité plus haut,

Le Temps Pascal, Le Jeudi de Pâques :

 

« Que l’on y prenne garde : l’alliance du sensualisme avec le naturalisme est facile à conclure. Le sensualisme suppose la destinée de l’homme autre qu’elle n’est, afin de pouvoir le dépraver sans remords ; le naturalisme craint les vues de la foi ; mais c’est par la foi seule que l’homme peut pénétrer son avenir et sa fin. Que le chrétien se tienne donc averti ; et si, en ces jours, son cœur ne tressaille pas d’amour et d’espérance à la vue de ce que le Fils de Dieu  a fait pour nos corps, en ressuscitant glorieux, qu’il sache que sa foi est faible en lui ; et s’il ne veut pas périr, qu’il s’attache désormais avec une entière docilité à la parole de Dieu,  qui seule lui révélera ce qu’il est dès à présent, et ce qu’il est appelé à devenir. »

Cliquez sur : JEUDI DE PAQUES

 

Idem, Le Samedi de la cinquième semaine après Pâques :

 

« Voilà le secret de la régénération du monde : la famille chrétienne était descendue du ciel, et elle s'implanta sur la terre. De longs siècles se passèrent durant lesquels, en dépit de la faiblesse humaine, ce type fut l'idéal admis universellement et dans la conscience et dans les institutions légales. Depuis, l'élément païen, que l'on peut comprimer, mais qui ne meurt jamais, a fait effort pour reprendre le terrain qu'il avait perdu, et il est arrivé à fausser de nouveau, chez la plupart des nations chrétiennes, la théorie du Mariage. La foi nous enseigne que ce contrat, devenu Sacrement, est du domaine de l'Église quant au lien qui le constitue ; l'Église se l'est vu arracher au nom de l'Etat, aux yeux duquel la loi de l'Église n'est plus qu'un joug suranné dont la liberté moderne a affranchi  l'humanité. Il est vrai que tout aussitôt la légitimité du divorce a fait irruption dans les codes, et que la famille est redescendue au niveau païen. »

Cliquez sur : SAMEDI V

 

Idem, Le Temps Pascal,  Le Dimanche dans l’Octave de l’Ascension :

 

      « Jésus est monté aux cieux. Sa divinité  n’en avait jamais été absente, mais aujourd'hui son humanité y est intronisée, elle y est couronnée d'un diadème de splendeur ; et c'est là encore une nouvelle face du glorieux mystère de l'Ascension. A cette humanité sainte le triomphe ne suffisait pas ; le repos lui était préparé sur le trône même du Verbe éternel auquel elle est unie éternellement dans une même personnalité, et c'est du haut de ce trône qu'elle doit recevoir les adorations de toute créature. Au nom de Jésus Fils de l'homme et Fils de Dieu, de Jésus assis à la droite du Père tout-puissant,  tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et dans les enfers (1) . […] En attendant ce dénouement final des destinées de la race humaine, Jésus reçoit aussi du Père, en ce jour, l'investiture visible du pouvoir royal sur toutes les nations de la terre. Nous ayant tous rachetés au prix de son sang, nous sommes à lui ; qu'il soit donc désormais notre Seigneur. Il l'est en effet, et il s’intitule le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs (2). Les rois de la terre ne règnent légitimement que par lui, et non par la force, ou en vertu d'un prétendu pacte social dont la sanction ne serait que d'ici-bas. Les peuples ne s’appartiennent pas  à eux-mêmes : ils sont à lui. Sa loi ne se discute pas ; elle doit planer au-dessus de toutes les lois humaines comme leur règle et leur maîtresse : Les nations frémiront sous son sceptre, nous dit le Roi-prophète ; les peuples, pour lui échapper, méditeront de vains systèmes ; les princes de la terre se ligueront contre lui ; ils diront : Brisons son joug, et jetons-le loin de nous (3). Inutiles efforts ! car, ainsi que nous le dit l'Apôtre, il faut qu'il règne, jusqu'à ce qu'il ait mis tous ses ennemis sous les pieds (4) , jusqu'à ce qu'il apparaisse une seconde fois pour abattre la puissance de Satan et l'orgueil des hommes. Ainsi donc, le Fils de l’homme couronné dans son Ascension doit régner sur le monde jusqu'à ce qu'il revienne. Mais, direz-vous, règne-t-il donc dans un temps où les princes confessent tenir leur autorité du mandat de leurs peuples, où les peuples séduits par ce prestige qu'ils nomment liberté ont perdu jusqu'au sens même de l'autorité ? Oui, il règne, mais dans la justice, puisque les hommes ont dédaigné d'être conduits par sa bonté. Ils ont effacé sa loi de leurs codes, ils ont accordé droit de cité à l'erreur et au blasphème ; alors il les a livrés à leur sens absurde et mensonger. Chez eux le pouvoir éphémère, que l'onction sainte ne rend plus sacré,  échappe à tout moment aux mains qui s'efforcent de le retenir, et lorsque les peuples, après avoir roulé dans les abîmes de l'anarchie, essayent de le constituer de nouveau, c'est pour le voir crouler encore, parce que princes et peuples veulent se tenir en dehors du domaine du Fils de l'homme. Et il en sera ainsi, jusqu'à ce que princes et peuples, lassés de leur impuissance, le rappellent pour régner sur eux, jusqu'à ce qu'ils aient repris la devise de nos pères : Le Christ est vainqueur ! le Christ règne ! le Christ commande ! Daigne le Christ préserver son peuple de tout malheur !  »  1. Philip., II, 10 ; 2. Apoc., XIX, 16 ; 3. Psaume II ; 4. I Cor. XV, 25.

Cliquez sur : DIMANCHE OCTAVE

 

Idem, Après la Pentecôte, tome II, Les Quatre-Temps de Septembre, p. 470 :

 

« Chaque révolution arrache à l'Église des joyaux qu'elle ne retrouve plus après l'orage ; les bourrasques se multiplient cependant, et la tempête devient l'état normal des sociétés. L'erreur domine, et fait la loi ; l'iniquité abonde. Quand viendra le fils de l'homme, disait le Seigneur, pensez-vous qu'il trouve encore de la foi sur la terre (a) ? »

a) Saint Luc, XVIII, 8.

 

Idem, Après la Pentecôte, tome II, Le Vingtième Dimanche

après la Pentecôte, pp. 518-519 :

 

« L'exclusion de Juda doit cependant, nous l'avons dit (1), cesser un jour. Son obstination a valu aux Gentils de voir se diriger vers eux le message de l'amour. Mais aujourd'hui la plénitude des nations (2) a entendu l'invitation céleste ; le temps est proche où l'accession d'Israël va compléter l'Église en ses membres, et donner à l'Epouse le signal de l'appel suprême qui mettra fin au long travail des siècles (3), en faisant apparaître l'Époux (4). »

1. XIII° Dim. ap. la Pentec. ; 2. Rom. XI, 25-26 ; 3. Rom. VIII, 22 ; 4. Apoc. XXII, 17.

 

Idem, pp. 522, 523 et 524 :

 

      « L’approche de la consommation des noces du Fils de Dieu (1) coïncidera ici-bas avec un redoublement des fureurs de l'enfer pour perdre l'Epouse. Le dragon de l'Apocalypse (2), l'ancien serpent séducteur d'Ève, vomissant comme un fleuve sa bave immonde (3), déchaînera toutes les passions pour entraîner la vraie Mère des vivants sous l'effort. Cependant il sera impuissant à souiller le pacte de l'alliance éternelle ; et, sans forces contre l'Église, il tournera sa rage contre les derniers fils de la nouvelle Ève, réservés pour l'honneur périlleux des luttes suprêmes qu'a décrites le prophète de Pathmos (4). C'est alors surtout que les chrétiens fidèles devront se souvenir des avis de l'Apôtre, et se conduire avec la circonspection qu'il recommande, mettant tous leurs soins à garder pure leur intelligence non moins que leur volonté, dans ces jours mauvais. Car la lumière n'aura point alors à subir seulement les assauts des fils de ténèbres étalant leurs perverses doctrines ; elle sera plus encore, peut-être, amoindrie et faussée par les défaillances des enfants de lumière eux-mêmes sur le terrain des principes, par les atermoiements, les transactions, l'humaine prudence des prétendus sages. Plusieurs sembleront ignorer pratiquement que l’Épouse de l’Homme-Dieu ne peut succomber sous le choc d’aucune force créée. S’ils se souviennent que le Christ s’est engagé à garder lui-même son Église jusqu’à la fin des siècles (5), ils n’en croiront pas moins faire merveille en apportant à la bonne cause le secours d’une politique dont les concessions ne seront pas toujours pesées suffisamment au poids du sanctuaire : sans songer que le Seigneur n’a point besoin, pour l’aider à tenir sa promesse, d’habiletés détournées ; sans se dire surtout que la coopération qu’il daigne accepter des siens, pour la défense des droits de l’Église, ne saurait consister dans l’amoindrissement ou la dissimulation des vérités qui font la force et la beauté de l’Épouse. Combien oublieront la maxime de saint Paul écrivant aux Romains que se conformer à ce siècle, chercher une adaptation impossible de l'Évangile avec un monde déchristianisé, n'est point le moyen d’arriver à discerner sûrement le bon, le meilleur, le parfait aux yeux du Seigneur (6) ! Aussi sera-ce un grand et rare mérite, en bien des circonstances de ces temps malheureux, de comprendre seulement quelle est la volonté de Dieu, comme le dit notre Épître (7). […] Ils comprendront qu’aspirant comme l’Église à l’union au Verbe éternel, pour eux comme pour l’Église la fidélité à l’Époux n’est pas autre chose que la fidélité à la vérité ; car le Verbe, objet de leur commun amour, n’est autre en Dieu que le rayonnement de la vérité infinie. »

1.   S. Matthieu, XXII, 1 ;

2.   Apoc. XII, 9 ;

3.   Ibid. 15 ;

4.   Ibid. 17 ;

5.   S. Matthieu, XXVIII, 20 ;

6.   Rom. XII, 2 ;

7.   Éphésiens, V, 17.

 

Idem, Le Temps Pascal, Le Mercredi dans l’Octave de l’Ascension :

 

« Combien est profond l'aveuglement de ces hommes qui ne sentent pas la puissance surhumaine de cet élément de la foi, par lequel le monde a été non seulement vaincu, mais transformé ! Ils prétendent avoir découvert la fabrication des Évangiles, et ils ne voient pas cet Evangile vivant qui résulte de dix-huit siècles de foi unanime, qui ressort de la confession généreuse de tant de millions de martyrs, de la sainteté de tant de justes, de la conversion successive de tant de nations, à commencer par les plus civilisées et  finir par les plus barbares. »

Cliquez sur : MERCREDI OCTAVE et

Sainte Philomène (vierge et martyre du 1er ou du IIe siècle)

 

Idem, Le Temps Pascal, Le Jeudi dans l’Octave de l’Ascension :

 

      « De même on peut bien le dire, depuis l'Ascension de notre Rédempteur nul n'a été aimé des hommes de tous les lieux et de toutes les races comme il l'a été, comme il l'est encore, comme il le sera jusqu'à la fin.  Or, il fallait qu'il se retirât pour être ainsi aimé, comme il le fallait pour que nous crussions en lui. Il vous est avantageux que je m'en aille (S. Jean, XVI, 7) ; ces mêmes paroles nous serviront encore aujourd'hui à mieux pénétrer le mystère. Avant l'Ascension, les disciples étaient aussi chancelants dans leur amour que dans leur foi ; Jésus ne pouvait compter sur eux ; mais à peine a-t-il disparu à leurs regards, qu'un élan inconnu s'empare de leurs cœurs. […]  C'est d'abord la lutte du martyre qui n'a jamais totalement cessé depuis la promulgation de l'Evangile, et qui occupe trois cents ans pour le début. Par quel motif  tant de millions de héros et d'héroïnes ont-ils couru au-devant des tortures les plus affreuses, bravé en souriant la flamme des bûchers, la dent des bêtes féroces, si ce n'est pour prouver au Christ leur amour ? Rappelons-nous ces terribles épreuves qu'ont acceptées avec tant d'empressement non seulement des hommes aguerris à la souffrance, mais des femmes délicates, de jeunes vierges et jusqu'à des enfants. Remettons-nous en mémoire tant de sublimes paroles, noble élan du cœur qui aspire à rendre au Christ mort pour mort, et n'oublions pas que les martyrs de nos jours, en Chine, au Tongking, dans la Cochinchine, dans la Corée, ont reproduit textuellement, sans s'en douter, en présence de leurs juges et de leurs bourreaux, le langage que tenaient leurs prédécesseurs devant les proconsuls du IIIe et du IVe siècle. […] Et comme la première de toutes les misères de l'homme est l'ignorance des vérités divines, sans lesquelles il ne peut être sauvé, chaque époque a fourni une succession d'apôtres qui, renonçant aux liens les plus doux de la patrie et de la famille, s'élancent au secours des peuples assis dans l'ombre de la mort. […] Comptez, si vous pouvez, les actes vertueux, les sacrifices sublimes, en dix-huit siècles, au sein de cet immense peuple chrétien que nous verrons se dérouler tout entier au dernier jour du monde, dans la vallée de Josaphat ! La mémoire de Dieu peut seule en embrasser le souvenir. […] Mais, nous le reconnaissons humblement, ô notre Emmanuel, il était nécessaire que vous disparussiez du milieu de nous, afin que la foi, prenant son essor, allât vous chercher jusqu'aux cieux, désormais votre séjour, et que nos cœurs, ainsi éclairés, fussent rendus capables de vous aimer. Jouissez de votre Ascension, ô divin Chef des Anges et des hommes ! Dans notre exil, nous goûterons les fruits de ce sublime mystère, jusqu’à ce qu'il s'opère en nous. Éclairez les pauvres aveugles que l'orgueil empêche de vous reconnaître à des traits si frappants. Ils vous discutent, ils vous jugent, sans s'être rendu compte de ce témoignage de la foi et de l'amour de tant de générations. »

Cliquez sur : JEUDI OCTAVE

 

Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, Tome V, cité plus haut, Troisième instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent, juillet 1862 et août 1863, Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1872, p. 192 :

 

" [...] C'est la société publique qui a péché et qui périt par l'ulcère d'un naturalisme injurieux à Dieu ; c'est à la société qu'il est urgent et nécessaire, quoiqu'on dise, de présenter le remède. Le remède est en Jésus-Christ, il est dans l'acceptation sociale des principes révélés. Hors de là, la religion pourra jusqu'à un certain point vivifier les individus, vivifier les familles ; les sociétés et les pouvoirs resteront sous le coup de la réprobation d'en haut. "

 

ID., ibid., page 176 :

 

« Enfin, ce n’était les princes de Juda seulement que le Seigneur disait, pour expliquer les châtiments dont il les avait écrasés : “ Ils ont régné par eux-mêmes et non par moi ; ils ont été princes, et je ne les ai pas connus ” : Principes exstiterunt, et non cognovi (1). Remarquez ces derniers mots, Messieurs. Une plume qui n’avait pas conscience de son impiété écrivait : “ La loi moderne IGNORE DIEU ”. Eh bien ! nous ne craignons pas de le dire : A un tel ordre de choses, partout où il existera, Dieu répondra par cette peine du talion qui est une des Grandes lois du gouvernement de sa providence. »

1) Osée, VIII, 4.

 

Idem, pages 151-152 :

 

« Le naturalisme part de ce faux supposé que l’homme aurait été constitué d’abord dans un état d’intégrité purement naturelle, avec une fin purement naturelle, et des facultés et puissances naturelles capables d’atteindre cette fin. En cela, le naturalisme confond ce qui aurait pu être avec ce qui a été, et il prend l’hypothèse pour l’histoire. »

[Le naturalisme est donc contre nature, car le monde a été créé pour la manifestation de la gloire de Dieu (cf. Philippiens, 2 : 9-11).]

 

Idem, page 170 :

 

« L’erreur naturaliste a conçu l’ambition de devenir un dogme public ; si elle ne peut régir toutes les existences individuelles, elle aspire à devenir la loi des États, le principe régulateur du monde moderne. Des bancs du portique, elle s’efforce de monter jusque sur le marchepied des trônes et ne désespère pas de s’y asseoir définitivement ; des discours et des livres, elle vise à s’installer dans les constitutions et dans les lois. L’édifice du naturalisme philosophique attend son couronnement du naturalisme politique. J’appelle de ce nom le système d’après lequel l’élément civil et social ne relève que de l’ordre humain et n’a aucune relation de dépendance envers l’ordre surnaturel. »

 

Idem, pages 200-201 :

 

              « A mesure qu’approcheront les derniers temps, la scission deviendra plus profonde et l’immixtion des chrétiens dans la conduite des sociétés deviendra de plus en plus périlleuse pour leur honneur comme pour leur salut. Alors retentira de nouveau ce cri d’Isaïe, répété si énergiquement par saint Paul : “ Retirez-vous, retirez-vous ; sortez de là ; ne mettez pas le doigt à ce qui est impur ” : Recedite, exite inde, pollutum nolite tangere (1). »

1) Isaïe, LII, 11 ; cf. Apocalypse, XVIII, 4.- Cf. II Corinthiens, VI, 14-18. – S. Thomas d’Aquin, Questions quodlibétiques, Quolibet 10, question 7, article 1.

 

Apocalypse, XVIII, 4 :

 

« Et j’entendis une autre voix qui disait, du ciel : “ Sortez, mon peuple, du milieu d’elle (a), afin que vous ne communiquiez point à ses péchés, et que de ses plaies vous n’ayez pas à pâtir ! ” »

a)  De Babylone la grande : Vulgate, Apocalypsis, XVIII, 2, Babylon magna.

 

Philippiens, II, 14-15 :

 

« Comme de véritables enfants de Dieu, faites toutes choses sans murmures et sans disputes ; au milieu d’une nation dépravée et perverse (in medio nationis pravæ et perversæ), parmi laquelle vous brillez commes des astres dans le monde (sicut luminaria in mundo). »

 

Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, en 6 parties et volumes, par le Vénérable Père Louis Du Pont (de son nom espagnol Luis de la Puente, 1554 - 1624), S. J., Cinquième partie et volume, Méditation XXVII, Des sept dons que le Saint-Esprit communique aux justes pour les conduire à une haute sainteté, par la docilités à ses inspirations, III. Les dons du Saint-Esprit nous aident à faire le bien, page 215, Desclée de Brouwer et Cie, Paris, 1932 :

 

« Par le don de science, l’Esprit-Saint nous perfectionne dans la connaissance des créatures. C’est-à-dire qu’il nous apprend quel jugement nous devons en faire, soit que nous considérions ce qu’elles ont de Dieu, ou ce qu’elles ont d’elles-mêmes. Ainsi éclairés par la lumière céleste, nous regardons, avec saint Paul, toutes les choses créées comme du fumier (lat. ut stercora), afin de gagner JÉSUS-CHRIST (Philippiens, III, 8). »

 

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Nous vivons dans un monde publiquement retourné au paganisme et passé à l’apostasie (a). Nous devons nous en accommoder à l’instar des premiers chrétiens en persévérant dans la foi apostolique et en attendant le châtiment de Babylone et le règne du Sacré-Cœur.

a) En vérité, selon saint Irénée de Lyon, le « fondateur de la théologie catholique » et le « marteau des hérésies », une révolte contre Dieu « perpétrée durant six mille ans » (Contre les hérésies, V, 28, 2). Genèse, 2 : 1-2 : « Dieu acheva le sixième jour [ou six mille ans : II Pierre, 3 : 8] les œuvres qu’il fit, et Dieu se reposa de toutes les œuvres qu’il avait faites. » Dieu vivant dans un éternel présent, ce passage de la Genèse « est à la fois un récit du passé, tel qu’il se déroula, et une prophétie de l’avenir : en effet si la création a été achevée en six jours, il est clair que la consommation des choses aura lieu la six millième année » (Irénée, V, 28, 3). Pour 666 [600, 60 et 6], un chiffre d’homme, le chiffre du nom de l’Antéchrist, voir Genèse, I, 31 ; 7 : 6 ; Daniel, 3 : 1 ; Apocalypse, 13, 18 : Irénée, V, 29, 2. Le culte de l’homme : l’homme (w, 6e lettre de l’alphabet hébraïque et 6e jour de la création de l’homme) : l’homme, w, l’homme, w, l’homme, w = 666. « Contre les hérésies », Irénée, les derniers temps, la grande apostasie, l’Antéchrist et le mystère de la résurrection des justes et du royaume : ireneech.htm

 

Alerte au monde

 

Apocalypse, 22 : 18 :

 

« Je déclare, moi, à quiconque écoute les paroles prophétiques de ce livre [l’Apocalypse] : “ Qui oserait y faire des surcharges, Dieu le chargera de tous les fléaux décrits dans ce livre ! Et qui oserait retrancher aux paroles de ce livre prophétique, Dieu retranchera son lot de l’arbre de Vie et de la Cité Sainte, décrits dans ce livre ! ” »

 

ID., 7 : 1-3 :

 

« Après quoi j’aperçu quatre Anges, debout aux quatre coins de la terre (a), retenant les quatre vents de la terre pour qu’il ne soufflât point de vent, ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. Puis j’aperçus un autre Ange, portant le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix puissante aux quatre Anges auxquels il fut donné de malmener la terre et la mer : “ Attendez pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu (b). ” »

a) Cf. Ezéchiel, 7 : 2 ; 37 : 9 ; Zacharie, 6 : 5 ; Daniel, 7 : 2 ; Jérémie, 49 : 36 ;

b) Apocalypse, 9 : 4 ; Ezéchiel, 9 : 4, 6.

 

ID., 9 : 13-15, 20-21 :

 

« Et le sixième Ange sonna … Alors j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or (a) placé devant Dieu ; elle dit au sixième Ange portant trompette : “ Délie les quatre Anges qui sont liés sur le fleuve Euphrate (b).” Et aussitôt fut délié les quatre Anges qui se tenaient prêts pour l’heure et le jour et le mois et l’année, afin d’exterminer le tiers des hommes. […] Or les hommes échappés à l’hécatombe de ces fléaux ne renoncèrent même pas aux œuvres de leurs mains : ils ne cessèrent d’adorer les démons, ces idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, incapables (c) de voir, d’entendre ou de marcher. Non, ils n’abandonnèrent ni leurs meurtres, ni leurs sorcelleries, ni leurs débauches, ni leurs rapines. »

a)  Cf. Apocalypse, 8 : 3 ;

b)  Cf. ID., 16 : 12 ;

c)   Cf. Isaïe, 2 : 8 ; 17 : 8 ; Daniel, 5 : 4 ; Psaumes, 115 : 4 ; 135 : 15-17.

 

 Isaïe, VI, 11 :

 

« Et  j’ai dit : Jusqu’à quand, Seigneur ? et il a dit : jusqu’à ce que les cités soient désolées, et sans un habitant, et que les habitants soient sans un homme ; et la terre sera laissée déserte (a). »

a)  Cf. ID., XIII, 9 ; Sagesse, V, 24 ; Apocalypse, IX, 15 ; Le Secret de La Salette : « La terre deviendra comme un désert. »

 

Saint Irénée de Lyon (vers 135/140-202/203, honoré comme martyr), « Contre les hérésies » ou littéralement : « La fausse gnose démasquée et réfutée », Troisième partie : L’identité du Dieu créateur et du Dieu Père prouvée par l’enseignement des Écritures relatif à la fin des temps, Le juste jugement de Dieu contre Satan et tous ceux qui participent à son apostasie, V, 26, 2 :

 

« Mais depuis la venue du Seigneur, par la parole du Christ et de ses apôtres, Satan sait de façon claire qu’un feu éternel a été préparé pour lui (a), qui s’est séparé de Dieu de son propre mouvement, et pour toux ceux qui, refusant de faire pénitence, auront persévéré dans l’apostasie. Aussi, par les hommes de cette sorte, blasphème-t-il le Seigneur qui doit faire venir le jugement, comme quelqu’un qui est déjà condamné, et impute-t-il son péché d’apostasie à son Créateur et non à sa libre décision, à la manière de ces transgresseurs des lois qui, venant à subir leur peine, incriminent le législateur au lieu de s’en prendre à eux-mêmes. »

 

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Histoire de S. Ignace de Loyola, d’après les documents originaux, par le P. Daniel Bartoli de la Compagnie de Jésus, Traduction revue, complétée, annotée et enrichie par le P. L. Michel, S. J., ouvrage cité plus haut, Tome premier, Chapitre sixième : Causes des persécutions contre la Compagnie, pp. 168 et 169 :

 

« Ainsi dans les premiers siècles de l’Église, les plus odieuses imputations pesaient sur les chrétiens. On les accusait d’adorer une tête d’âne, d’égorger chaque jour un enfant au lever de l’aurore, de l’offrir en sacrifice, puis d’en manger la chair, d’en boire le sang, et de se livrer ensuite aux plus infâmes abominations.

« Et c’était là pourtant l’âge d’or du christianisme, le temps où chrétien et saint étaient deux mots synonymes. Mais la merveille suprême, n’était-ce pas que de pareilles allégations fussent regardées comme indubitables dès qu’on les débitait ? qu’elles pussent suffire pour faire condamner aux tortures, au fer et aux bêtes, des hommes innocents ? Aussi, dit Tertullien, une seule question était nécessaire ! Êtes-vous chrétien ? Le procès se réduisait à ces trois mots. Oui, répondez-vous. Eh bien ! dès lors vous êtes convaincu de sacrilège, d’homicide, de lèse-majesté : la crédulité publique devient le seul élément de conviction.

« […] On voyait des gens bien connus parmi les païens, sortir de leur aveuglement et devenir des hommes nouveaux, aux premiers rayons de la grâce, hier impies, meurtriers, adultères, spoliateurs, aujourd’hui pieux, doux, humbles de cœur, chastes, généreux envers l’indigence. […]

« […] Cependant , qui ne le sait ? ― malgré les persécutions, malgré le sang versé à flots, la foi ne s’éteignait pas. Pour un chrétien qui tombait, cent autres se levaient à sa place ; l’horrible barbarie d’un peuple altéré de sang se lassa avant qu’on vît reculer les néophytes de la foi. »

 

Virgile (70 – 19 av. J.-C.), l’Énéide, Livre quatrième, 176 :

 

« Sur le champ la Renommée s’en va par les grandes villes de la Libye, la Renommée, de tous les fléaux le plus rapide.»

 

Dom Guéranger : L'ANNÉE LITURGIQUE

 

L’Année Liturgique, Dom Prosper Guéranger, ouvrage cité plus haut, Le Temps Pascal, Le Mardi de la Pentecôte :

 

              « En ces derniers jours, l'Épouse, toujours belle et digne de l'Époux, ne croîtra plus ; elle diminuera même ici-bas, en proportion de ce qu'elle grandira triomphante au ciel. Autour d'elle, sur la terre, la défection prédite par saint Paul (1) se fera sentir ; les hommes la laisseront seule, ils courront vers le Prince du monde qui sera délié  pour un peu de temps (2), et vers la bête à laquelle  il sera donné de faire la guerre aux saints  et même de les vaincre (3) . »

1.   II Thess., II, 3 ;

2.   Apoc., XX, 3 ;

3.   Ibid., XIII, 7.

MARDI PENTECÔTE

 

Règne à jamais (chant)

 

Aux peuples tremblants dans leur foi,

Il faut un chef, il faut un Roi !

Ce Roi sauveur, Jésus, c’est toi !

 

Depuis, qu’à Reims, au temps jadis,

Tu baptisas le fier Clovis,

Tu dois régner sur nous, tes fils !

 

Règne, ô Jésus, sur tous les cœurs,

Sur tes amis, sur les pécheurs,

Sur les brebis et les pasteurs !

 

La Sainte de la Patrie (Ste Jeanne d’Arc), Mgr Touchet, Évêque d’Orléans,

tome I, lib.-lib. Lethielleux, Paris, 1921, page 117 :

 

« C’est une prophétesse qui se dévoile ; mais  une prophétesse de dix-sept ans douce comme une fleur de Pâques. Sa Voix lui avait désigné son roi.

« Charles lui demanda son nom, et ce qu’elle venait faire.

  Gentil Dauphin, j’ai nom Jeanne la Pucelle (1).

« Cinq siècles déjà ont ratifié cette réponse. Elle déclara ensuite que ce n’était pas les hommes qui l’envoyaient. Elle s’était mise en chemin, de par “ le Roy des cieulx ” (2).

Mon très illustre maître, conclut-elle ; je suis venue pour donner secours au royaume et à vous (3) … Et vous mande le Roi du ciel, par moi, que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims ; et c’est que vous serez lieutenant à Luy, qui est vray Roy de France (4).

« La question ne pouvait se poser plus nettement. Pas d’ambages, pas d’hésitation : c’est Dieu qui a mis Jeanne en route. Il lui a confié une mission ; elle est son ange près du roi. Et de cette mission les résultats sont annoncés avec une précision éblouissante : Orléans sera repris (5) ; le roi sera sacré ; mais qu’il ne l’oublie pas : sacré, il sera un lieutenant. On l’appellera le roi : il ne sera que le lieutenant du vrai roi : le vrai Roi, c’est le Christ (6) ! »

1. Pasquerel, Q. III, 103. — 2. Ibid. — 3. Gaucourt, Q. III, 17. — 4. Livre noir de la Rochelle. — 5. Gaucourt, III, 17. — 6. Quicherat, III, 103.

 

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La mission extraordinaire, surnaturelle et posthume de sainte Jeanne d’Arc (1412-1431), vierge et martyre, patronne et gardienne de la France - La Geste de Dieu par les Francs : « Vive le Christ qui est Roi de France ! » (admirable sermon) :

 

Gloria.tv: Sermon Abbe Marchiset-Fête de sainte Jeanne d'Arc

 

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Évangile selon saint Matthieu, III, 3 (Isaïe, XL, 3) :

 

« Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez la voie Seigneur, rendez droits ses sentiers. »

 

ID., XXIV, 15, 37, 38 et 39 :

 

« Quand vous verrez l’abomination de la désolation dans les lieux saints, dont a parlé le prophète Daniel (a),- que celui qui lit comprenne !... Et comme aux jours de Noé, ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme. Car comme ils étaient aux jours d’avant le déluge, mangeant et buvant, se mariant et mariant leurs enfants… Et les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge, qui les emporta tous. »

a)  Daniel, IX, 27.- S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 25, 2.

 

 

Saint Alphonse de Ligori (cité par le Révérend Père Georges VINSON dans sa brochure intitulée « Messes de l’Antéchrist ? », Maison Saint-Joseph, 38470, tél. 04 76 64 24 11 – le Révérend Père Vinson, né en 1905 et décédé en 1999, est un ancien Père ayant appartenu à la Congrégation des C.P.C.R. de Chabeuil qu’il dut quitter en 1963 pour de sérieuses raisons doctrinales, et qui fonda, en septembre 1980, la Communauté des Sœurs du Christ-Roi à Serre-Nerpol, pieuses religieuses fort dévouées qui méritent tout notre respect et notre soutien et affection – mais dont le directeur se réclame de la thèse du Pape matériel et formel que nous rejetons absolument et dont nous avons donné les raisons sur le présent site) :

 

« Le démon a toujours cherché, au moyen des hérétiques, à priver le monde de la messe, en les faisant précurseurs de l’Antéchrist qui, avant tout, tâchera d’abolir, et abolira réellement le Saint Sacrifice de l’autel, en punition des péchés des hommes, selon la prédiction de Daniel (VIII, 12) : “ Robur data est ei contra juge sacrificium propter peccata : et prosternetur veritas in terra, et faciet, et prosperabitur ” : Or la force lui fut donnée contre le sacrifice perpétuel ; et la vérité sera abattue sur la terre, et il agira et il prospérera (a). »

a) Verset également cité par saint Irénée de Lyon dans son traité « Contre les hérésies », ouv. cité ci-dessous, V, 25, 4, et précisant effectivement qu’il s’agit bien de l’Antéchrist.

 

Saint Irénée de Lyon (vers 135/140-202/203, honoré comme martyr), « Contre les hérésies » ou littéralement : « La fausse gnose démasquée et réfutée », Troisième partie : L’identité du Dieu créateur et du Dieu Père prouvée par l’enseignement des Écritures relatif à la fin des temps, l’Antéchrist, cliquez sur : Irénée d e Lyon

Sur saint Irénée de Lyon, cf. L’Année liturgique de Dom Guéranger en cliquant sur : ireneegu.htm

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger (1805-1875), ouv. cité plus haut, Le Carême, Le Mardi de la quatrième semaine de Carême, pp. 414-415 :

 

      « Le crime de l’idolâtrie était le plus répandu dans le monde, à l’époque de la prédication de l’Evangile. Durant plusieurs siècles, toutes les générations de Catéchumènes que l’Église initiait, en ces jours, à la vraie foi, était entachées de cette souillure. C’est afin d’inspirer à ces élus une horreur salutaire de leur conduite passée, qu’on leur lisait aujourd’hui ces terribles paroles de Dieu (cf. Exode, chap. XXXII) qui, sans l’intervention de Moïse, allait exterminer, en punition de sa rechute dans l’idolâtrie, un peuple en faveur duquel il avait opéré des prodiges inouïs, et auquel il venait en personne donner sa loi. Ce culte grossier des faux dieux n’existe plus parmi nous ; mais il est encore exercé chez des peuples nombreux, rebelles jusqu’ici à la prédication de l’Evangile. Disons tout : il pourrait encore renaître au sein de notre Europe civilisée, si la foi en Jésus-Christ venait à s’y éteindre. La génération qui nous a précédés n’a-t-elle pas vu l’idole de la Raison placée sur l’autel, couronnée de fleurs et recevant l’hommage d’un sacrilège encens ? Un homme ou une société livrés à Satan ne sont pas maîtres de s’arrêter où il leur plaît. Les descendants de Noé devaient sans doute être émus de l’affreuse catastrophe du déluge, dont la terre porta si longtemps les traces ; cependant, l’idolâtrie avait fait déjà d’immenses progrès, lorsque Dieu fut contraint de séquestrer Abraham pour l’en préserver. »

Cliquez sur : MARDI IV

 

ID., ibid., La Passion et la Semaine sainte, Historique du temps de la Passion et de la Semaine sainte, chap. Ier, pp. 9, 10-11 :

 

« Les révolutions qui se sont succédées sans interruption depuis cent ans ont eu le résultat vanté de séculariser la France, c’est-à-dire d’effacer de nos mœurs publiques et de notre législation tout ce qu’elles avaient emprunté d’inspirations au sentiment surnaturel du christianisme. » […] (1) « Et cependant, cette société du IVe siècle qui produisait comme spontanément, par le seul esprit chrétien, ces lois miséricordieuses que nous venons de rappeler, était encore demi-païenne ! La nôtre a été fondée par le christianisme ; lui seul a civilisé nos pères les barbares : et nous nommons progrès cette marche en sens inverse à toutes les garanties d’ordre, de paix et de moralité qu’il avait inspirées aux législateurs ! Quand donc renaîtra cette foi de nos pères qui seule pourrait rétablir les nations sur leurs bases ? Quand les sages de ce monde en auront-ils fini avec les utopies humaines qui n’ont d’autres buts que de flatter ces passions funestes, que les mystères de Jésus-Christ en ces jours réprouvent si hautement ? »

1)  Un homme politique de confession catholique ne devrait-il pas, par exemple, faire tout son possible pour que l’infâme loi sur l’avortement soit abrogée ? Agit-on en humaniste lorsque l’on massacre dans tous les hôpitaux des bébés dans le sein de leur mère avec l’accord de l’État ? Comment peut-on tolérer cela ? Toute loi humaine contraire au Droit naturel dont Dieu est la source première peut et doit être abrogée (cf. Sophocle, Antigone, IIe épisode). Ce ne sont ni l’Etat (avec Hobbes et Hegel) ni le peuple (avec Kant et Rousseau) qui décident : ils n’ont pas toujours raison. L’Etat a perdu le caractère primordial d’une communauté morale des citoyens : l’homme n’est plus qu’une simple unité de production. En réalité ou en vérité, le Droit est antérieur et supérieur à l’Etat. C’est l’oubli de l’existence de principes universels de morale et de justice qui a entraîné la crise actuelle du Droit. Cela ne peut qu’aboutir à la dégénérescence de l’espèce humaine. Mais Dieu veille et y mettra un terme lorsque l’heure de moissonner sera venue (cf. Apocalypse,  XIV, 15 ; XIII, 4 ; XV, 2). [L’Enseignement (Didachè) du Seigneur transmis par les douze apôtres, chap. II, verset 1 (opuscule écrit en grec, qui était lu avec les Épîtres durant les célébrations du culte divin de l’Église primitive) : « Tu ne tueras point l’enfant par avortement et tu ne le feras pas mourir après sa naissance. »]

 

L’Enseignement (Didach : Didachè) du Seigneur transmis par les douze apôtres, chap. II, verset 1 (opuscule écrit en grec, qui était lu avec les Épîtres durant les célébrations du culte divin de l’Église primitive) :

 

« Voici maintenant le second commandement de l’enseignement : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne souilleras point les enfants ; tu ne seras point impudiques ; tu ne déroberas pas ; tu ne t’adonneras pas point à la magie ; tu ne prépareras point de breuvages empoisonnés ; tu ne tueras point l’enfant par avortement et tu ne le feras pas mourir après sa naissance (1). »

1)        À l’époque de Marc Aurèle, Athénagore écrira dans son Apologie : « Nous tenons pour homicides les femmes qui se font avorter et nous croyons que c’est tuer un enfant que de l’exposer. » Cf. Tertullien : « Pour nous à qui tout homicide est défendu il nous est interdit de détruire le fruit d’une mère dans son sein, avant même que l’homme soit formé. C’est un homicide anticipé que d’empêcher la naissance ; car quelle différence y a-t-il entre s’opposer à la naissance d’une âme et l’arracher du corps qu’elle anime ? » (Apologie, 9.)

 

Catéchèse catholique du mariage, R. Père Noël Barbara (1910 – 2002), Ancien Coopérateur Paroissial du Christ-Roi, Fondateur de l’Association et de la revue de Catéchèse « Forts dans la Foi », Préface du Docteur Jean Rivière, Professeur à la Faculté de médecine de Bordeaux, Éditions Rhodaniques S. A. – Saint-Maurice (Suisse), 1963, pp. 146-148, § 139 :

 

139 L’avortement est-il toujours défendu ?

      L’avortement dont il est ici question est l’expulsion provoquée d’un œuf vivant.

      Mais il y a deux façons de provoquer un avortement : soit directement, soit indirectement.

      A.  L’avortement est provoqué directement chaque fois que les moyens utilisés ont pour BUT immédiat, direct de tuer le fœtus (71), de le priver de sa conjonction naturelle avec le sein maternel, ou de l’expulser.

            Donc, chaque fois que le moyen utilisé (intervention chirurgicale ou simple médication) a pour but direct de provoquer l’avortement, et que celui-ci est le moyen nécessaire pour atteindre le résultat recherché (supprimer la grossesse, éviter un déshonneur, soigner la mère ou même la sauver), il s’agit d’un avortement direct (72).

      […]

      DU POINT DE VUE DE LA CONSCIENCE :

      A.  L’« avortement direct » est un crime (q) ; il s’oppose directement au cinquième commandement de Dieu : « Tu ne tueras point » (Deutéronome, 5 : 17). Et dans ce cas, le crime est particulièrement odieux puisqu’il consiste à assassiner un innocent (73).

            Aussi, quelles que soient les raisons que l’on invoque (faute à dissimuler, déshonneur à éviter, vie de la mère à sauver, etc.), pour y recourir (r), l’avortement direct est toujours défendu (74).

            L’avortement direct constitue un péché grave et, de plus, il fait encourir une excommunication dont l’absolution est réservée à l’Ordinaire du lieu.                       

      […]

140 Lorsque pour des raisons déterminées la loi autorise l’avortement, celui-ci constitue-t-il encore un péché ?

      Sous aucun prétexte et pour aucune raison, l’avortement direct, qui est l’assassinat d’un innocent, ne peut être admis par la loi ; il est toujours un péché mortel, et fait encourir l’excommunication à ceux qui y participent (77).

      Toute loi humaine tendant à le couvrir de son autorité doit être considérée comme injuste, immorale, indigne d’une société civilisée. Contre l’avortement légal, non seulement les chrétiens, mais tous les gens honnêtes doivent s’insurger.

      « SI, déclare Pie XI, CEUX QUI DÉTIENNENT L’AUTORITÉ LIVRENT CES PETITS (ENCORE CACHÉS DANS LE SEIN DE LEUR MÈRE) AUX MAINS DE MÉDECINS OU D’AUTRES, POUR QUE CEUX-CI LES TUENT, QU’ILS SE SOUVIENNENT QUE DIEU EST JUGE ET VENGEUR DU SANG INNOCENT QUI, DE LA TERRE, CRIE VERS LE CIEL (t).

[…]

142 Dans l’avortement directement obtenu, qui commet le péché ? Qui encourt l’excommunication ?

      1. La mère qui se fait avorter ;

      2. tous ceux qui ont exigé l’avortement (mari, médecin, juge, etc.) ;

      3. tous ceux qui l’ont provoqué (médecin, sage-femme, faiseur d’anges, etc.) ;

      4. tous ceux qui ont prêté sciemment leur concours sans lequel cet avortement n’aurait pas été commis (pharmacien, infirmiers, aides, anesthésiste, etc.) ;

      5. ceux qui l’ont conseillé (78) ;

      6. enfin toux ceux qui, sans y avoir collaboré ni moralement ni matériellement, l’ont approuvé dans leur for intérieur, de même ont commis le péché grave d’avortement et ils doivent s’en confesser ;

71) Quelque soit l’âge du fœtus, depuis le premier moment de sa conception (fécondation de l’œuf) jusqu’à ce qu’il soit viable (après six mois de gestation) (o). Il faut donc classer parmi les avortements directement provoqués les médications (sous forme d’injections ou autres) auxquelles recourent les femmes pour provoquer leurs règles en retard (lire la Q. 141).

72) […] L’avortement direct est appelé :

a) thérapeutique, chaque fois qu’il est provoqué, comme moyen et dans le but, soit de sauver la mère d’un péril imminent de mort, soit d’enrayer les progrès de la maladie et de la traiter avec efficacité (p).

b) criminel, chaque fois qu’il est pratiqué dans le seul but de supprimer l’enfant et pour quel raison que ce soit (déshonneur à éviter ou autre).

Thérapeutique ou criminel, l’avortement direct est toujours l’odieux assassinat d’un innocent que rien ni personne ne saurait excuser [cf. Romains, 3 : 8].

74) Du point de vue de la conscience, tout avortement direct, qu’il soit thérapeutique ou criminel, est condamné pareillement. Aucune raison ne peut le justifier, et toute loi humaine tendant à le couvrir de son autorité, doit être considérée comme injuste, immorale, indigne d’une société civilisée. Contre une telle loi, non seulement les chrétiens, mais tous les gens honnêtes doivent s’insurger.

  

Pape Léon XIII, encyclique Libertas Praetantissimum, 20 juin 1888, § 39 :

 

« Le droit, écrit Léon XIII, est une faculté morale, et, comme nous l’avons dit et comme on ne peut trop le redire, il serait absurde de croire qu’elle appartient, naturellement et sans distinction ni discernement, à la vérité et au mensonge, au bien et au mal. Le vrai, le bien, on a le droit de les propager dans l’Etat avec une liberté prudente, afin qu’un plus grand nombre en profite, mais les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit, (...) il est juste que la puissance publique emploie sa sollicitude à les réprimer, afin  d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société. »

 

Saint François de Sales (1567-1622), le « Docteur de l’Amour », Traité de l’amour de Dieu, livre XI, chapitre X :

 

« Ah ! quelle horreur qu’un si grand philosophe (1) conseille l’avortement ! C’est devancer l’homicide, dit Tertulien (2), d’empêcher un homme conçu de naître ” ; et saint Ambroise reprenant les païens de cette même barbarie : On ôte, dit-il (3), en cette sorte la vie aux enfants avant qu’on la leur ait donnée. »

1) Aristote, Politique, livre VII, chap. XVI.- 2) Tertullien, Apologétique, chap. IX.- 3) Saint Ambroise, Docteur de Église, l’Exhameron, livre V, chap. XVIII.

 

Cliquez sur : Avortement : un infanticide legal

 

Saint Augustin, « De vera religione » (vers 390) : « La vraie religion », ouvrage cité plus haut, Dieu et sa Vérité, norme suprême de la faculté de juger, XXXI, 58 :

 

« Pourtant, le législateur temporel, s’il est homme de bien et de sagesse, se règle sur la loi éternelle que nulle âme n’a reçu le droit de juger, pour discerner, d’après ses immuables prescriptions, ce qu’il convient, dans telle conjecture, d’imposer ou d’interdire. Aux âmes pures, donc, le droit de connaître la loi éternelle, mais non de la juger. »

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger, ouv. cité plus haut,

 Le temps après la Pentecôte, tome 2, Le Vingt-Deuxième Dimanche après la

Pentecôte, pages 573-574, 575 :

 

      « La volonté de Dieu (a), telle est donc la source comme la vraie grandeur de toute autorité parmi les hommes. L’homme, par lui-même, n’a aucun droit de commander à son semblable. Le nombre ne change rien à cette impuissance des hommes sur ma conscience, puisque, nombreux ou non, je suis l’égal de chacun d’eux par nature, et qu’additionner les droits sur moi de chacun, c’est additionner le néant (b). Mais Dieu, voulant que les hommes vécussent en société, a voulu par là même qu’il y eût à leur tête un pouvoir chargé de ramener les volontés multiples à l’unité du but social. […] Mais, une fois régulièrement investis, les dépositaires souverains du pouvoir ne relèvent que de Dieu dans la sphère de leurs attributions légitimes, parce que c’est de Lui seul que leur vient la puissance, non de leurs peuples qui, n’ayant point cette puissance en eux-mêmes, ne pourraient la donner. […] Mais, pour que la loi oblige et soit vraiment loi, il est clair qu’elle doit avant tout se conformer aux prescriptions et aux défenses de l’Être souverain dont la volonté seule peut lui donner son caractère auguste, en la faisant entrer dans le domaine de la conscience. C’est pour cela qu’il ne peut y avoir de loi contre Dieu, contre son Christ ou son Église. »

a) Cf. I Pierre,  II, 15 ; b) Où l’on voit par là l’indigence ou la pauvreté intellectuelle et la misère morale de Jean-Jacques Rousseau.

 

ID., ibid., Le temps pascal, tome 2, Le Vendredi de la troisième semaine après Pâque :

 

« Au lieu de révérer, ô Église, tout ce que vous avez enseigné sur vous-même et sur vos droits, tout ce que vous avez ordonné, réglé, pratiqué, il en est qui, sans vouloir rompre le lien qui les unit à vous, osent confronter avec les idées d’un soi-disant progrès votre parole et vos actes. […] Aveugles qui pensent vous faire accepter sous un masque humain par ceux qui haïssent précisément en vous le caractère surnaturel ! » - Cliquez sur : VENDREDI III

 

S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, q. 23, a. 7, 2 :

 

« La charité ne peut exister sans la foi » : « Caritas non potest esse sine fide. » (Cf. I Timothée, I, 5 ; Hébreux, XI, 6.)

 

ID., ibid., qu. 23, art. 4, sol. 2 :

 

« La charité [vertu théologale ou divine, et non naturelle] a pour objet la fin dernière de la vie humaine, c’est-à-dire la béatitude » : « Caritas habet pro objecto ultimum finem humanæ vitæ, scilicet beatitudinem æternam. »

 

La Charité, par la présence du Saint-Esprit en nous, est la Vertu qui nous unit à Dieu par le plus fort et le plus doux des liens, bienfait qui dépasse tous nos mérites passés, présents et futurs (cf. Dom Guéranger, L’Année Liturgique, Le Temps Pascal, Le Vendredi de la Pentecôte).

Cliquez sur : VENDREDI PENTEC.

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger, ouv. cité plus haut,  Le temps après la Pentecôte, tome 2, Le Vingt-Deuxième Dimanche après la Pentecôte, pages 567-568 :

 

« Or le moyen que la charité se développe en eux [dans les âmes chrétiennes] sûrement, c’est qu’elle y grandisse dans l’intelligence et la science du salut, c’est-à-dire dans la foi. C’est la foi, en effet, qui forme la base de toute justice surnaturelle. Une foi diminuée ne peut, dès lors, porter qu’une charité restreinte. Combien donc ils se trompent, ces hommes pour qui le souci de la vérité révélée ne va pas de pair avec celui de l’amour ! […] La charité, disent-ils, est la reine des vertus ; elle leur inspire de ménager même le mensonge ; reconnaître à l’erreur les mêmes droits qu’à la vérité est pour eux le dernier mot de la civilisation chrétienne établie sur l’amour. Et ils perdent de vue que le premier objet de la charité étant Dieu, qui est la vérité substantielle, n’a pas de pire ennemi que le mensonge ; et ils oublient qu’on ne fait point acte d’amour, en plaçant sur le même pied l’objet aimé et son ennemi mortel. »

 

Épître de saint Paul aux Romains, V, 20 :

 

« Là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé. »

 

 

Saint François de Sales, Docteur de l'Église, « le Docteur de l'Amour » (Pie IX), « l'aigle de douceur » et l'apôtre du Chablais,  Traité de l'Amour de Dieu, livre XI, chap. II :

 

« Or je dis, rien ne profite pour la vie éternelle, quoique, comme nous disons ailleurs (liv. XI, chap. I), les œuvres vertueuses des pécheurs ne soient pas inutiles pour la vie temporelle, mais, Théotime, mon ami, que profite-t-il à l'homme s'il gagne tout le monde temporellement  et qu'il perde son âme éternellement (S. Matthieu, t XVI, 26) ? »

 

I Saint Jean, V, 4 :

 

« La victoire qui met le monde tout entier sous nos pieds,

c’est notre foi. » (Cf. Hébreux, XI.)

 

Apocalypse de saint Jean, I, 17-18 :

 

« Ne crains rien ; je suis, moi, le Premier et le Dernier, et le Vivant ; et il est arrivé que j’étais mort, et voici que je suis vivant dans les siècles des siècles, et j’ai les clés de la Mort et de l’Enfer. »

(Cf. Job, XIX, 25-27.)

 

 

L’Imitation de Jésus-Christ, I, V, 5 :

 

« Ne t’arrête point à la réputation de l’auteur, ni à son peu ou prou d’érudition, mais que l’amour de la pure Vérité te porte à le lire. »

 

Attachons-nous à l’information plutôt qu’à l’informateur.

 

Nous nous faisons un devoir de toujours communiquer la source de nos informations. Tout ce qui n’est pas officiel n’est pas nécessairement faux ou mauvais. Et tout ce qui l’est subit le contrôle d’une pensée manifestement orientée et par conséquent partiale.

 

« Que tout se fasse avec lumière » : cum luce fiant omnia (saint Benoît) ! Cf. Ire Épître de Saint Jean, I, 5-7.

 

La vérité n’a pas besoin de copyright : elle fera son chemin avec l’aide de la Sainte Trinité, des saints et des anges.

 

A l’intention des enseignants de confession catholique : les principaux points de la doctrine thomiste qu’ils doivent retenir  ̶  cliquez sur : thomisme.htm

 

Encyclique « Pascendi » du pape saint Pie X suivie du Serment antimoderniste  ̶  cliquez sur : pascendi.htm (« devoir de garder avec un soin jaloux le dépôt traditionnel de la foi, à l’encontre des profanes nouveautés de langage comme des contradictions de la fausse science ») et sur : lamentabili.htm (décret condamnant les erreurs principales du modernisme)

Saint Pie X, Praestantia scripturæ sacræ : depuis un siècle, tout moderniste est excommunié ipso facto – cliquez sur : Virgo-Maria

 

Saint Matthieu, XVI, 26 :

 

« Que servira-t-il à un homme d’avoir gagné le monde entier s'il a perdu son âme ? » (Cf. Louis de Grenade, Le Guide des pécheurs, préface de l’auteur, ouv. cité plus haut.)

 

 

Cardinal John Henri Newman (1801-1891), Développement de la doctrine chrétienne,  preuves de la vérité de la foi catholique, Introduction, trad. de l'anglais par L. Boyeldieu d'Auvigny,  Lagny Frères, Libraires-Éditeurs, Paris, 1846, p. 126 :

 

« Le christianisme étant un, toutes ses doctrines sont nécessairement les développements d'un même tout, et s'il en est ainsi, ces développements doivent aussi naturellement être d’accord les uns avec les autres, et former un tout. »

 

ID., Apologia pro sua vita, Desclée De Brouwer 1967, p. 252 :

 

« On ne pourra pas continuer éternellement à se tenir en équilibre sur une jambe, à s’asseoir sans siège, à marcher avec les pieds liés, ou à paître dans les airs comme les cerfs de Tityre (a). »

a)  Virgile, Églogue, I.

 

ID., ibid., p. 253 :

 

« Alors que je cherchais toujours, d’une manière ou d’une autre, à mettre au point une Via Media qui fût valable, je reçus un choc qui devait à tout jamais faire renoncer mon esprit à tout moyen terme et à tout compromis. »

 

Les serviteurs et les saints de Dieu ne font pas de compromis avec le monde. (Cf. Galates, II, 5, 11.)

 

Saint Matthieu, V, 37 :

 

« Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est plus vient du mal. »

 

Épître de saint Jacques, V, 12 :

 

« Mais avant tout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, et ne faites aucun serment que ce soit. Que tout discours soit : Oui, oui ; non, non ; afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. »

 

Deuxième Épître de saint Paul  aux Corinthiens, I, 17-20 :

 

« Ayant donc eu ce dessein, ai-je été inconstant ? Ou bien, ce que je projette, le projetai-je selon la chair, de sorte qu’en moi il y ait OUI et NON ? Mais Dieu est fidèle témoin que la parole que nous vous avons annoncée n’a point été dans ce OUI et NON. Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, que nous vous avons prêché, moi, Silvain et Timothée, ne fut point OUI et NON ; mais OUI fut seul en lui. »

 

Méfions-nous toujours des esprits faux qui, semblables aux serpents à la langue fourchue, utilisent habituellement un double langage qui admet un double sens, une double pensée, où chacun choisit ce qui lui convient.

 

Mgr Guérard des Lauriers, sa vie et sa dernière homélie du 3 janvier 1988, cliquez sur :

http://www.a-c-r-f.com/documents/Mgr_GUERARD_des_LAURIERS-textes.pdf

 

Mgr Guérard des Lauriers, extrait de sa dernière homélie du 3 janvier 1988 :

 

      « J'ai cependant une toute petite remarque à vous faire. Lorsque nous lisons les textes d'un concile, ou d'un document qui émane du magistère, nous ne demandons pas qu'il dise toute la vérité. Mais nous avons le droit de demander qu'il n'y ait que la vérité. Ainsi par exemple, dans [pseudo] Vatican II, il y a beaucoup de vérités. C'est incontestable. Mais la question n'est pas là. La question c’est qu’un concile œcuménique, qui représente par excellence le magistère ordinaire universel de l'Église, est infaillible par nature ; et donc on doit n'y trouver que des vérités. Le fait qu'il y ait des vérités,  n'excuse pas qu'on puisse y trouver une seule ambiguïté. »

      (L’infaillibilité est inhérente à la seule vérité. En vertu du principe de contradiction, le principe le plus ferme de tous, celui au sujet duquel il est impossible de se tromper, le pseudo concile Vatican II ne peut pas être en même temps infaillible et faillible. Et quel droit aurait une Église qui ne pourrait pas garantir le contenu de son enseignement ?)

 

Sur l’infaillibilité du Magistère ordinaire et universel de l'Église, Jean-Michel Alfred VACANT (douteux !) : magisord.htm

 

Aristote, La Métaphysique, tome I, livre G, chap. 3, 1005 b 12 et b 20 :

 

      « Le principe le plus ferme de tous, celui au sujet duquel il est impossible de se tromper » (Aristote, chap. 3, 1005 b 12) – et loi fondamentale de l’Être [Dieu seul étant l’Être même et de Soi-même et de tout (a)] : principe de contradiction ou de non contradiction ainsi énoncé par le Philosophe :

 

      « Il est impossible que le même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps, au même sujet et sous le même rapport » (chap. 3, 1005 b 20).

a)  Cf. Saint Bernard, De consideratione, liv. V, ch. 6, 13).

 

ID., ibid., chap. 4, 1006 a 5-10 :

 

« Quelques philosophes réclament certes une démonstration même pour ce principe, mais c’est une grossière ignorance : c’est de l’ignorance, en effet, que de ne pas distinguer ce qui a besoin de démonstration et ce qui n’en a pas besoin. Or il est absolument impossible de tout démontrer : on irait à l’infini, de telle sorte que, même ainsi, il n’y aurait pas de démonstration. »

 

S. Thomas d'Aquin, Contra Gentiles, liv. 4e, chap. XCV et liv. 3e, chap. XLVII :

 

      «  Les premiers principes sont naturellement connus ; l'erreur qui porte sur eux vient d'une corruption de la nature. C'est pourquoi l'homme ne pourrait passer d'une juste à une fausse perception des principes, ou vice versa, sans un changement de nature ; celui qui erre sur les principes ne peut être en effet ramené par des principes plus certains, alors qu'on peut ramener l'homme dont l'erreur porte sur des conclusions. [...] les principes premiers de l'intellect tant spéculatif que pratique [...] sont comme une image de la divine vérité, universellement reproduite dans l'intelligence des hommes. Tout ce qu'acquiert l'esprit avec certitude, il le saisit en ces principes, mesure de tout jugement puisqu'en eux tout se résout [...] »

 

Le pape Léon XIII, dans son Encyclique du 8 Septembre 1899, dira aux Evêques et aux Prêtres français, car c’est à eux qu’il s’adresse spécialement :

 

« Nous demandons que tous les Séminaristes aient entre les mains et relisent souvent le Livre d’or connu sous le nom de Catéchisme du Saint Concile de Trente, ou Catéchisme Romain. »

Cliquez sur : Catéchisme du Concile de Trente

 

Le dogme pourra-t-il être perverti à grande échelle ? : cliquez sur : L'"ABOMINATION DE LA DESOLATION DANS LES LIEUX SAINTS"

Marie d’Agréda

Marie d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIIe Partie, Livre VIIIe, ch. VIII,  § 534 (On déclare l’état dans lequel Dieu mit sa très-sainte Mère, par une vision de la Divinité abstractive, mais continuelle, après qu’elle eut vaincu les démons, et la manière d’opérer qu’elle avait dans cet état.) :

 

« Il est juste d’avouer que Dieu a pu faire envers l’auguste Marie beaucoup plus que nous ne saurions comprendre, et qu’on ne doit refuser que ce qui renferme en soi une contradiction évidente. »

 Marie d’Agréda : cliquez sur : LA CITÉ MYSTIQUE DE DIEU

 

La confession de Marie d’Agréda au sujet de sa « Cité Mystique de Dieu », Introduction à la vie de la Reine du Ciel, Des raisons qu’on a eues de l’écrire, et de plusieurs autres avis sur ce sujet, § 1 :

 

« 1. Si dans ces derniers siècles quelqu'un entend dire qu'une simple fille, qui n'est par son sexe qu'ignorance et que faiblesse, et par ses péchés que la plus indigne de toutes les créatures, se soit hasardée et déterminée d'écrire des choses divines et surnaturelles, je ne serai pas surprise qu'il me traite de téméraire, de présomptueuse et de légère : singulièrement dans un temps auquel notre mère la sainte Église est remplie de docteurs, d'hommes très-savants, et éclairés de la doctrine des saints Pères, qui ont développé tout ce qu'il y a de plus caché et de plus obscur dans les mystères de la religion. Il y a pourtant des personnes prudentes, savantes et pieuses, qui, ne pénétrant pas les voies spirituelles et surnaturelles, par lesquelles Dieu conduit extraordinairement les âmes, fatiguent leurs consciences, et les mettent dans le trouble et dans la perplexité, suivant en cela le sentiment du commun du monde, qui croit que ces voies, qu'il ne comprend pas, sont dans le christianisme des voies incertaines et dangereuses; mais si ces personnes considèrent sans préoccupation les motifs surnaturels qui m'ont nécessitée d'écrire sur des matières si sublimes et infiniment au-dessus de ma faiblesse et de ma capacité, elles trouveront la justification de ma témérité dans mon obéissance aveugle aux ordres si souvent réitérés du Ciel, et dans les douces violences qu'il m'a faites pour vaincre mes répugnances intérieures. Mais ce qui peut beaucoup mieux servir de garant à tout ce que je viens de dire, pour excuser mon entreprise, c'est la matière dont je traite dans cette divine histoire, qui étant au-dessus de l'esprit humain, doit faire conclure qu'une cause supérieure en est le principe, et qu'il n'y a que l'Esprit divin qui. en ait dicté les conceptions et les vérités sublimes qu'elle renferme. » [Pour continuer à lire cette sublime introduction et confession de la vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, cliquez sur : marieconf.htm]

 

La vie intérieure de Marie d’Agréda :

 

La Cité Mystique de Dieu – cliquez sur : marievi.htm – cf. également le chap. XXIX : mariesc.htm (chapitre sublime de caractère divin), mariepre.htm et marierev.htm (règle pour nous conduire dans les visions et les révélations du Seigneur) et marieint.htm (introduction de Marie d’Agréda au sujet de son ouvrage) mariemys.htm (vie mystique) – marietri.htm (sur la divine Trinité) – mariecre.htm (la Trinité créatrice) – mariehumil.htm (humilité).

 

Marie d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, IIIe partie, livre VIIIe, chap. XXI (L'âme de la bienheureuse Marie entra dans l'empyrée. — Comme celui de notre Rédempteur Jésus-Christ, son sacré corps ressuscita le troisième jour, et en ce même corps elle monta à la droite du Seigneur.) :

 

763. Il y avait trois jours que l'âme très-sainte de Marie jouissait de cette gloire pour ne la quitter jamais, lorsque le Seigneur manifesta aux saints qu'il voulait qu'elle revint sur la terre, et qu'elle ressuscitât son corps sacré en s'y unissant, afin d'être de nouveau élevée en corps et en âme à la droite de son très-saint Fils, sans attendre la résurrection générale des morts. Les saints ne pouvaient ignorer la convenance de cette faveur, ni le rapport qu'elle avait avec les autres qu'a reçues la Reine du ciel, et avec sa sublime dignité, puisqu'elle parait si croyable même aux mortels, que quand même la sainte Église n'en aurait pas approuvé la croyance, nous regarderions comme impies et insensés ceux qui prétendraient nier le fait. Mais les bienheureux le connurent de la manière la plus nette, aussi bien que le jour et l'heure où il devait s'accomplir, lorsque sa divine Majesté leur manifesta en lui son décret éternel. Et quand le moment arriva de faire cette merveille, notre Sauveur Jésus-Christ descendit du ciel, emmenant à sa droite l'âme de sa bienheureuse Mère, au milieu d'innombrables légions d'anges, et des anciens patriarches et prophètes.

 

ID., ibid., chap. XXIII (Acte de louanges et d'actions de grâces que moi la moindre des mortels, sœur Marie de Jésus, a fait au seigneur et à sa très-sainte Mère, pour avoir écrit cette divine histoire avec l'assistance de la Reine du ciel elle-même. — Suit une lettre qu'elle adresse aux religieuses de son Monastère.) :

 

      789. J'ai écrit cette divine histoire (comme j'ai dû le répéter si souvent) par ordre de mes supérieurs et de mes confesseurs qui dirigent mon âme, m'assurant par ce moyen que c'était la volonté de Dieu que je l'écrivisse et que j'obéisse à sa bienheureuse Mère, qui me l'a prescrit pendant plusieurs années, et quoique je l'aie soumise tout entière au jugement de mes confesseurs, sans qu'il y ait une phrase qu'ils n'aient vue et examinée avec moi , je la soumets néanmoins de nouveau à leur censure plus approfondie, et surtout à la correction de la sainte Église catholique romaine, à l'enseignement de laquelle je proteste que je me soumets, comme étant sa fille, pour ne croire que ce que la même sainte Église notre mère approuvera, et pour condamner ce qu'elle condamnera, parce que je veux vivre et mourir sous son obéissance : Ainsi soit-il.

 

      Aux religieuses de la Conception-Immaculée de la ville d'Agréda, de la province de Burgos, filles de notre père saint François, sœur Marie de Jésus, leur indigne servante et abbesse, au nom de l'auguste Reine la bienheureuse Marie, conçue sans la tache du péché originel.

 

15. Il arriva dans une autre circonstance que je me sentis fort inquiète, en me demandant si j'avais bien écrit cette divine histoire; et cette inquiétude était bien naturelle, puisque la grandeur de l'œuvre surpassait toute intelligence angélique et humaine; je comprenais que si je tombais dans quelque erreur, elle ne pouvait être légère; et je faisais d'autres réflexions qui, avec mon naturel timide et lâche, m'affligeaient beaucoup. Or, livrée à ces pensées, je fus appelée et élevée à un autre état supérieur, dans lequel je vis le trône de la très-sainte Trinité et les trois personnes divines, et la bienheureuse Vierge à la droite de son Fils, tous su milieu d'une gloire immense. Il se fit comme un silence dans le ciel, tous les anges et tous les saints étant attentifs à ce qui se passait sur le trône de la Majesté suprême. Je vis que la personne du Père tirait, comme du sein de son être infini et immuable, un très-beau livre, d'un plus grand prix et enrichi de plus d'ornements qu'on ne pourrait se l'imaginer; mais il était fermé : et l'ayant remis au Verbe incarné, il lui dit : « Ce livre  et tout ce qui y est contenu est mien ; il m'est  très-agréable. » Notre Sauveur Jésus-Christ le reçut avec une estime infinie; et, l'ayant comme approché de sa poitrine, il répéta les paroles du Père éternel, que confirma à son tour le Saint-Esprit. Puis ils le mirent entre les mains de la bienheureuse Marie, qui le reçut avec une complaisance incomparable. Je considérais la beauté et la richesse du livre, et je remarquais l'approbation qui lui était donnée sur le trône de la Divinité; et cela excita en moi un désir très-ardent de savoir ce qu'il contenait mais une crainte respectueuse m'empêchait de le demander.

 

16. Bientôt la grande Reine du ciel m'appela et me dit : « Voulez-vous savoir quel livre est celui que a vous avez vu ? Soyez donc attentive et regardez-le. » La divine Mère l'ouvrit, et me le présenta, afin que je pusse le lire. Je le lus, et je trouvai que c'était la même histoire de sa très-sainte vie, dans le même ordre et avec les mêmes chapitra s que je l'avais écrite. Après cela notre auguste Reine ajouta : Vous pouvez bien être maintenant tranquille. Elle me dit cela pour modérer et calmer mes craintes, comme elle le fit; car ces vérités et ces faveurs du Seigneur sont d'une telle nature, qu'elles font à l'instant cesser tout trouble, tout doute dans l'âme, qu'elles animent d'une très-douce force, qu'elles illuminent, qu'elles satisfont et reposent. Il est vrai aussi que le superbe dragon ne se croit pas vaincu pour cela; et le Seigneur le lui permettant pour nous éprouver, il revient inquiéter l'âme comme une mouche importune. Et c'est ce qu'il a fait à mon égard, sans me laisser écrire un mot dans cette histoire qu'il n'ait contredit avec une obstination incroyable, et par des tentations qu'il n'est pas nécessaire de rapporter. La plus ordinaire de ces tentations, c'était de me dire que tout ce que j'écrivais ne verrait que de mon imagination ou du raisonnement naturel, ou bien que tout était faux et uniquement propre à tromper le monde. Et la colère que cet ouvrage a inspirée à ce dragon est si grande, que, pour le décréditer, il s'humiliait à dire que ce n'était tout au plus qu'une méditation, et le fruit d'une oraison ordinaire.

 

17. Le Seigneur m'a défendue de toutes ces persécutions par le bouclier de l'obéissance et par la direction, les conseils et les instructions de mes directeurs, et pour me confirmer dans le bienfait que j'ai rapporté, il en ajouta un autre semblable à celui-là. Lorsque j'étais sur le point de finir cette histoire, un jour que je faisais oraison avec la communauté, je me trouvai placée, par les mêmes moyens que les autres fois, devant le trône de la Divinité; et après les actes et les opérations que l'âme y fait, je vis que du même être de Dieu et comme de la personne du Père, s'élevait un arbre d'une grandeur immense et d'une beauté merveilleuse. Notre Sauveur Jésus-Christ d'un côté, sa bienheureuse Mère de l'autre, et l'arbre entre les deux. Tous les mystères de l'incarnation, de la vie, de la mort et des œuvres de notre Seigneur Jésus-Christ, et tous ceux de la vie et des privilèges de sa très-sainte Mère, étaient écrits sur les feuilles de cet arbre, qui me les présentèrent tous en général, et chacun cri particulier, tels que je les ai écrits. Le fruit de cet arbre était comme un fruit do vie, et je connus que l'arbre était véritablement celui que signifiait cet autre que Dieu avait planté au milieu du paradis terrestre (1). Les saints regardaient cet arbre avec attention et avec plaisir. Et les anges disaient avec admiration : « Quel est donc cet arbre d'une beauté si merveilleuse, qui nous fait porter envie à ceux qui jouissent  de ses fruits ? Heureux, trois fois heureux ceux qui cueilleront et goûteront de ce fruit pour recevoir une si grande grâce et la vie éternelle qu'il renferme en lui-même ! Est-il possible que les mortels, pouvant se nourrir de ce fruit, ne se hâtent point  de le cueillir ? Venez, venez tous à cet arbre, car  son fruit est déjà mûr, vous en pouvez goûter. La fleur qui nourrissait les anciens patriarches et  les prophètes, est devenue maintenant un fruit  exquis. Les branches qui étaient si élevées, se sont maintenant abaissées à la portée de tous. » Les anges s'adressèrent à moi, et me dirent : « Épouse   du Très-Haut, soyez la première à en cueillir avec  abondance, puisque vous êtes si près de cet arbre de vie. Que ce soit là le fruit des peines que vous   avez prises pour l'écrire; témoignez ainsi votre  reconnaissance pour la manifestation des mystères  qui vous ont été découverts; faites des prières au Tout-Puissant, afin que tous les enfants d'Adam les  connaissent et profitent de l'occasion dans le temps qui leur est favorable, et qu'ils louent le Très-Haut  en ses merveilles. »

(1) Gen., II, 9.

 

Voici un chapitre qui révèle en effet chez son auteur « une rare intelligence des Saintes Écritures » qui ne peut venir que d’en haut : marieecri.htm

 

      C’est en examinant attentivement le témoignage ci-après de la Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda à la lumière des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola et des règles du discernement des esprits que nous pouvons conclure au caractère divin de son œuvre, et ce sans nous inquiéter du monde des opinions des uns et des autres (cf. le « Prologue Général adressé aux savants qui liront la Cité Mystique, par le Très-Révérend Père Joseph Ximenès Samaniego, illustre religieux qui assista à la mort de la vénérable Mère Marie de Jésus en qualité de son provincial et qui fut ensuite général de l’ordre de Saint-François, et  après, évêque de Placentia. » — Nous avons dans ce prologue une réponse magistrale au sujet des révélations privées qui n’a jamais été égalée jusqu’à ce jour) :

mariedisc.htm et cliquez également sur : mariepre.htm

 

Le Très-Révérend Père Joseph Ximenès Samaniego, Prologue général :

 

« Il nous suffira pour en alléguer une singulière [expérience], d’exposer le témoignage que rendit le R. Père Jean de Saint-Thomas, de l’ordre des Prêcheurs, homme aussi distingué en vertu que célèbre dans les sciences, confesseur du roi Philippe IV ; lequel passant par Agréda avec Sa Majesté, s’entretint avec la vénérable mère et examina son esprit, après quoi découvrant son entendement devant des personnes d’autorité, il dit, qu’il signerait et prouverait dans toutes sortes d’assemblées de théologiens, que la mère Marie de Jésus était naturellement éclairée d’une science infuse, et qu’il en avait fait toute l’expérience que l’on pouvait en faire. »

 

Approbation « du très-excellent et très-illustre seigneur dom Michel de Escartin, évêque de Tarazone, du conseil de Sa Majesté Catholique, diocésain de la vénérable Mère Marie de Jésus » :

 

« Obéissant comme je dois au royal commandement de la reine, lequel m’a été déclaré par le très-excellent seigneur dom Christoffe Crespi de Valdaura, du conseil de Sa Majesté, et son vice-chancelier dans le sacré et suprême conseil de la couronne d’Aragon et du gouvernement universel de la monarchie, j’ai lu les trois parties de la Cité mystique de Dieu, comme le miracle de sa toute-puissance et l’abîme de sa grâce, manifestée par la très-pure Reine du ciel à sa servante la sœur Marie de Jésus, abbesse du monastère de l’Immaculée-Conception de la ville d’Agréda, dans ce diocèse de Tarazone. […]

« On ne peut pas dire sans calomnie que cet ouvrage ne vienne de la Mère Marie de Jésus, puisqu’on ne saurait trouver un autre sujet à qui l’attribuer. Elle a eu des confesseurs et des pères spirituels fort savants et fort pieux ; mais aucun ne s’est élevé si haut et n’a eu une si grande pénétration dans les théologies scolastique, mystique et expositive, ni un style de l’Ecriture aussi familier que celui que l’on découvre dans ses écrits. Quelques savants conférèrent avec cette servante de Dieu par une vaine curiosité, et dans le dessein de faire ostentation de leur science ; mais ils sortirent de ses entretiens instruits et confus, avouant que leur sagesse n’était que folie, en comparaison de la doctrine céleste qu’ils reconnaissaient en cette vénérable Mère, et que la science des saints, et l’explication des plus grandes difficultés de l’Ecriture et des mystères de notre sainte foi, étaient son langage et sa conversation ordinaire ; de sorte que nous pouvons croire que le doigt de Dieu conduisait cette heureuse main, en ce qu’elle écrivait. […] »

À Tarazone, ce 6 mai 1667. Michel.

 

Au sujet de la « Cité Mystique de Dieu  », le 12 septembre 1858, Dom Guéranger, abbé de Solesme, écrivait dans une série d’articles parus dans le journal l’Univers de Louis Veuillot : « Le moins que l’on puisse dire, à la louange de cette œuvre, c’est qu’elle demeure l’un des plus importants mO.N.U.ments du génie humain et qu’elle suppose, dans son auteur, la plus merveilleuse pénétration des mystères du Christianisme, la plus profonde connaissance de sa morale et une rare intelligence des Saintes Écritures. »

 

Mgr Henri Delassus, docteur en théologie, La Conjuration antichrétienne (ouvrage diffusé sur le site http://www.liberius.net de la Bibliothèque Saint-Libère), Le Temple Maçonnique voulant s’élever sur les ruines de l’Église Catholique, tome III, chapitre LXVII, II. — Voix des saints, Société Saint-Augustin, Desclée, De Brouwer et Cie, Lille, 1910, 41, rue du Metz, avec, en préface et en date du 23 octobre 1910, les félicitations et la Bénédiction Apostolique du Pape saint Pie X, de la part du Cardinal Merry del Val, Secrétaire de Sa Sainteté, page 878 :

 

« La V. Marie d'Agréda, auteur de la Cité mystique (5), rapporte qu'étant au chœur, un jour de l'Immaculée Conception, pour y dire Matines, elle fut ravie en extase. […] »

« 5) Le 13 septembre 1909, les restes mortels de la V. Marie de Jésus d'Agréda, franciscaine conceptionniste espagnole, furent exhumés en vue de sa prochaine Béatification. Il y avait 244 ans qu'ils gisaient dans une crypte humide. Le cercueil qui les contenait fut ouvert en présence de toutes les autorités. Le corps exhalait un parfum délicieux, incomparable. Les médecins, dans leur procès-verbal, déclarent qu'il était dans un état de conservation parfaite. »

 

Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, Second mode de faire une saine (sana)  et bonne élection, § 182, le cinquième point :

 

« Dans le cinquième point, après avoir ainsi examiné la question sous ses divers points, je considérerai de quel côté incline la raison (la razon), et ainsi c’est selon la plus forte motion rationnelle, et non selon quelque impulsion du sentiment (y no mocion alguna sensual), que doit se faire l’examen sur la chose en question. »

(Cf. § 183, sixième point : présenter et offrir son choix à Dieu, afin d’être confirmé. Cf. également les précieuses et indispensables règles pour connaître et discerner en quelque manière les différents mouvements de notre âme, §§ 314-336.)

 

     Toutes les religions ne sont pas des voies de salut : en vertu du principe de contradiction ou de non contradiction, en tant que loi fondamentale de l’Être, il ne peut exister qu’une seule vraie religion.

 

 

C.A., Pape Pie IX, 18 juillet 1870, Constitution dogmatique Pastor Æternus sur la foi catholique (Conc. Vaticanum, œc. XX, 1869-1870, cap. De fide et ratio, Denz. 1797, Editio 18-20 ; cap. 4. De Romani Pontificis magisterio, Denz. 1836) :

 

      « Mais, bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne saurait pourtant y voir jamais de véritable désaccord entre la foi et la raison, attendu que le Dieu qui révèle les mystères et répand la foi en nous est le même qui a mis la raison dans l’esprit de l’homme et qu’il est impossible que Dieu se renie lui-même ou qu’une vérité soit jamais contraire à une autre vérité […] Le Saint-Esprit n’a pas, en effet, été promis aux successeurs de Pierre pour leur permettre de publier, d’après ses révélations, une doctrine nouvelle, mais de garder saintement et d’exposer fidèlement, avec son assistance, les révélations transmises  par  les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. »

 

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Frère Michel de la Sainte Trinité des Petits Frères de Jésus, Toute la vérité sur Fatima, tome 3 : Le troisième secret (1942-1960), chap. VI : L’heure du combat entre la Vierge et le Démon :

 

« Un seul texte suffit à montrer l'immense espace parcouru dans la chute vers l'abîme de l'apostasie. C'est le discours du pape Paul VI, le 7 décembre 1965, pour la clôture du Concile. »

 

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Ils l'ont découronné - CH 29

 

L’Église convertie au monde [cf. S. Matthieu, 10 : 34-35]

 

« L’esprit pacifiste du Concile [du pseudo Concile Vatican II] me semble très bien caractérisé par le pape Paul VI lui-même dans son discours à la dernière séance publique de Vatican II, le 7 décembre 1965. L’Église et l’homme moderne, l’Église et le monde, voici les thèmes abordés par le Concile avec un regard nouveau que Paul VI définit ici à merveille :

« " L’Église du Concile, il est vrai, ne s’est pas contentée de réfléchir sur sa propre nature et sur les rapports qui l’unissent à Dieu ; elle s’est aussi beaucoup occupée de l’homme, de l’homme tel qu’en réalité il se présente à notre époque : l’homme vivant, l’homme tout entier occupé de soi, l’homme qui se fait non seulement le centre de tout ce qui l’intéresse, mais qui ose se prétendre le principe et la raison dernière de toute réalité (...) ".

« Suit alors toute une énumération des misères de l’homme sans Dieu et de ses fausses grandeurs, qui se termine ainsi :

« " ... l’homme pécheur et l’homme saint ; et ainsi de suite ".

« Je me demande vraiment ce que l’homme saint vient faire à la fin de cette accumulation d’immondices ! D’autant que Paul VI récapitule ce qu’il vient de décrire, en nommant l’humanisme laïc et profane :

« " L’humanisme laïc et profane enfin est apparu dans sa terrible stature et a, en un certain sens, défié le Concile. La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) de l’homme qui se fait Dieu. Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ? Cela pouvait arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du Samaritain a été le modèle de la spiritualité du Concile. Une sympathie sans bornes l’a envahi tout entier. La découverte des besoins humains (et ils sont d’autant plus grands que le fils de la terre se fait plus grand) a absorbé l’attention de notre synode. Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme ".

« Voilà donc expliqué, d’une manière ingénue et lyrique, mais claire et terrible, ce que fut, non pas l’esprit, mais la spiritualité du Concile : une "sympathie sans bornes" pour l’homme laïc, pour l’homme sans Dieu ! Si encore c’eût été pour relever cet homme déchu, pour lui dévoiler ses plaies mortelles, pour les lui panser d’un remède efficace, pour le guérir et l’amener dans le sein de l’Église [cf. S. Jean, 12 : 44-47, 50 ; 14 : 16-17 ; 15 : 19-20 ; S. Marc, 16 : 15-16], pour le soumettre à son Dieu... Mais non ! Ce fut pour pouvoir dire au monde : tu vois, l’Église aussi a le culte de l’homme.

« Je n’hésite pas à affirmer que le Concile a réalisé la conversion de l’Église au monde. Je vous laisse à penser quel fut l’animateur de cette spiritualité : il vous suffit de vous souvenir de celui que Notre Seigneur Jésus-Christ appelle le Prince de ce monde. »

 

Cardinal RATZINGER (Benoît XVI), Les principes de la théologie catholique (1982), Esquisse et matériaux, Pierre Téqui, éditeur, 82, rue Bonaparte, Paris, 2005, Épilogue, Situation de l’Église et de la théologie aujourd’hui, Bilan de l’époque post-conciliaire, échecs, devoirs, espoirs, p. 413 :

 

« Si nous nous rapprochons de notre époque, nous voyons surgir le souvenir du Ier [?] Concile du Vatican [24 avril 1870], dont les suites ont amené l’éclatement de beaucoup de facultés de théologie catholique en Allemagne ; il a fallu des décennies pour que les plaies se referment [les plaies provoquées par le Concile du Vatican !].

« Ainsi l’évolution critique consécutive à [au pseudo concile du] Vatican II se situe dans une longue histoire […] : un concile qui ne dogmatisait pas et n’excluait personne semblait [?] ne pouvoir heurter personne, ne répugner à personne, mais seulement attirer tout le monde. […]

« […] Mais pour une telle vision de près, il est des facteurs négatifs incontestables et dans une mesure inquiétants. Ainsi le fait que nos églises, nos séminaires, nos cloîtres se soient vidés de plus en plus au cours de ces dix années [72-82] peut apparaître évident à chacun par les statistiques s’il ne l’a pas remarqué par lui-même. »

 

ID., ibid., L’Église et le monde à propos de la question de la réception du

[pseudo] IIe Concile du Vatican, p. 423 :

 

« De tous les textes du [pseudo] IIe Concile du Vatican, la constitution pastorale « sur l’Église dans le monde de ce temps » (Gaudium et Spes) a été incontestablement le plus difficile et aussi, à côté de la constitution sur la liturgie et du décret sur l’œcuménisme, le plus riche en conséquences [ ?]. Par sa forme et la direction de ses déclarations, il s’écarte dans une large mesure [sic] de la ligne de l’histoire des conciles et permet par le fait même, plus que tous les autres textes, de percevoir la physionomie spéciale du dernier [pseudo] Concile. »

 

ID., p. 426 :

 

 « Si l’on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu’il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision [misérable euphémisme] du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus [quel aveu !]. » [Cf. la collusion scandaleuse et parfaitement prouvée de la nouvelle « église conciliaire » (Jean XXIII) avec les B’naï B’rith, les Fils de l’Alliance – cliquez sur moralea.htm]

 

ID., p. 427 :

 

 « Contentons-nous ici de constater que le texte joue le rôle d’un contre-Syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Église avec le monde tel qu’il est devenu depuis 1789 [c’est-à-dire séparé constitutionnellement de Dieu (a)]. » [Cf. la proposition 80 du Syllabus citée plus haut et condamnée. Autrement dit, le pseudo Vatican II constitue l’antithèse du vrai et unique Concile du Vatican : Deux thèses inconciliables (b) qui s’opposent à la notion de Tradition et dont il est par conséquent impossible de faire la synthèse au sens hégélien et idéaliste et nominaliste du terme. La vie ne procède pas de l’identité des contradictoires, mais du Verbe divin qui est la Vérité en Personne et l’Être même (c). A moins de sombrer dans l’absurde, la vérité en tant que telle ne peut être qu’une. Ceux qui soutiennent le contraire rejettent les propriétés fondamentales de l’être (l'un, le vrai, le beau et le bien), i.e. les lois de l’être et la métaphysique de saint Thomas d’Aquin.] – Pour consulter l’encyclique Quanta Cura et le Syllabus, cliquez sur quansyll.htm

a)  Cf. l’encyclique Quas Primas du pape Pie XI : quasprim.htm

b)  Donc pas de réconciliation possible avec le monde moderne ou le monde tel qu’il devenu depuis 1789 (cf. lettre Quod aliquantum du pape Pie VI adressée au cardinal de la Rochefoucault et aux archevêques et évêques de France le 10 mars 1791).

c)   Cf. S. Jean, I, 1-4 ; VIII, 58 ; XIV, 6.

 

Mgr Dechamp (Victor Auguste), Archevêque de Malines, « L’infaillibilité et le concile général », Étude de science religieuse à l’usage des gens du monde, augmentée d’un Bref de Sa sainteté le Pape Pie IX, donné à Rome, près Saint-Pierre, le 26 juin 1869, Yves Magnin et Fils, Imprimeurs du Saint-Siège, Paris, 1869, septième édition :

 

« Si nous n'avons traité dans cet opuscule que la question de l'infaillibilité, c'est que le loisir nous manque absolument pour aborder aujourd'hui les autres questions de notre temps. Indiquons au moins quelques-unes de celles qui se dressent devant le concile.

« Le concile de Trente se trouvait en présence du protestantisme. Le concile du Vatican va se trouver en présence d'une erreur plus radicale, de celle qui s'est donnée les beaux noms de rationalisme, de libre pensée, de libéralisme, et d'autres noms encore qui ne sont que des masques. Le concile arrachera ces masques à l’erreur, pour découvrir au monde le vrai visage qu'elle lui cache. Pie IX l'a déjà fait, et à plusieurs reprises, dans l'encyclique Quanta cura et dans d'autres enseignements adressés à l’Église universelle ; mais le concile va le faire à son tour, et c’est pour le lui voir faire avec la puissante efficacité qu’ont toujours eue les conciles généraux, que Pie IX a convoqué celui-ci. Pierre dit à ses frères : Venez à la nouvelle Jérusalem, et joignez-vous à moi pour briser les chaînes des âmes et les chaînes du monde, pour délivrer, autant qu’il est en nous, les âmes et le monde de l’empire du mensonge et de l’empire du mal.

« Le concile de Trente ne s’est pas borné à condamner les erreurs du protestantisme, mais afin de les dévoiler pleinement, il a fait, de la foi véritable, un exposé lumineux et magnifique.

« Le concile du Vatican ne condamnera pas seulement non plus les erreurs du prétendu rationalisme et du prétendu libéralisme, mais en présence de ces erreurs, il affirmera la vérité qui les dévoile, et fera briller à tous les yeux les splendides harmonies de la raison et de la foi. Il ne répondra pas avec moins de puissance aux erreurs du XIXe siècle, que ne l’a fait le concile de Trente aux erreurs du XVIe. Il fera voir que le rationalisme n’est pas la raison, que le libéralisme n’est pas la liberté, et que la libre pensée n’est qu’une esclave toujours inclinée sous le souffle de l’opinion qui passe. Il fera voir que sous ces noms modernes se cachent de vieilles erreurs, ou plutôt l'erreur originelle qui cent fois vaincue revient toujours à la charge, et qui ne cessera de lutter contre la vérité, jusqu’à la fin de l’épreuve ou de la vie de l'humanité dans le temps. »

 

Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, J.-M.-A. Vacant, Maître en Théologie, Professeur au Grand séminaire de Nancy, Imprimé avec l'autorisation de Monseigneur l'Évêque de Nancy et de Monseigneur l'Archevêque de Paris, Delhomme et Briguet, Libraires-Editeurs, 1887, Paris, 13, rue de l’Abbaye, Lyon, 3, rue de l’Archevêché (cité par le site Virgo-Maria.org) :

 

« […] N'oublions pas non plus que Pie IX a fait publier un document célèbre qui, on s'accorde à le reconnaître (1), n'est pas re­vêtu des conditions exigées par les canonistes pour les lois authentiques. Le Syllabus, en effet, n'a pas été écrit par Pie IX lui-même. C'est un résumé des principales erreurs de notre temps, signalées dans les allocutions consistoriales, les encycliques et les autres lettres apostoliques de ce Pape, qu'il ordonna d'envoyer, avec son encyclique Quanta cura, à tous les évêques du monde, afin, disait le cardinal Antonelli, que ces derniers eussent sous les yeux toutes ces erreurs condamnées. Remarquons le caractère de ce document. Pie IX avait enseigné la doctrine du Saint-Siège dans des lettres qui n'avaient pas été adressées à tous les évêques, ni affichées de la manière usitée pour la promulgation des lois ; il l'avait enseignée dans des allocutions qui n'avaient été connues du monde catholique que par l'intermédiaire de la presse; il était revenu, à plusieurs reprises, sur ces enseignements ; dans tous ces actes, il exerçait manifestement le magistère ordinaire que nous avons appelé exprès. Mais il craignit que ces enseignements réitérés ne restassent ignorés d'une partie de l'épiscopat, et, pour les faire connaître par tout l'univers catholique, il en fit dresser (2) un résumé qui servit de règle doctrinale aux évêques dispersés. Il aurait pu proposer ce résumé à l'Église dans une définition solennelle ; il préféra le faire envoyer à tous les évêques avec son encyclique Quanta cura. Le Syllabus est donc un document où le Pape a exercé son magistère ordinaire, en s'adressant à toute l'Église, en vertu de sa souveraine autorité.

« Mais, demandera-t-on, ces actes du magistère quotidien du Pape peuvent-ils être infaillibles ? Oui ; car nous y trou­vons des doctrines que le magistère ordinaire impose, par ces actes mêmes, à la foi ou à l'assentiment de tous les catho­liques. C'est ce que Pie IX a déclaré, en affirmant qu'il avait condamné les principales erreurs de notre époque, dans plu­sieurs encycliques, aussi bien que dans des allocutions consistoriales et d'autres lettres apostoliques qui avaient été pu­bliées (3) ; car condamner une erreur, c'est défendre d'y adhérer, et, quand le Pape porte une telle défense en vertu de sa suprême autorité, il le fait infailliblement, de quelque forme que son acte soif revêtu.

« Pour ce qui regarde en particulier le Syllabus, Pie IX ne l'a pas imposé formellement par un jugement solennel ; mais exerçant son magistère ordinaire, il a manifesté que sa volonté était qu'il servît de règle à l'enseignement quotidien des évêques, qu'il fût, par conséquent, accepté par toute l'Église comme renfermant la doctrine du Saint-Siège. D'autre part, les évêques du monde entier ont donné leur adhésion à ce document. Le Syllabus est donc infaillible. Aussi beaucoup de théologiens l'ont-ils rangé parmi les définitions ex cathedra.

« Si l'on applique, en effet, le nom de définition ex cathedra à tous les actes du Souverain Pontife qui remplissent les conditions dans lesquelles le Concile du Vatican déclare que le successeur de saint Pierre est infaillible, il faut placer les actes dont nous venons de parler parmi ces définitions ; mais, en ce cas, il y a lieu de distinguer deux sortes de défini­tions ex cathedra : celles qui sont portées par des décrets solennels et celles qui sont portées par le magistère quotidien du Souverain Pontife. C'est, entre autres motifs, pour avoir confondu les décrets solennels, portés suivant les règles que le droit Canon exige pour une loi, avec les définitions ex cathedra, où les conditions posées par le Concile du Vatican sont remplies, que des auteurs très respectables ont nié l'infaillibilité du Syllabus (4).

« Est-il nécessaire d'ajouter qu'il n'y a pas lieu de rejeter l'infaillibilité du Syllabus et des enseignements du magistère ordinaire qui lui ressembleraient, parce que la censure méritée par chacune des propositions condamnées n'y est pas in­diquée et que, pour mieux comprendre le sens de ces propositions, il est bon de recourir aux allocutions et aux lettres dont elles sont extraites et auxquelles le Syllabus lui-même renvoie ? Non ; car tous les théologiens admettent l'infaillibi­lité des condamnations in globo, où une série d'affirmations sont solennellement censurées, sans que la censure applica­ble à chacune d'elles soit déterminée, et, d'autre part, nous avons vu plus haut que tous les enseignements de l'Église se tiennent et servent à s'interpréter mutuellement ; or, il faut appliquer ces règles aux enseignements du magistère ordi­naire, aussi bien qu'aux jugements solennels. […] »

1)      Voir Mazzella, de Ecclesia, II. 1652, note "Novimus, dit-il, Syllabum non præ se ferre formas seu formalitates adhiberi solitas in constitutionibus dogmaticis edendis".

2)      Peut-être quelqu'un objectera-t-il que, le Syllabus ayant été dressé par un autre que le Pape, on doit lui refuser l'infailli­bilité, aussi bien qu'aux décisions doctrinales des congrégations romaines. Mais qu'on veuille bien remarquer que le Syl­labus exprime d'une façon certaine les enseignements du Pape, pendant que les décrets des congrégations expriment les décisions des congrégations elles-mêmes et non celles du Souverain Pontife. Le Syllabus est, au contraire, l'expres­sion de la doctrine du Pape, dans son magistère ordinaire, et non l'expression de la doctrine de celui qui l'a rédigé.

3)      Cum videremus... nunquam satis lugenda damna quæ in christianum populum ex tot erroribus redundant, pro Apostolici nostri minis­terii officio, illustria prædecessorum nostrorum vestigia sectantes, nostram extulimus vocem, ac pluribus in vulgus editis encyclicis epistolis et allocutionibus in consistorio habitis, aliisque apostolicis litteris præcipuos tristissimæ nostræ ætatis errores damnavimus (Encyc. Quanta cura, 8 déc. 1864).

4)      Le cardinal Mazzella dit de ceux qui soutiennent ce sentiment, qu'ils sont "viros aliquot, paucos tamen haud mediocris ingenii" (de Ecclesia, p. 822). Il fait allusion à Mgr Fessier qu'il nomme. J'ignore s'il a en vue d'autres personnages distin­gués par leur science ; mais j'ai sous les yeux des notes prises à Rome, en 1883-84, aux conférences d'un canoniste célèbre, et où l'on soutient que le Syllabus n'est pas une définition infaillible, parce que c'est une collection privée, sem­blable au décret de Gratien et qui n'a pas été promulguée par le Pape lui-même, suivant les règles du droit. Je ne sais si la doctrine du conférencier a été bien rendue par l'étudiant qui rédigeait ces notes ; mais les notes ont le tort de supposer que, pour être infaillibles, les enseignements pontificaux doivent être tous édités dans la forme exigée pour l'authenticité des lois.

 

Dom Francesco Maria Paladino, « PETRUS ES TU ? » : « Es-tu Pierre ? », EDITIONS Delacroix, 1999, Préface :

 

Les auteurs de l’ « Église Eclipsée ? » montrent que la situation actuelle dans l’Église est le résultat d’un complot préparé depuis longtemps par les membres de la Franc-Maçonnerie, la Synagogue de Satan [Apocalypse, 2 : 9], comme l’appelait Mgr Meurin. Cette réalité n’était pas si évidente pour certains. Voici par exemple des extraits d’un courrier qui exprime bien cet état d’esprit : « … Je viens d’achever la lecture de " L’Église Eclipsée ? " et je ne suis pas prêt de m’en remettre. Bien que depuis quelques mois, j’eusse commencé à me documenter sur la crise de l’Église, j’étais encore très loin de soupconner l’ancienneté du complot, la puissance tentaculaire de ses auteurs, l’identité de ses illustres complices… et l’ampleur du désastre. On voudrait croire au délire paranoïaque, mais la grande richesse de votre documentation et l’implacable rigueur de votre analyse ne laissent, hélas, guère de place au doute : les temps antéchristiques sont déjà bien avancés. (…) Je vous prie de croire… en l’assurance… de ma gratitude pour ce que " L’Église Eclipsée ? " m’a appris… et qu’il vaut mieux savoir qu’ignorer ».

 

ID., ibid., pages 87, 87-88, 181, 182, 178-179 :

 

« […] Il n’y a pas d’église conciliaire, mais la Sainte Église romaine est occupée et trahie par une secte qui depuis le Vatican jusqu’aux plus modestes bulletins ou communautés trahit l’Église et trompe les fidèles.

« L’Église est toujours là, la Sainte Église romaine à laquelle nous devons rester attachés puisqu’il n’y a pas de salut sans Elle, et quelque soit la gangue qui vient la défigurer en la personne de ses représentants. […] L’important, le vital c’est de rester uni à Rome [la Rome traditionnelle] et de refuser, venant des hommes, fussent-ils évêques ou pape [selon eux], ce qui s’oppose à la Foi et à la Tradition. Ainsi restons-nous attachés à l’Église, cachée mais vivante. […]

« […] Quand le pape meurt, la Papauté continue ; d’ailleurs le Siège apostolique est une personne morale impérissable ; le fidèle continue à vivre de l’Église romaine par sa foi, par son obéissance aux lois traditionnelles et, bien entendu par les sacrements, comme si le pape était toujours là ; et de même vis-à-vis des évêques. Voilà la sécurité de la Tradition : l’Église demeure, impérissable, défigurée comme Jésus, mais Elle demeure.

« Au contraire, les hérétiques en place ne sont plus "Rome ", même s’ils sont dans Rome, même s’ils "collent " à toutes les institutions et les vicient ! Qu’ils soient pratiquement usurpateurs, ils ne représentent plus l’Église romaine, du moins en acte. Derrière cette triste façade, attachons-nous à notre Mère qui reste vivante même si elle est bien opprimée et cachée. Situation bien inconfortable mais héroïque et méritoire ! […]

« […] Mais alors, où est l’Église ? Si le pape et les évêques ont défailli, où se trouve l’Église visible ?

Convenons que la réponse n’est pas facile. Il nous semble pertinent, compte tenu de l’éclipse (1) de l’Église annoncée par la Sainte Vierge à La Salette, d’affirmer que ce qui reste de visibilité dans l’Église doit être recherché dans les membres fidèles qui ont gardé la foi droite. Ce sont eux qui, aujourd’hui, constituent le Corps du Christ. Précisons que ces membres sont aussi les pécheurs mais non pas les schismatiques, les hérétiques et les apostats. […]

« Débarrassons-nous d’abord d’une idée inconsistante : on ne peut pas faire coïncider la visibilité de l’Église avec la visibilité du pape, même si ordinairement le pape, chef de l’Église, indique la position comme un drapeau sur un château. Dans la situation ordinaire cela est vrai que "Ubi Petrus, ibi Ecclesia" ["Où est Pierre, là est l’Église"] (2), mais, si, temporairement, Petrus vient à manquer soit par la mort, soit par la folie, soit par la renonciation, soit par l’hérésie comme disent les théologiens, l’Église ne disparaît pas puisqu’elle est indéfectible. On ne peut même pas dire qu’elle devient acéphale (sans tête) car son chef invisible, Notre-Seigneur Jésus-Christ, ne cesse pas d’exister. Dans les périodes ordinaires de vacance du Siège dues à la mort du pape, l’Église continue d’être visible dans sa structure.

« Si la visibilité de l’Église coïncidait avec la personne du pape et, éventuellement, de sa cour pontificale, que devrions-nous dire de l’époque du grand schisme d’occident quand pour 39 ans, il y a eu jusqu’à trois "papes "visibles, chacun avec sa cour de cardinaux et d’évêques ? L’Église était-elle plus visible avec trois " papes "qu’avec un seul (3) ? »

1)    Disparition totale ou partielle, réelle ou apparente, d’un astre par l’interposition d’un corps entre cet astre et l’œil de l’observateur.

2)    Saint Ambroise (340-397), Commentaire du Psaume 40, ch. 19.

3)    Il faut préciser que la visibilité doit manifester visiblement une réalité surnaturelle. A cause d’une situation contingente le chef de l’Église peut venir à manquer ou se trouver en minorité, et l’épiscopat de même. Grégoire XII, par exemple, pendant le grand schisme d’occident, n’eut sur la fin que deux cardinaux et trois évêques, tandis que l’antipape Jean XXIII (Baldassarre Cossa) eut à sa suite presque tous les cardinaux et la plus grande partie des évêques. Malgré cela, au XVIIe siècle l’Église a inscrit dans la liste des papes Grégoire XII plutôt que Jean XXIII.

 

Cardinal RATZINGER (Benoît XVI), Les principes de la théologie catholique (1982), ouvrage cité plus haut, pp. 428-429, 430 (Évolution postérieure, euphorie des débuts) :

 

« Bien entendu, il faut ajouter que le climat de tout processus était marqué par Gaudium et Spes. Le sentiment qu’il ne devait vraiment plus y avoir de mur entre l’Église et le monde [a], que tout dualisme : […] Église-monde était nuisible. […] Par là était inaugurée une nouvelle phase de réception de l’impulsion donnée par Gaudium et Spes, phase qui devait s’avérer fatale. »

a) Cf. la Méditation de deux étendards (Meditación de dos banderas) de saint Ignace de Loyola et les Deux cités de saint Augustin citées plus haut. - Cf. S. Jean, XIV, 2 ; XVII, 9 et 14 ; I S. Jean, II, 15-18 ; S. Luc, XIX, 11-27.

 

ID., p. 437 (Situation d’aujourd’hui) :

 

« Cela signifie-t-il que le Concile [le pseudo Concile Vatican II] lui-même devrait être rétracté ? Absolument pas. » [Benoît XVI persiste et signe : il veut se réconcilier et nous réconcilier avec un monde qui ne veut pas entendre parler de Dieu ni encore moins du Règne social du Christ. – Cf. S. Luc, XIX, 11-27 ; Quas Primas, Pie XI ; saint Grégoire le Grand, cité plus haut par le cardinal Pie. – S. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, Règles pour mieux connaître les esprits, La 6e règle, § 334 : « quand l’ennemi de la nature humaine aura été démasqué et reconnu à sa queue de serpent… »]

 

      Au sujet du livre de Joseph Ratzinger/Benoît XVI intitulé « Jésus de Nazareth » qui a été publié en 2007 par les Éditions Flammarion, nous avons constaté qu’il ne contenait rien de manifestement contraire à la foi catholique qui méritait d’être souligné et retenu contre son auteur qui s’est surtout placé au niveau psychologique et moral. Cela, bien sûr, ne pouvait pas répondre aux questions qui se posent au sujet de certains documents du pseudo concile Vatican II et de la validité des ordinations sacerdotales, des sacres épiscopaux et de la nouvelle messe. Nous poursuivons par conséquent nos recherches pour parvenir à une conclusion certaine et définitive, car nous tenons absolument à vérifier le bien-fondé des graves accusations qui sont portées contre Ratzinger/Benoît XVI en révélant leurs sources avec une exactitude exempte de toute contestation.

 

 

http://www.marie-julie-jahenny.fr/criseeglise.htm Marie-July Jahenny (1850–1941), la stigmatisée bretonne :

 

« Dès le 27 novembre 1902, comme aussi le 10 mai 1904, Notre-Seigneur et la Très Sainte Vierge annoncent la " nouvelle messe. " Écoutez :

" Je vous donne un avertissement. Les disciples qui ne sont pas de Mon Évangile sont maintenant en grand travail pour refaire à leurs idées, et sous l’empire de l’ennemi des âmes, une messe qui renferme des paroles odieuses à mes yeux ".

" Quand l’heure fatale arrivera où l’on mettra à l’épreuve la foi de mon sacerdoce, ce sont ces textes qu’on donnera pour célébrer dans cette seconde période, la première période, c’est celle de la persécution où les ennemis de la foi et de la sainte religion imposeront leurs formules dans le livre de la seconde célébration... ces esprits infâmes sont ceux qui M’ont crucifié et attendent le règne du nouveau messie "

« Et Notre-Seigneur continue :

" Beaucoup de Mes saints prêtres refuseront ce livre scelle des paroles de l’abîme ". Puis, tristement : " malheureusement parmi eux il en est qui accepteront, il en sera fait usage. "

« Le 20 octobre 1903, à Marie-Julie qui Le supplie de ne pas châtier, Notre-Seigneur répond :

" Ma fille, les pécheurs sont trop nombreux et très coupables. Ils ont abusé de Mes grâces, ceux surtout qu par état, ont à leur disposition Mon corps adorable et Le profanent. Non, Je ne peux plus pardonner, il faut que la justice soit satisfaite. Bientôt vous aurez besoin de foute votre foi ".

« La Sainte Vierge ajoute le 5 janvier 1904 :

" Satan est joyeux, il parcourt la terre... dans la clôture de ses maisons où sont ses disciples vivants de sa doctrine, où il leur révèle ses secrets sataniques pour perdre les âmes. Il y porte ses conseils et les chefs de ses suppôts boivent à longs traits ses doctrines faites de sacrilèges et de sortilèges ".

« Le 10 mai 1904, Elle précise sur le nouveau clergé et sa messe :

" Dans ce chemin odieux, sacrilège, ils ne s’arrêteront pas là, ils en arriveront à d’autres qui compromettront tout à la fois et d’un seul coup la sainte Église, le clergé, la foi de mes enfants. "

« Elle annonce la " dispersion des pasteurs " par l’Église elle-même, vrais pasteurs, qui seront remplacés par d’autres formes par l’enfer, initiés à tous les vices, à toutes les iniquités perfides qui couvriront les âmes de souillures... nouveaux prédicants des nouveaux sacrements, de nouveaux temples, de nouveaux baptêmes, de nouvelles confréries... »

 

« Les P’tits Princes de la Lune », une association unie à Jésus crucifié qui mérite toute notre considération, notre soutien et nos prières, et devant  laquelle nous nous sentons petits et misérables : Site perso. WEB

 

DIARIO Elisabeth Canori Mora - Recherche Google Élisabeth Canori Mora (1774–1826), vénérable, tertiaire trinitaire :

 

«  […] Après ce terrible châtiment, je vis tout à coup le ciel s'éclaircir. Saint Pierre descendit de nouveau, vêtu pontificalement, accompagné par des anges qui chantaient des hymnes à sa gloire, le reconnaissant ainsi comme prince de la terre. Je vis ensuite descendre du ciel l'apôtre saint Paul qui, par ordre de Dieu, parcourut l'univers, enchaîna les démons, et les ayant amenés devant saint Pierre, celui-ci leur ordonna de rentrer dans les cavernes ténébreuses d'où ils étaient sortis. Alors parut sur la terre une belle clarté, qui annonçait la réconciliation de Dieu avec les hommes. Les anges conduisirent, devant le trône du prince des apôtres, le petit troupeau qui était resté fidèle à Jésus-Christ. Ces bons et fervents chrétiens lui présentèrent leurs hommages respectueux, et bénissant Dieu, remercièrent l'apôtre de les avoir préservés de la ruine générale, et d'avoir conservé et soutenu l'Église de Jésus-Christ, en ne permettant pas qu'elle fût entraînée par les fausses maximes du monde. Le saint choisit alors le nouveau Pontife. »

      Cf. la revue La Voie, n° 27, Dépôt légal 4e trimestre 2002, Directeur de la publication : abbé Francesco Paladino, pages 14-18 ; Le journal de la vénérable Elisabetta Canori Mora, Extraits, Traduction de l’abbé Dom Francesco Maria Paladino : paladinromain@aol.comoù l’on constate, une fois de plus, les manipulations de textes et les interprétations manifestement partisanes de l’abbé Francesco Ricossa dans le n° 54 de la revue Sodalitium, jusqu’à omettre que la vie de la Vénérable, publiée en 1953 et contenant sa célèbre prophétie, avait reçu trois Imprimatur  (La venerabile Elisabetta Canori Mora, Daniella Klitsche de la Grange Annesi, Roma Tipografia Agostiniana, 1953.- Imprimatur : La venerabile Elisabetta Canori Mora, Daniella Klitsche de la Grange Annesi, Roma Tipografia Agostiniana, 1953. E vicariatu Urbis, die 10 martii 1953 +Aloysius Traglia Archiep, Caesarien ; vicesgerens. Imprimatur. - Nihil obstat. Romae, die 2 martii 1953. S. Natucci. Fidei promotor gen. - Nihil obstat. Romae, die 8 martii 1953 Aloysius Manzini. Barn, Rev, deleg.).

 

Extraits du Journal de la Vénérable Elisabetta Canori Mora

Réponse de l’abbé Francesco Paladino à la revue Sodalitium

 

« Certains ont été contrariés par les commentaires et surtout les omissions du n° 54 de la revue Sodalitium qui voulait répondre à notre article « Sédévacantisme et conclavisme » du n° 27 de La Voie où il y avait des extrait des prophéties d’Elisabetta Canori Mora.

« Dans notre article nous avions bien précisé qu’il s’agissait d’une Vénérable et que le livre dont nous avons tiré ces prophéties avait obtenu trois Imprimatur en 1953. Or, la revue de l’Institut Mater Boni Consilii ne fait aucune mention de cela, préférant ironiser : " L’abbé Paladino pense trouver une solution dans une voie “surnaturelle”, celle d’une élection papale faite par le ciel. Nous répondons à cette hypothèse dans ce numéro de Sodalitium et nous y expliquons pourquoi elle n’est pas viable ". Le rédacteur anonyme aurait-il pu ainsi s’exprimer s’il n’avait pas omis (volontairement ?) de préciser que la prophétie était le fait d’une Vénérable et que, répétons-le, elle avait reçu trois imprimatur ? Ceci, avouons-le, change considérablement les données !

« D’autre part, la Vénérable n’avait pas parlé d’élection, à la différence de ce que dit là encore Sodalitium, mais de choix et nous avions précisé que ce choix pouvait certes être une élection mais aussi quelque chose de semblable. Ce que d’ailleurs la revue de Verrua Savoia reconnaît.

« Pour l’Institut Mater Boni Consilii, les électeurs susceptibles d’élire ce pape doivent être nécessairement quelques " cardinaux ou évêques résidentiels qui, pour le moment, ne le sont que materialiter, lorsqu’ils reviendront à la profession publique de la foi (ce pour quoi ils auront l’autorité formaliter pour accomplir un tel acte). L’abbé Paladino toutefois refuse cette éventualité. Quelles sont donc, pour lui, les personnes habilitées à accomplir cette déclaration (de vacance du Siège pour pouvoir procéder à une nouvelle élection. NDLR) pourtant nécessaire ? " (Sodalitium, numéro 54, page 55).

« Nous sommes conscients de cette difficulté mais nous pensons que la solution donnée par Sodalitium n’est pas réaliste, au moins telle quelle. Le premier problème qui se pose pour les "évêques materialiter ", c’est que très probablement ils ne sont pas évêques. L’abbé Ricossa en est bien conscient. C’est pourquoi, dans sa réponse à l’abbé Hervé Belmont sur la licéité des consécrations épiscopales sans mandat pontifical, le supérieur de l’Institut affirmait : "Nous l’avons vu, les consécrations épiscopales (sans mandat romain) ne nous donnent pas des membres de l’Église enseignante pouvant restituer en acte le pouvoir de juridiction dans l’Église. Ils sont cependant une condition sine qua non pour cette restauration. Lorsqu’un évêque materialiter, rétractant ses erreurs, recevra l’Autorité, qui lui conférera la consécration épiscopale nécessaire si le pouvoir d’ordre a disparu (absit) entre-temps ? Sans missio, plus de sessio, ni de hiérarchie, ni donc d’Église ”" (Sodalitium, n° 44, page 16 – cf. également les numéros 46, 48 et 49 relatifs à la Thèse de Cassiciacum).

« Autrement dit les évêques sans juridiction devront consacrer des évêques qui n’en sont pas et qui ont cependant la juridiction [Contradiction manifeste et par conséquent irrecevable] ! De plus, pour que ces "évêques materialiter " se convertissent, il faudrait, selon les termes mêmes de l’abbé Ricossa "un miracle d’un ordre moral tellement extraordinaire " (Sodalitium, numéro 54, page 17, note 21). Tout ceci nous semble bien plus difficile que la solution prophétisée par la Vénérable Canori Mora. Prenons donc la prophétie telle quelle. Eh bien, elle prédit que saint Pierre choisira le nouveau pontife et qu’il sera reconnu par tous comme le vicaire de Jésus-Christ, le Souverain Pontife. Nous ne voulons pas nier que parmi ceux qui reconnaîtront ce pape il y aura encore quelques vieux cardinaux ou évêques validement consacrés et même des "évêques materialiter " miraculeusement convertis.

« Quoi qu’il en soit, qui pourra, si une telle prophétie se réalise, objecter quelque chose à ce fait et s’opposer à un tel pontife ?

« En tous cas, comme nous l’avons déjà souligné dans le numéro 27 de La Voie, les trois ecclésiastiques qui ont donné l’Imprimatur en 1953 à la prophétie de la Vénérable n’y ont rien trouvé de contraire à la foi ou quoi que ce soit d’absurde ou d’irréalisable. »

 

Exercices spirituels de S. Ignace de Loyola, Seconde semaine, Première manière de faire une saine et bonne élection (para hacer sana y buena elección), § 182, 5° point : « …  voir de quel côté incline la raison (mirar dónde más la razón se inclina)… sur la chose en question (sobre la cosa propósita). »

 

Nous signalons enfin ci-après quelques réflexions significatives du cardinal ( ?) Joseph Ratzinger/Benoît XVI extraites de son livre de 260 pages intitulé « La foi chrétienne hier et aujourd’hui » (a) publié en 2005 aux Éditions du Cerf, paru en langue allemande en 1968 aux Éditions Kösel-Verlag (München), et que l’auteur a lui-même préfacé et ratifié formellement en avril 2000 (une apostasie d’une cinquantaine d’années !).

a) Titre évocateur qui, — si les mots ont un sens ! — révèle déjà l’hérésie de son auteur.

 

Ratzinger/Benoît XVI qui, à l’encontre de la Tradition multiséculaire, ne cite pas une seule fois saint Thomas d’Aquin, le « Docteur commun » de l’Église (cf. Encyclique Studiorum Ducem in AAS, vol. XV, 1923, p. 314), considère que :

 

1)  « Personne n’est capable de fournir une preuve mathématique de Dieu et … ». « Autrement dit, le croyant comme l’incroyant, chacun à sa manière,  et à plus forte raison l’incroyant connaîtra le doute et la foi » (p. 12) (l’auteur semble oublier que seules les cinq preuves métaphysiques de l’existence de Dieu du Docteur Angélique sont concluantes, alors qu’il est impropre de parler d’une preuve mathématique de Dieu, étant donné que les mathématiques ne considèrent l’être que du point de vue quantitatif et sont par conséquent absolument incapables de prouver l’existence de l’Être même qui se trouve hors de leur portée – cf. Concile du Vatican de 1870, Canon I : « Anathème à qui dirait que le Dieu unique et véritable, notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par la lumière naturelle de la raison humaine, au moyen des êtres créés. » ; cf. également le serment antimoderniste, prescrit par le Motu proprio « Sacrum Antistitum » du Ier septembre 1910) ;

2)  « La tentative d’une logique totale finit dans l’absence, dans l’absorption de la logique par le mythe » (p. 106) ;

3)  « Le nom de  Yahvé  comme le nom définitif du Dieu d’Israël » (p. 65) [faux ! car les grands dictionnaires de Gesenius-Drach et de Fuerst gardent Yehovah (HWHY : hwhy) et Origène (185 ou 186 – 254 ou 255 av. J.-C.), dans ses Hexaples, il y a plus de 1.700 ans, l’avait déjà. Autrement dit, on ne trouve aucune trace de « Yahvé » (ou Yaweh) avant les temps modernes. – Hexaples, exapla Biblia, Bible sextuple, texte de l’Ancien Testament écrit sur six colonnes parallèles dont la première présentait le texte hébreu écrit en caractères hébraïques, la deuxième le même texte hébreu écrit en caractères grecs, la cinquième celle des Septante et plusieurs autres versions, etc.)] ;

4)  « On ne perçoit la réalité  Dieu  qu’en participant à l’expérience sur Lui, expérience que nous appelons foi »  (p. 110, cf. Pascendi  - § 15 : L’expérience religieuse. – Selon la doctrine catholique, la foi est une vertu surnaturelle, une vertu théologale, i.e. une vertu qui vient de Dieu et qui implique une adhésion de notre intelligence à ce que nous ne voyons pas en nous en donnant la certitude. – Cf. Hébreux, 11 : 1 ; S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, qu. I, art. 4 ; Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, Ire partie, livre IIe, chap. VI : Instruction de la Mère de Dieu sur le trésor inestimable de la vertu de la foi divine, §§ 501-502 : mariefoi.htm) ;

5)  « Le concept biblique au sujet de Dieu a évolué »  (pp. 78 et 81) (faux ! la Bible a été écrite sous l’influence du Saint-Esprit et a par suite Dieu pour auteur : elle est exempte d’erreurs.- Cf. IIe Épître de S. Paul à Timothée, 3 : 16-17 ; IIe Épître de S. Pierre, 3 : 16 ; Concile de Trente, Denz., 783 ; Concile Vatican (1870) , S. 3, de revel., can. 4, Denz. 1809 ; S. Augustin, Ep. XXVIII, 3, et LXXX, 1, 3 ; etc.) ;

6)  « La foi chrétienne a évolué » (p. 101) (faux ! cf. S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, qu. I, art. 7, conclusion) ;

7)  « Les traducteurs grecs de la Bible ont été influencés par la pensée grecque » (p. 66 et également p. 254, où Ratzinger confirme l’influence de la pensée grecque) (faux ! les Septante ont été traduites par des auteurs sous l’influence du Saint-Esprit – cf. S. Jean qui s’y réfère dans son Apocalypse) ;

8)  « Le mot central qui devint au IVe siècle l’étendard de l’orthodoxie, le homoousios » [omoousioV], de même substance que le Père [tw patri], « avait été condamné au IIIe siècle ; également le concept de procession a également une condamnation à son actif, [le Saint-Esprit procédant du Père et du Fils], et l’on pourrait continuer ainsi » (p. 107) ;

9)  « L’histoire dogmatique de la théologie trinitaire apparaît comme un cimetière d’hérésies »  (p. 108) ;

10)              « La religion, en fin de compte, ne se trouve pas chez le mystique solitaire » (p. 47) (cf. S. Jean, VII, 23-24 ; Ste Thérèse d’Avila, Docteur de l’Église, le Château de l’âme, ou Livre des Demeures) ; S. Grignion de Montfort, le « Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge », § 38 ;

11)              « La filiation divine ne repose pas, d’après la foi de l’Église, sur le fait que Jésus n’a pas eu de père humain ; la doctrine de la divinité de Jésus ne serait pas mise en cause si celui-ci était issu d’un mariage normal » (p. 192 et aussi p. 191)  – à l’instar de Sara, la mère d’Isaac (Gn 18), la mère de Samuel (1 S 1, 3) et la mère anonyme de Samson (Jg 13), (pp. 192 et 194) (scandaleux ! cf. S. Luc, I, 34-35 ; Isaïe, VII, 14 ; S. Matthieu, I, 23). Nous constatons là une ambiguïté manifeste : N’est-ce pas là la pensée du monde moderne et celle de Ratzinger ? Saint Irénée répond magistralement à Ratzinger et au monde prétendument chrétien : le signe de la Vierge

12)              « La tendance païenne des chrétiens peu éclairés quand ils se représentent les Madones de Lourdes, de Fatima et d’Altöting [sanctuaire marial près de Munich] et confondent l’endroit où ils ont expérimenté le divin avec le divin lui-même »  (p. 69) ;

13)              « La dévotion mariale ne peut reposer sur une mariologie qui serait une espèce de deuxième édition réduite de la christologie » (p. 196) (cf. le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge de saint Louis-Marie Grignion de Montfort) ;

14)              Ou doute de l’authenticité du verset 14 du chapitre 7 du prophète Isaïe relatif à la naissance virginale de Marie et qu’atteste formellement l’apôtre saint Matthieu aux versets 22 et 23 du premier chapitre de son évangile (p. 191), nous serions donc en présence d’un « mythe » [« … des mythes de ce genre ; le passage d’Is 7, 14 »],   et ce à l’encontre du Symbole de Nicée disant que nous croyons au Saint-Esprit  qui a parlé par les Prophètes (« Credo […]. Et in Spiritum Sanctum : qui locutus est per Prophetas » - Isaïe, VII, 14 ; S. Matthieu, I, 22-23) ;

15)              « Chaque hérésie est le symbole d’une vérité qu’il faut rapprocher d’autres vérités également valables, autrement dit, …, sont plutôt des pierres pour une cathédrale »  (p. 108) ;

16)              « La physique moderne ou quantique dépasse, par sa vision du monde » [all. : weltanschauung], le déterminisme de la logique d’Aristote » - ou sa physique de la nature avec ses trois dimensions (les trois D) et ses principes fondamentaux qui reposent sur d’inébranlables assises (p. 109) ;

17)              Rend hommage à Teilhard de Chardin (pp. 40, 160, 216, 228) ; page 40 : « Plus tard, nous verrons comment cette vue élargie reçoit aujourd’hui, grâce à l’impulsion des œuvres de Teilhard de Chardin, un écho toujours croissant dans la conscience occidentale. » (cf. Philippe de la Trinité, O. C. D., professeur de théologie dogmatique à la Faculté de Théologie des Carmes déchaux à Rome [1953], Teilhard de Chardin, Étude critique, 2 vol., 1, pp. 141-142, 152, La Table Ronde, 1968.) Messieurs, accordez vos violons ! (Citations malencontreuses du pseudo Concile Vatican II). – Teilhard de Chardin, Le Milieu divin (128) : « Matière fascinante et forte, Matière qui caresses et qui virilises […] par ta sève, nourris-moi. […] Par tout toi-même, enfin, divinise-moi » ; « La Terre peut bien, cette fois, me saisir de ses bras géants. […] Ses ensorcellements ne sauraient plus me nuire, depuis qu’elle est devenue pour moi, par-delà elle-même, le Corps de Celui qui est et de Celui qui vient ! » (Le Milieu divin, 202). Philippe de la Trinité, p. 153 : « Ni la Terre ni le Monde ne sont ni ne seront jamais le Corps du Christ, ni son Corps physique, sa Sainte Humanité, ni son Corps mystique, le Plérôme des élus. » Les éditeurs ajoutent : « Objectivement la foi teilhardienne n’est plus la foi chrétienne. »

18)              « L’enfer, …, n’est pas une détermination cosmographique », donc l’enfer n’est pas un lieu (p. 222 – ni même le ciel : pas de 3 D [p. 221], seulement « un lieu psychologique » (p. 223), ce qui concrètement ne signifie rien ou ne veut rien dire) (Credo : « Descendit ad inferos », Jésus-Christ est descendu aux Enfers - où sont donc les âmes des damnés, lieu des tourments éternels, et celles du Purgatoire ? – Cf. le Catéchisme du Concile de Trente, Du Symbole des Apôtres, § I – notre âme est bien attachée à un lieu, à savoir là où se trouve notre corps, et l’enfer a été préparé et existe bel et bien pour recevoir également « ceux qui auront fait le mal et qui ressusciteront pour la damnation » (S. Jean V, 29). – Cf. Apocalypse, XX, 10 ; XXII, 3-5, 14, 19 ; S. Matthieu, XIII, 41 ; XXV, 30, 41, 46 ; S. Luc, XXXIII, 43 ; I S. Pierre, III, 19 ; Éphésiens, VI, 12 ; Psaumes, XXIII, 7-9 ;  S. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, Méditation de l’enfer, §§ 65-71 ; St Bonaventure, La Triple voie, II : La splendeur de la vérité, § 3 ; Ste Thérèse d’Avila, Autobiographie, chapitre XXXII ; la vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, la Cité Mystique de Dieu, IIe partie, Livre VIe, chapitre XXV, §§ 1459-1460 : marienfer.htm).

19)              « Le culte chrétien ne consiste donc pas dans l’offrande des choses [ ?], comme il est répété sans cesse dans les théories du sacrifice de la messe, depuis le XVIe siècle » (p. 202), i.e. depuis le Concile de Trente. (Négation de l’infaillibité du Magistère ordinaire.) Cf. S. Jean, XVII, 19 ; Éphésiens, V, 2 ; I Corinthiens, V, 7 ; Genèse, XXII, 1-18 ; S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, IV, 5, 4 ; Hébreux, X, 14 ; S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIIe partie, qu. 83, art. 1 ; R. P. Éd. Hugon, O. P., Le Mystère de la Rédemption, ch. Ier, V : L’idée de sacrifice, pp. 18-22, Éd. Téqui, 1915.

20)              « La « communion des saints », l’idée de l’“anima separata” (de l’“âme séparée” dont parle la scolastique) se trouve finalement dépassée »  (p. 254). (Cf. S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ire Partie, qu. 89, art. 1 : De cognitione animæ separatæ ; 2 Contra Gentiles, cap. 81.)

 

Avec des tels écrits manifestement inspirés par une horde de mauvais esprits, il n’est pas étonnant que le troupeau de Ratzinger/Benoît XVI, faux Pasteur suprême, soit dispersé. Cet ouvrage peut être comparé à un véritable pot-pourri dont le monde raffole pour ses cacophonies doctrinales et où chacun ne retient que ce qui lui plaît.

 

À notre avis, si les mots signifient une réalité intelligible, nul homme sensé et bien informé et formé se réclamant de la foi catholique de toujours (et non d’hier !) ne peut soutenir ce qu’a écrit Benoît XVI et reconnu comme sien dans « La foi catholique hier et aujourd’hui » sans déroger aux promesses de son baptême. À moins de nous renier, nous ne pouvons pas aller à l’encontre de notre conscience.

 

Pour corroborer notre analyse, cliquez sur :

ratzmera.htm et sur :

http://www.resistance-catholique.org/documents/2009/RC_2009-12-01_Benoit-XVI-promoteur-de-la-religion-mondiale-noachide.pdf et encore sur :

Benoît XVI, et

L’étude du « Courrier de Rome » qui fait le point sur les hérésies de l’abbé Ratzinger qui vient de s’affubler du nom de Benoît XVI pour la confusion du plus grand nombre :

http://custodi.perso.neuf.fr/La%20NOUVELLE%20THEOLOGIE%20Courrier%20de%20Rome.pdf

 

Au IIe siècle, saint Irénée, évêque de Lyon,

répond à l’apostat Ratzinger/Benoît XVI :

 

Saint Irénée (135/140-202/203), évêque de Lyon (177-202/203), honoré par l’Église comme martyr, « fondateur de la théologie catholique » et « marteau des hérésies », Contre les hérésies, liv. III, Ire partie, Un seul Dieu, Créateur de toutes choses, 2. Examen approfondi témoignage des évangélistes sur l’unique vrai Dieu, Témoignage de l’apôtre Matthieu, 9, 2, page 299, et 2e partie, Un seul Christ, Fils de Dieu devenu Fils de l’homme pour récapituler en Lui sa propre création, 2. Jésus n’est pas un pur homme, mais le Fils de Dieu incarné dans le sein de la Vierge, Une altération juive de la prophétie de l’Emmanuel, 21, 1, page 375, et Vraie teneur de la prophétie de l’Emmanuel, 21, 3, pages 377-378, et 21, 6, pages  379-380 :

 

9, 2. Matthieu dit encore, en parlant de l’ange : « Un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph (a). » De quel Seigneur ? Lui-même l’explique : « C’était afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait dit par le prophète : "D’Égypte j’ai rappelé mon Fils". » « (C’était afin que s’accomplît ce que le Seigneur avait dit par le prophète) : "Voici que la Vierge concevra en son sein et enfantera un Fils, et on lui donnera pour nom Emmanuel", ce qui se traduit : Dieu avec nous (b). » […]

a)    S. Matthieu, 2 : 13 ; 1 : 20 ;

b)    S. Matthieu, 2 : 15 ; Osée, 11 : 1 ; S. Matthieu, 1 : 22-23 ; Isaïe, 7 : 14 ;

 

21, 1. Dieu s’est donc fait homme, et le Seigneur lui-même nous a sauvés (a) en nous donnant lui-même le signe de la Vierge. On ne saurait dès lors donner raison à certains qui osent maintenant traduire ainsi l’Ecriture (b) : « Voici que la jeune femme concevra et enfantera un fils (c). » Ainsi traduisent en effet Théodotion d’Éphèse et Aquila du Pont, tous les deux prosélytes juifs. Ils sont suivis par les Ébionites, qui disent Jésus né de Joseph (d), détruisant ainsi autant qu’il est en eux cette grande « économie » de Dieu et réduisant à néant le témoignage des prophètes, qui fut l’œuvre de Dieu. […]

a)    Cf. Isaïe, 63 : 9 ;

b)    Comme l’a osé la « Bible de Jérusalem » prétendument « catholique» parue aux Éditions du Cerf en 1955 (le ver était déjà dans le fruit !). 

c)     Isaïe, 7 : 14) ;

d)    Cf. « La foi chrétienne hier et aujourd’hui » de Ratzinger/Benoît (pages 192 et 194, Éd. du Cerf, 2000)  qui ne semble pas en être offusqué le moins du monde !

 

21, 3. […] Ainsi les apôtres ont-ils attesté qu’avant que Joseph eût habité avec Marie, ― donc celle-ci demeurant en sa virginité, ― « il se trouva qu’elle avait conçut du Saint-Esprit (a) ». Ils ont également attesté que l’ange Gabriel lui dit : «  Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui va naître de toi sera appelé Fils de Dieu (b). » Ils ont enfin attesté que l’ange dit en songe à Joseph : « Cela est arrivé pour que s’accomplît la parole dite par le prophète Isaïe : Voici que la Vierge concevra en son sein (c). » […]

Ceux qui changent le texte d’Isaïe pour lire : « Voici que la jeune femme concevra en son sein (d) » et qui veulent que l’enfant en question soit le fils de Joseph (e), qu’ils changent donc le texte de la promesse qui se lit en David, là où Dieu lui promettait de susciter « du fruit de son sein (f) »  une « Corne » (g) qui ne serait que le Christ Roi ! Mais ils n’ont pas compris ce texte, sans quoi ils auraient eu l’audace de la changer lui aussi.

a)    S. Matthieu, 1 : 18 ;

b)    S. Luc, 1 : 35 ;

c)     S. Matthieu, 1 : 22-23 ; Isaïe, 7 : 14.

d)    Isaïe, 7 : 14 ;

e)    Cf. plus haut Ratzinger/Benoît XVI ;

f)      Psaumes, 131 : 11

g)    Psaumes, 131, 17.

 

21, 6. […] Enfin la phrase « Le Seigneur vous donnera un signe (a) » souligne le caractère inattendu de sa génération : celle-ci n’aurait jamais eu lieu si le « Seigneur », le Dieu de toutes choses, n’avait lui-même donné ce signe dans la maison de David. Car qu’aurait eu de remarquable ou quel signe eût constitué le fait qu’une « jeune femme » conçût d’un homme et enfantât, puisque c’est là le fait de toutes les femmes qui mettent au monde ? Mais, parce qu’inattendu était le salut qui devait advenir aux hommes par le secours de Dieu, inattendu aussi était l’enfantement qui aurait pour auteur une Vierge : c’est Dieu qui donnerait ce signe, et l’homme n’y serait pour rien. »

a)    Isaïe) 7 : 14.

  

Ratzinger & plan maçonnique : Virgo Maria - Ratzinger - FM (Site Virgo-Maria.org censuré abusivement par la DMA, association américaine du marketing direct, sur l’intervention Mgr Fellay de la néo-FSSPX).

 

Il faut vraiment avoir perdu la tête ou l’Esprit (avec un E majuscule), c’est-à-dire la grâce sanctifiante, pour en arriver à croire que Ratzinger/Benoît XVI est Pape en se déclarant « un avec lui » (a) et en participant à une prétendue messe tournée vers le peuple et non vers le Christ en Croix, notre Sauveur, notre Rédempteur et notre Dieu. Cet homme-là n’a manifestement pas la foi catholique. Puisse-t-il rétracter publiquement ses hérésies, faire pénitence, abandonner le Siège du bienheureux Pierre, la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, et céder la place qu’il occupe par usurpation à celui que Dieu a choisi ou choisira, et moyennant cela sauver son âme, car « vient la nuit où personne ne peut travailler » (b) !

a)  Cf. le Canon du divin Sacrifice : « una cum ».   B. Albertus Magnus, De adhaerendo Deo, C. 12 : « … et mansionem Deus habere non potest, ubi charitas non est » : … et Dieu ne peut demeurer, là où la charité n’est pas, car en dehors de la grâce sanctifiante et de la charité, il n’y a pas d’union de l’âme à Dieu ou une réelle participation de la nature et de la vie de Dieu ; cf. S. Jean, 14 : 23 ;

b)  S. Jean, 9 : 4 ; cf. L’Ecclésiaste, 11 : 3 ; Galates, 6 : 7. Cf. le secret de La Salette : « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (Il fallait donc bien que cela se produisît un jour ou l’autre — et c’est le moment où jamais !).

 

Benoît XVI (Ratzinger), conférence de presse du 12 septembre 2008 donnée dans l’avion qui le ramenait à Rome, réponse au sujet de la laïcité :

 

« Il me semble évident aujourd’hui que la laïcité en soi n’est pas en contradiction avec la foi. Je dirais même qu’elle est un fruit de la foi parce que la foi chrétienne était, dès le commencement, une religion universelle, donc pas identifiable avec un État et présente dans tous les États. » [Encyclique « Pascendi  Dominici Gregis » (8 septembre 1907) du pape saint Pie X sur les doctrines modernistes suivie du Serment antimoderniste, III. – Le théologien moderniste, L’évolution, § 36 : « Voyez-vous poindre ici, Vénérables Frères, cette doctrine pernicieuse qui veut faire des laïques, dans l’Église, un facteur de progrès ? ».  Il faut vraiment être aveuglé par l’influence de Satan pour ne pas voir la contradiction !]  

 

ID., ibid., réponse au sujet du Motu proprio « Summorum Pontificum » du 7 juillet 2007 (Messe traditionnelle en latin du Pape Saint Pie V) :

 

« C’est une peur infondée parce que ce Motu proprio est simplement un acte de tolérance, dans un but pastoral pour des personnes qui ont été formées dans cette liturgie, l’aiment, la connaissent, et veulent vivre avec cette liturgie. […] Il n’y a aucune opposition entre la liturgie renouvelée par le [pseudo] Concile Vatican II et cette liturgie. »

 

Fidem Servavi, abbé Michel Marchiset, L’enseignement hebdomadaire du maintien de la foi, sermon du « Cinquième dimanche après Pâques », dimanche 17 mai 2009 (quelques extraits significatifs) :

 

« Les propos de Joseph Ratzinger prouvent donc qu'il présuppose un homme assumé par le Verbe de Dieu, alors que toute la théologie catholique, elle, nous démontre que le Verbe de Dieu n'a pas assumé un homme, mais notre nature humaine. Saint Thomas nous dit précisément que « le Fils de Dieu n'est pas l'homme qu'il a assumé, mais il est celui dont il a assumé la nature ». Notre Seigneur est vrai Dieu de par Sa nature divine, et Il est vrai homme parce qu'il a assumé notre nature humaine.

« Mais supposer que le Verbe de Dieu ait assumé un homme, mes bien chers frères, c'est aussi inévitablement attaquer la conception virginale de la très sainte Vierge Marie. Comme je vous en ai parlé à la fête de l'Annonciation, l'on accepte maintenant que saint Joseph puisse être le père naturel de Notre Seigneur. C'est ce que Joseph Ratzinger laisse entendre lorsqu'il écrit dans son ouvrage Foi chrétienne hier et aujourd'hui, récemment réédité sans rien changer, que « la doctrine de la divinité de Jésus ne serait pas mise en cause, si Jésus était issu d'un mariage normal ». Pour écrire cela, il est donc nécessaire de supposer un homme assumé par le Verbe de Dieu ; c'est hérétique.

« Et c'est donc bien, comme le cardinal Gousset le souligne, par une atteinte à la conception miraculeuse de la très sainte Vierge Marie que l'on attaque l'unité de Personne en Notre Seigneur Jésus-Christ. Naturellement, tous ceux qui acceptent que Jésus soit issu d'un mariage normal, portant forcément cette atteinte à la conception virginale et la virginité même de Notre-Dame, ne savent même pas qu'ils sont condamnés par le Concile de Latran en 649.

« Pendant ce délire, Joseph Ratzinger, totalement conscient de son rôle, profite du champ libre, pour prêcher la religion universelle, dans la plus grande fidélité à la Révolution conciliaire, c'est-à-dire, comme je vous l'ai souligné dimanche dernier, à la négation de Jésus-Christ et de Sa royauté.

« Au dimanche de la Septuagésime je vous ai cité Mgr Gaume et puis le Père Aubry précisément, parlant de la diminution des notions catholiques, cédant le pas à une religion naturelle, déification de la raison, pour arriver à une religion universelle. Voici, à ce propos, un passage des plus caractéristiques des discours de Joseph Ratzinger, lors de son déplacement en Terre Sainte. Dans la rencontre avec des organisations pour le dialogue interreligieux, il dit, établissant un tronc commun avec les trois religions monothéistes :  Les premiers pas d'Abraham sur le chemin de la foi, et les pas que nous faisons pour aller ou revenir de la synagogue, de l'église, de la mosquée ou du temple, battent le sentier de notre unique histoire humaine, et (écoutez bien) ouvrent, au fur et à mesure, la route vers la Jérusalem éternelle . C'est-à-dire qu'il affirme ici que ces deux religions monothéistes conduisent leurs membres au Ciel ! »

 

À notre avis, ce que nous venons de porter à la connaissance du public suffit amplement pour convaincre les personnes de bonne volonté que Ratzinger/Benoît XVI contredit des points contenus dans la foi catholique fondés sur les saintes Écritures et sur la Tradition ou le magistère traditionnel de l’Église. C’est la perte généralisée de l’appréhension de la vérité que nous pouvons constater autour de nous ou la négation de la valeur ontologique de nos concepts, i.e. du don d’intelligence (a). Vraiment, un vent de folie souffle sur le monde ! Ça ne tourne plus rond.

a) Cf. S. Jean, I : 9 ; S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, qu. 5, art. 3 (l’hérésie), solution I ; Ia-IIæ, qu. 68, art. 4 (l’appréhension de la vérité) ; Ia, qu. 16, art. 3 (Le vrai est-il identique à l’être ?), conclusion (Le vrai ajoute à l’être un rapport à l’intelligence).

 

Cliquez sur : Troisième secret de Fatima falsifié[1] en 2000 : Le Père Gruner (conciliaire) veut faire déposer Benoît XVI - sedevacantiste sur LePost.fr

 

Quand on sait que saint Augustin, dans sa vieillesse (cum iam sim senex), a écrit un livre de rétractations (a) à l’intention de ses lecteurs afin qu’ils ne s’éloignent pas du magistère du vrai maître (veri magistri magisterio non recedunt) en lisant ses nombreux écrits, faisant ainsi preuve d’un scrupule qui l’honore et confirme sa rigueur morale et intellectuelle, jusqu’à citer le verset 36 du chapitre XII de saint Matthieu où le Seigneur déclare qu’au jour du jugement tout homme rendra compte des paroles inutiles qu’il aura prononcées, on ne peut être qu’indigné par ce qu’a osé écrire un homme qui prétend occuper la Chaire de la Vérité que Jésus a confié au bienheureux Pierre et à ses successeurs légitimes. Un vrai Pape peut-il se permettre de dire ou à plus forte raison d’écrire n’importe quoi, et en l’occurrence des choses manifestement contraires à la foi catholique ? Ceux qui le pensent se font une bien piètre opinion de la Papauté et se moquent éperdument de la vraie Foi ou de la Vérité à laquelle le Verbe incarné s’est identifié (b) et sans laquelle nul ne plaît à Dieu (c), car toutes les questions relatives à la Trinité et à notre salut ont été fixées une fois pour toutes par le magistère de l’Église et sont seulement susceptibles d’être développées et explicitées dans le même sens. Toutes les personnes qui connaissent leur saint Thomas, à moins d’être aveuglées par une influence qui les égare (d), nous comprendront aisément. Il ne suffit pas de traduire correctement les écrits du Docteur Angélique et ses commentaires de la Logique ou de l’Organon d’Aristote et même de donner les Exercices spirituels de saint Ignace en passant ou en bâclant généralement le discernement des esprits de la seconde semaine, et en particulier le paragraphe 333, ainsi que le paragraphe 182 relatif à la première manière de faire une saine et bonne élection, pour nous faire croire par un perfide double jeu qu’ils ont été compris et appliqués dans la vie de tous les jours. D’autres facteurs entrent en jeu. Cela se voit quotidiennement. On n’a pas souvent le courage d’aller jusqu’au bout de ses raisonnements et d’engager sa responsabilité.

a)  Saint Augustin, RetractatiO.N.U.m libri duo, Prologus ;

b)  Saint Jean, 14 : 6 ;

c)   Hébreux, 11 : 6 ;

d)  II Thessaloniciens, 2 : 11.

 

Encyclique « Pascendi Dominici Gregis », pape saint Pie X, 8 septembre 1907, I. – La philosophie de saint Thomas, base des études, § 63 :

 

« Premièrement, en ce qui regarde les études, Nous voulons et ordonnons que la philosophie scolastique soit mise à la base des sciences sacrées. […] Et quand Nous prescrivons la philosophie scolastique, ce que nous entendons surtout par là – ceci est capital – c’est la philosophie que nous a léguée le Docteur angélique. »

 

ID., ibid., II. – Exclusion des modernistes du sacerdoce, des chaires et des grades, §§ 66 et 67 :

 

« Qui, d’une manière ou d’une autre, se montre imbu de modernisme sera exclu, sans merci, de la charge de directeur ou de professeur ; l’occupant déjà, il en sera retiré ; de même, qui favorise le modernisme, soit en vantant les modernistes ou en excusant leur conduite coupable, soit en critiquant la scolastique, les saints Pères, le magistère de l’Église, soit en refusant obéissance à l’autorité ecclésiastique, quel qu’en soit le dépositaire […] Que le doctorat en théologie et en droit canonique en soit plus conféré désormais à quiconque n’aura pas suivi le cours régulier de philosophie scolastique ; conféré, qu’il soit tenu pour nul et de nulle valeur. »

 

Cardinal Pie, Œuvres de Mgr l’évêque de Poitiers, librairie Henri Oudin, Poitiers, 1877, tome VIII, ch. X, page 98, homélie prononcée dans l’église des Frères-Prêcheurs, en la solennité du sixième centenaire de la mort de saint Thomas d’Aquin, 7 mars 1874 :

 

« Cet homme (saint Thomas d’Aquin) dont le pape Jean XXII a dit qu’il avait plus illuminé l’Église que tous les autres docteurs, et qu’on apprenait plus de ses livres en un an que tous les ouvrages des Pères étudiés pendant une vie entière (a). »

a) Bolland. ad diem VII mart., Vit. S. Thom. Aquin, c. XIII, n. 8. Edit. Palmé, p. 68.

Le début  de carrière du « super-moderniste » Ratzinger : Virgo-Maria

Le nouveau rite de l’exorcisme de 2001 est « absolument inefficace » [et pour cause !]: Virgo-Maria

Les hérésies de Benoît XVI dénoncées par l’abbé Méramo (FSSPX) :

Virgo-Maria

Mgr Lefebvre à la tête de l’opposition pendant le pseudo Concile Vatican II — n° 1 — Publication du 4 juin 2008 : Virgo-Maria

Les 3 âges du combat de Mgr Lefebvre : Virgo-Maria

 

Mgr Lefebvre pensait que Jean-Paul II n’était peut-être (probablement ?) pas pape’ (partie 1 / 2) : Virgo-Maria

 

« Ce n’est pas cela qui est grave chez le Cardinal Ratzinger ; ce qui est grave c’est qu’il met en doute la réalité même du magistère de l’Église, de l’enseignement du   même de l’enseignement de l’Église, de l’enseignement du magistère de l’Église. Il n’y a plus une vérité permanente dans l’Église, de vérités de Foi, de dogmes par conséquent ; c’en est fini des dogmes dans l’Église ; cela c’est radical. Evidemment ceci est hérétique, c’est tellement clair, c’est horrible, mais c’est comme ça»  Mgr Lefebvre. Ce témoignage confirme en tout point ce que nous avons trouvé dans « La foi chrétienne hier et aujourd’hui ».

 

Mgr Lefebvre : nos relations avec "Rome", Conférence donnée à la retraite sacerdotale, le 4 septembre 1987 à Écône : http://www.virgo-maria.org/Documents/mgr-lefebvre/1987_09_04_%20nos_relations_avec_ROME.htm

 

Excommunications : la dernière tentation de Mgr Fellay : Le reniement de la finalité fixée par Mgr Lefebvre dans les statuts de la FSSPX : http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2008/011_2008/VM-2008-11-09/VM-2008-11-09-A-00-Derniere_tentation_de_Mgr_Fellay.html

 

      « L'Église "officielle", républicaine [non monarchique], et sa direction Romaine, sont entièrement "tenues", par une SECTE SATANIQUE » :

 

INFILTRATIONS MAÇONNIQUES DANS L'EGLISE.

 

      Pour un catholique intégral (a), il est impossible que la doctrine professée par un Pontife romain puisse différer de la doctrine enseignée par ses prédécesseurs (b).

a)  Cf. Émile Poulat, Directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (sciences sociales : anciennement l’École Pratique des Hautes Études, EPHE devenue EHSS), Intégrisme et catholicisme intégral [Un réseau secret international antimoderniste : La « Sapinière » (1909-1921), Casterman 1969, 605 pages (14/20)]. – Excellent travail de documentation dont l’auteur, ancien prêtre ouvrier qui abandonna la prêtrise, n’a tiré aucun profit spirituel étant inféodé à l’église conciliaire et par conséquent imbu lui-même des idées modernistes. Pour en savoir plus, cliquez sur : Virgo-Maria  

b)  Cf. Ier Concile du Vatican, Pape Pie IX (1846-1878), Constitution Pastor æternus, c. 4 ; CL, 486 ; Denz., 1836, Dum., 481.

 

      L’abbé Rosmini condamné par le pape Léon XIII et béatifié par Ratzinger/Benoît XVI : Virgo-Maria (Ratzinger/Benoît XVI, au sujet de l’abbé Rosmini) : « Qu’il ait été condamné (l’abbé Rosmini), en son temps, c’était normal. Mais maintenant, ce n’est plus comme cela. Au moment où il a été condamné, le Vatican se servait de lunettes thomistes pour rendre ses jugements. Si on se sert de lunettes thomistes, il est condamné. Par contre, si on se sert des lunettes de Rosmini, la condamnation n’a plus de valeur, elle peut être contestée. »

         Cette réflexion de Ratzinger/Benoît XVI corrobore ce que nous avons observé plus haut en analysant « La foi chrétienne hier et aujourd’hui » - titre manifestement moderniste, - parce que la foi chrétienne n’évolue pas (a). Ce qu’il y a de stupéfiant, c’est de constater que cet homme est suivi et admiré par des millions de catholiques qui ne se rendent pas compte que leur vie n’est plus en harmonie avec les paroles du Christ ou de Dieu. « Quand viendra le fils de l'homme, disait le Seigneur, pensez-vous qu'il trouve encore de la foi sur la terre (b) ? » Sommes-nous à la fin des fins ?

a)  Cf. S. Matthieu, XXIV, 35 ; S. Jean, VII, 16 ; XIV, 23-24 ; Hébreux, I, 1-2 ; l’encyclique Pascendi du pape S. Pie X, § 14 (l’évolution des dogmes) et § 32 (l’évolution en général) ; § 59 (haine de la méthode scolastique) ; § 63 (philosophie de Saint Thomas d’Aquin, le Docteur Angélique et le « Docteur commun » ou « universel » de l’Église [cf. Encyclique Studiorum Ducem, pape Pie IX, A.A.S. XV, 1923, p. 314]) ;

b)  S. Luc, XVIII, 8.

 

 « Beato de Liebana (IXe siècle), un des plus grands saints de langue espagnole, contemporain de Saint Charlemagne (a), souvent surnommé “ Le Saint Hilaire de l’Espagne ”, prophétise la fausse église conciliaire » : Virgo-Maria ou : liebeglconcil.htm

a) Saint Charlemagne, canonisé le 29 décembre 1166, c’est-à-dire 352 ans après sa mort, canonisation qui fut marquée par un MIRACLE PUBLIC. On peut lire dans les ACTA SANCTORUM à la date du 28 janvier, ce qui suit :

« La troisième nuit, après la canonisation de Charlemagne (c'est-à-dire dans la nuit du 31 décembre 1166 au 1er janvier 1167) TROIS FLAMBEAUX, divinement allumés, parurent au sommet de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle où repose son corps. Brillants d'une clarté admirable, ces trois flambeaux ont été vus d'une multitude de gens. Ces mêmes flambeaux, de splendeur céleste, firent trois fois le tour de la CROIX qui surmonte le sommet de cette église. Et ils illuminèrent des lieux fort distants en tous sens. »

       Le 29 décembre est le jour où le martyrologe romain fait mention de saint DAVID qualifié de « Roi et Prophète ». Cette coïncidence suggère que les rois David et Charlemagne sont revêtus de la même Royauté et que la royauté franque ou française est de la même NATURE SURNATURELLE que la royauté davidique. On peut également voir dans les trois flambeaux le symbole et donc la manifestation de la SAINTE TRINITE.

Un autre trait confirmant la sainteté de Charlemagne : Quand sainte Jeanne d’Arc fut à Chinon, en présence de Charles VII, parmi les paroles qu’elle adressa au Roi, on note celle-ci : « Dieu a pitié de vous, de votre royaume et de votre peuple, car saint Louis et saint Charlemagne sont à genoux devant Lui en faisant une prière pour vous. » (Cliquez sur : charlemagne.htm)

 

Les hérésies du pseudo Vatican II : vat2her.htm

Bulletins des Amis de saint François de Sales : Amis de Saint François de Sales

 

      Réfutation des arguments avancés par ceux qui soutiennent que le Magistère ordinaire de l’Église n’est pas infaillible et qui rendent ainsi celle-ci semblable au monde avec son mélange d’erreurs et de vérités, car ce Magistère doit être pur et sans mélange comme le parfum que Marie-Madeleine versa sur les pieds de Jésus et dont elle répandit le reste sur la tête du Sauveur (a)  : magordvm.htm

      En se séparant du magistère traditionnel de l’Église et en suivant les enseignements du pseudo concile Vatican II, que cela nous plaise ou non, nous nous trouvons logiquement et étymologiquement parlant dans une secte (b).

a)  Cf. Matth., XXVI, 6, 7. Marc, XIV, 3. Jean, XII, 2, 3.

b)  Secte, du latin « sectus », séparé.

 

      L’argument d’autorité relevant du savoir scientifique proprement dit ne peut absolument pas prévaloir sur le sens commun ou le bon sens (cf. S. Thomas d’Aquin, S. th., Ia, a. 8 ad sec. ; Quodl. III, 31, primum).

 

      Pour répondre à ceux qui nous disent que « les siècles de l’histoire de l’Église sont tellement remplis de défaillances humaines que tout homme à la vue de la dépravation de l’Église devrait se sentir glacé d’horreur », cliquez sur : mariediff.htm

 

Conséquences tirées de l’analyse faite par Joseph Ratzinger (Benoît XVI) à la fin de ses « Principes de la théologie catholique » – cliquez sur bombevat2.htm et sur critbenrat.htm

 

Graves erreurs et même hérésies de Benoît XVI : Amis de Saint François de Sales

 

Sous la Bannière, Bulletin bimestriel N° 130 Mars Avril 2007 (Éditions Sainte Jeanne d’Arc – « Les Guillots » - 18260 Villegenon – Téléphone 02 48 73 74 22), Contre-Église et Complot, par Félix Causas, Réflexions sur l’antichristianisme et l’anticatholicisme contemporains, p. 9 (cet article, sous tout point de vue, est admirable) :

 

« L’œuvre de laïcisation perpétrée par la Contre-Église depuis la fin du XIXe siècle, le combat des sectes contre l’Église et son influence sur la société ont bien porté leurs fruits ! »

 

La grande question :

Peut-il arriver qu'un pape enseigne une erreur dans la foi ?

Cliquez sur : papeinfa.htm

 

Pseudo Concile Vatican II, 28 octobre 1965, Déclaration Nostra Ætate sur l’Église et les religions non-chrétiennes, Paul VI :

 

       « Ainsi, dans l'Hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l'expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie [sagesse naturelle et non divine, et par conséquent limitée] ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu [quel Dieu ?] avec amour et confiance. Dans le Bouddhisme selon ses formes variées, l'insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront soit acquérir l'état de libération parfaite, soit atteindre l'illumination suprême [quelle folie !] par leurs propres efforts [l’orgueil de Lucifer] ou par un secours venu d'en haut [de quelle origine ? – Cf. le discernement des esprits des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola]. [...] De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde […] L’Église regarde aussi avec estime les musulmans qui adorent le Dieu Un [la doctrine de Dieu Trine et Un étant condamnée par le Coran (chap. V, Le festin, verset 73), - précisons-le], vivant et subsistant, miséricordieux  et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [Allons-y pour le Credo catholique !], qui a  parlé aux hommes [par son Fils unique Jésus-Christ, - précisons-le également]. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s'ils sont cachés, comme s'est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique  se réfère volontiers [Cela c'est une autre paire de manches ! En réalité, en relisant plus attentivement cette Déclaration, nous ne pouvons que rejeter ce que celle-ci soutient, car il n’est pas possible qu’un même Dieu tienne un langage contradictoire selon qu’il s’adresse aux catholiques, aux bouddhistes ou aux musulmans. L’estime des personnes ne doit pas s’étendre jusqu’à leurs fausses religions. C’est là véritablement une incitation à l’apostasie. – Cliquez sur : Maitreya . – La déclaration « Nostra Ætate » rejoint la pensée de Maitreya et fait le lit du « New Age ».]

 

« Fatima-CENTER » : http://old.fatima.org/french/frpr121803.htm :

 

 

Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, Tome V, chapitre XVI, Entretiens avec le clergé durant les Exercices de la retraite pastorale et du Xe Synode diocésain : sur deux brefs du pape Pie IX adressés à l’archevêque de Munich, etc. (juillet 1864), Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1872, page 355 :

 

« … Ce qui porte notre étonnement à son comble, c’est que, dans ce discours même, on allègue les paroles si célèbres de saint Anselme : Nihil Deus tam diligit in hoc mundo quam libertatem Ecclesiæ suæ [« Dieu n’aime rien de plus en ce monde que la liberté de son Église »]. Ce texte, mille fois cité, a-t-il été vraiment compris ? [Non ! extension illégitime, erreur de logique et aveuglement de l’esprit.] Ne sait-on pas que cette liberté pour laquelle saint Anselme a combattu, pour laquelle saint Thomas Becket, l’un de ses successeurs sur le siège de Cantorbéry, a succombé, c’était précisément l’immunité ecclésiastique, l’immunité des personnes et des choses saintes ? Grand Dieu ! quelle serait la stupéfaction de ces héros et de ces martyrs de la liberté ecclésiastique s’ils s’entendaient dire que cette liberté de l’Église consiste simplement dans le droit commun de toutes les doctrines vraies ou fausses, et dans l’égalité de tous les cultes devant la puissance séculière ! Franchement, aucune citation ne saurait être faite plus à contre-sens [et c’est là toute l’optique du pseudo concile Vatican II].

 

ID., ibid., Tome V, chapitre XXVI, Entretiens avec le clergé durant les Exercices de la retraite pastorale et du Xe Synode diocésain, suivi d’un décret synodal portant condamnation de la brochure intitulée : L’Encyclique et la Liberté, Adresse aux Evêques, etc. (juillet 1865), page 436 :

 

« II. L’acte du 8 décembre [1864, Encyclique Quanta Cura et le Syllabus annexé], vous ne sauriez en douter, Messieurs et chers Coopérateurs, a une portée considérable. Il est dirigé contre les adversaires, contre ceux du dehors : c’est vrai ; mais il s’adresse encore plus, s’il est possible, à ceux de la maison. Par voie d’affirmation plutôt que de condamnation, il tend à mettre fin à des divisions domestiques, à régler la croyance et le langage de catholiques qui s’éloignaient de la doctrine et de l’esprit de l’Église [i.e. du pseudo concile Vatican II de tous ceux qui s’en prévalent]. Le naturalisme politique, érigé en dogme des temps modernes par une école sincèrement croyante [?], mais qui se met en cela d’accord avec la société déchristianisée [i.e. avec les francs-maçons – cf. l’encyclique « Humanum Genus » du pape Léon XIII sur la Secte des francs-maçons] au sein de laquelle elle vit : voilà l’erreur capitale que le saint-siège a voulu signaler, et à laquelle il a voulu opposer les vrais principes de la croyance catholique [c’était déjà une belle pagaille ! Les prémisses étaient posées. Nous en récoltons maintenant - en 2010 - les fruits. Les vers s’y étaient introduits. La gangrène s’était répandue. Le serment anti moderniste du pape saint Pie X a été déconsidéré puis finalement rejeté. Et nous sommes arrivés aux derniers temps prophétisés par saint Irénée, évêque de Lyon, dont les écrits relatifs à un sujet qui nous touchent pourtant de très près sont toujours mis en sommeil]. »

 

Paul VI, pseudo concile Vatican II, Déclaration « Dignitatis humanæ personnæ » sur la liberté religieuse, le 7 décembre 1965, Paul VI, II – La liberté religieuse à la lumière de la Révélation [sic !], § 13 :

 

« En même temps, les fidèles du Christ, comme les autres hommes, jouissent, au civil du droit de ne pas être empêchés de mener leur vie selon leur conscience. Il y a donc [ ?] bon accord entre la liberté de l’Église et cette liberté religieuse qui pour tous les hommes et toutes les communautés, doit être reconnue comme un droit et sanctionnée dans l’ordre juridique. »

 

ID., ibid., Constitution pastorale « Gaudium et Spes » sur l’Église dans le monde de ce temps, IIe partie, De quelques problèmes plus urgents, ch. IV, La vie de la communauté politique, 73, La vie politique aujourd’hui, § 1 :

 

« La conscience de la dignité humaine est devenue plus vive [dans la lune, peut-être]. D’où, en diverses régions du monde, l’effort pour instaurer un ordre politico-juridique [par un gouvernement mondial ?] dans lequel les droits de la personne au sein de la vie publique soient mieux protégés : par exemple les droits de libre réunion et d’association, le droit d’exprimer ses opinions personnelles [droit qui s’amenuise chaque jour davantage, comme nous pouvons le constater dans la presse et à la télévision] et de professer sa religion en privé et en public [c’est-à-dire « le droit commun de toutes les doctrines vraies ou fausses » et « l’égalité de tous les cultes devant la puissance séculière »]. La garantie des droits de la personne est en effet une condition indispensable pour que les citoyens, individuellement ou en groupe, puisse participer activement à la vie et à la gestion des affaires publiques. »

 

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Le Site des Apparitions de Fatima est-il Destiné à Devenir un "Centre Interreligieux" ?

 

       18 décembre 2003, Fort Erié, Ontario, Canada - Dans le monde entier, des Catholiques Romains ont été choqués et désemparés par des rapports de presse sur un plan de construction d'un stade immense au prix de 40.000.000 euros, pour centre "interreligieux" à côté de l'actuel sanctuaire de Fatima au Portugal, ouvrant, sur un pied d'égalité, le site sacré de culte Catholique aux non-Catholiques, de tout genre, y compris les Musulmans, les Juifs, les Bouddhistes, les Hindous et autres païens. […] « Le Message de Fatima », a continué le Père Gruner, « contient des affirmations fortes et sans équivoque, de la doctrine Catholique, ainsi que de fortes recommandations en faveur de dévotions uniquement Catholiques. Il demande explicitement la conversion de millions de personnes au catholicisme et la diffusion mondiale de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Voilà le contraire même de toutes ces manœuvres soi-disant "œcuméniques" qui considèrent que toutes les religions sont également valides et qui cessent de chercher le salut éternel pour des milliards d'âmes en refusant de poursuivre activement la conversion de tous les non-Catholiques. »

 

 

      « Cette unique Église du Christ subsiste dans (“subsistit in”) l’Église catholique » (pseudo Vatican II, Constitution Lumen gentium, n° 8). Autrement dit, comme d’une cité dont il ne subsiste que quelques vestiges, l’unique et véritable Église du Christ ne fait plus que subsister dans l’Église catholique, mais ne constitue plus celle-ci dans son intégralité, contrairement à l’enseignement du Catéchisme du Concile de Trente, Livre d’or que les Pontifes romains ont présenté comme la Règle de la Foi catholique. Que signifie cette dualité : Église dans l’Église ? L’Église est l’Église catholique (subsister = continuer d’être, être encore en vigueur, se maintenir). C’est déjà là une prémisse qui nous introduit subrepticement à un œcuménisme à la sauce moderniste où seul le monde s’y retrouve. Laissons maintenant la parole au Catéchisme du Concile de Trente dont la précision des termes échappe à toute ambiguïté :

 

Du Symbole des Apôtres, § VII. — L’Église est apostolique.

 

« […] Voici un dernier caractère propre à nous faire distinguer la véritable Église, elle vient des Apôtres, dépositaires du grand bienfait de la Révélation. […] Il est donc évident pour tous que le langage impie des hérétiques d’aujourd’hui est absolument contraire à la Foi de la véritable Église, puisqu’il est si opposé à la doctrine prêchée par les Apôtres, et depuis eux jusqu’à nous. […] Et en effet, le Saint-Esprit qui gouverne l’Église, ne la gouverne que par des ministres apostoliques [c’est-à-dire par les successeurs légitimes des Apôtres].  Cet Esprit fut d’abord donné aux Apôtres, mais ensuite, grâce à l’infinie Bonté de Dieu, il demeura toujours dans l’Église. Et comme elle est la seule qui soit gouvernée par le Saint-Esprit, elle est aussi la seule qui soit infaillible dans la Foi et dans la règle des mœurs. Au contraire toutes les autres qui usurpent le nom d’Églises sont sous la conduite de l’esprit du démon, et tombent nécessairement dans les plus funestes erreurs de doctrine et de morale. »

 

René Laurentin – Michel Corteville, Découverte du secret de La Salette, un an après la révélation du troisième secret de Fatima - au-delà des polémiques, la vérité sur l’apparition et ses  voyants, 1. Rédaction du secret par Maximin, le 3 juillet 1851, pp. 47-48, Librairie Arthème Fayard, 2002 :

 

« Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame. Nous n’avons jamais dit que cette dame fut la Sainte Vierge, mais nous avons toujours dit que c’était une belle Dame. Je ne sais pas si c’est la sainte Vierge ou une autre personne. Moi, je crois aujourd’hui que c’est la Sainte Vierge. Voilà ce que cette Dame m’a dit :

“ Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire, s’il change un peu, ce sera un peu plus tard. La France a corrompu l’univers, un jour elle sera punie. La foi s’éteindra dans la France : trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, l’autre partie la pratiquera sans bien la pratiquer. Puis, après, les nations se convertiront, la foi se rallumera partout. Une grande contrée dans le nord de l’Europe, aujourd’hui protestante, se convertira : par l’appui de cette contrée, toutes les autres contrées du monde se convertiront. Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans l’Église, et partout. Puis, après, notre Saint-Père le pape sera persécuté. Son successeur sera un pontife que personne [n’] attend. Puis, après, une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler. Tout ce que je vous dis là arrivera dans l’autre siècle, [au] plus tard aux deux mille ans.”

« Elle [la Dame] a dit de le dire quelque temps avant [d’écrire].

« Mon Très Saint-Père,

« votre sainte bénédiction à une de vos brebis,

« Grenoble, le 3 juillet 1851. »                             

 

Épître de saint Paul aux Éphésiens, IV, 5 :

 

« Il y a un seul Seigneur, une seul foi, un seul baptême. »

 

Évangile selon saint Jean, XIV, 6 :

 

« Jésus lui répondit : Moi je suis la vérité, la voie et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi. »

 

ID., XVIII, 37 :

 

« Je suis venu en ce monde pour rendre témoignage à la Vérité ; quiconque est de la Vérité écoute ma voix. »

 

Épître de saint Paul aux Philippiens, II, 11 :

 

« … et que toute langue confesse que le Seigneur JÉSUS CHRIST est dans la gloire de Dieu le Père » : « … et omnis lingua confiteatur quia Dominus JESUS CHRISTUS in gloria est Dei Patris ».

 

      Il faut prendre au sérieux ce qui sort de la bouche du Verbe incarné, - la Parole substantielle du Père qui réalise toujours ce qu’elle dit (a), - et ne jamais Lui attribuer des paroles ou des doctrines contradictoires.

a) Cf. Genèse, I, 3 ; S. Matthieu, IX, 22, etc.

 

 

R. P. Louis Dupont, Méditations, ouv. cité plus haut, IVe Partie, Méditation XLIII : Du titre de la croix, dans lequel sont renfermées les causes mystérieuses de la passion du Sauveur :

 

« Tout ce qui est écrit dans tous les livres saints est écrit pour toujours et ne subira aucun changement. Quelques efforts que fassent les ennemis de la foi, ils ne parviendront pas à en effacer un seul iota. »

 

Pape Pie IX, Constitution apostolique, 24 avril 1870 (cf. DENZ., 1792) :

 

« On doit croire de foi divine et catholique tout [lat. « omnia »] ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par tradition, et que l’Église, soit dans un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel, propose de croire comme vérité révélée. […] Aussi, suivant nos prédécesseurs, et suivant le devoir de notre charge apostolique, Nous n’avons jamais cessé d’enseigner et de défendre la vérité catholique et de réprouver les doctrines dangereuses. »

 

      Précisons bien que le magistère ordinaire (« ordinarium », c’est-à-dire de chaque instant) et universel de l’Église jouit de la même infaillibilité et de la même autorité que les définitions solennelles et s’étend à toutes les vérités qui sont en connexion avec la révélation, ainsi qu’aux condamnations des erreurs de notre temps (cf. Quanta cura, Syllabus, Pascendi, Lamentabili, etc.). – Cliquez sur fidemser.htm et quansyll.htm

 

Dans le Fils unique de Dieu est la lumière des hommes (cf. Jn I, 4, 18).

 

Saint Matthieu, V, 15 :

 

« Et on n’allume point une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. »

 

Ire ép. de S. Paul aux Corinthiens,  XI, 1-2 :

 

« Soyez mes imitateurs, comme moi je le suis du Christ ; je vous loue, mes frères, de ce qu’en toutes choses vous vous souvenez de moi, et gardez mes préceptes tels que je vous les ai donnés. »

 

IIe ép. aux Thessaloniciens, 2 : 15 :

 

« Ainsi donc, frères, tenez ferme et gardez les traditions que nous vous avons enseignées,  soit de vive voix, soit par lettre

 

Ire ép. de S. Paul à Timothée, 6 : 3-4 :

 

« Si quelqu'un donne un autre enseignement et ne s'attache pas aux saines paroles, celles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à l'enseignement qui est conforme à la piété, c'est un être gonflé d'orgueil qui ne sait rien [...].»

 

Saint Matthieu, V, 48 (cf. également Ire Épître de Pierre, 1 : 15-16) :

 

« Vous donc soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait » : Estote ergo vos perfecti, sicut et pater vester cœlestis perfectus est. »

 

Ire Épître de Saint Jean, III, 9 :

 

« Quiconque est né de Dieu ne commet pas le péché, parce que sa descendance demeure en lui, et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu » : Omnis qui natus est ex Deo, peccatum non facit : quoniam semen ipsius in eo manet, et non potest peccare, quoniam ex Deo natus est. »

 

Ire Épître de Saint Pierre, I, 15-16 :

 

« Mais, de même que celui qui vous a appelés est saint, devenez saints vous aussi, dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Soyez saints, parce que moi, je suis saint (a). »

a) Lévitique, XIX, 2. – Cf. Saint François de Sales (1567-1622), le « Docteur de l’Amour »,Traité de l’amour de Dieu, livre VIII, chapitre VIII.

 

Ire Épître de S. Paul aux Corinthiens, III, 11 :

 

« Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est le Christ Jésus. »

 

« On ne se moque pas de Dieu » ou des paroles du Verbe éternel de Dieu le Père.

(Cf. Épître aux Galates, VI, 7.)

 

LE PÈRE A CRÉÉ L’UNIVERS POUR LA LOUANGE ÉTERNELLE DE GLOIRE DE LA SAINTE TRINITÉ EN NOUS FAISANT ENTRER « EN SOCIÉTÉ » AVEC LES PERSONNES DIVINES.

 

Gloire au Père (Dieu), et au Fils (Dieu), et au Saint-Esprit (Dieu) (Trisagion), et gloire également à la Bienheureuse Vierge Marie devenue inséparable du Trône de la bienheureuse Trinité (« O beata Trinitas » de saint Ignace de Loyola), et ce pour les siècles des siècles, en tant qu’Épouse très fidèle du Saint-Esprit, Mère du Verbe humanisé et Fille bien-aimée du Père éternel ou de notre Père céleste (ou Épouse de Dieu, Mère de Dieu et Fille de Dieu)  !

 

Ire Épître de S. Jean, 5 : 7 :

 

« Il y en a trois dans le ciel qui rendent témoignage à JÉSUS-CHRIST : Le Père, le Verbe et le Saint-Esprit ; et ces trois personnes n’ont qu’une même essence. »

 

M. M. Philipon, O. P., La doctrine spirituelle de Sœur Élisabeth de la Trinité, Préface du R. P. Garrigou-Lagrange avec de nombreux documents inédits, Desclée De Brouwer, 1937, pp. 9, 13, 10, 62 :

 

« La volonté la plus fondamentale de tout baptisé est de vivre en société avec les Personnes mêmes de la Sainte Trinité. […] À la veille de sa mort (8 novembre 1906), Sœur Élisabeth de la Trinité [née le 18 juillet 1880 à Bourges] pouvait écrire en toute vérité : “ Croire qu’un Être qui s’appelle l’Amour habite en nous à tout instant du jour et de la nuit, et qu’Il nous demande de vivre en société avec Lui, voilà, je vous le confie, ce qui a fait de ma vie un ciel anticipé.” Ne disait-elle pas elle-même [fin septembre 1903] : “ La Trinité, voilà notre demeure, notre chez nous, la maison paternelle d’où nous ne devons jamais sortir… Il me semble que  j’ai trouvé mon ciel sur la terre, puisque le ciel c’est Dieu et Dieu est en mon âme. Le jour où j’ai compris cela, tout s’est illuminé pour moi… ” […] L’avant-veille de sa mort, le médecin lui avoue l’extrême faiblesse de son pouls ; elle entra en jubilation et trouva la force de dire : “ Dans deux jours je serai au sein de mes Trois. C’est la Vierge, cet être tout lumineux, qui me prendra par la main pour me conduire au ciel.” Le docteur, incroyant, s’étonnait d’une telle joie. Sœur Élisabeth lui parla de l’adoption divine, du grand mystère de l’Amour penché sur nous… Ces derniers élans achevèrent de l’épuiser. On put l’entendre murmurer encore, d’une voix chantante : “ Je vais à la Lumière, à l’Amour, à la Vie ”. »

 

Dom Anselme Stolz, docteur en théologie, professeur de dogme, Théologie de la mystique, éd. des Bénédictins d’Amay, 1947, Chevetogne,  ch. XII : Le royaume du Père, pp. 240, 250 :

 

« Celui qui ne connaît pas Dieu en soi, tel qu’il est, n’est pas véritablement divinisé. Toute recherche de Dieu doit donc aboutir aux trois Personnes. […] La vraie mystique est toujours trinitaire, c’est-à-dire qu’elle exige certaines relations avec chacune des personnes divines, l’union avec Dieu ne pouvant se faire qu’en conformité avec la vie divine telle qu’elle est objectivement (a).»

a)     Cf. le Château intérieur ou Livre des Demeures (1577), sainte Thérèse d’Avila (1515 – 1582), les septièmes [et dernières] Demeures.

 

R. P. Édouard Hugon, O. P., Hors de l’Église point de salut, ch. II : Les vérités fondamentales qu’on est tenu de croire, Éd. Téqui, 1915, pp. 45-46, 47, 49, 50 et 51 :

 

« […] “ Après la venue de Notre-Seigneur, dit saint Thomas [le Docteur Angélique], comme le mystère de la Rédemption est accompli et qu’il a été prêché corporellement et visiblement, tous sont tenus de croire cette vérité d’une manière explicite [nécessité de la foi au Père, au Fils et au Saint-Esprit] ; et si quelqu’un n’avait personne pour l’instruire, Dieu lui-même lui en ferait la révélation, à moins que l’homme n’y mette obstacle par sa faute (1).” Même doctrine dans les Questions disputées, où l’on nous assure que la Providence éclairera les païens de bonne volonté, soit par l’envoi d’un missionnaire, comme Pierre fut dirigé vers Corneille (2).

« […] Puisque les mystères de la Trinité et de l’Incarnation sont l’essence même de la loi nouvelle, on comprend, poursuivent ces théologiens, qu’il n’y ait point de christianisme, point de vie chrétienne, point de foi chrétienne sans cette connaissance explicite. [ …]

« […] Le principal argument est celui-ci, qui sera plus tard mis en pleine lumière par saint Thomas (3) : L’acte de foi étant un acte de vertu théologale [ou divine] doit atteindre Dieu tel qu’il est en lui-même ; or en lui-même Dieu subsiste dans la Trinité des personnes. […]

« […] Le Saint-Office déclare, le 25 janvier 1703, que le missionnaire, même en face d’un moribond (si celui-ci n’est pas absolument incapable de le comprendre), est tenu de lui expliquer les mystères de la foi qui sont nécessaires d’une nécessité de moyens, COMME LE SONT PRINCIPALEMENT LES MYSTÈRES DE LA TRINITÉ ET DE L’INCARNATION (4). […]

« […] Ce que le Saint-Office croyait vrai en 1703 n’est pas devenu faux comme par enchantement au XIXe ou au XXe siècle. […]

« Le “ surcroît d’obligation ”, l’ “ impossibilité ” pour les païens d’opérer leur salut sont quasi des chimères. Car l’Ange de l’École établit avec la même sérénité d’esprit et la même tranquillité d’âme que Dieu ne faillira pas aux devoirs de sa miséricorde. L’homme de bonne foi et docile aux impulsions du Saint-Esprit recevra infailliblement les grâces de connaissance nécessaires. Il a déjà tant besoin du secours de Dieu pour arriver à la vision suffisante de l’existence de Dieu et de la rémunération éternelle, qu’il importe peu que ce secours lui soit continué jusqu’à l’appréhension requise des deux autres vérités essentielles du christianisme : la Trinité et l’Incarnation… Comment Dieu s’y prendra-t-il pour instruire ces pauvres délaissés [voire ces handicapés mentaux] ? Nous ne le savons pas. Saint Thomas parle d’une révélation privée, de l’envoi d’un prédicateur ou d’un ange. Dieu se doit de pourvoir au salut de chaque âme selon ses besoins particuliers. S’il en est qui ne puisse sortir de son état que par une illumination d’en haut, elle l’aura. Et ce moyen, qui, par rapport à nous, paraît miraculeux, ne l’est point dans la situation de cette âme : il est de l’ordre habituel de la Providence, dont la mission constante est de sauver tous les hommes. »

1)      III Sent., dist. 25, q. 2, a. 2, sol.2 ;

2)      De veritate, q. 14, a. II, ad. I ;

3)      S. th., IIa IIæ, q. 2, a. 8, ad 3 ;

4)      « Missionarium teneri adulto etiam moribundo, qui incapax non sit, explicare mysteria fidei QUÆ SUNT NECESSARIA NECESSITATE MEDII, UT SUNT PRÆCIPUE MYSTERIA TRINITATIS ET INCARNATIONISAnalect. Juris Pontificii, ser. II, col. 1805 et Collect. S. C. P. F., Romæ 1893, n. 549, p. 220.

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, avec la pratique de l’oraison mentale, ouvrage cité plus haut, Deuxième partie et volume, Méditation XVIII : De la joie des anges à la naissance du Fils unique de Dieu : l’archange saint Gabriel annonce cette nouvelle aux bergers, III. Le cantique des anges, GLOIRE À DIEU AU PLUS HAUT DES CIEUX, page 157 :

 

« O Roi de gloire, élevez mon cœur, afin que je glorifie votre saint Nom sur la terre, comme les anges le glorifie dans le ciel. Faites que mes œuvres et mes paroles tendent toutes à votre gloire, sans aucun retour sur moi-même ; faites que j’ai toujours à la bouche ce divin cantique : Gloire à Dieu ; gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit : au Père, qui m’a donné son Fils ; au Fils, qui s’est fait homme pour mon salut ; au Saint-Esprit, qui est l’auteur de ce miracle d’amour. »

 

L’Année Liturgique, Dom Prosper Guéranger, ouvrage cité plus haut, Le Temps après la Pentecôte, La Fête de la Très Sainte Trinité :

 

      « L’essence de la foi chrétienne consiste dans la connaissance et l’adoration de Dieu unique en trois personnes. C’est de ce mystère que sortent tous les autres ; et si notre foi s’en nourrit ici-bas comme de son aliment suprême, en attendant que sa vision éternelle nous ravisse dans une félicité sans fin, c’est qu’il a plu au souverain Seigneur de s’affirmer tel qu’il est à notre humble intelligence, tout en demeurant dans sa “ lumière inaccessible ” (1). La raison humaine peut arriver à connaître l’existence de Dieu comme créateur de tous les êtres, elle peut prendre une idée de ses perfections en contemplant ses œuvres ; mais la notion de l’être intime de Dieu ne pouvait arriver jusqu’à nous que par la révélation de Dieu qu’il a daigné nous en faire. »

1. I Tim., VI, 16. – Cliquez sur : TRINITÉ

 

Saint Jean de la Croix, La Montée du Mont Carmel, Liv. I, ch. V :

 

« Dieu ne consent point qu’une autre chose demeure en un avec Lui (“morar consigo en uno”) … qui est de garder parfaitement la loi de Dieu et porter sur soi la croix du Christ (“guardar la ley de Dios  perfectamente y llevar la cruz de Cristo sobre sí.”). »

 

 Cantique des Cantiques, I, 4 :

 

« Il (1) m’a introduite dans le cellier au vin (2), il a ordonné (3) en moi la charité. »

1) Cant., I, 3 (Vulgate) : Le roi : « Introduxit me rex in cellaria sua » ; 2) « Introduxit me in cellam vinariam » ; 3) Mis en ordre, réglé : « ordinavit in me charitatem ».  (Cf. Saint Bernard, Sermons  sur le Cantique des Cantiques, Sermon XLIX, 5.) 

 

Saint Jean, III, 35-36 :

 

« Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui ne croit point au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

 

ID., V, 22-24 :

 

« Si bien que le Père ne juge personne ! Mais il a remis au Fils le jugement tout entier, afin que tous honorent le Fils, comme ils honorent le Père. Qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père, qui l’a envoyé. En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui écoute ma parole et qui croit en Celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle, et il n’est pas mis en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. »

 

Saint Marc, XVI, 15-16 [seule la vraie religion est salvatrice] :

 

« Allez par le monde entier prêcher l’évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. » (« Il est de foi et c’est même un dogme que, personne, absolument personne ne peut être sauvé hors de l’Église » : cf. Denzinger, n° 430, IVe Concile du Latran, en 1215 ; n° 714, Concile de Florence, en 1442 ; n° 1647, pape Pie IX, en 1854, et n° 1677, en 1863 : « Sed notissimum quoque est catholicam dogma neminem scilicet extra catholicam Ecclesiam posse salvari », etc. – Cf. R. P. Hugon, O. P., Hors de l’Église point de salut, Téqui 1927.) [Cf. Pape Pie IX, Syllabus, proposition 18, 1864 ; Encyclique Quanta cura, § 5, 1864 ; Pie XI, encyclique Mortalium animos, 1928.]

      Pour consulter quelques extraits significatifs de l’encyclique Mortalium Animos du pape Pie XI, cliquez sur :

labore.htm (voir § « Quelques extraits… »)

 

R. P. Éd. Hugon, O. P., Hors de l’Église point de salut, ouvrage cité plus haut, ch. II : Nécessité d’appartenir par la foi à l’âme de l’Église pour être sauvé, I : Nécessité d’une foi surnaturelle, pp. 18, 19, 20-21, 30-31 :

 

« S’il est vrai que Dieu existe, s’il est prouvé que Dieu a parlé à l’humanité, le premier devoir de l’homme est de croire. […] Quoi donc ! il nous serait loisible de désobéir à Celui qui est la cause de tous nos droits, qui nous soutient par une création gratuitement continuée, qui nous fait, à chaque instant, l’aumône de tout ce que nous avons de vie, car il n’y a pas, dans toute notre nature, un atome de bien qui ne vienne de lui ! Cette prétendue liberté de penser est un véritable attentat. […] Dieu nous a créés, et nous n’avons pas le droit d’user de nous pour lui résister. C’est une contrainte, une violation que l’incrédule impose à ses facultés lorsqu’il refuse d’obéir à Dieu ou de croire à la parole divine. […] L’incrédulité moderne a toute la malice de l’infidélité, plus énorme que celle du païen, car c’est par un acte positif que l’intelligence s’est séparée du vrai ; toute la malice du blasphème, puisqu’elle s’affiche publiquement par la parole, les écrits et les actes. Ce péché de lèse-divinité, que notre société semble approuver, que certains chrétiens n’osent pas dénoncer, est l’un des plus grands forfaits qui doivent faire frémir d’indignation la terre et le ciel. L’incroyant s’est mis, d’emblée, hors la loi ; son infidélité est, par elle-même, une sentence de condamnation : il est déjà jugé. Saint Grégoire le Grand [Pape et Docteur de l’Église] fait remarquer, à ce propos, que la cause de ceux qui ont rejeté la foi n’aura pas besoin d’être discutée au jugement dernier : ils ressusciteront, non pour être jugés, c’est déjà fait, leur infidélité est déjà une sentence de condamnation ; mais pour souffrir (1). Qui non credit jam judicatus est.

« L’Église a toujours veillé à ce que cette vérité fondamentale ne fût jamais ni défigurée ni méconnue. […] Grégoire XVI [Pape] s’élève avec vigueur contre ce délire intellectuel, deliramentum, cette fause liberté  de conscience qui ose nier la nécessité de la foi pour le salut et prétend qu’on peut se sauver avec la seule honnêteté naturelle (2).

« L’encyclique de Pie IX Quanta cura confirme et aggrave ces condamnations (3). Les déclarations du concile du Vatican excluent toutes les équivoques et tous les subterfuges : “ Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu et d’entrer dans la société de ses enfants ; c’est pourquoi jamais personne n’a été justifié sans elle et jamais personne n’arrivera à la vie éternelle s’il ne persévère jusqu’au bout dans la foi (4).” »

1)                    S. Grégoire le Grand, Morales, liv. XXVI, c. XXVII, n. 50, P. L., 379 ;

2)                    Encyclique Mirari Vos du 15 août 1832 ;

3)                    Encyclique Quanta cura du 8 décembre 1864 ; voir aussi les propositions 15 et suivantes du Syllabus ;

4)                    Concile du Vatican (1869-1870), chap. 3, De fide.

 

 

Mgr Dechamp (Victor Auguste), Archevêque de Malines, « L’infaillibilité et le concile général », Étude de science religieuse à l’usage des gens du monde, augmentée d’un Bref de Sa sainteté le Pape Pie IX, donné à Rome, près Saint-Pierre, le 26 juin 1869, Yves Magnin et Fils, Imprimeurs du Saint-Siège, Paris, 1869, septième édition :

 

« L'Infaillibilité de l'Église enseignante, dans la conservation du dépôt de la foi, n'est pas la seule qui soit méconnue de nos jours, et dont le Concile devra prendre la défense. L'infaillibilité surnaturelle qui garde fidèlement au monde, selon les promesses de Jésus-Christ, la vérité divinement révélée, présuppose l'infaillibilité naturelle ou l'autorité certaine de la raison dans les choses de sa compétence (1).

« Chez l'homme qui jouit de l'usage de la raison, l'ignorance invincible et le doute légitime n'existent pas sur les premiers principes. L'absence d'éducation laisse, il est vrai, la raison dans un demi sommeil. Et l'éducation, quand elle est faussée, trouble la raison et la conscience ; mais il n'en est pas moins vrai que la raison, dès que son attention est éveillée, adhère infailliblement, ou avec une pleine certitude, au simple énoncé des premiers principes de la raison elle-même et de la conscience. Ceux qui s'occupent de l'enfance vérifient tous les jours cette adhésion certaine ou infaillible, non-seulement aux premiers principes, mais à leurs conséquences évidentes et nécessaires.

« […] Eh bien ! c’est la certitude ou l’infaillibilité naturelle de la raison qui est misérablement niée aujourd’hui dans son domaine principal, dans la sphère de l’ordre moral. L’ordre moral comprend l’ensemble des devoirs de l’homme à l’égard de Dieu, à l’égard de son prochain et de lui-même, c’est-à-dire la pleine et triple justice que l’on remet en question de nos jours au nom d’une morale toujours nouvelle, le progrès défendant à la vérité d’hier de demeurer la vérité de demain, et la liberté de penser ne pouvant ne pouvant admettre de limite. Comme si le progrès pouvait être autre chose que le développement dans l’unité, que le mouvement dans une direction, que la marche dans une voie tracée à la lumière des principes ; et comme si la liberté de penser conçue en dehors de toute limite, n'était pas la même chose que la liberté conçue en dehors de toute loi, c’est-à-dire, que l'aveugle licence, que la négation manifeste de la raison elle-même. Aussi, cette négation de l'orgueil en délire a-t-elle reçu sa formule dans la théorie hégélienne de l’identité des contradictoires, théorie qui a donné naissance à la sophistique moderne. Le Concile [et non le pseudo concile Vatican II], sans aucun doute, arrachera le masque à cette science du mensonge, falsi nominis scientiæ (2), à cette ennemie déclarée de la raison, tout autant que de la foi.

« La liberté de penser, prise dans son sens littéral, est aussi vieille que l'homme. Nous avons tous et toujours été très-libres de penser bien ou mal, et nous le serons toujours ; mais la liberté de penser à laquelle on prétend à cette heure, est autre chose : c'est la revendication d'un droit nouveau, du droit de n'avoir jamais que des opinions. L'opinion impliquant le doute, la liberté de penser, telle qu'on l'entend, ou du moins telle qu'on la veut, n'est que la négation de la science, la négation de l'autorité. »

(I) Quando certitudo adest in summo gradu, tunc adest quoque infallibilitas quaedam, quia optime dicitur testimonium sensuum aut hominum in summo gradu fallere non posse. (Liebermann, Dem. Cath. P. II, c. 8. n. 608.)

(2) I Timothée, 6 : 20.

 

ID., ibid., ch. XIII : Sur le concile général et les erreurs de notre temps :

 

« L’athéisme avait rejeté le dieu muet du déisme, en s’écriant : Dieu n’est rien. Le panthéisme lui répond que Dieu est tout, et que tout est Dieu, mais que l’homme est la plus haute satisfaction de la Divinité, et que c’est uniquement dans l’homme que Dieu arrive à la conscience et à la science toujours progressive de lui-même.

« Vous l’entendez : c’est la proclamation du droit de l’homme, c’est la théocratie nouvelle, c’est la théocratie sans Dieu, l’idolâtrie moderne où l’esprit humain est lui-même à lui-même son idole. – Cette doctrine n’est-elle pas écrite presque à toutes les pages des livres, des brochures, des revues, des journaux qui inondent aujourd’hui la terre ? N’est-elle pas le pain quotidien de notre temps ? Ses apôtres et ses docteurs se gênent-ils pour nous dire : Nos pensées sont changeantes, nos doctrines passent et ne tiennent pas, nos mœurs et nos lois ne sont pas plus fermes que nos doctrines, mais c’est justement là ce à quoi nous prétendons, car nous sommes des révélateurs qu’aucune vérité n’oblige, puisque la vérité c’est nous !

« N’est-ce pas là l’imitation sacrilège, la proclamation de l’Ego sum veritas ? [Voir S. Jean, 14 : 6.]

« N’est-ce pas l’absurde théorie d’une vérité toujours à faire et qui ne sera jamais, puisqu’elle n’est pas ?

« N'est-ce pas l'affirmation de la négation le symbole même du néant ? »

 

Cliquez également sur :

http://www.a-c-r-f.com/documents/Abbe_MARCHISET-Infaillibilite_40_ans_erreur.pdf

http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Eglise_EST_eclipsee.pdf

Contradiction entre le pseudo  Vatican II et la doctrine catholique

Quelques données statistiques (papes et antipapes) 

Un progressiste remplace Hoyos : Virgo-Maria

http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Gesta_Dei_per_Francos.pdf

      Les raisons pour lesquelles le nouveau rite de consécration épiscopale (1968) est invalide et les documents authentiques des archives du groupe XX du Consilium qui apportent la preuve, jusqu’ici inconnue, du crime secret et délibéré accompli en 1967 par le trio diabolique Bugnini - Dom Botte - Lécuyer contre l’épiscopat sacrificiel et sacramentel catholique, sont désormais publiquement mis en ligne sur le site (cette preuve est désormais vérifiable par quiconque et était encore entièrement inconnue de Mgr Lefebvre – il a fallu l’avènement d’internet pour qu’elle soit enfin publiquement et mondialement révélée) :

Rore Sanctifica du Comité International de Recherches Scientifiques

(où l’on voit que la matière n’est plus proportionnée à sa forme : un potier fabrique ses pots avec de l’argile et non avec du coton – évêques, cardinaux ---> Pape). La notion de « pape matériel » ne peut donc pas s’appliquer aux prétendus papes qui ont suivi Pie XII. Le jugement infaillible du Pape Léon XIII sur la secte Anglicane et ses Ordres invalides :

http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2006/012_2006/VM-2006-12-05/VM-2006-12-05-B-00-Operation_Anglo_Tridentine.htm#_Toc153047538

La ruine du N.O.M. – La prétendue Tradition apostolique : Virgo-Maria

Abbé Cekada interviewé sur Radio courtoisie - Emission de Serge de Beketch - 26 avril 2006

Home | Traditional Latin Mass Resources

 

Faits publics et constatables de l’invalidité du nouveau rite épiscopal et bref commentaire (communiqué de Rore-Sanctifica du 1er octobre 2007) : invalnr.htm

 

Le nouveau rite épiscopal - la « Risée des savants » (thèse de doctorat de Jean Magne soutenue à la Sorbonne devant le Professeur Henri-Irénée Marrou) : riseesav.htm (Virgo-Maria, jeudi 10 janvier 2008)

 

Les raisons pour lesquelles les ordinations sacerdotales et les consécrations épiscopales sont invalides depuis 1968 : roresanct.htm et sur : Déclaration liminaire de Rore Sanctifica et :

http://www.rore-sanctifica.org/etudes/2008/RORE_Communique-2008-09-25_Abbe_Scott-reordinations.pdf

 

Mgr Guérard des Lauriers, L’Offertoire de la Messe et le Nouvel Ordo Missæ : nomgdesl.htm

 

Hutton, le père de Mel Gibson, déclare que l’Église conciliaire n’est pas l’Église catholique (Virgo Maria) : Hutton.htm

 

Le Patriarcat de Moscou mis en danger de mort sacramentelle par Benoît XVI : Virgo-Maria

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, 1a-2æ, Question 85, Article 6 :

 

« La matière est proportionnée à la forme, et chaque chose à sa fin » : materia proportionatur formæ, et quælibet res suo fini (« Ainsi le coutelier choisit pour faire des couteaux une matière à la fois dure et ductile qui puisse s’aiguiser pour être apte à couper » : sicut faber ad faciendum cultellum eligit materiam duram et ductilem, quæ subtiliari possit ut sit apta incisioni).

 

Saint Jean de la Croix, La Montée du Mont Carmel, livre II, chapitre VIII :

 

« Il faut donc savoir que, selon les règles de philosophie, tous les moyens doivent être proportionnés à la fin, c’est à savoir : ayant quelque convenance et ressemblance avec elle, telles qu’elles suffisent pour parvenir à la fin qu’on prétend » : … que han de tener alguna conveniencia y semejanza con el fin, tal que baste y sea suficiente para que por ello se pueda conseguir el fin que se pretende. »

 

      Quand une chose constitue un être essentiel (esse essentiale), elle est toujours composée de matière (materia) et de forme (forma), et ce même si cette chose est accidentelle, car à toute matière correspond une forme appropriée qui nous permet de l’identifier. Ces composés sont liés dans l’être. Une réalité naturelle sans forme n’existe pas. Quant à la matière, par elle-même, elle n’existe pas non plus, car il lui faut pour exister une forme qui agit en tant que cause finale (causa finalis). Par conséquent, prétendre qu’un homme est seulement Pape matériellement parlant (materialiter) relève de la pure fiction : un tel homme ne peut pas exister, parce que c’est la forme qui donne l’existence en acte (causa formalis, inquantum facit esse actu) et que le Pape n’existe pas pour la lui donner, et étant donné que ce qui est en puissance ne peut s’actualiser soi-même (Quod enim est in potentia, non potest se reducere ad actum  ) (a). CQFD

a)  Cf. S. Thomas d’Aquin, Les principes de la réalité naturelle, 1254.

 

 

(I) L'ÉNONCÉ DE LA THÈSE DE "CASSICIACUM"

(DÉSIGNÉE CI-DESSOUS PAR "THÈSE C")

Cf. notre blog :  Le Présent éternel

« I. A. Cet énoncé requiert un présupposé métaphysique, qu'il est indispensable d'expliciter.

« Tout étant créé est composé. Si cet étant est matériel (et non esprit pur) cette composition est celle de la matière et de la forme. La forme se définit : "Quo aliquid habet esse" : "ce selon quoi tel étant a d'être" ; ainsi, l'âme est la forme du composé humain. La matière, globalement considérée, c'est, dans l'étant, ce qui est distinct de la forme, et a l'être par la forme ; la matière - sujet se définit : "quod habet esse" : "ce qui, dans l'étant concret, a l'être" : ainsi le corps uni à l'âme, dans le composé humain. De là résulte qu'au point de vue de la métaphysique (qui est celui de l'"esse"), la matière est déterminée par la forme ; il y a, de la matière à la forme, un rapport ontologique (on, ontos : l'étant) qui est de déterminé à déterminant.

      « Note de 2008 : Il est bon de relire ce document 20 ans après, car les problèmes de l’una cum et de L’OBLATION PURE sont toujours très actuels.

Mais ce document a 20 ans, et depuis les réflexions et analyses sur la crise du pseudo Vatican II ont permis de mieux cerner et comprendre la Vérité. En 1988, et encore pendant 10 ans environ, toute opposition se centrait sur le problème de l’occupant du siège de Rome et sur son autorité. Depuis, on a mieux compris le message de La Salette et sa présentation de la crise : l’Église sera éclipsée, d’où la conclusion qui s’impose : s’il y a éclipse, il y a deux astres et l’astre qui éclipse l’Église ne peut être l’Église Catholique, ce qui veut dire que la secte gnostique conciliaire n’est pas l’Église Catholique.

« Mgr Guérard, que l’auteur de ces lignes a très bien connu, lui a confirmé que les actes d’un Pape "matérialiter" sont nuls (comme précisé à la page suivante) et que donc la thèse s’éteignait dans le temps. Ce temps est arrivé, puisque l’occupant actuel du siège de Rome n’est pas évêque.

« Nous sommes convaincu que si Mgr Guérard avait connu cette approche, éliminant le problème du "Pape" pour souligner le problème des deux églises, il l’aurait accepté. Comme il avait dit : "c’est là la solution !", quand il avait découvert la prophétie de la Vénérable Elizabeth Canori Mora annonçant que SAINT PIERRE CHOISIT ALORS LE NOUVEAU PAPE :

http://www.a-c-r-f.com/documents/HOLZHAUSER-Interpretation_Apocalypse.pdf

« La position actuelle de Verrua-Sodalitium est indéfendable, et l’oblige, pour faire croire aux fidèles que la thèse n’est plus aujourd’hui dépassée, de refuser l’enseignement de La Salette. Il semble bien que ce refus de la Vérité soit un exemple de péché contre le Saint-Esprit.

Quant à nous, nous préférons l’enseignement de La Salette à celui de l’abbé Ricossa pour qui la secte conciliaire est "matériellement" l’Église Catholique. Quel blasphème ! »

 

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Certaines personnes ont nié la valeur démonstrative développée par l’abbé Francesco Maria Palladino dans son livre intitulé « Petrus es tu ? » contre la thèse de Cassiciacum lorsqu’il reprend l’exemple de la table pour mieux nous le faire comprendre. Elles ont peut-être lu le « De principiis » du Docteur Angélique, mais elles n’en ont pas encore extrait la substantifique moelle pour aller plus avant, car cet opuscule doit être considéré comme une propédeutique à la métaphysique (science suprême) de saint Thomas, c’est-à-dire à l’étant ou à ce-qui-est en tant que tel. « Cet exemple est impropre, prétextent-elles, car la table n’est pas une personne. » En réalité, elles ont tout simplement prouvé leur ignorance philosophique en confondant l’analogie et l’univocité ainsi que la nature et la personne (substance individuelle entièrement incommunicable et autonome qui s’ajoute à la nature spécifique, principe intrinsèque de tout mouvementsinon il faudrait soutenir qu’il y a deux personnes en Jésus-Christ, qui, selon la doctrine catholique, est composé à la fois d’une nature divine et d’une nature humaine, i.e. d’une nature théandrique, mais ne faisant qu’une seule personne).

Trois « petites » phrases des « Principes de la réalité naturelle » de saint Thomas d’Aquin auraient dû attirer leur attention. Les deux premières étant : « Comme le dit Aristote dans le seconde livre métaphysique, tout ce qui agit (omne quod agit), n’agit pas sans but ; il faut donc (oportet) un autre quatrième principe (après la matière, la forme et la privation), à savoir ce à quoi tend un opérateur : et celui-ci est dit la fin (et hoc dicitur finis). De ce que tout agent, naturel ou volontaire (tam naturale quam voluntarium), agisse en fonction d’une fin, il ne s’ensuit pas que tout agent connaisse cette fin ou qu’il en délibère (non tamen sequitur quod omne agens cognoscat finem, vel deliberet de fine). » (a) La troisième phrase étant : « Or l’être n’est pas un genre, car l’être se dit des divers êtres non d’une manière univoque mais d’une manière analogue (Ens autem non est genus, quia non praedicatur univoce, sed analogice.) ».

Ces critiques, en présentant leurs fallacieux arguments, n’ont pas réalisé qu’ils s’opposaient de surcroît indirectement aux preuves de l’existence de Dieu que l’on trouve dans la Ire Partie de la Somme théologique de saint Thomas (question 2, article 3, conclusion) où le Docteur Angélique utilise les causes motrices (ex parte motus), efficientes (causae efficientis) et finales (omnes res naturales ordinantur ad finem) qu’on remarque dans les choses dans ce monde (in hoc mundo), - sans parler des Physiques d’Aristote commentés par lui (Livre II, La nature, ses causes et sa finalité).

Tout cela nous paraît peu sérieux pour des catholiques qui se réclament de la Tradition. Ils devraient y prendre garde.

Cf. l’extrait du livre « Petrus es tu ? » de l’abbé Palladino contre la thèse de Cassiciacum : pallcass.htm

a)     Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), Somme théologique, 1a-2æ, question I, article 2 : « De l’ultime fin de l’homme », « Agir pour une fin est-il propre à la nature raisonnable ? » : « Mais contre  [« Sed contra » - ceux qui répondent négativement] le Philosophe (Aristote) prouve (probat) dans la Physique (II, chapitre 8), que “ non seulement l’intellect, mais encore la nature agit en vue d’une fin ” (non solum intellectus, sed etiam natura agit propter finem). »

 

Un petit rappel à l’intention des scolastiques

 

« Autre chose est l’existence (anniya), autre chose la quiddité (mâhiya : la nature, le quod quid erat esse, nature, i.e. ce qui fait qu’une chose est ce qu’elle est) » (Avicenne, philosophe arabe, 980-1037, fréquemment cité par saint Thomas, Le livre de science, I, p. 27, 2 vol., trad. M. Achena et H. Massé, Les Belles Lettres, 1955 et 1958). L’étant ou « un quelque qui est » (aliquid quod est) va en effet au-delà du genre qui diffère des espèces (ens non habet aliquam differentiam ut probatur in III Metaphysicæ : « l’étant n’a pas de différence, comme il est prouvé au livre III de la Métaphysique » : De Veritate, art. X ; De ente et essentia : De l’être et de l’essence, Introduction ; cf. également Porphyre, philosophe néo-platonicien, né à Tyr, en 232 ou 233, Isagoge, Introduction, Du genre, Librairie Philosophique J. Vrin, 1947).

 

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Rore Sanctifica : « Le Franc-Maçon, prêtre lazariste, et liturgiste moderniste, Annibale Bugnini, nommé par Montini-Paul VI Secrétaire général du Consilium, c'est-à-dire Chef des équipes de « Réformateurs » liturgistes, avait déclaré officiellement le 15 mars 1965 à l’Osservatore Romano, un an après l’institution du Consilium le 25 mars 1964, et plus de trois ans avant la promulgation de Pontificalis Romani le 18 juin 1968 » :

 

      “Nous devons dépouiller nos prières Catholiques et la Liturgie Catholique de tout ce qui pourrait représenter  l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c'est-à-dire  pour les Protestants ”.

 

 

Sainte Thérèse d’Avila, Docteur de l’Église, Relations spirituelles, XX, 30 mars 1572, Incarnation d’Avila :

 

« La ruse du démon consiste précisément à enlever aux luthériens [c’est-à-dire aux Protestants] tout ce qui pourrait réveiller leur amour pour Dieu ; voilà pourquoi ces infortunés courent à leur perte. »

 

Idem, Vie écrite par elle-même, Chapitre trente-deuxième :

 

« Cette vision m’a procuré, en outre, une douleur immense de la perte de tant d’âmes et en particulier de ces luthériens qui étaient déjà par le baptême membres de l’Église. »

 

Idem, Le Château de l’âme (ou les Demeures), Cinquième Demeure, Chapitre deuxième :

 

« Peut-être ce chagrin provient-il en partie de la douleur qui lui est causée quand elle [l’âme] voit combien Dieu est offensé et peu honorée en ce monde, comme aussi combien sont nombeux les hérétiques et les maures [les musulmans]  qui se damnent. Mais ce qui l’afflige le plus, c’est la perte des chrétiens. Sans doute, elle sait que la miséricordre de Dieu est sans borne et que ces infortunés peuvent, malgré tous les désordres de leur vie, se convertir et faire leur salut, mais elle craint qu’ils ne se damnent en grand nombre. »

 

      C’est là un drame sans précédent qui nous conduit à une impasse, car si depuis l’année 1968 les ordinations sacerdotales et les consécrations épiscopales sont invalides, le collège des cardinaux, par principe, disparaît, et entache toute élection papale de nullité (1). Ce qui revient à dire que l’Église de Jésus-Christ, en se trouvant ainsi démunie de la forme de Pierre (forma Petri), ne peut plus être restaurée (2) ou affermie sur ses fondements  doctrinaux, et ce à l’encontre de la promesse du Verbe incarné (3). – Cliquez sur : Virgo-Maria

1)        « Il faut qu’il y ait toujours des personnes légalement aptes à élire le pape » (Sodalitium, n° 46, mai 1998, p. 69, La papauté matérielle, 2e colonne) ; Le problème de l’autorité et de l’épiscopat dans l’Église, Avec des textes de Mgr Guérard des Lauriers, Tome II, Centro Librario Sodalitium, Italie, 2006, Sur « la thèse » dite de Cassiciacum, page 25 (« Les occupants actuels ne sont pas Papes formellement mais […] « papes » matériellement­ – canoniquement élus, jusqu’à preuve du contraire, ils occupent le Siège apostolique et pourraient devenir formellement Papes s’ils condamnaient les erreurs »). Autrement dit, Benoît XVI (ou son successeur – non canoniquement élu), matériellement pape, pourra le devenir formellement rien qu’en condamnant les erreurs du pseudo Vatican II, ― gâteau empoisonné, le fourrier de toutes les hérésies. Il ne nous reste donc plus qu’à supporter toutes ses contradictions et la ruine des âmes en attendant « tranquillement » qu’il se déjuge et devienne ipso facto réellement Pape. Cette conclusion n’étant pas réalisable, il en résulte que le principe posé est erroné.

2)        Cf. Lettre de saint Pie X sur le « Sillon » ;

3)        Cf. S. Matthieu, XVI, 18-19 (« magnifiques promesses qui regardaient l’avenir » : Dom Guéranger, l’Année liturgique,  le deuxième dimanche après Pâques – cliquez sur : guer_2_paq.htm).

 

      Cela étant dit, quoique nous nous trouvions dans une situation humainement inextricable (1), nous savons par la grâce de notre baptême que nous ne formons plus qu’un seul corps dans le Christ (2). L’espérance théologale qui nous a été donnée nous commande de nous appuyer sur aucune créature, pas même sur soi, mais sur Dieu seul. Nous savons également que Jésus-Christ ou le Verbe éternel du Père nous a dit que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Église (3). Nous savons encore que Notre Dame de Fatima a déclaré le 13 juillet 1917 que son Cœur immaculé finira par triompher et par la révélation de sainte Marguerite-Marie que le Sacré-Cœur de son divin Fils régnera malgré ses ennemis. Alors que nous faut-il de plus pour tout espérer de la divine Providence et diriger les yeux de notre esprit vers la Vierge Marie, qui nous conduira à travers les écueils de ce monde orageux ? D’une pierre Dieu peut susciter un enfant à Abraham ! (4)

1. Saint Matthieu, VIII, 25-26 2. Romains, XII, 5 ; I Corinthiens, XII, 13 ; Éphésiens, IV, 15-16 ; Pape Pie XII, Enc. Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 — 3. Saint Matthieu, XVI, 18 —  4. Cf. ID., III, 9 ; Saint Luc, III, 8.

       

GRAND  SCHISME  DANS  L’ÉGLISE

(Prédit par Saint FRANÇOIS D’ASSISE)

 

 « Ayant convoqué ses frères peu de temps avant de mourir (1226), il les avertit des tribulations futures, disant : “ Mes frères, agissez avec force, ayez de la fermeté et soyez dans l’attente du Seigneur. Une grande époque de tribulation et d’affliction dans laquelle de grands périls et embarras temporels et spirituels pleuvront, la charité d’un grand nombre se refroidira et l’iniquité des méchants surabondera (a). Le pouvoir des démons sera plus grand que d’ordinaire, la pureté immaculée de notre congrégation religieuse et des autres sera flétrie, au point que très peu parmi les chrétiens voudront obéir au Souverain Pontife et à l’Église Romaine avec un cœur sincère et une charité parfaite. Au moment décisif de cette crise, un personnage non canoniquement élu, élevé à la Papauté, s’efforcera avec adresse de communiquer à beaucoup le poison mortel de son erreur. Alors les scandales se multiplieront, notre congrégation religieuse sera divisée, plusieurs parmi les autres seront complètement détruites, parce que leurs membres ne s’opposeront pas mais consentiront à l’erreur. Il y aura tant et de telles opinions et divisions dans le peuple, et chez les religieux et les clercs que si ces jours mauvais n’étaient abrégés, comme l’annonce l’Évangile (b), même les élus tomberaient dans l’erreur (si cela se pouvait), si, dans un tel ouragan, ils n’étaient pas protégés par l’immense miséricorde de Dieu. Alors notre Règle et notre manière de vivre seront attaquées très violemment par certains. D’effroyables tentations surviendront. Ceux qui auront été très éprouvés en bien recevront la couronne de vie… La sainteté de vie sera tenue en dérision par ceux qui la professent extérieurement. C’est pourquoi Notre Seigneur Jésus-Christ leur enverra non pas un digne pasteur, mais un EXTERMINATEUR.” » Opera Omnia S. FRANCISCI ASSISIATIS, col. 430, Paris imp., Bibliothèque ecclésiastique, 1880.

a)  Cf. Saint Matthieu, XXIV, 12 ;

b)  ID., verset 22.

 

Louis de Boanergès, Bientôt le Règne millénaire, tome 2, Éd. D.F.T., p. 397 :

 

« La victoire est assurée, mais avant ce Règne, il faut passer par la Passion, par la lutte et le combat, nécessités absolues pour arriver à la plénitude de l’Âge (voir le Secret de La Salette). »

 

“Benoît XVI et les traditionalistes” : synthèse du travail persévérant de l’abbé Celier qui amène la ruine de l’œuvre de Mgr Lefebvre (le Secret de La Salette, le Pape Léon XIII, Fatima ridiculisés par l’expression « fallacieux prétexte que “Dieu y pourvoira” » de l’abbé Celier – alors que Mgr Lefebvre invoquait La Salette et les prophéties)

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Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIe Partie, Livre Ve, ch.  IX (Où il est déclaré comment la très-pure Marie connut les articles de foi que la sainte Église devait croire, et ce que cette auguste Dame fit à la suite de cette faveur), § 807 :

 

              « 807. Le fondement immuable de notre justification, et le principe de toute sainteté, c’est la foi aux vérités que Dieu a révélées à sa sainte Église ; c’est sur cette base solide qu’il les a établies, comme un très-prudent architecte qui bâtit sa maison sur la pierre ferme, afin qu’en cas d’inondation, les torrents les plus impétueux ne puissent point l’ébranler (1). Tel est le secret de la stabilité (2) de cette invincible  Église évangélique, catholique et romaine, qui est une, en l’unité de la foi, de l’espérance et de la charité qui y règne (3) ; une, sans ces divisions et ces contradictions que l’on découvre dans toutes les synagogues de Satan (4), c’est-à-dire dans toutes les fausses sectes et dans toutes les hérésies, qui sont si pleines de ténèbres et d’obscurités, que non-seulement elles se combattent les unes les autres et choquent toutes la raison, mais encore, que chacune se combat elle-même par ses propres erreurs, en affirmant et croyant des choses si opposées, que les unes détruisent les autres. Notre sainte foi ne cesse de triompher de toutes ces fausses sectes, sans que les portes de l’enfer prévalent un instant contre elle (5), quelques efforts que le démon ait faits et puisse faire pour l’attaquer, pour cribler les fidèles comme on crible le froment, ainsi que le Maître de la vie le dit à son vicaire saint Pierre (6), et en lui à tous ses successeurs. »

1) Luc, VI, 48.- 2) I Tim., III, 15.- 3) Éphés., IV, 5 ; I Cor., I, 13.- 4) Apoc., II, 9.- 5) Matth., XVI, 18.- 6) Luc, XXII, 31.

 

Louis Le Guillou, L’évolution de la pensée religieuse de Félicité Lamennais, pp. 174-175,

Librairie Armand Collin, 1966, citation du R.P. Rozaven, S.J. :

 

« Liberté religieuse. Par ces mots, on entend la liberté pleine et entière de tous les cultes ; et cela dans le sens le plus étendu et le plus illimité. […] Proposer une association dont le but est d’établir cette liberté religieuse par toute la terre, c’est contredire ouvertement notre divin Sauveur lui-même, dont l’intention manifeste était d’amener tous les peuples  à l’unité de la Religion, et c’est pour l’exécution de ce grand  dessein qu’il a envoyé ses apôtres par toute la terre. L’objet de leur mission était de détruire toutes les fausses religions et d’y substituer partout l’unique culte qui soit fondé sur la vérité et qui puisse être agréable à Dieu. Les gouvernements peuvent-ils avoir des devoirs, ou les individus  puissent-ils avoir des droits, contraires à la volonté divine ? » (Cf. « Grégoire XVI, Pie IX et [le pseudo] Vatican II - Études sur la liberté religieuse dans la Doctrine Catholique », page 94, Abbé Bernard Lucien, Éd. « Forts dans la Foi », 16, rue des Oiseaux, 37000 Tours, Tél. : 02.47.38.90.57.)

 

Analyse et réfutation de la liberté religieuse vue par le pseudo concile Vatican II, par Mgr Lefebvre (œuvres de Mgr Lefebvre, 4e partie : une révolution en tiare et en chape, la liberté religieuse du pseudo Vatican II) – cliquez sur : 

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et également sur :

Contradiction entre Vatican II et la doctrine catholique puis sur :

Valeur d'obligation de Vatican II et enfin sur :

Virgo-Maria

 

      … et c’est ainsi que celui qui prétend détenir son autorité du Christ oblige les fidèles à renier la foi catholique et apostolique, c’est-à-dire à apostasier, car l’enseignement du pseudo concile Vatican II contredit manifestement le magistère authentique de l’Église de Jésus-Christ. Cela est un fait que n’importe qui peut constater, à la seule condition qu’il sache lire et qu’il comprenne ce qu’il lit. La découverte de cette contradiction patente constitue même une question de foi d’une importance capitale pour le salut des âmes et la gloire de notre Sauveur. N’est-il pas évident que toute personne qui s’unit spirituellement à Benoît XVI perd la grâce sanctifiante ? L’Apôtre et le Docteur des nations ne dit-il pas aux Corinthiens dans sa deuxième épître, au verset 14 du chapitre VI : « Quelle convenance peut-il y avoir entre la lumière et les ténèbres ? » (Cf. le premier paragraphe de l’encyclique Pascendi du pape saint Pie X : « … à l’encontre des profanes nouveautés de langage et des contradictions de la fausse science … hommes au langage pervers … s’efforcent d’annuler les vitales énergies de l’Église. »)

 

« Contra factum non valet argumentum » : Contre un fait l’argument ne vaut pas.

 

      Il y a des personnes titulaires de diplômes universitaires impressionnants qui ne comprennent pas ce que nous venons d’écrire. Que les personnes simples ou peu instruites se réjouissent et rendent grâce à Dieu qui les éclaire et nous éclaire (a). « Où est-il, l’homme cultivé ? Où est-il, le raisonneur ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde (I Co., I, 20) ? »

 

      A moins que ces personnes bardées de diplômes soient intellectuellement déficientes, ce que nous avons du mal à croire, nous sommes amenés à conclure qu’ils n’ont qu’une foi éteinte et qu’ils pensent que le Pape n’est pas infaillible dans son magistère ordinaire ou de chaque instant et qu’il peut par conséquent se contredire ou contredire les enseignements de ses prédécesseurs et être en même temps un authentique successeur de Pierre. Cette pensée les a conduits inévitablement à reconnaître comme Papes Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI et à se faire ainsi une piètre ou misérable idée de la vocation d’un Souverain Pontife dont l’autorité ne se distingue pas de celle de Jésus-Christ et dont la foi renferme et forme la foi de l’Église (forma Petri). Un tel homme qui tient la place de Dieu sur la terre et jouit d’un pouvoir illimité et pour lequel le Seigneur a prié, afin que sa foi ne défaille pas, ne peut pas dire ou écrire n’importe quoi (cf. Bulle Unam sanctam). Si tel était le cas, on ne pourrait plus le prendre au sérieux ou avoir la moindre considération pour ses paroles et pour ses actes. Il n’existe que pour « garder saintement et exposer fidèlement la révélation transmise par les apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi » et maintenir la fidèle tradition, et non pour nous faire connaître de nouvelles doctrines (cf. Constitution Pastor æternus).

a) Cf. IIe Épître aux Thessaloniciens, II, 11.

 

      Jésus est né et venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité (a). En tant que Parole substantielle de Dieu le Père (b), il n’enseigna que la vérité, la vérité pure, sans mélange d’erreur, vérité utile aux hommes pour leur faire obtenir le Royaume dont il est le Roi par excellence et qui n’est point d’ici (c), et échapper ainsi aux tourments éternels de l’enfer. Et la vie éternelle consiste à imiter notre Créateur et Seigneur en le servant parfaitement et en suivant avec notre croix le chemin qu’il nous a tracé avec la sienne dans une mort totale à nous-mêmes et aux choses passagères de ce monde (d) et à marcher à grands pas vers la Jérusalem céleste (e). Nous sommes là bien loin d‘un œcuménisme délirant où toutes les religions ont la même valeur et conduisent par conséquent à la possession du Royaume céleste et à la jouissance éternelle du Souverain Bien (f). Les francs-maçons et les modernistes ont vraiment réussi à engendrer une nouvelle religion qui n’a plus rien à voir avec la religion catholique d’avant le funeste et pseudo Concile Vatican II (g). Le monde moderne s’est réveillé apostat sans même s’en rendre compte. Le salut des âmes, l’existence de l’enfer et celle des anges bons ou mauvais, l’invalidité de la nouvelle messe et celle des ordinations n’intéressent ou n’inquiètent plus personne. En vérité, « Rome a perdu la foi deviendra le siège de l’Antéchrist » et « L’Église est éclipsée (h).

a) S. Jean, XVIII, 37 – b) ID., I, 1 – c) ID., 36-37 – d) Cf. S. Matt., XVI, 24 ; X,  34-39 ; S. Marc, XIV, 37 ; S. Luc, XIV, 25-27 ; Col., I, 24 ; III, 2-3 ; Phil., III, 17-20 ; Gal., II, 19-20 – e) Cf. Apocalypse, XXI, 2, 10 ; XXII, 14-15 – f) Cf. R. P. Hugon, O. P., Hors de l’Église point de salut, éd. Téqui, 1927 - g) Pierre Virion, Le Complot, éd. St-Michel, 53 – St-Cénéré, 1969 ; ID., Mystère mysterium d’iniquité iniquitatis, même éd., 1966 ; ID., Bientôt un  une super et gouvernement contre-église mondial ? même éd., 1967 – h) Cf. le Secret de La Salette.

 

Le 27 novembre 1902 et le 10 mai 1904, Marie-July Jahheny prophétise l’abominable instauration de la nouvelle messe :

 

Liste de prélats Franc-maçons au Vatican : Virgo-Maria

 

Notre Dame de La Salette :

 

« Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins. L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. »

 

La coupe est pleine et l’apostasie pleinement accomplie : Le Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 de Benoît XVI après la suppression de la messe catholique en 1970, Benoît XVI a désormais fait adopter au successeur de Mgr Lefebvre, le principe de l’union « mutuellement féconde » dans un « unique et même rite » de la vraie messe catholique de toujours  et de la mauvaise messe protestantisée du F.M.\Annibale Bugnini.

 

CLIQUEZ SUR :

Virgo-Maria et sur :

http://www.marcel-lefebvre-tam.com/pdf/francese/oss_romano_2006_7.pdf

et : Virgo-Maria (La ruse motupropriesque’” démasquée par un fidèle) vraie messe et “mauvaise messe” mêlées dans un “unique et même rite” : Virgo-Maria 

 

      Personnellement nous ne nous attarderons pas sur le Motu Proprio de Benoît XVI, car cela reviendrait à lui accorder une autorité qui n’est qu’usurpée. En effet, ce document n’a aucune valeur, puisque Benoît XVI n’est pas le Vicaire suprême du Christ sur la terre. Et même s’il rédigeait un document qui donnerait aux prêtres et aux évêques l’autorisation de célébrer la messe de toujours, ou fût-il impeccable en tout point, il ne deviendrait pas Pape pour autant ; et pour ne pas sombrer dans le péché d’infidélité, nous serions toujours moralement contraints de nous déclarer en désunion (ou « non “una cum” ») avec lui.

      Benoît XVI se déclarant solidaire de textes manifestement opposés au magistère ordinaire de l’Église, lequel est infaillible dans toutes ses affirmations, ne peut absolument pas être Pape, parce que ce serait soutenir que Jésus, le Verbe incarné, n’a pas réalisé ce qu’il a dit à Pierre en lui révélant qu’il avait prié pour lui afin que sa foi ne défaille pas et qu’il puisse ainsi affermir ses frères (voir plus bas). Et cela équivaudrait à nier la divinité de Jésus-Christ et ferait de nous des apostats. Sur ce sujet qui met en question la divinité de notre Sauveur et par conséquent le fondement de notre foi, devrions-nous refuser de considérer « de quel côté la raison incline davantage » (a), et suivre quelque impulsion de sentiment (« moción alguna sensual ») ?

a)  Exercices spirituels, § 182 , 5e point.

 

Mgr Guérard des Lauriers (dans L’Offertoire de la Messe et le Nouvel Ordo Missæ) :

 

« “ Ne pas prendre au sérieux ”, c'est “ ne pas tenir compte ” c'est le même devoir, en vérité et sous le regard de DIEU. »

 

 

Jean Marial, « D’où vient la France… Les origines de notre patrie », La Cité Catholique, Éditions du Verbe, 1947, pp. 8, 117, 118-119 :

 

« … Ceci dit, qu’on sache d’abord que nous sommes disciple de Fustel de Coulanges. […] Que l’apport germanique dans notre langue ait dû être insignifiant, on le devine à ce qui prédède. Dans un texte authentique comme le “ serment de Strasbourg ” (842), aucun mot ne se retrouve qui ne soit d’origine purement latine. […] Fait plus significatif encore, lorsqu’on mit en écrit les Codes germaniques, on se servit du latin. […] Ces faits, ces textes ne sont pas bons. Ils s’écartent de la thèse officielle. […] Ainsi se crée le cercle dont il importe que la masse ne puisse sortir. Politique du silence. On ne critiquera pas, on se gardera de répondre. Le propre de la vérité étant la sérénité, on paraîtra serein, pour faire croire qu’on est dans le vrai. […]  »

 

 

II Corinthiens, VI, 14 :

 

 « Quelle alliance entre la lumière et les ténèbres ? »

 

Saint Jean, I, 1 et 4 : « Au commencement (ou dans le Principe) était le Verbe,  et le Verbe était en Dieu (ou auprès de Dieu) et le Verbe était Dieu. […]  En Lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes. »

 

ID., XIV, 6 :

 

 « Je suis la Voie, et la Vérité, et la Vie. »

 

ID., VIII, 58 :

 

« Jésus leur dit : En vérité, en vérité, avant qu’Abraham eût été fait, JE SUIS. »

 

 

      Jésus-Christ s’adresse à Pierre, lui disant : « Tu es la pierre sur laquelle je bâtirai mon Église » (1), et encore ailleurs : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (2). Dieu le Fils n’a pas parlé en vain, car sa parole est celle du Verbe éternel du Père et ne peut être par conséquent que substantielle, créatrice et efficace (3) : elle réalise toujours ce qu’elle signifie. Jésus s’est même identifié à la Vérité (4) : « Oui fut seul en Lui » (5). Il donne à sa voix « une voix de puissance » (6). L’Apôtre saint Pierre et ses légitimes successeurs sont donc assurés par le Christ d’une infaillible fermeté dans leur foi.

1. S. Matthieu, XVI, 18 — 2. S. Luc, XXII, 32 (notons bien que cette annonce du triple reniement de Pierre n’est qu’un péché personnel qui n’engage pas la foi de l’Église)3. S. Jean, VI, 69 (« verba vitæ æternæ habes ») ; ID., VI, 64 (« verba spiritus et vita sunt ») ; Genèse, I, 3 ; 17 : 1 ; S. Jean, I, 3 ; II, 11 ; XI, 43-44 ; S. Luc, IV, 35, 39-40 ; V, 4-6, 12-13, 24-25 ; VII, 14-5 ; VIII, 22-25 ; XIII, 12 ; S. Matthieu, VIII, 5-13 ; S. Marc, V, 1-20 ; VI, 49-50 ; IX, 25, etc. ; S. Jean de la Croix, Docteur Mystique, Montée du Mont Carmel, livre II, chap. 31 (touchant les paroles substantielles, « l’âme ne doit craindre aucune tromperie [esp. algún engagño], vu que l’entendement ni le diable ne sauraient s’entremettre en cela, ni ce malin esprit, - si ce n’est en celle qui se serait donnée à lui par un pacte volontaire, - n’arrivera point à faire passivement aucun effet substantiel en elle », « ces paroles substantielles servent beaucoup pour l’union de l’âme avec Dieu », précisant que les paroles substantielles sont dites pour les opérer en l’âme [« para obrarlas en ella »], et jamais pour la mettre en œuvre [« nunca para la ponga por obra »] — 4. S. Jean, XIV, 6 — 5. II Corinthiens, I, 19 — 6. Psaumes, LXVII, 34 — Jérémie XXIII, 28-29.

 

      Tout se juge par les paroles du Verbe éternel du Père parce qu’elles sont substantielles ou réalisent ce qu’elles signifient (cf. la forme sacramentelle de consécration du pain et du vin déterminée par les paroles du Christ qui se trouvent en S. Matthieu).

 

      Dieu ne nous doit rien : Il nous a créés sans aucun mérite de notre part, car il aurait fallu déjà exister pour mériter quoi que ce soit de Lui. Rien de créé ne peut par conséquent Le finaliser ou attirer Son amour. En vérité, par nos actes d’êtres déchus, nous ne méritons que l’enfer éternel. « Mon fils, dit le Verbe, il faut te donner tout entier, devenir toi-même néant, pour avoir le Tout », - c’est-à-dire le Souverain Bien. Ce serait une folie de prétendre Lui donner des leçons de morale, comme si nous aurions mieux fait que Lui en créant l’univers, car, en tant que Dieu, Il ne peut être par définition que l’Être-même de Soi-même et de tout. « Sans Lui, dit saint Jean (2), rien n’a été fait de ce qui a été fait. » Il est Celui qui est, Celui qui nous donne la vie, le mouvement et l’être et qui produit en nous le vouloir et le faire (3).

1)  L’Imitation de Jésus-Christ, Livre IV, chapitre XXVII, I, 1 – « La perle des livres », selon S. Ignace de Loyola.

2)  Saint Jean, I, 4.

3)  Cf. Exode, III, 14 ; S. Jean, VIII, 24, 28, 58 ; XIII, 19 ; Actes, XVII, 28 ; Philippiens, II, 13.

 

Saint Marc, XVI, 15-16 [seule la vraie religion est salvatrice] :

 

« Allez par le monde entier prêcher l’évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné. » (« Il est de foi et c’est même un dogme que, personne, absolument personne ne peut être sauvé hors de l’Église » : cf. Denzinger, n° 430, IVe Concile du Latran, en 1215 ; n° 714, Concile de Florence, en 1442 ; n° 1647, pape Pie IX, en 1854, et n° 1677, en 1863 : « Sed notissimum quoque est catholicam dogma neminem scilicet extra catholicam Ecclesiam posse salvari », etc. – Cf. R. P. Hugon, O. P., Hors de l’Église point de salut, Téqui 1927.) [Cf. Pape Pie IX, Syllabus, proposition 18, 1864 ; Encyclique Quanta cura, § 5, 1864 ; Pie XI, encyclique Mortalium animos, 1928.] (Texte déjà cité plus haut)

 

Saint Matthieu, XXVIII, 19 :

 

« Allez donc enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. »

 

Saint Marc, 15-16 :

 

« Et Jésus leur dit : Allez dans le monde entier, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. »

 

Saint Matthieu, VII, 13-14 :

 

« Entrez par la porte étroite ; parce que large est la porte et spacieuse la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et qu’il en est peu qui la trouvent. »

 

Saint Jean, III, 3 :

 

« Jésus répondit à Nicodème : En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. »

 

Saint Matthieu, XXIV, 35 :

 

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. »

Saint Jean, VII, 16 :

« Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de Celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il saura si cette doctrine vient de Dieu ou si c'est moi qui parle de moi-même.»

 

ID.,  XIV, 23-24 (cf. VIII, 31-32, 51) :

 

              « Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure (Si quis diligit me, sermonem meum servabit, et Pater meus diliget eum, et ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus). Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.» (Autrement dit, le Père aimera ceux ou celles qui garderont la parole de son Fils unique bien-aimé Jésus-Christ. Et cette parole ne s’accomplira qu’en veillant sur notre âme et en la conservant toujours pure, chaste et sereine, et en prenant le chemin de la solitude et de la pauvreté, à l’exemple de Jésus-Christ. - Cf. I Rois, XIX, 11-12 ; S. Matthieu, VIII, 20.)

 

Première Épître de Saint Pierre, I, 15-16 (citée plus haut) :

 

« Mais, de même que celui [Jésus-Christ] qui vous a appelés est saint, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : “ Vous serez saints, parce que moi, je suis saint ” (a). »

a) Lévitique, 19 : 2 ; cf. S. Matthieu, 5 : 48 [« Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »].

 

Lettre de saint Ignace de Loyola au Père Miron, Rome, 17 décembre 1552 :

 

« Nous voyons en effet par expérience que des talents moyens réalisent souvent un fruit considérable et très surnaturel ; entièrement obéissants, ils se laissent mouvoir et diriger, grâce à cette vertu, par la puissante main de l’auteur de tout bien. Au contraire, on voit de grands talents se dépenser davantage sans produire un fruit moyen : ils se conduisent par eux-mêmes, c’est-à-dire par leur amour propre, ou du moins ne se laissent pas bien conduire par Dieu notre Seigneur, au moyen de l’obéissance due à leurs supérieurs ; les résultats qu’ils obtiennent ne sont pas en correspondance avec la puissante main de Dieu notre Seigneur qui ne les utilise pas comme ses instruments ; ils ne sont que dans leur propre main, débile et faible. »

 

      Tout ce qui débilite, inquiète et trouble une âme qui garde scrupuleusement la parole du Verbe incarné ne vient pas du bon ange, mais du mauvais esprit (cf. Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, §§ 333 et 334 – afin de mieux discerner les esprits, seconde semaine ;  S. Paul aux Romains, 8 : 28).

 

Saint Jean, XII, 47-50 :

 

Jésus : « Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. »

  

Apocalypse, XIV, 6 :

 

« Je vis un autre ange qui volait dans le milieu du ciel, ayant l’Évangile éternel pour évangéliser ceux qui habitent sur la terre, toute nation, toute tribu, toute langue et tout peuple. » (A « la fin des fins » – cf. le Secret de La Salette.)

 

Actes, IV, 8, 10-12 :

 

« Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël […] sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente devant vous. Jésus est : La pierre rejetée par vous de l’édifice (1), et qui est devenue la pierre angulaire. Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »

1) Cf. Ps. II et CXVII ; Isaïe, XXVIII, 16 ; Matt., XXI, 42 ; Marc, XII, 10; Luc, XX, 17; Rom., IX, 33; I Pierre, II, 7.

 

Saint Matthieu, XII, 46-50 :

 

« Lorsque Jésus parlait encore au peuple, voilà que sa mère et ses frères [ou ceux de sa parenté] étaient dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : “Voilà votre mère et vos frères qui sont dehors et qui vous cherchent”. Mais, répondant à celui qui lui parlait, il dit : “Qui est ma mère et qui sont mes frères ?” Et étendant la main vers ses disciples, il dit : “Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère”. »

 

Saint Luc, XIV, 25-27 :

 

« Comme une grande foule allait vers Jésus, celui-ci se tourna vers eux et leur dit : “Si quelqu’un vient à moi, et ne hait point [lat. : non odit] son père et sa mère, sa femme et ses fils, ses frères et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et qui ne porte point sa croix et ne me suis point, ne peut être mon disciple”. »

 

Saint Matthieu, X, 34-35 :

 

Jésus : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive [le glaive de la Parole]. Car je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère et la belle-fille de sa belle-mère. Et les ennemis de l’homme seront ceux de sa maison. »

 

ID., versets 19 à 22 :

 

« Lors donc que l’on vous livrera, ne pensez ni comment, ni ce que devrez dire ; il vous sera donné, en effet, à l’heure même ce que vous devrez dire [la Parole]. Car ce n’est pas vous qui parlez, mais l’Esprit de votre Père qui parle en vous. Or le frère livrera le frère à la mort, et le père le fils ; les enfants s’élèveront contre les parents et les feront mourir. Et vous serez en haine à tous, à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

 

     Ces paroles commencent à s’accomplir (en 2008).

 

Monseigneur Guérard des Lauriers, [le pseudo] Vatican II et l’apostasie (cf. Sous la bannière, bimestriel, De [du pseudo] Vatican II à Wojtyla, Supplément au no 8 de Novembre-Décembre 1986, p. 10) :

 

« [Le pseudo] Vatican II, traitant de la liberté religieuse, devait citer Quanta cura, avant d’y ajouter éventuellement son commentaire propre. Parce que [le pseudo] Vatican II n’en a pas référé à Quanta cura, et a affirmé comme étant révélé le contraire de Quanta cura, [le pseudo] Vatican II est hors l’Église. […] … l’autorité qui est donnée seulement d’en-Haut ; et ce, expressément pour garder, et non pour dégrader le Dépôt.»

 

Idem, page 8 :

 

« La question de la liberté religieuse ayant été tranchée négativement et infailliblement par Quanta cura, les ‘’ progressistes ‘’ qui en font une question de controverse sont excommuniés avec anathème, et donc hors l’Église. »

 

« Enfin, conclut l’abbé Lucien (en 1979) à la page 10 du Supplément au no 2 des Cahiers de Cassiciacum, ultime conséquence, ceux qui refusent le  N.O.M. ou le texte de [du pseudo Concile] Vatican II sur la liberté religieuse, et qui affirment en même temps que Paul VI était Pape (ou que sont Papes ses successeurs qui ne se désolidarisent pas  de lui sur ce point), contribuent efficacement – quoi qu’il en soit de la bonté de leurs intentions – à répandre chez ceux qui les suivent une doctrine fausse, ou même hérétique sur le Magistère. »

 

Ajoutons cette remarque de Mgr Guérard des Lauriers :

 

     « Assister à la dite ‘’nouvelle messe’’ est, par soi, nocif. Car, en assistant, on en justifie la célébration ;  et on induit les autres dans la pire des erreurs, à savoir d’estimer que ce qui n’est pas  la Messe est la Messe. Pareillement, demander quoi que ce soit à l’‘’autorité’’, c’est la reconnaître comme telle ; c’est donc induire les autres en cette erreur : ce qui n’est pas l’Autorité est l’Autorité. » [Cahiers de Cassiciacum, Études de Sciences Religieuses, no 1, Le Siège apostolique est-il vacant ? (‘’Lex orandi, lex credendi’’), par le R.P. M.L. Guérard des Lauriers, Association Saint-Herménégilde, Nice, Mai 1979, note 68,  page 97, et nos  3-4, Février-Mai 1980, La conscience faussée et la pathologie de la Foi (Deuxième partie : Le schisme), page 69.]

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-11-17-C-00-Un_an_de_confirmation_de_CSI_v2.pdf

 

      Le pseudo Concile Vatican II en tant que Magistère ordinaire universel devant être infaillible et ne pouvant pas par conséquent enseigner une doctrine déjà condamnée par l’Église, en particulier la Déclaration Dignitatis humanæ personæ du 7 décembre 1965 sur la liberté religieuse, il s’ensuit que Paul VI  n’était plus Pape formellement (formaliter), au moins à partir de cette date, ce qui rend de surcroît la « nouvelle messe » ou le N.O.M. (Novus Ordo Missæ) invalide et redonne à la messe de saint Pie V toute sa valeur sacrificielle. Notons bien que pour être élu Pape, il faut d’abord être catholique, comme pour parvenir à telle ou telle forme, il faut d’abord une matière qui lui soit proportionnée. Cela s’applique-t-il à Paul VI ? Et convient-il même de soutenir l’illégitimité des élections après Pie XII ? Nous le pensons, car il n’est pas possible d’être Pape en ayant dévié dans la foi et entraîné les fidèles dans ses erreurs, et à plus forte raison si cette déviation s’est produite avant le conclave. (Cf. Bulletin de l’Occident Chrétien, Éric Tailhades, N° 148, Septembre 1990, pages 10-14.)

Cliquez sur : L'Offertoire de le Messe (par Mgr Guérard des Lauriers)

 

     Un ancien consultant américain du FBI révèle l’élection du Cardinal Siri au conclave de 1958 qui a suivi la mort du Pape Pie XII – cliquez sur :

fbisiri.htm et sur :

http://www.mostholyfamilymonastery.com/14_PaulVI.pdf 

L'INVALIDITE DES SACRES et :

Absence de pape

 

     « A l’opposé d’un ralliement à la Rome actuelle des “antichrists ” qui signifierait la négation de toute son œuvre de sauvegarde de la transmission du Sacerdoce sacramentellement valide, Mgr Lefebvre écrivait à la fin de son livre “Ils L’ont découronné ” :

 

      “ Je ne m'explique pas un tel aveuglement autrement que comme l'accomplissement de la prophétie de saint Paul concernant les apostats des derniers temps : Dieu Lui-même, dit-il,  " leur enverra  une puissance de divagation afin qu’ils croient au mensonge" (II The., ii, 10). Quel plus  terrible châtiment qu'une hiérarchie déboussolée ! Si l'on en croit sœur Lucie, c'est cela que Notre Dame a prédit dans la troisième partie du Secret de Fatima : l'Église et sa hiérarchie subiront une « désorientation diabolique » (1). Et, toujours selon sœur Lucie, cette crise correspond  à ce que l'Apocalypse nous dit du combat de la Femme contre le Dragon. Or la Très Sainte Vierge nous assure qu'à la fin de cette lutte, son Cœur Immaculé triomphera” ».

 (Cliquez sur : Virgo-Maria)

1. Frère Michel de la Trinité, Toute la vérité sur Fatima, T. III, Le troisième secret, p. 507.

 

Mgr Lefebvre : nos relations avec "Rome", Conférence donnée à la retraite sacerdotale, le 4 septembre 1987 à Écône, « Rome est dans l'apostasie » :

 

      « Il nous faut tenir, absolument tenir, tenir envers et contre tout. Et alors, maintenant j'en arrive à ce qui vous intéresse sans doute davantage ; mais moi, je dis : Rome a perdu la foi [et deviendra le siÈge de l’AntÉchrist] (a), mes chers amis. Rome est dans l'apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l'air que je vous dis. C'est la vérité. Rome est dans l'apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, il a quitté l'église, ils ont quitté l'Église, ils quittent l'Église. C'est sÛr, sÛr, sÛr. On ne peut pas s'entendre. Je l'ai résumé au cardinal Ratzinger [l’actuel Benoît XVI] en quelques mots, n'est-ce pas, parce que c'est difficile de résumer toute cette situation ; mais je lui ai dit : "Éminence, voyez, même si vous nous accordez un évêque, même si vous nous accordez une certaine autonomie par rapport aux évêques, même si vous nous accordez toute la liturgie de 1962, si vous nous accordez de continuer  les séminaires et la Fraternité, comme nous le faisons maintenant,  nous ne pouvons pas collaborer, c'est impossible, impossible, parce que nous travaillons dans deux directions diamétralement opposées : vous, vous travaillez à la déchristianisation de la société, de la personne humaine et de l'Église, et nous, nous travaillons à la christianisation. On ne peut pas s'entendre". »

a) Cliquez sur : calvat.htm (La Salette : « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist »).

Ciquez pour la suite : MGR LEFEBVRE : NOS RELATIONS AVEC"ROME"

 

      Nos travaux, recherches et vérifications, nous ont conduit aux mêmes conclusions que celles de Mgr Lefebvre, du Père Barbara et de Mgr Guérard des Lauriers (a) qui corroborent ce que la Vierge Marie a révélé à Mélanie Calvat, le 19 septembre 1846, à midi, sur la montagne de La Salette, par ces deux paroles prophétiques : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'Antéchrist » et « L'Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation ». A moins de reconnaître leur forfait (b) et de s’amender et de rentrer dans le rang en « rendant à Dieu ce qui est à Dieu » (c), on comprend aisément que les protagonistes de cette apostasie se taisent au sujet de cette révélation qui ne fait au fond que reprendre en substance les versets 3 et 4 du chapitre II de la IIe Épître de S. Paul aux Thessaloniciens, car il faut ou faudra bien que cet événement clé des derniers temps se produise un jour ou l’autre puisque cela a été écrit par l’Apôtre et le Docteur des nations, l’Apôtre par excellence, sous l’inspiration de l’Esprit-Saint. On peut d’ailleurs constater le même mutisme au sujet du troisième secret de Fatima qui gêne considérablement la secte conciliaire pour les mêmes raisons que le secret de La Salette : leur perspective semblable ou manifestement eschatologique.

a)  « Cacique » de Normale Sup ;

b)  Crime contre la Foi apostolique et romaine ;

c)   S. Matthieu, XXII, 21 ; S. Marc, XII, 17 ; S. Luc, XX, 25.

 

      A moins de contredire les paroles substantielles de Jésus-Christ ou de la deuxième Personne de la souveraine Trinité, celui qui s’est donné le nom de Benoît XVI ne peut pas être Pape ou le suprême Vicaire du Christ sur la terre, parce qu’il rejette manifestement le magistère ordinaire de l’Église, - qui à l’instar du magistère extraordinaire jouit également de l’infaillibilité, - en s’opposant aux actes des Pontifes romains antérieurs au pseudo et funeste Concile œcuménique Vatican II. S’il en était encore besoin, il suffirait de lire le serment antimoderniste du pape saint Pie X et de constater ce que l’on enseigne aujourd’hui partout pour ne plus avoir le moindre doute à ce sujet, mais il est vrai qu’il n’y a pas de pires sourds ou de pires aveugles que ceux qui ne veulent pas entendre ou voir ! Remarquons qu’aujourd’hui le serment moderniste ne s’impose plus à personne. Et pour cause ! (Cf. l’Encyclique « Pascendi Dominici Gregis » du pape saint Pie X sur le modernisme, « le rendez-vous de toutes les hérésies », § 53.)

Cliquez sur : pascendi.htm et sur :

Le serment antimoderniste de saint Pie X trahi

 

Secret délivré par la Sainte Vierge sur la Montagne de La Salette le 19 septembre 1846 :

 

         "Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur ; je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle. (1)"

      « Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant, ne sera pas toujours secret ; vous pourrez le publier en 1858. »

     « Enfin, j’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu […] dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. […] Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins. L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. […] Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. »

1) Notons bien que la « grande nouvelle » ne réside pas dans l’apparition en soi ni dans une quelconque banalité.

 

L’Année Liturgique, Dom Prosper Guéranger, ouvrage cité plus haut, Le Temps Pascal, Le Mercredi de la Pentecôte :

 

      «Jésus avait dit : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (S. Matthieu, XVI, 18) ; mais Pierre devait mourir. La promesse n'avait donc pas pour objet sa personne seulement, mais toute la suite de ses successeurs jusqu'à la fin des siècles. […] Qu'un Décius produise par ses violences une vacance de quatre ans sur le siège de Rome, qu'il s'élève des antipapes soutenus les uns par la faveur populaire, les autres par la politique des princes, qu'un long schisme rende douteuse la légitimité de plusieurs Pontifes, l'Esprit-Saint laissera s'écouler l'épreuve, il fortifiera, pendant qu'elle dure, la foi de ses fidèles; enfin, au moment marqué,  il produira son élu, et toute l'Église le recevra avec acclamation. »

Cliquez sur : MERCREDI PENTECÔTE

 

Dans le tome 1 des Actes de saint Pie X il est écrit que sur dix-neuf siècles, l'Église catholique a connu 56 imposteurs, dont 45 antipapes et 11 papes douteux (donc nuls). Ce qui s’est déjà produit peut donc encore se produire. Quand ces antipapes gouvernaient l’Église, disait-t-on de ceux qui refusaient de reconnaître leur légitimité qu’ils étaient hérétiques en invoquant la bulle pontificale de Boniface VIII proclamant l’obligation pour toute créature humaine de se soumettre au Souverain Pontife ? Certes, ceux qui soutiennent Benoît XVI en tant que Pape savent lire, mais ils ne comprennent plus ce qu'ils lisent, ayant reçu une influence qui les égare. En effet, Dieu ne Se contredit pas : le Pape en tant que tel, dont l'autorité ne se distingue pas de celle de Jésus-Christ,  ne peut pas contredire le magistère ordinaire de ses prédécesseurs (a). La continuité rigoureuse de l’enseignement pontifical constitue la preuve et le garant de son authenticité. Telle est la doctrine de l'Église catholique, apostolique et romaine. « Remettre en question la doctrine déjà jugée, c’est s’inscrire en doute contre la foi toujours professée jusqu’ici » (b). Consultez attentivement l’encyclique Quanta Cura, le Syllabus, Pascendi, Mortalium animos, Pastor Æternus (Pie IX, Concile Vatican I – 18 juillet 1870), Quas Primas, Humanum Genus, etc., et comparez ces documents avec certains écrits et certaines paroles de Benoît XVI, et vous constaterez que ces derniers sont manifestement incompatibles avec la foi catholique (cf. en particulier " La foi chrétienne hier et aujourd'hui " qui fourmille d'hérésies). Tout le monde peut vérifier le bien-fondé de nos sources et l’exactitude de notre analyse et conclure avec certitude ce que nous avons été bien obligé à notre corps défendant de conclure en vertu du principe de non-contradiction qui nous dit qu’il est impossible que le même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps, au même sujet et sous le même rapport, « principe le plus ferme de tous et au sujet duquel il est impossible de se tromper » (c).

a)  Cf. Une source doctrinale : Les encycliques, Dom Paul Nau, Moine de Solesmes, Éditions du Cèdre, Paris, 1952 ;

b)  Lettre au synode d’Éphèse, PL. 63, 845-847 ;

c)   Métaphysique, Aristote, tome I, livre G, chap. 3, 1005 b 12 et b 20).

 

Pour consulter l’Encyclique Quanta cura et le Syllabus,

cliquez sur : quansyll.htm 

 

Un livre qu’il faut avoir lu pour comprendre les bouleversements du pseudo Concile Vatican II : « La Bergerie du Christ et le loup dans la Bergerie » (« ROME PERDRA LA FOI ET DEVIENDRA LE SIÈGE DE L’ANTÉCHRIST » : N.-D. de La Salette), Père Noël Barbara, Éd. Forts dans la Foi, 16, rue des Oiseaux,  37000 – TOURS, 1er trimestre 1995, Tél. 02.47.39.52.73

 

Encyclique « Quanta cura » du Pape Pie IX du 8 décembre 1864 :

 

« A partir de cette idée tout à fait fausse du gouvernement des sociétés, ils ne craignent pas de soutenir cette opinion erronée, funeste au maximum pour l'Église catholique et le salut des âmes, que notre Prédécesseur Grégoire XXI d'heureuse mémoire qualifiait de " délire " (1) : “La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme. Ce droit doit être proclamé et garanti par la loi dans toute société bien organisée.” »

1) Pape Grégoire XVI, Encyclique Mirari Vos du 15 août 1832.

Cliquez sur : mirari vos.htm

 

R. P. Hugon, O. P., Hors de l’Église point de salut, ouv. cité plus haut, pp. 18 et 19 :

 

« S’il est vrai que Dieu existe, s’il est prouvé que Dieu a parlé à l’humanité, le premier devoir de l’homme est de croire. […] Quoi donc ! il nous serait loisible de désobéir à Celui qui est la cause de tous nos droits, qui nous soutient par une création gratuitement continuée, qui nous fait, à chaque instant, l’aumône de tout ce que nous avons de vie, car il n’y a pas, dans toute notre nature, un atome de bien qui ne vienne de Lui ! Cette prétendue liberté de penser [d’origine maçonnique] est un véritable attentat. »

 

Pape Grégoire XVI, Bref du 28 novembre 1865 :

 

« En outre, le souci des Évêques sera de veiller sans relâche à ce que se répande partout, chaque jour davantage, la doctrine par notre Encyclique [l’Encyclique « Mirari Vos »], que nous avons publiée, avec l’aide de Dieu, en vertu des très saintes règles des Écritures, de la Tradition, des Canons, des Pères et de la discipline. » (Cf. « Études sur la liberté religieuse dans la Doctrine Catholique », ouv. cité plus haut,  p. 66,  note 114.)

 

Abbé Bernard Lucien, « Études sur la liberté religieuse dans la doctrine Catholique », ouv. cité plus haut, page 171 :

 

 « Il est important de noter que c’est là la question doctrinale qui se trouve spécifiquement en cause avec le catholicisme libéral : c’est dans la mesure où il [Montalembert] proclame en thèse, comme principe répondant à la nature de l’homme et à l’ordination divine, les libertés modernes, qu’il est doctrinalement condamnable. »

 

Saint  Thomas d’Aquin, De regno, cf. livre Ier, les chapitres XIV et XV :

 

« Mais puisque l’homme, en vivant selon la vertu, est ordonné à une fin ultérieure, qui consiste dans la jouissance de Dieu, comme nous l’avons déjà dit plus haut, il faut que la multitude humaine ait la même fin que l’homme pris personnellement. La fin ultime de la multitude rassemblée en société n’est donc pas de vivre selon la vertu,  mais, par la vertu, de parvenir à la jouissance de Dieu. […] Parce que, donc, la fin de la vie que nous menons présentement avec honnêteté, est la béatitude céleste,  il appartient, pour cette raison, à l’office de roi de procurer à la multitude une vie bonne, selon qu’il convient à l’obtention de la béatitude céleste ; c’est-à-dire qu’il doit prescrire ce qui conduit à cette béatitude céleste, et interdire, selon qu’il sera possible (“secundum quod fuerit possibile”), ce qui y est contraire. »

 

     L’élément  majeur du bien commun étant, selon la Tradition, la diffusion de la vraie religion, la propagande des erreurs religieuses ou des fausses religions n’est pas à concéder, selon l’ordre naturel, par soi, et relève par conséquent de la fin naturelle de l’État. L’Encyclique « Quas Primas » du Pape Pie XI, en accord avec le Nouveau Testament, ne nous laisse d’ailleurs aucun doute à ce sujet : la Royauté du Christ s’étend sur l’humanité entière, car « le bien privé et le bien commun ont la même source ». Les chefs des nations doivent donc « rendre par eux-mêmes et par le peuple leurs hommages publics de respect et d’obéissance à la puissance du Christ ».

Cliquez sur : quasprim.htm

 

 

L’Ecclésiastique, XV, 14 :

 

« Dieu, dès le commencement, a créé l’homme, et il l’a laissé dans la main de son propre conseil. »

 

Évangile selon saint Luc, XII, 57 :

 

« Comment ne discernez-vous pas vous-mêmes ce qui est juste ? »

 

 

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIe Partie, Livre IVe, ch. XVI (Les trois rois mages viennent de l’Orient et adorent le Verbe incarné à Bethléem), § 562 (Instruction que je reçus de la Reine du ciel) :

 

« … considérant que toute la perfection de la vie chrétienne doit être établie sur les fondements des vérités catholiques, et sur une ferme et constante adhésion à ces vérités, comme la sainte foi de l’Église l’enseigne. […] Si vous êtes docile à cet avis comme vous devez l’être, je vous promets d’être votre étoile et de vous conduire par les voies du Seigneur, où vous marcherez avec célérité (a), jusqu’à ce que vous parveniez à jouir de la face de votre Dieu, et de votre Souverain Bien dans Sion. »

a) Cf. Proverbes, IV, 11 ; Psaumes, LXXXIII, 8.

 

     Prions le Très-Haut au nom de son Fils unique pour qu’un évêque validement ordonné et consacré ait enfin le courage de démasquer d’autorité ceux qui sont parvenus à éclipser la véritable Église de Jésus-Christ.

 

     N’oublions jamais que seul un évêque (episkopoV) validement consacré par un autre évêque a reçu la plénitude du « sacrement de l’ordre » en faisant ainsi de lui un successeur des Apôtres et en l’incorporant dans le « collège des évêques » avec le triple pouvoir reçu de Dieu en tant que docteur de la foi, sanctificateur et pasteur (a).

a) Cf. Code de droit canonique, can. 335, § 1 ; Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, ch. IX : Triple pouvoir conféré à la hiérarchie, et ch. XXV : L’évêque, chef de l’Église particulière, Éd. Casterman, 1965.

 

L’Église et sa divine constitution, Dom Adrien Gréa (1828-1917), chapitre XVIII : Les conciles généraux ou œcuméniques, Coopération de tout l’épiscopat, page 204, Éditions Casterman, 1965 :

 

« Au premier concile, tenu par les apôtres à Jérusalem, qui devait donner la forme et servir d’exemplaire à tous les autres, saint Jacques seul était titulaire d’une Église particulière ; tous les autres apôtres étaient des évêques sans titre. Le droit des évêques sans titre se trouve ainsi déclaré en leurs personnes et inscrit par le Saint Esprit au livre des Actes (Actes, XV, 6-21). »

 

Cliquez sur : Rore Sanctifica du Comité International de Recherches Scientifiques

 

Saint Denys l’Aréopagite, Lettre VIIIe au moine Démophile :

« Comment on doit se tenir en son propre emploi ; et de la mansuétude » :

 

« Or, vous, homme impuissant, vous avez bien pu méconnaître les droits d’un Dieu bon et clément et violer les règles divines de notre hiérarchie ! Au reste, ce blâme frappe quiconque excède son pouvoir, encore que son acte ne manque pas d’à-propos : car même en ce cas, on doit s’abstenir. [] L’Écriture réprouve ceux qui s’ingèrent dans la charge d’autrui. » 

 

 

II Rois, VI, 6-7 :

 

« Mais, après qu’ils furent venus à l’aire de Nachon, Oza étendit la main sur l’arche de Dieu et la retint, parce que les bœufs regimbaient et la firent pencher. Et le Seigneur fut irrité d’indignation contre Oza et le frappa à cause de sa témérité ; et il mourut là auprès de l’arche de Dieu. »

 

 

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIe Partie, Livre IIIe, ch. XXIII (Les avis que la très-sainte Vierge donne à sainte Élisabeth.- A sa demande on circoncit l’enfant, et on lui donna son nom.- Zacharie prophétise), §§ 299 et 300 (Réponse et instruction que la très-sainte Vierge

me donna) :

 

« 299. Ma fille, c’est pour deux raisons que les divins effets que mon très-saint Fils opéra par mon organe en saint Jean et en sa mère Élisabeth, ne furent pas manifestes comme ceux qu’éprouva Zacharie [cf. Saint Luc, I, 67-79]. […] Il était d’ailleurs plus à propos que le prêtre Zacharie fût, à cause de sa dignité [en tant que prêtre], chargé de manifester ce qui était opportun […].

« 300. Il fallait aussi honorer et mettre en crédit la dignité du sacerdoce, dont le Très-Haut fait une si grande estime […]. »

 

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Saint Denys l’Aréopagite et la Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda décriés, discrédités et ridiculisés par M. Etienne Couvert : Etienne Couvert et De la gnose à l’œcuménisme

 

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Le temps de l’Antéchrist et les deux témoins

 

Apocalypse, XI, 3-4 :

 

« Je ferai prophétiser mes deux témoins (Hénoch et Élie), revêtus de sacs, pendant 1 260 jours : ce sont les Deux Oliviers et les deux candélabres dressés devant le Seigneur de la terre. » (S. Thomas d’Aquin, S. th., Ire P., qu. 102, art. 2, diff. et sol. 3 : « Mais depuis le péché, le Paradis n’est pas le lieu de l’habitation des hommes. […] D’ailleurs, comme il est dit (en S. Augustin), Hénoch et Élie habitent maintenant dans ce Paradis. »)

Cliquez sur : spes.htm 

 

L’Ecclésiastique (Vulgate), XLIV, 16 :

 

«Hénoch a été agréable à Dieu et il a été transporté : il est destiné à prêcher la conversion aux nations. »

 

ID., XLVIII, 1, 9-10 :

 

« Ensuite se leva Élie, prophète semblable au feu, et sa parole était enflammée comme un flambeau. […] toi qui fus transporté dans un tourbillon de flamme, dans un char aux chevaux de feu, toi qui as été désigné dans de sévères écrits pour des temps à venir, afin d’apaiser la colère avant qu’elle s’enflamme, ramener vers l’enfant le cœur du père, et rétablir les tribus d’Israël. » [Cf. Malachie, III, 5-6 ; Sophonie, II, 1-2 ; III, 8 ; et Joël, IV, 1-2.] 

 

Saint Matthieu, XVII, 10-11 :

 

« Les disciples demandèrent à Jésus : “ Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Elie doit venir d’abord ” ? Jésus répondit : “Élie vient et il va tout restaurer.” »

 

 

Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, 2a-2æ (La Foi), qu. 3, art. 2, sol. 2 :

 

" 2. En cas de nécessité, là où la foi est en péril, n'importe qui ("quilibet") est tenu de divulguer aux autres sa foi, soit pour instruire ou affermir les autres fidèles, soit pour réprimer l'impertinence des infidèles. Mais en d'autres temps, instruire les gens dans la foi n'est pas l'affaire de tous les fidèles. "

 

L’Année Liturgique, par le R. P. Dom Prosper Guéranger, ouv. cité plus haut, Le temps pascal, tome III, Le Lundi de la Pentecôte :

 

« Le Saint-Esprit crée la foi dans nos âmes, et par la foi nous obtenons la vie éternelle ; car la foi n'est pas l'adhésion à une thèse rationnellement démontrée, mais une vertu qui procède de la volonté fécondée par la grâce. Au temps où nous vivons, la foi devient rare. L'orgueil de l'esprit est monté à son comble, et la docilité de la raison aux enseignements de l'Église fait défaut chez un grand nombre. »

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Idem, Le Mardi de la Pentecôte :

 

« Les habitants de Samarie avaient accepté la prédication évangélique qui leur avait été portée par le diacre Philippe. Ils avaient reçu de sa main le baptême qui en avait fait des chrétiens (1). On se rappelle le dialogue de Jésus avec une femme de cette ville au bord du puits de Jacob, et les trois jours qu’il daigna passer avec les habitants (2). Leur foi est récompensée : le baptême les a faits enfants de Dieu et membres de leur Rédempteur. Mais il faut encore qu'ils reçoivent l’Esprit-Saint dans le Sacrement de force. Le diacre Philippe n'a pu leur octroyer ce don ; deux Apôtres, Pierre et Jean, revêtus du caractère de pontifes, viennent le leur conférer, et les rendre parfaits chrétiens. Ce récit nous remet en souvenir la grâce qu'a daigné nous faire l’Esprit-Saint en imprimant sur nos âmes le sceau de la Confirmation : offrons-lui notre reconnaissance pour ce bienfait qui nous a attachés à lui plus étroitement, et nous a rendus capables de confesser sans faiblesse notre foi devant tous ceux qui voudront nous en demander compte. »

1. Cf. Actes des Apôtres, chap. VIII. 2. Cf. S. Jean, chap. IV, 1-42.

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Idem, Le Samedi de la Pentecôte :

 

« La faiblesse de l’instruction chrétienne chez un grand nombre de fidèles en notre temps est cause que le dogme du Saint-Esprit n’est guère connu d’eux que d’une manière vague, et qu’ils ignorent pour ainsi dire son action spéciale dans l’Église et dans les âmes. […] Et le but de toutes ses sollicitudes dans nos âmes, quel est-il, sinon de former en nous le Christ, l’homme nouveau, afin que nous puissions lui être incorporés éternellement en qualité de ses membres ? […] Il faudrait un livre entier pour décrire l’action du divin Esprit dans les Saints, et nous n’avons pu en tracer qu’une insuffisante et grossière ébauche. Toutefois cet essai si incomplet, outre qu’il était nécessaire pour achever de décrire, si en abrégé que ce soit, le caractère complet de la mission du Saint-Esprit sur la terre d’après l’enseignement des divines Écritures et la doctrine de la théologie dogmatique et mystique, pourra servir à diriger le lecteur dans l’étude et dans l’intelligence de la vie des Saints. […] La seconde faveur qu’a destinée le divin Esprit à l’âme qui lui est fidèle dans l’action, est le don de Sagesse, supérieur encore à celui de l’intelligence. Il est lié cependant à ce dernier, en ce sens que l’objet montré dans l’intelligence est goûté, et possédé dans le don de Sagesse. […] L’Intelligence est donc illumination, et la Sagesse est union. […] Heureux donc celui en qui règne cette précieuse Sagesse qui révèle à l’âme la saveur de Dieu et de ce qui est de Dieu ! “ L’homme animal, nous dit l’Apôtre, est privé de ce goût qui perçoit ce qui vient de l’Esprit de Dieu (1) ” : pour jouir de ce don, il lui faudra devenir spirituel, se prêter docilement au désir de l’Esprit, et il arriverait comme d’autres qui après avoir été ainsi que lui esclaves de la vie charnelle, en ont été affranchis par la docilité à l’égard de l’Esprit divin qui les a cherchés et qui les a retrouvés  […] Jésus nous le dit expressément : “ Le monde ne peut recevoir l’Esprit de Vérité, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas (2) ”. »

1. I Cor., II, 14. — 2. Jean, XIV, 17.

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      Il faut savoir que c’est seulement en suivant attentivement les phases successives du Cycle liturgique que l’âme fidèle pourra parvenir à acquérir le point de vue de Dieu en toutes choses.

 

L’Année Liturgique, ouvrage cité plus haut, Le Temps après la Pentecôte, Le Lundi après la Trinité :

 

« La sainte Trinité, ainsi que nous l'avons fait voir, étant l'objet essentiel de toute la religion, le centre où vont se rendre tous nos hommages, lors même qu'il semble que nous n’y portons pas une intention immédiate, on peut dire aussi que la divine Eucharistie est le plus puissant moyen de rendre à Dieu le culte qui lui est dû, et c'est par elle que la terre s'unit au ciel. […] Esprit-Saint, vous serez notre guide dans ces sentiers où l'Église, conduite par vous marche avec courage, se rapprochant chaque jour du terme de son pèlerinage ici-bas. Mais vous-même nous amenez dès le début à ce banquet de la divine Sagesse (1) où le pèlerin trouve sa vigueur. »

1. Prov. IX.

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Idem, Le Mardi après la Trinité :

 

« Aux fidèles seuls, aux initiés, l'Apôtre explique le mystère : Nous sommes tous un même pain, nous sommes un seul corps, nous tous qui participons à l’unique pain (1). Saint Augustin, parlant aux néophytes à peine sortis de la fontaine sacrée, commente admirablement ce passage : “ J'ai promis aux nouveaux baptisés de leur exposer le mystère de la table du Seigneur. Ce pain que vous voyez sur l'autel, sanctifié par la parole divine, c'est le corps du Christ ; ce calice, ce qu'il contient, c'est son sang versé pour nos péchés. Si vous le recevez comme il faut, c'est vous tous, vous-mêmes que vous recevez. Car l'Apôtre dit : Nous sommes tous un seul pain, un seul corps, montrant ainsi quel amour il faut avoir de l'unité. Ce pain n'a pas été fait d'un seul grain, mais d'un grand nombre. Avant leur transformation, ils étaient séparés ; l'eau les a réunis, après le broiement qu'ils ont dû subir. Vous aussi naguère vous étiez comme moulus par le jeûne et les exorcismes ; l'eau du baptême est arrivée qui vous a pétris en la forme du pain. Mais au pain le feu encore est nécessaire. Qu'est-ce que le feu ? c'est le chrême : l'huile est le symbole de notre feu, de l'Esprit-Saint. Vient donc le Saint-Esprit, après l'eau le feu, et vous devenez ainsi ce pain qui est le corps du Christ. Il a voulu que nous fussions nous-mêmes son Sacrifice; nous sommes, nous aussi, le Sacrifice de Dieu. Grands et ineffables Mystères ! Recevez-les avec tremblement, gardant l'unité dans vos cœurs (1). Soyez un dans votre amour, d'une seule foi, d'une seule espérance, d'une indivisible charité. Quand les hérétiques approchent de ce pain, c’est leur condamnation qu'ils reçoivent ; car ils cherchent la division, et ce pain marque l’unité (2). L'Ecriture dit des fidèles : Ils n'avaient qu'un cœur et qu'une âme (3) ; et c’est ce qui est encore marqué par le vin des Mystères sacrés ”. »

1.- I Cor., X, 17. – 2.- Serm. CCXXIX. Fer II. Pasch. De Sacrament. Fidelium (cliquez sur : 1000_livres_religieux_gratuits_telechargeables_sur_www.jesusmarie.com et sur : Augustinus Hipponensis - Sermones). – 3. Act., IV, 32.

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Idem, Le Mardi dans l’Octave du Saint-Sacrement (le sommet doctrinal du grand mystère eucharistique que « l’homme animal » (I Cor., II, 14) n’a pu ni concevoir ou inventer ni ne peut moins encore pénétrer) :

 

«  “ Sacrement des sacrements (1), ô très saint, soulevant les voiles qui t'entourent de leurs significations mystérieuses, montre-toi de loin dans ta splendeur et remplis nos âmes de ta directe et très pure lumière (2). ” Ainsi s'écrie dans son incomparable langage le révélateur des divines hiérarchies, l'Aigle d'Athènes aussi la gloire de notre terre des Gaules, lorsqu’après avoir exposé les cérémonies saintes du Sacrifice, prêtant ses ailes au souffle de l'Esprit divin, il s'élance, dans les délices d'une contemplation sublime, jusqu'à la rayonnante beauté des archétypes ou principes des rites sacrés qu'il vient de décrire. […] De là vient, dit encore saint Denys, que “ ce qui est commun aux autres, sacrements est attribué spécialement à celui-ci, étant aussi appelé COMMUNION et Synaxe : bien que chacun d'eux ait également pour but de ramener au centre divin nos vies divisées ; bien que tous, réduisant sous l'influence de la simplicité déifique la multiplicité des affections diverses et contraires, mettent l'homme par eux-mêmes en communion intime avec l'Unité souveraine. Mais à ces autres signes sacrés et sanctificateurs il faut, pour la consommation de leur œuvre commune, le complément de la perfection substantielle et divine que donne le premier. Il n'est guère en effet de fonction sacrée où la divine Eucharistie, comme couronnement de toute consécration, ne vienne serrer les liens de l'initié avec l'Un suprême et parfaire cette union divine dans le don des Mystères augustes qui la consomment. Si donc les autres sacrements, ne donnant point ce qu'ils n'ont pas, demeurent comme incomplets, sans pouvoir établir entre nous et l'Unité d'union substantielle ; si leur but est de préparer celui qui les reçoit aux Mystères divins, comme à la fin sommaire où ils tendent : c'est à bon droit que l'accord des Pontifes a nommé celui-ci d'un nom tiré de la nature des choses, en l'appelant COMMUNION (3). ” […] O Sacrement  d'amour ! ô signe de l'unité ! ô lien de charité ! reprend à son tour saint Augustin (4). Mais cette force unitive de l'Eucharistie, magnifiquement célébrée par l'Aréopagite dans le rapprochement qu'elle opère entre Dieu et sa créature, l'évêque d'Hippone se complaît à la voir édifiant dans la paix le corps mystique du Seigneur, et le préparant pour l'éternel Sacrifice et la communion universelle et parfaite des cieux. […] Je suis le pain vivant descendu du ciel, avait dit le Sauveur ; si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde (5) : car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage (6). Cette nourriture, ce breuvage qu'il promet aux hommes, explique saint Augustin, c'est sans doute et directement sa vraie chair et le sang de ses veines ; c’est l'hostie même immolée sur la Croix. Mais par suite, établie sur sa propre et réelle substance, immolée avec lui comme une seule hostie dans un même Sacrifice,  c'est la sainte Église en tous ses membres, prédestinés, appelés, justitiés, glorifiés ou encore voyageurs (7). Au ciel seulement se déclarera dans sa plénitude et sa stabilité le grand mystère eucharistique, cet ineffable rassasiement des âmes qui consistera dans l'union permanente et parfaite de tous en tous et en Dieu même par Jésus-Christ. […] C'est là cette Pâque de l'éternité qu'annonçait le Seigneur, lorsqu'au soir de sa vie (8), mettant fin à la Pâque des figures par la réalité voilée encore du Sacrement, il conviait les siens pour un festin nouveau dans la patrie sans figures et sans ombres. Je ne mangerai plus de cette Pâque, jusqu'à sa consommation dans le royaume de Dieu (9). disait-il aux dépositaires de l'alliance ; je ne goûterai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je le boirai avec vous, vin nouveau, dans le royaume de mon Père (10). Jour sans fin ; jour de pleine lumière, chanté par David : où, dégagée des voiles, enivrée la première d'amour à son divin banquet, la Sagesse, enserrant pour jamais dans un seul embrassement le Chef et les membres, abreuvera l'homme du torrent de ses divines voluptés et de la vie qu'elle puise au sein du Père (11) ! […] Oh ! quelle faim est la sienne ! quel besoin pressant, quelle ardeur dévorante le pousse vers ce banquet de la Cène où, puissant convive, se donnant lui-même en pâture, il voudrait absorber l'humanité entière !  Comme le feu dévore le bois dans la fournaise, il mange vraiment et s’assimile, à cette table sacrée, le corps entier de la sainte Église, le faisant sien, prenant ainsi force et croissance (12). Ainsi parle Guillaume de Paris, au commencement du XIIIe siècle.  En effet, expliquent de concert Léon le Grand et Augustin, la participation du corps et du sang du Seigneur ne fait autre chose que nous changer en lui (13), en sorte que, réduits en son corps, devenus ses membres, nous soyons ce que nous recevons (14), ut in id quod sumimus transeamus, ut simus quod accipimus. ” […] Dieu est amour, disions-nous ; mais l'amour appelle l'union, et l'union veut des semblables. Or, cette assimilation, qui, de l'homme à Dieu, ne pouvait s'accomplir que par l'appel de l'homme en participation de la nature divine (15), est l'œuvre spéciale de l'Esprit-Saint par la grâce, le résultat de son habitation personnelle (16) dans l'âme sanctifiée, dont, comme une huile très pure, il pénètre intimement tous les ressorts et la substance même. […] Ainsi fait-il encore, préparant l'Église, la Cité sainte, au banquet des noces de l'Agneau, revêtant la très noble Epouse du Christ de sa parure éblouissante formée des vertus des saints (17) ; et lorsqu'il l'a façonnée dans l’unité par le baptême, affermie dans la sainteté par le second des sacrements, déifiée pour l'Epoux, disant alors avec elle le Venez (18) des Mystères qui doivent achever son œuvre et ne faire qu'un seul corps de l'Epouse et de l'Epoux. Ainsi les fils et membres de l'Epouse, identifiés au Christ, un seul corps avec lui, sont-ils rendus participants de ses noces divines avec la Sagesse éternelle. […] Comme des enfants nouveau-nés, aspirez à ce lait du Verbe (19), dit aux chrétiens le Prince des Apôtres interprété par Clément d'Alexandrie. […] Courons aux mamelles bénies qui donnent avec l'oubli des maux le Verbe de Dieu (20). Le sein de la mère est tout pour l'enfant, sa vie, sa joie, son univers. Avec quel empressement il se jette à son trésor, nous disait hier dans l'Office de la nuit saint Jean Chrysostome (21) ! avec quelle ardeur presse-t-il de ses lèvres la source des biens ! Le lait des mères n'est pourtant qu'un symbole de celui que j'exalte ; il passe avec les premiers mois du nouveau-né : le mien demeure en sa source féconde ; il forme l'homme parfait, il suffit à lui faire atteindre la plénitude de l'âge du Christ (22). […] Aussi ne devra-t-on pas s'étonner que le lait fût une des figures de l'Eucharistie les plus familières aux premiers chrétiens. […] La Sagesse éternelle est venue jusqu'à nous, comme un lait bienfaisant, par la chair et le sang du Seigneur (23). » Oh ! combien donc l'Epouse a raison de s'écrier à l'Epoux : Meilleures que le vin sont vos mamelles (24) ! puisque par elles, dit à son tour saint Irénée, nous absorbons le pain d'immortalité, le Verbe de Dieu (25). »

1. Dion. De eccl. hier, c III. I. - 2. Dion. Ibid. 3, § II. — 3. DION. De eccl. hier. c. III, I. — 4. In JOHAN. Tract, XXVI, 13. – 5. IOHAN VI, 51, 52 — 6. Ibid. 56. - 7. In JOHAN. Tract XXVI, 15, 17. —  8. Hymn. Laud. — 9. LUC. XXII, 16. — 10. MATTH. XXVI, 29. - 11. Psalm. XXXV, 8-10. — 12. Guil. Alv. De Sacrum. Euch. c. IV. — 13. Léo. Serm. 14 de Pass. — 14. Aug. Serm. 57 de Scripturis. – 15. II PETR. I, 4. — 16. I Cor. III, 16. - 17. Apoc. XIX, 7 — 18. Ibid. XXII, 17. — 19. I Petr. II, 2.— 20. CLEM. AL. Poedag. I, 6. — 21. Hom. 60 ad Pop. Antioch. — 22. Eph. IV, 13. — 23. Cant I, 1. — 25. Iren., IV 38, 1.

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Idem, Le Temps après la Pentecôte, Le Vendredi après l’Octave du Saint-Sacrement,

La Fête du Sacré-Cœur de Jésus :

 

« Partie noble entre toutes du corps de l'Homme-Dieu, le Cœur de Jésus méritait, en effet, au même titre que ce corps adorable, l'hommage réclamé par l'union personnelle au Verbe divin. […] “ Un des soldats, dit l'Evangile, ouvrit le côté de Jésus par la lance, et il en sortit du sang et de l'eau (1). ” Arrêtons-nous sur ce fait de l'histoire évangélique qui donne à la fête d'aujourd'hui sa vraie base ; et comprenons l’importance du récit qui nous en est transmis par saint Jean, à l'insistance du disciple de l'amour non moins qu'il la solennité des expressions qu'il emploie.  Celui qui l'a vu, dit-il, en rend témoignage, et son témoignage est véritable; et il sait, lui, qu'il dit vrai, pour que vous aussi vous croyiez. Car ces choses sont arrivées, pour que l'Ecriture fût accomplie (2). L'Evangile ici nous renvoie au passage du prophète Zacharie annonçant l'effusion de l'Esprit de grâce sur la maison du vrai David et les habitants de Jérusalem (3). Et ils verront dans celui qu'ils ont percé (4), ajoutait le prophète. Mais qu'y verront-ils, sinon cette grande vérité qui est le dernier mot de toute l'Ecriture et de l'histoire du monde, à savoir que “ Dieu a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique, pour que quiconque croit en lui ait la vie éternelle (5) ? ” […]  En 1483, Luther naissait à Eisleben ; et son imagination désordonnée posait les bases de l'odieux système qui allait faire du Dieu très bon qu'avaient connu ses pères l'auteur direct du mal et de la damnation, créant le pécheur pour le crime et les supplices éternels, à la seule fin de manifester son autocratie toute-puissante. Calvin bientôt précisait plus encore, en enserrant les blasphèmes du révolté saxon dans les liens de sa sombre et inexorable logique. La queue du dragon, par ces deux hommes, entraîna la troisième partie des étoiles du ciel (6). Se transformant hypocritement au XVIIe siècle, changeant les mots, mais non les choses, l'ennemi tenta de pénétrer au sein même de l'Église et d'y faire prévaloir ses dogmes impies : sous prétexte d'affirmer les droits du domaine souverain du premier Etre, le Jansénisme oubliait sa bonté. Celui qui a tant aimé le monde voyait les hommes, découragés ou terrifiés, s'éloigner toujours plus de ses intentions miséricordieuses. Il était temps que la terre se souvînt que le Dieu très-haut l'avait aimée d'amour, qu'il avait pris un Cœur de chair pour mettre à la portée des hommes cet amour infini, et que ce Cœur humain, le Christ en avait fait usage selon sa nature, pour nous aimer comme on aime dans la famille d'Adam le premier père, tressaillir de nos joies, souffrir de nos tristesses, et jouir ineffablement de nos retours à ses divines avances. Qui donc serait chargé d'accomplir la prophétie de Gertrude la Grande ? Quel autre Paul, quel nouveau Jean manifesterait au monde vieilli le langage des bienheureux battements du divin Cœur ? »

1. JOHAN. XIX, 34. — 2. Ibid. 35-36. — 3. Zach. XII, 10 — 4. Ibid.; JOHAN. XIX, 37. — 5. JOHAN. III, 16. 6. Apoc., XII, 4.

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Épître de saint Paul, Apôtre, aux Galates, I, 8 :

 

« Mais si nous-mêmes ou un ange du ciel vous évangélisait autrement que nous vous avons évangélisés, qu’il soit anathème. »

 

Épître de saint Paul, Apôtre, aux Romains, I, 17 :

 

« La justice de Dieu, en effet, y est révélée par la foi et pour la foi, ainsi qu’il est écrit (a) : Le Juste vit de la foi. »

a) Habaquq, II, 4.

 

Évangile selon saint Marc, XI, 22-24 (la foi soulève les montagnes) :

 

« Et Jésus répondant, leur dit : Ayez foi en Dieu. En vérité, je vous dis que quiconque dira à cette montagne : Lève-toi, et jette-toi dans la mer, et n’hésitera point dans son cœur, mais croira que tout ce qu’il aura dit doit se faire, il lui sera réellement fait. C’est pourquoi je vous le dis : Tout ce que vous demanderez dans la prière, croyiez que vous l’obtiendrez, et cela vous arrivera. » (Cf. S. Matt., XXI, 21-22 ; XVII, 19 ; S. Marc, IX, 14-27 ; S. Luc, XVII, 5-6 ; Hébreux, XI.)

 

R. P. Jean-Baptiste Scaramelli, Méthode de direction spirituelle, IVe Traité : Des vertus théologales (pp. 3-44), Art. Ier : De la foi théologale, p. 28, Lib.-Édit. J. Vermot, Paris, 1857 :

 

« Mais, parce que cette vertu (la foi) est peut-être languissante, froide et trop obscure en nous, supplions le Seigneur en lui disant de temps en temps avec ce bon Père : “ Je crois, Seigneur ; mais remédiez à mon incrédulité (a).” Donnez à ma foi la lumière et la vigueur nécessaires pour vous servir en toute perfection. »

a) S. Marc, IX, 23.

 

      Demandons à Jésus-Christ, notre Sauveur, ou à notre Père céleste au nom de son divin Fils unique, la grâce d’augmenter notre foi ou de remédier à notre incrédulité afin qu’il exauce notre prière et de le servir en toute perfection.

 

      Notre combat se situe à tous les niveaux mais sera toujours dépourvu de violence physique. Nous vaincrons ce monde et les ennemis de Dieu par notre foi dans le Seigneur en combattant avec les armes de l’intelligence, de la raison et de la vérité. Notre combat est spirituel (cf. Apocalypse, XII, 7 ; II, 17 : « Au vainqueur… » ; III, 5 : « Celui qui vaincra… » ; « ID., versets 12 et 21 »). L’Agneau sans tache a pris sur lui le péché du monde  et s’est fait baptiser pour nous délivrer de tous nos péchés et faire descendre sur nous son Esprit par le don de sa vie sur une croix et par sa résurrection (cf. S. Matthieu, III, 15 ; S. Jean, XV, 13 ; ID., XVI, 7 ; Apocalypse, III, 10 ; VI, 9, 11 ; XVII, 14 ; XXI, 7).

 

 

Évangile selon saint Jean, XVII, 1, 6, 9, 14 :

 

« Jésus parla ainsi ; puis, levant les yeux au ciel il dit : Mon Père, elle est venue l’heure ; glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie […]. J’ai manifesté votre nom aux hommes que vous m’avez donnés ; ils étaient à vous, et ils ont gardé votre parole. […] Moi, je prie pour eux ; je ne prie point pour le monde (1), mais pour ceux que vous m’avez donnés. […] Moi, je leur ai donné votre parole, et le monde les a eus en haine, parce qu’ils ne sont point du monde, comme moi-même je ne suis pas du monde. »

1) Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations, ouv. cité plus haut, Quatrième partie et volume, Méditation XIX, II : Jésus prie pour ses disciples, pages 174-175 : « Il [Jésus] appelle monde la multitude des réprouvés, hommes ennemis de Dieu et rebelles à sa loi, indignes par leur propre faute que le divin médiateur prie efficacement pour leur salut. »

 

 

Ire Épître de saint Jean, II, 15-18 :

 

« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. »

 

Apocalypse, XX, 6 :

 

« Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection ! » (résurrection qui est celle des justes – cf. S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 34, 2, et 36, 3 ; Saint Luc, XIV, 14 ; I Thes., IV, 14-17 ; I Corinthiens, XV, 51-52 ; Apocalypse, X, 4-7; XI, 12.)

 

Isaïe, XXXII, 1 (cf. S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 34, 4) :

 

« Voici qu’un Roi juste régnera (a), et les princes gouverneront avec droiture. »

a)        S’agirait-il du Grand Monarque, du Lieutenant du Christ, du Roi de France tant attendu dans les derniers temps et qui adviendra après les « 3 jours de ténèbres » et la fin du règne de l’Antéchrist en tant qu’individu ou Bête ?

(Cf. également Isaïe, XXIV ; Jérémie, XXIII, 5 ; Zacharie, VI, 12-13 ; Apocalypse, XIII et XX, 4.)

 

Élie Daniel, « Serait-ce vraiment la fin des temps ?... » : Prophéties relatives au Grand Monarque et au Saint Pontife (chapitre III, pages 366-385), Paris, Pierre Téqui, Librairie-Éditeur, 82, rue Bonaparte, 1927, pages 366 et 367 :

 

« Si les prophéties relatives à la révolution prochaine sont relativement vagues, celles qui ont trait au Grand Monarque, au contraire, sont des plus précises. On pourrait en fournir un nombre considérable, tant ce point particulier de l’avenir a été mis en valeur par une multitude de prophètes ; mais ici encore nous ne donnerons que les textes les plus importants, vraiment dignes d’intérêt. […] Raban Maur, archevêque de Mayence, la rapporte [l’annonce de la venue du Grand Roi prophétisée par saint Rémi, au moment du baptême de Clovis] au IXe siècle, en ces termes : “ Nos principaux docteurs s’accordent pour nous annoncer que, vers la fin des temps, un des descendants des Rois de France régnera sur tout l’antique Empire Romain [« royaume qui durera jusqu’à la fin des temps » : saint Rémi, “ jusqu’à l’apparition de l’Antéchrist ” : Holzhauser], et qu’il sera le plus grand de tous les rois de France et le dernier de sa race.” Il ajouta même : “ Après avoir eu un règne des plus glorieux, il ira à Jérusalem ; c’est ainsi que finira le saint empire romain et chrétien.” Nous allons retrouver dans les prédictions suivantes, les grands traits fournis par cette prophétie [avec le Vénérable Holzhauser, l’abbé Curicque, sainte Hildegarde, la Mère du Bourg, fondatrice de la congrégation des Sœurs du Sauveur à Limoges, saint Catalde, David Pareus, mort en 1622, le bienheureux Amadio du XVIe siècle, le bienheureux Tomasuccio, contemporain du précédent, une religieuse de Belley, morte en 1820, Jeanne Le Royer, en religion Sœur de la Nativité, née le 24 janvier 1731, etc.]. »

 

« Scivias Domini » de sainte Hildegarde de Bingen et le temps de l’Antéchrist :

SCIVIAS - Table des VISIONS

 

Saint Irénée de Lyon (vers 135/140-202/203, honoré comme martyr), Contre les hérésies ou littéralement : La fausse gnose démasquée et réfutée,  l’identité du Dieu créateur et du Dieu Père prouvée par l’enseignement des Écritures relatif à la fin des temps, l’Antéchrist, cliquez sur : Irénée d e Lyon

 

 

Suite du secret de La Salette : la restauration, selon Mélanie, de l’Église après l’Antéchrist : Virgo-Maria

 

Cliquez également sur :

FIN DU MONDE PRÉSENT et http://custodi.perso.neuf.fr/CONFERENCE2.htm   

 

 

Apocalypse, XXII, 19 :

 

«  Et si quelqu’un retranche quelque parole du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part du livre de vie, et de la cité sainte, et de ce qui est écrit dans ce livre. »

 

ID., verset 16 :

 

« Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les Églises. Je suis la racine et la race de David, l’étoile brillante du matin. »

 

ID., verset 15 :

 

« Loin d’ici les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge. »

 

Dr Ezaguire (docteur en théologie) :

 

 « L'espérance du Règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur un monde régénéré par le fait de son intervention personnelle et visible (doctrine désignée sous le nom de millénarisme spirituel) fait partie de la doctrine catholique" (Cf. Interprétation littérale de l'Apocalypse et sa correspondance avec les autres livres de l'Ecriture, par le Dr Ezaguire, Rome 1911 ; l'ouvrage a reçu deux imprimatur – l’un du R.P. Lepidi, O.P., et l’autre de S. Em. Cepeletti, patriarche de Constantinople – et il est de plus muni d'un certificat d'opportunité octroyé par le Pape saint Pie X, - ouvrage dans lequel l’auteur démontre que l’espérance du Règne du Christ sur un monde régénéré, par le fait de son intervention personnelle et visible, c’est-à-dire son apparition, fait partie de la doctrine catholique).

 

Pape Pie XII, Allocution au Sacré Collège à l’occasion de

la fête de la Nativité, le 24 décembre 1945 :

 

« C'est pourquoi ce Noël reste encore un temps d'attente, d'espérance et de prière au Fils de Dieu fait homme, afin que lui, le Roi pacifique, dont toute la terre désire l'apparition (Ires vêpres, Ire antienne de la Nativité de Notre-Seigneur), donne au monde sa paix." (Documentation catholique, 20 janvier 1945, colonne 34.)

 

ID., discours adressé au peuple de Rome le 18 mars 1945 :

 

      « Et maintenant, devant la sainte Croix sur laquelle le Christ, les bras ouverts, vous appelle et vous attend, nous, son indigne vicaire, nous vous conjurons, très chers fils et filles, de “ renoncer à l'impiété et aux convoitises mondaines, et de vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété, en attendant cette bienheureuse espérance qui est l'apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ” (a). » (Cf. Documentation catholique, 3 août 1945, colonne 345.)

a) Tite, 2 : 12-13.

 

      Le discours eschatologique du Christ qui fortifie notre espérance de son Règne sur la terre (Christ-Roi) se trouve le jour du Mardi Saint dans l’évangile selon saint Matthieu, aux chapitres XXIV et XXV, selon saint Marc, au chapitre XIII, et selon saint Luc, au chapitre XXI, mais, pour établir la chronologie exacte des événements prophétisés par notre Sauveur et ne pas confondre la Parousie et la fin du monde ou le jugement dernier et comprendre l’Apocalypse, il faut prendre saint Luc, – « jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis… alors on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée avec puissance et grande gloire… » et se réalisera « la délivrance » du peuple de Dieu, – et lire saint Matthieu et saint Marc dans l’ordre correspondant. Et ce sera le temps de la restauration de toutes choses (lat. : « restitutionis omnium », gr. : « apokatastasewς pantwn »). Il est vrai que saint Irénée de Lyon nous donne également la solution pour parvenir à la même conclusion, encore faut-il avoir lu attentivement son ouvrage intitulé « Contre les hérésies » en vérifiant le bien-fondé de toutes ses références scripturaires et suivre son raisonnement, car rien ne s’obtient sans effort ni sans la grâce de Dieu. L’orientation de notre monde étant bien précisée et sa finalité relevant de l’ordre surnaturel, nous ne sommes guère surpris de constater le désarroi de ceux qui donnent la priorité à la question sociale, et ce au point même de rejeter catégoriquement cette perspective, dite à juste titre eschatologique, et de sombrer ainsi dans l’hérésie, comme le voyait déjà saint Irénée de Lyon dans son ouvrage cité plus haut. (Cf. S. Matthieu, VI, 33 ; Actes, III, 21 (« restitutionis omnium ») ; I Pierre, I, 3-4 ; II Corinthiens, V, 1 ; Philippiens, III, 20.) 

 

La Croix est le signe de salut pour tous ceux qui cherchent la vérité :

 

Épître de saint Paul aux Colossiens, I, 24 :

 

« … moi Paul, qui maintenant me réjouis dans mes souffrances pour vous, et accomplis ce qui manque aux souffrances du Christ, pour son corps qui est l’Église. » (Cf. aussi III, 2-3, et Galates, II, 19-20 ; S. Marc, XIV, 37.)

 

Sainte Marguerite-Marie (1647 -  1690), Jean Rime, Lettre préface de M. François Veuillot, éd. Salvator, Mulhouse (Haut-Rhin), 1947, pp. 142-143 :

 

« Considérant mon Sauveur au jardin des Olives, dans une de mes oraisons, plongé dans la tristesse et agonie d’une douleur rigoureusement amoureuse, et me sentant fort pressée du désir de participer à ses angoisses douloureuses, il (Jésus) me dit amoureusement : ‘’ C’est ici où j’ai le plus souffert qu’en tout le reste de ma Passion, me voyant dans un délaissement général du ciel et de la terre, chargé de tous les péchés des hommes. J’ai paru devant la sainteté de Dieu qui, sans avoir égard à mon innocence, m’a froissé en sa fureur, me faisant boire le calice qui contenait tout le fiel et l’amertume de sa juste indignation, et, comme s’il eût oublié le nom de Père pour me sacrifier à sa juste colère. Il n’y a point de créature qui puisse comprendre la grandeur des tourments que je souffris alors. C’est cette même douleur que l’âme criminelle ressent, lorsqu’elle est présentée devant le tribunal de la sainteté divine qui s’appesantit sur elle, la froisse et l’opprime en sa juste rigueur’’. »

(Cf. La Cité Mystique de Dieu, ouv. cité plus haut, 2e partie, livre 4e , chap. XXIX, § 695.)

 

ID., page 147 :

 

« Cette sainteté d’amour me pressait si fort de souffrir pour lui rendre du retour, que je ne pouvais trouver de plus doux repos que de sentir mon corps accablé de souffrances, mon esprit dans toutes sortes de dérélictions, et tout mon être dans les humiliations, mépris et contradictions… Et lorsque ce pain salutaire diminuait, il m’en fallait chercher d’autre par la mortification»

 (Cf. Galates, II, 19-20 ; Philippiens, III, 10-11 ; Colossiens, III, 3).

 

 

Saint Matthieu, X, 34-39 :

 

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère et la belle-fille de sa belle-mère. Ainsi les ennemis de l’homme seront les gens de sa propre maison. Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et qui aime son fils ou sa fille  plus que moi, n’est pas digne de moi. Et qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui sauvera sa vie, la perdra ; et celui qui perdra sa vie, la retrouvera. » [Cf aussi S. Luc, XII, 49-53 ; IX, 24 ; S. Luc, XVII, 33 ; S. Jean, XII, 25.]

 

ID., XVI, 24 :

 

« Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il porte sa croix et me suive. »

 

Saint Jean, XV, 20-21 :

 

« Souvenez-vous de la parole que je vous ai dites : le serviteur n’est pas plus grand que son maître.  S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi : s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils feront toutes ces choses à cause de mon nom ; parce qu’ils ne connaissent point celui qui m’a envoyé. »

 

 

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIe Partie, Livre VIe, ch.  XXII (Notre Sauveur Jésus-Christ est crucifié au mont du Calvaire. — Les sept paroles  qu'il prononça du haut de la croix. — Sa très-sainte mère s'y trouve présente, percée de douleur.), §§ 1409-1411 (Instruction que notre auguste Maîtresse m'a donnée.) :

 

« 1409. Ma fille, tâchez de n'oublier jamais la connaissance des mystères  que je vous ai découverts dans ce chapitre. […] 1410. Votre état doit être une croix fort étroite,  où il faut que vous soyez clouée, et non une voie large où vous trouveriez des privilèges  et des interprétations qui la rendraient plutôt large et commode qu'assurée et parfaite. L'illusion des enfants de Babylone et d'Adam est de chercher dans leurs différents états des adoucissements à la loi de Dieu, et de vouloir marchander le salut de leurs âmes pour acheter le ciel à bon compte, même au risque de le perdre, s’il leur en doit coûter la peine de se conformer à la rigueur de la loi divine et de ses préceptes. De là vient qu'ils courent en quête des doctrines et des opinions qui élargissent les voies de la vie éternelle ; sans songer que mon très-saint Fils, leur a enseigné qu'elles étaient fort étroites (1), et qu’il n'en a point suivi d'autres, afin que personne ne s'imagine pouvoir arriver au bonheur éternel par des voies plus spacieuses et proportionnées aux inclinations d'une chair pervertie par le péché. »

1) Matth., VII, 14.

 

 

IIe à Timothée, II, 5 :

 

« L’athlète, pareillement, n’est couronné que s’il a lutté selon les règles. »

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, VI, 27-28 :

 

« Mais pour vous qui m’écoutez, je vous dis ; aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. » (Cf. S. Matthieu, V : 44-45.)

 

Saint Matthieu, V : 46 :

 

« Car, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense, méritez-vous ? Les publicains aussi ne font-ils pas la même chose ? »

 

ID., XVIII, 21-22, 34-35 (le pardon, vertu sans laquelle nul ne peut se prétendre chrétien) :

 

« Alors, s’approchant, Pierre lui dit : Seigneur, combien de fois, mon frère péchant contre moi, lui pardonnerai-je ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept. […] Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qui qu’il payât toute sa dette. C’est ainsi que vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. » 

(Sur le pardon, selon St François de Sales, cf. le Traité de l'Amour de Dieu, liv. X, ch. VIII, cliquez sur : pardon.htm – cf. aussi Luc, XI, 4 ; Jérémie, XXXI, 19 ; Actes, VIII, 22 ; Matthieu, XVI, 19 ; Jean, XX, 23 ; II Cor., XII, 21.)

      Dieu seul nous absout ou nous délie de nos péchés, mais il en a donné le pouvoir à Pierre et à ses disciples en les choisissant comme instruments de la vertu divine (cf. S. th., 3a, q. 84, a. 3).

 

ID., VI, 12-14 :

 

« Et remettez-nous nos dettes comme nous les remettons nous-mêmes à ceux qui nous doivent. Et ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il. Car si vous remettez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous remettra à vous aussi vos péchés. Mais si vous ne les remettez point aux hommes, votre Père céleste ne vous remettra point non plus vos péchés. »

 

Saint Jean, 13 : 35 :

 

« A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » 

 

Romains, XII, 19 :

 

« Ne vous vengez point vous-mêmes, bien aimés ; mais laissez agir la colère de Dieu. »

 

Apocalypse, XIII, 9 et 10 :

 

« Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende ! […] Si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la patience (patientia) et la foi des saints. » (Cf. aussi S. Matthieu, XXVI, 52.)

 

La première parole de Jésus sur la croix : il prie pour

ses ennemis, disant, selon saint Luc, XXIII, 10 :

 

« Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Voir également S. Matthieu, V, 44 ; S. Luc, VI, 27-28 ; I Co., II, 8.) [Sublime prière qui ne peut qu’adoucir les cœurs, afin qu’ils se disposent à recevoir le pardon de Dieu.] 

 

Notre comportement de chrétien face aux offenses, injures et mépris – cliquez sur : marieoff.htm

 

Jean-Pierre de Caussade, jésuite, dans une lettre adressée à Sœur Marie-Antoinette, visitandine, en 1735 :

 

« […]  Prête ou non, disposée ou non, je suis toujours prête, toujours disposée à faire la volonté de Dieu.  Votre bienheureux Père saint François de Sales disait à ce sujet une chose bien remarquable et bien consolante pour toute sorte de gens :  Je suppose, disait-il, le plus grand pécheur du monde qui, à son dernier soupir, fait généreusement à Dieu le sacrifice de sa vie, en s’abandonnant totalement à ses divines volontés et à son aimable Providence ; Dieu ne pourrait jamais le condamner, si grands que fussent ses crimes . Et je le crois bien, puisqu’un tel sacrifice est un acte d’amour parfait, capable d’effacer à lui seul tous les péchés, même sans confession, comme le baptême et le martyre. […] » [Mais ne nous désabusons surtout pas en nous fiant en la miséricorde de Dieu et aux mérites de Jésus-Christ en nous disant que c’est ce que nous ferons tout en continuant à persévérer dans le péché, car assurément ce serait commettre un épouvantable blasphème et prendre le chemin de l’enfer éternel, la crainte de Dieu, don du Saint-Esprit (a), devant toujours nous accompagner en cette vie – cf. Le Guide des pécheurs de Louis de Grenade, tome II, chap. XXVI, ouvrage cité plus haut, un des livres préférés de saint François de Sales.]

a) Isaïe, XI, 2 ; Genèse, VII, 4, 7 ; Nombres, XIV, 20-35 ; S. Matthieu, VII, 13 ; II Pierre, II, 4-10 ; Apocalypse, XX, 13-14 ; L’Ecclésiaste, I, 15 : « La multitude des fous est infinie » : stultorum infinitus est numerus.

 

Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, Seconde semaine, Du Règne de Jésus-Christ, § 100 :

 

« Pendant la seconde semaine et les suivantes, il sera très utile de lire de temps en temps quelques passages de l’Imitation de Jésus-Christ, des Évangiles et de la Vie des saints. »

 

L’Imitation de Jésus-Christ, livre II, chapitre XII : De la voie royale de la Sainte Croix (chapitre sublime qu’il convient de méditer quotidiennement et de graver dans son cœur) :

 

« Ainsi tout est dans la Croix, et tout consiste à mourir. Il n'est point d'autre voie qui conduise à la Vie et à la véritable paix du cœur  que la voie de la Croix et d'une mortification continuelle. »

 

Apocalypse, XIV, 12 :

 

« Ici est la patience des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. »

 

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Pour Aristote (384-322 av. J.-C.), le fondateur de la logique, l’existence de Dieu est évidente par elle-même, sans connaître cependant Dieu par son essence en tant que Trine et Un, ce qui est du ressort de la grâce (cf. Thomas d’Aquin, Somme théologique, I, question 2 : « De Dieu : Dieu est-il ? », art. 1, 2 et 3) :

 

« [...] et que si l'on n'adopte pas notre explication, le Monde devra venir de la Nuit, de la Confusion universelle et du Non-Etre. [...] Il existe donc quelque chose, toujours mû d'un mouvement sans arrêt, mouvement qui est le mouvement circulaire. Et cela est d'ailleurs évident, non seulement par le raisonnement, mais en fait. Par conséquent, le premier Ciel doit être éternel. Il y a, par suite, aussi quelque chose qui le meut ; et puisque ce qui est à la fois mobile et moteur n'est qu'un terme intermédiaire, on doit supposer un extrême qui soit moteur sans être mobile, être éternel et substantiel. Or, c'est de cette façon que meuvent le désirable et l'intelligible : ils meuvent sans être mus. [...] La cause finale, en effet, est l'être pour qui elle est une fin, et c'est aussi le but lui-même [...]. Et la cause finale meut comme objet de l'amour (erwmenon : érôménon), et toutes les autres choses meuvent du fait qu'elles sont elles-mêmes mues. [...] Le premier Moteur est donc un être nécessaire, et, en tant que nécessaire, son être est le Bien, et c'est de cette façon qu'il est principe. [...] A un tel Principe sont suspendus le Ciel et la nature. Et ce Principe est une vie, comparable à la plus parfaite qu'il nous soit donné, à nous, de vivre pour un bref moment. [...] Et la Pensée ( NohsiV), celle qui est par soi, est la pensée de ce qui est le meilleur par soi, et la plus souveraine est celle du Bien souverain. L'intelligence (nouV) se pense elle-même en saisissant l'intelligible (nohtou), car elle devient elle-même intelligible (nohtoV) en entrant en contact (qigganwn) avec son objet et en le pensant, de sorte que l'intelligence (nouV) et l'intelligible (nohton) sont le même (tauton). Car le réceptacle de l'intelligible et de la substance (ousia), c'est l'intelligence (nouV), et l'intelligence est en acte quand elle est en possession de l'intelligible. Aussi l'actualité plutôt que la puissance est-elle l'élément divin que l'intelligence semble renfermer, et l'acte de contemplation (qewria) est la béatitude parfaite et souveraine. Si donc cet état de joie que nous ne possédons qu'à certains moments, Dieu l'a toujours, cela est plus admirable encore. Or c'est ainsi qu'Il l'a. Et la vie aussi Lui appartient, car l'acte de l'intelligence est vie, et Il est cet acte même ; et son acte subsistant en soi est une vie parfaite et éternelle. Aussi appelons-nous Dieu un vivant éternel et parfait ; la vie et la durée continue et éternelle appartiennent donc à Dieu, car c'est cela même qui est Dieu.» Aristote, 384-322 av. J.-C., Métaphysique, L, 7.

 

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Rubrique de notre temps

Méditation

 

Les derniers temps

 

IIe Épître de Pierre, III, 3-10

(cf. Apocalypse, XIV, 10 ; XVI, 19 : La coupe de l’ardente colère de Dieu) :

 

« Sachez avant tout que, dans les derniers temps, il viendra des moqueurs  pleins de raillerie, vivant au gré de leurs convoitises, et disant : “ Où est la promesse de son avènement [du deuxième avènement de Jésus-Christ] ? Car depuis que nos pères sont morts, tout continue à subsister comme depuis le commencement de la création ”. Ils veulent ignorer que, dès l’origine, des cieux existaient, ainsi qu’une terre que la parole de Dieu  avait fait surgir  du sein de l’eau, au moyen de l’eau, et que par là même le monde d’alors  périt submergé. Quant aux cieux et à la terre d’à présent, la même parole de Dieu les tient en réserve et les garde pour le feu, au jour du jugement et de la ruine des hommes impies. Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer,  c’est que, pour le Seigneur, un jour est comme mille ans, et “ mille ans sont comme un jour ” [Psaumes, LXXXIX (Vg) : 4]. Non, le Seigneur ne retarde pas l’accomplissement  de sa promesse, comme quelques-uns se l’imaginent ;  mais il use de patience  envers vous, voulant non que certains périssent, mais que tous viennent à la repentance. Cependant le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux  passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre  sera consumée  avec les ouvrages qu’elle renferme. Puis donc que toutes choses sont destinées à se dissoudre, combien sainte doit être votre conduite et grande votre piété, attendant et hâtant  l’avènement du jour de Dieu, où seront dissous les cieux enflammés et se fondront les éléments embrasés ! Mais nous attendons, selon la promesse, “ de nouveaux cieux et une nouvelle terre ” [Isaïe, LXV : 17 ; LXVI : 22 ; Apocalypse, XXI : 1]. Où la justice résidera. »

 

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Évangile selon saint Matthieu, VII, 13-14 :

 

« Entrez par la porte étroite ; parce que large est la porte et spacieuse la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et qu’il en est peu qui la trouvent. »

 

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Isaïe, VI, 11 :

 

« Et  j’ai dit : Jusqu’à quand, Seigneur ? et il a dit : jusqu’à ce que les cités soient désolées, et sans un habitant, et que les habitants soient sans un homme ; et la terre sera laissée déserte. »

Cf. ID., XIII, 9 ; Sagesse, V, 24 ; Apocalypse, IX, 15 ; Le Secret de La Salette : « La terre deviendra comme un désert. »

 

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La Belle Dame, la Sainte Vierge, le 19 septembre 1846, sur la Sainte Montagne de La Salette :

 

« […] Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié. » 

 

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Épître de saint Paul aux Philippiens, III, 17-20 :

 

« Vous aussi, mes frères, soyez mes imitateurs, et ayez les yeux sur ceux qui marchent suivant le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs  qui marchent en ennemis de la croix du Christ : je vous en ai souvent parlé, et j’en parle  maintenant encore avec larmes. Leur fin, c’est la perdition, eux qui font leur Dieu de leur ventre, et mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, n’ayant de goût que pour les choses de la terre. Pour nous, notre cité est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps si misérable, en le rendant semblable à son corps glorieux, par sa vertu puissante qui lui assujettit toutes choses. »

 

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Épître de saint Paul aux Hébreux, XIII, 14 :

 

« Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente,

mais nous cherchons celle qui est à venir. »

 

Notre idéal n’est donc pas de faire de notre monde un paradis terrestre ou de nous efforcer d’améliorer le sort de l’humanité. Le christianisme ne peut pas se réduire à une sorte de philanthropie agnostique sur le modèle de la maçonnerie qui met sa gloire à cacher son “Royal Secret”, c’est-à-dire son culte de Lucifer. La foi catholique est dans l’au-delà. (Cf. Lc 19 14, 27 ; Ps 2, 8.)

 

Albert Pike et le plan luciférien de gouvernement mondial :

cliquez sur :

pikeplgm.htm

Les organisations des Maitres du Monde

illuminati - la secte du dollar

histoire de l'illuminisme - jacobinisme - starck

 gouverne-mondial

911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial

L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) on Vimeo

Nouvel Ordre Mondial, franc-maçonnerie et lucifer...

Version traduite de la page    http://www.infowars.com/resources.html

Video Aaron Russo sur le 911, le CFR et Rockefeller - aaron, russo, nicholas, rockefeller, feminisme - Dailymotion Partagez Vos Videos

ÉvolutionQC - Citations

marqhuma.htm (Serge MONAST)

Serge MONAST :

Dailymotion - ILLUMINATI Le Projet Blue (Beam - une vidéo

YouTube - 666 jetons

dertemps.htm

 

Dévoilement du complot relatif au plan de marquage de l’humanité

(cf. dossier « marqhuma.htm » susvisé) :

 

« On devine qu’un individu catholique, par sa seule Foi au Christ, constitue un obstacle aux idées antéchristiques de l’Ordre Mondial : il sera “classé” comme un dangereux terroriste par l’O.N.U.. Cet individu-là n’aura aucun moyen de se cacher sur toute l’étendue de la planète. Voilà pourquoi les Saintes Écritures nous préviennent de refuser le marquage. » (L’éthique de situation : la fin, l’Ordre Mondial,  justifie tous les moyens.) (Cf. Apocalypse, IX, 4.)

 

David Rockefeller, fondateur de la Commission Trilatérale (1973), discours à cette organisation, juin 1991 :

 

« Nous sommes reconnaissants au Washingtom Post, au New York Times, au Time Magazine et aux autres grandes publications dont les dirigeants ont assisté à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion pendant presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan d’action pour le monde si nous avions été sous la lumière des projecteurs pendant toutes ces années. Mais, maintenant, le monde est plus sophistiqué et mieux préparé à la marche vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés. » (Passage cité sur internet par Paul Grignon sur http://www.bankters.tv/ : « L’Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR). – Sur David Rockefeller, voir l’incontournable ouvrage et « la colossale enquête » : « Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire », par Epiphanius (Taufer Paolo), 671 pages (17/24), dans les Publications du « Courrier de Rome », 2000, aux Éditions DFT - Editionsdft@club-internet.fr)

 

Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire, ouv. cité plus haut, pages 9-10 :

 

 « L’introduction du doute méthodique sous la couverture du scientisme, le mépris de la raison droite poussé jusqu’au refus du réel, le reniement des autorités naturelles, le principe “ nulla potestas nisi a Deo ” effacé du pouvoir qui tire sa légitimité d’en bas, un pouvoir infernal, c’est-à-dire une façon essentiellement luciférienne de procéder, fondée sur le mensonge et le compromis. Tenter une explication du monde actuel en recourant à des déterminismes de lois physiques, ou à des principes économiques ou sociologiques, c’est une vision superficielle des choses qui ne peut satisfaire ceux qui recherchent la vérité : il faut se tourner dans une autre direction, pousser les recherches bien plus en profondeur en partant de la réalité de l’homme, être libre d’adhérer au Bien ou au Mal et pour cela même être en mesure de s’organiser pour les pratiquer l’un ou l’autre. »

 

Preuves d'une conspiration, Antony Sutton, Skull and Bones.

 

Introduction à l'Ordre des Skull and Bones.

 

Les banquiers Illuminati ont engagé les nazis pour lancer la Deuxième Guerre Mondiale

 

Crise financière : Ajustement, mutation ou effondrement de l’Empire ?

 

Obama Economic Controller Is Skull And Bones Member

 

Iran Resist - Iran - Etats-Unis : Obama adopte le slogan présidentiel d’Ahmadinejad

 

Qui sont les artisans du désastre économique ? L’administration Obama inversera-t-elle la tendance ? (Global Research, Michel Chossudovsky, 9 novembre 2008 – alterinfo.net)

 

« Between two ages » (« Entre deux âges »), professeur Zbigniew Brzezinsky, « une créature de David Rockefeller » (dixit Epiphanius), diplômée de Harvard, 1970 :

 

« … le marxisme est une victoire de la Raison sur la Foi, une étape vitale et créatrice pour la maturation de la vision internationale de l’homme. […] Des mots comme capitalisme, démocratie, socialisme et communisme et le nationalisme lui-même n’ont plus de signification : les élites mondiales pensent en termes de problèmes mondiaux. » (Cf. Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire, ouv. cité plus haut, page 184.)

 

LIESI, n° 169 du 25 octobre 2008

liesi@hotmail.fr

Le plan du cartel bancaire

 

« Il faut maintenant bien comprendre que la crise financière actuelle, économique et sociale demain, a été préparée par un cartel bancaire constitué de quelques familles oligarchiques. D'une manière générale, les commentateurs de la crise admettent que les effets pervers des subprimes et des autres produits exotiques sont la conséquence du laxisme des autorités publiques et bancaires. Ils ont tort et leur ignorance est coupable, car l’exercice de leur profession exige d'eux qu'ils connaissent les rouages et le véritable fonctionnement du monde. En fait, ils ignorent l'enseignement de l'Histoire. Pas cette histoire que l'on enseigne dans les écoles marxistes d'aujourd'hui, où les intelligences sont dévoyées, où enfant est formaté pour devenir un esclave du système en gestation. Non, il s'agit de cette histoire secrète dont parlait Balzac : Il y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des événements ... Aujourd'hui, l'on dira de Balzac qu'il était complotiste et la discussion s'arrêtera là pour tous les esprits formatés par Big Brother. L'être intelligent va plutôt s'intéresser à l'histoire SECRÈTE et il prendra alors de la hauteur par rapport aux moutons de panurge que l'élite des sociétés secrètes mène à l'abattoir.

« Comment un homme réfléchi peut-il croire aujourd'hui que cette élite n'a pas pensé aux conséquences des produits qu'elle créait et qu'elle propageait dans le circuit bancaire via les acteurs financiers et politiques de la planète au cours des dernières années ? Ignorance coupable des gens, cupidité des commentateurs et aveuglement des foules. » [Les informations que nous communique l’auteur cette « Lettre » reposent sur des bases sérieuses et parfaitement crédibles qui méritent toute notre attention.]

 

Solidarité & Progrès - Un vrai Nouveau Bretton Woods, enjeu de civilisation :

 

« L’oligarchie financière anglo-américaine et de matrice britannique, pour qui la loi du monde est d’acheter bon marché et de revendre plus cher, tout en conservant le profit obtenu de cette façon ainsi que les possessions qui lui sont associées, est une force politique « impériale », au sens générique du terme. C’est-à-dire un ensemble d’intérêts prédateurs conflictuels agglomérés autour d’un protecteur assurant le privilège d’intérêts privés héréditaires (les familles dominant actuellement les domaines financier, industriel, politique et médiatique ne sont que le reflet de ce principe héréditaire généralisé, que l’on peut interpréter comme une véritable « restauration »). […] La première chose est de soutenir aux États-Unis les forces politiques émergentes qui s’opposent au contrôle du pays par Wall Street et la City de Londres, et qui avancent un projet explicite, opposé et cohérent. Il est évident que les candidatures de McCain et d’Obama ne répondent en rien à ces considérations. […] En un mot, ils doivent redevenir des États-nations agissant pour le bien commun de leurs citoyens et des générations futures, et non comme les supplétifs de marchés livrés à une oligarchie financière conduisant le monde à la guerre de tous contre tous, faute de créer les ressources de l’avenir.

 

      Au sujet du système de crédit productif, consultez le site « lym-France :

 

http://www.lymfrance.org/Un-systeme-de-credit-productif.html

 

      Ne nous faisons plus d’illusions : l’évangile de Satan par le culte de l’homme et la philanthropie va se répandre sur la face de la terre comme une traînée de poudre afin remplacer et de faire disparaître l’évangile de Jésus-Christ caractérisé par le culte et l’amour du vrai Dieu (a), c’est-à-dire de Dieu Trine et Un ou de Dieu trois fois Saint, le jugeant incapable de régler les problèmes de la paix et de la faim dans le monde, et de parvenir ainsi à effacer le nom de Dieu et son Christ dans le cœur des hommes et rendre caducs les commandements de Dieu et les ultimes paroles de Jésus, le Verbe incarné, commandant à ses apôtres d’aller « prêcher l’évangile à toute créature et d’enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit », en précisant bien que « celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé, et que celui qui ne croira pas sera condamné » (b). Rappelons que Jésus est venu pour la gloire de la divine Trinité et le salut du monde et que le salut est l’affaire capitale de l’humanité. Travaillons donc à notre salut, car à quoi bon gagner le monde entier, si nous venons à perdre notre âme ? (c) C’est Dieu qui renouvellera l’univers (d). Selon les Saintes Écritures, Il prend même le soin de pourvoir les justes des choses temporelles (e).

a)  Dieu de Dieu, « Deum de Deo » (Credo – symbole de Nicée), vrai Dieu de vrai Dieu, « Deum verum de Deo vero » (ID.), et non « Dieu de l’univers » de la « nouvelle messe » ou de la messe moderniste.

b)  Cf. S. Marc, 16 : 15-16 ; S. Matthieu, 28 : 19.

c)   Cf. S. Matthieu, 16 : 26.

d)  Cf. Apocalypse, 21 : 3-5.

e)  Cf. S. Matthieu, 6 : 26, 31 ; Psaumes, 33 : 10 ; 36 : 25 ; Deutéronome, 28 : 1-14 ; 6 : 4-13 ; 2 Corinthiens, 6 : 10 ; Romains, 8 : 28. 

 

Nicolas Sarkosy, président de la république française, discours du 25 septembre 2007 à l’O.N.U. :

 

« La France entend poursuivre avec tous les hommes de bonne volonté le combat pour construire le Nouvel Ordre Mondial. […] Au nom de la France, j’appelle tous les états à se réunir pour fonder le Nouvel Ordre Mondial. » [le N.O.M. = le Nouvel Ordre Mondial ou le Nouvel Ordo Missæ (la « nouvelle messe ») ! La coupe est pleine. Qui dit mieux ?]

Cliquez sur : 911NWO.INFO : Observatoire du Nouvel Ordre Mondial » Nicolas Sarkozy appelle à “fonder le Nouvel Ordre Mondial”.

 

      Les informations que nous détenons nous conduisent à conclure que les banquiers centraux du monde ont créé de toutes pièces la crise financière pour amener les peuples à désirer un gouvernement mondial.

 

Cliquez sur : Chapitre 51 — Le but ultime des Financiers: un gouvernement mondial

 

Saint Matthieu, versets 19 à 22 :

 

« Lors donc que l’on vous livrera, ne pensez ni comment, ni ce que devrez dire ; il vous sera donné, en effet, à l’heure même ce que vous devrez dire. Car ce n’est pas vous qui parlez, mais l’Esprit de votre Père qui parle en vous. Or le frère livrera le frère à la mort, et le père le fils ; les enfants s’élèveront contre les parents et les feront mourir. Et vous serez en haine à tous, à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

 

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Saint Irénée de Lyon (v. 135 - v. 202), Contre les hérésies, V, 26, 2 et 27, 1 :

 

Le juste jugement de Dieu contre Satan et tous ceux qui

participent à son apostasie.

 

« […] et ils n’admettent pas que soit juste le jugement de Dieu : c’est pourquoi ils imaginent un autre Père, qui n’aurait ni souci ni soin de nos affaires, ou même approuverait tous les péchés. Car, si le Père ne juge pas, c’est qu’il n’a nul souci de nos actes […]. Superflue est, dès lors, la venue du Christ. Celle-ci est même en contradiction avec l’absence d’un jugement de sa part. »

(Cf. Apocalypse, XV, 8 ; XVIII, 4-8.)

 

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Quelques citations de la Bible à l’intention de ceux qui rejettent le christianisme comme étant incapable de faire face aux guerres injustes, ou de défendre nos biens ou notre vie par des moyens adéquats :

 

I Machabées, II, 40 ; II Machabées, X, 29-31, 38 ; ID., XV, 13-16, 21, 25-27 ; S. Matthieu, XXII, 21; Romains, XIII, 4 ; S. Matthieu, VIII, 5-7, 10-13 ; S. Luc, III, 14 ; S. Matthieu, XXVI, 51 ; S. Marc, XIV, 10-11 ; S. Matthieu, V, 17 ; S. Luc, XXIV, 45.

 

 

Évangile selon saint Matthieu, XXII, 21 :

 

« Alors, Jésus leur dit :

“Rendez donc à César ce qui est à César ; et à Dieu ce  qui est à Dieu”. »

 

Évangile selon saint Jean, XIX, 11 :

 

« Jésus répondit à Pilate :

“Tu n’aurais aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en-haut”. »

 

Épître de saint Paul aux Romains, XIII, 1 (soumissions aux pouvoirs civils) :

 

« Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. »

 

Marie d’Agréda, La Cité mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, tome II de l’édition de Paris 1857 (Poussiègle-Rusand), chapitre XXII : Comme sainte Anne accomplit dans ses couches ce qui était ordonné par la loi de Moïse, et comme Marie se comportait dans son enfance – Réponse et instruction de la Reine du ciel, § 359 :

 

« Le mépris que l’on fait des lois justes et bien ordonnées, et la dispense que l’on en donne à tout moment, font perdre le culte et la crainte de Dieu, confondant et détruisant aussi le gouvernement Divin. »

 

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Dom Anselme Stolz, Théologie de la mystique, ouv. cité plus haut,

 ch. IV : L’empire de Satan, pp. 68, 70, 71, 72-73, 75-76 :

 

« Il n’y a pas d’ordre du monde naturellement bon. […] Le prince de ce monde (1) cherche à enchaîner les hommes par cette apparence de bonté, pour les conserver plus sûrement sous sa domination. […] De plus, la conception physique de la Rédemption rend possible l’explication du ravissement de saint Paul dans le sens d’un déplacement local. D’après les récits d’autres mystiques, on peut déduire que saint Paul ne fut pas nécessairement gratifié d’un phénomène purement accidentel et unique. La grande sainte Thérèse dira par exemple… (cf. Le Château de l’âme, VIe Dem., ch. V). Ces expériences mystiques peuvent donc, comme le ravissement de saint Paul (2), être comprises à l’instar d’un déplacement local en dehors du monde pécheur, vers une zone impénétrable au démon et spécialement protégé de Dieu, à l’instar d’une reprise de l’union avec Dieu. On trouve des échos de ce phénomène, entre autres, dans les expressions mystiques de saint Grégoire-le-Grand lorsqu’il définit par exemple la contemplation “ extra carnis angustias sublevari ” (être élevé hors des étroitesses de la chair). Ces témoignages permettraient de compléter l’idée que saint Thomas se fait du ravissement (3). […] Le récit de saint Paul qui, à la lumière de la conception physique de la Rédemption, gagne en clarté, fait aussi indirectement mention de la puissance du démon, et rend par conséquent contestable toute créance en la mystique purement naturelle, et en un homme qui, tout en étant “ bon ”, ne croirait pas dans le Christ. Peut être est-ce la plus dangereuse victoire de Satan à ébranler en nous la foi en son pouvoir. »

1) « Maudite sera la terre » – cf. Genèse, III, 17 ; « Le jardin des délices » - ID., III, 23 ; « Le prince de ce monde » - cf. S. Jean, XII, 31 ; XIV, 30 ; I S. Jean, V, 19 : « Tous les royaumes de la terre » - cf. S. Luc, IV, 5-6 ; « tombant du ciel » - cf. S. Luc, X, 18 ; cf. Apocalypse, XII, 9, 10 et 13 (le prince de ce monde rejeté de l’Empyrée, la demeure éternelle des justes et du Juste des justes) ; le « cloître du bonheur » : Dante, La Divine Comédie, Paradis, Chant XXV, vers 127 (cf. XXVII, 106-115 ; XXX, 37-39) ; Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, voir plus haut, ch. XXIII, § 772 : « Le ciel empyrée est aussi la fin corporelle et matérielle de tout ce qui est corporel ; et il est singulièrement appelé le siège de la Divinité » [cf. liv. Ier, ch. XVII, § 247, ch. XIX, § 299, ch. XXI, § 330, §§ 332, 334, 337 et 338, ch. XXVIII, § 362 ; liv. 6e, ch. XXII, § 1404 : Testament que fit sur la croix Jésus-Christ, notre Sauveur priant son Père éternel, § 1409 : « Ma fille, tâchez de n’oublier jamais la connaissance des mystères que je vous ai découverts dans ce chapitre. ») ; ch. XXIX, §§ 1512, 1514, 1517 (“saint Paul, au commencement de sa conversion, ravi jusqu’au ciel empyrée”) ; 3e p., l. 7e, ch. XIV, § 263 : “Et après cette séparation Paul fut enlevé dans l’empyrée, qu’il appelle troisième ciel, déclarant aussi ne point savoir s’il fut ravi avec son corps ou seulement en esprit.” - Cf. II Corinthiens, XII, 2), § 1518 (cf. Actes, I, 9), §§ 1519, 1520 et 1525 (cf. Proverbes, XXX, 10) ; Somme théologique, II, I, qu. 4, art. 7, sol. 3.]. – Les astronomes et physiciens athées sont insensés et impuissants. Le ciel empyrée est à notre monde visible ce que l’âme humaine est à notre corps. L’univers est maintenu par en haut. Et que devient une âme sans son corps ? N’en déplaise à ces astronomes et physiciens imbus de leurs pensées matérialistes, rien ne peut tenir tout seul dans un vide universel et illimité ou dans un vide atomique. Nous nous demandons bien comment ils font pour soutenir l’unité du cosmos sans prendre en considération son centre de gravité – point G – ou son équilibre sans pouvoir localiser son barycentre ou la résultante de ses vecteurs orientés avec leur quantité de mouvement et leur masse respective (cf. Yves Doucet, Cours de Physique du Certificat d’Études Supérieures M.P.C., Aix en Provence, conforme aux programmes officiels du 16 août 1958). Comment la lumière se propage-t-elle dans le « vide absolu », c’est-à-dire dans le « néant ». Et que fait-on de la stabilité parfaite en fréquence comme en intensité des raies optiques et de la constitution des cristaux suivant les trois axes de coordonnées (en 3 D) bien réels, et ce à l’échelle de l’angström ou du dix millionième de millimètre ? La pensée des physiciens modernes se révèle bien fragile lorsqu’il s’agit de nous donner une idée cohérente de la formation de notre univers (cf. Maurice Ollivier, ancien élève de l’École Polytechnique, Physique moderne et réalité, Éditions du Cèdre, Paris, 1962 ; sur la « forme » de l’atome et ses difficultés insolubles, Louis Jugnet, Pour connaître la pensée de saint Thomas d’Aquin, pp. 79-80, Éditions Bordas, 1964). 2) II Corinthiens, XII, 2-4. 3) Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, II-II, q. 175.

 

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Évangile selon saint Matthieu, VI, 25 et 33 :

 

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. […] « Cherchez premièrement le Règne et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par surcroît. »

[Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda (1602-1665), Abbesse du Monastère de l’Immaculée Conception de la ville d’Agréda, de l’Ordre de S. François, la Cité mystique de Dieu, De la  vertu de justice qu’eut la très-sainte Vierge, t. 2, Ire p., liv. IIe, ch. X, § 550 : « La grande vertu de justice est celle qui sert le plus à la charité qu’on exerce envers Dieu  et envers le prochain […] elle a pour matière et pour objet l’égalité et le droit qu’on doit à l’égard du prochain et à l’égard de Dieu même. »]

 

 

S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, 2a-2æ, La justice, qu. 58, art. 1, sol. 6 :

 

«   De même que l’amour du prochain est inclus dans l’amour de Dieu, ainsi le service de Dieu implique que l’on rende à chacun ce qu’on lui doit. »

 

ID., ibid., qu. 57, art. 1, conclusion :

 

«   La justice, parmi les autres vertus, a pour fonction d’orienter l’homme dans les choses relatives à autrui. En effet, elle implique une certaine égalité, comme son nom lui-même l’indique : ce qui s’égale s’ajuste, dit-on vulgairement ; or l’égalité se définit par rapport à autrui. »

 

 

Isaïe, X, 1-2 :

 

« Malheur à ceux qui établissent des lois iniques, et qui écrivant, ont écrit l’injustice ; afin d’opprimer le pauvre dans le jugement, et de faire violence à la cause des faibles de mon peuple ; afin que les veuves soient leur proie, et qu’ils pillent les orphelins ! »

 

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Évangile selon saint Jean, XIV, 12-14 :

 

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

      Sommes-nous infidèles ou égarés ? Il est vrai que « nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs » (a) et que « la prière de celui qui détourne l’oreille pour ne point écouter la loi de Dieu, sera rejetée comme exécrable » (b), car « ceux-là jouissent spécialement des avantages de la divine promesse, qui demeurent en JÉSUS-CHRIST, et en qui les paroles de JÉSUS-CHRIST demeurent » (c).

a) S. Jean, IX, 31 ; S. Matthieu, XIII, 58 ; b) Prov., XXVIII, 9 ; c) Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations, ouvrage cité plus haut, Quatrième partie et volume, p. 165 ; S. Jean, XV, 7.

 

Cliquez sur : Livre VII - Ch. I-VI, ch. VI, § 88, et sur : Livre VII - Ch. XI-XV ch. XIII, §§ 240-247

 

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Évangile selon saint Jean, XIV, 2-4 :

 

« Il y a plusieurs demeures dans la demeure de mon Père ; Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. »

 

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ID., XVI, 28 et 33 :

 

« Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant je quitte le monde, et je vais au Père. […] Vous aurez  des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

 

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ID., XVIII, 36, 37 :

 

« Jésus répondit : “Mon royaume n’est pas de ce monde. […] Mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici.” […] Aussi Pilate lui dit : “Vous êtes donc roi ?” Jésus répondit : “Tu le dis : je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité : quiconque appartient à la vérité écoute ma voix.” »

 

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Ire Épître de saint Pierre, I, 3-5 :

 

« Béni soit Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts pour une espérance vivante ; pour un héritage incorruptible, sans souillure et inflétrissable, qui vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi pour le salut, qui est prêt à être révélé dans les derniers temps ! »

 

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Ire Épître de saint Jean, II, 22-23 :

 

« Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. […] Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; quiconque confesse le Fils a aussi le Père. »

 

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Saint Ignace de Loyola (1491-1556),

Exercices spirituels, Principe et fondement :

 

« L’homme est créé pour louer, révérer et servir Dieu notre Seigneur, et moyennant cela sauver son âme […] désirant seulement et choisissant ce qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés » : « El hombre es criado para alabar, hacer reverencia y servir a Dios nuestro Señor, y mediante esto salvar su ánima […] solamente deseando y eligiendo lo que más nos conduce para el fin que somos criados »

 

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L’Ecclésiaste, XII, 13 :

 

« Écoutons tous pareillement la fin de ce discours. Crains Dieu, et observe ses commandements ; car c’est là tout l’homme. »

 

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Ste Thérèse d’Avila, Chemin de la perfection, ch. XXXI :

 

« Arrêtez vos soucis promptement, en considérant que votre royaume n’est pas sur la terre et que tout passe avec une effrayante rapidité. »

 

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ID., ibid., chap. XLII :

 

« O mes filles, ne recherchons point les joies de la terre. Nous sommes bien ici (au monastère de Saint-Joseph d’Avila, en 1563). Ce n’est qu’une nuit à passer dans une mauvaise hôtellerie. »

 

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Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, 2, Ire p., liv. IIe, ch. III, §§ 459-460 :

 

« C’est une vertu [la chasteté] qui embellit toutes les autres, qui élève le corps à un état supérieur, illumine l’entendement et conserve les âmes en leur noblesse, et qui est au-dessus de tout ce qui est corruptible. […]. Montez aux hauteurs de la connaissance de Dieu et de son amour, où vous puissiez vivre dans une spacieuse liberté, sans qu’aucune chose vous borne : et vous connaîtrez de là combien toute la terre est étroite, basse et méprisable, pour y renfermer votre âme. »

[Cf. S. Mat., V, 8 ; XIX, 12 : « … et il y en a qui se sont eux-mêmes rendus eunuques, à cause du royaume des cieux. »]

 

ID., ibid., ch. VIII, § 527, Instruction de la Reine du ciel :

 

« Allumez le flambeau de la foi et de la raison pour tâcher de trouver cette drachme d’un prix infini (1), et quand vous l’aurez rencontrée, oubliez et méprisez tout ce qui est terrestre et corruptible, et considérez, pesez et repassez plus d’une fois dans votre esprit les raisons et les causes infinies qu’il y a en Dieu pour être aimé sur toutes choses. »

1) Cf. S. Luc, XV, 8).

 

ID., ibid., 2e partie, livre 4e, ch. XXVII (Hérode ordonne de faire mourir les Innocents.- L’auguste Marie en a connaissance, et le petit Baptiste est mis à couvert de sa fureur.), § 680 (Instruction que je reçus de la très sainte Vierge.) : 

 

«  Prenez garde d’attacher votre affection à aucune chose, pour petite qu’elle vous paraisse ; car il ne faut qu’une étincelle pour allumer quelques fois un grand incendie. Je vous redis souvent les mêmes choses touchant cette mortification de vos inclinations, et je ne cesserai de vous les répéter ; parce que la plus grande difficulté qu’on rencontre en la pratique de la vertu, c’est de mourir entièrement à tout ce qui est délectable et sensible, et parce que vous ne pouvez pas devenir un instrument au gré du Seigneur, si vous n’effacez de vos puissances jusqu’aux espèces ou images de toutes les créatures, afin qu’elles ne trouvent aucune entrée dans votre volonté. »

 

ID., ibid., 2e partie, livre 5e, ch. I, §§ 724 et 725 (Instruction que j’ai reçue de la Reine du ciel.) :

 

« Vous devez avoir en premier lieu la conscience pure et tranquille, et un soin continuel de ne tomber dans aucun péché, ni dans la moindre imperfection, en quelque circonstance que vous soyez placée. Vous devez aussi abandonner tout ce qui est terrestre, et faire tous vos efforts pour bannir de votre mémoire les images des choses visibles, afin de garder votre cœur dans la simplicité, dans la sérénité et dans le calme. Et quand vous aurez l’intérieur débarrassé, et libre des ténèbres et des idées grossières qui les causent, alors vous écouterez le Seigneur, vous prêterez l’oreille à sa voix, comme une fille bien-aimée qui oublie son peuple de cette Babylone remplie de vanité, la maison de son père Adam et toutes les habitudes de sa vie passée ; et si vous êtes ainsi disposée, je vous assure qu’il vous fera entendre les paroles de la vie éternelle (a). » […] Commencez à modérer vos craintes désordonnées, et ne doutez plus que ce soit le Seigneur qui vous parle et qui vous enseigne, puisque la doctrine elle-même rend témoignage de sa vérité et vous assure que c’est lui qui en est l’auteur ; car elle est sainte, pure, parfaite et sans tache. […] parce que la pureté de l’âme et la grâce sont la plus éminente et la plus juste disposition pour recevoir les influences de la Lumière divine et la science infuse, que le Rédempteur du monde communique à ceux qui sont ses véritables disciples.» 

 a) Cf. Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean, VI, 69.

 

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Cardinal John Henri Newman, Apologia, livre cité plus haut, p. 364 :

 

« Ce dont je puis parler avec plus d’assurance, c’est de l’effet produit sur moi, un peu plus tard, par l’étude des Exercices Spirituels de saint Ignace. »

 

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Ire Épître de saint Jean, I, 7 :

 

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. »

 

 

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, « Instructions que la très-sainte Vierge me donna », 1re partie, liv. 2e :

 

« 670. […] et quoique ce soit une grâce que de recevoir des souffrances pour ses péchés, cette même grâce est néanmoins accompagnée de beaucoup de justice. » (Cf. Actes, XIV, 21 ; 1re ép. aux Corinthiens, I, 18-20, 22-23 et 27.)

Cliquez sur : pechrep.htm

 

 

Prière de l’Ange de la Paix adressée aux trois pastoureaux : Lucie, François et sa sœur Jacinthe  (Fatima, printemps 1916) :

 

Mon Dieu,
je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime.
Je Vous demande pardon
pour ceux qui ne croient pas,
qui n'adorent pas,
qui n'espèrent pas,
et qui ne Vous aiment pas.

 

Prière de l'Ange de l'Eucharistie  (Fatima, automne 1916) :

 

Très Sainte Trinité,
Père, Fils et Saint-Esprit,
je Vous adore profondément
et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ
présent dans tous les tabernacles du monde,
en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences
par lesquels il est Lui-même offensé.
Par les mérites infinis de Son Très Saint-Cœur
et du Cœur Immaculé de Marie,
je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs
.

 

Cliquez sur : Notre-Dame de Fatima : Ange precurseur et sur :

Notre Dame de Fatima: Actualites

Notre-Dame de Fatima : apparition du 13 octobre 1917 :

 

« Ce 13 octobre, malgré la pluie, la foule était au nombre de 50 000 à 60 000 personnes ! Certains étaient venus de très loin pour assister à l'Apparition promise. Parmi cette masse, étaient eux aussi là, prêt à intervenir dans le cas où il ne se passerait pas le miracle annoncé par Notre-Dame, les mois précédents. »

 

     Que faut-il de plus pour que le monde se convertisse, se repente de ses péchés et fasse pénitence ?

 

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Si vous voulez me poser des questions pour en savoir plus, et cela toujours gratuitement et sans le moindre engagement de votre part, cliquez sur thomiste@wanadoo.fr


 

L'originalité du présent site : mettre gratuitement à la disposition du public des informations et un enseignement qui, en matière de philosophie, de religion et de physique fondamentale, font actuellement défaut dans nos collèges, lycées et universités enfermés dans un matérialisme irrationnel et désespérant qui a atteint aujourd'hui «le but vide de sa course vaine» (cf. Pierre Virion, BIENTOT UN une super et GOUVERNEMENT contre-église MONDIAL ?  Editions St-Michel Saint-Cénéré, 1967, pages 207-210 : III - Les enseignements (Saint-Yves d'Alveydre et le schéma de l'Archétype social, préparation des cadres synarchisés ou synarchiques, vaste entreprise de clivage des cerveaux, avec les Rose-Croix, les Martinistes et les Illuminés de Bavière ou le Nouvel Ordre des Siècles, etc.).

 


Nous ne commercialisons pas nos informations ni nos travaux.

Par la grâce de Dieu, la pauvreté ne nous quitte pas.

Saint Jean Chrysostome (344-407), Homélie XVII, 3 :

« La cupidité est la racine de tous les maux » : « Radix

omnium malorum est cupiditas.» (Cf. I Tim ., VI, 10.)

 


La vérité n’est la propriété de personne. Tout homme y a droit pour se libérer de l’esclavage de l’erreur, car le vrai est l’objet formel de son  intelligence et a rapport à l’être absolument et immédiatement, c’est-à-dire à ce qui est (« id quod est ») et non à son imagination ou à ce qui n’est pas une réalité dans les choses.


S. Jean, I, 5 :

« Et lux in tenebris [Internet] lucet...»

Soyons les médias !

« Dont’t hate the media. Be the media. »

 

 

2 Timothée, II, 24-26 :

 

« Or, il ne faut pas qu’un serviteur du Seigneur ait des querelles ; il doit, au contraire, avoir de la condescendance pour tous, être propre à enseigner, doué de patience ; il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité, et que, revenus à leur bons sens, ils se dégageront des  pièges du diable, qui s’est emparé d’eux pour les soumettre à sa volonté. »

 

Vénérable Père Louis Du Pont, S. J., Méditations sur les mystères de notre sainte  foi, ouvrage cité plus haut, Quatrième partie et volume : Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur, Méditation V, page 77 :

 

« O Maître plein de sagesse, enseignez-moi à corriger mes frères sans aigreur, afin que je guérisse leurs maux par ma douceur, au lieu de les empirer par mon indignation (cf. Galates, VI, 1). »

 

L'Imitation de Jésus-Christ, liv. I, chap. V, II, 4-6 :

 

       “Nous devons lire aussi volontiers les livres d’une piété toute simple que les sublimes et profonds ouvrages. « Ne t’arrête point à la réputation de l’auteur, ni à son peu ou prou d’érudition, mais que l’amour de la pure Vérité te porte à le lire.

     « Ne recherche pas qui a dit cela, mais prends garde à ce qui est dit. »

 

Ire Épître aux Corinthiens, I, 26-29 :

 

« Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont, afin que nulle chair  ne se glorifie devant Dieu. »

 

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Le Secret de LA SALETTE

(Secret délivré par la Sainte Vierge sur la Montagne de La Salette le 19 septembre 1846) :

 

Pour en savoir un peu plus, cliquez sur : calvat.htm

 

"Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur ; je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle."

 

« Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant, ne sera pas toujours secret ; vous pourrez le publier en 1858. »

« Enfin, j’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu […] dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre. […]

Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins (a). L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. […] Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi  soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. »

a) Selon une prophétie de Sœur Marie de la Croix, l’Ordre des Apôtres des Derniers Temps ne commencera son action qu’après les grands Événements de la Fin, le Grand Jour de la colère de l’Agneau (cf. Ap., VI, 17).

 

Marquis de la Vauzelle, 26 septembre 1916, LE SECRET DE LA SALETTE devant l’Épiscopat français, Éditions Delacroix, BP. 18, 35430 Chateauneuf, 2002, pages 281-282 :

 

        « Si le Secret de La Salette n’est pas de source céleste, il est diabolique. Pourquoi nos Évêques ne l’ont-ils pas condamné officiellement dans leur diocèse ? Pourquoi n’ont-ils pu obtenir des quatre derniers Papes qu’il soit prohibé ? Pourquoi ces Papes le laissent-ils circuler librement depuis 43 ans ? Qu’en résulte-t-il sinon que ces quatre Papes ont reconnu la provenance divine de ce Secret et ont approuvé sa diffusion ? »

 

ID., ibid., page 211, Appendice III – Le Secret de La Salette n’a jamais été condamné :

 

« Albert Lepidi, O. P., Vatican, 16 décembre 1912, Maître du Sacré Palais, membre du Saint-Office et de l’Index [dans une lettre adressée au cardinal Luçon, archevêque de Reims et communiquée au marquis de la Vauzelle] :

 

         “ […] 1° Le Secret de la Salette n’a jamais été condamné d’une manière directe et formelle par les  Sacrées Congrégations de Rome. 2° Deux livres de M. Gilbert-Joseph-Émile Combe ont été condamnés par l’Index, l’un en 1901 … L’autre livre en 1907… Ces condamnations regardent directement et formellement les deux livres écrits par M. Combe et nullement le Secret.

Je vous prie V. E. d’agréer…, etc.” (Voir dans « La Femme et le Dragon » de Maurice Canioni aux Éditions Delacroix, achevé d’imprimer le 25 mars 2004, la réfutation magistrale des arguments spécieux et trompeurs de l’abbé Francesco Ricossa qui nie l’authenticité du Secret de La Salette en prétendant mensongèrement qu’il a été condamné par l’Église, réfutation dont tout homme soucieux de vérité devrait prendre connaissance pour en vérifier le bien-fondé et que personne, jusqu’à ce jour [6 octobre 2008], n’a infirmée, et ce afin de ne pas se laisser induire en erreur par des personnes naïves ou mal informées.)  

(Signalons que cette lettre pourtant digne d’être citée a été mise sous le boisseau par l’abbé Francesco Ricossa de l’association « Mater Boni Consilii » éditant le périodique « Sodalitium » dont les informations méritent cependant d’être retenues.) 

 

Marquis de la Vauzelle, LE SECRET DE LA SALETTE devant l’Épiscopat français, ouvrage cité plus haut, page 144 :

 

         «  O ennemis du Secret de La Salette quel jugement sera le vôtre au tribunal de Dieu ! Car Mélanie a dit : “ Tout ce que l’on fera contre le Secret retombera lourdement sur ceux qui l’auront attaqué ”. Quelle auréole d’ignominie entourera vos noms en vous clouant pour toujours au pilori de l’histoire ! »

 

ID., ibid., page 92 (un rappel théologique) :

 

        « Aucun Pape ne peut faire entrer dans le dépôt de la foi révélée une révélation privée ; il ne peut qu’en reconnaître la provenance divine et inciter les fidèles à y croire. Il suit de là que ceux qui rejettent comme apocryphe le Secret de La Salette ne sont pas des hérétiques puisque ce secret n’est pas un dogme de foi, mais ils sont des révoltés (a) en vertu du Mandement de 1851 [Pie IX : “ Nous jugeons que l’apparition de la Sainte-Vierge … porte en elle-même tous les caractères de la vérité et que les fidèles sont fondés à la croire indubitable et certaine. … Nous autorisons le culte de Notre-Dame de La Salette, Nous permettons de le prêcher et de tirer les conséquences pratiques et  morales qui ressortent de ce grand événement. ”]. »

a) Des révoltés contre les ordres de la Mère de Dieu qui, dans son Secret, nous a dévoilé les plaies de ce monde et donné les remèdes pour échapper à la colère de Dieu et mériter sa miséricorde et son pardon par notre repentir et la réparation de nos fautes dans la mesure du possible, et en ayant la ferme résolution de ne plus jamais l’offenser volontairement par nos pensées, nos paroles et nos actes, en étant constamment conscients de notre profonde misère et de notre propre néant devant Lui, et en craignant en permanence de l’offenser de nouveau ou de retourner à nos vomissements (cf. Jérémie, 15 : 23 ; Psaumes, chap. 31 ; 118 : 119-120 ; Isaïe, 13 ; S. Luc, 21 : 34-35 ; S. Matthieu, 25 : 41 ; S. Jean, 18 : 4-6 ; Isaïe, 2 : 19-22 ; Proverbes, 26 : 11 ; 2 Pierre, 2 : 12 ; Apocalypse, 6 : 16-17).

 

       Notons bien que le pape Pie IX n’a prescrit la promulgation de son Mandement qu’après avoir eu en mains les secrets des bergers et qu’il ne pouvait pas par conséquent les avoir exclus de son jugement. L’apparition en tant que telle ne dit rien et donc ne prouve rien.

 

       Le Mandement du pape Pie IX nous suffit pour nous convaincre de l’authenticité du Secret de La Salette. C’est ainsi que l’on ne fait plus qu’un avec le vicaire suprême du Christ, la tête de toute l’Église. Soyons logiques et francs. On est catholique ou on ne l’est pas. Tout ce qui suit cette « grande nouvelle » doit se trouver en accord ou être rejeté, car, en cette vie, nous marchons par la foi.

 

L’Osservatore Romano du 25 décembre 1904 (sous le pontificat du pape saint Pie X) :

 

       « Mélanie révéla son Secret quand le temps marqué fut connu, bien qu’elle sût qu’un pareil acte lui attirerait la colère de ceux qui, perdus de mœurs, étaient enchaînés au char maçonnique. »

 

LETTRE DE MÉLANIE À MONSIEUR DE LA RIVE, 16 OCTOBRE 1904.

 

        Très vénéré Monsieur de la Rive,

 

        Je vous suis très reconnaissante de ce que, en ce temps de morte foi, vous avez osé publier « Le Secret de la France chrétienne », tel que je l’avais publié en 1879, avec l’Imprimatur de Monseigneur ZOLA, Evêque de Leccè (Italie) et que je l’ai fait réimprimer cette année à Lyon, avant de quitter la France. Je proteste hautement contre un texte différent qu’on oserait publier après ma mort.

        Je proteste encore

        1° Contre les très faux dires de tous ceux qui ont osé dire et écrire que j’ai brodé le Secret ;

        2° Contre ceux qui affirment que la Reine de la Sagesse n’a pas dit de faire passer le Secret à tout son peuple.

 

Ce 18 Octobre 1904,

 

Mélanie Calvat,

 

Bergère de La Salette. 

 

Pour servir à l’histoire de La Salette, Documents II

 Lettres de Mélanie à Mère Saint-Jean

Nouvelles Éditions Latines (1964)

J.M.J - Le Cannet, 19 septembre 1889.

Ma Très Révérende Mère Supérieure.

Que Jésus soit aimé de tous les cœurs !

        « […] Si le nombre de celles d'entre vous qui pense le bien réel et véritable était assez grand, unies d'un commun accord, vous pourriez tenter un petit conseil et demander à Mgr Fava, la séparation d'avec celles qui certainement n'ont aucune vocation pour l'œuvre véritable de notre divine Mère, et vous pourriez dire à Monseigneur que vous voulez obéir à la Très Sainte Vierge qui a donné une Règle à ses filles et obéir au Souverain Pontife Léon XIII qui, par la bouche de son remplaçant dans un Congrès particulier, prononça ces paroles : " Nous ordonnons que la Règle que la Sainte Vierge a donnée à Mélanie soit observée par les Pères et par les religieuses qui sont sur la Montagne de La Salette." Monseigneur ne pourra pas nier avoir entendu cette ordonnance. […] » [Notons bien que cette Règle avait été donnée à Mélanie par la Sainte Vierge à la suite du Secret auquel elle est inhérente, ce qui revient à dire que le Secret en a la même valeur.]

            Une note discordante qui revient à traiter Mélanie de La Salette ou Sœur Marie de la Croix de menteuse (ce qui est une infamie, parce que l’apparition de la Très Sainte Vierge et ses messages reposent sur le seul témoignage de Mélanie, et que si celle-ci a menti sur le Secret, nous ne pouvons plus lui accorder le moindre crédit, - sans parler du témoignage et du soutien de Maximin) :

 

SODALITIUM N° 48, éd. française - Avril 1999, L'Apocalypse selon Corsini, par l'abbé Francesco Ricossa,  I. Le Secret de La Salette, pp. 57 et 59, 2e  colonne :

 

        « I. Le Secret de la Salette

       

        À propos de La Salette et avant toute chose, il faut faire une distinction entre l'Apparition proprement dite, le Secret, et les interprétations du Secret. Ensuite, pour porter un jugement prudent, le catholique devra s'en tenir à ce que pense l'Église : " ayant déposé tout jugement propre, nous devons avoir l'âme prête et prompte à obéir en tout à la véritable épouse du Christ Notre-Seigneur qu'est la sainte Église notre Mère " (Saint Ignace, Exercices spirituels, Règles pour sentir avec l'Église, première règle, n° 353). ... De tout ce qui précède on peut tirer la conclusion suivante : le texte du Secret n'a pas été approuvé  par l'Église comme l'a été l'apparition de 1846 ; qui plus est, le Saint Office en a interdit la diffusion sous peine de lourdes sanctions (1915), il en a interdit la possession et la lecture (1922) et il en a condamné le contenu (1957). Certes, les décrets de la Sacré Congrégation ne sont pas irréformables ; cependant, ceux qui ne tiennent aucun compte des condamnations émanant de la Sacré Congrégation de l'Index ou d'autres congrégations romaines se rendent coupables de faute (cf. proposition 8 des modernistes condamnée par le décret Lamentabili, DS 3408). » [Si nous sommes vraiment coupables de cette faute, ne faudrait-il pas par conséquent la déclarer à un prêtre, en confession, pour en recevoir le pardon de Dieu ? - Notons bien que, dans cet article, l’abbé Ricossa rejette de surcroît la dimension eschatologique ou la perspective des derniers temps de l’Apocalypse et contredit manifestement la 3e partie du livre V de l’ouvrage intitulé « Contre les hérésies » de saint Irénée de Lyon, le « marteau des hérésies », et ce également à l’encontre des révélations de sainte Hildegarde avec son « Scivias Domini » et de bien d’autres saints et saintes ou âmes privilégiées qui sont connus du monde chrétien. Faudrait-il condamner également saint Irénée, le grand évêque de Lyon, qui mourut martyr sous la persécution de l’empereur Sévère et que l’on considère comme le « fondateur de la théologie catholique » ? Outre cela, nous ne voyons pas pourquoi l’abbé Ricossa nous demande faire une distinction entre l’Apparition, qui par elle-même demeure une vision corporelle où le diable a plus de pouvoir (a), et les interprétations du Secret, puisqu’il prétend que son contenu, c’est-à-dire, au fond, le Secret, a été condamné par le Saint Office, ce qu’infirme le R. P. Lepidi, cité plus haut, et lui-même membre de cette instance suprême. Tout cela n’est pas très sérieux. D’autre part, il n’y a vraiment rien de louable ni d’honorable à culpabiliser et finalement à condamner ses frères dans la foi (et notamment Mgr Marcel Lefebvre et même Mgr Guérard des Lauriers qui ne cachait pas son admiration pour la Règle de l’Ordre des Apôtres des derniers temps, laquelle est inhérente au Secret et par conséquent aussi crédible que celui-ci).

a) Saint Jean de la Croix, Docteur de l’Église, La Montée du Mont Carmel, Livre II, Chapitre XI, § 3 (« Y así, siempe se han de tener las tales cosas por más cierto ser del demonio que de Dios, el cual en lo más exterior y corporal tiene más mano, y más facilmente puede engañar en esto que en lo que es más interior y espiritual »).

 

        Il existe actuellement en France, au Clos Nazareth, à Crezan (58220 Donzy), une petite communauté de religieuses qui s’efforcent, avec l’aide du Christ et de sa très sainte Mère, de pratiquer la Règle de l’Ordre de la Mère de Dieu donnée, le 19 septembre 1846, à Mélanie Calvat, en religion Sœur Marie de la Croix, sur la Montagne de La Salette par la Sainte Vierge. Prions pour ces religieuses afin qu’elles réalisent parfaitement leur vocation pour la plus grande gloire de la sainte Trinité et le salut des âmes !

 

        N’oublions pas que le Secret de La Salette a provoqué et provoque toujours la colère des francs-maçons et des modernistes et que nous pouvons ainsi savoir de quel côté nous nous trouvons.

 

Abbé Ricossa, Sodalitium n° 48, périodique cité plus haut, p. 49, 2e colonne,  La “ trame ” de l’Apocalypse :

 

        « De quoi parle donc l’Ap. [l’Apocalypse], si elle ne parle pas des derniers temps ? Elle est, nous l’avons vu, une explication de toute la révélation sur Jésus-Christ, depuis la création jusqu’à la fondation de l’Église. » [Cette phrase contredit manifestement le verset 6 du chapitre 22 de l’Apocalypse ou de la Révélation de Jésus-Christ, selon le verset 1 du chapitre 1 et les  versets 6 et 16 du chapitre 22, révélant l’inspiration de Jésus sur « ce qui doit arriver ».]

 

(Cf. Enc. Pascendi du pape saint Pie X sur les erreurs modernistes, § 50 ; et S. Matthieu, XXIV, 15 ; Daniel, IX, 27 ; IIe Épître aux Thessaloniciens, II, 9-12.)

 

Encyclique Pascendi de Saint Pie X contre les modernistes, § 50 :

 

        « 50. Quoi encore ? En ce qui regarde Jésus-Christ, ils reconnaissent, bien plus ils affirment qu'il a erré manifestement dans la détermination du temps où l'avènement du royaume de Dieu devait se réaliser. Aussi bien, quoi d'étonnant, s'il était lui-même tributaire des lois de la vie ! - Après cela, que ne diront-ils pas des dogmes de l'Église ! […] »

 

ID., Encyclique E supremi Apostolatus du 4 octobre 1903 :

 

   « Qui pèse ces choses a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps, et comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le fils de perdition dont parle l’Apôtre (1) n’ait déjà fait son avènement parmi nous. »

1) 2 Thess. 2 : 4.

 

Ste Brigitte de Suède, Révélations, chap. LXVII : 

                                 

        « Le Fils de Dieu dit à sainte Brigitte : Ce monde est comme un navire qui, étant plein de sollicitude, est assailli par les orages de la mer, et qui ne laisse jamais l’homme en paix qu’il ne soit arrivé au port de repos ; car comme le navire à trois parties, la proue, le milieu et la poupe, je vous décris aussi trois âges au monde : le premier depuis Adam jusques à mon incarnation. Cet âge est signifié par la proue, qui est haute, admirable et forte : haute en la piété des patriarches ; admirable en la science des prophètes ; forte en l’observance de la loi. Mais cette partie commença à déchoir, quand le peuple judaïque, ayant méprisé mes commandements, se plongea dans les iniquités et méchancetés, c’est pourquoi il a été rejeté de l’honneur et de la profession. Or, le milieu du navire commença de paraître, lorsque le Fils de Dieu vivant eut pris la nature humaine ; car comme le milieu de la mer est le plus profond, de même, quand je fus incarné, l’humilité commença d’être prêchée, et l’honnêteté que plusieurs avaient embrassée commença à être manifestée.

        « Mais maintenant, l’impiété et la superbe règnent, et ma passion est comme oubliée et négligée : c’est pourquoi la troisième partie commence à monter, qui durera jusques au jour du jugement, et en cet âge, j’ai envoyé mes paroles au monde par vous : ceux qui les ouïront et les suivront seront sauvés, car comme saint Jean dit de l’Évangile, non du sien, mais du mien : Bienheureux sont ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ! j’en dis maintenant de même : Bienheureux seront certainement ceux qui ouïront ces paroles et les suivront ! En la fin de cet âge l’Antéchrist naîtra d’une femme infâme et maudite, qui feindra de savoir les choses spirituelles, et d’un homme maudit, et d’eux le diable formera son ouvrage par la permission divine. Mais le temps et la venue de l’Antéchrist ne seront pas comme ce Père, dont vous avez vu les livres, a écrit, mais il viendra au temps que je connais, quand l’iniquité abondera outre mesure et que l’impiété augmentera grandement. Partant, sachez que la foi sera ouverte à quelques Gentils, avant que l’Antéchrist vienne. Après, quand les chrétiens aimeront les hérésies et que les méchants fouleront le clergé et la justice, lors ce sera un signe que l’Antéchrist viendra bientôt. »

 

Élie Daniel, « Serait-ce vraiment la fin des temps ?... » : Prophéties relatives à l’Antéchrist (chapitre IV, page 399), ouvrage cité plus haut, Pierre Téqui, Libraire-Éditeur, Paris, 1927 :

 

        « […] D’après ce passage important, Sœur de la Nativité paraît être d’accord avec la Prophétie des Papes pour affirmer que la fin du monde n’est plus très éloignée ; comme celle-ci, elle la situe aux environs de l’an 2000, soit à la fin du XXe siècle, soit au début du XXIe siècle. Dans ces conditions, d’après ces prophéties, une centaine d’années seulement nous séparerait de la redoutable catastrophe !… C’est à faire réfléchir !... » [Notons bien que l’auteur de cet ouvrage confond la Parousie et la fin du monde ou le jugement dernier.]

 

 Ste Hildegarde, Scivias, P. III, Visions. XI  (cf. également Élie Daniel, « Serait-ce vraiment la fin des temps ?... » : Prophéties relatives à l’Antéchrist (chapitre IV, pages 391-393, 395), ouvrage cité plus haut :

 

        « Le fils de perdition, qui règnera très peu de temps, viendra dans les derniers jours.

        « Après avoir passé une jeunesse licencieuse au milieu d'hommes très pervers et dans un désert où elle aura été conduite un démon déguisé en ange de lumière, la mère du fils de perdition le concevra et l'enfantera.

        « Le fils de perdition est cette bête très méchante qui fera mourir ceux qui refuseront de croire en lui, qui s'associera les rois, les princes, les grands et les riches, qui méprisera l'humanité et n'estimera que l'orgueil, qui enfin subjuguera l'univers entier par des moyens diaboliques.

        « Il paraîtra agiter l'air, faire descendre le feu du ciel, produire des éclairs, le tonnerre et la grêle, renverser les montagnes, dessécher les fleuves, dépouiller la verdure des arbres des forêts et la leur rendre ensuite.

        « Il paraîtra aussi rendre les hommes malades, guérir les infirmes, chasser les démons et quelquefois ressusciter les morts faisant qu'un cadavre remue comme s’il était en vie. Cependant cette espèce de résurrection ne durera jamais au delà d'une petite heure pour que la gloire de Dieu n'en souffre pas.

        « Il gagnera beaucoup de peuples, en leur disant : Vous pouvez faire tout ce qui vous plaira ; renoncez aux jeûnes, il suffit que vous m'aimiez, moi qui suis votre Dieu.

        « Il leur montera des trésors et des richesses, et il leur permettra de se livrer à toutes sortes de festins, comme ils le voudront. Il les obligera à pratiquer la circoncision et plusieurs observances judaïques, et leur dira : celui qui croira en moi recevra le pardon de ses péchés et vivra avec moi éternellement.

        « Il rejettera le baptême et l'évangile et il tournera en dérision tous les préceptes que l'Église a donnés aux hommes de ma part.

        « Ensuite il dira à ses partisans : Frappez-moi avec un glaive et placez mon corps dans un linceul sans tache jusqu’au jour de ma résurrection.

         « On croira réellement lui avoir donné la mort, et de son côté il fera semblant de ressusciter. Après quoi il commandera à ses serviteurs de l'adorer.

        « Quant à ceux qui, par amour pour mon nom, refuseront de rendre cette adoration sacrilège au fils de perdition, il les fera mourir au milieu des plus grands tourments.

        « Mais j'enverrai mes deux témoins, Hénoch et Elie, que j'ai réservés pour ce temps-là. Leur mission sera de combattre cet homme du mal et de ramener dans la voie de la vérité ceux qu’il aura séduits. Ils auront la vertu d'opérer les miracles les plus éclatants dans tous les lieux où le fils de perdition aura répandu ses mauvaises doctrines.

        « Cependant je permettrai que ce méchant les fasse mourir, mais je leur donnerai dans le ciel la récompense de leurs travaux.

        « Quand le fils de perdition aura accompli tous ses desseins, il rassemblera ses croyants et leur dira qu'il veut monter au ciel. Au moment même de cette ascension, un coup de foudre le terrassera et le fera mourir.

        « D'un autre côté, la montagne où il sera établi pour opérer son ascension sera à l'instant couverte d'une nuée qui répandra une corruption insupportable et vraiment infernale. Ce qui, à la vue de son cadavre couvert de pourriture, ouvrira les yeux à un grand nombre de personnes et leur fera avouer leur misérable erreur.

        « Après la triste défaite du fils de perdition, l'épouse de mon Fils, qui est l'Église, brillera d'une gloire sans égale et les victimes de l'erreur s'empresseront de rentrer dans le bercail.

        « Quant à savoir quel jour après la chute de l'Antéchrist le monde devra finir, l'homme ne doit pas chercher à le connaître, il ne pourrait y parvenir. Le Père s'en est réservé le secret. O hommes, préparez-vous au jugement ! »

 

Cardinal Pie, Œuvres de Mgr l’Évêque de Poitiers, Homélie prononcée dans la solennité du couronnement de Notre-Dame-de-Lourdes par Mgr le Nonce Apostolique, délégué de Pie IX, suivie d’un Bref pontifical relatif à cette homélie, 3 juillet 1876, Tome IX, Librairie Oudin Frères, 1879, p. 334 :

 

        « À la différence de l’ancienne loi, sous laquelle le canon des Écritures demeura ouvert jusqu’aux derniers jours d’Israël, le nôtre est scellé par la prophétie de saint Jean [l’Apocalypse], qui d’ailleurs embrasse les destinées de l’Église et des sociétés jusqu’à la fin des temps. Mais il ne suit pas de là que la révélation privée ait été exclue de l’économie de la loi nouvelle. […] À toutes les époques, dit l’Ange de l’École, il y a toujours eu quelques personnes favorisées de lumières surnaturelles, non pour révéler une nouvelle foi, mais pour la direction de la conduite humaine » (S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, 2a 2æ Quæst. CLXXIV, art. VI, ad tertium).

 

Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 26, 1 :

 

        « Une révélation plus claire encore, au sujet des derniers temps et des dix rois entre lesquels sera alors divisé l’empire qui domine maintenant, a été faite par Jean, le disciple du Seigneur, dans son Apocalypse. »

 

Apocalypse, I, 19 (livre inspiré de Dieu et écrit vers 95-96 sous le règne de l’empereur romain Domitien) :

 

        « Écris donc ce que tu as vu, soit les choses qui sont, soit celles qui doivent arriver après cela (meta tauta). »

 

Saint Jean, l’Apocalypse, par le P. E.-B. Allo des Frères Prêcheurs, Professeur à l’Université de Fribourg (Suisse), Éd. Gabalda, Paris, 1921, pp. LI et CXXVIII :

 

        « 4. Le monde terrestre, l’histoire future, et les signes de la fin. Jean qui n’a pas eu besoin, comme ses devanciers non inspirés, de faire remonter son livre, par une fiction, au temps d’un ancien patriarche ou prophète, ne s’occupe nulle part de l’histoire passée du monde ; sa révélation ne concerne que les temps commencés à la naissance de Jésus, pour s’étendre jusqu’au jugement général. […] L’Apocalypse, qui met le sceau de la Révélation des fins dernières, est bien la plus grande, la plus complète, la plus spirituelle de toutes les prophéties, digne d’en clore la série totale. »

 

        Avec les informations que nous détenons au sujet de l’abbé Francesco RICOSSA, nous sommes bien obligés de constater l’hérésie de ce prêtre d’hérésie, - quant à son for interne Dieu seul en est juge. Puisse-t-il se rétracter et repartir d’un bon pied en mettant désormais ses écrits et ses paroles en accord  avec ce qui a été toujours cru, développé et enseigné par les docteurs de la foi ! (Cf. Histoire de l’Église depuis les origines jusqu’à nos jours, publiée sous la direction de Fliche et Martin, tome IV, De la mort de Théodose à l’élection de Grégoire le Grand, Bloud et Gay, 1948, pages 400-402 : Vincent de Lérins ; Concile du Vatican, 1870, Sessio III, Constitutio dogmatica de fide catholica, IV : « … à condition que ce développement se produise dans le même dogme, dans le même sens et dans la même pensée » ; Denzinger, Enchiridion Symbolorum, § 1800, p. 497, Friburgi Brigoviae MCMXXXII, Herder & CO, Typographi Editores Pontificii, 1932 ; le Commonitorium de saint Vincent de Lérins, XXIII ; I Timothée, VI : 20-21.)

 

Cliquez (internet, lien hypertexte) sur : L'"ABOMINATION DE LA DESOLATION DANS LES LIEUX SAINTS"

 

Hildegarde de Bingen, SCIVIAS (Scito vias Domini), Les trois livres des visions et révélations : « Connaissez les voies du Seigneur », traduit par Raymond Chamonel et Pierre Lachèze, Introduction d’Albert Battendier : Sainte Hildegarde, Livre Ier, Ve Vision, pp. 92-93 :

 

        « Mais de même que David répudia enfin la femme, qu'il avait épousée en premières noces, et qui avait péché avec un autre homme, de même le Fils de Dieu répudia la Synagogue qui lui fut d'abord unie dans son incarnation, mais qui, abandonnant la grâce du baptême, suivit le démon. Cependant vers la fin des temps il la recevra, dès qu'elle-même, répudiant les erreurs de son infidélité, reviendra à la lumière de la vérité. Car le démon a pris la Synagogue dans son aveuglement, et l'a livrée à toutes les erreurs de l'infidélité ; et il ne cessera de le faire, jusqu'à la venue du fils de perdition, qui tombera dans l'exaltation de son orgueil, comme Saül périt sur le mont Gelboe, après avoir chassé David de sa terre. - Ainsi le fils de l'iniquité s'efforcera de chasser mon Fils du milieu de ses élus ; et mon Fils ayant repoussé l'Antéchrist, ramènera la Synagogue à la véritable foi ; Comme David reprit sa première épouse après la mort de Saül. Car lorsqu'à la fin des temps les hommes verront vaincu celui qui les avait trompés, ils reviendront en grande diligence à la voie du salut. »

 

Père Noël Barbara, extrait de la Lettre collective aux personnes qui ont demandé d’être informées de ses publications, Tours, le 19 mars 1997, en la fête de Saint Joseph, Patron de L’Église universelle :

 

        « Notre Dame de La Salette.

        « Vous connaissez tous l’histoire de la Vierge qui s’est abaissée jusqu’à pleurer sa douleur devant deux jeunes bergers “ parce que, disait-elle en sanglotant, je ne puis plus retenir le bras de mon fils outragé par vos péchés ”. Mais ce que vous connaissez probablement beaucoup moins, c’est le message de La Salette et la vie intime de Mélanie Calvat, principale voyante de ce drame poignant.

        « Un vieil abonné à Forts dans la Foi, M. Henri Bourgeois, dont le grand-père a été l’ami et le collaborateur du chanoine Rigaux et de l’abbé Combe, a réalisé un très bel enregistrement audio sur L’Apparition de la Très Sainte Vierge sur la montagne de La Salette, le 19 septembre 1846, et me donne toutes autorisations pour le diffuser. Je profite de cette lettre pour lui dire publiquement ma reconnaissance.

        « Cet enregistrement comprend cinq cassettes de 90 minutes chacune, qui permettent de découvrir :

 

        « - d’abord l’incroyable enfance de la voyante préparée à son insu, à sa future mission par Celui qu’elle appelait naïvement “ mon petit frère ”.

        « - Ensuite, deux cassettes reprenant les dépositions de “ Mélanie, témoin et messagère de La Salette ”.

        « - Enfin, deux autres cassettes comprenant l’“étude du Message de Notre Dame de La Salette”. Les rapprochements que l’auteur (M. Henri Bourgeois) fait entre certaines parties du Secret et la crise actuelle de l’Église sont saisissants. » (Éd. Forts dans la Foi, 16, rue des Oiseaux, F – 37000 TOURS, Tél. 02.47.39.52.73) - Faudrait-il également et encore rendre coupable d’infidélité ou condamner le R. P. Noël Barbara, qui a pratiqué et donné les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola en tant qu’ancien Coopérateur Paroissial du Christ-Roi (C.P.C.R.), pour sa ferme adhésion au Secret de La Salette ?  

 

Maurice CANIONI, La Femme et le Dragon, éd. Delacroix, dernière version, 2005, Annexe III, Oraison funèbre de Sœur Marie de la Croix, prononcée par le Chanoine Annibale Marie di Francia, le 7 nov. 1905 – publiée avec l’Imprimatur de Monseigneur Letterio de Messine :

  

         « […] De grands mystères s’étaient déroulés entre Dieu et cette âme depuis son enfance. […] Avant de disparaître, la Sainte Vierge avait dit : “Mes enfants,  tout ce que je vous ai dit, faites-le savoir à mon peuple.” […]  Ce ne fut que grâce à une continuelle assistance surnaturelle qu’elle put résister et persévérer jusqu’à la fin. […] L’esprit de mortification et de pénitence qui la dominait fut singulier en elle. Sa nourriture était très rare, à peine quelques onces [de l’ordre de 40 g.], et elle l’absorbait à petites bouchées. […] Elle ne mangea jamais un fruit, jamais une friandise. Son sommeil ne dépassait pas trois heures et toujours sur la terre nue, comme vous avez pu le constater, mes Sœurs. […] Que signifiaient ces linges couverts, aux épaules, de sang frais, que vous avez eu l’occasion de trouver en mettant ses vêtements à la lessive ? Que signifiait cette table toute hérissée de clous disposés en croix, qui donnait le frisson et que nous conservons avec des taches de sang décolorées. […] De Messine elle alla à Moncaliéri ; de Moncaliéri elle passa en France. Elle fut à Diou ; elle fut à Cusset. Mais un jour elle dit : “Je ne veux pas rester en France, je ne veux pas mourir au milieu des Francs-maçons”. […] Altamura, de la province de Bari, ville heureuse et bénie, fut le terme de ses pèlerinages terrestres. Elle y arriva en Juin 1904, ayant près de 72 ans, et comme à bout de forces. S.E. Mgr Cecchini, le très digne Évêque des deux diocèses d’Altamura et d’Acquiviva, l’accueillit avec de grands égards : il savait bien le trésor qu'il recevait dans son diocèse.[…] Dieu la destinait à mourir entre les murailles d’une petite chambre, séparée de tous, sans assistance ni aide d’aucune créature  humaine. […] Malavisés ceux qui croient qu’elle mourut sur la terre nue pour y être tombée subitement d’une syncope !  Non, la servante de Dieu, innocente et pénitente, ne faisait jamais usage de son lit, mais sur la terre nue, elle dormait ou reposait très peu d’heures de la nuit, comme il a été dit auparavant… […] O Mélanie, de ce trône élevé sur lequel Dieu l’a placée dans le Ciel, tes regards s'abaissent-ils encore sur cette terre ? Ne cesse pas de prier pour nous. »

 

René Laurentin – Michel Corteville, Découverte du secret de La Salette, un an après la révélation du troisième secret de Fatima - au-delà des polémiques, la vérité sur l’apparition et ses  voyants, Librairie Arthème Fayard, 2002 :

 

         « Comment est né ce livre ?

 

         « L’abbé Michel Corteville a découvert le secret officiel de La Salette, et quantité d’autres pièces qui renouvellent la connaissance de l’apparition : le quart des documents qu’il publie actuellement chez Téqui est inédit, notamment les stigmates, la Règle de vie donnée à Mélanie, etc. L’abbé Laurentin, qui a suivi l’élaboration de sa thèse momentale (1 104 pages), a conçu ce livre pour répondre en bon ordre aux questions d’un large public sur cette apparition controversée, car les réponses, entièrement renouvelées, sont aussi réconciliatrices des polémiques, espérons-nous.

         « L’ouvrage a été mis au point en collaboration continue pendant un an. R. Laurentin a conçu l’ordonnance, et identifié les questions clés. Michel Corteville a fourni les documents en majeure partie inédits. Les deux auteurs ont mis au point la rédaction en dialogue constant et stimulant, avec leurs ressources complémentaires en théologie, spiritualité et histoire des apparitions. R. Laurentin les a rédigées en constant dialogue et confrontation mutuelle. Il arrive à chacun des auteurs d’exprimer son point de vue et ses conclusions sur les domaines qui engagent leurs compétences respectives [Grâce à ce nouvel ouvrage merveilleusement documenté, l’honneur de Mélanie de La Salette est définitivement sauf, ainsi que l’honneur de Maximin. Signalons que cet ouvrage de 245 pages ne fait pas la moindre allusion à la prétendue condamnation du secret de La Salette par l’Église, ce qu’il n’aurait pas manqué de faire si ce secret avait été réellement condamné.]

 

ID., ibid., pp. 225-226 :

 

Lettre du R.P. Garrigou-Lagrange à F. Corteville ( + Carmel de Vienne, Isère, 1er septembre 1957).

 

         Cher Monsieur,

 

         « En arrivant à Vienne où je suis jusqu’au 8 septembre, j’ai trouvé tout ce que vous m’avez envoyé. J’ai cru reconnaître dans La Vie de Sœur Marie de la Croix, bergère de La Salette, ce que m’avait déjà communiqué M. le curé d’Avoise, l’abbé Gouin.

          « J’ai lu pas mal de publications sur ce sujet et j’incline à penser que Mélanie a conservé sa mission jusqu’à sa mort. J’ai bien connu un frère convers dominicain qui portait son très fructueux repas de midi peu avant sa mort ; ce frère était au service de Mgr Cecchini, évêque dominicain d’Altamura où elle mourut. Elle annonça le jour et l’heure de sa mort à ce frère convers qui vérifia cette prédiction. » 

 

René Laurentin – Michel Corteville, Découverte du secret de La Salette, ouvrage cité plus haut, pp. 109-110 :

 

« La servante de Dieu Nazarena Majone, première supérieure des Filles du Divin Zèle de Jésus qui l’accueillirent (Mélanie) un an à Messine, écrit :

 

        «  Sa vie était un modèle de vertu, et d’une mortification continuelle, sans qu’elle ne se fatigue jamais. Son comportement était celui d’une sainte, douce, modeste ; nous admirions toutes ses saintes vertus. Sa mortification était inégalable, elle mangeait très peu, elle ne buvait presque rien, bien qu’elle souffrit toujours de la soif. […] La nuit, elle ne dormait presque jamais, nous la voyions souvent dans les couloirs, dans les dortoirs, regardant [chacune] l’une après l’autre avec une mèche de cire allumée dans les mains. Parfois, elle descendait à la boulangerie, pendant que les filles y nettoyaient le grain, durant la nuit bien sûr, et elle se mettait à nettoyer pendant un certain temps le grain avec les filles. Elle était toujours recueillie, et durant la Ste Messe, elle avait un tel recueillement qu’elle semblait entrer en extase, spécialement après la T. Ste Communion. Parfois, même en récréation, nous la voyions tellement concentrée qu’elle était pour nous tous une continuelle édification.

        «  Une fois, nous l’obligeâmes à vouloir nous raconter l’apparition de la Vierge de La Salette, en feignant que ce n’était pas elle la bergère. Elle commença surtout pour nous contenter, parce qu’elle était très docile et d’un cœur si tendre, et aussi, parce qu’elle nous aimait tant. Elle commença le récit à la deuxième personne, comme si ce n’était pas elle. Quelquefois elle l’oubliait, et au lieu de parler à la deuxième personne, elle parlait à la première, et s’en apercevant, elle se perdait, à cause de sa si grande humilité qui ne voulait pas que l’on sache qui elle était. Elle ne voulait plus continuer, mais poussée par nous qui faisions comme si de rien n’était, elle continuait. Lorsqu’elle se trompait une autre fois, elle se mettait à rire, et nous :

        «  - Ce n’est rien, Mère, ce n’est rien.

        «  La poussant ainsi, nous arrivâmes jusqu’à la fin. Je ne dis pas avec quel amour et quel zèle elle nous guidait par les voies de la sainte vertu, et par l’exemple, et par les avertissements et les conseils maternels. Sa parole était toujours douce, elle était docile comme un petit agneau. […]

        «  Elle était pour nous d’une édification continuelle, sa vertu était toujours la même. Jamais nous ne l’avons vue se mettre en colère, mais toujours calme et sereine. Ses vertus étaient toujours cachées. Elle n’avait jamais à ce que nous voyions ou connaissions ses [actes] de vertu, parce qu’elle voulait vivre toujours cachée de tous. Je me rappelle que, lorsqu’elle arriva de Galatina, toute la communauté [lui] fit un accueil en règle et se réunit au parloir pour la saluer. Elle voulait se dérober et dit :

        «  Je m’en irais [plutôt], à l’instant même.

        «  Nous l’estimions beaucoup, parce qu’elle était vraiment une sainte de vertu constante.

       

        « Mélanie édifia aussi le père Veillard, Missionnaire de La Salette, historien et théologien respectable, cher à J. Stern : Il ne semble pas qu’on puisse nier – et l’on n’a pas nié [ ?] – que Mélanie ait été, surtout vers la fin de sa vie, une très belle âme aux yeux de Dieu (a).»

a) A. Veillard, m.s., « La grâce faite à Maximin et à Mélanie » dans Notre-Dame de La Salette. Études d’histoire religieuse et de théologie, Tournai, 1935, vol. III, p. 113.

 

Abbé GOUIN, Sœur Marie de la Croix, bergère de LA SALETTE, née MÉLANIE CALVAT, tertiaire de St Dominique, VICTIME DE JÉSUS, Introduction, Éditions Saint-Michel, 53-Saint-Cénéré, 1969, ouvrage revêtu du NIHIL OBSTAT du Père Guérard des Lauriers, O. P., Le Saulchoir, 28 juin 1968 :

 

         « À la suite des trois premiers volumes de la collection « POUR SERVIR À L’HISTOIRE RÉELLE DE LA SALETTE », publiés aux Nouvelles Éditions Latines, et du « JOURNAL DE L’ABBÉ COMBE », l’Association des Enfants de N.-D. de La Salette et de Saint Grignion de Montfort offre au lecteur un ouvrage de synthèse sur la question de La Salette. La biographie de « SŒUR MARIE DE LA CROIX, Bergère de La Salette », œuvre majeure de l’abbé Paul Gouin, curé d’Avoise (Sarthe), mort le 11 décembre 1968, réhabilite au regard de l’histoire la voyante de l’Apparition du 19 septembre 1846. Il n’a pas fallu moins de cinquante années de patientes recherches à l’auteur pour constituer une documentation unique, comprenant des manuscrits et quelques huit cents lettres autographes de la Bergère de La Salette. “J’incline à penser que Mélanie a conservé sa mission jusqu’à sa mort”, m’écrivait le R. P. Garrigou-Lagrange, le 1er septembre 1957.

         « À la lecture de l’ouvrage, il est clair que l’objet de cette mission était la fondation de l’œuvre des “Apôtres des derniers temps”, prédits par Saint Grignion de Monfort. Du temps même de la vie de la Bergère de La Salette, l’Église a approuvé la Règle de l’ORDRE DE LA MERE DE DIEU pour cet institut missionnaire, et Mgr Zola, le saint évêque de Lecce (Italie) a donné l’imprimatur au Secret prophétique dont un paragraphe déclare : “J’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l’humilité, dans le mépris et le silence, dans l’oraison et la mortification, dans la chasteté et dans l’union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre…”

 

         « L’association des ENFANTS DE N.-D. DE LA SALETTE, rend hommage à Monsieur l’abbé GOUIN qui lui a délégué un important témoignage en faveur de l’histoire réelle de La Salette.

 

         En la fête de ST JOSEPH

         BEAUPREAU, 19 MARS 1969.

         F. Corteville, Président de “l’Association des enfants de NOTRE-DAME de la Salette et de St Grigion de Monfort”. »

 

ID., ibid., Notice biographique sur l’abbé Paul GOUIN (notice établie par le Président de l’Association des Enfants de N.-D. de La Salette) :

 

         Nantes, 25 janvier 1970

 

         « Cher Monsieur,

        

         « Soyez vivement remercié de m’avoir fait don du si remarquable ouvrage de l’Abbé Gouin : “Sœur Marie de La Croix, bergère de La Salette”. Le travail, “fruit de cinquante années de patientes recherches”, a été pour moi révélateur.

         « Jusqu’à présent je ne cherchais pas à approfondir cette question de La Salette qui a été si controversée et qui a même tenu longtemps en hésitation le Saint Curé d’Ars lui-même. Mais, le livre de l’Abbé Gouin projette sur les évènements une telle lumière que la vérité maintenant pour moi se fait jour.

         « […] Soyez remercié, Cher Monsieur, vous et votre Association des “Enfants de Notre-Dame de La Salette et de Saint Grignion de Monfort” d’avoir produit au jour le trésor accumulé par le pieux et savant Abbé Gouin, et de l’avoir mis à notre disposition. Indignes d’être comptés parmi les “Apôtres des derniers temps”, Nous puiserons cependant dans ce trésor de quoi aviver notre amour envers la Mère de Dieu, et notre espérance.

 

         « Veuillez agréer, Cher Monsieur, l’expression de toute ma gratitude.

 

         Joseph CATTA

         Doyen du Chapitre de la Cathédrale de Nantes, aumônier de la Visitation de Sainte Marie ». 

 

Marquis de la Franquerie, MARIE-JAHENNY, la stigmatisée bretonne, Association des Amis de Marie-Julie et de La Fraudais, nov. 1977, pp. 22 et 23 :

 

         « Le 19 septembre 1901 – date anniversaire de l’Apparition de La SaletteLa Sainte Vierge dit :

 

         “ J’ai encore aujourd’hui à mes yeux la trace des larmes que j’ai répandues à pareil jour, en voulant apporter à mes enfants LA BONNE NOUVELLE s’ils se convertissaient, mais la triste nouvelle s’ils persistaient dans leurs iniquités… ON FAIT PEU DE CAS DE CE QUE J’AI RÉVÉLÉ… Voilà l’heure où vont s’accomplir ces grandes promesses QUE LES CHEFS DE L’ÉGLISE ONT MÉPRISÉES… Ils n’ont pas voulu de lumières !... De tout cela j’ai bien souffert. La douleur en ce moment oppresse mon cœur … le glaive douloureux, en ce moment, c’est de voir les dispositions prises ou qui s’apprêtent… C’est de voir les pasteurs se détacher du Lien Sacré qui dirige et gouverne la Sainte Église… Mes enfants, quand Je me rappelle, depuis le jour où j’ai apporté SUR LA SAINTE MONTAGNE (La Salette), à la terre menacée, MES AVERTISSEMENTS ; quand Je me rappelle LA DURETÉ AVEC LAQUELLE ON A REÇU MES PAROLES !... pas tous, mais beaucoup. Et ceux qui auraient dû les faire passer dans l’âme, le cœur et l’esprit des enfants avec une confiance immense, une pénétration profonde ; ILS N’EN ONT PAS FAIT CAS ! Ils les ont méprisées et la plupart ont refusé leur confiance…”

         […]

         « Le 4 août 1904, La Reine du Ciel revient à nouveau sur la question parce qu’au désir de Saints Prêtres qui voulaient faire connaître le Message de La Salette  “ D’AUTRES PASTEURS SE SONT RÉVOLTÉS ” et le Message a été “ REMIS SOUS SCELLÉS ” alors qu’il aurait dû être “ LIVRÉ AU MONDE ”.  C’est parce qu’il est grandement question des pasteurs et du sacerdoce qu’on S’EST RÉVOLTÉ… Comment voulez-vous que les CHÂTIMENTS NE TOMBENT PAS SUR LA TERREON VA JUSQU’À CE POINT DE FAIRE DISPARAÎTRE MES PAROLES et de faire souffrir ceux qui sont dévoués pour cette Sainte Cause… Je récompenserai mes bons pasteurs… mes bons serviteurs… »

 

Extrait du message de la Reine du Ciel à Fatima donné à Lucie le 13 octobre 1917 et faisant référence à son Secret donné à La Salette :

 

         « Et maintenant, proclame en mon Nom : Sur toute l’humanité viendra un grand châtiment, pas encore aujourd’hui, ni même demain, mais dans la deuxième moitié du XXe siècle. Ce que j’ai déjà fait connaître à la Salette par les enfants Mélanie et Maximin, je le répète aujourd’hui devant toi. L’humanité a été sacrilège et elle foule aux pieds le don qu’elle a reçu. »

 

Maximin Giraud à l’Abbé Lagier (L’extraordinaire Secret de La Salette, Louis de Boarnergès, D.F.T., Boîte Postale 28, 35370 Argentré-du-Plessis, 1988, France, p. 103) :

 

         « Le Pape plus que la Sainte Vierge ? … Mais la Sainte Vierge est la Reine de tous les saints [1]. Si le Pape fait bien son devoir, il sera saint, mais il sera toujours moins que la Sainte Vierge ».

1) « Reine de tous les saints » et également « Siège de la Sagesse », selon  les litanies de la Sainte Vierge, qui a été conçue sans la chute ou la tache originelle, qui est ressuscitée et jouit de l’éternelle vision béatifique et qui « fut élevée à la droite de son adorable Fils et placée sur le trône même de la très-sainte-Trinité », ayant acquis « une nouvelle vie immortelle et glorieuse » dans le ciel empyrée. (Cf. la « Cité Mystique de Dieu », Marie d’Agréda, Troisième Partie, Livre Huitième, chap. XXI, § 761, p. 614, et § 764, p. 618 ; Protestation publique de la Vénérable Mère Marie de Jésus, § 15, p. 662.)

 

       Aucune créature n’arrive à la cheville de la Sainte Vierge ! Elle est la Fille de Dieu le Père, la Mère de Dieu le Fils et l’Épouse chérie du Saint-Esprit, la troisième Personne de la très-sainte Trinité. Elle est « le tabernacle de Dieu avec les hommes » (Apoc. XXI, 3).  Que cela soit dit et écrit une fois pour toutes ! Puissent les musulmans se repentir de leurs égarements doctrinaux que l’ennemi de notre nature leur a inspirés et se nourrir des paroles du Christ qui se trouvent dans les évangiles selon les apôtres saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean, et non dans les apocryphes !  Et n’oublions jamais que Jésus a versé son sang pour ses ennemis, afin de les changer en amis ! Là est la plénitude ou le développement complet de la Loi chrétienne (cf. Rom. XIII, 10).

 

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIe Partie, Livre VIe, ch. XXVIII (Quelques profonds mystères qui arrivèrent à la bienheureuse Marie après la résurrection du Seigneur. —  Elle reçoit le titre de Mère et de Reine de l'Église. — Apparition de Jésus-Christ un peu avant son ascension.), § 1501 :

 

        « Par toutes ces faveurs et par celles que je marquerai dans la suite, l’auguste Vierge eut une espèce de participation de l'être de son adorable Fils, que je ne saurais exprimer, car ce divin Seigneur lui donna une communication de ses attributs et de ses perfections qui correspondait au ministère de Mère et de Maîtresse de l'Église, en la place de Jésus-Christ lui-même ; et par cette communication elle fut élevée à un être tout nouveau de science et de pouvoir : ainsi rien ne lui fut caché, soit dans les mystères divins soit dans les cœurs  des hommes. Elle sut en quel temps et comment elle devait user de la puissance divine à laquelle elle participait à l'égard des hommes, des démons et de toutes les créatures ; en un mot, notre grande Reine reçut dignement et avec plénitude tout ce qu'une simple créature était capable de recevoir. Saint Jean eut quelque intelligence de ces mystères, et elle lui fut accordée afin qu'il connût et estimât au degré convenable le trésor qui lui avait été confié, et dès ce jour-là il prit un nouveau soin de révérer et de servir la Maîtresse de l'univers. » (Cliquez également sur : mariearb.htm)

 

Cliquez (internet, lien hypertexte) sur : Livre VI - Ch. XXVI-XXIX

 

 

L’ordre de la Reine du Ciel au sujet du Secret : « VOUS LE FEREZ PASSER À TOUT MON PEUPLE » ! C’est tout.

 

Mélanie de La Salette, Diou, vers septembre 1902 :

 

         « N'oublions pas ce à quoi nous aurions dû prêter notre attention : Les bergers ont toujours dit que la belle Dame, Marie notre douce Mère, a dit par deux fois : “ Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple.” Elle l'a dit une première fois, à la fin des avertissements et menaces à l'orbe catholique. Puis, se mettant en marche en passant le petit ravin, elle dit encore : “ Vous le ferez passer à tout mon peuple.” Ce fut l'ordre de publier le secret. J'ai dû obéir. »

 

 

Lettre de Mgr Zola, évêque d'Urgente, puis de Lecce (Italie) à propos du Secret de Mélanie

 

         Il importe de couper court à toute équivoque et (…) de l'autorité des princes de l'Église qui ont joué un grand rôle dans la publication du Secret de Mélanie.

         Voici ce que Mgr Zola, évêque d'Urgente, puis de Lecce, écrivait en 1880, à M. Amédée Nicolas, avocat à Marseille, et chargé plus tard, par Léon XIII même, de donner une explication du Secret :

 

         « SAUVEUR-LOUIS, Evêque de Lecce.

 

         « Le 5 janvier 1880.

 

         « C'est en 1873 que M. l'abbé Bliard publia à Naples le Secret de La Salette suivi d'une série de lettres sur le même sujet. Cette brochure parut, en ce temps-là, avec la permission et l'imprimatur de la curie de son Eminence le Cardinal Xiste Riario Sforza, Archevêque de Naples, dont la sainteté et la sagesse sont bien connues, même en France.

         « Ledit Secret, en 1851, fut présenté, dans son original, au Souverain-Pontife Pie IX, de sainte mémoire, et à plusieurs Evêques et Cardinaux ; et, dernièrement, il a été soumis à une très respectable et digne personne de grande autorité (et qu'il n'est pas bien à propos de vous nommer ici) et, selon ce que je sais très bien, il n'a été pas du tout blâmé ni censuré. Après tout cela, je n'aurais refusé que bien à tort ma licence de l'imprimer à l'éditeur qui me demandait de publier le même Secret en 1879. L'éditeur était dans son droit; et moi-même, c'est-à-dire ma curie épiscopale, en cette occasion, n'avait qu'à se conformer aux règles et aux prescriptions données par l'Église ; en fait, par la Constitution de Pie IV, Dominici gregis, l'évêque ne doit s'opposer qu'à la publication des livres suspects ou entachés d'hérésie, nuisibles aux mœurs ou à la piété. Or, vous ne pourriez rencontrer ni reprocher rien de cela dans l'écrit de Mélanie. Vous vous persuaderez plutôt qu'il est destiné et qu'il est en mesure de faire du bien, d'ébranler les cœurs endurcis, de ramener les méchants sur la bonne voie, et de raffermir la foi dans les âmes tièdes, et chancelantes, au bruit des terribles châtiments dont un Dieu vengeur menace notre Société prévaricatrice.

         « En ferait-on, peut-être, une question de prudence et d'opportunité ? Mais cette question, qui avait bien sa raison d'être posée lorsqu'il s'agissait de publier pour la première fois le Secret, n'a pas lieu d'exister, tandis que le même Secret est déjà, depuis longtemps, dans le domaine public, sans que ni le Saint-Siège, ni les Evêques ne l'aient nullement réprouvé ni incriminé. Et l'on aurait cru faire vraiment un hors-d'œuvre que de s'adresser au Souverain-Pontife, avant que ma curie eût délivré sa licence d'imprimer, tandis que ce livre, en faisant sa première entrée dans le public, y parut plusieurs années avant, avec l'approbation de la curie d'un des princes de l'Église, le Cardinal Riario Sforza.

         « À l'appui de ces raisons, qui auraient suffi toutes seules pour justifier la démarche de ma curie épiscopale, il me plaît d'ajouter quelques observations qui me sont personnelles: Je connais bien de près la pieuse bergère de La Salette, qui fut confiée à mes soins spirituels dès 1868, quand j'étais l'abbé des Chanoines réguliers de Latran, à Sainte-Marie-de-Pie-di-Grotta, à Naples. Depuis cette époque, j'eus l'occasion de parler et de traiter de Mélanie et de son Secret avec des Prélats et des Cardinaux qui, dans l'Église, étaient en grande vénération par leurs vertus et leur prudence dans le gouvernement du troupeau, autant que par leur sagesse dans le discernement des esprits. Eh bien! Je puis vous assurer, sur ma conscience, que le jugement de pasteurs aussi respectables n'a été toujours que très favorable à la bonne bergère. J'omets les noms de plusieurs et vous cite seulement quelques noms qui seront votre connaissance, savoir : le Cardinal Xiste Riario Sforza, Archevêque de Naples, le Cardinal Guidi, Mgr François-Xavier Petagna, Evêque de Castellamare di Stabia, Mgr Mariano Ricciardi, Archevêque de Sorrente. Le témoignage si grave de ces illustres Prélats m'a confirmé toujours dans mes sentiments d'estime envers Mélanie, dont j'admirais les vertus autant que son jugement sûr et réfléchi, qu'on ne rencontre que bien rarement dans les femmes.

         « En outre, ayant entre les mains le manuscrit du Secret depuis bien de temps, je suis témoin de l'accomplissement des prédictions qu'il renferme ; et je puis l'attester maintenant devant Dieu. Donc, je suis convaincu de l'authenticité de la révélation par les vertus de l'heureuse bergère, par le sentiment concordant de plusieurs Evêques, et surtout par l'accomplissement des prédictions. Etant ainsi persuadé, j'aurais dû lutter contre ma conscience pour m'opposer à la publication du Secret. Pendant que la Très-Sainte-Vierge manifestait à Mélanie sa volonté et déclarait qu'elle pouvait le publier en 1858, je ne pouvais dire : «Je vous défends de le publier !»

         « Je ne puis terminer cette lettre sans vous dire encore un mot au sujet de la vertueuse Mélanie, cette âme privilégiée qu'en France l'on méprise et que l'on accuse d'invention, d'extravagance et de folie. Ces Messieurs, qui ont coutume de tout juger et de blâmer tout à la légère, ne connaissent peut-être que bien peu ce qui la regarde. Or, ainsi qu'elle fut honorée sur la montagne par la Mère de Dieu, elle a été aussi honorée par le Vicaire de Jésus-Christ, Léon XIII qui, bien loin de la mépriser ou de la condamner, voulut l'écouter personnellement l'année dernière et lui accorda une audience privée. A cette occasion, elle demeura à Rome pendant cinq mois dans le couvent des Salésianes (la Visitation), et c'est en ce temps-là qu'elle a été mieux connue et plus estimée, surtout par ces bonnes religieuses qui l'environnaient et qui ont été bien édifiées par ses vertus et par sa sagesse. J'en ai reçu des attestations bien sûres de personnes de grande autorité, pendant que j'étais à Rome, en septembre dernier...

        

         « Agréez, Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée avec laquelle j'ai l'honneur d'être votre très humble serviteur. »

 

        N’oublions jamais que seul un évêque (episkopoV) validement consacré par un autre évêque a reçu la plénitude du « sacrement de l’ordre » en faisant ainsi de lui un successeur des Apôtres et en l’incorporant dans le « collège des évêques » avec le triple pouvoir reçu de Dieu en tant que docteur de la foi, sanctificateur et pasteur (a).

a) Cf. Code de droit canonique, can. 335, § 1 ; Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, ch. IX : Triple pouvoir conféré à la hiérarchie, et ch. XXV : L’évêque, chef de l’Église particulière, Éd. Casterman, 1965.

 

12 août 2006 – Réponse à tous les détracteurs du Secret de La Salette – Cliquez sur les liens ci-dessous :

 

·        http://www.virgo-maria.org/Documents/la-salette/La%20Salette-Lepidi-C-208.htm (Texte Intégral publié par Mélanie avec l'Imprimatur de Sa Gr. Mgr Sauveur-Louis, Comte ZOLA, évêque de Leccè, en 1879, suivi de quelques pièces justificatives. Le Tout Publié avec l'IMPRIMATUR du R. P. A. LEPIDI, O. P., Maître du Sacré-Palais, Assistant Perpétuel de la Congrégation de l'Index, Délivré à Rome le 6 Juin 1922)

     http://www.a-c-r-f.com/documents/Ste_Vierge_MARIE_1846_La_Salette.pdf 

     Virgo-Maria (4 septembre 2008 : l’abbé Bourmaud (FSSPX) commente la découverte des textes du secret de La Salette)

 

La Révolte des hommes et l’heure de Marie, Guy Le Rumeur, Chez l’auteur, 79290 Argenton-l’Église, 1981, pp. 230-231 :

 

« Notre propos, en ces lignes, n’est pas de tracer la vie de cette belle âme que fut Mélanie, mais de parler du Secret. Notons cependant, ce que semblent ignorer bien des personnes qui ont fréquenté La Salette, que Mélanie Calvat reçut du Ciel des grâces exceptionnelles.

« Lorsqu’elle était petite, sa mère, incroyante, ne l’aimait pas, elle lui défendait même de l’appeler maman. Elle la nommait la muette, la louve, la sauvage. Elle ne l’embrassa que le jour où elle prit le voile de postulante. Elle la frappait, la faisait coucher par terre, sous son propre lit et la chassait de la maison même par pluie battante. Parfois l’enfant se réfugiait dans les bois. Une fois, elle y séjourna vingt jours. C’est là qu’elle rencontra son ‘’Petit Frère’’ qui, elle ne le sut qu’à l’âge de 22 ans, n’était autre que l’Enfant Jésus. C’est dans de telles circonstances qu’à cinq ans elle reçut de Lui la sainte Communion et les saints stigmates.

« Il y a aujourd’hui encore, des gens qui pensent que tout cela n’était que fabulation. Pourtant il existe des témoignages de prêtres qui ont vu les stigmates. Sa mère déclara un jour : ‘’Mélanie a mauvaise santé, elle n’a presque pas de force dans les bras, à tel point que, si elle était ici, elle serait obligée de prendre avec les deux mains le verre où vous lui serviriez à boire… elle a ici (en montrant le dessus de la main) des plaies comme Notre Seigneur.’’ La sœur de Mélanie qui était là ajouta : ‘’J’ai vu moi, ici (portant la main sur le coup-de-pied) du sang qui traversait ses bas.’’

         « En 1903, à Diou, dans l’Allier, elle avait dit à l’abbé Combe : ‘’Je ne mourrai pas ici, je mourrai en Italie, dans un pays que je ne connais pas, où je ne connais personne, pays presque sauvage, mais où on ne jure pas et où on aime le Bon Dieu. Je serai seule ; un beau matin on verra mes volets fermés ; on ouvrira de force la porte et on me trouvera morte.’’

         « C’est ce qui se passa à Altamura, le 14 décembre 1904. Exhumée six mois après sa mort, elle fut trouvée ‘’fraîche, intacte et souple’’ et l’autorité religieuse d’Altamura fit graver sur son mO.N.U.ment funéraire : ‘’Morte en odeur de sainteté.’’

         « Comme saint François, Mélanie parlait aux animaux (loups, renards, lièvres, chamois, oiseaux). Elle fit des miracles et Dieu en fit beaucoup pour elle. A chaque calomnie que l’on répétait à S.S. Pie IX, celui-ci répondait : ‘’Mélanie est une bonne fille.’’ Saint Pie X, après avoir lu sa vie, s’écria : ‘’La nostra Santa’’ et il engagea Mgr Cechini à introduire sa cause sans délai.

         « Dans tout ce qui précède, nous n’avons qu’un reflet des souffrances endurées par celle qui avait un grand désir de vivre effacée mais dont la volonté était d’obéir à la Vierge qui, à deux reprises, lui avait dit, ainsi qu’à Maximim : ‘’Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple.’’ »

        

       La Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la Sagesse, n’ignorant rien et jouissant en permanence de la vision de l’Essence divine et par conséquent ne marchant même plus par la foi (a), peut-elle se tromper dans  ce qu’elle fait et tout particulièrement en ayant choisi sur cette terre des voyants  pour révéler au monde un message émanant de Dieu et dont l’importance est manifeste ? [C’était exactement l’enseignement de saint Bernardin de Sienne, disant que « chaque fois que la Bonté divine choisit quelqu’un pour une mission spéciale, elle comble et orne avec prodigalité cette personne ainsi choisie de toutes les grâces nécessaires à sa mission »] (cf. La Femme et le Dragon, p. 163, ouv. cité plus haut). [Précisons que ce grand dévot de la Reine du Ciel entra, en 1404, chez les franciscains et que sa science théologique était si bien connue de ses supérieurs que ceux-ci lui ordonnèrent de prêcher au point de faire bénéficier de ses lumières l’Italie tout entière.]

a) Cf. S. Thomas d’Aquin, S. th., II-I, La béatitude, qu. 3, art. 8, conclusion ; II Corinthiens, V, 7.

 

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Prière de Sœur Marie de la Croix

 

         Seigneur, la main seule de votre infinie miséricorde peut nous sauver de tant de fléaux. Seigneur, nous sommes enivrés d’afflictions intérieures et extérieures, ayez pitié de nous ! Détournez, Seigneur, votre face de nos péchés et regardez Jésus-Christ qui vous a donné satisfaction en souffrant et en mourant pour nous, il est votre Fils ! Et ainsi nous célébrerons votre infinie miséricorde.

 

         Vite, exaucez-nous, Seigneur, autrement notre courage sera bien amoindri, car nous sommes tombés dans un état misérable ! Vite Seigneur, faites sentir votre miséricorde, car nous n’espérons qu’en vous seul, qui êtes notre Père, notre Créateur, et qui devez conserver et sauver ceux qui sont vôtres pour toujours.

 

Ainsi soit-il.

 

         « Bien volontiers j’enrichis cette dévote prière de la pieuse Mélanie Calvat de 40 jours d’indulgence chaque fois qu’on voudra bien la réciter

 

         Fr. Carlo Guiseppe

 

         Évêque du Titre d’Halicarnasse, prélat ordinaire d’Altamura et d’Acquaviva delle Fonti.

 

         Acquaviva, le 8 septembre 1905.

 

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De la charité de la très-sainte Vierge

 

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, la Cité Mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, t. 2, Ire p., liv. IIe, ch. VIII, De la vertu de charité de la très-sainte Vierge, § 517, 518, 520, 521, 522, 530 (Instruction de la Reine du ciel) :

 

         «  Notre Seigneur Jésus-Christ nous enseigna, lorsqu’il fondait sa très-parfaite loi d’amour et de grâce, d’être parfaits à l’exemple de notre Père céleste, qui fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants sans aucune distinction (1). Le seul Fils du Père éternel pouvait donner une telle doctrine et un tel exemple aux hommes. […] Notre amour ne peut causer aucune bonté en l’objet qu’il aime, comme le fait la charité incréée du Seigneur ; mais du moins, si nous ne pouvons rendre meilleur ce que nous aimons, nous pouvons bien aimer sans aucun intérêt, sans distinction des personnes, et faire le bien sans en espérer aucun retour. […] La seule Marie fut élue entre toutes les créatures comme le soleil de justice (2), afin qu’elle l’imitât en la charité, et tirât de lui une copie de cette vertu qui fût conforme à son original. Elle seule sut aimer avec plus de perfection que toutes les autres ensemble, aimant Dieu purement pour Dieu, et les créatures pour Dieu et comme il les aime. Elle seule a suivi justement les mouvements et les généreuses inclinations de la charité, aimant le Souverain Bien pour le Souverain Bien, sans aucune prétention, et aimant des créatures à cause de leur participation qu’elles ont de Dieu, et non pas pour le retour ni pour la récompense, et afin qu’imitant en toutes choses la Charité incréée, elle seule pût et sût aimer pour rendre meilleur ce qu’elle aimait, puisqu’elle opéra de telle sorte par son amour, qu’elle procura des avantages au ciel et sur la terre en tout ce qui a l’être, excepté Dieu. […] Dans cet excès d’amour et de charité, elle satisfit et répondit à la dette que les créatures avaient contractée envers l’amour infini que le Seigneur leur portait, autant que cet amour le pouvait exiger, ne leur demandant pas des choses d’un prix infini, parce que cela leur était impossible. […] Elle obligea par cette très-parfaire charité le Père éternel, en la manière possible, de lui donner son très-saint Fils, pour elle et pour tout le genre humain ; parce que, si la très-auguste Marie eut moins aimé, ou que sa charité eût le moindre défaut, il n’y avait point de disposition dans la nature pour s’attirer l’incarnation du Verbe. […] Instruction de la Reine du ciel : “ […] que si vous vous écartez d’aimer quelque créature sans aucune considération de Dieu en elle, et de ne pas l’aimer pour le Seigneur, soyez persuadée que vous ne l’aimez point avec charité, ni comme je l’exige de vous, et comme le Très-Haut vous l’a commandé.” »

1) Cf. S. Matthieu, V, 45.

2) Cf. Cantique des cantiques, VI, 9.

 

ID., ibid., t. 2, IIe p., liv. VIe, ch. XII : La prière que notre Sauveur fit dans le jardin.- Les mystères qui s’y passèrent, et ce que sa très-sainte Mère en connut, § 1207 :

 

         « Pendant que l’on faisait tous ces préparatifs, le Seigneur était avec les onze apôtres, et travaillait à notre salut éternel et à celui même de ceux qui songeant à le faire mourir.  Ce fut un admirable débat entre la malice excessive des hommes et la bonté infinie de Dieu ; que si cette lutte du bien et du mal commença dans le monde à partir du premier homme, ces deux principes extrêmes atteignirent en la mort de notre Rédempteur leur plus grand développement, puisque la malice humaine et la bonté divine déployèrent en ce moment l’une contre l’autre toutes leurs ressources possibles : la première, en ôtant la vie et l’honneur au Créateur et au Rédempteur des hommes ; la seconde, en les sacrifiant pour leur salut avec une immense charité. Il fut pour ainsi dire nécessaire dans cette occasion que l’âme très-sainte de notre Seigneur Jésus-Christ regardât sa très-pure Mère, et que sa Divinité en fît de même, afin de trouver parmi les créatures un sujet capable d’attirer son amour et d’arrêter la justice divine. Car il considérait alors qu’en cette seule pure créature il recevrait dignement le fruit de la passion et de  la mort que les hommes lui destinaient ; la justice divine trouvait en cette sainteté sans borne une certaine compensation à la malice des hommes, et les trésors des mérites de Jésus-Christ étaient mis en dépôt en l’humilité, en la fidélité et en la charité de cette Auguste Dame, afin que l’Église renaquît ensuite et sortît des mérites et de la mort du même Seigneur, comme le phénix de ses cendres. Cette complaisance que l’humanité de notre Rédempteur prenait à considérer la sainteté de sa divine Mère, le fortifiait en quelque sorte pour vaindre la malice des mortels, et il reconnaissait que la patience avec laquelle il souffrait toutes ses peines n’étaient point inutiles, puisqu’il trouvait entre les hommes sa bien-aimée et très-sainte Mère. »

 

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Informations

Que vaut notre liberté de choix sans informations objectives ?

(Afin de corroborer nos informations, nous tenons toujours à en donner la source.)

 

Internet sous surveillance : « La vérité est un solvant redoutable » (Vint Cerf Maclean, Virginie) – Cliquez sur : Reporters sans frontières - Internet sous surveillance

 

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Si vous désirez connaître les dessous de la politique ou ce qui se trame sous nos yeux en vue d’un gouvernement mondial concocté par les membres d’un certain comité occulte (nommé « Comité X »), veuillez consulter les LETTRES D’INFORMATIONS ÉCONOMIQUES STRATÉGIQUES INTERNATIONALES (LIESI) que nous propose notre ami Jacques DELACROIX, cliquez sur : LIESI.htm et sur :

http://liesi.free.fr/data/summary.htm  - LIESI lance une nouvelle rubrique qui, pour le moment, est gratuite. Sur le menu à gauche vous lirez Lettre Electronique. Il suffit de cliquer sur ce lien et plusieurs thèmes apparaîtront. Pour le moment le code d'accès est "wtc01" (sans les guillemets). L'espace abonné ne sera, pour le moment, plus mis à jour.

 

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Sœurs du Christ-Roi, Maison Saint-Joseph, 38470 – SERRE-NERPOL50 km de Grenoble et 55 km de Valence, tout près de Notre-Dame de l’Osier), téléphone 04 76 64 24 11 : la seule communauté religieuse que nous connaissions et où la Tradition catholique et les Saintes Ecritures (selon la Vulgate latine – cf. Denz., 784) sont véritablement respectées, l’enseignement scolaire, depuis la primaire jusqu’au secondaire (internat privé pour filles), dispensé en parfaite conformité avec la pure Foi (anti-libérale), la Messe traditionnelle, dite de Saint-Pie V, exclusivement célébrée, et les Exercices Spirituels de Saint-Ignace de Loyola donnés selon l’esprit et les normes du T.R.P. François de Paule Vallet et ce sans la moindre altération du texte ignacien.

 

 

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Les œuvres complètes de saint Thomas d'Aquin en français, le Docteur commun de l'Église catholique (1225 – 1274), textes en format Web à votre disposition gratuite – cliquez sur : Oeuvres de saint Thomas d'Aquin

 

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765 livres de saints gratuitement lisibles et téléchargeables : http://www.jesusmarie.com/index

 

Jean-Pierre de Caussade, S.J., L’Abandon à la divine Providence : http://www.jesusmarie.com/jean_pierre_de_caussade.zip 

 

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A contre-courant du fleuve impétueux : Ce site, - dont il convient de lire complètement la page d’accueil avant de commencer à « cliquer » sur les liens hypertextes, - met à la disposition du lecteur bonae voluntatis, les textes de quelques livres épuisés ainsi que divers extraits et suggestions d’achats. Ces documents lui permettront d’accéder à une connaissance du réel qu’il ne manquera pas de confronter à ce que l’industrie de « l’in-formation » lui délivre. (Cf. Marcel de Corte, L’intelligence en péril de mort »). Cliquez sur : CONTRA IMPETUM FLUMINIS  et voir tout d’abord les « Seize conseils de Saint Thomas d'Aquin pour acquérir le trésor de la science ».

 

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Notre commentaire sur les articles de l’abbé Francesco Ricossa parus dans

le n° 62 de la revue « Sodalitium » de mai 2009, et intitulés « Le cardinal

Rampolla était-il franc-maçon ? » et « Une consécration épiscopale

valide est-elle nécessaire pour être Pape ? »

 

        En laissant de côté la question de la matière et de la forme, telle que nous avons brièvement exposée, et qui ne concerne que les principes de la réalité naturelle, nous avons commis ce que le Philosophe appelle une ignoratio elenchi (1), car nous avions négligé de considérer le point de vue surnaturel qui joue en effet un rôle fondamental dans l’Église de Jésus-Christ, mais il n’en est pas résulté pour autant une solution satisfaisante. Les informations de Monsieur l’abbé Ricossa parues dans le numéro 62 de la revue Sodalitium de mai 2009 étant prises en compte et ses conclusions retenues, les uns et les autres sommes contraints de reconnaître que non seulement nous ne sommes pas plus avancés par son article intitulé « Une consécration épiscopale valide est-elle nécessaire pour être Pape ? », mais encore conduits logiquement à nous prononcer sur rien ou à douter de tout, à savoir de la validité des ordinations sacerdotales, des sacres épiscopaux et des sacrements, et réduits finalement à des conjectures nocives à notre progression spirituelle qui ne peuvent se concilier avec une foi vive et assurée (2). Si l’on est formellement hérétique, à moins d’être atteint d’aliénation mentale ou d’être complètement ignorant, on ne peut pas vouloir en même temps « réaliser le bien et la finalité de l’Église » ou d’en avoir « l’intention objective et habituelle ». Quel Pape légitime ou quel conclave va élire un tel homme pour s’asseoir sur le trône de saint Pierre et en faire au moins et d’abord un « Pape » materialiter ? Et est-ce un pape illégitime ou un conclave composé d’une majorité de cardinaux douteux qui va élire un Pape à l’encontre de son plan de subversion ? N’en n’avons-nous pas déjà une petite idée avec l’expérience du pseudo Concile Vatican II ? Est-ce là le choix que le Verbe incarné a inspiré pour bâtir son Église (3) ? Où allons-nous avec de tels raisonnements ? De telles élections ne doivent pas se traiter à la légère. Quant à parler du for interne pour « savoir si Ratzinger est convaincu de l’invalidité du nouveau rite et sait être un imposteur, ou si au contraire il est convaincu de la validité des ordres sacrés », il n’en est nul besoin, car par ses écrits il soutient clairement qu’il est parfaitement conscient d’être en opposition avec le Magistère traditionnel de l’Église. Plutôt que de s’opposer les uns aux autres en se réfugiant dans des conjectures inutiles et incertaines et pénibles, qu’attendent les évêques validement consacrés pour se réunir et constater au grand jour l’hérésie de cet homme ? Si ses écrits ne suffisent pas, alors nous ne pouvons à notre tour que condamner le cas qu’en a fait l’Église à travers les siècles pour déclarer telle et telle doctrine contraire à la foi et à la morale et exhorter ses membres à fuir ceux qui s’en réclament afin d’échapper à la damnation éternelle (4). Sans doute, n’ont-ils pas également pris conscience de la gravité des événements actuels avec l’établissement d’un gouvernement mondial et d’une spiritualité de type Nouvel Âge par l’abandon de toutes les religions actuelles dont nous entretient régulièrement notre ami du LIESI ! Les derniers temps leur passent manifestement par-dessus la tête. Il y a là une méconnaissance totale de l’Apocalypse et des écrits de saint Irénée de Lyon sur la question.

L’abbé Ricossa se considère comme le parangon de l’orthodoxie catholique et met dans le même panier tous ceux qui ne le suivent point et qu’il nomme les « dits "traditionalistes" », alors que lui-même soutient une hérésie manifeste en écrivant que l’Apocalypse ne parle pas des derniers temps et qu’elle n’est qu’ « une explication de toute la révélation sur Jésus-Christ, depuis la création jusqu’à la fondation de l’Église », – ne remarquant même pas que l’Apocalypse n’est pas une révélation et encore moins une explication sur Jésus-Christ, mais l’ultime Révélation de Jésus-Christ (5), qui n’est pas une catastrophe, bien au contraire ! Une telle position révèle son naturalisme qui le conduit logiquement au modernisme (6). Qui, par exemple, en lisant seulement le chapitre 21 de l’Apocalypse (de la Révélation de Jésus-Christ) n’y voit pas la description de la Cité sainte, la Jérusalem nouvelle ou future ?  ― Celui qui a perdu la foi catholique et apostolique.

Lors d’un repas communautaire préparé par des religieuses fort dévouées, et que nous étions, un ami et moi, en train de parler des révélations de la Vierge Marie communiquées à la Bergère de La Salette, Sœur Marie de la Croix, née Mélanie Calvat, et de la scandaleuse position de l’abbé Ricossa et de ses analyses orientées et mensongères, notre voisin de table, qui suivait attentivement notre conversation sans manifester apparemment le moindre désaccord, prit la parole pour nous informer que cet abbé lui avait avoué dans un entretien particulier qu’il ne croyait pas non plus aux messages de la Mère de Dieu communiqués aux petits bergers d’Aljustrel à Fatima. Quant aux visions, n’en parlons pas, car sans révélations ou avec des révélations mêlées d’erreurs, elles perdent ipso facto toute leur signification et leur crédibilité, ne nous entraînant que dans des polémiques interminables et nous conduisant finalement à leur rejet. Et effectivement aujourd’hui on n’en parle plus. L’abbé Ricossa en partant d’une prémisse ou d’une majeure fausse ne pouvait que conclure faussement, car même « une légère erreur dans les principes engendre une conclusion gravement erronée ». Platon, Aristote et saint Thomas d’Aquin savaient cela. Le naturalisme et le modernisme ont eu raison de cet abbé. Prions pour lui afin qu’il se rétracte et retrouve les promesses de son baptême et sauve son âme. Si par bonheur le miracle se produit, nous le signalerons pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes (cf. Éphésiens, II, 2 – « filios diffidentiæ »). Mais cela ne nous empêche pas de nous demander s’il n’est pas lui aussi un infiltré à l’instar de la Fraternité de Saint Pie X pour contrer les conclusions qui auraient dû logiquement être tirées et concrétisées eu égard aux ultimes écrits et paroles de Mgr Lefebvre, son fondateur – cliquez sur :

http://www.resistance-catholique.org/documents/Textes_oublies_de_Mgr_Lefebvre/Preface-de-son-livre-Jaccuse-le-Concile-datee-du-27-aout-1976.pdf).

(Après avoir lu, relu et médité les écrits de l'abbé RICOSSA, nous sommes en train de nous demander s'il convient de continuer à suivre une communauté religieuse et ses prêtres dirigés par un abbé qui les conduit sur une voie de perdition. Et poser cette question, c’est déjà y répondre négativement  Le Docteur angélique dans sa Somme théologique, 3e partie, question 82, article 8, conclut que « quiconque [quicumque] communie avec autrui   dans le péché [et l’hérésie en est un d’une extrême gravité !] partage à son tour son péché » ; et à la solution 3, soutient qu’il est défendu de recevoir la communion et d’entendre la messe d’un pécheur notoire quand « le péché ne peut être caché parce qu’indubitable » [non potest peccatum aliqua tergiversatione celari]. C’est donc à chacun, en son âme et conscience, de vérifier le bien-fondé de nos citations et de prendre la décision qui s’impose après avoir « exerçé ses facultés naturelles librement et tranquillement », -  pour reprendre le paragraphe 177 des Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola relatif et faire une saine et bonne élection. Et toute personne de bonne volonté finira ainsi par déduire que l’abbé RICOSSA a sombré bel et bien dans l’hérésie.]

            Au sujet du cardinal Rampolla, l’abbé Ricossa, une fois de plus, comme sur la Bergère de La Salette, nous donne des informations partiales et manifestement occultées, car ce qui est écrit dans la revue The Equinox publiant le Manifeste de l’O.T.O. qui donne les noms de 14 de ses membres dont celui de ce personnage éminent et double, n’est pas digne d’être retenu pour la bonne raison qu’elle contient également des noms qui sont étrangers à l’O.T.O. Cette information ne suffit donc pas pour blanchir ce cardinal, décédé en 1913, en soulignant que son nom ne figure plus sur une autre liste parue en 1919. Mais il ne faut surtout pas oublier que l’appartenance du cardinal Rampolla à la haute maçonnerie illuministe repose sur un témoignage incluant des faits et publié à la demande du Père Guérard des Lauriers dans le premier numéro de sa nouvelle revue Cacissiacum dans laquelle il a été partie prenante (7).

        Quant au Ralliement à la République conseillé par le pape Léon XIII, précisons bien qu’il s’agit d’un ralliement à la République et non à la franc-maçonnerie, car la République en tant que telle n’est pas condamnable (8). Seulement, nous devons bien reconnaître que la franc-maçonnerie, au témoignage même de ses membres, est pour le moment et depuis 1789 la mère nourricière de la République française. Avec l’encyclique Humanum Genus, les catholiques ou les non religieux auraient dû s’engager politiquement pour démasquer publiquement par toutes les voies possibles et rejeter de l’Assemblée nationale et du Sénat tous ces suppôts de Satan. Ce que nous n’avons pas fait. Nous en récoltons maintenant les fruits.

        En ce qui concerne Charles Maurras, après avoir lu et médité son Enquête sur la Monarchie, nous avons donné notre adhésion à l’institution royale et nous le félicitons pour son analyse et son apologie du Syllabus (non cité dans le Catéchisme de J.-P. II qui se réfère fréquemment au prétendu Concile œcuménique Vatican II) parues dans son ouvrage intitulé La politique religieuse (9). Qui en est capable et aujourd’hui plus que jamais ?

        Au sujet de Gaston Bardet, nous aurions plutôt tendance à rejoindre la pensée de l’abbé Ricossa, mais il était surtout fortement influencé par le « magistère » du pseudo Concile  Vatican II – comme beaucoup de catholiques à l’époque (10). En effet, qui, à cette époque, ne suivait pas ce pseudo Concile ? Tous les évêques, les curés de nos paroisses, les monastères et les maisons de retraite (Chabeuil et Cie) nous exhortaient à lire et à relire, à analyser et à méditer religieusement ses textes de ce pseudo Concile. Les « jeunes » qui critiquent leurs anciens auraient-ils mieux fait à leur place ? Quelle hypocrisie ! Le monde actuel (juillet 2009) est immergé dans un contexte culturel d’inspiration maçonnique qui nous touche tous depuis l’école maternelle jusqu’à la faculté. Le vers est dans le fruit. Et cela n’est pas venu du jour au lendemain ; et nous en sommes tous les complices au moins par notre silence apparemment approbateur ! « Ah, assez de silence ! », écrivait déjà sainte Catherine de Sienne (1347 – 1380) au XIVe siècle dans sa Lettre Seizième, « criez avec cent mille langues. Je vois qu’à force de silence le monde est pourri. » 

Quant à ses attaques mielleuses contre le Marquis de la Franquerie (11) pour qui il a « toute l’estime et le respect dus » à sa « lutte contre la franc-maçonnerie et le modernisme », il aurait mieux à faire que de le discréditer aux yeux des traditionalistes et d’ajouter çà et là la confusion dans les esprits, se conduisant comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Notons également que Sœur Marie de la Croix, la Bergère de La Salette (12), n’est pas non plus, et une fois de plus, épargnée (13).

        Pour finir, au sujet de Fernand Crombette, savant français mort ignoré en 1970 et dont tous les manuscrits sont signés : « un catholique français », nous ne rejoignons que partiellement la pensée de l’abbé Ricossa, parce que les travaux de ce savant témoignent d’une science linguistique probablement unique au monde (14) qui mérite toute notre attention, dépassent tout ce que nous pouvons imaginer. Il n’est possible de se prononcer sur son œuvre gigantesque qu’en ayant lu et étudié ses livres et même contrôlé les thèses proposées (15), ce qui demanderait des années de travail et de vérification sans discontinuer (16). Il nous dépasse tous en son domaine. Il faut savoir que ce chercheur de génie a adressé une copie de son ouvrage à Rome pour que l’Église porte un jugement sur son œuvre, mais qu’il n’a reçu qu’un simple accusé de réception. En répondant à un questionnaire de son Évêque, il expose en 62 pages manuscrites certains détails relatifs à sa traduction de la Bible par le copte et révèle également sa crainte des résultats néfastes qu’entraînera le pseudo Concile Vatican II en laissant la porte ouverte au modernisme qui commençait déjà à se propager dans les séminaires (17). Le vœu du « catholique français » d’être entendu et de recevoir de ses travaux un juste jugement sera exhaussé quand disparaîtra la sinistre église conciliaire et quand l’Église apostolique réapparaîtra dans sa plénitude.

1)          Cf. Aristote, Organon, Les réfutations sophistiques, 6, 168 b 10-15 ;

2)          Cf. Hébreux, 11 : 1 ;

3)          Cf. S. Matthieu, 16 : 18 ;

4)          Cf. l’encyclique Quanta cura et le Syllabus du pape Pie IX ;

5)          Apocalypse, I, 1 : Révélation de Jésus-Christ : ApokaluyiV (dict. A. Bailly : action de découvrir, révélation) Ihsou (génitif) Cristou (génitif) ; cf. Apocalypse, 22 : 16, 18 (cf. Abbé Ricossa, Sodalitium n° 48, périodique cité plus haut, p. 49, 2e colonne,  La “ trame ” de l’Apocalypse) ;

6)          Cf. Pape saint Pie X, encyclique Pascendi Dominici Gregis (8 septembre 1907), § 21 : III. – Le théologien moderniste, Immanence théologique ;

7)          Pour plus de détails, cliquez sur : Virgo-Maria N° 726 et : Virgo-Maria N° 725 ;

8)          Saint Thomas d’Aquin, Du gouvernement royal, III ;

9)          Nouvelle Librairie Nationale, 1914, II : Sur le texte du Syllabus, pp.132-170 ; François Marie Algoud, Actualité et Présence de Charles Maurras (1868-1952), Tome II, l’Altissime, au service de la France et de l’Église, Préface de Jean Marie Keller, Contributions d’Albert André Algoud, Michel Fromentoux et François Saint-Pierre, Editions de Chiré, 86190 Chiré-en-Montreuil, 2005 (« Voici le livre sur Charles Maurras qui nous manquait. En effet si de nombreux témoignages vécus ont été publiés sur le maître de l’Action française, ils n’ont jamais été rassemblés pour leur essentiel comme dans cet ouvrage. D’autre part, ce travail de François Marie Algoud sur " l’altissime " – ainsi qualifié par ces deux grands écrivains : Jacques Bainville et René Benjamin – permet de mieux connaître ce personnage hors du commun. […] Il est en effet scandaleux qu’encore aujourd’hui des contemporains énoncent de graves contre-vérités sur lui, alors que tous les textes, tous les documents possibles sont là pour connaître la vérité. Ce livre permet de la saisir à tout lecteur d’une élémentaire bonne foi, laissant les roquets aboyer après un lion. » - Il convient cependant de conserver une certaine réserve sur le panégyrique d’un homme qui n’est pas parvenu à se prononcer en faveur du règne du Christ sur toutes nos institutions qui sont actuellement entre les mains de la franc-maçonnerie qu’il semble avoir étrangement ménagée en se gardant de la nommer, comme si celle-ci ne présentait aucun danger. Le temps n’est plus à l’atermoiement !

10)     Cf. Jean-Gaston Bardet, Mystique et Magie, La Pensée Universelle, 1974 ; Imitation du Christ, Nouvelle traduction littérale donnant le sens mystique. Introduction et Commentaires, Desclée De Brouwer, 1958 – avec le Nihil obstat et l’Imprimatur de 1957 (eh oui !) ; cf. Résistance Catholique, selon l’auteur de l’ouvrage mis gratuitement à la disposition des internautes et admirablement et sérieusement documenté et intitulé « Mystère d’Iniquité », préfacé par Mgr Daniel L. Dolan, Gaston Bardet était un martiniste ou un franc-maçon de très haut grade et ses ouvrages pseudo-mystiques d’inspiration luciférienne. Cela n’a rien d’étonnant ! Ses éloges de Jean XXIII et du pseudo Vatican II auraient pu déjà nous mettre la puce à l’oreille. Dans tous les cas, comme tout franc-maçon asservi aux lois du prince des ténèbres, il a bien caché son jeu à ses amis. Tout avait était prévu et devait être accompli bien avant que le cardinal Roncalli usurpe le siège de saint Pierre et que le sinistre concile soit décrété.

11)     Cf. Sodalitium, n° 62, mai 2009, p. 24, 2e colonne : « Voici le témoignage d’André Le Sage, qui signait ses livres Marquis de la Franquerie (1901-1992) » ; p. 25, 1re colonne : « même si à l’époque il n’était pas Marquis » ;

12)     ID., cf. p. 26, 1re colonne : Et non « la voyante » ! Terme méprisant. Pourquoi pas la tireuse de cartes ?

13)     ID., cf. p. 36, la note 58 : « Dans Le Saint-Siège et le “ Secret de La Salette ”. Cf. Abbé Gouin, Sœur Marie de la Croix, Bergère de La Salette, née MÉLANIE CALVAT, Tertiaire de St Dominique, VICTIME DE JÉSUS, Éditions Saint-Michel, 53 – Saint-Cénéré, 1969, Nihil obstat : Le Saulchoir, 28 juin 1968, Père Guérard des Lauriers, O. P., Introduction de F. Corteville, Président de « l’Association des enfants de N.-D. de la Salette et de St Grignion de Monfort », citant le R. P. Garrigou-Lagrange, lui écrivant, le 1er septembre 1957 : « J’incline à penser que Mélanie a conservé sa mission jusqu’à sa mort. » Le Nihil obstat du Père Guérard des Lauriers souligne l’incohérence de l’abbé Francesco Ricossa. En effet, ce n’est vraiment pas la peine de parler sans cesse de Mgr Guérard des Lauriers en des termes dithyrambiques tout en mettant en cause l’honorabilité de la Bergère de La Salette et en rejetant ipso facto le célèbre Secret de la Mère de Dieu que celui-ci tenait pour authentique. Cliquez sur : http://www.fidemservavi.info/Documents/la-salette/La-Salette-Lepidi.htm - pour répondre à tous les détracteurs du Secret de Notre Dame de La Salette ; et sur : http://www.a-c-r-f.com/html/SLB_Ricossa_juillet-2009.html ;

14)     Cf. sa critique des œuvres de Champollion : chapitre La pierre de Rosette de l’ouvrage intitulé Si le monde savait… ;

15)     43 volumes d’une extrême densité ;

16)     Cf. Noël Derose, Si le monde savait…, Fernand Crombette, sa vie, son œuvre, Diffusion Pierre Téqui, by CESHE a.s.b.l. 1995 ;

17)     ID., Préliminaires, page 322 : « Nous l’avons déjà dit au début de ce cahier, Crombette a professé durant toute sa vie qu’il brûlerait toute son œuvre (à laquelle il avait travaillé durant plus de 30 ans) si jamais l’Église le lui ordonnait. Nous en sommes témoin. »

 

Cf. Sodalitium n° 13, mars 1988, pp. 18-34 , interview de Mgr Guérard des Lauriers et la « Thèse » dite de « Cassiciacum » - actuellement périmée. – Cliquez sur : http://www.a-c-r-f.com/documents/soda-13_Mgr-G-de-L.pdf

 

Nous tenons cependant à informer nos lecteurs que Fernand Crombette, farouchement opposé à la théorie évolutionniste, prouve par ses travaux que le texte de la Bible dit la vérité, que la chronologie biblique s'accorde avec celle de l'histoire égyptienne, que la Terre se trouve au Centre l’Univers, qu’elle a été éjectée du soleil qui tourne en un an sur une orbite autour du Centre de Gravité de l’Univers, que cette Terre touche constamment l'axe de l'Univers tout en possédant sa rotation diurne, que etc. Ce qui n'est quand même pas négligeable du point de vue apologétique ! Et les dates qu’il donne sont extrêmement précises. Ajoutons qu'il a eu comme collaborateurs et conseillers des architectes, des ingénieurs, des physiciens, des polytechniciens et autres scientifiques éminents. Et que cette collaboration continue (avec Guy Berthault, Guy de La Tour d’Auvergne, Yves Nourissat, notre regretté Alain Fournier, etc.). Sachons donc où nous mettons les pieds si nous ne voulons pas être ridiculisés et confondus en essayant de le réfuter sans avoir pris connaissance de ses œuvres.

 

Pour avoir une petite idée de la méthode de Fernand Crombette et prendre conscience de l’importance et du sérieux de ses travaux, nous vous prions de bien vouloir cliquer sur :

Accueil, puis sur :

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L'oeuvre > Exégèse > Méthode

 

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Quelques révélations significatives au sujet de Jacques MARITAIN et de Jean-Gaston BARDET

 communiquées par le site : http://www.resistance-catholique.org/   

 

« L’ami et le maître à penser de Montini [futur Paul VI] était le philosophe hérétique Jacques Maritain, mort en 1973. Maritain écrivait : « À la chrétienté médiévale de type sacral et théocratique [...] doit succéder aujourd’hui une nouvelle chrétienté caractérisée [...] par l’émancipation réciproque du temporel et du spirituel, et par le pluralisme religieux et culturel de la cité ». On appelle Maritain le père de la liberté religieuse de Vatican II. Il a été condamné à l’avance, par exemple par Léon XIII (encyclique Longinqua oceani, 6 janvier 1895).

« Dès avant son élection, Roncalli [futur Jean XXIII] reçut du pouvoir occulte l’annonce qu’il serait pape ainsi que les instructions pour gouverner l’Église selon les vues des loges, et notamment en convoquant un concile. Le bulletin occultiste Les échos du surnaturel publia, en effet, le témoignage de Gaston Bardet, auteur de plusieurs ouvrages pseudo-mystiques, pour ne pas dire lucifériens. Son nom d’initiation est « Jean de la joie ». Il est martiniste.

« Saint-Martin, franc-maçon du XVIIIe siècle, finança la Révolution française et fonda sa propre secte luciférienne, celle des « martinistes ». Voici donc le témoignage de Gaston Bardet. « En ce qui concerne le concile, j’ai écrit au cardinal Roncalli (ancien nonce à Paris dont j’étais le conseiller) à la date du 14 août 1954, pour lui annoncer son élection future [à la papauté] et lui demander un rendez-vous pendant les vacances à son pays natal en vue d’étudier son premier travail [...] : le Concile. Et je précisais : «Voudriez-vous réfléchir sur tout cela, car il n’y aura pas de temps à tergiverser. Dès l’ascension au trône pontifical, le plan doit se dérouler instantanément et surprendre tous les politiques » (Les échos du surnaturel, décembre 1961 / janvier 1962, in : Latour, Loubier et Alexandre : Qui occupe le siège de Pierre ?, Villegenon 1984, p. 17). Quatre ans avant le décès de Pie XII, la franc-maçonnerie avait donc déjà désigné son successeur et lui avait assigné son premier travail : convoquer un conciliabule révolutionnaire, téléguidé par les loges ! »

 

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Fernand Crombette (24 septembre 1880 - vendredi 13 novembre 1970), auteur d'une œuvre mO.N.U.mentale qui nous révèle des découvertes masquées dans les domaines de l'astronomie, de la physique, de la géologie et des sciences de la nature. Ce savant français atteste l'authenticité de la Bible en recourant aux langues anciennes sur la base d'une méthode de lecture originale (l'analyse onomastique par le copte), qui nous ouvre de nouveaux horizons, - ce que le P. Pourcel (prémontré) avait pressenti dans son Incarnation, Mappus, le Puy en Velay, p. 135 (1), lorsqu'il écrivait : « C'est toute une méthodologie de la science rationnelle qui est en cause ; c'est un code de connaissance sur lequel les études humaines, aujourd'hui ou demain, seront à régler. Cela se fera, si cela n'est pas fait ... A-t-on admis le principe ? Il y a de quoi faire trembler toute cette formidable laïcité qui nous baigne tous, aussi bien anticléricaux que neutralisants ou cléricaux, presque indistinctement, tous dans le même bain [2]. De quoi faire trembler les uns, disons-nous, et transporter les autres d'allégresse. [...] Le principe admis ... est que, en chaque objet religieux faisant partie de notre horizon terrestre, la lumière du ciel projette toujours une lumière de surcroît, mais de nature à modifier totalement nos façons de voir. Ce sont les diverses applications de ce principe qui menacent aujourd'hui - et terriblement - la science laïque (3). Voyons un peu. Lorsque Jésus eut ouvert les yeux de l'aveugle-né, celui-ci l'eut bientôt reconnu ... et se jetant à ses pieds, il l'adora [4]. [...] Nos sciences physiques et naturelles, nos vues sur la divine Création ont pris la queue de la laïcité ou des ennemis du Sacré, à la suite des illustres Didymes qui n'ont pour avancer dans la vérité que le bout de leurs doigts avec le bâton servant de rallonge. Usquequo Domine ? [...] Si la terre est partout porteuse de mystique, partout religieuse, partout elle réclame, pour être comprise, un regard de foi ... » Mais notre monde bouffi d'orgueil, ou ayant usurpé la propriété de l'être reçu de Dieu (5), n'en veut pas (6) et a choisi de se taire parce qu'il devrait reconsidérer le bien-fondé de ses premières données ou revenir sur ses prémisses et reconnaître les erreurs de ses conclusions pour parvenir à la connaissance des « choses naturelles qui mesurent notre intellect et à partir desquelles celui-ci reçoit la science » (7), et ce sans jamais négliger les précieuses et indispensables données de la Bible ou de l'ensemble des livres écrits sous l'inspiration de l'Esprit Saint (8) et confiés à l'Église bâtie sur S. Pierre par Jésus Christ. A parler franc, disons qu'en face de cet auteur, qui signait ses ouvrages : « un Catholique Français », Champollion lui-même fait plutôt pâle figure. Assurément nous ne pouvons que nous incliner devant ce chercheur et catholique fervent et rendre grâce à Dieu. Il est donc plus que temps, non pas de « lire » ses livres mais bien de les « étudier » (8) et d'en extraire la substantifique moelle pour la communiquer à toutes les nations et manifester la gloire de l'Éternel (9) - étant bien entendu que nous rejetons catégoriquement tout ce qui n’est pas manifestement conforme au magistère ordinaire et universel de l’Église et à plus forte raison au magistère extraordinaire (10). « Que ceux à qui il appartient d'éclairer les esprits veuillent bien ne pas laisser leur lampe sous le boisseau ! (11) »

                                                                                                                                 

1) Cité par F. Crombette dans son ouvrage : Synthèse préhistorique et esquisse assyriologique, Tome I, pp. 278, 279.

2) Cf. S. Jean, 9 : 39 ; I Cor., 1 : 19 ; II Cor., 4 : 6-7 ; S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, I, q. I, a. 5.

3) Pape saint Pie X, Lettre Encyclique Pascendi du 8 sep. 1907 sur les doctrines des modernistes, suivie du Serment antimoderniste que tout catholique doit prendre en considération (cliquez sur : pascendi.htm), § 18 : Rapports de la foi et de la science :

«Au point où nous en sommes, Vénérables Frères, nous avons plus qu'il ne faut pour nous faire une idée exacte des rapports que les modernistes établissent entre la foi et la science, entendant aussi sous ce dernier mot l'histoire. En premier lieu, leurs objets sont totalement étrangers entre eux, l'un en dehors de l'autre.»

Sur la Sapinière, le réseau de renseignement de saint Pie X pour démasquer les modernistes, cliquez sur : http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-24-A-00-Mgr_Ducaud-Bourget_sur_la_sapiniere.pdf

 

Le CESHE, Science et Foi, N° 18 , 4e Trimestre 1990, Dominique TASSOT, La vérité littérale de la Bible, page 10 :

 

« Pour sa part, en cherchant à faire connaître Dieu dans Son œuvre, le grand Livre de la Création, le CESHE aide ses membres à se situer dans une relation plus juste et plus profonde avec Lui. C'est là tout le secret de son développement : supprimer le laïcisme en nous-même, dans nos intelligences, pour mieux savoir l'identifier au dehors.»

 

         Pour vous abonner à la revue trimestrielle « Science & Foi », renseignez-vous en adressant un courriel à cesheadm@wanadoo.fr ou ceshe@che.com cf. également les sites :

CESHE WEB PAGE

travaux

Articles / Impact - Institute for Creation Research

Expériences de stratification (Guy Berthault - Polytechnicien)

 

Le CESHE, Science et Foi, N° 89, octobre 2008, Yves Nourissat (Polytechnicien), La Nasa et le géocentrisme : Les responsables de la NASA n’autorisent pas leurs employés à avouer qu’elle utilise comme repère pour suivent le mouvement des sondes spatiales la terre immobile, pp. 14-16 :

 

« … Ce fait est facilement prouvé à partir de la propre documentation de l’Agence spatiale. Par exemple dans une lettre écrite au NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) faisant l’enquête suivante : “ Le mouvement des satellites géostationnaires est-il prévu et exécuté sur la base d’une terre immobile ou d’une terre en rotation ? ” La réponse envoyée par le chef de la navigation GOES/POLAR à la NOAA est très simple : “Terre immobile ”. La lettre est citée et reproduite dans l’ouvrage de Marshall Hall : “ The Earth is not moving ”. Comelia, Georgia, Fair Education Foundation, 1994, p. 261. » (Les volumes I et II de « Galileo was wrong : The Church was right » peuvent être commandés sur le site : Catholic Apologetics International.)

 

         Pour éviter tout malentendu avec nos amis qui semblent ignorer la nature de l’ignoratio elenchi (a), nous tenons à souligner que nous sommes en total désaccord avec la position actuelle du CESHE qui s’est rallié à la Rome qui a suivi le pseudo concile Vatican II et perdu ipso facto la Foi apostolique et se trouve depuis entre les mains des modernistes (cependant tant décriés par Fernand Crombette lui-même) sous la houlette de faux pasteurs, dont Ratzinger/Benoît est actuellement le chef d’orchestre ou le parangon attitré.  Nous n’avons retenu et retenons dans cette publication que ses analyses scientifiques et en particulier celles qui traitent de l’exécrable théorie évolutionniste, de la genèse et de l’âge du monde et des données révélées de la Bible. Voilà la question qui nous intéresse au plus haut point.

a) Aristote, Organon, VI : Les réfutations sophistiques, ch. 6.

 

        Il n'y a pas de saine laïcité ou de saine franc-maçonnerie pas plus qu'il n'y a de saine séparation de Dieu (ou de saine damnation). Quand on parle d’école laïque, tout le monde a compris. Ne tergiversons pas ! (Cf. S. Matthieu, 5 : 37 ; 2 Corinthiens, 1 : 17-20.) Il faut choisir son camp ou qui l'on veut servir. Dans un tel système où le domaine de la culture et des sciences est absolument autonome, le rôle de la Révélation surnaturelle ou divine est catégoriquement rejeté et Dieu devient inutile, voire nuisible. La laïcité c’est le refus du règne social et politique de Jésus-Christ en tant que Créateur et Rédempteur du monde. C’est l’antithèse de l’encyclique « Quas Primas ».

 

Déclaration liminaire à l’œuvre exégétique de Fernand Crombette, « Si le monde savait… » (réf. 1.02), Noël Derose, Fernand Crombette, sa vie, son œuvre, CESHE, Diffusion Téqui, 1995, page 95 :

 

«  La solution de facilité adoptée par la généralité des interprètes de la Bible et consistant à poser en principe qu’il ne fallait pas la prendre au pied de la lettre mais s’en remettre à la science du soin de découvrir l’origine du monde et de l’homme, n’avait paru supprimer les difficultés qu’en substituant à l’Écriture divinement inspirée toutes les hypothèses hasardeuses sorties du cerveau des savants : l’humain prenait la place du divin. Nous étions en plein modernisme, s’étendant progressivement à presque toute l’Église par un enseignement généralisé. [...] Notre souffrance intellectuelle et morale devant cette situation était devenue angoissante. Notre foi se révoltait devant une trahison livrant la place aux ennemis de l’Église. Nos conversations avec les clercs nous montraient les progrès effrayants faits dans leurs rangs par les théories modernistes, et le mal s’aggravant à la montée de chaque génération successive accédant ensuite à des postes de plus en plus élevés et leur action néfaste ne cessant par suite de s’accroître. Une activité tout extérieure remplaçait l’étude des questions capitales de principe, comme si la foi ne devait pas être l’inspiratrice de toute action chrétienne. Est-ce que les ecclésiastiques allaient pouvoir continuer impunément à employer leurs forces à ruiner l’Écriture Sainte ? Est-ce qu’il ne se trouverait pas quelqu’un pour relever le gant et engager la lutte contre leurs excès ? Pour démontrer qu’il ne se pouvait pas que Dieu eût menti ? »

 

        N’en déplaise au monde et à ses pseudo ou prétendus savants, grâce aux travaux très précieux de Fernand Crombette, on peut maintenant affirmer avec certitude que la Bible est à la fois un livre historique et scientifique absolument vrai.

 

4) Cf. S. Jean, 9 : 1, 37-38, 34.

Ce qui est le comble de la stupidité pour tout homme qui se prétend intelligent ou doté d'un intellect (cf. Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 7 ; De la génération des animaux, II, 3, 736 b 27-30 ; De l'âme, II, 1, 413 a 4 et sq. ; Psaumes, XIII, 1 : «L'insensé dit dans son cœur : Il n'y a pas de Dieu.» ; cf. Romains, III, 13-18).

 

5) Cf. S. Jean, 1 : 10-11 ; 14 : 17 ; 17 : 9, 14 ; S. Jacques, 4 : 4, 6.

 

6) Cf. S. Thomas d'Aquin, De veritate, art. 2 ; Aristote, Metaphysica III, 3, 998 b 20-25.

 

7) Pape Léon XIII, Enc. Providentissimus Deus, 18 novembre 1893 : « Il est surtout désirable que l'usage des Saints Livres se répande à travers toute la théologie et en devienne pour ainsi dire l'âme. C'est, en effet, de la Révélation que la théologie tire ses principes.»

 

8) « Si le monde savait … », ouvrage cité plus haut, page 73.

 

9) Psaumes, 18 : 1 : «Cæli enarrant gloriam Dei, et opera manuum ejus annunciat firmamentum.» - Daniel, 13 : 9 : « [...] et declinaverunt oculos suos ut non viderent cœlum [...].»

 

10) S. Paul à Tite, 3 : 10 :

 

        « Après un ou deux avertissements, rejette l’hérétique [« hæreticum »], sachant qu’un pareil homme est perverti et qu’il est un pécheur qui se condamne lui-même. » - Nous rejetons tout particulièrement et absolument le  préexistantianisme d’Origène ou de ceux qui s’en réclament pour différentes raisons, d’après lequel toutes les âmes ont été créées à un moment qui a précédé le temps et sont unies au corps au moment de la génération (doctrine rejetée par le Concile de Constantinople en 543 – cf. Denzinger, Enchiridion Symbolorum, Definitionum et declarationum de rebus fidei et morum, 203 et 204, Can. 1 et 2). Prenons bien garde à cette doctrine du préexistantianisme, car elle nous conduit à la mystique luciférienne : l’androgynie ou la gnose androgyne, l’homme et la femme en UN (selon Satan qui se substitue au partenaire homme ou femme), créés à l’image et à la ressemblance  d’un dieu androgyne à la fois mâle et femelle. L’homme et  la  femme retrouvent donc leur pleine ressemblance avec Dieu dans l’union conjugale par la voie du sexe. Sur la question de l’âme, cliquez sur : amea.htm

 

Denzinger, Enchiridion Symbolorum, Definitionum et declarationum de rebus fidei et morum, Friburgi Brisgoviae MCMXXXII, Herder & Co., Typographi Editores Pontificii, Vigilius (537) 540-555, no 204, Canones adversus Originem (Ex Iustiniani Imperatoris « Libro adversus Origenem », 543) :

 

« Can. 2. Si quis dicit aut sentit, Domini animan prius exstitisse, atque unitam fuisse Deo Verbo ante incarnationem et generationem ex virgine, A.S. [anathema sit]. » Cependant, cette thèse de la préexistence du Messie à la création du monde est nettement affirmée par le Livre d’Hénoch, cité par l’apôtre saint Jude et avec respect par des Pères des Pères de l’Église, et peut même être soutenue au regard de certains textes de la Bible (cf. S. Jude, verset 14 ; Livre d’Hénoch, IIe partie, Livre des paraboles, ch. 48, verset 3 ; 39 : 6 ; 49 : 2 ; 62 : 7 ; 70 : 1 ; Proverbes, 8 : 22-31 ; Ephésiens, 1 : 4 ; Colossiens, 1 : 15). Fernand Crombette avait demandé à l’Église, par la voie hiérarchique, de l’éclairer à ce sujet, mais celle-ci, déjà en pleine crise moderniste, n’avait pas daigné lui répondre.

 

Au sujet de Duns Scot : Dans sa démonstration de l’existence de Dieu, Duns Scot commence par soutenir qu’un certain être peut être fait (« effectivum » : ce qui peut être cause efficiente), alors qu’une relation entre deux êtres ne peut être saisie et posée sans saisir en premier ce qui met en acte l’être possible ou ce qui va devenir, commettant ainsi une pétition de principe et en abandonnant la métaphysique de l’être au profit de la logique. Et ajoutons que, pour lui, la causalité finale n’est que métaphorique, et qu’elle ne met donc plus réellement en acte au niveau de l’être et ne saisit ainsi que la causalité efficiente qui demeure au niveau du devenir (cliquez sur : eternelc.htm et sur : Nous suivons )

 

Les XXIV thèses thomistes prescrites par le Pape saint Pie X dans son Motu proprio du 29 juin 1914 (pour consulter la totalité des thèses, cliquez sur : thomisme)                                        :

 

XV.- Contra, per se subsistit anima humana, quae, cum subjecto sufficienter disposito potest infundi, a Deo creatur, et sua natura incorruptibilis est atque immortalis. 

Par contre, subsiste par elle-même l'âme humaine qui, créée par Dieu quand elle peut être infusée à un sujet suffisamment disposé, est de sa nature incorruptible et immortelle. (Cf. S. Thomas, II Contra Gentiles, cc. 83 et suiv.; Somme théologique, Ire Partie, q. 75, a. 2; q. 90; q. 118; Questions disputées, De Anima, a. 14; De Potentia, q. 3, a. 2.) 

 

Noël Derose, « Si le monde savait ... », ouvrage cité plus haut, p. 322 :

 

« Mais… dès la première phrase du premier chapitre [de la Genèse], il [Fernand Crombette] s’arrête car, non pas par la traduction elle-même mais par son interprétation il lit que l’âme humaine de Notre-Seigneur Jésus-Christ existe depuis toute Éternité. »

 

        On se demande bien légitimement quelle part de subjectivité entre en jeu dans certaines traductions de Fernand Crombette. En effet, le copte ancien monosyllabique expurgé de ses formes grammaticales ne se prête pas à une seule transcription - et les glissements des voyelles et même de certaines consonnes ne sont pas non plus négligeables, sans parler de la notation massorétique de l’hébreu qui ne jouit pas du privilège de l’inspiration (a). Cela ne peut par conséquent qu’entraîner fatalement des choix mal à propos, mais toutefois sans jamais générer des contradictions, car cette méthode de traduction par le copte originel a donné incontestablement à Fernand Crombette des résultats surprenants dans tous les domaines. Il ne convient donc pas de la rejeter inconsidérément ou de la considérer avec condescendance, voire avec mépris (b). En effet, grâce à cette méthode, ce chercheur a pu reconstituer l’intégralité de « la Pierre de Palerme », composée seulement de deux fragments recto et verso qui n’en représentaient même pas le quart, en partant de l’analyse des cartouches des rois d’Égypte, laquelle analyse lui permit de retrouver et d’identifier les pharaons des six premières dynasties égyptiennes, jusqu’à écrire l’histoire véridique des Égyptiens, des Hittites, des Crétois avec le fameux Disque de Phaestos et bien d’autres choses encore plus étonnantes, par exemple celles qui traitent de la « mystérieuse île de Pâques », de la configuration originelle de notre Terre, du voyage extraordinaire des Argonautes et de l’Atlantide. Nous nous permettons cependant d’ajouter après bien des années de réflexions qu’il est difficile de parler du subjectivisme de Fernand Crombette dans ses traductions, mais plutôt des dons du Saint-Esprit, car c’était un homme pieux et pratiquant et adonné à l’oraison. C’est d’ailleurs ce qu’il soutient dans son Avant-Propos de son « Livre des noms des rois d’Égypte », volume I de la série générale (15 volumes, 21/29,5) que nous aurions dû relire attentivement et même méditer pour en extraire la substantifique moelle ou son sens profond, voire mystique, écrivant : « Opérant en terrain presque neuf, nous nous sommes volontairement exposé à tous les risques de l’inexpérience : ignorance, lacune, hésitations, faux-pas même. Mais nous avons, en contrepartie, la force qui provient de la faiblesse qui se sait faible et qui compte sur la puissance de Dieu ». Et de citer ensuite le Psaume 119 de la Bible de Sacy, les versets 99 et 105, et la IIe Épître aux Corinthiens, chapitre IV, versets 6-7. Toute sa vie témoigne d’une foi vive et inébranlable et sa fin elle-même fut édifiante. Voici quelques paroles qu’il a dites 44 jours avant sa naissance au ciel : «  J’ai été comblé aujourd’hui. C’est la fête du saint patron de ma paroisse (St Piat) et aussi de la région de mes origines ; j’ai aussi été baptisé le premier dimanche d’octobre. Le Père Damien (Plaisir, du Couvent des Passionistes à Ere près de Tournai) m’a donné le sacrement des malades et Monsieur le Curé m’a apporté la Sainte Eucharistie. Je suis content. C’était comme ma première communion (Noël Derose, « Si le monde savait… », p. 69). » Honorons donc sa mémoire et cessons de le critiquer ! Nous n’arrivons pas à sa cheville.

 

        Remarquons que les hiéroglyphes ne sont pas des lettres, car notre alphabet comporte 26 lettres qui suffisent amplement pour nous exprimer. Ce sont néanmoins des signes qui représentent une écriture, mais une écriture qui doit être lue selon la méthode du rébus. Il s’agit donc avant tout de reconnaître et d’identifier chaque hiéroglyphe avec précision et de rechercher ensuite sa définition en langue copte. Contrairement à Champollion, Fernand Crombette  n’est pas parti de la Pierre de Rosette, mais des cartouches des rois et des reines de 31 dynasties classés par Manéthon, un prêtre et historien égyptien du IIIe siècle avant J.-C.  Et avec sa méthode il est arrivé à des résultats qui révèlent notre véritable destinée et donnent à la Terre sa raison profonde.

a)  Noël Derose, « Si le monde savait ... », ouvrage cité plus haut, p. 339.

b) Œuvre historique et scientifique de plus de 18.000 pages comprenant 42 volumes, sans compter un Atlas géographique et géologique d’une centaine de cartes faites main – « l’ensemble visant à réconcilier la Science et la Foi – et professer, dans le plus grand respect de la doctrine de l’Église, l’inerrance scientifique et historique de la Bible, a pu paraître, pour beaucoup, une gageure dans le contexte rationaliste, relativiste et parfois hostile, culturellement parlant, de la fin du XXe siècle » (Science & Foi, n° 80 – 2e trimestre 2006).

 

        Pour bien voir comment Fernand Crombette s’y prend pour traduire un groupe d’hiéroglyphes après l’avoir lu en copte et identifié au préalable les objets le constituant, voir l’avant-propos du tome premier de son ouvrage intitulé « Le Livre des noms des rois d’Égypte » où il donne un exemple significatif.

       

        Nous signalons à nos lecteurs, dans le n° 87 d’avril 2008 de « Science et Foi », l’analyse magistrale de Monsieur Alain Fournier, architecte, relative à la méthode de Fernand Crombette et tout particulièrement à l’origine du langage et à la valeur des concepts, des mots et des noms, au moyen des syllabes et des lettres, dont nous nous pouvons retrouver les principes dans le Cratyle de Platon. Cela méritait d’être signalé, car Platon se rattachait à une tradition qui remontait aux origines de l’humanité ou « à l’époque des dieux qui employaient avec justesse les noms naturels des choses » (Socrate, 391 c).

 

Cliquez sur : L'EXODE, L'EFFONDREMENT DE L'ATLANTIDE ET LE VOYAGE DES ARGONAUTES

 

11) Cf. F. Crombette, Synthèse préhistorique et esquisse assyriologique, ouv. cité plus haut, Tome II, p. 292.

Cliquez sur le Site du CESHE : Un Catholique Français

 

Fernand Crombette, « Si le monde savait ... », ouvrage cité plus haut, p. 88 :

 

« Après ma mort vous ferez ce que vous voudrez ; maintenant je ne veux pas y voir mon nom.

« Qu’importe d’ailleurs le nom, le titre ou la personne si ce qu’elle dit est raisonnable, si cela peut être contrôlé par des savants ou des chercheurs honnêtes et si ce qu’on dit est simple car Dieu n’a jamais voulu compliquer les choses outre mesure. »

 

        En liaison avec le CESHE, animé du même Esprit et d'une très haute tenue scientifique, voir la revue trimestrielle du Centre d'Etudes et Prospectives sur la Science : CEP, 4, rue de Beauvais, 91410 Saint-Cyr-Sous-Dourdan (France), tél.-fax : 01 60 81 24, adresse de mail : s.cep@wanadoo.fr (pour écouter certaines conférences, cliquez également sur : Chroniques diverses sur Radio Silence.)

 

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Science & Foi, no 82 – janvier 2007, un encart de dernière minute concernant les expériences scientifiques de Messieurs A. Lalomov et G. Berthault (X 45, conseiller scientifique du CESHE), qui infirment la datation classique des couches de grès du Cambrien-Ordovicien : « Nous apprenons, malheureusement trop tard pour en faire un article complet, que le comité de lecture de la revue relatant les actes du Congrès “ European Geoscience Union ” (EGU) a retenu l’“abstract” (en anglais, i.e. résumé scientifique) des expériences de Messieurs A. LALOMOV G. BERTHAULT. Celui-ci paraîtra dans les "proceedings" de ce Congrès qui se tiendra à Vienne du 18 au 20 avril de cette année et auquel assisteront Messieurs Lalomov et Berthault. Cette nouvelle est absolument officielle. Il y est dit en effet (a) : "Les couches de grès (Cambrien-Ordovicien) de St Pétersbourg, généralement datées de ± 25 millions d’années selon la stratigraphie classique basée sur la méthode paléontologique, ne peuvent avoir tout au plus que 3.000 ans", selon les expériences et les calculs effectués par Alexandre Lalomov. Le texte complet de l’“abstract” reprend des calculs assez compliqués sur lesquels nous ne nous attarderons pas maintenant. Ces 3.000 ans donc tout au plus 0,001 % de la datation généralement assignée à ces couches. L’erreur est donc considérable ! Et, dans ce cas, nous trouverons ainsi une datation conforme à ce que pensait FERNAND CROMBETTE, et nous à la suite depuis des lustres, pour la chronologie de la préhistoire toujours présentée comme démesurément longue et sans base scientifique réelle. Pourquoi ? En plus, d’autres szcientifiques russes, cités par le même article affirment que le temps de dépôt des sédiments pour des couches analogues n’a pas dû dépasser les 170 jours ! On s’attend à un déluge de réactions … La rédaction. »

a) L’ensemble du texte est en anglais. Nous en avons extrait les phrases ci-dessus que nous résumons.

 

        A notre avis, certains articles de cette revue manquent de simplicité et ont tendance à couper les cheveux en quatre au point de ne plus voir un cheveu en tant que tel ou de saisir une essence. Nous sommes très loin de la Somme théologique, de l’Être et l’Essence et des Principes de la réalité naturelle du Docteur angélique et même de la Métaphysique et de l’Organon d’Aristote. Nous regrettons qu’elle ne se mette pas davantage à la portée du grand public.

 

Les Cahiers du Ceshe, Champollion n’a pas lu les hiéroglyphes, Réf. 2.38, Un savant français projette une lumière nouvelle sur les hiéroglyphes égyptiens, pp. 6-7, par Yves Nourissat (X 63), conseiller scientifique du C.E.S.H.E. [Pour vous donner l’envie d’en savoir un peu plus sur l’œuvre phénoménale et mO.N.U.mentale de Fernand Crombette] :


« Après avoir dit quelques mots de la vie et de l’œuvre de Fernand Crombette, nous exposerons en détail le principe de sa méthode illustré de quelques exemples.

« Fernand Crombette est né en 1880 à Loos­lez-Lille dans le Nord de la France. II était d'origine modeste et il ne s'en cachait pas. II perdit son père quand il n'avait pas 16 ans et dut alors interrompre ses études à la suite de circonstances pénibles. A cet âge-là il était en mesure de passer son baccalauréat.

« II entre donc très jeune dans l'administration des Postes et en franchit tous les échelons hiérarchiques jusqu'au grade d'inspecteur à Lille.

« Ce n'est qu'au début de sa retraite qu'il compose son œuvre, manuscrit de 16.000 pa­ges, toutes inspirées par sa foi dans le sens littéral de la Bible.

« C'est le verset 12 du Psaume LXXIII — Cependant Dieu, notre Roi, dès avant les siècles, a opéré le salut au milieu de la terre — qu'il lit, lorsque sa fille doit illustrer, pour un travail de peinture, les Saintes Femmes au Tombeau, et qu'il rassemble de la documentation pour ce sujet, qui constitue le point de départ de son œuvre.

« Il se rappelle en effet qu'au Moyen Âge les chrétiens croyaient que Jérusalem était au centre des terres et il a lu un texte d'un précurseur de Wegener, le théoricien de la dérive des continents : le père Placet, prémontré du XVIIe siècle, pensait en effet qu'avant le Déluge, l'Amérique n'était pas séparée de l'Eu­rope car dans la Genèse il n'est parlé des îles qu'après ce grand cataclysme. F. Crom­bette décide donc de reconstituer le continent initial unique en déduisant logiquement que le raccord se fait à la cote bathymétrique - 2000 m. II se rend à l'Université de Grenoble pour consulter les cartes nécessaires et pen­dant plusieurs années il rapproche les conti­nents et les îles kilomètre par kilomètre et retrace leur mouvement lors de leur disper­sion. Ce travail est récapitulé par une soixan­taine de cartes et dans un ouvrage qu'il inti­tule Essai de Géographie Divine. II trouve que le continent initial a la forme d'une rose à huit festons et que son centre géométrique est la ville de Jérusalem.

« Ayant constaté combien le sens littéral de la Bible était vérifié par une interprétation judicieuse des observations scientifiques, il entreprend de vérifier la chronologie biblique en essayant de la comparer à celle de l'his­toire d'Égypte. Il s'initie à l'égyptologie à la Fondation Reine Élizabeth de Bruxelles, mais il est frappé par le caractère artificiel de la méthode d'interprétation des hiéroglyphes due à Champollion et en imagine une autre plus complète et plus logique. Retraduisant les inscriptions nécessaires à la reconstitution de l'histoire d'Égypte, il compose son œuvre égyptologique qui comprend 8.000 pages manus­crites. II poursuit son travail en étudiant les civilisations crétoise et hittite dont il déchif­fre les inscriptions hiéroglyphiques par la même méthode que celle qu'il avait employée pour les inscriptions égyptiennes. Ces études sont rassemblées dans deux ouvrages : Clar­tés sur la Crète, et Le Vrai Visage des Fils de Heth. Il montre les liens étroits de ces civi­lisations entre elles et avec le peuple hébreu, et trouve dans les inscriptions royales une confirmation de la chronologie biblique post-diluvienne. Cependant la plus grande récompense de sa persévérance et de sa foi est la découverte de deux inscriptions royales, l'une crétoise et l'autre égyptienne qui relatent les funérailles solennelles de Jacob en Chanaan conduites par Joseph en mentionnant un miracle opéré par celui-ci qui ne figure pas dans les traduc­tions habituelles de la Genèse.

« Supposant que la langue de Moïse, trans­crite phonétiquement par l'Écriture Sainte, était de l'égyptien. il analyse les mots hébreux polysyllabiques en leurs racines coptes mono-syllabiques dans le passage intéressé de la Genèse et y trouve le récit du miracle de Joseph. Nous ferons la démonstration détaillée de cette méthode de traduction de l'Écriture Sainte dans un prochain numéro du MONDE COPTE. Disons seulement que F. Crombette l'a appliquée avec succès aux 11 premiers chapitres de la Genèse. Son texte, en parfait accord avec la théologie traditionnelle, éclaire et complète les traductions habituelles. II permet en outre d'ordonner les observations scientifiques dans le domaine de la géogénie, de la paléontologie et de l'origine de l'univers. Ce faisant, il réconcilie les sciences profanes avec la Révélation et montre que la Bible, tra­duite à l'aide du copte, est le guide unique de l'homme tant dans le domaine spirituel et moral que dans celui de la connaissance. Nous espérons que les Coptes prendront conscience du rôle fondamental qu'ils peuvent jouer dans l'étude et la poursuite de l'œuvre de Fernand Crombette. […] »

 

 Science et Foi, n° 87 d’avril 2008, Bienvenue chez le ch’ti Crombette, Chrysogone, pp. 2 et 3 :

 


« Continuons notre lecture : “ Dès 1933, il (Fernand Crombette) s'attaque à sa première œuvre de longue haleine : la recons­titution de la calotte terrestre homogène des ori­gines. ” Ainsi sont passées à la moulinette du profes­seur Cannuyer les cinq tomes de La Géographie Divine, qui ne s'étonne même pas d'une telle découverte, à partir de laquelle s'éclairent pourtant de nombreux points de l'histoire humaine, sacrée et profane. Mais le pire est à venir lorsque Crombette marche sur les brisées de notre universitaire : “ Puis, en 1937, après trois mois d'étude (!), le retraité des PTT réfugié Outre-Quiévrain met en évidence les inepties de l'égyptologie à la Champollion. II déve­loppe sa propre méthode de lecture des hiéro­glyphes, qu'il décrypte en identifiant chaque signe à un mot de la langue copte, selon lui l'idiome du paradis terrestre. Un copte très différent de celui que j'enseigne à la faculté de théologie. Un copte introu­vable, sans grammaire ni syntaxe, où tous les mots n'ont curieusement qu'une syllabe et sont issus, arbitrairement triturés, d'un vieux dictionnaire obso­lète. Au gré de sa méthode impossible, Crombette parvient néanmoins à proposer une lecture des noms de pharaons égyptiens et des monuments de leurs règnes qui s'accorde en tous points à la chro­nologie biblique... Dans la foulée, il se lance dans le déchiffrement du fameux disque de Phaistos et des hiéroglyphes hittites... Grâce aux écrits égyptiens, Crombette reconstitue une biographie du patriarche Joseph, «maître du monde et maître ès sciences ”, étonnante de précision : on y apprend notamment que Joseph fut l'inventeur de la serrure ! »

« Répondons à notre coptologue patenté (M. Christian Cannuyer, de la faculté de théologie, éminent coptologue enseignant dans plusieurs université, que nous avions vainement approché jadis et naguère). Passons sur une nouvelle inexactitude qui consiste à voir dans le copte la langue primitive, alors qu'il n'en n'est que le reliquat le moins altéré. Mais rappelons d'abord que Crombette n'est pas le seul en son siècle, d'Albert Slosman (a) à Umberto Eco, à s'être interrogé sur l'exactitude de la découverte de Champollion. Et qu'il n'est pas nécessaire de passer des années pour se rendre compte, comme plusieurs d'entre nous l'ont vérifié, des incohérences du systè­me de cette langue artificiellement reconstituée. Reprenons ce qu'ont déjà expliqué plusieurs de nos conférenciers et quelques unes de nos publications. Comme chacun le sait, Champollion (1790-1832) a mis au point sa méthode de déchiffrement à partir de la pierre de Rosette, laquelle comportait les trois écritures hiéroglyphique, démotique (tracé cursif du hiéroglyphe) et grecque. Mais celle-ci est un document très tardif dans l'histoire de l'Égypte, datant de 196 avant Jésus-Christ, gravée sous le pharaon Ptolémée V Épiphane, pharaon grec de la dynastie Lagide issue de la conquête d'Alexandre le Grand. Champollion remarquant que les cartouches devaient contenir les noms de rois (comme l'avait déjà fait deux siècles auparavant le savant jésuite allemand Athanase Kircher), identifie des hiéro­glyphes avec des lettres grecques. Il déterminera ainsi une vingtaine de signes-lettres (phonogrammes unilitères) formant la base d'un alphabet consonan­tique. À sa suite, l'égyptologie officielle distingue trois types de hiéroglyphes : les idéogrammes qui représentent une idée, un mot ; les phonogrammes qui représentent un son d'une, deux ou trois lettres (on les appelle alors unilitères, bilitères et trilitères) ; et les déterminatifs, qui ne se prononcent pas mais servent de précision sémantique (un homme avec une main à la bouche évoquant l'action de manger, de parler,...). Or, toute l'erreur de Champollion vient de là : il a indûment identifié certains hiéroglyphes avec des lettres. Ptolémée V Épiphane étant grec, il est logique de penser que le texte original est en grec, et donc que le hiéroglyphique n'est qu'une traduction de cette langue. C'est pourquoi les Égyptiens, avec un type d'écriture totalement différent du système alphabétique, ont dû utiliser certains de leurs signes pour exprimer ces noms grecs et tenter de se rapprocher au plus près des sons grecs, mais cela n'implique pas que des hiéroglyphes doivent se résumer à une lettre. C'est au même problème qu'ont été confrontés les Chinois quand ils ont dû, avec leur écriture non alphabétique, transcrire dans leur langue le nom du général de Gaulle. Ils ont puisé dans leurs signes les éléments se rapprochant le plus de la tonalité de son nom. Ils l'ont ainsi appe­lé DAO GAO LE. Ce qui en chinois signifie « porter grand et heureux son chapeau». II est bien entendu stupide d'identifier le DAO à «De» et GAO LE à «Gaulle» ! C'est pourtant ce qu'a fait Champollion à partir de la Pierre de Rosette. L'origine de son erreur provient, selon nous, d'une mauvaise analyse de la langue égyptienne. Champollion, et à sa suite toute l'égyptologie officielle, a considéré que l'égyptien était une langue sémitique. C'est-à-dire à structure consonantique (ne notant que les consonnes mais pas les voyelles) et à racine sémantique trilitère (c'est-à-dire que la variété des sens est donnée par la combinaison de trois lettres fondamentales comme le fameux exemple KTB en hébreu qui, selon les voyelles intercalées, peut signifier le livre, la lecture, la bibliothèque, etc.). Ainsi Champollion a-t-il raisonné à l'envers. En effet, l'égyptien est une langue chamitique alors que l'hébreu est (ainsi que l'arabe, le libyen, etc..) une langue sémitique. Ce sont juste-ment les Hébreux, et en particulier Joseph, le fils de Jacob, qui ont inventé l'écriture hébraïque (dont les premiers éléments -appelés protosinaïtiques- sont trouvés dans le Sinaï) pour ne pas avoir à utiliser le système hiéroglyphique porteur de magie. L'utilisation de la magie dans cette culture résultant de la multiplicité des sens possibles, via le rébus, avec une langue monosyllabique. Pour ce faire ils ont «stérilisé» les mots en ne notant plus les voyelles (par le principe de l'acrophonie). L'égyptien contient donc des voyelles ! Il se prononce. Le génie de Fernand Crombette est d'avoir compris que l'écritu­re hiéroglyphique est constituée de rébus à lire en copte, dernier état connu de la langue égyptienne. Pour lire les hiéroglyphes égyptiens, Fernand Crombette les lit donc par l'égyptien, le copte monosyllabique ! Il fallait y penser ! Par contre, le princi­pe de Champollion, pour paraphraser une célèbre formule, c'est de l'alphabétisme plaqué sur du vivant. Résumons ces analyses en un raccourci Mné­motechnique : pour Champollion, l'égyptien c'est de l'hébreu ; pour Crombette, l'hébreu c'est de l'égyptien ! Le copte qu'enseigne le professeur Cannuyer est celui d'un état tardif de la langue de l'Egypte. Son attitude est la parfaite illustration de la remarque de Hegel : “ Ce qui est bien connu est en général, pour cette raison qu'il est bien connu, non connu. ” (Phénoménologie de l'esprit, préface, §31)

« Continuons notre lecture pour découvrir une autre illustration de cette remarque : “ Allant toujours plus loin dans sa défense de la vérité biblique, il en vient à « prouver » que Galilée avait évidemment tort : la terre est bien au centre de l'univers et c'est le soleil qui tourne autour d'elle ! ” Et alors ? Crombette, bien au courant d'expériences peu connues parfois même des spécialistes (Celles d'Airy, de Michelson et Gale, etc.) montre dans deux volumes que notre censeur ne semble pas avoir lus, que le problème est loin d'être réglé. Nous lui sou­haitons bon courage pour y trouver l'amorce d'une solution en physique relativiste. Et tout ceci pour aboutir selon notre auteur à “ une œuvre dérisoirement gigantesque ” (sic) Gigantesque certainement, mais dérisoire par rapport à quoi ? Voici la suite : “ Elle culmine avec un projet qui en dit long sur les dérives de la logique concordiste : Crombette prétendra lire le texte hébreu de la Bible à partir du copte ! Joseph ayant inventé l'alphabet hébraïque, il lui aurait donné la possibilité d'être lu à la fois en hébreu et en égyptien. ” Encore une fois soulignons des inexactitudes importantes. S'il est vrai que Joseph est l'inventeur de l'alphabet hébraïque, Crombette propose une lecture de l'hébreu mosaïque (dont personne ne connaît jusqu'ici l'au­thentique prononciation ancienne, la majorité de l'élite juive ayant été massacrée lors de la déporta­tion de Babylone), parce que Moïse de culture égyp­tienne, parlait et pensait en égyptien ! Lorsqu'il rédi­gea le Pentateuque, il a certes utilisé les caractères hébraïques pour écrire dans la langue qui était la sienne ! Encore faut-il admettre l'authenticité mosaïque de Pentateuque. On le voit : le discordis­me nourrit le modernisme. »

a) Cf. La grande hypothèse, Albert Slosman, chap.  X : À la découverte de Dendérah, pp. 164-168, éd. Robert Laffont, 1982.

 

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Avec notre complément sur le même sujet et sur la théorie réincarnationniste (Allan Kardec, Helena Petrovna Blavatski (1831-1891), la fondatrice de la théosophie moderne et l’inspiratrice principale des cultes New Age actuels, le colonel Olcott, son collaborateur et principal associé, Mme Annie Besant (1847-1933) qui, en 1891, succéda à la direction de la Société Théosophique à sa fondatrice H. P. Blavatsky, et qui était membre de la Fabian Society, une société secrète supérieure (pour le socialisme mondial), 33e degré du Rite Écossais et chef de la Société Théosophique, Grand Inspecteur du rite Égyptien de Memphis-Misraïm, ennemie du christianisme, de Rome et de ses prêtres, Mrs Alice A. Bailey (1), véritable « maître à penser » de la Théosophie et héritière d’Annie Besant et de H. P. Blavatski, Rudolf Steiner (1861-1925) avec son centre spirituel, le Gœtheanum sur la colline de Dornach, près de Bâle, Suisse, fondateur en 1902 de la revue Lucifer, qui en 1904 prit le titre de Lucifer-Gnosis, le Lucis Trust (anciennement le Lucifer Trust, véritable centrale mondiale de rayonnements des cultes lucifériens dont le siège est à New York), et enfin la Bonne Volonté Mondiale, World Goodwill, organisation lancée, en 1932, par Alice A. Bailey (ONG accréditée auprès du Bureau d'information de l'O.N.U.), Sathya Saï Baba, Benjamin Creme, Maitreya, la gnose du Nouvel Age, etc. (cf. Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire, 671 pages, 17/24, un ouvrage majeur, indispensable à tout vrai catholique, une mine d’or, Courrier de Rome, BP 156, 78001 Versailles).

1) On découvre dans les œuvres de Alice A. Bailey (1880-1949), la référence constante de la pensée du mouvement New Age actuel, théosophe éminente de la première moitié du XXe siècle considérée comme fondatrice, en 1922, avec son second mari Foster, 32° degré du Rite Écossais Ancien Accepté, du Lucis Trust (anciennement le Lucifer Trust), les fondements ésotériques et la vraie raison d’être de l’œcuménisme moderne (a). Il n’y a aucune trace de péché originel ni de châtiment éternel ni même d’enfer possible. Il n’y a que la Loi des Renaissances et la Loi de Cause et Effet (b), appelée en Orient Loi de Karma (c), selon laquelle l’homme « travaille à son propre salut en plusieurs existences » (d) pour « manifester sa divinité essentielle » (e) ou  « innée » (f), à l’exemple du Christ, le « Bodhisattva » (g), qui « utilisa (ou “occupa”) le corps de l’initié Jésus » (ou “du disciple Jésus”) au moment du Baptême (h). Quant à l’Église du Christ, elle « est l’ensemble de tous ceux qui aiment leurs frères parce que l’amour du prochain est la divine faculté qui nous rend membres actifs de la communauté du Christ » (i) ; et quant au « thème principal de la nouvelle religion mondiale, il sera la reconnaissance des nombreuses approches divines et de la continuité de la révélation manifestée à chacune d’elles » (j). Comme nous pouvons le constater, il ne reste plus rien de la vraie Foi catholique. Nous voyons là le chemin suivi par la nouvelle église conciliaire.

 

a) Lucis Trust, cliquez sur : GOUVERNEMENT MONDIAL... REVOLUTION SILENCIEUSE... DICTATURE INVISIBLE... - Contactez Lucis Trust - Bonne volonte mondiale Maitre Tibetain Alice Bailey Service

 

b) Retour du Christ (Réf. les 23 livres de Alice A. Bailey contenus dans le CD des Éditions Lucis 2003, Version 1.0) ;

 

c) Problèmes de l’Humanité ;

 

d) Id. ;

 

e) Id. ;

 

f) Id. et Retour du Christ ;

 

g) « Littéralement, celui dont la conscience est devenue “intelligence ou bouddhi” » (Initiation Humaine et Solaire)

 

h) Lumière de l’Âme ; S. Matthieu, III, 13-17 ; S. Marc, I, 9-11 ; S. Luc, III, 21-22 ;

 

i) Retour du Christ ;

 

j) Problèmes de l’Humanité. – Contre la réincarnation, cf. Romains, VI, 10 ; Hébreux, IX, 27.

 

 

Ire Épître de saint Jean, II, 18, 22 :

 

« Petits enfants, c’est la dernière heure, et comme vous avez appris qu’un antéchrist vient, il y a maintenant plusieurs antéchrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. […] Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ? Celui-là est l’Antéchrist, qui nie le Père et le Fils. »

 

ID., IV, 2-3 :

 

« Reconnaissez à ceci l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu ; et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n’est pas de Dieu, c’est celui-là l’Antéchrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. »

 

IIe Épître de saint Jean, versets 4, 5, 7 :

 

« J’ai été fort réjoui de rencontrer de tes enfants qui marchent dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père. […] Et l’amour consiste à marcher selon ses commandements. C’est là le commandement dans lequel vous devez marcher, comme vous l’avez appris dès le commencement. Car plusieurs séducteurs sont entrés dans le monde, qui ne confessent point que Jésus-Christ est venu en chair. Celui qui est tel, c’est le séducteur et l’Antéchrist. »

 

Ire Épître de saint Jean, I, 7 :

 

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme Dieu est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. »

 

ID., IV, 9-10, 14-15 :

 

« L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par Lui. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’Il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés. […] Et nous, nous avons vu et nous attestons (a) que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu. »

a) Notons bien qu’il s’agit de l’apôtre et de l’évangéliste saint Jean, fils de Zébédée, qui a suivi Jésus dès le début de son ministère en Galilée jusqu’aux pieds de la Croix et qui a survécu aux autres Apôtres et fut « le disciple que Jésus aimait » (b).

b) Cf. S. Jean, XXI, 7, 20, 24 ; et également XIII, 23 ; XIX, 26 ; XX, 2 ; I, 35-44 ; XVIII, 16 ; Irénée de Lyon, Adv. hær., III, I, I.  

 

Apocalypse de saint Jean, I, 4-6 :

 

« Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant le Trône, et de la part de Jésus-Christ, le Témoin fidèle, le premier né des morts, et le Prince des rois de la terre ! A Celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un Royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à Lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! »

 

 

La voix de l'Antéchrist ou de la Bête (cf. Apocalypse, ch. 13) : « La Mission de Maitreya, par le Maître - à travers Benjamin Creme » :

 

« Pour comprendre la véritable nature du Christ, il est nécessaire de le voir comme un être égal aux autres fils de Dieu (1), chacun doté d'un potentiel pleinement divin, et ne différant des autres que par son degré de manifestation de cette divinité.» (Cf. PARTAGE INTERNATIONAL - MAITREYA - QUI EST MAITREYA ? - cf. Colossiens, 1 : 15-20 ; I Jean, 2 : 22-23 ; Jacques Delacroix, « Maitreya : Le nouveau Messie ? », Éditions Delacroix, BP. 18, 35430 Chateauneuf, 1999 - à lire et à méditer absolument ! ; et « 2000 : l'année charnière », ouvrage qui fait suite au précédent, véritable alerte au monde. - Site internet : Ed. Delacroix – et attention à l’astrologie qui est la porte ouverte au culte de Satan ! Ce n’est quand même pas par hasard que cette prétendue science est enseignée par les sorciers et autres personnages du même acabit. - Cf. l’Évangile selon saint Matthieu, IV, 10).

1) Marie d’Agréda, La Cité Mystique de Dieu, Ire partie, livre Ier, ch. XII qui poursuit l’explication du chapitre douzième de l’Apocalypse, § 110 : « Le prince Saint Michel précipita du ciel Lucifer changé en dragon, avec cette parole invincible : Qui est égal à Dieu ? »

 

http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/jesus.htm :

 

« Jésus n'était pas le Christ mais représentait le Christ. Le Christ a travaillé à travers Jésus, en l'adombrant depuis l'âge de 12 ans, puis véritablement les trois dernières années. En ce sens, on peut parler de Jésus-Christ. […] La vie et l'enseignement de Jésus donnés dans le nouveau Testament ne sont exacts qu'à 60%. […] Les vies antérieures de Jésus ont été données par le Maître D.K. (voir ci-dessous) ainsi que sa vie suivante, en tant qu'Apollonius de Tyane avant de devenir le Maître Jésus, de 5ème degré. […] Maître Jésus a ensuite pris la 6ème initiation, et se trouve à la tête de l'ashram du 6ème rayon, à l'intérieur de la Hiérarchie dirigée par le Christ (celui qui assure cette fonction pendant encore 2500 ans, Maître du 7ème degré, est appelé Maitreya par le Maître de Benjamin Creme ; c'est lui le Maître de Justice dont il est question dans les rouleaux de la Mer Morte) ; il représente à son tour Shamballa dont le chef est Sanat Kumara, le Seigneur du Monde, "l'Ancien des Jours", Melchisédech). »

 

Partage international : « Les informations transmises par Benjamin Creme concernant l'Instructeur mondial et les Maîtres de Sagesse s'inscrivent dans le prolongement des enseignements théosophiques introduits par Helena Blavatsky en 1875 et poursuivis par Alice Bailey de 1919 à 1949. Helena Blavatsky et Alice Bailey ont toutes deux affirmé recevoir leurs informations de manière télépathique d'un ou de plusieurs Maîtres. Benjamin Creme affirme également être en contact télépathique avec un Maître. »

 

Nous pouvons constater aisément que les paroles de Jésus transmises par ses apôtres et celles de Maitreya sont absolument inconciliables. Cela nous suffit pour conclure que Maitreya ne peut pas être un Dieu (non né de Dieu), car il aurait dû « adombrer » Jésus ou informer celui-ci spirituellement ou de manière télépathique avec une efficacité plus qu’humaine, et ce afin d’éviter des erreurs doctrinales insurmontables. Ou alors les mots ne signifient plus rien.

 

Maitreya : Il est celui qui prétendra (et prétend) être le Messie. Pour tout savoir sur ce personnage et être bien averti, cliquez sur : Maitreya et les Maîtres de Sagesse - Partage international

 

H.P. Blavatski, La Doctrine secrète [doctrine luciférienne ou satanique – Diana Vaughan ne s’y était pas trompée ! (Cf. infra). En réalité des écrits souvent blasphématoires qui abondent en sophismes sur le plan de la métaphysique de l’être ou de l’être en tant que tel. Cela dit, les informations que nous livre cet auteur ne manquent pas d’intérêt et nous ont même apporté de l’eau à notre moulin.], ouvrage préfacé par Annie Besant, 6 vol., Commentaire des sept stances traduites du Livre de Dzyan, vol. 1, Stance, VI, 4, p. 142, éd. Adyar, Paris, 2001 :

 

« L’Homme, en effet, comme tout autre atome de l’Univers, tend à devenir un Dieu, et ensuite, - DIEU. » [Nous recommandons la lecture de cet ouvrage, car il nous donne les principes inhérents à tous les ésotérismes ambiants.]

 

ID., Ibid., vol. 4, Partie III, Appendice, Section IV, Des chaînes de Planètes et de leur pluralité, p. 322 :

 

« Adam et Ève, le Serpent et le Péché Originel, suivis de la Rédemption par le Sang, ont trop longtemps barré la route au progrès ; et la vérité universelle s’est ainsi trouvée sacrifiée  aux conceptions  insensées des petits hommes que nous sommes. » [Peut-on être plus clair ?]

 

ID., Ibid., vol. 5, Section XX, La Goupta Vidyâ Orientale et la Cabale, Trois en Un et Quatre, p. 202 :

 

« La même idée se retrouve dans le mot hébreu de Dieu (hwhy). Lu de droite à gauche “Jod”(y) est le père, “Hé” (h) la mère, “Vau” (w) le fils et “Hé” (h) répété à la fin du mot, est la génération, l’acte de naissance, la matérialité. » [N’est-ce pas là manifestement blasphématoire ?]

 

ID., Ibid., vol. 6, Section XXXIX, Cycles et Avatars, p. 35 :

 

« N’est-il pas clair, en effet, que les noms et les personnages des Evangiles Synoptiques et de celui de saint Jean, ne sont pas historiques ? »

 

ID., Ibid., Section XXII, Le « Zohar » au sujet de la création et des Elohim, p. 230 :

 

« L’Unique est infini et inconditionné. Il ne peut créer, car Il ne peut pas avoir de rapport avec le fini et le conditionné. » [Et le lien de notre âme immatérielle avec notre corps n’est-il pas réel ? Elle est à notre corps ce que l’Être même de Soi-même et de tout ou l’Être par Soi est à Sa création. Qui nous a donné l’être ? H.P. Blavatski n’a manifestement rien compris à la métaphysique de l’être. Elle est par conséquent absolument incapable de découvrir l’existence de l’Être premier. Elle demeure dans son cogito. Aucune chose n’est son être. Elle se fait juge de la Vérité et pèche manifestement contre l’Esprit. Elle se prend pour Dieu. Lucifer est donc son Maître. – Cf. le « De Veritate »  de saint Thomas d’Aquin » et le « De ente et essentia ».]

 

ID., Ibid., Section XXV, Occultisme oriental et occidental, p. 247 :

 

« La matière in abscondito, comme l’appellent les Alchimistes, est éternelle, indestructible, sans commencement ni fin. Elle est considérée par les Occultistes Orientaux comme l’éternelle Racine de tout […] bref l’Essence ou Substance divine […]. » [Bref, n’importe quoi ! C’est l'effet qui dépasse la capacité de sa cause. C’est le « plus » qui est produit par le « moins » ou la forme par la matière ou l’état chaotique - voire l’être par le néant. N’est-il pas évident que tout effet préexiste virtuellement d’une manière plus parfaite dans sa cause agente ou que tout ce qu’il y a de perfection dans l’effet doit se retrouver dans la cause efficiente ? D’autre part, cet auteur s’égare dans la série des causes accidentelles et ne peut par conséquent parvenir à la preuve de l’existence de l’Être même qui subsiste immatériel au sommet de tout.  - Cf. S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ire Partie, qu. 4, art. 2, qu. 3, art. 7 et les questions 75-83 et 84-89 ; Somme contre les Gentils, Livre IIe, ch. XV.]

 

ID., Ibid., Instruction N° 2, Ce qu’est la Magie en réalité, pp. 175 et 179 :

 

« Nous autres Occultistes nous ne croyons pas aux phénomènes surnaturels et le mot “miracle” fait rire les Maîtres. […] Oui, il y a un Dieu dans chaque être humain, car l’homme fut et redeviendra Dieu. »

 

ID., Ibid., Instruction N° 2, L’Unité de la Divinité, p. 188 :

 

«  L’Esotérisme pur et simple ne fait mention d’aucun Dieu personnel […] la Philosophie Occulte […] est absolument basée sur l’ubiquité de la Divinité absolue. » [Autrement dit, nous ne sommes qu’en présence d’une Divinité sans Dieu ou d’une humanité sans homme, c’est-à-dire de rien de concret ou de réel. Qui est partout et qui agit ou a la certitude que c’est bien lui qui existe et qui est à la source de ses actes intellectuels ? Personne n’agit et n’a par conséquent conscience de son être ni de son moi qui pense. Et si la Conscience et l’Être ne sont pas une seule et même chose, nous ne pourrions plus rien connaître ni affirmer. Mise à part la déduction qui suppose et des principes, et la connaissance des mots utilisés, et les prémisses du syllogisme, l’auteur ne sait pas que notre esprit ne s’élève à une vérité universelle qu’en partant de données particulières ou singulières par une induction. C’est assez lamentable du point de vue de l’activité rationnelle ou logique.]

 

Partage International, Maitreya, avril 1996, Qui est Maitreya ? :

 

« Il n'est autre que celui que les grandes religions attendent depuis des générations. Les chrétiens le connaissent comme le Christ et attendent son retour. Les juifs l'attendent en tant que Messie, les musulmans en tant qu'Imam Mahdi ou Messie. Les hindous attendent le retour de Krishna et les bouddhistes, le cinquième Bouddha, également appelé Maitreya. Tous ces noms désignent en réalité un seul et même Etre : l'Instructeur mondial, dont le nom personnel est Maitreya. Préférant être désigné simplement comme l'“Instructeur”, il ne vient pas pour fonder une nouvelle religion, mais pour nous guider dans la création d'une civilisation où l'humanité connaîtra un accomplissement sans précédent. En ces temps de crise politique, économique et sociale, Maitreya inspirera l'humanité à se considérer comme étant une seule et même famille. […]. - Une émergence progressive : C'est à M. Benjamin Creme, un ésotériste britannique, que nous devons l'essentiel des informations touchant à la présence du Christ […]. - Le jour de la “déclaration” : Le plus tôt possible, Maitreya révélera son véritable statut spirituel. Le jour de sa “déclaration”, les réseaux internationaux de radio et de télévision, reliés entre eux, l'inviteront à parler au monde entier. […]. En même temps, des centaines de milliers de guérisons spontanées se produiront à travers le monde. C'est de cette manière que nous saurons que cet homme, et lui seul, est véritablement le Christ. » [Tout le texte est à lire attentivement et même à méditer (cf. S. Matthieu, 24 : 5). – Cf. :

http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/christ.htm  (« Le Maître Djwal Khul ou Maître D.K., dit le "Tibétain" qui, entre 1919 et 1949, a dicté par télépathie à Alice Bailey un enseignement de quelques huit mille pages, a indiqué que "le Christ ne viendra rétablir aucune religion, y compris le christianisme". Mais qu’une nouvelle religion mondiale verra le jour. ») [Les chrétiens ou les disciples de Jésus de Nazareth, le Fils unique de Dieu ou le Verbe incarné, sont avertis ! - cf. Psaumes, XCV, 5 ; S. Matthieu, XXIV, 24 ; S. Jean, VIII, 44 ; I S. Jean, IV, 13-15 ; II Corinthiens, XI, 14 ; Apocalypse, XII, 9 ; chapitre XIII en entier ; XXI, 5.]

http://www.partageinternational.ch/

http://bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/collaborations/8537.html (« PARTAGE INTERNATIONAL est une publication de la Fondation Stichting Share International, organisation non gouvernementale, à but non lucratif, enregistrée auprès du Département de l'Information publique des Nations unies. PARTAGE INTERNATIONAL réunit les deux courants majeurs de la pensée du nouvel âge - la pensée politique et la pensée spirituelle. »)

 

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La Tour de David (cf. litanies de la Ste ViergeTurris Davídica) – un autre site dans la ligne du précédent et qui mérite toute notre attention et même nos éloges sans la moindre restriction, car son auteur n’hésite pas à appeler un chat un chat en étant extrêmement précis et toujours soucieux de respecter le principe d’identité : http://tourdedavid.hautetfort.com/

 

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Le site Internet des Catholiques traditionnels « sédévacantistes » qui se veut un portail plutôt que le site officiel d'un groupe particulier et qui a pour but de fournir le maximum d'informations aux internautes : lieux de messe « non “una cum” », écoles, séminaires, librairies, etc., où l’on trouve parfois des contacts et textes non « sédévacantistes » (« guérardien », Fraternité Saint Pie X, etc.) :

http://sedevacantisme.free.fr/sedevacantisme.htm et :

http://sedevacantisme.free.fr/documents/divers/paul4_1559_bulle_cum_ex_apostalatus.htm

 

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La politique : La Politique

Ne soyons pas aveugles ! Cf. l'Encyclique Quanta Cura et le Syllabus, recueil renfermant les principales erreurs de notre temps : Pape Pie IX (Nous avons là la clef de nos faux jugements relatifs à la crise du monde moderne et à l’abandon de la vraie religion).

Lettre « Notre charge apostolique  » du pape saint Pie X sur le « Sillon » ou sur les erreurs doctrinales « des prétendus philosophes du XVIIIe siècle, celles de la Révolution et du libéralisme tant de fois condamnées », 25 août 1910 - à l'épiscopat français : Pape Pie X

L'Encyclique Quas Primas sur la Royauté sociale du Christ : Pape Pie XI

 

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Sœur Marie de la Croix, Mélanie Calvat, la Bergère de La Salette, sa vie intérieure et le Secret que la Sainte Vierge lui avait révélé le 19 septembre 1846 en lui donnant l'autorisation de ne le publier à toute la Chrétienté qu'en 1858. - Cf. Maurice Canioni, La Femme et le Dragon », 1904 – 2004, ouvrage publiant à l’occasion du centenaire de la mort de Sœur Marie de la Croix, née Calvat, Bergère de La Salette, des « documents d’une importance capitale, oubliés et depuis longtemps non réédités, présentés et commentés avec pertinence par Maurice Canoni », Éditions Delacroix, BP. 18, 35430 Chateauneuf, 2004 (cet ouvrage montre la perfidie de tous ceux qui ont calomnié Mélanie de La Salette (1) et discrédité par là le divin Secret, et ce au point de se permettre d’en interdire la diffusion au Sanctuaire même) – « Les âmes de bonne volonté puiseront dans la lecture de cet ouvrage ample matière à salutaire réflexion et sanctifiante élévation. Elles comprendront pourquoi la Mère de Dieu et de l’Église “pleurait tout le temps qu’elle parlait” ; elles reconnaîtront sa voix, sa lumière touchera leur intelligence et leur cœur ». – Chapitre I, p.16 : « La vraie et profonde motivation du présent ouvrage est de répondre à l’ordre deux fois répétés par la Mère de Dieu sur la sainte Montagne de La Salette : “Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple !”, et de montrer qu’à cet ordre formel nul ne peut contrevenir ouvertement sans désavouer la Voix de l’Église qui l’a fait sien par un jugement canonique, puis durant quarante ans par les plus hautes approbations et les plus nets encouragements ; et sans risque de révéler, dès le milieu du XIXe siècle, de néfastes influences de clercs et de hauts dignitaires ecclésiastiques sur les organes du Gouvernement de l’Église, influences de nature parfois contradictoires certes, dont l’action multiforme alliant principalement le modernisme, le libéralisme, l’indifférentisme en matière politique et, en plus pour la France, le gallicanisme et le légalisme républicain, déboucha par une lente mais irrésistible évolution sur le retournement complet de la Hiérarchie et du Saint-Siège vers la religion de Vatican  II, et en peu d’années sur l’usurpation totale des institutions par les propagateurs, perdus de foi, “d’une fausse lumière qui éclaire le monde (2)”. »

 

1) Cf. N.-D. Réconciliatrice, par le Père Sougez, ouvrage édité par le Secrétariat de La Salette (12, rue Joseph Chanrion à Grenoble).

 

2) Le Secret de La Salette.

 

Abbé Paul Gouin, historien de La Salette, curé d’Avoise de 1930 à 1968 :

 

« Ce Secret contient des prophéties qui sont la quintessence des prophéties bibliques, une histoire anticipée de l’Église jusqu’au jugement général. »

 

Si le Secret ne lie personne, sous prétexte qu’il n’est pas de foi, nous nous demandons bien à quoi correspondent les paroles de la Vierge Mère de Dieu. Et qu’a-t-on fait de l’Ordre des Apôtres des Derniers Temps avec sa Règle ? Saint Louis-Marie Grignion de Montfort se serait-il également égaré en rédigeant son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge ou sa Préparation au règne de Jésus-Christ (cf. les numéros 47 et 56-59) ? Bien sûr, ce Traité n’est pas de foi non plus ! Et pourquoi avoir consacré le Sanctuaire de La Salette ? Faudrait-il supprimer également tous les sanctuaires mariaux dans le monde et toutes les révélations qui les accompagnent ? Tout cela ne peut être que  scandaleux pour un dévot de la Très Sainte Vierge. Mais Lucifer et sa cohorte de démons s’en réjouissent !

 

Ne sommes-nous pas là en présence d’un acte de désobéissance caractérisé à l'égard de notre Mère céleste dont on a fait de son message quelque chose d'incertain, de douteux et de complètement dévalorisé ? Là où paraissent ces hérésiarques que le « Cantique des Cantiques » (a) nous présente sous la forme symbolique de renards ravageant les vignes du Seigneur, contentons-nous, avec l’aide de Dieu, à les attraper par des arguments réfutant leurs erreurs tout en espérant les ramener à la vraie foi. 

a) II, 15 ; S. Bernard, Sermon LXIVe sur le Cantique des Cantiques, § 8.

 

Et si nous nous permettions de poursuivre sans le moindre discernement leurs sophismes en ce qui concerne les Pères de l’Église et autres écrits manifestement inspirés ou paroles divinement révélés (cf. saint Irénée de Lyon, saint Denys l’Aréopagite, sainte Hildegarde (a), saint Thomas d’Aquin, saint Grégoire-le-Grand, la vénérable Marie de Jésus d’Agréda (b), sainte Brigitte de Suède, sainte Thérèse d’Avila, sainte Catherine de Sienne, sainte Madeleine de Pazzi, sainte Catherine Labouré, sainte Marguerite-Marie Alacoque, etc.), que resterait-il de notre magnifique patrimoine doctrinal ?

 

a) Cf. Scivias Domini : Connais les voies du Seigneur, pape Eugène III, concile de Trèves, l’intervention de saint Bernard, l’abbé de Claivaux, « qui engagea le Pape à ne pas permettre qu’une lumière si admirable demeurât cachée sous le boisseau » (Vit. S. Hildeg., lib. I, cap. I, n. 5, p. 688 : « … monebatur Summus Pontifex ne tam insignem lucernam silentio tegi pateretur »). « Saint Bernard envoya plusieurs examinateurs au couvent où vivait la vierge, afin de s’enquérir , “sans bruit et sans vaine curiosité” (“Sine strepitu vel curiositas acumine ” - ID., lib. II, cap. II, n. 17, p. 684), de tout ce qui pouvait éclairer le jugement du Pape. Lors donc qu’ils furent de retour à Trèves, ils rapportèrent le volume des révélations de sainte Hildegarde, et l’on ne donna lecture en plein concile » (Histoire de saint Bernard, par l’abbé Marie-Théodore Ratisbonne, Lib. clas. de Périsse Frères, 1843, cc. XLV et XLVI, pp. 331, 353 et 355). »

 

b) Cf. La Cité mystique de Dieu, Ire partie, livre Ier, ch. I, § 10 « Je ne veux pas… ».

 

Kérizinen – Apparitions en Bretagne, Raoul Auclair, Nouvelles Éditions Latines, Paris 1968, p. 148 – 47 – 18 février 1961, Apparition du Sacré-Cœur et de la Sainte Vierge :

 

La Sainte Vierge : « L’esprit prophétique est inhérent à l’Église catholique ; aussi, ne pas croire aux prophètes et aux apparitions en général, même modernes, c’est refuser à Dieu le droit de parler et de se manifester. »

 

II Corinthiens, I, 17-20 (La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite en français, avec des notes, par l’abbé J.-B. Glaire, et reconnue par le Pape Pie IX, 22 janvier 1873) :

 

« Ayant donc eu ce dessein, ai-je été inconstant ? Ou bien, ce que je projette, le projetai-je selon la chair, de sorte qu’en moi il y ait OUI et NON ? Mais Dieu est fidèle témoin que la parole que nous vous avons annoncée n’a point été dans ce OUI et NON. Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, que nous vous avons prêché, moi, Silvain et Timothée, ne fut point OUI et NON ; mais OUI fut seul en lui. En effet, toutes les promesses quelconques de Dieu sont en lui le OUI ; c’est pourquoi nous disons aussi par lui Amen à Dieu pour notre gloire (cf. les versets 12 et 14). »

                             

Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda, La Cité mystique de Dieu, ouv. cité plus haut, livre 6e, ch. XXIX, § 1516 :

 

« Mais pour ce qui est de la bonté que Dieu a eue à découvrir ces merveilles à son Église, il s’y trouve d’autres raisons de la haute Providence, par laquelle il la gouverne et lui procure de nouvelles lumières, selon les temps et les besoins qui s’y présentent. […] Quoique tous les mystères de Jésus-Christ et de sa Mère soient contenus dans les divines Écritures, ils ne sont pas tous manifestés à la fois ; mais le Seigneur tire peu à peu  le voile des figures, des métaphores ou des énigmes ; de sortes que plusieurs mystères qui étaient comme renfermés et réservés pour une certaine époque, ont été découverts comme les rayons de soleil le sont lorsque se retire la nue qui les intercepte. »

 

ID., ibid.,   § 1513 :

 

« … il faut que ceux qui liront ce miracle sachent que dès que le Très-Haut m’eut déclaré qu’il voulait que j’écrivisse cette histoire, et m’eut même prescrit à diverses reprises d’entreprendre cet ouvrage, pendant plusieurs années successives sa divine Majesté me fit connaître divers mystères, et me découvrit un grand nombre de sublimes secrets que j’ai écrits et que je dois écrire dans la suite : parce que la plus haute importance du sujet exigeait cette préparation. »

 

ID., La Cité mystique de Dieu, 3e p., l. 8e, ch. XII : Instruction que la Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agréda a reçue de la grande Reine du ciel la bienheureuse Marie, paragraphes 618 à 620 :

 

« 618. Ma fille, je veux que la première leçon que vous tirerez de ce chapitre serve à dissiper certaines craintes que je découvre dans votre cœur, à raison de la sublimité et du caractère extraordinaire des mystères de ma vie, que vous écrivez dans cette histoire. […] D’autre part vous doutez que ceux qui liront ces mystères y ajoutent foi, parce qu’ils ont si rares et si inouïs, surtout les visions béatifiques et intuitives de la Divinité, dont je jouis souvent pendant la vie mortelle. […] Mais sachez que l’autorité de cette histoire et de tout ce qui s’y trouve renfermé ne dépendant point de l’instrument [Marie d’Agréda], mais de l’Auteur, qui est la souveraine Vérité, et de celle que vous écrivez contient en soi […].

« 619. […] Il fallait qu’une créature humaine en fût l’instrument, mais il n’était pas convenable que ce fût la plus savante et la plus sage ; car on aurait pu attribuer ce travail à la science, ou bien la lumière divine y aurait moins éclaté, parce qu’on l’aurait confondue avec les lueurs de la raison naturelle. […] … car vous saurez, et tout le monde doit savoir, qu’il n’y a rien du vôtre dans cette histoire, et que vous ne devez non plus vous l’attribuer qu’à la plume avec laquelle vous l’écrivez : vous n’êtes que l’instrument de la main du Seigneur, que l’organe de ma parole. […] … puisque si quelqu’un n’ajoute pas foi à ce que vous écrivez, ce ne sera pas vous qu’il offensera, mais ce sera moi qu’il outragera en mettant mes paroles en doute. […]

« 620. Pour ce qui regarde le second doute que vous avez, si l’on ajoutera créance à ce que vous écrivez, à cause de la grandeur de ces mystères, j’y ai répondu amplement dans tout le cours de cette histoire. […] … et si quelqu’un en doute, assurément il ignore ce que Dieu est et ce que je suis. […] »

 

ID., ibid., 1re p., l. l. 1er, ch. Ier, §§ 9 et 10 :

 

« 9. La très-sainte Vierge, répondant à mon désir, me dit :  “Ma fille, le monde a un grand besoin de cette doctrine, parce qu’il ignore la révérence qui est due au Seigneur tout-puissant, et qu’il y manque” […]

« 10. Je n’ai pas manifesté ces merveilles dans la primitive Église, parce qu’elle contiennent des mystères si relevés et si sublimes, que les fidèles se seraient arrêtés à les approfondir et à les admirer, lorsqu’il était nécessaire d’établir la loi de grâce et de publier l’Évangile. […] Et ce fut pour cela que le Verbe fait homme dit à ses disciples dans la dernière cène : “J’aurais à vous dire plusieurs choses, mais vous n’êtes pas à présent disposés à les recevoir (1).”

 

1) S. Jean, XVI, 12.

 

ID., 2e p., l. 6e, ch. XXVIII, Instruction que la Reine du ciel m’a donnée :

 

« 1508. Et comme je vois que vous vous étonnez toujours de ce que les évangélistes n’ont point écrit ces grandes choses que le Très-Haut a faites à mon égard, je veux de nouveau vous donner de nouveau des explications que vous avez déjà entendues et d’autres circonstances ; car je désire qu’elles restent gravées dans la mémoire de tous les mortels : […]. Toutes mes prérogatives étaient renfermées en ma dignité de Mère de Dieu, et en cette déclaration que j’étais pleine de grâce (1) : mais la Providence divine en réservait l’exposition plus complète pour le temps le plus opportun, jusqu’à ce que la foi eût été mieux établie. »

1) Cf. S. Luc, I, 42.

 

Prologue général adressé aux savants qui liront « La Cité Mystique » par le Très-Révérend Père Joseph Ximenès Samaniego [Cet illustre religieux assista à la mort de la vénérable mère Marie de Jésus en qualité de son provincial ; il fut ensuite général de l’ordre de Saint-François, et après, évêque de Placentia.), § I :

 

« […] Bozius met entre les marques de la véritable Église celle des visions divines et des révélations privées, et il dit qu’elle doivent durer jusqu’à la fin des siècles. »

 

Nous tenons également à souligner que Mère Marie de Jésus d’Agréda ayant été déclarée vénérable par l’Église catholique et jouissant par conséquent des vertus héroïques, nous ne pouvons pas, selon la foi catholique, soutenir que cette abbesse célèbre de l’Ordre de S. François a menti en écrivant sa « Cité mystique ».  C’est à nous de conclure. Qui dit la vérité ou ce-qui-est ?

                             

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Depuis l’infâme loi Weil sur l’avortement revendiquée par la Franc-Maçonnerie, qu’a-t-on fait de politiquement et spirituellement efficace et pour l’abolition de cette loi contraire au Droit naturel antérieur à l’État et établie sur le Droit divin, et pour le salut des petits innocents que l’on continue d’assassiner impunément ? Jusqu’à ce jour, un bilan négatif. Cliquez sur :

La Connexion Eugéniste et sur :

massinno.htm  (pour relire attentivement un texte qui n’a rien perdu de son actualité).

 

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Centre Français pour la Justice et les Droits fondamentaux de la personne humaine (CFJD) : coalition pour la défense civile des libertés fondamentales et des valeurs chrétiennes, cliquez sur : Pour la défense des valeurs chrétiennes - étant bien entendu qu'un monde ou qu'une Cité sans Dieu, c'est-à-dire maçonnique ou purement naturel, est sans valeur ou sans fondement métaphysique, car du point de vue de la fin dernière ou de la règle ultime de moralité qui est le Souverain Bien, c'est-à-dire Dieu lui-même, notre nature spirituelle est engagée ipso facto dans le problème moral en fonction de la nature divine et nous introduit inévitablement dans l'ordre surnaturel. Le nier reviendrait à se mettre sous l'étendard de Lucifer. Nos premiers parents n'ont pas été créés dans l'état de pure nature, mais furent ornés de la grâce sanctifiante (cf. Denzinger, Enchiridion Symbolorum, Conc. Arausicanum II, Bonifacius II, 529, Can. 19, 192). Sans cela que deviendrait le péché originel consécutif à leur chute et à quoi correspondrait notre baptême ? Et quel crédit pourrait-on accorder à la conception immaculée de la bienheureuse Vierge Marie et à ses multiples apparitions ? (cf. Pie IX, Al. au Consistoire, 9 décembre 1854). Ne craignons donc pas de dire la vérité en soutenant que nous sommes manifestement dirigés et enseignés par des apostats. Puissent-ils avoir pitié de leur âme, se détourner de leur voie et se convertir (cf. Ezéchiel, 33 : 11) ! Il n'est ni sérieux ni raisonnable de nous présenter comme paradigme une prétendue civilisation qui donne à l'humanité des origines simiennes et ruine ainsi les Livres Saints, car il est évident que l'on ne peut que dévaloriser une société en l'amputant de sa dimension religieuse qui spécifie sa transcendance par rapport au monde animal. Quel idéal pour la jeunesse ! Et quelle lâcheté de la part des professeurs ! Peut-on faire en effet l’éloge du carriérisme sans en être complice ? N’est-il pas intellectuellement malhonnête voire scandaleux d’embrasser une carrière qui vous contraint inévitablement à dispenser un enseignement qui fausse l’esprit des jeunes ? Ne voit-on pas où conduit un tel système ? (1) Les actes humains ne reçoivent-ils pas leur caractère formel de la fin poursuivie ? Il s'agit ici de la fin prise dans la perspective de la valeur. Et les jugements de valeur, qui sont de véritables et authentiques jugements intellectuels capables de vérité et d'erreur, ne peuvent que se référer, en dernière analyse, au transcendantal bien. Quand on parle de valeur, si l'on prétend faire preuve d'objectivité et de probité, il convient toujours d'en préciser la nature. « Que tout se fasse avec lumière ! » (S. Benoît). Il n'y a pas trois Cités. Il n'y en a que deux : la Cité du bien et la Cité du mal (cf. la Méditation sur les deux Étendards des Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola). L'homme doit appartenir à l'une ou à l'autre : c'est finalement la suprême et inéluctable alternative à laquelle l'homme créé à l'image de Dieu ne peut pas échapper.

 

1) Nietzsche (l'auteur des gens « cultivés ») : « Nous croyons en l'Olympe et non en celui qui fut crucifié ! La sexualité, le goût pour la domination, le plaisir dans l'apparence et la tromperie, la grande reconnaissance joyeuse pour la vie et ses conditions tyranniques, c'est ce qui est essentiel dans les cultes païens. [...] L'individu n'a plus besoin de justifier le mal. Il se réjouit du mal pur, et il trouve le mal insensé le plus intéressant. Alors qu'avant il avait besoin d'un Dieu, il est maintenant fasciné par un ordre du monde sans Dieu, un monde de chance dans lequel l'horrible et l'animal ont leur place ... » - telle était l'éthique des dirigeants S.S. et des nazis, et aujourd'hui celle des mondialistes. (Citation de Jacques Delacroix, dans « Maitreya : Le nouveau Messie ? », ouv. cité plus haut, p. 28, note 14.)

 

ID., «La volonté de puissance» :

 

«Il est très improbable que l'Etat mondial sera établi par la volonté, ou même avec l'acquiescement de la majorité de l'humanité. [...] Je pense que l'humanité acceptera ce genre de dictature de type léniniste comme étant le moindre mal plutôt que d'accepter l'auto-extermination ou une anarchie prolongée qui ne pourrait qu'aboutir à l'auto-extermination.»

 

Dom Anselme Stolz, Théologie de la mystique, ouv. cité plus haut, ch. IV, L’empire de Satan, pp. 68-69 :

 

« Il n’y a pas d’ordre du monde naturellement bon. Sans le Christ l’homme est soumis à la domination de Satan. Voilà pourquoi la conception d’une mystique purement naturelle est bien aléatoire : des historiens de la religion et des psychologues peuvent en considérer la possibilité sans se placer sur le terrain de la révélation, et en en faisant abstraction, mais ils ne peuvent comprendre ainsi la véritable et pleine situation concrète de l’homme non-chrétien. »

 

La paix indésirable ?, Rapport sur l’utilité des guerres, Préface de H. McLandress (J. K. Galbraith), Introduction de Léonard C. Lewin [nous vous recommandons la lecture de ce rapport d’experts authentifié en préface par J. K. Galbraith, et constituant un document « passionnant par son intelligence et terrifiant par son cynisme », parce qu’il est « comme l’annonce d’une nouvelle civilisation : celle où les questions de vie et de mort ne dépendront plus du cœur des hommes mais des circuits des machines à penser »], Éditions Calmann-Lévy, Paris, 1968, page 150 :  

« Il est parfaitement possible que la création d’une forme subtile d’esclavage soit une condition préalable absolue à la direction d’une société appartenant à un monde sans guerre. » [… et que soit ainsi réalisée la démocratie intégrale et universelle ou l’individualisme absolu par la réduction des hommes à de vulgaires grains de sable pour les mettre ainsi sous la férule du Maître des ténèbres ou de ceux qui Lui sont inféodés (cf. mes notes sur Jean-Jacques Rousseau) – l’arme silencieuse qui s’attaque à toutes les sources d’énergie sociales et naturelles de la société pour parvenir finalement au contrôle de l’économie mondiale. - Attention au chant des sirènes ! Les révolutionnaires qui sont légion et se réclament toujours du marxisme et du communisme, l’œil fixé sur leur « lutte finale », une chimère diabolique venue de l’Abîme, ne savent toujours pas ce qu’ils font et recevront un jour ou l’autre un démenti formel et douloureux de leur aberrante vision du monde.]

Lettre de Voltaire à Rousseau relative au Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, 30 août 1755 :

" J'ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain (...). On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes, il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage." [On ne peut pas mieux dire.]

 

Pour qu’Il règne, Jean Ousset, La Cité Catholique, 1962, pages 133 et 134, Haine de la Révolution contre Dieu, Jésus-Christ, l’Église et l’ordre chrétien :

 

        « […] Soit d’abord la haine de Dieu et, plus particulièrement, celle de Dieu fait homme : Jésus-Christ, haine de son Église, haine de l’ordre chrétien.

        « Haine typiquement satanique, avons-nous dit : mais encore, haine typiquement révolutionnaire.

        « Il est vrai qu’aveuglés, comme ils le sont, par le naturalisme généralisé parce qu’institutionnalisé, nos contemporains ont, peu à peu, perdu le sens religieux du monde et des événements. Il leur semble, donc, que la Révolution est politique par essence et religieuse seulement par contrecoup, alors que, tout au contraire, elle sut et sait encore s’accommoder de tous les régimes, le catholicisme seul demeurant l’objet de son inlassable hostilité. […]

        «  Et, cette haine de l’Église Romaine, Rousseau et Voltaire la professaient déjà.

        «  “ Au point de vue politique, lisons-nous dans le " Contrat Social " (1), toutes les religions ont leurs défauts ; mais le christianisme romain est une religion si évidemment mauvaise que c’est perdre son temps de s’amuser à le démontrer."

        « " La religion chrétienne est une religion infâme, écrira Voltaire de son côté (2), une hydre abominable, un monstre qu’il faut que cent mains invisibles percent… Il faut que les philosophes courent les rues pour la détruire, comme les missionnaires courent la terre et les mers pour la propager. Ils doivent tout oser, tout risquer, jusqu’à se faire brûler pour la détruire. Écrasons, écrasez  l’Infâme.

        « " Les chrétiens de toutes les professions sont des êtres nuisibles, des fanatiques, des fripons, des dupes, des imposteurs qui ont menti avec leurs évangiles, des ennemis du genre humain.

        « " La religion chrétienne est évidemment mauvaise. La religion chrétienne est une secte que tout homme de bien doit avoir en horreur… Il faut rendre l’Infâme ridicule et ses fauteurs aussi…" »

 

1) Rousseau, Du contrat social, texte intégral, GF Flammarion, 1966, livre IV, chap. VIII, De la religion civile, page 163 (ce chapitre devrait toujours rester gravé dans notre mémoire).

2) Lettre célèbre à Damilaville du 25 août 1766 et dont Copin-Albancelli prétend qu’elle " est frénétiquement applaudie chaque fois qu’elle est citée dans ateliers maçonniques " (cf. La Franc-Maçonnerie et la Question Religieuse, Perrin, édit., p. 28). – Cf. également les « Mémoires pour servir à l’Histoire du Jacobinisme » de l’abbé Augustin Barruel (1741-1820), 2 volumes, Diffusion de la Pensée Française, Chiré-en-Montreuil, 86190 Vouillé, 1974, revues et corrigées par l’auteur en 1818.

 

ID., ibid., p. 292, Incohérence des « catholiques libéraux » :

 

        « Les révolutionnaires, dès lors qu’ils oublient l’intérêt qui les pousse à applaudir ceux qui servent si bien leur cause parmi nous, n’ont pas manqué de souligner l’absurdité profonde, et la contradiction fondamentale d’une telle position.

        « “ Imaginez, écrivait Michelet, un centre de réseaux de chemin de fer d’où part le Nord pour Lille, le Midi pour Bordeaux. Quel est le sot qui croit que ces chemins se rencontreront. Ils se tournent le dos. Plus ils vont, plus ils sont étrangers l’un à l’autre. Regardez donc avant de monter. Choisissez bien votre wagon. Les démocrates-chrétiens ne tentent-ils pas de monter dans les deux trains à la fois en unissant les principes de la Révolution et ceux du catholicisme.” (1) »

 

1) Cité dans Mon curé à sa place, Cavalier et de Cheyssac, Bossard, édit.

 

 

L’histoire de l’Illuminisme par le Dr Starck à l’intention de l’abbé Augustin Barruel en 1797 :

 

« C’est l’Archi-Illuminé Mauvillon qui a initié Mirabeau dans tous les mystères de l’Ordre. On jugera bien par l’état politique de la France, par les préparations que les soi-disant Philosophes et les bandes de Voltaire et de Rousseau y avaient faites déjà depuis plusieurs années, par le caractère de la nation si sujette à prendre feu et à passer à des extrêmes, qu’il n’y avait point de nation plus propre, avec laquelle on pourrait commencer le grand œuvre d’une Réformation générale. […] Telle était la situation de la maçonnerie en France. Les Illuminés allemands la connaissaient fort bien aussi connaissaient-ils l’esprit de la Nation et son état actuel par rapport au gouvernement, à la religion et aux mœurs. Ils pouvaient être sûrs qu’on ferait bon accueil à l’Illuminatisme ; ainsi le projet que Mirabeau et Mauvillon avaient fait d’illuminer la France et que Bode avait aussi embrassé, fut applaudi généralement. Les temps dont Knigge avait parlé lorsqu’il avait dissuadé de ne rien entreprendre en France, étaient passés ; aussi Knigge n’était plus de la direction de l’Ordre. On résolut donc d’envoyer deux Apôtres en France. […] Tous les deux partirent pour Paris en 1787 munis de lettres de recommandations de la part de l’Ordre. Ils commencèrent leurs opérations honnêtes suivant le conseil de Mirabeau dans la loge du Contrat Social. […]L’Illuminatisme étant une fois devenue le Système régnant de la loge du Contrat social, s’étendait bientôt plus loin. Aussitôt que Bode et Von den Bussche avaient révélé les mystères de l’Illuminatisme à cette loge, on y institua un comité secret politique ; on fit de même dans toutes les autres loges du royaume alliées avec celle du Contrat social, ou comme sœurs ou comme filles. […] Il faut être entièrement ignorant ou de tout ce qui est arrivé en France ou des secrets de l’Illuminatisme, pour ne pas voir que c’est par la Révolution qu’on a voulu réaliser les projets de l’Illuminatisme. Tout ce qu’on a fait en France, le renversement du trône, le meurtre du Roi, l’établissement d’une république démocratique, l’anéantissement de la noblesse, l’introduction d’une égalité chimérique, la destruction de la religion et du sacerdoce, tout cela n’était rien autre chose que la réalisation des projets formés dans l’Illuminatisme. Même dans les moyens qu’on employa pour y réussir, soit qu’on se servait de ruses, soit qu’on commettait des cruautés, on ne fit que suivre ponctuellement les commandements de l’Ordre. »

 

Jacques Maritain, Trois réformateurs : Luther, Descartes, Rousseau, Plon-Nourrit et Cie, Imprimeurs-Éditeurs, Paris, 1925, III : Rousseau, pages 142-143 :

" Concentrant en lui-même l'héritage de tous les déséquilibres introduits dans le monde depuis la Réforme, malade et perdu de névrose, profondément asthénique, champ clos de contrastes héréditaires épuisants, il joint à de merveilleux dons d'artiste, à une intelligence vive, et capable d'un remarquable bon sens instinctif, à une sensibilité suraiguë, à des désirs du sublime, à une flamme de génie qui paraît dans ses yeux admirables, une impuissance extraordinaire des fonctions par lesquelles l'homme domine rationnellement le réel : dans l'ordre spéculatif, tout effort de construction logique et cohérente est pour lui un supplice (1), ' ses raisonnements différents concordent jamais qu'à la cadence de sa plainte (2) ', et surtout dans l'ordre pratique, la volonté en tant que faculté rationnelle est nulle chez lui (3)." Pour les autres références, cliquez sur : politiquec.htm puis sur : J.J. Rousseau de la page de liens, et après cette consultation, cliquez encore sur : inegnece.htm

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Si vous désirez être informé sur les activités touchant la nouvelle église conciliaire et le monde, cliquez sur : http://www.zenit.org/french/

ZENIT est une Agence internationale d'information basée à Rome. Sa mission est de fournir, pour un public international, et en particulier les media, une couverture prétendument objective et professionnelle des événements, des questions, des documents touchant l'actualité de la nouvelle église conciliaire et du monde vus de Rome. L'agence ZENIT est propriété de INNOVATIVE MEDIA Inc., Société à but non lucratif de l'Etat de New York (USA). Le siège administratif de l'agence est aux Etats-Unis mais la rédaction centrale est basée à Rome. Rédaction centrale : ZENIT, C.P. 18356 - 00164 Rome - Italie.

 

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Si vous voulez en savoir un peu plus sur la franc-maçonnerie et sur bien d'autres choses relatives à la venue d'un gouvernement mondial ou d'une super et contre-Église, cliquez sur :

http://www.barruel.com         

L’histoire abrégée de l’Illuminisme avec Weishaupt : http://www.barruel.com/histoire-illuminisme.html

La Franc-maçonnerie et la Révolution, ouvrage de 510 pages de l’historien antimaçonnique Louis d’Estampes (1829-1898) téléchargeable sur gallica : http://gallica.bnf.fr/ (Bibliothèque Nationale de France)

 

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Les Editions Sources Retrouvées dans la recherche de la Vérité – L’affaire Léo Taxil et le palladisme luciférien : Sources Retrouvées

 

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Les documents contre-révolutionnaires : Les documents contre-révolutionnaires

 

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Les ascendances davidiques des Rois de France : ascdav.htm

Le site officiel de Louis XVII :  http://www.louis-xvii.com/ 

A tous les catholiques, traditionalistes, royalistes, contre-révolutionnaires, nationalistes : ON VOUS MENT !!! Naundorff est bien Louis XVII. Cliquez sur : on vous ment

Notre étude : politiquee.htm (Qui,  est de droit … : « de droit »)

 

Si, selon une parole de Saint Michel Archange adressée à Marie-Julie Jahenny de la Fraudais ou selon d’autres prophéties faites à différentes âmes privilégiées, celui qui devra porter la couronne « est encore caché dans le secret de l’Éternel », on ne peut par conséquent que conclure à l’existence de deux fils dont l’un est de descendance inconnue, car celle de Charles Naundorff, qui est bien l’un des fils de Louis XVI et par surcroît roi de droit, est assurée ou publiquement connue. Pour en savoir plus à ce sujet, veuillez consulter l’ouvrage de Michel Morin intitulé : « Le Grand Monarque » - « Selon les prophéties », édité aux éditions Louise Courteau (Québec, Canada, 1995), chapitre 8 : L’Apparition de La Salette, pages 77-82 et chapitre 9 : Le mystère de Louis XVII, pages 83-90.

 

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Algérie Française :   Algerie Francaise - Recherche de la verite

 

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Sur les OVNI voir l'ouvrage : « Les OVNI identifiés - Les Extraterrestres dans le Mystère d'Iniquité » dont l'auteur, Alain Kérizo, grâce à sa formation thomiste, a magistralement cerné le problème, Editions Sainte Jeanne d'Arc, citées plus haut. - Notons bien qu'aucune des très nombreuses photos et vidéo que l'on peut voir ou observer sur différents sites ne remet en cause l'étude objective des témoignages et des faits, ainsi que les conclusions, avancés par M. Kérizo : « Le phénomène OVNI, la synthèse de tous les moyens d'asservissement mis en œuvre par le démon depuis l'origine du Monde ! » - Toujours sur le même sujet, cf. « Le diabolique secret des OVNI » de J.M. Lesage, et « Le dossier OMEGA », aux Éditions Delacroix, citées plus haut ; « Actualité de la fin des temps », 6e Signe : Les apparitions effrayantes dans le Ciel, pp. 165-192 (« Il faut d’ailleurs être au XXe siècle, au siècle de la grande Apostasie prédite pour la fin des temps, pour ne pas voir immédiatement ce dont il s’agit : il y a longtemps que nos ancêtres, n’ayant pas troqué leur bon sens contre un scepticisme orgueilleux, auraient conclu à des manifestations d’origine diabolique !! » - « Je rejoins parfaitement M. Pierre Guérin, Maître de recherche au CNRS, qui a dit un jour que le phénomène se foutait de nous. »), Louis de Boanergès, Éditions D.F.T. (« Diffusion et éditions de livres catholiques pour la Défense de la Foi Traditionnelle dans le cadre de la Fin des Temps ») - B.P. 28 - 35370 ARGENTRÉ-DU-PLESSIS (FRANCE) - CCP RENNES 1157 61 Z - Tél. 02.99.96.78.64 - Fax 02.99.96.62.64 - Email : Editionsdft@aol.com.

 

Publication du Réseau Tara Canada (Québec) Bulletin d’avril 2004 (cf. plus haut Maitreya et Cie) : Retour des Maîtres de Sagesse et de l'Instructeur mondial, Maitreya (cf. Apocalypse, XVI, 14 : « ce sont des esprits de démons »)

 

Informations du mois (cf. Info du mois, N° 223 de mars 2007, « Le Rassemblement des forces de Lumière », par le Maître, --  un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles. D’importants événements sont en train de se produire dans différentes parties du monde, suivis de témoignages qui partout susciteront l’étonnement. Un nombre sans précédent de personnes verront des vaisseaux spatiaux en provenance des planètes proches de la nôtre, Mars et Vénus en particulier. Ce net accroissement de l’activité extraterrestre, couvrant de vastes zones de la terre, créera une situation totalement inédite. Ceux qui refusent obstinément de prendre au sérieux le phénomène auront des difficultés à maintenir leur position. Les récits de contacts avec les occupants d’ovnis se feront de plus en plus nombreux, confirmant la réalité de leur existence. […] C’est dans ce monde de prodiges et d’énigmes que Maitreya fera sans bruit son entrée pour commencer son travail public.»)

 

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Si vous voulez en savoir plus sur Nikola Tesla (1856-1943) et sur ses productions d'une énergie libre, inépuisable, non polluante et disponible en tout lieu, cliquez sur : http://www.chez.com/frenzy/Tesla.htm et sur : http://www.teslacoil-france.net/  (cf. Dossier Sciences et Avenir, janvier 2002 - N° 659 - fusion nucléaire froide - Pons et Fleischmann, cliquez sur : DECOUVERTE ET DEVELOPPEMENTS DE LA FUSION FROIDE et : Les archives oubliees - La guerre de la fusion froide

Sur les épouvantables perturbations atmosphériques et climatiques, comme l’effet de serre et la destruction de la couche d’ozone, voir Louis de Boanergès, « Actualité de la fin des temps », pages 144-164, ouvrage cité plus haut.

 

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NON À L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE !

 

Les énergies renouvelables – cela existe déjà aux iles Canaries : Une île entièrement alimentée en énergies renouvelables, vous en avez rêvé ? Et Hierro le fait ! Consultez le site :

 

+++++ ILES CANARIES - L'île d'El Hierro (11000 habitants) bientôt autonome en énergie grâce au couple hydro-éolien (pompage-turbinage) - Objectif Terre

 

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 Un livre d’actualité : « La face cachée de l’O.N.U. », par Michel Schooyans, aux Editions Le Sarment, librairie Arthème Fayard, 2000. L’auteur est professeur émérite à l’Université de Louvain. Il a également enseigné à São Paulo et dans diverses universités américaines. Il est également membre de l'Académie pontificale des Sciences sociales (Rome), de l'Institut royal des relations internationales (Bruxelles), de l'Institut de Démographie politique (Paris), du « Population Research Institute » (Washington). Son ouvrage, d'un extrême intérêt, corrobore les informations du site Barruel indiqué ci-dessus. Nous déplorons cependant la fascination que la démocratie exerce sur l'auteur, car « le gouvernement du nombre est absurde dans sa source, incompétent dans son essence et pernicieux dans ses effets » (extrait d'un texte de Charles Maurras repris également par le cardinal Billot, divus Thomas redivivus, le nouveau saint Thomas d'Aquin, dans son Tractatus Ecclesiæ Christi, page 37). Et c'est la raison pour laquelle nous soutenons qu'il existe une véritable antinomie entre le principe de subsidiarité et le principe démocratique, la démocratie ne pouvant que désorganiser et corrompre la cité, - ce que Platon et Aristote avaient déjà bien vu, et principe ignoré paradoxalement de la cité du Vatican.

 

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Pour éviter d’écrire des bêtises et de nuire à la réputation de Charles Maurras qui a eu « conscience d’avoir rendu service à sa patrie » et « compris tout ce qu’il y avait de grandeur et de beauté surhumaines dans les sacrements de l’Église », retenez au moins ce qui suit avant d’approfondir vos connaissances :

 

François Marie Algoud, Actualité et Présence de Charles Maurras, 1868 - 1952, tome II, p. 52, Ed. de Chiré, 2005 (ce livre sur Charles Maurras est une splendeur – un grand merci à l’auteur !) :

 

« Et voici ce que Pierre Gaxotte [de l’Académie Française] écrivit de son, de notre Maître, dans sa Préface à la réédition de Mes idées politiques (œuvre fondamentale qu’ont réédité les éditions l’Âge d’Homme, vous ne pouvez pas ne pas la lire !) :

«  “ Le personnage de Charles Maurras, tel qu’on l’a fabriqué depuis vingt ans, est un étonnement continuel pour ceux qui ont eu le privilège de l’approcher ou simplement qui ont pris la peine de le lire. On lui prête des idées qu’il n’a jamais eues. On le fait partisan de politiques ou de régimes qu’il a combattus toute sa vie. Et quand on imprime une prétendue citation de ses œuvres, il y a gros à parier que c’est un contre-sens.” 

« Oui, et il en reste de ces roquets nains qui me donnent l’impression d’aboyer après un lion !

« Alors que lui, toute sa vie, il a lutté pour sauver les autres. »

 

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Le Plan divin de la création, Pierre Dequènes, p. 74 : Annexe 3 – La Mafia mondialiste, ouv. disponible chez l’auteur, tél. : 04 94 24 35 90, 142, rue Roller, 83200 Toulon :

 

« L’O.N.U. a succédé à la S.D.N., créée en 1919 à Genève, sur les principes directeurs établis par un congrès maçonnique à Paris en 1917. L’O.N.U. fut créée en 1945 à San Francisco. C’est la plus grande loge maçonnique du monde. Son drapeau comporte des symboles maçonniques : le globe qui signifie le pouvoir sur le monde, et ses trente-trois subdivisions qui rappellent les 33 degrés du rite écossais. Son drapeau comporte aussi des symboles maçonniques. L’UNESCO est sa filiale culturelle. »

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Quintessence doctrinale

 

Pape Léon XIII, encyclique Humanum Genus du 20 avril 1884 sur la Secte des Francs-Maçons :

« Dans leurs vigilantes sollicitudes pour le salut du peuple chrétien, Nos prédécesseurs eurent bien vite reconnu cet ennemi capital au moment où, sortant des ténèbres d'une conspiration occulte, il s'élançait à l'assaut en plein jour. [...] En présence de tous ces faits, il était tout simple que ce Siège Apostolique dénonçât publiquement la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse aux intérêts du christianisme qu'à ceux de la société civile. [...] ... faisant de la dissimulation une règle constante de conduite, comme autrefois les manichéens, les francs-maçons n'épargnent aucun effort pour se cacher et n'avoir d'autres témoins que leurs complices. [...] Il s'agit pour les francs-maçons - et tous leurs efforts tendent à ce but - il s'agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. [...] En premier lieu, arrachez à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et faites-la voir telle qu'elle est.»

Il est de notoriété courante que toute personne qui souhaite s'affilier à la Maçonnerie devra d'abord s'engager à ne jamais révéler de ce qu'elle verra ou entendra en Loge, à moins qu'elle n'en ait reçu l'autorisation des supérieurs et initiés inconnus, et seulement de la manière qui pourra lui être indiquée et en cachant toujours sous un masque humanitaire ses intentions perverses (1). Cette démarche étant manifestement immorale ou absolument incompatible avec le caractère chrétien, parce qu'elle s'oppose à la vertu de prudence qui doit s'appuyer sur les principes de la foi (S. Thomas d'Aquin, Somme théologique, IIa IIæ, question 47, article 73), la condamnation de cette secte aux multiples faces s'impose donc ipso facto (2). Quel homme sensé et vertueux pourrait se déclarer solidaire d'un mouvement qui dissimule sa finalité ? L'immoralité d'un tel engagement ne fait pas l'ombre d'un doute. Cela ne revient-il pas à signer un chèque en blanc ou à approuver par avance une morale sans frein, une religion sans Dieu et une politique sans loi et sans dépendance ? (3) On ne doit pas et on ne peut pas raisonnablement accorder sa confiance à de telles personnes. Dieu, qui est Lumière et Vérité (cf. S. Jean, I, 9 ; 8 : 12 ; 9 : 5 ; 14 : 6), n'agit pas ainsi, mais plutôt le prince des ténèbres (4). « En toute chose, dit L'Imitation de Jésus-Christ (liv. I, chap. XXIV), considère la fin.» Et c'est ainsi qu'en laissant se propager le principe maçonnique de l'autonomie morale et spirituelle de l'homme libéré de toute autorité supérieure, nous contribuons à la destruction de toute organisation légale, étatiste et sociale, autrement dit à l'anarchie universelle ou à la destruction de l'humanité (5).

 

1) Cf. Albert Pike (né à Boston en 1809, études à Harvard, général dans l'armée de la Confédération et fondateur du diabolique Ku-Klux-Klan), «Morals and Dogma», la Bible des maçons, 6 volumes, éd. Bastogi, Foggia 1984 ; Epiphanius, «Maçonnerie et sectes secrètes : Le côté caché de l'histoire», Publications du « Courrier de Rome », édition en français du Périodique Romain « Sì sì no no », adresse : BP 156 - 78001 Versailles Cedex , janvier 2000. (Enfin la franc-maçonnerie est montrée sous son véritable jour et le mécanisme conduisant au gouvernement mondial démonté. Que l'auteur en soit loué et remercié ! - Cf. Actes, 26 : 28-29 : « Crois-tu aux prophètes, roi Agrippa ? ...» ; Marc, 12 : 1-12 : « Ils avaient compris que ...». - Cliquez sur :

http://www.illuminati-news.com/e-books/morals-dogma/apike.htm et sur : http://www.cuttingedge.org/free001.html 

 

 Albert Pike, «Morals and Dogma», p. 156, vol. VI :

 

« Quand Louis XVI fut exécuté la moitié du travail était faite ; et l'Armée du Temple devait donc dès lors diriger tous ses efforts contre le Pape.» (XXX KNIGHT KADOSH : « French Revolution had sworn to overturn the Throne and the Altar upon the Tomb of Jacques de Molai. When Louis XVI was executed, half the work was done; and thenceforward the Army of the Temple was to direct all its efforts against the Pope. ») Cliquez sur :  

 

Revue Internationale des Sociétés Secrètes, Le fondateur du rite palladique luciférien, n° 100, Ed. Delacroix, Le déisme de Pike et de la haute maçonnerie anglaise en Amérique, II : Le royal secret, L. Hagault, Bruxelles (Manitoba) :

Voici le texte de Pike, concluant les 861 pages de Morals and Dogma : Morals-And-Dogma-By-Albert-Pike.pdf

 

«  Telle est, mon Frère, la VRAIE PAROLE du Maître Maçon. Tel est le vrai ROYAL SECRET qui rend possible et, à la fin, rendra réel le SAINT-EMPIRE de la vraie fraternité maçonnique. GLORIA DEI EST CELARE VERBUM - AMEN !

«  La Gloire de Dieu consiste à cacher la parole. Ainsi soit-il ! » (XXXII SUBLIME PRINCE OF THE ROYAL SECRET : « Such, my Brother, is the TRUE WORD of a Master Mason; such the true ROYAL SECRET, which makes possible, and shall at length make real, the HOLY EMPIRE of true Masonic Brotherhood. GLORIA DEI EST CELARE VERBUM. AMEN. »)

 

 

Les majuscules sont de Pike, mais il n’ose pas traduire, plus clairement, en anglais, ce latin ésotériquement oraculaire.

DEUS ! ECCE DEUS !

Quel serait l’étrange Dieu, de la haute Église Ecossaise, superposée à la basse Église maçonnique anglaise, et qui met sa gloire à cacher le secret de son Verbe, - alors que le vrai Dieu, celui de la vérité vraie, éternelle, met sa gloire à proférer son Verbe en pleine lumière, la lumière éternelle, au-dessus et à travers les ténèbres ? Et lux in tenebris lucet. - Et tenebræ eam non comprehenderunt (S. Jean, I, 5).

[...] Quel serait ce « Dieu », caché si soigneusement aux profanes, réservé si secrètement aux seuls initiés parfaits [...] Quel serait ce « Dieu » opposant, avec mille artifices enchevêtrés, sa « Vraie Lumière », contemporaine à la Création, sinon antérieure, à la Lumière de Dieu, du Christ, Verbe de Dieu - illuminant tout homme (S. Jean, I, 9). Quel est ce « Dieu » qui [...] illuminant des initiés sélectionnés (et non tout homme) [...] et seuls capables de garder le glorieux royal secret ? [...] Satan, insurgé contre le Dieu de la vieille Bible et de l’Evangile, contre le Christ adoré depuis plus de dix-neuf cents ans par les Chrétiens [...]. C’est le « Dieu » secret du Paganisme [...] le « Dieu » que Julien l’Apostat allait conjurer, évoquer, prier la nuit, avant de tomber, sur son dernier champ de bataille, en poussant le cri démoniaque : « Tu as vaincu, Galiléen ! »

 

Albert Pike, Discours prononcé en France en 1889 et adressé aux hauts degrés de la maçonnerie de « Rite Palladique », publié par la revue anglaise « The Freemason » dans son numéro du 19 janvier 1935 (cf. Epiphanius in « Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire », pp. 508-509, ouv. cité plus haut) :   

« Voilà  ce que nous devons dire aux foules : “ Nous adorons un Dieu, mais c’est le Dieu qui s’adore sans superstition ”. A toi, Souverain Grand Instructeur Général, nous disons ceci, que tu peux répéter aux Frères des 32°, 31° et 30° : “ La Religion maçonnique devrait être maintenue, par nous tous initiés de hauts degrés, dans la pureté de la doctrine luciférienne. Si Lucifer n’était pas Dieu, Adonaï (le Dieu des chrétiens) dont les actions prouvent sa cruauté, sa perfidie, sa haine pour l’homme, sa barbarie et sa répulsion pour la science, l’aurait-il calomnié avec ses prêtres ? Oui, Lucifer est Dieu, et malheureusement Adonaï est aussi Dieu. Par la loi éternelle selon laquelle il n’y a pas de lumière sans ombre, de beauté sans laideur, de blanc sans noir, l’absolu peu seulement exister comme deux Divinités : l’obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de contraste, comme le piédestal est nécessaire à la statue et le frein à la locomotive… La doctrine du Satanisme est une hérésie ; et la véritable et pure religion philosophique est la foi en Lucifer, l’égal de Adonaï ; mais Lucifer, Dieu de lumière [avec l’une de ses orgueilleuses devises : Post tenebras lux] et Dieu du bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le dieu des ténèbres et démon ”. »

 

Albert Pike, Morals and Dogma, vol. VI, pp. 212-213, cit. par Epiphanius, p. 481 :

 

« Le mal est l’ombre du bien, et il en est inséparable… Donc le mal est nécessaire à l’humanité… comme le sel est indispensable à l’eau des mers. Là aussi l’harmonie peut seulement dériver de l’équilibre des contraires. » [Albert Pike, Morals and Dogma, XXXII SUBLIME PRINCE OF THE ROYAL SECRET : « Raymond Lulle has said that, to make gold, we must first have gold. […] The Evil is the shadow of the Good, and inseparable from it. […] The ROYAL SECRET, of which you are Prince, if you are a true Adept, if knowledge seems to you advisable, and Philosophy is, for you, radiant with a divine beauty, is that which the Sohar terms The Mystery of the BALANCE. It is the Secret of the UNIVERSAL EQUILIBRIUM. […] Of that Equilibrium between Good and Evil, and Light and Darkness in the world, which assures us that all is the work of the Infinite Wisdom and of an Infinite Love; and that there is no rebellious demon of Evil, or Principle of Darkness co-existent and in eternal controversy with God, or the Principle of Light and of Good : by attaining to the knowledge of which equilibrium we can, through Faith, see that the existence of Evil, Sin, Suffering, and Sorrow in the world, is consistent with the Infinite Goodness as well as with the Infinite Wisdom of the Almighty. […]The same reason necessitates Evil and Sorrow in Humanity which renders indispensable the bitterness of the waters of the seas. Here also, Harmony can result only from the analogy of contraries, and what is above exists by reason of what is below. »

 

Helena Petrovna Blavatski, La Dottrina Segreta, p. 684-685, cit. par Epiphanius in « Maçonnerie et Sectes Secrètes : le côté caché de l’histoire », p. 480, Publications du « Courrier de Rome », BP 156 – 78001 Versailles Cedex (cf. éd. Adyar, Paris, 2000, vol. 3, Stance XII : La Cinquième Race et ses Divins Instructeurs, Nos divins instructeurs, La « Malédiction » au point de vue philosophique, page 595) :

 

« Il existe dans la Nature une Loi Éternelle, une loi qui tend toujours à concilier les contraires et à produire l’harmonie finale. C’est grâce à une telle Loi de développement spirituel… que l’humanité sera délivrée des dieux faux et menteurs et obtiendra son autorédemption… »

 

 

ID., La Dottrina Segreta, p. 634, cit. par Epiphanius, p. 481 (cf. éd. Adyar, Paris, 2000, vol. 3, Stance XII : La Cinquième Race et ses divins Instructeurs, Nos divins instructeurs, page 553) :

 

« Le mal est une nécessité et aussi un des principaux soutiens du Monde Manifesté. C’est une nécessité pour le Progrès et l’Évolution, comme la nuit est nécessaire pour produire le jour et la mort pour avoir la vie, afin que l’homme puisse vivre éternellement. »

 

 

ID., La Doctrine Secrète, p. 400, cit. par Epiphanius, p. 480 :

 

« Satan (ou Lucifer) représente l’Énergie (on remarquera : l’Énergie, N.d.R.)  active de l’Univers… Il est le Feu, la Lumière, la Vie, la Lutte, l’Effort, la Pensée, la Conscience, le Progrès, la Civilisation, la Liberté, l’Indépendance… » (Cf. éd. Adyar, vol. 3, p. 351 – citation de H.P. Blavatski dont l’auteur, un Anglais, fils d’un pasteur protestant, « mourut en maudissant l’humanité, le savoir et Dieu ».)

 

 

ID., Ibid., cité par Epiphanius cité plus haut, p. 480 (cf. éd. Adyar, Paris, 2000, vol. 3, Stance X, Histoire de la Quatrième Race, page 337) :

 

« Satan est le Dieu, le seul Dieu de notre planète… Il n’est qu’une seule chose avec le Logos » (représentant « allégoriquement le Bien et le Sacrifice, un Dieu de Sagesse sous des noms divers » - p. 340).

 

 

ID., Stance III (6), vol. 1, éd. Adyar, Paris, 2001, pages 48-49 :

 

« Même dans la Genèse (I, 2), si déroutante et fatigante pour la science, la lumière est issue des ténèbres – “et les ténèbres sont la face de l’abîme”, et non vice versa. “En lui était la vie; et la vie était la lumière des hommes” (Jean, I, 4). Le jour viendra, peut-être, où les yeux des hommes seront ouverts; ils comprendront alors mieux que maintenant le verset de l’Évangile de Jean qui dit : “et la lumière brilla dans les Ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise.” Ils verront alors que le mot “ténèbres” ne s’applique pas à la vision spirituelle de l’homme mais véritablement aux “Ténèbres”, à l’Absolu, qui ne comprend pas (ne peut pas connaître) la Lumière passagère, quelque transcendante qu’elle puisse paraître aux yeux humains. Dæmon est Deus inversus. L’Église donne maintenant au Diable le nom de Ténèbres, quoique dans la Bible (Livre de Job, I, 6], il soit appelé le “Fils de Dieu”, l’étoile brillante du matin, Lucifer (Isaïe, XIV, 12). Il existe toute une philosophie dogmatique dans la raison qui fit que le premier Archange qui monta des profondeurs du Chaos fut appelé Lux (Lucifer), le “Fils Lumineux du Matin”, - de l’Aurore Manvantarique. L’Église l’a transformé en Lucifer ou Satan, parce qu’il est plus élevé et plus ancien que Yehova, et qu’il dut être sacrifié au nouveau dogme (Voir les vol. 3 et 4). »

 

Miss Diana Vaughan (Jeanne-Marie-Raphaëlle), Mémoires d’une ex-palladiste - Parfaite Initiée Indépendante, Publication Mensuelle, Juillet 1895, Paris, Librairie Antimaçonnique, A. Pierret, Éditeur, 37, rue Étienne-Marcel, page 137 :

 

« Mon père, en m’instruisant, me donnait à admirer Wiclef [v. 1320 – 1384], en qui il voyait un véritable luciférien. Et Wiclef, comme Thomas Vaughan [ancêtre de Diana Vaughan, né en 1612], était un professeur distingué de l’université d’Oxford ; autre motif pour les unir dans une même sympathie. Wiclef , c’était l’homme hardi qui sans aucun ménagement avait attaqué l’Église catholique, ses usages, ses institutions, sa doctrine, ses droits spirituels et temporels, ses sacrements, son chef […] Wiclef, c’était le prophète de la grande révolte antichrétienne, dont s’étaient inspirés les Hussites et ce Jean Ziska, l’un de leurs chefs, tout particulièrement vénérés par les Palladistes, Ziska homme-démon qui saluait les nations au nom de Lucifer ! Voilà, me disait mon père, ce que représente l’an 1378, placé en termes voilés en point de départ de la légende de la Rose-Croix socinienne (1). »

 

 

1) Notons bien que, selon l’histoire de Thomas Vaughan (cinquième grand-maître des Rose-Croix) dont Diana avait été « saturée par son père et son oncle dès qu’elle fut jugée en mesure de comprendre ce que ses parents appelaient “le rôle humanitaire de la Franc-Maçonnerie” », Thomas Vaughan (Eirenœus Philalèthès) était, avec Amos Komenski (a) et Valentin Andreæ, l’exécuteur du plan de Fauste Socin, l’Empereur-Maître (magister-imperator) des Rose-Croix (de 1597 à 1604), lui-même véritable fondateur de la secte maçonnique, laquelle apparaîtra en 1717 avec Anderson, Désaguliers (de 1712 à 1744) et autres, protestants sociniens et Rose-Croix anglais, c’est-à-dire avec des Rosicruciens – apparition annoncée à l’issue du convent de Magdebourg, présidé, en 1617, par Michaël Maïer, par la sixième prescription de la Themis Aurea, livre capital du grand-maître Michaël Maïer imprimé immédiatement après la tenue dudit convent, disant, au chapitre II : « Cette Fraternité devra être celée durant cent ans ».  

 

 

a) Comenius, précurseur du mondialisme moderne encensé par l’U.N.E.S.C.O. et que Michelet appelle « le Galilée de la pédagogie » - cf. le « Dictionnaire Universel de la Franc-Maçonnerie ».

 

Cf. Tchakhotine (1883 – 1973), fils d’un diplomate du Tsar, docteur ès sciences, disciple de Pavlov, avec son livre « Le Viol des foules » ou sa méthode de viol psychique et son slogan « l’Etat fédéral mondial », Jean Coutrot (1895 - 1941), principal animateur du Mouvement Synarchique d’Empire (M.S.E.) et son livre « L’Humanisme Economique » et ce qu’il a appris « des lois de la psychologie collective » et les moyens de « convertir ses concitoyens à son opinion propre » grâce à sa collaboration avec Tchakhotine, Jean Monnet, que l’on dit l’exécuteur testamentaire de Jean Coutrot, l’héritier direct de la synarchie et l’un des animateurs du Club Jean Moulin (a), le comte Richard Coudenhove-Kalergi (1894 - 1972), maçon, fondateur du Mouvement Paneuropéen et fervent ami de Jean Monnet, Victor Blanchard, Grand Maître de l’Ordre Martiniste et 33e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, président de l’ « Ordre Martiniste et Synarchique » dont certains membres, notamment Vivian Postel du Mas et Jeanne Canudo, reprirent les idées de Saint-Yves d’Alveydre dans un document intitulé « Schéma de l’Archétype Social » présentant un schéma circonstancié de Gouvernement Mondial d’inspiration manifestement luciférienne ou satanique (b).

Notons également qu’en 1958, le docteur Martiny se mit en rapport avec Tchakhotine pour lui demander de faire une conférence portant sur les phases du développement physique et psychique de l’être humain dans le cadre d’un cycle de conférences du Cercle Montaigne, fondé en 1945. Or il se trouve que ce docteur avait collaboré à la revue ésotérique Les Cahiers de l’Étoile avec Maurice Magre et G.E. Monod-Herzen, membres de la Société Théosophique et du groupe des Polaires qui utilisaient un même symbole représentant l’Étoile de David et la svastika enfermée dans un cercle constitué d’un serpent qui se mort la queue et les mêmes concepts ou un même langage, tels que la « Grande Loge Blanche », « Mahatmas » (Grands Maîtres) et autres que l’on retrouve couramment dans la « Doctrine secrète » d’Helena Petrovna Blavatsky, la fondatrice de la revue « Lucifer » (en 1888), et les écrits de tous ses disciples, et tout particulièrement d’Annie Besant, la directrice de la Société Théosophique après le décès d’H.P. Blavatski en 1891 et la fondatrice d’une « Ligue malthusienne » destinée à lutter pour le contrôle des naissances et l’émancipation de la femme, et d’Alice Bailey, la fondatrice du Lucis Trust, une organisation non gouvernementale (O.N.G.) qui jouit d’un « statut consultatif auprès du Conseil Économique et Social des Nations Unis ». Ne voit-on pas là que tous ces personnages sont animés d’une même pensée qui vise à la collectivisation des consciences par un conditionnement ad hoc ?     

 

 

a) Cf. Le Spectacle du Monde d’octobre 1966.

 

 

b) Raymond Soules, dit Raymond Abellio, polytechnicien (où l’on voit que les plus grandes écoles ne mettent pas leurs élèves à l’abri des pires aberrations métaphysiques, à savoir la coexistence du Bien et du Mal ou de l’être et du non-être), Ma dernière Mémoire, Les Militants, tome II, Gallimard, 1975 ; Yann Moncomble, Du Viol des Foules à la Synarchie ou le complot permanent, pp. 156-158, 223-227, Faits et Documents, B.P. 24, 27330 La Neuve-Lyre, 1983 ; Epiphanius, Maçonnerie et Sectes secrètes – le côté caché de l’histoire, pp. 249-255, Publications du « Courrier de Rome », B.P. 156 – 78001 Versailles, 2000.

 

 

Journal de l’Abbé Combe, Dernières années de Sœur Marie de la Croix, Bergère de La Salette (Mélanie), Éditions Saint-Michel, 1967, témoignage de Mélanie de La Salette au sujet de l’authenticité de l’existence de Diana Vaughan et de son identité (rappelons que la Bergère de La Salette avait le don de voir les évènements qu’elle décrivait et qu’elle n’a jamais été prise en défaut), page 178 :

« Diana Vaughan, mon Père, n’est pas un mythe. La courageuse femme qui avait confiance en lui (Léo Taxil), ne sachant pas qu’il était redevenu mauvais, se rendit réellement à Paris, et il la livra.

« Qu’est-ce que vous me racontez ! Vous l’avez VU la livrer ?

« Oui, mon Père, La nuit il est allé la chercher à la gare ; en route, il lui a dit : “ J’ai des précautions à vous indiquer, entrons dans cette maison ”. Quand elle mit le pied dans la première chambre à gauche, elle tomba dans une trappe.

« Alors, c’est une fripouille, c’est un assassin !

« Il ne l’a pas assassinée. Il fut payé pour la livrer, et on lui avait dit qu’on se contenterait de l’emprisonner.

«  S’est-on borné à la séquestrer ?

« Les Palladistes l’ont fait souffrir, oh ! combien, mais celle-là n’apostasiera pas !

« Vous avez vu tout cela ?

« Je l’ai vu se faire (sic). »

 

Mgr A. Villard, secrétaire de l’Eminentissime Cardinal-Vicaire, lettre adressée à Mademoiselle Diana Vaughan, Rome, le 19 octobre 1896 :

« Mademoiselle,

« Depuis longtemps, j’avais l’intention de vous écrire personnellement ; mais j’en ai toujours été retenu par la crainte de me trouver importun et par le désir que vous avez si souvent manifesté dans vos Mémoires qu’on ne vous envoyât pas tant de lettres. Aujourd’hui, je me sens poussé cependant à venir rompre la consigne.

« Une personne pieuse, etc. (Ceci est une communication d’ordre privé, qui n’a pas à être reproduite.)

« Mais ce que je désirais avant tout, c’était de vous adresser mes humbles encouragements au milieu des souffrances morales dont votre noble cœur est assailli en ce moment. Vous n’ignorez pas qu’une guerre acharnée est déclarée contre vous. Non seulement on révoque en doute l’authenticité de vos révélations précieuses sur la Maçonnerie ; mais on révoque en doute votre existence même. Les bruits les plus contradictoires circulent sur votre compte et les échos s’en sont répercutés en haut lieu.

« J’avais les preuves matérielles et psychologiques non seulement de votre existence, mais de la sincérité de votre conversion. […]

« Je ne suis pas tout à fait un inconnu pour vous. Secrétaire du Cardinal Parocchi, j’ai eu la joie de vous écrire en son nom, il y a bientôt un an, pour vous consoler et vous encourager dans votre œuvre sublime qui est de révéler à la face du monde le véritable but de la Maçonnerie, celui que j’avais toujours soupçonné, le culte de Satan.

« Pour vous venir en aide, je ne puis vous apporter que le concours de mes faibles prières, mais de mes plus chaudes sympathies.

« Continuez, Mademoiselle, par votre plume et par votre piété, à fournir des armes pour terrasser l’ennemi du genre humain. Tous les saints ont vu leurs œuvres combattues ; il n’est donc pas étonnant que la vôtre ne soit pas épargnée.

« La communauté des Sœurs Carmélites de l’Adoration Réparatrice établie ici à Rome, dans la maison habitée autrefois par Sainte Brigitte de Suède, et dont je suis le père spirituel, a déjà beaucoup prié pour vous, et elle me charge de vous assurer qu’elle le fera plus que jamais.

« Veuillez, Mademoiselle, me pardonner mon indiscrétion et agréer mes plus vifs sentiments d’admiration et de respect. »

(Ainsi signé :) A. Villard

Prélat de la Maison de Sa Sainteté,

Secrétaire de S. Em. Le Cardinal Parocchi.

 

Revue Internationale des Sociétés Secrètes (R.I.S.S. 1929 – 1930), N° 111, Diana Vaughan, prêtresse luciférienne a-t-elle existé ? Éditions Delacroix, 2001, pp. 34-36, 113, 121-122 :

« […] Comme nous l’avons dit plus haut, Diana Vaughan déclare citer [dans ses Mémoires] les écrivains ecclésiastiques – dont nous venons de reproduire la partie des œuvres concernant les Rose-Croix – afin que l’on puisse contrôler l’exactitude de ses assertions, de son père et de son oncle et par suite des constatations qu’elle émet, dit-elle, “ par suite de l’enseignement reçu faites aux archives du Souverain Conseil Patriarcal de Hambourg où sont réunis les principaux documents concernant la Fraternité des Rose-Croix ”.

« L’exactitude des assertions vient d’être contrôlée par nous et elle est incontestable d’après les citations produites.

« Il faut reconnaître l’entière véracité des Mémoires en ce qui concerne la manifestation de Rose-Croix à Paris en 1623, l’ouvrage de propagande de Neuhous et les traités des PP. Jésuites Gaultier et Garasse.

« Il faut reconnaître encore que l’auteur des Mémoires [en l’occurrence Miss Diana Vaughan], comme nous l’avons déjà fait remarquer et comme il le dit lui-même [ou elle-même], puise ses informations à une source privée, dans des traditions et des papiers de famille, voire dans les archives des Loges.

« […] De ces documents résulte encore, à un point de vue historique plus général, une autre confirmation de grand intérêt, soit que la Franc-Maçonnerie est bien d’origine socinienne et que les Rose-Croix en ont été les premiers fondateurs : d’après les révélations confirmées des Mémoires cela ne fait pas de doute.

« […] Et Lemmi [Adriano] lui-même, grand-maître de la Franc-Maçonnerie, n’a-t-il pas déclaré dans sa lettre encyclique du 29 septembre 1893 :

« “ Nous ne pouvons pas oublier que l’Italie a été le véritable berceau de la Franc-Maçonnerie et que Sozzini [ou Socin] fut son véritable père ”.

« Après une parole si autorisée, la cause est entendue. […]

« […] Et c’est pareille œuvre [les Mémoires] que l’on veut mettre sur le dos de Taxil ! Lui, l’écrivain épais et lourd, à l’imagination courte, aurait tout inventé, tout fabriqué !! Allons donc ! Racontez cela à d’autres… qui n’auront pas lu ses ouvrages. […]

« Quoiqu’il en soit, en ce qui concerne notre étude actuelle, nous laissons de côté tout ce qui peut être hypothétique ou énigmatique : et nous nous basons uniquement sur une réalité tangible, un fait indéniable, soit l’existence d’un certain nombre d’écrits publiés sous le nom de Diana Vaughan, et en particulier des Mémoires.

« Nous avons passé au crible ce dernier ouvrage, et nous avons démontré, au moyen de documents inattaquables, l’exactitude de bon nombre de faits et récits qui s’y trouvent consignés : nous en avons conclu que cet ouvrage est véridique et authentique.

« Enfin nous avons montré que seule une personne comme Diana Vaughan, telle qu’elle se révèle d’après ses écrits, a pu les mettre au jour et de là nous avons conclu à son existence.

« Cela nous semble d’une bonne et saine logique.

« […] Nous répondrons à cela que l’absurde est relatif et personnel à chacun ; c’est une appréciation et rien de plus. Ce qui est absurde pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Ainsi un voltairien vous dira qu’il est absurde de croire au satanisme, et un libre-penseur, qu’il est absurde de croire aux miracles consignés dans l’Evangile. Que vaut leur argumentation : zéro. […]  ». [Cf. également la brochure de la R.I.S.S. intitulée « Le mystère de Léo Taxil et la vraie Diana Vaughan » du 23 juin 1930 où la vérité nous saute aux yeux et où est reproduite « la lettre originale par laquelle Diana Vaughan en personne contait par le menu à l’abbé de Bessonies, son voyage à Patay et à Loigny », prouvant incontestablement que « les écrits et les lettres signés Diana Vaughan, appartenaient à tout le moins pour l’écriture, à la visiteuse de Loigny » et que le malheureux Léo Taxil, à l’instar de Judas Iscariot, avait bel et bien trahi et livré l’héroïque Diana Vaughan à la Secte le soir du 19 avril 1897 lors d’une conférence qui aurait dû faire triompher la vérité une fois pour toutes.]

 

 

II Timothée, III, 1, 8 et 9 :

 

« Or sache ceci : dans les derniers temps surviendront de mauvais moments. Les hommes, en effet, seront ... tout comme Jannès et Jambrès s'opposèrent à Moïse... Mais ils n'iront pas plus loin, car leur folie éclatera aux yeux de tous, comme il advint aussi pour ces deux hommes.»

 

 

S. Marc, 4 : 22-23 :

 

« Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »

 

 

S. Matthieu, 10 : 28 :

 

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. »

 

 

S. Luc, 16 : 8 :

 

« … car les fils de ce siècle sont plus avisés entre eux que les fils de la lumière. »

 

 

Apocalypse, 3 : 15-16 :

 

« Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. »

 

 

Psaumes, 102 (Vg.), 5 :

 

« … ta jeunesse se renouvelle, comme (celle) de l’aigle. »

 

 

Pierre Virion, «MYSTÈRE mysterium D'INIQUITÉ iniquitatis», Ed. St Michel, St-Cénéré (53), 1966, page 92 :

 

« La Franc-Maçonnerie, par nature, est bien condamnée à rester ce qu'elle est : une société secrète. [...] A l'idée de la suppression du secret maçonnique qui selon Me A. Mellor rendrait possible la levée des interdictions pontificales, le Frère Sirius répond très justement : «Quant à renoncer totalement à l'obligation du secret il n'y faut point songer : le secret est inhérent à la nature même de la Maçonnerie. [...] Il faut le dire une bonne fois : sans le secret il n'y a plus de travaux maçonniques, il n'y a plus de maçonnerie » [A. Mellor, «LA FRANC-MAÇONNERIE À L'HEURE DU CHOIX», Ed. Mame, 1963]. »

 

 

2) Jacques Ploncard d'Assac, « Le Secret des Francs-Maçons», Ed. de Chiré, 1999, pages 14 et 15 :

 

« Or, que proclame Anderson dans son livre des Constitutions : [...] Commentant ce passage des Constitutions, l'ancien Grand-Maître du Grand Orient, observait : «L'Église catholique ne se trompa pas sur l'importance de l'événement... par la Bulle In Eminenti, le pape Clément XII prononça, en 1738, l'excommunication des Francs-Maçons, en dénonçant le secret dont ils s'entouraient et entourent leurs travaux» (Jacques Mitterrand, «La politique des francs-maçons», p. 45). »

 

 

3) Abbé Augustin Barruel (1741 - 1820), S. J., «Mémoires pour servir à l'histoire du Jacobinisme», en 2 vol., Diffusion de la Pensée Française, Chiré-en-Montreuil, 86190, Vouillé, Nouvelle édition 1973. - Cf. également Jacques Delacroix, «Attentats du 11 septembre 2001 - A qui profite le crime ?», Éditions Delacroix, déjà citées plus haut, BP. 18, 35430 Chateauneuf, 1999.

 

 

4) S. Jean, 3 : 20-21 :

 

«Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu.» (A moins de s'être placé volontairement sous l'étendard de Lucifer, celui qui reçoit officiellement les francs-maçons en faisant l'apologie de leur association criminelle ne peut être que l'un de leurs moutons ou qu'une misérable marionnette entre leurs mains. Un tel homme ne mérite par conséquent aucun crédit.)

 

 

5) Jacques Delacroix, «Synthèse du «Traité du Saint-Esprit» de Mgr Gaume», Éditions Delacroix (citées plus haut), p. 225 :

 

« Qui ne serait épouvanté aujourd'hui en voyant le règne du démon se manifester au cœur même de la Cité du bien, avec tous les caractères qu'il eut dans l'antiquité païenne ? Ces caractères, on ne l'a pas oublié, furent le RATIONALISME, le SENSUALISME, le CESARISME, la HAINE DU CHRISTIANISME [ou des paroles de Jésus, Fils du Dieu Très-Haut]. [...] Le RATIONALISME, ou l'émancipation de la raison de toute autorité divine en matière de croyances [pas de dogmes divinement révélés ou de vraie religion]. [...] Le SENSUALISME, ou l'émancipation de la chair ou de toute autorité divine en matière de mœurs [pas de principes moraux ou de morale chrétienne][...] Le CESARISME, ou l'émancipation de la société de l'autorité divine en matière de gouvernement [un seul absolu : le Peuple, d'où un seul régime admissible : le régime populaire ou la démocratie universelle, et ce au nom des droits de l'homme et au mépris des droits de Dieu][...] («Traité du Saint-Esprit» de Mgr Gaume, tome 1, 1865, pp. 463 à 585).»

 

 

Comme la nature corporelle est subordonnée à la spirituelle en toute hiérarchie normalement organisée, ainsi le temporel est également subordonné au spirituel qui relève de l’Église instituée directement de Dieu Cela implique logiquement et nécessairement que l’État est inséparable de l’Église et qu’il doit rendre à Dieu ce qui est à Dieu (a). Celui qui soutient le contraire se met au rang d’un animal dépourvu d’esprit ou de nous (en grec) et ne peut par conséquent se prétendre philosophe ou se dire « un amoureux de la sagesse » (du grec filew, aimer, et sofia, sagesse), car il appartient au sage de juger par la cause la plus élevée, et de tout ordonner selon elle, en s’appuyant sur les principes premiers de la raison spéculative. Les prétendues valeurs d’un État qui dérogerait à cet ordre ne sont en vérité que des fruits empoisonnés qui avilissent l’homme et le mettent sous l’empire de la Bête (b) pour le  conduire à la seconde mort ou à la mort éternelle des damnés (c). Et n’oublions pas ces ultimes paroles de l’Apocalypse où Jésus nous prévient : « Je l’atteste, moi, à quiconque entend les paroles prophétiques de ce livre : si quelqu’un y fait des additions, il recevra de Dieu en addition de ces fléaux décrits dans ce livre [et non de ses symboles ou de ses allégories et métaphores !] ; si quelqu’un retranche aux paroles de ce livre prophétique, Dieu lui retranchera sa part de l’arbre de vie et de la cité sainte (d), dont la description est dans ce livre (e). »

 

a) Cf. S. Matthieu, XXII, 21 ; S. Marc, XII, 17 ; S. Luc, 25.

 

b) Cf. Apocalypse, XVII, 13.

 

c) ID., XX, 6, 14. – Syllabus, proposition 55 [infailliblement condamnée], Denz., 1755 : L’Église doit être séparée de l’État et l’État de l’Église. »

 

d) Apocalypse, XXII, 2 ; XXI, 2.

 

e) Cf. ID., XXII, 6.

 

 

Revue internationale des sociétés secrètes (RISS), lancée le 1er janvier 1912 par le chanoine Jouin, dont l'œuvre et l'action reçurent les louanges et les encouragements des papes Benoît XV et Pie XI, qui le nommèrent l'un prélat domestique, et l'autre proto-notaire apostolique, N° 3, 1928 (la bibliothèque de Mgr Jouin atteindra 30.000 volumes) :

 

«Le régime démocratique, issu du maçonnisme bourgeois, tiendra alors le monde chrétien tout entier sous son joug pour abolir l'Evangile... la sonnette présidentielle d'un Parlement mondial à la main, qui poursuit une guerre à mort contre le christianisme à coups de lois où il n'est pas fait mention du Christ, mais au contraire de liberté de conscience.» [I Corinthiens, IV, 4 : « En effet, bien que ma conscience ne me reproche rien, je n’en suis pas justifié pour autant : mon Juge, c’est le Seigneur. » - Cf. Pape Pie VII, Lettre « Post tam diuturnas », 29 avril 1814, adressée à Mgr de Boulogne, évêque de Troyes ; S. Augustin, « De Haeresibus », N° LXXII.]

 

 

Anatoly Golitsyne, ancien officier du KGB, «New Lies for Old» («De nouveaux mensonges pour remplacer les anciens») - cité par Jacques Delacroix dans «Maitreya : Le nouveau Messie ?», page 124, note 114 :

 

« [...] la chute du communisme institutionnalisé, qui est apparue comme miraculeuse aux yeux de ceux que les «initiés» appellent avec mépris «le monde profane», a été prévue depuis longtemps par les hautes autorités du pouvoir occulte afin de fermer la tenaille des deux ailes en marche de la Révolution antichrétienne : la démocratie libérale et le socialisme. Ce «pouvoir occulte» a prévu d'instaurer ensuite sur toute la surface du globe, au milieu de la confusion générale ainsi que du soulagement unanime des peuples terrorisés par la perspective d'un conflit mondial destructif entre les deux blocs, la République Universelle maçonnique, déjà dissimulée au sein de cette émanation de la secte qu'est l'O.N.U..» (Réf. pour acquérir ce ouvrage non traduit en français : Dodd, Mead & Compagny Inc., 79 Madison Avenue, New York, N.Y., 10016 USA.)

 

 

Saint Augustin, La Cité de Dieu, liv. II, cc. XIX, XX et XXI :

 

« … la plupart aiment mieux les pernicieuses caresses du vice que les épines salutaires. […] Mais à ceux qui honorent et aiment des dieux comme ceux-là, dont ils se flattent d’imiter les crimes et les hontes, qu’importe que la corruption et le vice règnent dans l’État ? “Que l’État demeure debout, disent-ils, qu’il prospère grâce à ses ressources, qu’il se glorifie de ses victoires, ou, ce qui est mieux encore, qu’il ait la sécurité et la paix : cela suffit ! Que nous fait le reste ? […] Il faut que les pauvres obéissent aux riches, afin de pouvoir se rassasier et de jouir, grâce à leur patronage … Que rien de pénible ne soit prescrit, rien d’impur défendu …” […] Cette question paraissant suffisamment épuisée, Scipion reprend son discours et propose une brève définition de l’État. C’est selon lui “la chose du peuple”. Mais le peuple n’est pas constitué par n’importe quel groupement d’individus ; c’est, précise Scipion, une association resserrée par une entente juridique et l’accord des intérêts (a). »

 

a) Cf. De Republ. I, XXV, XXXIX, et V, I.  

 

 

La conclusion lamentable de Jacques Maritain au dernier âge de sa vie (cf. l’abbé J. Meinvieille, DMM, 2001, De Lamennais à Maritain – Du mythe du progrès à l’utopie de la “nouvelle chrétienté”) : 

 

« La voilà donc, la nouvelle Église avec son nouveau sacerdoce, son nouveau pontificat, son organisation scientifique,dont l’Église, disait Maritain, a été et reste le moteur. Ce progrès, poursuivait-il, coïncide avec la substance de la Révolution sinon avec son idéologie accidentelle. Quand ce progrès se dépouillera de l’idéologie antichrétienne et se catholicisera c’est-à-dire quand la Révolution s’identifiera avec l’Église, alors sera réalisé le comble de la félicité céleste, dans laquelle l’humanité, libre de toute servitude, surtout du pouvoir public, sera unie par l’amitié fraternelle. La ‘nouvelle chrétienté’, qui consiste dans cette identification avec de la Révolution avec l’Église, arrivera au comble du Progrès de l’humanité” (cf. La Femme et le Dragon, Maurice Canoni, Éditions Delacroix, 2004, page 387-388). »

 

 

Discours de clôture du pseudo Concile Vatican II prononcé par Paul VI, le 7 décembre 1965 :

 

« Reconnaissez au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes [il s’agit donc bien des humanistes athées, autrement dit des francs-maçons], et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : Nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme. » 

 

Discours de Paul VI du 30 juin 1974 (cité par l’abbé Moureau dans « BO.N.U.m Certamen » de novembre 1974, page 6) :

 

« Il faut que meurent toutes nos communautés nationales, impériales, religieuses même, pour que l’Internationale gagne le genre humain tout entier. »

 

Discours de Paul VI prononcé devant l’Assemblée générale de l’O.N.U., le 4 octobre 1965 :

 

« C’est en qualité d’expert en humanité que nous apportons à cette organisation le suffrage de nos derniers prédécesseurs, convaincus que nous sommes que cette organisation représente le chemin obligé de la Civilisation moderne et de la Paix mondiale… ». [Là est manifestement la voix d’un faux pasteur que les Brebis ne connaissent pas et qu’elles doivent fuir – cf. l’évangile selon saint Jean, X, 5.]

 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, I, 67, 76-79 :

 

« Et Zacharie, son père [le père de saint Jean-Baptiste], fut rempli de l’Esprit-Saint, et prophétisa, disant : […]

« Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies ; pour donner au peuple la science du salut, et pour la rémission de ses péchés, par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, avec lesquelles est venu nous visiter le soleil venant d’en-haut [i.e. Jésus-Christ, le Verbe incarné], pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas dans la voie de la paix (in viam pacis). »

 

ID., XIX, 42 :

Jésus : « Si tu connaissais, toi aussi, du moins en ce jour qui t’est donné, ce qui ferait ta paix ! »

 

Éphésiens, II, 13-14, 16-18 :

«  Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous êtes rapprochés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix […] par la Croix, en détruisant par Elle l’inimitié. Et il est venu annoncer la paix à vous [aux « païens dans la chair » - v. 11] qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient proches [aux « circoncis par la main de l’homme » – id.] ; car par lui, nous avons accès les uns et les autres auprès du Père, dans un seul et même Esprit. »

 

Ste Thérèse d’Avila, Pensées sur l’amour de Dieu, ch. II : La fausse paix et la paix véritable :

 

« Dieu nous préserve de ces nombreuses sortes de paix qui se trouvent chez les mondains ! »

 

 

Pape Boniface VIII (1294-1303), De unitate et potestate Ecclesiæ [Ex Bulla « Unam sanctam », 18 novembre 1302], Denzinger, Enchiridion Symbolorum, 1932, n° 469 :

 

«  Porro subesse Romano Pontifici omni humanæ creaturæ declaramus, dicimus, definimus et pronontiamus omnino de necessitate salutis. » - où le Souverain Pontife précise qu’“il est absolument nécessaire au salut [« omnino de necessitate salutis»], pour toute créature [« omni humanæ creaturæ »], d’être soumise désormais au Pontife Romain [« Porro  subesse Romano Pontifici »]”. »

 

 

Dom Adrien Gréa, L’Église et sa divine constitution, 1965, Casterman, pages 157-158 :

 

« Saint Pierre est bien l’organe de l’Église et il parle en son nom auctoritativement, en tant que sa foi renferme et forme la foi de l’Église. ». - Dict. lat.-fr. de Ch. Lebaigue : « AUCTOR, oris, m. f. n. 1° En gén. Celui qui produit, qui a l’initiative d’une chose, agent, auteur ; en partie, fondateur (d’un édifice, d’une ville), auteur (d’une œuvre d’art) ; auteur ou chef d’une race, père ; Auctor frugum. Virg. Qui fait naître les fruits de la terre. »

(S’il en est vraiment ainsi, et il en est ainsi, peut-on se dire Pape ou vicaire du Christ, son  unique vicaire suprême visible sur la terre, dont l’autorité ne se distingue pas de celle de Jésus-Christ, et en même temps se contredire ou contredire les enseignements de ses prédécesseurs ? Le Pape, comme PIERRE, ne peut être que le prince de la parole et le maître de la doctrine. L’Apôtre Pierre, le vicaire du Christ, doit vivre dans ses successeurs, car l’Église a pour caractère d’être Apostolique.)

 

Cliquez sur : D:\HERESIES_ PAUL_VI.pdf et sur : papeinfa.htm (Peut-il arriver qu’un Pape enseigne une erreur sur la foi ?)

 

BULLE. CONST. " CUM EX APOSTOLATUS " du Pape Paul IV (1554 - 1559) (Bullarium Romanum, tome IV, I., p. 551, Ch. XXVII). An. Can. 15 février 1559 :

 

« § 6. De plus, si jamais un jour il apparaissait qu'un évêque, faisant même fonction d'archevêque, de patriarche ou de primat ; qu'un cardinal de l'Église Romaine, même légat ; qu'un SOUVERAIN PONTIFE LUI-MÊME, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE , SANS VALEUR, NON AVENUE. Son entrée en charge, consécration, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour ILLÉGITIME. » Cliquez sur : CUM EX APOSTOLATUS

Si vous désirez en savoir davantage sur la Bulle " CUM EX APOSTOLATUS " du Pape Paul IV, cliquez également sur : abmarcea.htm

 

Pape saint Pie X, allocution aux membres de l’Union apostolique, 18 novembre 1912 :

 

« Et comment aimer le Pape [un Pape légitime] ? Non par des paroles seulement, mais par des actes, et avec sincérité. Non verbo neque lingua, sed opere et veritate (a). Quand on aime quelqu’un, on cherche à se conformer en tout à ses pensées, à exécuter ses volontés et à interpréter ses désirs. Et si Notre Seigneur Jésus-Christ disait de lui-même : Si quis diligit me, sermonem meum servabit (b), ainsi pour montrer notre amour au Pape, il est nécessaire d’obéir. Et c’est pourquoi, quand on aime le Pape, on ne s’arrête pas à discuter sur ce qu’il commande ou exige, à chercher jusqu’où va le devoir rigoureux de l’obéissance, et à marquer la limite de cette obligation. »

a) Jean, XX, 21.

b) Matth., XXVIII, 19-20.

 

Saint Augustin, La vraie religion, VI, 11 :

 

« Parfois même la divine Providence permet que, par suite de graves violences partisanes de la part d’hommes charnels, même des justes soient chassés de la communauté chrétienne. […] L’intention de ces hommes-là est donc de rentrer au port, une fois les bourrasques apaisées ; ou bien, s’ils ne le peuvent, soit que la tempête se prolonge […], ils gardent la volonté de pourvoir au salut de ceux-là mêmes dont les menées séditieuses les ont obligés à partir, sans jamais s’isoler ni former de coterie [voire de sectes], défendant jusqu’à la mort et servant par leur témoignage de foi qu’ils savent que prêche l’Église catholique. Leur couronne, ils la reçoivent dans le secret, du Père qui voit dans le secret. Le cas est rare, mais pourtant pas sans exemple. Il est même plus fréquent qu’on pourrait le croire. »

 

Allocution de Jean-Paul II du 22 septembre 1996 répondant au discours de M. Alain Juppé (allocution citée par Jacques Delacroix dans son « Maitreya : Le nouveau Messie ? », page 210, note 217) :

 

« Que votre nation [la France, i.e. la Fille aînée de l’Église] demeure accueillante, qu’elle continue à faire partager sa culture [laquelle ?], qu’elle contribue à faire progresser sans cesse les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle a su présenter au monde » [n’est-ce pas là la louange de la célèbre trilogie maçonnique (1) : Liberté, Égalité, Fraternité (« le triple héritage » maçonnique), et par conséquent un rapprochement blasphématoire entre l’Évangile et la Révolution ? (Cf. la Lettre du pape saint Pie X sur le « Sillon »)].

1) Albert PIKE, MORALS and DOGMA, THE TWELVE-INCH RULE AND THE COMMON GAVEL – 2e – Fellow-craft : « Christianity taught the doctrine of FRATERNITY; but repudiated that of political EQUALITY, by continually inculcating obedience to Caesar, and to those lawfully in authority. Masonry was the first apostle of EQUALITY. In the Monastery there is fraternity and equality, but no liberty. Masonry added that also, and claimed for man the three-fold heritage, LIBERTY, EQUALITY, and FRATERNITY. »

Jean-Paul II, aux catholiques d’Ankara, le 29 novembre 1979 (revue Fideliter, p. 52) :

 

« Permettez-moi de rappeler ici avec vous ces mots de la déclaration conciliaire “ Nostra Ætate ” : “ L’Église regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, qui a parlé aux hommes  [à travers le Coran].   

 

ID., aux représentants de la communauté musulmane, Paris, le 31 mai 1980 :

 

« C’est avec une grande joie que je vous adresse mon salut, à vous, musulmans, nos frères dans la foi au Dieu unique » (Osservatore  Romano, 3 juin 1980, page 7).

 

 

 ID., au colloque romain de l’Institut Pontifical des Études Arabes et Islamiques (Osservatore Romano, 10 mai 1985) :

 

« Votre Dieu et le nôtre, c’est le même, et nous sommes frères et sœurs dans la foi d’Abraham. » (Coran [traduction du Dr Salah ed-Dine Kechrid]), chap. V, Le festin, verset 73, p. 102 : " Ont effectivement renié ceux qui ont dit : 'Dieu est le troisième de trois'. Et il n'est de Dieu qu'un Dieu unique. S'ils ne mettent pas fin à leurs dires, un supplice douloureux touchera très certainement ceux d'entre eux qui auront renié. " [Est-ce là la foi de Pierre ? Ceux qui le croient sont des insensés et font de Jésus un imposteur (a). La foi de Pierre n’est-elle pas le fondement de l’Église et le lien de l’unité catholique ? Et ce lien peut-il subsister en soutenant des doctrines ou des attitudes absolument incompatibles avec la vraie religion. Les chrétiens en croyant au mystère de la Très Sainte Trinité sont voués aux supplices de l'enfer éternel par le Coran. Quand on parle des musulmans, il convient toujours de les associer au Coran qui constitue leur raison d’être et ce d’autant plus qu’ils considèrent ce livre comme une copie conforme au prototype de la révélation divine (« Omn al-kitab ») conservé au ciel de toute éternité (cf. Coran, 13 : 39 ; 43 : 3) : ils n’existeraient pas sans celui-ci, comme nous, chrétiens, sans l’évangile de Jésus-Christ. Ne blasphémons pas ! Le terrorisme trouve sa justification dans certains versets du Coran mais n’en trouve aucune dans les paroles de Jésus de Nazareth, le Fils unique de Dieu le Père, notre Dieu humanisé et notre Rédempteur (b). On voit clairement par là que le Dieu des musulmans ne peut absolument pas être identifié à celui des chrétiens. Et ceux ou celles qui se prévalent de leur titre universitaire pour infirmer ce que nous soutenons ne font qu’établir leur propre condamnation en découvrant leur mauvaise volonté ou la carence de leur intelligence, car il n’est question que de bon sens ou de simple logique. C’est la foi pure et nue qui nous sauve, et non les aberrations de notre âme ou les chimères de notre imagination ! - Si vous désirez  consulter d’autres versets coraniques qui rejettent catégoriquement les principes et les fondements de la doctrine chrétienne, veuillez cliquer sur : islama.htm ]

a) Cf. Actes des Apôtres, chap. X.

b) Saint Matthieu, V, 43-44 : « Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient … » (Cf. également saint Luc, VI, 27.)

 

Sous la Bannière, Bulletin bimestriel N° 130 Mars Avril 2007, bulletin cité plus haut, Contre-Église et Complot, par Félix Causas, Réflexions sur l’antichristianisme et l’anticatholicisme contemporains, p. 6 :

 

« Si l’Islam venait à être majoritaire en France, c’en serait terminé avec la modération. L’État et la Religion se confondraient – l’Islam ne faisant aucune distinction entre le Politique et le Religieux – et nous serions sous le joug de la “ Charia ” ; les catholiques hériteraient du statut de “ dhimmis ” (a) parce que ces fausses religions du démon ignorent la “ tolérance ” et l’œcuménisme à la mode du pseudo Concile Vatican II. Si elles s’en réclament ce n’est que pure tactique du moment. Comme le dit si bien leur proverbe : “ baise la main que tu ne peux couper ” !... Mais dès qu’elles sont en mesure de couper la main, nous vous laissons imaginer la suite !… »

a) C’est-à-dire le statut de sous-homme, le non-musulman étant considéré comme inférieur et par conséquent pouvant être accablé d’impôts supplémentaires, ne pouvant accéder à certains postes, etc., comme fut le cas lorsque l’Islam prit le pouvoir dans les pays bordant la Méditerranée ou l’Océan Indien. Au bout d’un certain nombre d’années de ce traitement, les chrétiens finissent par se convertir à l’Islam (= apostasier) ou fuir leur pays d’origine.

 

Saint Pie V, Constitution apostolique Salvatoris Domini du 5 mars 1571,  fixant au 7 octobre la fête du Rosaire :

 

« Nous tenons en particulier que ne soit jamais oubliée la mémoire de cette grande victoire [Lépante] obtenue de Dieu par les mérites et l'intercession de cette glorieuse Vierge le 7 octobre 1570 contre les Turcs, ennemis de la foi catholique. »

 

Bulletin de l’Occident Chrétien, N° 141, Décembre 1989, p. 11 (extrait d’un article paru dans le mensuel suisse « Saka » sous le titre : « Die Fahne von Lepanto » du Dr Ambros Kocher) :

 

        « En effet, Saint Pie V sauva la chrétienté de la ruine ! Seul un saint était capable de susciter, dans cette Europe divisée de l’époque, une armée efficace, grâce à son discernement et son don de prévision.

        « Depuis la prise de Constantinople en 1453 jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, l’Église vécut sous la menace permanente de l’Islam. En dépit de cette menace la chrétienté était divisée, souvent pour des raisons futiles. Après la défaite de St Jean-d’Acre en 1291, les Chevaliers Teutoniques se retirèrent à Rhodes, une île de grande importance stratégique pour la chrétienté. Cette île fut prise par les Turcs en 1522 et la ligne de défense de la chrétienté se trouva repoussée au centre de la Méditerranée. Mais les Turcs continuèrent à progresser vers la Sicile et vers la Hongrie. Toute l’Afrique du Nord tomba sous leur domination. Quant à l’Espagne elle devait déjà se défendre depuis des siècles contre les musulmans. » Qu’on ne l’oublie jamais !

 

Marie d'Agréda (1602-1665), La Cité mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, IIe Partie, livre VIe, chapitre XXIII, Conciliabule que Lucifer tint avec ses démons après la mort de notre Seigneur Jésus-Christ, n°1429 :

 

        « Après cette délibération, les démons se partagèrent en plusieurs bandes, suivant les différents vices, et se départirent les offices qu'ils devaient exercer pour tenter les hommes avec toute l'astuce possible. Ils décidèrent qu'ils devaient s'efforcer de maintenir l'idolâtrie dans le monde, afin que les hommes n'arrivassent point à la connaissance du vrai Dieu et de la rédemption du genre humain. Et que si l'idolâtrie disparaissait ils feraient naître de nouvelles sectes et des hérésies, en choisissant à cet effet les hommes les plus pervers et les plus corrompus, qui seraient les premiers à les embrasser et à les enseigner. C'est dans ce conciliabule infernal que furent inventées la secte de Mahomet, les hérésies d'Arius, de Pélage, de Nestorius, et toutes celles qui se sont produites dans le monde depuis la primitive Église jusqu'à nos jours, entre plusieurs autres qu'ils y forgèrent et qu'il n'est ni nécessaire ni convenable de rapporter ici. Lucifer approuva ce système diabolique parce qu'il était contraire à la vérité divine, et sapait le fondement du salut des hommes, qui consiste en la foi. »

 

 

Benoît XVI, le successeur de Jean-Paul II, apostasie dans la mosquée bleue d’Istanbul (et le Vatican soutient l’entrée de la Turquie dans l’union européenne). Cliquez sur :  Virgo-Maria - à l’intention toute particulière de ceux et celles qui ne voient pas encore que Benoît XVI ne peut pas être le vicaire de Jésus-Christ, « le Christ sur la terre », celui qui  est « la forme imprimée à toute l’Église, la forme mise au-dessus de tous les autres chefs d’Église » (a), - car « les promesses de Jésus-Christ, aussi bien que ses dons, sont sans repentance » (b). On voit maintenant beaucoup mieux le rôle négatif joué par Benoît XVI sur la scène du monde quand on soutient qu’il ne figure pas dans la célèbre « Prophétie des Papes » et qu’il n’est désigné par aucune devise, alors que même les antipapes y sont nommés, et l’on est ainsi contraint de le considérer comme un usurpateur. 

 

a)  Saint Léon, pape et docteur de l’Église ;

b) Bossuet - cf. S. Matthieu, XVIII, 18, et S. Luc, XXII, 32.

 

 

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Jésus-Christ serait-il le Dieu de Mahomet ? Blasphème !

 

Jean-Paul II, aux évêques de l’Inde, dans la cathédrale de Delhi, le 1er février 1986 :

 

« Comprenez évêques (…) vous avez la mission d’exprimer le respect et l’estime de l’Église pour tous vos frères et pour les valeurs spirituelles, morales et culturelles enracinées dans leurs différentes traditions religieuses » (Documentation Catholique, no 1914, 16 mars 1986, p. 287, Discours à la conférence épiscopale, col. I).

 

 

ID., le même jour, dans le parc de Raj Ghat :

 

« Puissent ces paroles [de l’Évangile], et d’autres expressions des livres saints des autres grandes traditions religieuses présentes sur le sol fertile de l’Inde, être une source d’inspiration pour tous les peuples et pour leurs responsables » (Documentation Catholique, ibid., p. 285, col. I, Hommage au Mahatma Gandhi).

 

 

ID., à la fin de l’allocution précédente :

 

« Rassemblés en la capitale de l’Inde devant ce mémorial du Père de la Nation (i.e. Gandhi) qui fut un témoin éminent et courageux de la vérité, de l’amour et de la non-violence, nous invoquons tes bénédictions (Seigneur, Dieu) sur les responsables de ce pays et de toutes les nations, sur les fidèles de toutes les traditions religieuses. Rends-nous capables, Seigneur, de vivre et de grandir comme partenaires actifs de toi-même et de nos frères pour la tâche commune de construction (…) d’une communauté mondiale (…) dans une civilisation mondiale de vérité, d’amour et de paix (Documentation Catholique, ibid., p. 285). [Là tout est dit : on y voit les prémisses d’un gouvernement mondial.]

 

 

La Simple Lettre, Maison Saint-Joseph de Serre-Nerpol (38490), bimensuel, novembre-décembre 2006, no 160 (avec une brève réflexion au sujet de Benoît XVI, le successeur de Jean-Paul II) :

 

« Mais où sont passés les âmes vaillantes, les cœurs vaillants, les héros, les saints ? Le Maitre sème toujours ! C’est la pusillanimité, la peur qui arrête. Peur des autres, peur pour soi, peur de quoi ? Ou serait-ce parce que Benoît XVI  [digne successeur de Jean-Paul II] libéralisant la messe, il ne serait plus nécessaire de rester traditionaliste ? Ne connaissez-vous pas le conte du Chaperon rouge ? Le loup se déguise en Mère-Grand. Mais il est toujours loup ! “ Benoît XVI ” louvoie en voulant donner aux traditionalistes conservateurs [de la Foi et de la Tradition] la messe pour laquelle ils ont combattu si longtemps… et, par ailleurs, il pénètre dans une mosquée turque et prie tourné vers la Mecque… “ Quand le pasteur se change en loup… ”, disait Dom Guéranger ! Non, le combat n’est pas fini, c’est la tactique de l’adversaire qui change… »

 

 

Jean-Claude Lozac'hmeur et Bernaz de Karer, «De la Ré-volution», Ed. Ste Jeanne d'Arc, 1992, «Les Guillots», Villegenon, 18260 - VAILLY-sur-SAULDRE, pp. 137 et 139 :

 

 « Cent ans plus tard, où en sommes-nous ? L'Etat a conservé le monopole de la collation des grades. Il a le quasi monopole de la formation des esprits. Une partie de l'opinion reste attachée au principe de la liberté de l'enseignement, comme l'a montré la manifestation de 1984. Mais l'influence des écoles confessionnelles est négligeable. Non seulement parce qu'à elles toutes elles ne regroupent qu'une minorité des élèves, mais encore parce que leur pédagogie et leurs programmes s'alignent sur l'enseignement d'Etat. En conséquence, il n'est pas exagéré de dire que c'est le corps enseignant qui impose au peuple français ses valeurs et sa vision du monde. [...] Elle (l'école) n'a pas pour finalité de répandre l'instruction mais de réformer les mentalités. L'Inspecteur d'Académie Dequaire Brodel se montrait en 1896 fort clair sur ce point : «Le but de l'école laïque n'est pas d'apprendre à lire, à écrire et à compter, c'est de faire des libres penseurs. L'école laïque n'aura porté ses fruits que si l'enfant est détaché du dogme, s'il a renié la foi de ses pères. L'école laïque est un moule où l'on jette un fils de chrétien et d'où s'échappe un renégat.» (Déclaration de l'Inspecteur d'Académie Dequaire Brodel, Grand-Maître de la Franc-Maçonnerie, au convent de 1896, déclaration relevée et citée par Mgr Landrieux dans «La leçon du passé», p. 69.) [Pour bien comprendre la situation, n'oublions pas que le peuple de France a fait alliance avec Dieu aux fonts baptismaux de Reims en la fête de Noël 496 et que le Christ, depuis cette date, est Roi de France selon les témoignages irréfragables de Saint Rémi, de Charlemagne (que le pape Léon III, pendant la nuit de Noël de l'an 800, à Rome, couronna Empereur d'Occident), de Saint Louis et de sainte Jeanne d'Arc. - Cf. Pierre Virion, «Le Christ qui est Roi de France», Ed. Saint-Germain, Paris, 1949 ; Mis de la Franquerie, «La Mission divine de la France», Ed. Saint-Michel, Montréal, Canada, 1955 ; pape Alexandre III, Epist. XXX, tome X, Conc. col. 1.212, et pape Grégoire XI, tome XI, Conc. col 367 : la France «un Royaume chéri et béni de Dieu dont l'exaltation est inséparable de celle de l'Église» ; Actes de Saint Pie X, tome V, pp. 204 et 205, Décret de béatification de Jeanne d'Arc, à l'Evêque d'Orléans, 1908 ; Lettre du pape Saint Pie X à l'Archevêque de Reims, Mgr Luçon, nouvellement promu Cardinal, Bulletin du Diocèse de Reims, 2 déc. 1907, p. 621 : «Le baptême de Clovis marqua la naissance d'une grande nation : la tribu de Juda de l'ère nouvelle, qui prospéra toujours tant qu'elle fut fidèle à l'orthodoxie, tant qu'elle maintint l'alliance du Sacerdoce et du Pouvoir public, tant qu'elle se montra, non en paroles, mais en actes, la Fille aînée de l'Église.»]

 

Etienne Couvert, De la Gnose à l’œcuménisme, 2001, Éditions de Chiré, p. 111 :

« La Sorbonne était devenue maîtresse de pensée universelle dans la société française. Il n’y avait plus d’Université catholique libre. Les professeurs de séminaires qui voulaient prendre leurs grades universitaires devaient passer devant les jury de l’Etat. On voit les conséquences. » [Notons bien que l’auteur, Etienne Couvert, né à Lyon en 1927, a été pendant plus de trente ans professeur de Lettres classiques dans cette ville. Nous apprécions tout particulièrement ses informations qui remettent en cause l’origine du bouddhisme, mais nous déplorons sa position à l’égard de saint Denys l’Aréopagite cité sept fois par le Catéchisme du Concile de Trente et près de mille sept cent fois par le Docteur Angélique, honni par Luther et rejeté par l’humaniste Lorenzo Valla et de certains mystiques rhénans du XIVe siècle et autres âmes privilégiées (1). La question de la structure de l’âme et de l’intuition obscure de Dieu selon la noétique de saint Thomas semble lui échapper totalement (2). Pour ce qui est de l’Islam, nous n’avons pas la moindre difficulté à le suivre, car il suffit de lire attentivement le Coran pour constater ses contradictions et ses incohérences et subodorer une imposture montée de toutes pièces à des fins peu honorables (3).]

 

1) Catéchisme du Saint Concile de Trente, éd. Desclée & Cie, Paris – Tournai – Rome, 1923 :

 

Page 87, Du Symbole des Apôtres, ch. 7, § II ; page 163, ch. 13, § II ; pages 196, 211 et 212, Des Sacrements, ch. 15, §§ I et IV ; ch. 17, § I ; ch. 19, § I.

 

Étienne Couvert, La Gnose contre la Foi, 1989, Éditions de Chiré, page 100 :

 

« Un seul prêtre, destiné à la célébrité, se montra absolument réfractaire et à Descartes et aux écrivains traditionnels, ce fut dom Guéranger, expliquant dans un article de L’Univers du 22 novembre 1857 à l’abbé Maret que cette situation est intenable pour la philosophie et que la pensée chrétienne doit se désaltérer à d’autres sources. »

 

 

Etienne Couvert, La Gnose universelle, 1993, Éditions de Chiré, page 111 :

 

« Puis il [Fénelon] cite avec éloges de nombreux textes tirés des “Noms divins” et de “La Hiérarchie céleste” du Pseudo-Denys, attribués frauduleusement à saint Denys l’Aréopagite. Nous savons aujourd’hui que ces textes, plus proches du galimatias que de la vraie philosophie, sont néo-platoniciens. »

 

 

R. P. Dom Prosper Guéranger, abbé de Solesme, L’Année liturgique, volume V, Le IX octobre, Saint Denys, Évêque et Martyr et les SS. Rustique et Éleuthère, Martyrs, pp. 461, 462 et 467, Librairie Religieuse Oudin, Paris – Poitiers, 1903 (notons que ce fut finalement dom Guéranger qui restaura la Messe dans sa pureté et les chants liturgiques au cours du XIXe siècle - restauration qui fut achevée par St Pie X) :

 

 

« Annoncé par Brigitte [Ste Brigittte de Suède, 1302-1373], la voyante du Nord (a), Denys paraît comme le flambeau le plus brillant de cette constellation des mystiques sacrés qui illumine le Cycle à son déclin des premières lueurs de l’union éternelle. […] Or donc, initiateur incomparable, Denys préside aujourd’hui l’assemblée fidèle. […] Rome cependant va nous dire comment, venu d’Athènes en nos régions, le révélateur des célestes hiérarchies féconda de son  sang généreux la semence répandue par lui dans la future capitale du pays des Francs. Riche de son très saint corps, l’humble bourgade devenue Saint-Denys en France l’emporta longtemps sur Lutèce, sa voisine, en renommée. »

 

 

a) ID., ib., Le VIII octobre, Sainte Brigitte, Veuve, pp. 456 et 458 :

 

« En prélude au récit liturgique de l’Église, rappelons que Brigitte s’envola vers la vraie patrie le 23 juillet 1373 ; le VIII octobre est l’anniversaire du jour où pour la première fois, au lendemain de la canonisation, la Messe de sainte Brigitte fut célébrée par Boniface IX [1389-1404]. Martin V [1417-1431] confirma depuis les actes de Boniface IX en son honneur ; il approuva comme lui ses Révélations […]. Comme elle revenait avec son mari de Compostelle, où ils avaient visité le tombeau de l’Apôtre saint Jacques, Ulf tomba gravement malade à Arras ; saint Denys apparut alors une nuit à Brigittte, lui prédit le retour en santé du malade et d’autres événements à venir. »

 

 

Étienne Couvert, La Gnose en question, 2002, p. 132 :

 

« Le récit d’Annie Jaubert [relatif à l’existence d’un prétendu calendrier essénien] n’est pas de l’histoire, mais du cinéma. C’est la vision à la mode de celles d’Anne Catherine Emmerich ou Marie d’Agréda, dans lesquelles se mêlent l’imagination, l’affabulation et le mensonge. »

 

 

Dom Guéranger, L’Univers, 12 septembre 1858, au sujet de la Cité Mystique de Dieu, l’œuvre de la Vénérable Marie de Jésus d’Agréda (1602-1665), Abesse du Monastère de l’Immaculée Conception :

 

« Le moins que l’on puisse dire à la louange de cette œuvre, c’est qu’elle demeure l’un des plus importants mO.N.U.ments du génie humain et qu’elle suppose, dans son auteur, la plus merveilleuse pénétration des mystères du Christianisme, la plus profonde connaissance de sa morale et une rare intelligence des Saintes Écritures. »

 

 

Approbation « du très-excellent et très-illustre seigneur dom Michel de Escartin, évêque de Tarazone, du conseil de Sa Majesté Catholique, diocésain de la vénérable Mère Marie de Jésus » d’Agréda, à Tarazone, le 6 mai 1667 :

 

« On ne peut pas dire sans calomnie que cet ouvrage (la « Cité mystique de Dieu ») ne vienne de la Mère Marie de Jésus, puisqu’on ne saurait trouver un autre sujet à qui l’attribuer. Elle a eu des confesseurs et des pères spirituels fort savants et fort pieux ; mais aucun ne s’est élevé si haut et n’a eu une si grande pénétration dans les théologies scolastique, mystique et expositive, ni un style de l’Écriture aussi familier que celui qu’on découvre dans ces écrits. Quelques savants conférèrent avec cette servante de Dieu par une vaine curiosité, et dans le dessein de faire ostentation de leur science ; mais ils sortirent de ses entretiens instruits et confus, avouant que leur sagesse n’était que folie, en comparaison de la doctrine céleste qu’ils reconnaissaient en cette vénérable Mère, et que la science des saints, et l’explication des grandes difficultés de l’Écriture et des mystères de notre sainte foi, était son langage et sa conversation ordinaire ; de sorte que nous pouvons croire que le doigt de Dieu conduisait cette heureuse main, en ce qu’elle écrivait. » [Cela suffit pour répondre à Monsieur Étienne Couvert et le confondre également.]

 

 

ID., L’Univers, journal catholique fondé par l’abbé Migne en 1833 et dont Louis Veuillot fut le directeur, Variétés, Marie d’Agréda et la Cité mystique de Dieu, 25e article, 18 septembre 1859 : 

 

« En 1715, on voulut publier à Augsbourg une nouvelle édition de la Cité mystique, et pour le faire, on eut l’idée d’obtenir l’approbation de l’Université de Louvain. Deux docteurs et professeurs furent chargés de donner de donner un avis motivé sur l’ouvrage ; ce furent Herman Damen, président du collège d’Arras, censeur des livres, et Antoine Parmentier, président du grand collège des théologiens. […] Voici le texte [dont nous ne donnons que des extraits] de cette importante approbation :

“ […] Mais en attendant que l’Église approuve ou rejette les révélations qui nous ont été présentées sous le titre de la Cité mystique de Dieu, après une lecture sérieuse [soulignons que ce livre fut approuvé définitivement en 1729 par la Sacré Congrégation des rites avec l’accord du pape Benoît XIII, accord qui fut confirmé en 1757 et 1771], nous déclarons que, selon notre sentiment, les fidèles peuvent le lire sans aucun péril pour l’intégrité de la foi, ni pour la pureté des mœurs, et qu’on y trouvera rien qui tende au relâchement, ni qui entraîne dans une rigueur indiscrète. […] Les forts et les faibles, les savants et les ignorants, pourront recueillir d’heureux fruits de sa lecture ; car tout ce que la théologie enseigne de plus sublime s’y rencontre avec tant d’aisance et exprimé d’une façon si neuve, si simple et si claire, que l’on peut dire qu’il ne faut qu’un jugement sain pour arriver par la lecture de cet ouvrage à l’intelligence des plus hauts mystères. […] Plus de mille textes de la Sainte-Écriture y sont exposés d’une manière naturelle et sublime. […] Ce n’est enfin qu’un tissu des paroles et des sentences des Livres-Saints, mais si heureusement formé, que, bien que ces paroles et ces sentences appartiennent aux divers Livres de l’Écriture, il semble qu’elles aient été préparées pour s’unir dans ce livre, et y servir à l’usage qu’en fait Marie d’Agréda. […]

“ On éprouve, en les méditant, une grâce spéciale qu’on ne retrouve pas  dans la lecture des livres ordinaires : plus on lit celui-ci, plus on y rencontre de goût et de plaisir. […]

“ Il est impossible de se persuader qu’un imposteur aurait pu conduire un ouvrage d’une telle étendue, où l’auteur marche d’un pas égal à travers tant de matières les plus difficiles et les plus disparates, sans jamais s’égarer ni se démentir, bien qu’il entre dans des détails innombrables de faits et de circonstances. […]

“ D’autre part, on se saurait attribuer au démon une œuvre qui, d’un bout à l’autre, ne respire et n’inspire que l’humilité, la patience et l’amour des souffrances ; et comme il est démontré que la Vénérable Mère qui a transcrit ce livre en est en même temps l’auteur, ainsi est-il impossible qu’elle l’ait composé sans un secours particulier de Dieu. Nous concluons donc, au point de vue du bien public, qu’il est à propos que la Cité mystique de Dieu voie le jour, à cause de l’immense utilité qui doit en résulter.

“ Tel est notre avis et notre censure, que nous soumettons entièrement au jugement suprême du Siège Apostolique, à qui seul appartient de se prononcer en de telles matières. Louvain, 20 juillet 1715.”

« […] on ne peut s’empêcher de conclure que la Cité mystique, si chère au savant cardinal d’Aguirre, a su réunir  autour d’elle un assez grand nombre de théologiens pour ne pas trop redouter les attaques passionnées de quelques autres. »

 

 

2) Cf. S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, 2a-2æ, qu. 180, art. 6 :

 

« auctoritas Dionysii … multo sufficientius et subtilius motus contemplationis describit. » ; A. Gardeil, O. P., La Structure de l'âme et l'expérience mystique, vol. 2, Appendice IV, Les mouvements direct, en spirale, circulaire de l’âme et les oraisons mystiques, pp. 343-365, Ed. Gabalda, 1927 ; P. Marie-Eugène de l’E.-J., Définiteur général des Carmes, Je veux voir Dieu, ch. IIe, Faveurs extraordinaires, paroles et visions, pp. 705-755, Éditions du Carmel (Tarascon, B.-du-Rh.), 1963.

 

 

3) Cf. Laurent Lagartempe, Petit Guide du Coran, Consep, 2003 – ouvrage qui nous révèle le pot aux roses de l’islam ou du montage de toutes pièces du coran, recueil de morceaux tronqués et grossièrement choisis çà et là, tirés de la Torah et du Talmud, de l’Évangile et des apocryphes gnostiques, et récupérés chez les juifs sionistes, les chrétiens  orthodoxes ou rattachés au siège de Pierre et les hérétiques nazaréens (« naçàra »), pour satisfaire leurs ambitions guerrières et messianiques en se donnant un livre prétendument sacré capable de consolider l’unité des mercenaires arabes de l’armée perse réfugiés dans le désert de Syrie.  

 

Ernesto Nys, avocat expert en droit international du début du XXe siècle, écrivain maçon faisant autorité, « Massoneria e società moderna », éd. Bastogi, Foggia, 1988, p. 6 :

« Plus que n’importe quelle autre institution, la maçonnerie a contribué à affirmer le caractère laïc de l’Etat. Elle a constamment lutté pour éliminer de toutes les normes du droit et de toutes les manifestations juridiques, l’élément religieux. »

 

 

Revue Internationale des Sociétés Secrètes (RISS), revue citée plus haut, N° 51 : Les origines de la Révolution, éditions Delacroix, pp. 6-8 et 20 :

Mais nous ne voulons nous occuper ici que de la Franc-Maçonnerie moderne, de celle qui commença en 1717 avec la Grande Loge de Londres et reçut en 1723 sa constitution définitive.

Or nous lisons dans cette fameuse Constitution d’Anderson (nom de son rédacteur) : « Le maçon, par sa profession, est obligé par la loi morale, et s’il entend bien l’art, il ne sera ni un athée stupide, ni un libertin irréligieux. On croit plus expédient de ne plus les obliger (les maçons) qu’à la religion dans laquelle tous les hommes s’accordent. Par là, la Maçonnerie devient le centre d’union et le moyen de constituer une véritable amitié entre des gens qui, sans cela, seraient forcément restés dans un perpétuel éloignement les uns des autres. »

Qu’est-ce que c’est que cette « religion dans laquelle tous les hommes s’accordent » ? C’est la négation même de tout dogme, de toute autorité religieuse, partant, de toute religion. Pourquoi faut-il n’être cependant « ni un athée stupide, ni un libertin irréligieux » ? Parce qu’un athéisme plat et provoquant compromettrait l’œuvre maçonnique en heurtant sottement les idées traditionnelles des milieux sociaux où agissent les « frères et amis ».

A quoi tendent les « centres d’union » que constituèrent les initiés ? Une des plus anciennes histoires de la secte (publiée à Francfort en 1712) nous l’indique en ces termes : « Le monde entier n’est qu’une grande République dont chaque nation est une famille et chaque particulier un enfant » ! Et quelle loi morale, par-dessus les traditions de toute espèce, inspirera les enfants de la République universelle ?  Ce sera un vague humanitarisme, un naturalisme abandonné aux fantaisies de la « raison individuelle » et soumis à un « démocratisme » social sans issue, que l’orateur du Convent en 1909  définissait à merveille, lorsqu’il disait : « La Franc-Maçonnerie reçoit donc sa pensée et son inspiration  de tous les groupes sociaux sélectionnés… C’est sur cette vie vécue que nous travaillons, que nous établissons la morale (1) ». On connaît le néant qu’a jusqu’ici produit cette « hystérie de l’orgueil humain ».

Mais serrons de plus près une doctrine qui, dans les loges de 1912, s’appuie toujours sur les principes élaborés il y a deux siècles.

Si l’on s’en tient à son côté négatif, - et, somme toute, cette doctrine destructive qui tend à la Révolution intégrale n’en a guère d’autre, - on peut la définir ainsi : une doctrine de libre-examen qui rejette tout surnaturel et prétend trouver dans la seule « raison » humaine, dégagée des biens de la tradition, la règle de la vie. Comme la « raison humaine » n’existe pas, sinon dans chaque individu, c’est aux individus qu’il faut en demander l’expression ; et comme les « raisons » individuelles varient à l’infini, c’est finalement la majorité du groupement égalitaire qui fournira l’alpha et l’oméga de toute assertion.

La Maçonnerie, c’est donc la démocratie – au sens complet du mot – appliquée à tout, à commencer par la philosophie ; c’est en conséquence la négation même des principes essentiels de la civilisation chrétienne, et, à bien des égards, de toute civilisation.

[…] C’est là le sens de cette « religion dans laquelle tous les hommes s’accordent » dont parle la Constitution de 1723, c’est-à-dire de cette religion de l’Humanité dont la Maçonnerie était dès lors appelée à devenir le « centre d’union », centre d’union de tous les émancipés qui travaillent, par-dessus les patries et les races, à un « progrès » dont l’accomplissement complet serait celui de la devise anarchique : « Ni Dieu, ni Maître ». […]

… alors, l’histoire à la main, nous pourrons affirmer qu’est d’ores et déjà renversée, devant l’opinion, la situation de ceux qui s’occupent de mettre en lumière la participation de la Franc-Maçonnerie à la Révolution : ce ne sont plus eux, ce sont les négateurs systématiques de cette participation qui font figure de naïfs ou d’ignorants. Gustave Gautherot.

 

1) Voir les textes dans la Franc-Maçonnerie démasquée du 25 mai 1910.

 

ID., N° 81 : La question du laïcisme pour la Maçonnerie, pp. 36-37 :

 

Le Chantage aux beaux sentiments

 

Ces mêmes hommes qui tirent les ficelles de notre semblant de gouvernement, les puissants du jour dont les tripotages et les combinaisons louches défraient la chronique scandaleuse, ces mêmes hommes ont à la bouche que les mots d’amour, de paix, de tolérance, de défense des faibles !!!

Et le catholique moyen, séduit, conquis, croit reconnaître en ces douces paroles un écho de sa foi. Voyez, dit-il, comme certains de ces adversaires, ces francs-maçons, ces socialistes, ces athées, sont près de nous par le cœur et comme les doctrines évangéliques les ont pénétrés ! Cessez de leur faire obstacles ; apportez-leur l’adhésion chaleureuse des nôtres.

C’est ainsi que par l’équivoque s’opère jusque parmi nous le chantage de la Charité.

Tolérance ! s’écrient les Francs-Maçons : nous admettons toutes les religions. Bien mieux nous les respectons et les admirons ! Mais sous ce manteau, la Secte propage le laïcisme qui conduit aux « Sans Dieu ».

Libération de l’individu de toutes les tyrannies ! Le catholique comprend « défense des faibles contre les tyrannies et les oligarchies ». Mais la Franc-Maçonnerie l’entraîne à détruire les hiérarchies légitimes et l’asservit à sa tyrannie occulte par la puissance de ses cadres politiques et de sa presse.

Paix entre les peuples et ils sollicitent les catholiques de sacrifier à cette paix suivant le monde, des biens aussi sacrés que les défenses de la Patrie et les plus vénérables traditions. Mais sous le voile de cette Paix ils cachent les visées politiques de certains groupes acharnés à conquérir et à défendre leur puissance matérielle. Et le voile ne recouvre que les charniers passés et futurs : car la vraie Paix ne se fonde que sur la soumission à la volonté de Dieu et non sur les intérêts de quelques puissants.

Moralité-Vertu ! proclame la Maçonnerie. Et le plus haut idéal, prêche M. Bayet, le plus pur, le plus noble n’est-il pas celui qui se passe et de l’attrait d’une récompense future et de la crainte d’une damnation ! Celui-là seul est désintéressé. Et le catholique est tenté de reconnaître chez ces hommes une louable aspiration à la perfection intérieure : « ces hommes ne sont pas mauvais » dit-il… Puis c’est la confiance, le vote, dans la nuit, du respect de la morale neutre et laïque. Et la machine scolaire à déchristianiser vide de l’idée divine les cerveaux enfantins, prépare le matérialisme, les perversions, le vice.

Fraternité ! affime-t-elle. Que les hommes s’unissent et s’entraident ; que les œuvres de charité s’organisent et s’étendent sous le neutre patronage de l’Etat… Mais les catholiques ne commencent-ils pas à s’apercevoir que cette philanthropie cache le dessein de monopoliser les fonds de bienfaisance, d’arracher à l’Église les moyens matériels de son inépuisable charité, de grouper entre certaines mains choisies des fonds énormes, tels ceux des assurances sociales ?

Savent-ils qu’elle recouvre et dissimule de plus basses entreprises, plus caractéristiques des volontés secrètes ?... Qu’on se souvienne des fiches !

Et les catholiques, souvent de nobles catholiques, si loin du mal qu’ils ne songent à le déceler sous le masque trompeur, cèdent à l’appel de ces beaux sentiments. Cette sorte de chantage à la charité chrétienne les entraîne dans des aventures où ils perdent, sous prétexte de générosité, des batailles décisives.

Car la puissance de la Maçonnerie [toujours en éveil !] est en partie faite des abandons de ses adversaires.

Cependant, notre Seigneur ne confondait pas l’amour du prochain avec l’imprudente tactique des imprudentes concessions. Il a dit :

« Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis et qui, au-dedans, sont des loups ravisseurs. »

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, mais le glaive… »

Et s’il vivait encore, sa voix terrible autant que suave stigmatiserait la fausse vertu, la fausse tolérance, la fausse paix, la fausse fraternité.

Impitoyable, elle ferait éclater aux yeux des hommes de bonne volonté, la grande Imposture de notre temps. R. I. S. S.

 

 

 

Pape Pie XI, lettre encyclique Mit Brennender Sorge du 14 mars 1937 contre le nazisme (contre la philosophie du Mein Kampf (Mon Combat) d'Adolf Hitler) :

 

« Qui veut voir bannir de l'Église et de l'école l'histoire biblique et la sagesse des doctrines de l'Ancien Testament blasphème le Nom de Dieu, blasphème le plan de salut du Tout-Puissant, érige une pensée humaine étroite et limitée en juge des desseins divins sur l'histoire du monde. Il renie la foi au Christ véritable, tel qu'il est apparu dans la chair, au Christ qui a reçu son humaine nature d'un peuple qui devait le crucifier. [...] Le point culminant de la Révélation atteint dans l'Évangile de Jésus-Christ est définitif, il oblige pour toujours. Cette Révélation ne connaît pas de complément apporté de main d'homme, elle n'admet pas davantage d'être évincée et remplacée par d'arbitraires ' révélations ' que certains porte-parole du temps présent prétendent faire dériver de ce qu'ils appellent le mythe du sang et de la race. »

 

Le racisme ne procède manifestement pas de la doctrine chrétienne (il tire sa source d'ailleurs - et rappelons qu'il était absolument étranger au Moyen Âge et que les peuples de l’Europe médiévale se considéraient comme formant un seul corps, parce que le Christ en était son unique source) :

 

Évangile selon saint Jean, IV, 22 :

 

« Vous adorez, vous, ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adoronsce que nous connaissons, parce que le salut vient des Juifs. »

 

 

Évangile selon saint Matthieu, VII, 17 :

 

« Ainsi, tout bon arbre produit de bons fruits ; mais tout mauvais arbre produit de mauvais fruits. »

 

S. Paul (l'apôtre des nations ou des gentils), Galates, III, 26-29 :

 

« Tous, vous êtes fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus. Car vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. Plus de Juif ni de Grec ; plus d'esclave ni d'homme libre ; plus d'homme ni de femme : vous tous, en effet, vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus. Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc descendance d'Abraham, héritiers aux termes de la promesse.»

 

 

S. Paul aux Romains, II, 11 :  

 

« Car devant Dieu il n’y a point d’acception de personnes. »  

 

ID., XI, 1, 11 et 25 :

 

" Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Que non pas ! Et en effet, moi qui suis israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. […]  Je dis donc : Ont-ils trébuché jusqu'à tomber ? Que non pas ! Mais leur faute a été pour les Gentils le salut, afin d'exciter leur jalousie. […] Or, si quelques-uns des rameaux ont été coupés, et si toi, bien qu'olivier sauvage, tu as été enté à leur place et a eu part avec eux à la riche sève de la racine de l'olivier, ne fais pas le fier aux dépens des rameaux. […] Non, je ne veux pas, frères, vous laisser ignorer ce mystère, de peur que vous ne vous fiiez à votre propre sentiment : c'est un endurcissement partiel qui est arrivé à Israël jusqu'à ce que les Gentils soient entrés au complet. Et ainsi tout Israël sera sauvé comme il est écrit : De Sion viendra le libérateur ; il écartera de Jacob les impiétés (Is 59 20-21). Ce sera là le pacte que je ferai avec eux, lorsque j'enlèverai leurs péchés (Is 27 9). Du point de vue de l'Evangile, ils sont ennemis, à cause de vous ; du point de vue de l'élection, ils sont aimés, à cause de leurs pères. Irrévocables, en effet, sont les dons et l'appel de Dieu."

 

Irénée Vallery-Radot, moine cistercien de Bricquebec, Le Prophète de l'Occident (1130-1153), vol. II, Bernard de Fontaines, abbé de Clairvaux (saint Bernard de Clairvaux, docteur de l'Église), 1091- 1153, Éditions Desclée & Cie, Paris, 1969, chap. XVI : Ce qu'il advint de la deuxième Croisade, p. 325 : Bernard arrête un progrom en Rhénanie (en 1146), p. 326 : La Croisade allemande, p. 331 : Sur la terre comme au ciel ? :

Écoutons saint Bernard à Mayence, s'adressant à la foule ameutée contre les Juifs :

" Marchez sur Sion, leur dira-t-il, défendez le sépulcre de votre Christ, mais ne touchez pas aux fils d'Israël et ne leur parlez qu'avec bienveillance car ils sont la chair et les os du Messie, et si vous les molestez vous risquez de blesser le Seigneur à la prunelle de l'œil." [...]

" ... Et pourquoi tourner votre zèle ou plutôt votre fureur contre les Juifs ? Ils sont les images vivantes de la Passion du Sauveur. Il n'est pas permis de les persécuter ni de les massacrer, ni même de les chasser ... "

Irénée Vallery-Radot : " Bernard rêvait de mettre en branle tout l'Occident : l'Angleterre, l'Italie, l'Espagne, la Bohème, la Bavière et la Moravie, la Pologne et le Danemark."

LETTRE CCCLXIII. AU PEUPLE ET AU CLERGÉ DE LA FRANCE ORIENTALE où l’on voit saint Bernard, en l’an 1146,  exhorter la France orientale à prendre les armes pour défendre l'Église d'Orient contre les attaques des infidèles, et où il combat ensuite la fougue d'un religieux qui prêchait aussi la croisade, et ne veut pas qu'on persécute et encore moins qu'on fasse mourir les Juifs :

 

« J'ai été bien heureux d'apprendre à quel point vous êtes dévorés du zèle de la gloire de Dieu; mais n'oubliez pas qu'il doit être tempéré par les inspirations de la sagesse. Ainsi, au lieu de persécuter les Juifs et de les mettre à mort, vous ne devez pas même, selon l'Écriture, les chasser du milieu de vous. Interrogez les saintes Lettres, et le livre des Psaumes vous répondra d'accord avec l'Église qui emprunte ses paroles au Prophète : “ Dieu me fait connaître que vous ne devez pas massacrer ses ennemis, de peur que son peuple n'oublie son origine (Psaumes, LVIII, 12).” En effet, les Juifs ne sont-ils pas pour nous, le témoignage et le mémento vivant de la passion de Notre-Seigneur ? »

(Pour consulter l’intégralité de cette lettre, veuillez cliquer sur : 

http://www.jesusmarie.com/bernard_de_clairvaux_lettres_6.html#_Toc72819979)

 

Actes des Apôtres, chap. III - parole de saint Pierre, le Prince des Apôtres et le premier pasteur de l’Église de Rome, « Église avec laquelle doit nécessairement s’accorder toute l’Église, c’est-à-dire les fidèles de partout, en raison de son origine plus excellente » (a) :

 

« En ces jour-là, Pierre ouvrant la bouche dit : Hommes Israélites, et vous qui craignez Dieu, écoutez. Le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié son  Fils Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui avait jugé qu’il devait être renvoyé absous. Mais vous, vous avez renié le Saint et le Juste ; vous avez demandé que l’on vous accordât la grâce d’un homicide, et vous avez fait mourir l’auteur de la vie. Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, et nous en sommes témoins. Cependant, mes Frères, je sais que vous l’avez fait par ignorance, aussi bien que vos princes. Mais c’est ainsi que Dieu a accompli ce qu’il avait prédit par la bouche de tous les Prophètes, que le Christ devait souffrir. Faites donc pénitence, afin que vos péchés soient effacés. »

a) Saint Irénée de Lyon (vers 135/140-202/203, honoré comme martyr), Contre les hérésies, ouv. cité plus haut, III, 3, 2.

 

Bientôt le Règne millénaire, Louis de Boanergès (auteur-éditeur), tome 2, ch. X : Le prodigieux dix-huitième siècle, page 337, Éditions D.F.T., 1993 :

 

« Et puis, le Règne du Saint-Esprit est lié (ou pour mieux dire identifié) par Léon Bloy à la restauration glorieuse d’Israël, ce qui nous relie au plus pur millénarisme (a). N’oublions pas qu’il a fait un livre entier Le salut par les juifs (en réponse à l’antisémitisme de Drumont), essentiellement pour dire ceci : “ Il faut bien qu’arrive désormais l’Avènement de la Troisième [Personne Divine], dont l’EMPREINTE [en majuscule dans le texte] est sur ma Face [à moi, Israël], par qui tous les voiles seront déchirés dans tous les temples des hommes, et tous les troupeaux confondus dans l’Unité lumineuse (b) …” (c). »

a)     Cf. Saint Irénée de Lyon (vers 135/140-202/203, honoré comme martyr), « Contre les hérésies » ou littéralement : « La fausse gnose démasquée et réfutée », Livre V sur le Règne millénaire.

b)    Le Salut par les juifs, ch. XXXIII.

c)     « Veni, Sancte Spiritus…  et creabuntur. Et renovabis faciem terræ. » - « Pater Noster… Adveniat Regnum Tuum… ».)

 

        N’oublions jamais que la foi catholique nous enseigne que, conformément aux Saintes Écritures (a), Jésus de Nazareth, le Verbe de Dieu qui s’est fait chair par le moyen d’une Vierge conçue absolument sans aucun péché, a racheté par son baptême et par sa passion et sa mort sur une croix tous les enfants d’Adam de leurs péchés y compris du péché originel.

a)  Cf. Évangile selon saint Jean, I, 29 ; Évangile selon saint Luc, I, 28, 48 ; III, 21-22 ; Évangile selon saint Matthieu, I, 18, 23 ; III, 13-17 ; Évangile selon saint Marc, XVI, 15-16. 

 

Actes, III, 12, 13-15 et 17-19 :

 

« Pierre, voyant cela [l’étonnement des Juifs constatant la guérison d’un homme boiteux de naissance], dit au peuple : Hommes Israélites […]. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relachât. Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avec demandé qu’on vous accordât la grâce d’un meurtrier. Vous avez fait mourir le Prince de la vie, que Dieu a ressuscité des morts ; nous en sommes témoins. Et maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, ainsi que vos chefs. Mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé d’avance par la bouche de tous ses prophètes, que son Christ devait souffrir [cf. tout particulièrement le chapitre LIII du prophète Isaïe]. Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps de rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes [il s’agit là sans conteste de l’espérance millénariste – cf. le 37e chapitre du livre d’Ezéchiel, et le 5e livre du Contra hæreses de saint Irénée de Lyon, 34, 1]. »

 

 

ID., X, 28, 45 et XI, 2, 18 :

 

« Vous savez, leur dit-il (l’apôtre Pierre), qu’il est défendu à un Juif de se lier avec un étranger ou d’entrer chez lui ; mais Dieu m’a appris à ne regarder aucun homme comme souillé et impur. […] Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. […] Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches, en disant : Tu es entré chez les incirconcis, et tu as mangé avec eux. […] Après avoir entendu cela (le témoignage de Pierre), ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie. » [Ce passage est d’un intérêt considérable car il nous révèle l’attitude des Juifs à l’égard des non-Juifs ou des étrangers de l’époque apostolique et il nous permet de conclure que le seul motif qui pourrait donner aux Juifs une autre « vision du monde » (ou « Welt-anschauung ») ou changer leur attitude à l’égard des « Goïm » serait de croire que Jésus-Christ est « le Fils unique venu du Père », « la Parole qui a été faite chair » et « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (S. Jean, I : 14 et 29). Il serait sage, nous semble-t-il, de ne pas l’oublier afin d’enrayer avec circonspection toute tentative d’hégémonie (1). Certains passages du Talmud, selon les traductions, citations et commentaires de Mgr I. B. Pranaitis et de Paulus L. B. Drach, le célèbre rabbin du XIXe siècle converti au catholicisme, sont d’ailleurs éloquents à ce sujet (cf. « Christianus in Tamulde Judaeorum sive rabbinicae doctrinae  de christianis secreta » (« Le chrétien dans le Talmud des juifs, ou les secrets de l’enseignement rabbinique au sujet des chrétiens »), par Mgr I. B. Pranaitis, titulaire de la chaire d’hébreu de l’Université Impériale, éditeurs Tumminelli  et Cie, Milan, Rome, 1939 ; et «  De l’Harmonie entre l’Église et la Synagogue » [l’ancienne et fidèle Synagogue], par le Chevalier P. L. B. Drach, en 2 volumes, Éditions D.F.T., citées plus haut, 1978, tome premier, pp. 163-168). Et cela s’applique à plus forte raison aux descendants d’Ismaël qui s’en tiennent à la lettre du Coran ou aux fondamentalistes et qui appellent les nations non musulmanes « demeures de la guerre » (dar-al-harb) (cf. «  LE TOTALITARISME islamiste », Alexandre Del Valle, Éditions des Syrtes, Paris, 2002 ; « Le Choc des civilisations », Samuel P. Huntington, trad. Odile Jacob, Poches, 2000, pages 30, 183 et 396 – cf. également les pages 380 à 387, le paragraphe intitulé « Du sang aux frontières de l’islam », où « le caractère belliqueux et violent des pays musulmans » est prouvé « de manière concluante »). Samuel P. Huntington semble ignorer les ouvrages admirablement documentés d’Antony C. Sutton (1925 – 2002), diplômé des Universités de Londres, de Göttingen et de Californie et chercheur à l’Université Stanford (Fondation Hoover) durant sept ans, séjour qui lui permit de publier un volume de 1300 pages prouvant que sans l’aide financière et technologique des États-Unis les totalitarismes nazi et soviétique auraient été étouffés ou tués dans l’œuf (a), puis de poursuivre ses recherches qui le conduisirent à publier d’autres livres dont le dernier (b) résume les précédents et dévoile l’existence d’un complot mondial ourdi par l’Ordre de Yale. Une telle « ignorance » de la part d’un historien de cette envergure dissimule une malhonnêteté intellectuelle qui discrédite fondamentalement son « Choc des civilisations ». Ses conclusions rejoignent d’ailleurs pitoyablement celles d’Helena Petrovna Blavatski (1831-1891), l’inspiratrice principale des cultes New Age actuels, en voyant dans les Nations Unis (c) le garde fou le plus sûr contre une guerre mondiale ou apocalyptique par un œcuménisme à la sauce du pseudo Concile Vatican II où la notion de vraie religion ne signifie plus rien (d). Il convient de noter que Samuel P. Huntington est membre du C.F.R. (Council of Foreign Relations), l’Institut américain pour les affaires internationales, véritable « gouvernement de l’ombre » des États-Unis, le « polit-buro » du capitalisme dont le siège est à New York. Cela expliquerait fort bien son mutisme total au sujet de la « Trilatérale », la fameuse société mondialiste (e))]

 

a)    Western Technology and Soviet Economie Development.

 

b)   The Federal Reserve Conspiracy, 1995, 115 pages.

 

c)    La S.D.N., en 1917, la première ébauche d’un gouvernement mondial, puis l’O.N.U., en 1945, l’U.N.E.S.C.O. (primat de l’économie), en 1946, etc. (cf. l’incomparable ouvrage de Pierre Virion intitulé « Bientôt un gouvernement mondial » (et une super et contre-Église).    

 

d)   Saint Augustin, De la vraie religion, Avant-Propos :

 

e)    « … tous cependant, avec leurs disciples aux avis partagés et opposés, venaient en toute liberté participer à un culte commun (omnes tamen cum sectatoribus suis diversa et adversa sentientibus, ad sacra communia nullo prohibente veniebant). Il ne s’agit pas ici de savoir qui d’entre eux pensait le plus juste ; mais ce fait, à mon humble avis, est assez évident (sed certe illud satis) : en matière de religion, autres étaient les pratiques auxquelles ils se soumettaient avec la foule, autres  les doctrines qu’au su de la même foule ils soutenaient en leur propre nom (aliud eodem ipso populo audiente defendisse privatim). »

 

f)      Cf. Antony C. Sutton, Trilaterals over America, chez CPA Book Publishers, P.O. Box 596, Boring OR 97009, USA [ISBN : 0 944379-32-X et 0 944379-07-9].

 

 

1) Ne prenons pas à la légère le témoignage de saint Étienne, in Actes, ch. VII, versets 51 à 53, qui a conduit celui-ci au martyre : « Hommes frères et pères, écoutez ! […] Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l’êtes aussi. Lequel des prophètes vos pères n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers, vous qui avez reçu la loi d’après les commandements d’anges, et qui ne l’avez point gardée ! … » [Cf. également S. Matthieu, XXIII, 37 ; S. Luc, XIII, 34.]

 

 

ID., ib., XIII, 45 :

 

« Les Juifs, voyant la foule, furent remplis de jalousie, et ils s’opposèrent à ce que disait Paul, en le contrariant et en l’injuriant. Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est à vous premièrement que la parole de Dieu devait être annoncée ; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les païens. »

 

 

Ire Épître aux Thessaloniciens, II, 14-16 :

« Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui se réunissent en Jésus-Christ dans la Judée, puisque vous avez souffert vous aussi de la part de vos compatriotes, ce qu’elles ont eu à souffrir de la part des Juifs, - de ces Juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, nous ont persécutés, ne plaisent point à Dieu et sont ennemis du genre humain, nous empêchant de prêcher aux nations pour leur salut (1) : de sorte qu’ils comblent sans cesse la mesure de leurs péchés. Mais la colère de Dieu est tombée sur eux pour y demeurer jusqu’à la fin (gr. “ eiV teloV ”, lat. “ usque in finem ”). » 

 

 

1) Cf. S. Matthieu, XXIII, 37 ; S. Luc, XIII, 34.

 

  

Ier Livre des Machabées, VII, 18 :

« Ne te fais pas de vaine illusion ; c’est nous-mêmes qui nous sommes attiré ces maux, en péchant contre notre Dieu ; aussi nous est-il arrivé d’étranges calamités. Mais toi, ne t’imagine pas que tu seras impuni, après avoir osé combattre contre Dieu. »

 

 

S. Jean, XIX, 7 :

 

« Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi ; et selon notre loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » 

 

Cf. l’Église du pseudo Concile Vatican II sous la pression subreptice ou perfide et occulte du B’naï B’rith – cliquez sur : « moralea.htm » puis sur : « Collusion scandaleuse ».

 

 

Serge Hutin, historien maçon, « Governi occulti e società segrete », éd. Méditerranée, 1973, p. 181 :

« La chose la plus surprenante est de découvrir dans l’idéologie national-socialiste l’influence, déformée, de l’Ancien Testament. En effet, cette idéologie semble avoir remplacé le Peuple Élu par la Race Élue. » [Cliquez sur : French Articles ]

 

 

Pape Pie XI, lettre encyclique Divini Redemptoris du 19 mars 1937 contre le communisme (contre la philosophie de Karl Marx et d'Engels) :

 

« Eh bien, Vénérables Frères, apportez la plus rigoureuse attention à ce que les fidèles se défient de ces pièges. Le communisme est intrinsèquement pervers : il ne faut donc collaborer en rien avec lui, quand on veut sauver de la destruction la civilisation chrétienne et l'ordre social.» [Sur le fond, il n'y pas de différence entre le socialisme et le communisme. La finalité est la même.]

 

 

Pape saint Pie X, encyclique Il fermo proposito, 11 juin 1905 :

 

« L'Église, tout en prêchant Jésus crucifié, «scandale et folie pour le monde» (I Cor., I, 23), est devenue la première inspiratrice et la promotrice de la civilisation. [...] La civilisation du monde est une civilisation chrétienne ; elle est d'autant plus vraie, plus durable, plus féconde en fruits précieux, qu'elle est plus nettement chrétienne ; d'autant plus décadente, pour le grand malheur de la société, qu'elle se soustrait davantage à l'idée chrétienne.»

 

Lettre « Notre charge apostolique  » du pape saint Pie X sur le « Sillon » ou sur les erreurs doctrinales « des prétendus philosophes du XVIIIe siècle, celles de la Révolution et du libéralisme tant de fois condamnées », 25 août 1910 - à l'épiscopat français :

 

« 35. Ces déclarations et cette nouvelle organisation [du « grand Sillon cosmopolite  »] appellent de bien graves réflexions.

« 36. Voici, fondée par des catholiques, une association interconfessionnelle, pour travailler à la réforme de la civilisation, œuvre religieuse au premier chef, car pas de vraie civilisation sans civilisation morale, et pas de vraie civilisation sans la vraie religion : c'est une vérité démontrée, c'est un fait d'histoire. [...]

« 37. Ceci dit, que faut-il penser de la promiscuité où se trouveront engagés les jeunes catholiques avec des hétérodoxes et des incroyants de toute sorte dans une œuvre de cette nature ? [...] »

 

                                                                                                                            

Pape saint Pie X, Enc. « E supremi Apostolatus » du 4 octobre 1903 :

 

« Qui pèse ces choses a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps, et comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le fils de la perdition dont parle l’Apôtre (a) n’ait déjà fait son avènement parmi nous. Si grande est l’audace et si grande la rage avec lesquelles on se rue partout à l’attaque de la religion, on bat en brèche les dogmes de la foi, on tend d’un effort obstiné à anéantir tout rapport de l.homme avec la Divinité ! En revanche, et c’est là, au dire du même Apôtre, le caractère propre de l’Antéchrist, l’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur en s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu. C’est à tel point que, impuissant à éteindre complètement en soi la notion, de Dieu, il secoue cependant le joug de sa majesté, et se dédie à lui-même le monde visible en guise de temple, où il prétend recevoir les adorations de ses semblables. Il siège dans le temple de Dieu, où il se montre comme s’il était Dieu lui-même (b). »

a)    II Thes., II, 3.

b)   II Thes., II, 4.

 

 

Bossuet (1627-1704), prélat, théologien et écrivain français, Discours sur l'Histoire universelle, IIe partie : La suite de la religion, Chapitre XXVIII : Les difficultés qu'on forme contre l'Ecriture sont aisées à vaincre par les hommes de bon sens et de bonne foi :

 

« [...] Mais c'est que l'Ecriture est un livre ennemi du genre humain ; il veut obliger les hommes à soumettre leur esprit à Dieu, et à réprimer leurs passions déréglées : il faut qu'il périsse ; et, à quelque prix que ce soit, il doit être sacrifié au libertinage.»

 

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Jean-Paul II : Foi et raison

Lettre encyclique Fides et ratio du 14 septembre 1998

Un double langage ! (Cf. citations et commentaires)

 

« 74. [...] Le rapport fécond entre la philosophie et la parole de Dieu se manifeste aussi dans la recherche courageuse menée par des penseurs plus récents, parmi lesquels il me plaît de mentionner, en Occident, des personnalités comme John Henry Newman, Antonio Rosmini, Jacques Maritain, Étienne Gilson, Édith Stein et, en Orient, des penseurs de la stature de Vladimir S. Soloviev, Pavel A. Florenski, Petr J. Caadaev, Vladimir N. Lossky. Évidemment, en nommant ces auteurs, auprès desquels d'autres pourraient être cités, je n'entends pas avaliser tous les aspects de leur pensée, mais seulement donner des exemples significatifs d'une voie de recherche philosophique qui a tiré un grand profit de sa confrontation avec les données de la foi. Une chose est certaine : l'attention accordée à l'itinéraire spirituel de ces maîtres ne pourra que favoriser le progrès dans la recherche de la vérité et dans la mise au service de l'homme des résultats obtenus. Il faut espérer que cette grande tradition philosophico-théologique trouvera aujourd'hui et à l'avenir des personnes qui la continueront et qui la cultiveront, pour le bien de l'Église et de l'humanité. 58. Les théologiens catholiques les plus influents de ce siècle, à la réflexion et à la recherche desquels le [pseudo] Concile Vatican II doit beaucoup, sont fils de ce renouveau de la philosophie thomiste. Au cours du XXe siècle, l'Église a pu disposer ainsi d'un bon nombre de penseurs vigoureux, formés à l'école du Docteur Angélique.

« La constante nouveauté [?] de la pensée de saint Thomas d'Aquin (1). - 43. [...] Tout en soulignant avec force le caractère surnaturel de la foi, le Docteur Angélique n'a pas oublié la valeur de sa rationalité ; il a su au contraire creuser plus profondément et préciser le sens de cette rationalité. En effet, la foi est en quelque sorte ' un exercice de la pensée ' ; la raison de l'homme n'est pas anéantie ni humiliée lorsqu'elle donne son assentiment au contenu de la foi ; celui-ci est toujours atteint par un choix libre et conscient (2). C'est pour ce motif que saint Thomas a toujours été proposé à juste titre par l'Église comme un maître de pensée et le modèle d'une façon correcte de faire de la théologie. [...]

« 53. [...] Contre toute forme de rationalisme, il fallait donc affirmer la distinction entre les mystères de la foi et les découvertes philosophiques, ainsi que la transcendance et l'antériorité des premiers par rapport aux secondes ; d'autre part, contre les tentations fidéistes, il était nécessaire que soit réaffirmée l'unité de la vérité et donc aussi la contribution positive que la connaissance rationnelle peut et doit apporter à la connaissance de la foi : ' Mais, bien que la foi soit au-dessus de la raison [et non contre], il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre la foi et la raison, étant donné que c'est le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi, et qui fait descendre dans l'esprit humain la lumière de la raison : Dieu ne pourrait se nier lui-même ni le vrai contredire jamais le vrai ' (3). 54. Dans notre siècle aussi, le Magistère est revenu à plusieurs reprises sur ce sujet, mettant en garde contre la tentation rationaliste. C'est sur cet arrière-fond que l'on doit situer les interventions du pape saint Pie X, qui mit en relief le fait que, à la base du modernisme (4), il y avait des assertions philosophiques d'orientation phénoméniste, agnostique et immanentiste. 61. Si, en diverses circonstances, il a été nécessaire d'intervenir sur ce thème, en réaffirmant aussi la valeur des intuitions du Docteur Angélique et en insistant sur l'assimilation de sa pensée, cela a souvent été lié au fait que les directives du Magistère n'ont pas toujours été observées avec la disponibilité souhaitée. Dans beaucoup d'écoles catholiques, au cours des années qui suivirent le [pseudo] Concile Vatican II, on a pu remarquer à ce sujet un certain étiolement dû à une estime moindre, non seulement de la philosophie scolastique, mais plus généralement de l'étude même de la philosophie. Avec étonnement et à regret, je dois constater qu'un certain nombre de théologiens partagent ce désintérêt pour l'étude de la philosophie.

« 83. ... c'est précisément la métaphysique qui permet de fonder le concept de la dignité de la personne en raison de sa condition spirituelle. En particulier, c'est par excellence la personne même qui atteint l'être et, par conséquent, mène une réflexion métaphysique. 

« 88. Le scientisme est un autre danger qu'il faut prendre en considération. Cette conception philosophique se refuse à admettre comme valables des formes de connaissance différentes de celles qui sont le propre des sciences positives, renvoyant au domaine de la pure imagination la connaissance religieuse et théologique, aussi bien que le savoir éthique et esthétique. [...] Dans cette perspective, les valeurs sont réduites à de simples produits de l'affectivité et la notion d'être est écartée pour faire place à la pure et simple factualité. La science s'apprête donc à dominer tous les aspects de l'existence humaine au moyen du progrès technologique. [...] On doit malheureusement constater que le scientisme considère comme relevant de l'irrationnel ou de l'imaginaire ce qui touche à la question du sens de la vie. [...] Cela amène à appauvrir la réflexion humaine, en lui retirant la possibilité d'aborder les problèmes de fond que l'animal rationale [animal raisonnable] s'est constamment posés depuis le début de son existence sur la terre. Dans cette perspective, ayant écarté la critique motivée par une évaluation éthique, la mentalité scientiste a réussi à faire accepter par beaucoup l'idée que ce qui est techniquement réalisable devient par là moralement acceptable.

« 89. Présentant tout autant de dangers, le pragmatisme est l'attitude d'esprit de ceux qui, en opérant leurs choix, excluent le recours à la réflexion théorétique ou des évaluations fondées sur des principes éthiques. Les conséquences pratiques de cette manière de penser sont considérables. En particulier, on en vient à défendre la conception de la démocratie qui ne prend pas en considération la référence à des fondements d'ordre axiologique et donc immuables : c'est à partir d'un vote de la majorité parlementaire que l'on décide du caractère admissible ou non d'un comportement déterminé (5). »

 

 

1)  Pascendi Dominici gregis, § 32 :

 

« Pour épuiser toute cette matière de la foi et de ses rejetons, il nous reste à voir comment les modernistes entendent leur développement. - Ils posent tout d'abord ce principe général que, dans une religion vivante, il n'est rien qui ne soit variable, rien qui ne doive varier. » Nous rappellerons que la Somme de saint Thomas d’Aquin est le seul modèle incomparable de condensation, d’organisation et d’unification de la Doctrine catholique qui existe sur la terre. Nul ne surpassera jamais cet architecte de la doctrine sacrée. Et ne cherchons même pas à l’imiter. Ce serait peine perdue. Le double langage est manifeste (cf. le « Catéchisme sur le modernisme » d’après l’encyclique Pascendi Dominici gregis  de saint Pie X, J.-B. Lemius).

 

 

2) Cf. Jean-Paul II, Discours aux participants au IXe Congrès thomiste international (29 septembre 1990) : Insegnamenti, XIII, 2 (1990), pp. 770-771.

 

3) Concile Œcuménique du Ier Concile du Vatican, Constitution dogmatique sur la foi catholique Dei Filius, IV : DS 3017.

 

 

4) Cf. Lettre Encyclique Pascendi Dominici gregis (8 septembre 1907) du pape saint Pie X sur les erreurs modernistes : ASS 40 (1907), pp. 596-597 (notons bien cependant que le pape saint Pie X ne se trouve pas dans l’index des citations du catéchisme de Jean-Paul II - ni d’ailleurs saint Denys l’Aréopagite, le grand Apôtre de France et le premier des mystiques après les apôtres, cité par le Docteur Angélique près de mille sept cent fois et honni par Luther, ni le Syllabus, pourtant inséparable de l’Encyclique Quanta cura, ce qui est pour le moins surprenant, car on ne peut pas parler de « Tradition » tout en entretenant en même temps la « subversion » par des actes contradictoires ou par un double langage qui ne convient pas à l’Esprit de vérité, parce que les erreurs condamnées par l’Encyclique Quanta cura le sont ex cathedra et sont toutes résumées dans le Syllabus : elles sont donc toutes ex cathedra (a) – et « parce que ne s’appuyant pas sur la tradition, on rejoint fatalement les individus des sectes séparées de l’Église catholique qui « ne s’accordent jamais dans leurs opinions, de sorte que chacun bâtit sur son propre jugement un faux autel à part, et il devient ainsi une espèce différente des autres individus de son espèce » (b). Nous ne vous demandons surtout pas de nous croire sur parole, mais de consulter attentivement notre site qui contient suffisamment d’informations pour parvenir aux mêmes conclusions que les nôtres – et ce en évitant autant que possible toute polémique et en réfutant toujours courtoisement nos contradicteurs et adversaires, comme le Docteur angélique nous en a donné si bien l’exemple.  Il est véritablement scandaleux de constater que d’aucuns se prévalent de leur autorité dans l’Église pour abuser la Société des Chrétiens ou lui faire prendre des vessies pour des lanternes : la vraie religion n’est pas un jeu, mais une affaire sérieuse que l’on ne traite pas à la légère ou en dépit du bon sens ! Nul ne peut se permettre de porter atteinte à la Tradition ou de livrer à l’arbitraire la parole de celui qui est assis sur la chaire de Pierre – à l’instar de la chaire de Moïse. Nous ne pouvons vraiment pas donner notre assentiment à des principes contradictoires (c). Il y a là quelque chose qui relève du mystère d’iniquité et qui nous conduit à penser que nous sommes entrés dans le temps de la grande Apostasie clairement prophétisé par la seconde Épître de saint Paul aux Thessaloniciens et que corroborent bien d’autres passages de la Bible (d). Peut-on logiquement soutenir Jean-Paul II et se dire catholique en le tenant pour Pape tout en condamnant ses actes ? Là est la question. Que l’on y réfléchisse !)

 

 

a) Cf. S. Matthieu, 5 : 37 ; 2 Corinthiens, 1 : 17-20.

 

 

b) Cf. le Chevalier P. L. B. Drach, De l’Harmonie entre l’Église et la Synagogue [l’ancienne et fidèle Synagogue], tome second, ouvrage cité plus haut, p. 369, note 26, p. 111.  

 

 

c) Cf. Abbé Donald J. Sanborn, La Papauté matérielle (De Papatu Materiali), tome I, p. 81, texte latin-français, Centro Librario Sodalitium, 2001 (e-mail : sodalitium@plion.it). – Sodalitium, nn. 13, p. 18 à 24, et 16, pp. 16 et 17 (cf. Canon de la consécration : « Te igitur … C’est donc … et « una cum famulo tuo Papa nostro X … en communion avec votre serviteur, notre Pape X  … Et tous ceux qui professent la foi catholique et apostolique » - qui ne voit la contradiction et une incitation permanente au modernisme ou au sacrilège ? Notons bien également que pour que l’Église dure tout le temps – et il en sera ainsi ! - ou pour que la promesse de Jésus se réalise [cf. S. Matthieu, XXVIII, 20], il faut que des évêques soient consacrés et que cette « Missio » (Id.), intimée aux Onze en stricte parité avec Pierre, tout en étant distinguée et organiquement liée à la « Sessio » [cf. S. Matthieu, XVI, 18-19 ; S. Jean, XXI, 15-17]. – Lorsque l’Église a connu des antipapes ou lorsqu’un pape venait à mourir, les évêques continuaient à remplir leur office et les prêtres à baptiser en attendant que Jésus donne un pape à Son Église et ce sans rien changer à la Tradition.

Cf. également le site : Virgo-Maria.org et Page d'accueil du site Rore Sanctifica

 

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIIe Partie, L’Eucharistie, qu. 79, art. 7, sol. 2 :

 

« Unde et in canone missæ non oratur pro his qui sunt extra Ecclesiam. » : « Aussi, au canon de la Messe, on ne prie pas pour ceux qui sont hors de l’Église. »

 

 

d) Cf. Daniel, 9 : 27 ; 11 : 31 ; 12 : 11 ; 8 : 10-12, 17 ; 2 Thessaloniciens, 2 : 3-4.

 

 

Lettre encyclique « Deus caritas est », Benoît XVI, donné à Rome, le 25 décembre 2005, § 5 :

 

« Oui, l’eros veut nous élever ‘’ en extase ’’ vers le Divin, nous conduire au-delà de nous-mêmes. » - [Cf. S. Mat., V, 8 ; XIX, 12 : « … et il y en a qui se sont eux-mêmes rendus eunuques, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. » Dieu est amour, mais tout amour n’est pas Dieu (c’est toute la question de l’analogie qui se pose dans cette encyclique). Nous rejoignons là mystérieusement la doctrine tantrique des hindous. C’est la gnose androgyne : « Lorsque vous ferez les deux, UN… Et si vous faites le mâle et la femelle en UN… alors vous entrerez dans le royaume » - selon l’évangile apocryphe de Thomas. C’est aussi la nouvelle virginité et l’érotisme sacré que l’on trouve chez Jacques Boehne.    ]

 

 

http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2006/010_2006/VM-2006-10-23/VM-2006-10-23-B-00-_Ratzinger_est-il_arien_1.htm

 

 

S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, II, I, qu. 4, art. 7 (la béatitude exige-t-elle quelques biens extérieurs ?), sol. I :

 

« Toutes les promesses de biens corporels renfermées dans les saintes Ecritures doivent être entendues d’une manière métaphorique (« sunt metaphorice intelligendae »), l’Ecriture ayant coutume de nous représenter les choses spirituelles sous l’image des corporelles, afin, comme le dit saint Grégoire (1), qu’ ‘’au moyen de ce qui nous est connu, nous nous élevions au désir de ce qui nous est inconnu’’. Ainsi, par la nourriture et la boisson, il faut entendre la délectation de la béatitude ; par les richesses, la surabondance où vit l’homme à qui Dieu suffit ; par le règne, l’exaltation de l’homme jusqu’au commerce de la Divinité. »

1) Pape saint Grégoire le Grand, docteur de l’Église (3 septembre 604), Homélie II sur l’Evangile.

 

II Corinthiens, 6 : 14-16 :

 

« Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre le Christ et Bélial ? ou quel part a le fidèle avec l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? »

 

S. Jean de la Croix, le Docteur Mystique, la Montée du Mont Carmel, liv. II, chap. XXI :

« Et nous devons tellement nous servir de la raison et de la doctrine évangélique qu’encore que maintenant - le voulant ou non - on nous dise quelque chose surnaturellement, nous n’en devons recevoir que ce qui est bien conforme à la raison et à la loi évangélique. » [Et notons bien qu’il faut tout particulièrement s’attacher aux paroles du Verbe incarné qui, elles, ne passeront pas (cf. S. Marc, 13 : 31) ou demeureront ce qu’elles sont. La raison, quant à elle, doit de son côté se conformer aux règles logiques dont le principe de non-contradiction constitue le fondement - un être ne pouvant pas en même temps et du même point de vue être et n’être pas. Nature et grâce vont de pair. La vérité ne varie point suivant les lieux et les temps ; elle est immuable ; elle n’est point relative, mais absolue. Les vérités doctrinales ne sauraient par conséquent changer de sens.]

 

 

Galates, 1 : 8 :

 

« De sorte que, si un Ange du Ciel (dit saint Paul) vous annonce autre chose que ce que nous, hommes, nous avons prêché, qu’il soit maudit et excommunié. » (Cf. S. Jean de la Croix, Montée, ouv. cité plus haut,  liv. II, chap. XXII.)

 

 

S. Paul aux Philippiens, 2 : 1 :

 

« Si donc il est quelque consolation (du lat. consolatio) dans le Christ et quelque soulagement (du lat. solatium) dans la charité, s’il est quelque communication d’esprit, s’il est quelque tendresse et quelque compassion, rendez ma joie parfaite : ayez une même pensée, un même amour, une même âme, un même sentiment. »

 

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La Science du XXe siècle

(Des informations vérifiables qui effraient cependant bien des « intellectuels » dont la conduite

s’apparente étrangement à celle des autruches – ce qui, comme l’impiété, provient de la dépravation du cœur.)

A l’intention des scientifiques athées et positivistes : nous signalons qu’il existe la preuve philosophique ou métaphysique de l’existence de Dieu par les cinq voies proposées par le Docteur angélique dans sa Somme théologique, preuve plus rigoureuse en soi qu’une démonstration scientifique. Il faut choisir : Dieu ou l’absurdité radicale.

 

 

Pierre Dequènes, Ingénieur ECP et Génie Atomique (en retraite), La Science du XXe siècle - Mythologie ou Bible du démon (332 pages), livre scientifique disponible chez l’auteur, 142, rue Roller, 82200 Toulon, Tél. : 04 94 24 35 90, pages 8 et 9 (l’histoire de la terre avec Lyell, Darwin, Haeckel, P. Lemoine, Jean Rostand, Bourdreaux, Kouznetsov, etc. ; l’histoire de l’univers avec Pythagore et Aristarque, Démocrite et Leucippe, Aristote, Héraclide, Érastothène, Ptolémée, Saint-Thomas d’Aquin, Copernic, Tycho-Brahé, Képler, Galilée, Newton, Hoyle, Reeves, Lemaître, Einstein, etc. ; la physique fondamentale avec Omnès, Thomson, Rutherford, Bohr, Planck, L. de Broglie, Schrödinger, G. de Gennes, B. d’Espagnat, Lord Kelvin, R. Allard, Lerner, Landau, Bostick, Poincaré, Bénard, Kolmogorov, Arnold et Mauser, etc. ; la médecine avec Pasteur et Béchamp (1), etc. ; la psychanalyse avec Freud et ses disciples, Jung, Klein, Spitz, Dolto, etc., et avec Pierre Debray-Ritzen, prof. à la faculté de médecine de Paris et membre de la Société de Neurologie, pour qui la psychanalyse est la plus grande imposture de ce siècle ; l’histoire socio-économique avec le Moyen Âge, la Renaissance, la féodalité et la Révolution de 1789, Malthus, Marx, etc. ; l’Église et la Science avec le modernisme évolutionniste, etc) :

 

1) Cliquez sur : http://www.ateliersante.ch/bechamp.htm

 

« Ce qui caractérise les grandes théories c’est le rejet de la religion et de la nature, et le retour aux Mythes. […] Alfven, prix Nobel de physique 1970, est encore plus catégorique. […] Il cite la théorie de la relativité et la théorie du big-bang, qui contredisent les résultats des observations. Il déclare qu’aucun écrivain de science-fiction n’oserait faire accepter à ses lecteurs une histoire en contradiction aussi violente avec le bon sens. Le big-bang mérite une place d’honneur dans un zoo. Plus c’est hermétique et mieux c’est. La frontière entre Science et Mythe s’effondre.

« Le Mythe principal est celui de la chronologie longue de la Terre, qu’on essaye de justifier avec les datations radioactives, qui n’ont aucune valeur scientifique, et qui sont largement contredites par d’autres méthodes, qui tendent à prouver que la Terre date de moins de 10 000 ans. Ce Mythe est une espèce de poupée gigogne, qui comporte 3 étages : la géologie stratigraphique de LYELL, la théorie de l’évolution de DARWIN et la théorie du big-bang (appuyée sur la relativité générale).

« […] LYELL reconnaissait que sa géologie avait été conçue « pour en finir avec MOÏSE et le Déluge ». […] (1)

« Il existe d’autres Mythes : la physique de la matière avec les quarks, la médecine pasteurienne, la psychanalyse, etc.

« Ce que je viens de dire est aussi valable pour l’histoire. » 

 

1) Et notons bien que la plupart des scientifiques prennent un malin plaisir à  infirmer et à discréditer la Bible ou la Parole de Dieu toutes les fois que l’occasion se présente sans la moindre réaction publique de ceux qui se prétendent chrétiens et devraient rendre raison de leur foi et fortifier celle des faibles et ne pas oublier ces paroles du Christ : « Celui qui aura rougi et de mes paroles, dans cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi rougira de lui lorsqu’il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges » (S. Marc, 8 : 38).

 

Aristote (384-322 av. J.-C.), le fondateur de la Logique, La Métaphysique, Livre Bêta, chapitre 4 (999 b 5) :

 

Pour répondre aux « savants » avec leur inepte big bang :

 

Supposons donc qu’il n’existe rien en dehors des individus : il n’y aura alors rien d’intelligible, tous les êtres seront sensibles et il n’y aura science d’aucun, à moins d’appeler science la sensation. Il n’y aura non plus rien d’éternel ni d’immobile, car tous les êtres sensibles sont corruptibles et en mouvement. Mais s’il n’y a rien d’éternel, le devenir même n’est pas possible : il est nécessaire, en effet, que, dans toute génération, il y ait quelque chose qui devient, et quelque chose dont ce qui devient est engendré, et aussi que l’ultime terme de la série soit inengendré, puisque la série s’arrête et que du Non-Être rien ne peut procéder.

 

Gustave PLAISANT, Ancien élève de l'École Polytechnique, La Terre ne bouge pas, Douriez-Bataille, Lille, 1934 [cf. l'expérience de Michelson et de Gale en 1924 infirmant la translation de la Terre autour du soleil, la rotation de 0, 344 km/sec de la Terre sur elle-même ayant été mise en évidence par un dispositif optique, la vitesse de la lumière se composant bel et bien avec celle de la rotation de la Terre ou de la vitesse locale - Pour un peu plus de détails, veuillez cliquer sur  : « L’alchimie et la science » : alchimiea.htm et alchimieb.htm , et sur : ynourel.htm puis sur : « L’expérience probante et décisive de Michelson et Gale », ynourelb.htm, ynourelc.htm,

crombgal1.htm et crombgal2.htm.]

 

« C'est par la perversion de l'intelligence que vient la perversion des idées et des mœurs.» (Cf. également Maurice OLLIVIER, Ancien élève de l'École Polytechnique, Physique moderne et réalité, Éd. du Cèdre, 1962 ; Yves NOURISSAT, L'Éther, Ingénieur de l'École Polytechnique (X 61), Cercle Scientifique et historique, Ceshe, 1986 ; Fernand Crombette, Galilée avait-il tort ou raison ? Ceshe, cf. plus haut : Un Catholique Français.)

Au sujet de l’expérience de Michelson, nous y reviendrons, car rares sont ceux qui ont compris la nature différentielle des mesures effectuées par cet éminent physicien et expérimentateur hors pair, - nonobstant l’imposture de la relativité qui choque même le sens commun. D’aucuns, pour dénigrer l’expérience de Michelson (qui a toujours cru à l’existence d’un éther), en arrivent même à confondre la largeur de frange avec le décalage de franges (cf. le regrettable n° 73 de “Science et Foi” du 3e trimestre 2004, l’article intitulé : « L’expérience de Michelson n’est pas significative du “vent d’éther” »).

La chronologie longue de l’âge de la Terre, basée sur la sédimentologie et la notion de strates, roches sédimentaires assimilées à des couches horizontales successives, déposées verticalement, avec des arrêts périodiques, infirmée par les expériences de stratification en laboratoire de Guy BERTAULT, polytechnicien (X 45), en 1990 et en 1993 à l’université du Colorado, qui ont fait l’objet d’un film vidéo et qui ont été présentées à l’Académie des Sciences, dans le bulletin de la Société Géologique de France, et à deux congrès de sédimentologues en 1993 et en 1994, et ont fait également l’objet d’une récente publication dans « Lithology and Mineral Ressources », journal de l’Académie des Sciences de Moscou. La chronologie courte de la Bible (6 000 ans) a donc été expérimentalement prouvée et l’évolution des espèces infirmée (1). Pour consulter le site de Guy Berthault (bien que nous regrettions que tout ne soit pas traduit dans notre langue et « activé ») correctement, veuillez cliquer sur : http://www.creationnisme.com/

 

 

1) Pierre Dequènes, La Science du XXe siècle, ouvrage cité plus haut, p. 303 :

« […] Les sondes spatiales ont aussi apporté des informations précieuses : l’absence de vie sur Mars, l’existence de la sphère-enveloppe autour du système solaire (découverte de la N.A.S.A.), l’utilisation du système géocentrique pour le calcul des trajectoires et enfin la mesure par la N.A.S.A. de l’épaisseur des poussières cosmiques sur la Lune qui prouve que la Terre date de moins de 10 000 ans (chiffre voisin de celui de la Bible de 6 000 ans). »

 

Les travaux et les découvertes de Maurice ALLAIS et ses expériences dans le domaine de la Physique, ses critiques des lois de la gravitation ou encore les expériences de Dayton C. Miller et la Théorie de la relativité : Des irrégularités extraordinaires dans les observations interférométriques de Dayton C. Miller, 1925 – 1926. L’effondrement radical et définitif de la Théorie de la relativité, octobre 2003 :

http://allais.maurice.free.fr/Science.htm et

http://allais.maurice.free.fr/Genese.htm

Noah’s Flood covered the whole earth  

 

La théorie de la relativité d'Einstein ne serait-elle pas fausse ? : EinsteinGravitation - Einstein

En réalité, non seulement la preuve de cette théorie n’a jamais existé (cf. Washington AFP du 19.04.2004 relatif à une sonde spatiale qui doit être lancée dans l’espace pour vérifier la théorie de la relativité), mais il a déjà été prouvé que les calculs d’Einstein étaient frauduleux et que les expériences qui ont été faites et refaites pour les rendre crédibles à n’importe quel prix ont plutôt démontré que la Terre, tout en étant en rotation diurne, est immobile dans l’espace et que l’éther est bien réel. Il semble bien que les physiciens, ingénieurs et polytechniciens de confession catholique passent leur temps à se contredire au sujet des expériences de Michelson et de la théorie de la relativité. Cela est extrêmement pénible pour ceux ou celles qui les lisent et qui voudraient bien savoir à quoi s’en tenir une fois pour toutes. Ces éminents scientifiques pourraient peut-être faire un effort  pour accorder leur violon et éclairer le vulgum pecus. Qui croire ? La vérité, c’est-à-dire l’adéquation de la chose et de l’intellect, n’est-elle pas connaissable en ce domaine ? Il s’agit pourtant bien d’une chose tout à fait naturelle.

Cf. : http://perso.wanadoo.fr/jeanfranraymond.rey/ (encore un site anti-relativiste digne d’être consulté pour sa démonstration des erreurs de Michelson et que nous livrons à la critique des physiciens de métier).

Aux dernières nouvelles, selon un physicien (anti-relativiste) de notre connaissance, titulaire d’un doctorat, la démonstration de F. Rey parue sur son site cité ci-dessus est fausse, parce qu’il « confond décalage des franges avec largeur de frange ou d’interfrange » (ce que nous avons déjà dit un peu plus haut) et parce qu’il « n’a pas compris le principe de l’interféromètre de Michelson. Pour s’en convaincre, dit ce physicien émérite, il suffit d’appliquer le même raisonnement à l’interféromètre de Sagnac : il trouvera aussi, d’après sa démonstration, que le résultat est nul. Or personne, même pas le relativiste le plus fanatique, ne met en doute le décalage des franges proportionnel à la vitesse de rotation. Le principe des mesures de Sagnac en 1913  avait déjà été proposé par Michelson en 1904. Les montages Michelson et Sagnac sont identiques, sauf que ce dernier tourne rapidement (par rapport à la vitesse de la rotation de la terre). » Et nous ajouterons en dernière minute ou à la suite de notre commentaire et citations, et avec son accord, ses quelques précieuses et ultimes remarques : « Les physiciens relativistes firent courir le bruit que l'expérience de Michelson/Morley de 1887 avait eu un résultat “ négatif ” ou “ nul ” et qu'elle confirmait ainsi la théorie de la relativité restreinte (notion d'éther remplacée par notion de vide, vitesse de la lumière constante, non composition de la vitesse de la lumière avec la vitesse de la source lumineuse...). Or les expériences de Michelson/Morley puis Miller en 1925/26 ont bien donné un résultat montrant la composition de la vitesse de la lumière avec le déplacement de la source entraînée par la terre. Einstein admettait l'incompatibilité de ces mesures avec sa théorie puisqu'il écrivait en 1925 dans la revue “ Science ” : “ Si les observations du Dr Miller étaient confirmées, la théorie de la relativité serait en défaut. L'expérience est le juge suprême ”. Les expériences furent confirmées et cela n'empêcha pas le triomphe de la théorie de la relativité, triomphe au prix d'une intense propagande au mépris des résultats expérimentaux.

« Maurice Allais dans “ Anisotropie de l'espace ” (1) publie un travail très intéressant qui corrèle les expériences de Miller en 1925/1926 avec ses propres mesures sur pendule paraconique 1953/1960 et celles d'Esclangon de 1927/1928 sur mires optiques. Il montre de façon magistrale que les mesures interférométriques de Michelson, Michelson/Gale, Michelson/Morley, Morley/Miller, Miller n'ont pas été NÉGATIVES.

« Il serait dommage que la seule expérience, avec l'effet Sagnac (qui n'est qu'une variante de l'expérience de Michelson), qui contredit les postulats d'Einstein, soit attaquée par des physiciens qui se disent anti-relativistes. Pourquoi l'attaquent-ils? Parce qu'ils croient qu'elle a eu un résultat nul, preuve qu'ils n'ont pas compris le principe de la mesure et le but de Michelson et parce qu'ils ont ignoré les résultats. »

 

Nous remercions notre ami pour ses précisions et la confirmation de sa pensée qu’il nous avait communiquée oralement : la cause est maintenant parfaitement entendue et retenue.

1) Cf. « L'Anisotropie de l'Espace »  publié par Maurice Allais en 1997 aux Editions Clément Juglar, 62, avenue de Suffren, 75015 PARIS, et l’article paru dans la revue « Fusion », n° 69 de Janvier/Février 1998.    

Cliquez sur : http://allais.maurice.free.fr/Science.htm (« Maurice Allais affirme aujourd'hui avec force que ces anomalies sont réelles et indiscutables et qu'elles remettent en cause les lois de la relativité, découvertes par Lorentz et Poincaré, et plus connues sous le nom de Lois d'Einstein. »)

Un site créationiste en 28 langues ! (Cliquez sur FRENCH dans rub. LANGUAGES) : http://www.creationism.org/

« Le créationnisme est la théorie qui enseigne que l'homme, la terre et le reste de l'univers ont leur origine d'un acte créateur, plutôt que d'être le résultat du hasard et de la chance explosant du néant ». « C'est ainsi que débute ce très bon site américain, disponible en 28 langues (dont le français ! ). Des dossiers complets sur la défense du créationnisme ou sur la datation des laves du Mont Saint-Helens sont téléchargeables » (Science et Foi, N° 54, page 55, 4e Trimestre 1999). – Cliquez également sur : Association de Science Creationniste du Quebec (A.S.C.Q.) et sur :

http://www.harunyahya.com/fr/m_video_creation.php (La chute du darwinisme et la création)

http://islamenquestion.free.fr/islam%20et%20science/scienceetcoran.htm  (Le Coran et la science)

 

La cosmologie ou la philosophie de la nature explicitée par Yves Nourissat : ynourel.htm , ynourelb.htm , ynourelc.htm et critrela.htm

En juin 2003, la Commission des Communautés européennes, à la suite de tests et d’expériences scientifiques menés pour justifier sa décision, a autorisé la vente de jus de noni. Il a été établi que le noni a 140 fois la force anti-oxydante de la vitamine C et découvert jusqu’à présent dans les différentes parties de cette plante, 177 éléments nutraceutiques (de « nutrition », c’est-à-dire toutes les substances considérées comme des aliments ou faisant partie des aliments et qui possèdent des propriétés bénéfiques pour la santé, telles que les vitamines (avec le plus fort pourcentage en vitamine C), les minéraux, les acides aminés, etc. – et tout particulièrement la proxéronine, nutriment vital qui permet aux protéines de remplir leur office). D’autres études sur les propriétés anti-cancérigènes de ce jus sont en cours. – N’oublions pas ce principe : « Contra factum non valet argumentum » : Contre un fait l’argument ne vaut pas. Qu’on l’applique au sujet des excellents effets du jus de noni en tant que reconstituant moléculaire, voire cellulaire, sur le métabolisme de ceux qui le prennent ! - Cf. la mO.N.U.mentale thèse de doctorat sur le Noni présentée en 1997 par le Docteur Anne Hirazumi Kim à l’université d’Hawaï : Antitumor Studies of a Traditional Hawaiian Medicinal Plant, Morinda citrifolia (Noni), In Vitro and in Vivo. – Cf. également l’ouvrage du Dr Neil Solomon, M.D., Ph.D, Docteur à docteur, aux éd. « Un monde différent », Québec, Canada, 2004, ouvrage disponible à la Fnac et où « tout professionnel de la santé trouvera l’information qui lui permettra de prendre des décisions sensées et éclairées sans avoir à chercher plus loin » ; ID., Six façon d’améliorer votre santé grâce aux ExtraitsMC TAHITIAN NONI ® ; ID., Excès de poids et déséquilibres hormonaux, Comment le noni peut aider. - Site Internet : http://www.umd.ca/ - Ne craignons pas d’affirmer haut et clair que le noni est un don de Dieu fait aux hommes - et non pas un don de la nature, car celle-ci n’est pas une personne divine. Que Dieu nous préserve des aberrations panthéistes ! Nous apprécions tout particulièrement cette phrase que nous avons trouvée dans le « Guide des politiques de Tahitian Noni International UK (RU) », à la page 7, où il est écrit : « Nous comprenons que la plante Morinda Citrifolia est l’œuvre de Dieu, pas la nôtre ». Un don de Dieu, oui, certes, mais dans quel but ? Notre conscience de chrétien, comme le bon Samaritain (a), nous incline à le révéler pour atténuer les souffrances de notre prochain et le soulager de ses maux. Il n’y a pas de liberté sans liberté d’informer. Et puisse ce jus de noni, véritable élixir naturel, se répandre sur la face de la terre comme la bonne nouvelle de Jésus-Christ ! Il est faux de soutenir que les données fournies et l’information disponible au sujet de ce jus n’ont apporté aucun élément prouvant qu’il a des effets bénéfiques particuliers sur la santé supérieurs à ceux d’autres jus de fruit. Sans retenir les témoignages polynésiens qui s’étalent sur deux millénaires, des thèses de doctorat en médecine et en pharmacie, dont l’une citée plus haut, prouvent le contraire (b). Et enfin n’oublions surtout pas de bien user de notre santé en servant fidèlement notre Sauveur et notre Dieu pour « avoir le nom de l’agneau et le nom de son Père écrits sur notre front » (Apocalypse, XIV, 1 . - S. Ignace de Loyola, Exercices Spirituels, Les principe et fondement : « L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu notre Seigneur, et moyennant cela sauver son âme (salvar su ánima); et les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme, et pour qu’elles l’aident dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé. D’où il suit qu’il doit en faire usage autant qu’elles le conduisent vers sa fin et qu’il doit s’en  dégager autant qu’elles l’en détournent. Pour cela il est nécessaire de nous rendre indifférents à l’égard de tous les objets créés, en tout ce qui est laissé au choix de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu ; en sorte que, de notre côté, nous ne voulions pas plus la santé que la maladie, les richesses que la pauvreté, l’honneur que le mépris, une vie longue qu’une vie courte, et ainsi de tout le reste, désirant et choisissant uniquement ce qui nous conduit plus sûrement à la fin pour laquelle nous sommes créés. ». Lucifer ou Satan et « les esprits de malice répandus dans les airs » (Ephésiens, VI, 12) n’ont-ils pas une santé de fer pour « séduire les nations » (Apocalypse, XX, 2-3 ; XIII, 14) ou contrarier le plan de Dieu ? En effet, la santé n’est qu’un moyen et non une fin en soi (c). La priorité doit être accordée à la recherche de la volonté de Dieu qui peut se trouver dans la santé ou la maladie (d). 

 

a) Saint Luc, X, 30-37 ;  IV, 40 ; IX, 1 ; Saint Matthieu, VIII, 16-17 ; IX, 8 ; S. Marc, I, 32-34 ; Isaïe, LIII, 4.

b) http://www.tahitiannoni.com/france/french/public/tnj/research.html :

 

« Depuis le tout premier jour, une recherche exhaustive et soigneuse a joué un rôle critique dans le développement et la formulation du Jus TAHITIAN NONI®.

« Les qualités reconnues du noni capturent en ce moment l’attention des chercheurs et des scientifiques dont le travail et les conclusions sont publiés dans certaines des revues les plus renommées du monde et les plus lues par leurs collègues.

« Dans le cadre de l'engagement que nous avons pris par rapport au noni et à tous ceux qui boivent le Jus TAHITIAN NONI, nous avons construit et gérons maintenant le laboratoire de recherche le plus complet et le plus moderne au monde, un laboratoire exclusivement consacré à l'étude du noni.

« Les recherches révèlent maintenant que toutes les parties de la plante du noni, les racines, les graines, les fleurs, les feuilles et le fruit, ont des propriétés thérapeutiques spécifiques. » (N’ayons pas peur des mots ! Dictionnaire Le Robert – Thérapeutique. 1. adj. Qui concerne le traitement des maladies ; apte à guérir. Þ curatif, médical, médicinal. Substances thérapeutiques. 2. n. f. Didact. La thérapeutique : partie de la médecine qui s’attache à guérir et à soulager les malades.- Dict. grec-français A. Bailly - Thérapeutique, du gr. qerapeuw, soigner. - Cela étant bien précisé, ne concluons pas bêtement que ceux qui vendent du jus de noni et en vantent avec juste raison les propriétés, à l’instar des herboristes avec leurs plantes, se prennent pour des médecins et sont par conséquent justiciables des tribunaux français pour exercice illégal de la médecine. Il faudrait cesser de s’acharner sur eux, voire de les affoler [pour ne pas dire terroriser]. Face à cet ostracisme acharné, nous subodorons la pression de la puissante industrie pharmaceutique sur le pouvoir politique pour s’approprier le monopole de la santé par des arguments manifestement fallacieux.)

 

http://www.tahitiannoni.com/france/french/public/index.html?r=306  (la seule société accréditée dans le monde – cf. le « Guide des politiques de Tahitian Noni International UK ¨Régime des rémunérations »)

 

Une autre plante rejoint le noni et le supplante même par ses propriétés bienfaisantes. Il s’agit de l’ « aloé vera » qui est nommée « aloë » ou « aloës » par la Bible, et plus précisément par la Vulgate (latin) au verset 17 du chapitre VII des Proverbes (« Aspersi cubile meum myrrhâ, et aloë, et cinnamomo. ») et au verset 39 du chapitre XIX de l’évangile selon saint Jean ( « …ferens mixturam myrrhæ et aloës, quasi libras centum. »). On ne fait pas mieux comme lettre de noblesse. Pour obtenir des renseignements qui méritent d’être retenus, consultez le site : ALOÈ LA PLANTE QUI GUÉRIT et Histoire de l'Aloès

 

 

c) Maître Eckhart, Traités et sermons, Traduction, introduction, notes et index par Alain de Libéra, GF-Flammarion, 1995, Sermon N° 25, GF-Flammarion, 1995 :

« Si ta volonté devient la volonté de Dieu et que tu tombes malade, tu ne voudrais pas en guérissant aller contre la volonté de Dieu, tu souhaiterais seulement que la volonté de Dieu fût de te guérir. » 

 

Saint Alphonse de Liguori (1696 - 1er août 1787), évêque et docteur de l’Église, La Volonté de Dieu :

 

«  Qui sait si, avec un esprit plus brillant, une santé plus robuste, un extérieur plus avenant, nous ne nous serions pas perdus ? […] A combien la beauté ou la force corporelles ont été funestes, si bien qu’ils sont tombés dans mille scélératesses ? […] Oui, contentons-nous de ce que Dieu nous a donné ; car “une seule chose est nécessaire” (a) ; et cette unique chose nécessaire, ce n’est pas de plaire au regard, ni de se bien porter, ni d’avoir une intelligence vive, mais de sauver son âme. […] Sans doute, usons des remèdes ordinaires, car cela encore est la volonté de Dieu ; mais si les remèdes ne servent à rien, unissons-nous à la volonté de Dieu, laquelle nous servira beaucoup plus que la santé. “Seigneur, dirons-nous alors, je ne veux ni guérir ni rester malade : je veux uniquement ce que vous voulez, vous.” […]  Vous me direz : “Bien des épreuves ne sont que des châtiments.” Soit, vous répondrai-je ; mais les châtiments que Dieu envoie en cette vie, ne sont-ils pas des grâces, des bienfaits ? Si nous l’avons offensé, il nous faut bien satisfaire à sa divine justice en quelque façon : ou en cette vie, ou en l’autre. […] N’est-ce pas, en effet, une consolation, pour qui a mérité l’enfer, de voir que Dieu le châtie en ce monde, et ne doit-il pas trouver là un grand encouragement à espérer qu’il veuille nous délivrer du châtiment éternel ? (b) Lors donc que Dieu nous frappe, disons-lui avec le grand prêtre Héli : “Il est le Seigneur : ce qui est bon à ses yeux, qu’il le fasse (g)”. » [Cet opuscule d’Alphonse de Liguori sur la volonté de Dieu devrait être lu, relu et médité sans cesse et être notre livre de chevet.]

 

a) S. Luc, X, 42.

 

b) Cf. Hébreux, XII, 4-11).

 

g) I Rois, III, 18.

 

d)  Saint Alphonse de Liguori, La Volonté de Dieu, opuscule cité plus :

« Voulons-nous plaire à Dieu ? Adressons-lui, alors que nous nous voyons confinés dans un lit, cette unique parole : “Que votre volonté soit faite.” Répétons-là sans fin, cent fois, mille fois : par ce seul mot, nous procurerons plus de contentement à Dieu, que nous ne pourrions lui en donner par toutes les mortifications et dévotions possibles.

« Il n’y a pas de meilleur moyen de servir Dieu, que d’embrasser joyeusement sa volonté. Le bienheureux Jean d’Avila écrivait à un prêtre malade : “Mon ami, ne vous fatiguez point à supputer ce que vous feriez si vous étiez bien portant : contentez-vous d’être malade tant qu’il plaira à Dieu. Si vous cherchez la volonté de Dieu, qu’a de plus intéressant pour vous la santé que la maladie ?” On ne peut mieux dire, car Dieu tire sa gloire, non de nos œuvres, mais de notre résignation et conformité à son divin vouloir. »

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Philosophie

 

S. Thomas d'Aquin, Commentaire sur le traité du Ciel et du Monde (Aristote), livre I, leçon 22, n° 8 :

« Studium philosophiæ non est ad hoc quod sciatur quid homines senserint, sed qualiter se habeat veritas rerum : L'étude de la philosophie consiste à savoir non ce que les hommes ont pensé, mais ce qui est réellement [ou la vérité des choses]. »

Pape Léon XIII :

« Il n'est point de problème posé devant la conscience moderne qui ne trouve pas dans saint Thomas d'Aquin, souvent la solution vraie et adéquate, toujours les principes nécessaires pour les résoudre.»

 

 

P. Trotignon, du C.N.R.S., dans la Revue de l'enseignement philosophique de Juin-Juillet 1968, cité par Louis Jugnet dans les Problèmes et grands courants de la philosophie, ouv. cité plus haut, 1974, p. 20 :

« L'enseignement philosophique ne part pas des œuvres, et n'a pas pour objet essentiel, dans un enseignement d'initiation, l'explication spécialisée de ces œuvres. Son objet essentiel est la formulation de problèmes par le moyen de l'analyse des concepts. Par conséquent, si un programme de Lettres est un programme d'œuvres, un programme de philosophie sera un programme de notions. »

 

 

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Morale

 

 

Le bien et le juste ne sont pas des valeurs arbitraires. Ce sont des valeurs inhérentes à la nature humaine. Pour l'animal la question morale ne se pose pas et n'a pas à se poser. Nos actes ne sont justifiés et rendus moralement bons que par les motifs qui nous ont poussé à les accomplir. Ils nous proportionnent à un idéal de perfection auquel l'homme en tant que tel ne peut échapper sous peine de manquer sa vie d'homme. La justice est indissociable de la vérité, car elle a son siège dans la volonté, qui est un appétit de la raison ; et elle ne se réalise vraiment que lorsque la raison opère en toute rectitude et pénètre dans la volonté. Or la vérité est atteinte lorsque la raison opère en toute rectitude. On peut donc soutenir que la justice n'est rendue que quand la vérité pénètre dans la volonté. La science morale est indispensable. « S'il ne suffit pas, dit Étienne Gilson, d'enseigner la morale pour qu'on la pratique, il est impossible qu'elle se pratique si personne ne l'enseigne. »

 

 

Même dans une civilisation qui ne se caractérise plus que par l'économique ou ne reconnaît plus que l'homo œconomicus, une sorte de machine à produire et/ou à consommer, et où la production des biens matériels n'a pour fin que le producteur lui-même à cause des féodalités économiques, nationales et internationales qui forment de véritables groupes de pression sur l'État et sur la vie politique et sociale, même cette « civilisation » ne pourra durer bien longtemps sans établir des règles juridiques et morales découlant de la nature même de l'homme (cf. les travaux d'Amartya Kunar Sen, prix Nobel d'économie 1998, où il est rappelé que l'économie est une science morale et que la vertu y joue même un rôle essentiel en rendant plus efficace son fonctionnement) - ce qui relève d'une philosophie saine, c'est-à-dire d'une philosophie fondée sur la réalité existante et animée par les premiers principes de la raison spéculative et respectueuse des Commandements de Dieu révélés par Moïse et clairement confirmés par Jésus-Christ (cf. S. Matthieu, V, 17-19 ; S. Luc, XVI, 17, 31 ; Romains, XI, 17-18 ; Deutéronome, IV, 40 ; Romains, XI, 1, 17-18, 20-21, 26 ; Isaïe, LIX, 18-20 ; 1er liv. des Machabées, 15 : 33-34 ; Genèse, 12 : 7 ; 15 : 18-21 ; 17 : 8 ; 21 : 10 ; 28 : 13 ; l'Épître aux Galates, 4 : 30).

 

 

Charles Gave, spécialiste français des marchés financiers internationaux, chef d'entreprise exilé à l'étranger, Des lions menés par des ânes, un essai sur le crash économique (à venir mais très évitable) de l'euroland en général et de la France en particulier [essai qui nous montre et nous démontre, par une interprétation graphique de quelques courbes judicieusement choisies, que nos technocrates et économistes patentés nous conduisent inéluctablement à une catastrophe économique et sociale sans précédent], Editions Robert Laffont, Paris, 2003, p. 194 :

« Les technocrates [« qui ne sont que de bas initiés » (1)] au pouvoir et leur idéologie sont le problème, et attendre d'eux la solution est hilarant [Charles Gave manque manifestement de données, parce qu’il semble ignorer qu’il n’existe en réalité aucune crise économique, mais un groupe d’initiés qui manipulent à leur guise les règles du jeu économique et financier et peuvent mettre en banqueroute financière la machine internationale pour transformer celle-ci en une nouvelle machine le jour où ils le décideront et ce pour instaurer un Gouvernement Mondial (2)].

« Cela revient à confier la clef de sa cave à vin à un sommelier alcoolique.»

 

 

1) Cf. Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l'histoire, page 251, Publications «Courrier de Rome», BP 156 - 78001 Versailles ; Jacques Delacroix, Maitreya : Le nouveau Messie ?, p. 81, ouvrage déjà cité : « bas initiés » « dirigés par les hommes des cercles théosophiques qui jouent aujourd'hui ces Brüning : ils frayent la voie à l'effondrement des institutions capables de résister au fascisme universel, rendant même la dictature fascite du Gouvernement mondial possible [le « solve » devant toujours précéder le « coagula », conformément à la devise « Ordo ab Chao » ou au Grand Œuvre maçonnique]. En ce sens le chaos financier [le krach financier ou le crash économique - fabriqué de toutes pièces] ainsi que la ruine imminente de tous les peuples ne relève(ra) [chaos en cours de réalisation] pas du « hasard » [et voir également la page 98 : « ... les vrais pouvoirs de décision]

« Ils ont même réussi à créer un système politique parfait, empêchant tout changement réel, celui du parti unique contradictoire : aux élections, le choix est toujours entre un technocrate ( gauche) ou un technocrate (de droite).

 

 

2) Cf. Jacques Delacroix, Naufrage d’un système, Tome 1, collection L.I.E.S.I., Éditions Delacroix, B.P. 18, 35430 Châteauneuf, 2003, page 70.)

Une revue qui mérite toute notre attention pour le courage intellectuel de son auteur et le sérieux de ses sources : Lettre d’Informations Économiques Stratégiques Internationale (LIESI) – BP 18 – 35430 Châteauneuf (France) – e-mail : revueliesi@aol.com) – pour consulter son site sur internet (avec un mot de passe réservé aux abonnés), cliquez sur :  http://liesi.free.fr/data/summary.htm

Cliquez également sur : LIESI.htm (quelques numéros récents qui nous donnent les clefs de la politique mondiale)

 

Benjamin Disraeli (1804 - 1881), sir Beaconsfiel, ministre anglais et écrivain, Coningsby (roman) :

 

« Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne l'imaginent ceux dont l'œil ne parvient pas derrière les coulisses.» (Cf. Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l'histoire, pp. 15-20, ouv. cité plus haut.)

 

 

Le but du Gouvernement Mondial (cliquez sur : « Marque de l’humanité » marqhuma.htm) : obtenir le contrôle total des individus en commençant par les cartes à puce pour alimenter un fichier mondial, en imposant le code-barres marqué du Signe de la Bête (Bruxelles - 666, «The Beast», le plus grand ordinateur du monde), en provoquant un krack financier (annoncé par le Haut Initié Maitreya) par une escalade de conflits internationaux, et en venir finalement aux micropuces au lithium, appelées Sky-Eyes, destinées à être implantées sous la peau des êtres humains, sur le revers de la main droite ou sur le front, c'est-à-dire en des endroits privilégiés du corps humain où la température varie le plus rapidement et permettant ainsi aux piles de lithium de se recharger constamment (cf. Apocalypse, 13, 16-18 – l’ultime et probante marque de la fin des temps) - micropuces émettant des ondes capables de «changer le comportement humain et de modifier les ondes dans le cerveau et dans le système nerveux de la personne» (1). L'idéologie antéchristique du Nouvel Ordre Mondial actuellement en cours repose sur un humanisme centré sur le culte de l'homme déifié et s'appuie sur le principe selon lequel tous les moyens utilisés pour parvenir à ce Nouvel Ordre sont bons, contrairement à la morale chrétienne (cf. Romains, 3 : 8), les architectes de cet Ordre considérant que rien ne surpasse le but qu'ils veulent atteindre. Nous avons déjà connu cela avec les idéologies jacobine ou maçonnique des XVIIIe et XIXe siècles, et communiste ou marxiste et hitlérienne ou nazie du XXe. C'est ce que l'on appelle l'éthique de situation. -

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2005/06/europe_des_mess.html   

 

Liesi : Réponse aux « imbéciles inutiles » (Lénine) : IL EXISTE BIEN UN COMPLOT. Cliquez sur :

liesigvtm.htm (« C’est donc la prise de conscience que cette Constitution avait pour fonction d’être un écran de fumée constitutionnalisant une idéologie déterminée, qui m’est apparu comme un grave danger pour la démocratie [ou pour le droit de se grouper en communautés naturelles et pour ces communautés d’exprimer leurs intérêts et d’être entendues par le Gouvernement]. […] Tout se passe comme si nous n’assistions plus à une construction de l’Europe, mais à la programmation méthodique de sa dilution [« solve et coagula » - pour parvenir à un gouvernement mondial].

 

 

1) Vers Demain, Octobre-Novembre 1998 - le Transponder, l'implant Micro Chip biologique d'identification internationale ; Jacques Delacroix, La Technologie du marquage pour un monde où règne l’insécurité (Attentats, crise économique,… guerre mondiale), Éditions Delacroix, collection L.I.E.S.I., octobre 2004.

 

 

Faits & Documents, 1er au 15 avril 2005, p. 12 :

 

« En Australie, le personnel de toutes les banques ainsi que les militaires sont désormais “pucés”, c’est-à-dire doivent accepter de se voir implanter dans le bras une puce RFID (qui permet notamment de contrôler leur déplacement ou de disposer de nombreuses informations personnelles sur eux). »

L’interrogatoire de Christian G. RAKOVSKI (a), ancien ambassadeur d’URSS en France, un document exceptionnel qui révèle un complot mondial dont Karl Marx était un pion majeur pour instaurer un gouvernement communiste planétaire : « Gouvernement communiste planétaire » (cf. Jacques Delacroix, « Le complot mondial – mythe ou réalité ? », collection L.I.E.S.I., Éditions  Delacroix, citées plus haut :  « L’interrogatoire de Rakovski n’est pas un simple syllogisme, mais l’étalage complet de l’Histoire pré-établie : ce que sera la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que l’explication et l’application de la doctrine communiste avant et après la victoire de Staline. Plus encore, il déborde sur un futur qui semble bien proche de nous depuis les attentats du 11 septembre 2001 : la mise en œuvre d’une Troisième Guerre mondiale ! […] L’évidence interne de ce document et le fait que les événements ultérieurs se déroulèrent exactement selon le plan indiqué constituent une double preuve de la véracité de cette histoire. L’ouvrage dont ce texte est tiré est un document essentiel pour tous ceux qui veulent comprendre les événements qui surviennent dans le monde et leur cause, et aussi pour apprendre à connaître ce qui seul peut stopper les conquêtes de la révolution : le pouvoir exclusif d’émission des monnaies doit impérativement être rendu aux Etats, et cela partout. ») [Sur les moyens utilisés pour parvenir au Gouvernement Mondial ou établir un « état de droit » mondial, voir également Jacques Delacroix, 11 mars 2004 : Attentats de Madrid – De l’instabilité à l’intimidation des populations (2004), collection L.I.E.S.I., Éditions Delacroix citées plus haut ; ID., Les élections américaines et les “Skull and Bones” (Qu’est-ce que L’Ordre des “Skulls and Bones” ? Faut-il en avoir peur ? Pourquoi les candidats Bush/Kerry ne peuvent-ils pas révéler ce qu’ils savent de L’Ordre et de « leur mission » ?...), septembre 2004.]   

a) Cliquez sur :

http://www.catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C120_Rakovsky_32p.pdf

Pierre Dequènes (auteur cité plus haut), « Le Plan divin sur la création » (ouvrage de synthèse unique en son genre), disponible chez l’auteur, 142, rue Roller, 82200 Toulon, 2002, Tél. : 04 94 24 35 90, page 25 :

« Toute l’histoire est absolument méconnue. Comme le disait Balzac (lui-même franc-maçon) : « Il y a deux histoires, l’histoire officielle mensongère, qui nous est enseignée et l’histoire secrète, où se trouve les vraies causes des événements, une histoire honteuse ».

« Notre époque marque la conclusion de la plus grande guerre de religion de l’histoire. Mais les media n’en parlent pas. Ils endorment les gens pour les empêcher de réfléchir et donc de réagir. »

 

ID., ibid.,   pp. 56 et 59 :

« L’objectif des systèmes éducatifs actuels n’est plus de donner une formation intellectuelle, mais de modifier les valeurs, les attitudes et les comportements, pour procéder à une révolution psychologique, éthique et culturelle, avec des techniques de manipulation psychologique et sociologique.

« […] Rappelons enfin l’utilisation des jeux vidéo et des jeux de rôle, dans l’abrutissement de la jeunesse et celui de la télévision dans la manipulation des consciences, et la promotion du sexe et de la pornographie. »

 

ID., ibid., p. 66 :

« A vue humaine, plus rien ne semble s’opposer à la victoire de SATAN. Mais c’est faire fi du Créateur. Le scénario mondialiste s’insère en effet dans la fin des temps, annoncée par les prophètes, qui verra le châtiment de DIEU s’abattre sur l’humanité pervertie et apostate, transformer finalement la victoire de SATAN en défaite définitive et restaurer la Création dans son état originel.

« Ainsi l’Église, comme le Christ, sera crucifiée et devra mourir avant de ressusciter. Ses bourreaux seront ceux qui ont crucifié le Christ, les autorités du judaïsme (1). Mais à la fin, le peuple juif se convertira au Christ (2). »

1) Actes, IV, 8-10 :

« Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple et anciens d’Israël, puisque nous sommes interrogés aujourd’hui sur un bienfait accordé à un malade, afin que nous disions comment il a été guéri, sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. Jésus est : La pierre rejetée par vous qui bâtissez, et qui est devenue la principale de l’angle (cf. Psaumes, CXVII : 22). » 

2) Romains, XI, 1-2, 25 :

« Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! Car, moi aussi, je suis israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin. Non, Dieu n’a pas rejeté son peuple qu’il avait connu par avance. […] Non, je ne veux pas, frères, vous laisser ce mystère, de crainte que vous ne vous fiiez à votre propre jugement : c’est un endurcissement partiel qui est arrivé à Israël jusqu’à ce que les Gentils soient entrés au complet.» (Cf. également Isaïe, LII, 6.)

 

 

Cardinal Pie, Œuvres de Mgr l'évêque de Poitiers, tome IV, § XVI : Réponse à son Excellence M. Billault ; Ministre-Commissaire du gouvernement impérial, dans la discussion de l'adresse du sénat et du corps législatif, Poitiers, le 4 avril 1862, p. 436 :

 

« Admettre que la dépendance de la loi divine paralyse et vicie la politique humaine, c'est outrager, ou plutôt c'est nier Dieu, qui n'a pas pu mettre cette opposition et cette contradiction entre deux ordres dont il est l'auteur, l'ordre religieux et l'ordre social ; ou bien, c'est ressusciter la doctrine manichéenne des deux principes, et livrer l'Église à l'un et le monde à l'autre [et se mettre sous la dépendance de Lucifer à l'instar des Illuminati ou de la secte des francs-maçons qui ne veulent pas que le Christ règne sur eux - cf. Luc, 19 : 11-27, l’ultime dénouement, le dernier jour des «  3 jours de ténèbres » qui verra la terre devenir comme un désert après l’extermination des ennemis de Jésus-Christ (cf. Psaumes, CIX (Vulgate) ; Isaïe, 6, 11 ; 13 : 9 ; 24 : 5-6 ; 26 : 10 ; 6 : 12 ; 2e de Pierre, 3 : 7 ; Apocalypse, 6 : 4, 12, 16-17 ; 5 : 10, 12 ; 20 : 5-6 ; 9 : 13-15 ; St Irénée de Lyon, le " fondateur de la théologie catholique ", Contre les hérésies,  V, 35, 1 ; 34 : 2 ; le Secret de La Salette ; Vie d’Anna-Maria Taïgi, par le P. Bouffier, 1866)]. »

 

Le 15 mars 1859, Napoléon III reçoit le cardinal Pie qui prend figure de Père de l’Église en lui rappelant ses devoirs de chef d’Etat (cf. Mgr Baunard, Histoire du Cardinal Pie, Evêque de Poitiers, t. I, pp. 665-670) :

 

« Or, Sire, j’ai le devoir de vous dire que Jésus-Christ ne règne pas parmi nous, et que notre Constitution n’est pas, loin de là, celle d’un Etat chrétien et catholique. Notre droit public établit bien que la religion catholique est celle de la majorité des Français ; mais il ajoute que les autres cultes ont droit à une égale protection. N’est-ce pas proclamer équivalemment que la Constitution protège pareillement la vérité et l’erreur ? Eh bien ! Sire ! savez-vous ce que Jésus-Christ répond aux gouvernements, qui se rendent coupables d’une telle contradiction ? Jésus-Christ, Roi du ciel et de la terre, leur répond : « Et Moi aussi, gouvernements qui vous succédez, en vous renversant les uns les autres [« and so on »], Moi aussi je vous accorde une égale protection ! [Et c’est la foire d’empoigne : chacun pour soi, Dieu pour tous !] [...] L’Empereur arrêta l’évêque : « Mais encore, croyez-vous que l’époque où nous vivons comporte cet état de choses, et que le moment soit venu d’établir ce règne exclusivement religieux que vous me demandez ? Ne pensez-vous, Monseigneur, que ce serait déchaîner toutes les mauvaises passions ? » [Notons bien qu’en 2004 ces mauvaises passions sont toutes libérées et ne peuvent qu’attirer la colère de Dieu sur notre pays - cf. Notre-Dame de La Salette.] L’évêque de Poitiers n’avait pas parlé de « règne exclusivement religieux », il avait seulement dégagé le droit divin qui devait dominer tout le règne [cf. l’Encyclique Quas Primas du pape Pie XI] ; mais l’essentiel de l’objection consistait dans cette opportunité toujours placée en avant. Il fit cette réplique solennelle : « Sire, quand de grands politiques comme Votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner, parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis un évêque, et comme évêque, je leur réponds : « le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner : eh bien ! alors, le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer. » (Ces paroles ont été rappelées à la Chambre française, le 2 juin 1958, par un député, M. Guy Jarrosson. Cf. le J.O. du 3 juin 1958.) »

 

Cardinal Pie, Œuvres de Mgr l’Evêque de Poitiers, Première instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent adressée au clergé diocésain, assemblé pour la retraite et le synode, 7 juillet 1855, t. II, Lib.-Ed. Oudin, 1872, page 402 :

 

« Qu’un gouvernement sage et même chrétien puisse et doive, dans certaines circonstances déterminées, maintenir le principe de la tolérance civile : ceci n’est nullement contesté. Mais, de là à l’existence d’une morale sociale et suréminemment catholique, qui se place au-dessus de toutes les religions, et qui prétend suffire aux besoins des Etats, il y a la distance qui sépare le possible de l’absurde. Non, jamais on ne sauvera les nations, jamais on ne rétablira l’ordre moral et social au moyen de l’impiété. » [Et malgré ces évidences philosophiques, nos dirigeants politiques osent même parler des valeurs d’un Etat dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme maçonnique qui méconnaît le véritable statut de la nature humaine dans sa condition actuelle en amputant sciemment l’homme de sa finalité surnaturelle pour laquelle celui-ci est cependant créé et qui ruine ainsi inévitablement la notion de vérité ! En réalité, ces prétendues valeurs ne sont ni plus ni moins que celles de Lucifer ou de Satan (1). « L’homme est créé, dit saint Ignace de Loyola dans ses Exercices spirituels, pour louer, honorer et servir Dieu notre Seigneur, et moyennant cela sauver son âme. » Et quelle valeur peut-on accorder aux doctorats de philosophie décernés par un Etat incapable de nous donner une définition satisfaisante de la philosophie et de la vérité ? Nous le déclarons par conséquent ipso facto incompétent en cette discipline éminemment architectonique qui fait toute la différence entre l’homme et l’animal (cf. Aristote, Métaphysique, liv. A, chap. 2). La décadence de tous les  professeurs ne constitue pas une pure vue de l’esprit. Il suffit en effet de constater l’état de dégradation morale et  intellectuelle dans lequel se trouve actuellement la jeunesse pour en être convaincu. Tels maîtres, tels disciples ! Peut-on parler de la mort de l’intelligence ? A quoi sont réduits les transcendantaux ou les déterminations générales de l’étant en tant que tel (ens, unum, bO.N.U.m, verum), les seules vraies valeurs qui conduisent à l’Étant Premier et donnent un sens à notre vie ?  Quant aux prétendues valeurs du laïcisme si cher aux francs-maçons (1), disons tout de go qu’elles ramènent l’humanité à l’animalité (2). Il faut être aveugle pour ne pas le voir ou être soumis aux ordres de la chair pour ne plus en être conscient ou ne plus en avoir  l’intelligence (3). Le fait est que tout est à reprendre. Quand on observe ce qui se passe actuellement, en 2007, dans notre monde, on ne peut que reprendre cette phrase de William Shakespeare dans son Macbeth : « La vie n’est qu’un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s’agite durant son heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus ; c’est une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien… » Et sainte d’Avila, la Mère des spirituels, d’écrire, quant à elle, dans son Chemin de la perfection : « O mes filles, ne recherchons point les joies de la terre. Nous sommes bien ici. Ce n’est qu’une nuit à passer dans une mauvaise hôtellerie ». Nous sommes retournés au paganisme et à la barbarie, devenus semblables aux « chiens qui retournent vers ce qu’ils ont vomi » (4). La coupe est pleine (26 avril 2004). La colère de Dieu va se manifester. Pauvre monde !] 

1) Cf. l’Encyclique Humanum Genus du pape Léon XIII.

2) Par le naturalisme ou le laïcisme maçonnique ou encore la séparation de l’Église et de l’État, les hommes sont réduits au plus commun dénominateur, c’est-à-dire à l’animalité – cf. le célèbre arbre de Porphyre : Socrate – Homme – Animal raisonnable – Animal : L’Isagoge, De la différence : « En effet, le raisonnable et l’irraisonnable sépare l’homme et le cheval, qui sont sous le même genre, à savoir l’animal ».

3) Cf. Éphésiens, 2 : 3 : I Corinthiens, 2 : 14.

4) II Pierre, 2 : 22.

 

Alexis Carrel (prix Nobel de médecine 1940), «L'homme cet inconnu», chap. VIII, § II :

« Les économistes réaliseraient que les hommes sentent et souffrent, qu'il ne suffit pas de leur donner de la nourriture et du travail, qu'ils ont des besoins spirituels aussi bien que physiologiques (1). Et également que l'origine des crises économiques et financières peut être morale et intellectuelle. »

1) Cf. S. Matthieu, IV, 4 ; VI, 33 ; XXII, 21.

 

 

Pape Pie XI, Encycl. Mit Brennender Sorge, 14 mars 1937, à l'épiscopat allemand :

« Sur la foi en Dieu, gardée intacte et sans tache, repose la moralité de l'humanité. Toutes les tentatives pour ôter à la morale et à l'ordre moral le fondement, solide comme le roc, de la foi et pour les établir sur le sable mouvant des règles humaines, conduisent tôt ou tard individus et sociétés à la ruine morale. L'insensé qui dit dans son cœur : Il n'y a pas de Dieu, marchera dans les voies de la corruption morale (cf. Ps., XIII, 1 et suiv.). Le nombre de ces insensés, qui aujourd'hui entreprennent de séparer Morale et Religion, est devenu légion. Ils ne voient pas ou ne veulent pas voir que bannir le christianisme confessionnel, c'est-à-dire la conception claire et précise du christianisme, de l'enseignement et de l'éducation, de l'organisation de la vie sociale et publique, c'est aller à l'appauvrissement spirituel et à la décadence. »

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Tolérance

Michel Creuzet, Le Libéralisme, I - Le tolérantisme libéral, Verbe, Février 1962, p. 57 :

« On remarquera la confusion entre la charité que nous devons aux personnes victimes de l'erreur et le devoir de rejeter les idées fausses, de les désigner au moins comme telles quand il apparaît impossible de les combattre ouvertement. »

 

 

Pape Pie XII, Aux juristes italiens, 6 décembre 1953 :

« En d'autres termes, on demande si le fait ' de ne pas empêcher ' ou de tolérer est permis dans ces circonstances et si, par là, la répression positive n'est pas toujours un devoir. [...] Un regard sur la réalité autorise une réponse affirmative. Elle montre que l'erreur et le péché se rencontrent dans le monde dans une large mesure. Dieu les réprouve ; cependant, Il leur permet d'exister. D'ou l'affirmation : l'erreur religieuse et morale doit toujours être empêchée quand c'est possible, parce que la tolérance est en elle-même immorale, ne peut valoir dans un sens absolu et inconditionné. [...] Sans parler, ici, d'autres textes de la Sainte Écriture qui se rapportent à cet argument, le Christ, dans la parabole de la zizanie, a donné l'avertissement suivant : « Dans le champ du monde, laissez croître ensemble l'ivraie et la bonne semence jusqu'à la moisson, à cause du froment » (Matthieu, XIII, 30 ; cf. Joël, IV, 13 ; Apocalypse, XIV, 15). Le devoir de réprimer les déviations morales et religieuses ne peut donc être une ultime norme d'action. Il doit être subordonné à des normes plus hautes et plus générales qui, dans certaines circonstances, permettent et même font peut-être apparaître comme le parti le meilleur celui de ne pas empêcher l'erreur, pour promouvoir un plus grand bien. Par là se trouvent éclairés les deux principes desquels il faut tirer, dans les cas concrets, la réponse à la très grave question touchant l'attitude que le juriste, l'homme politique et l'État souverain catholique doivent prendre à l'égard d'une formule de tolérance religieuse et morale comme celle indiquée ci-dessus, en ce qui concerne la communauté des États. Premièrement : ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande ni à l'action. Deuxièmement : le fait de ne pas empêcher par le moyen des lois d'État et de dispositions coercitives peut néanmoins se justifier dans l'intérêt d'un bien supérieur et plus vaste. [...] Pour parler en son nom, en de telles questions décisives qui touchent la vie internationale, est seul compétent en dernière instance celui à qui le Christ a confié la conduite de toute l'Église, le Pontife romain. »

 

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 Saint Augustin et la joie née de la vérité

 

Saint Augustin (354-430), le grand Africain de Thagaste (Constantine-Sétif), Les Confessions, liv. Xe, chap. XXIII, Le bonheur est inséparable de la possession de la vérité (Mais pourquoi «la vérité engendre-t-elle la haine» ?), et chap. XXXV, La curiosité [le mal de notre présent siècle] :

 

« [...] C'est que le bonheur consiste dans la joie issue de la vérité. Et cette joie, c'est la joie qui naît de vous, qui êtes la Vérité même, ô Dieu, ' ma lumière, salut de ma face (1), mon Dieu ! ' [...] Mais pourquoi ' la vérité engendre-t-elle la haine (2) ? ' Pourquoi les hommes regardent-ils comme un ennemi celui qui la prêche en votre nom, alors qu'on aime le bonheur (la vie bienheureuse) qui n'est pas autre chose que la joie née de la vérité («beata vita, quæ non est nisi gaudium de veritate») ? Pour cette simple raison que la vérité est tellement aimée que, quoi qu'ils aiment, ils veulent que ce soit la vérité ; et, ne voulant pas être trompés, ils ne veulent pas non plus être convaincus d'erreur. Ainsi ils détestent la vérité par amour de ce qu'ils prennent pour la vérité. [...] C'est ainsi, ainsi, oui, ainsi qu'est fait le cœur de l'homme ! Aveugle et lâche, déshonnête et laid, il veut demeurer caché, mais il ne consent pas que rien lui demeure caché. « [Quelle géniale analyse qui démontre incontestablement la pauvreté de notre psychologie matérialiste qui prétend tout expliquer à partir de notre misérable moi et qui nie en même temps l’existence de l’âme et de l’esprit ! La science de l'âme sans âme (logos sans psyché) ... C'est fou. En réalité, seul le véritable christianisme est suffisant, la psychologie n’en étant qu’un ersatz délétère] [...]

« Ici vient s'ajouter une autre forme de tentation, qui offre de plus nombreux dangers. Outre la concupiscence de la chair, qui consiste dans la délectation voluptueuse de tous les sens, et dont l'esclavage perd ceux qui s'éloignent de Vous [mon Dieu], il y a dans l'âme une autre convoitise, qui s'exerce par les mêmes sens corporels, mais qui tend moins à une satisfaction charnelle qu'à faire des expériences par le moyen de la chair : vaine curiosité qui se couvre du nom de connaissance et de science [Ecclésiaste, I, 10 : «Nihil novi sub sole.» : «Rien de nouveau sous le soleil.»]. [...] C'est cette maladie de la curiosité qui est à l'origine des exhibitions des monstres dans les spectacles. C'est elle qui nous conduit à scruter les secrets de la nature extérieure, dont la connaissance ne sert à rien et que les hommes ne désirent connaître que pour le plaisir de connaître. C'est encore elle qui, poursuivant la même fin,- une science perverse : «perversæ scientiæ» ,- inspire les recherches de l'art magique. C'est elle aussi qui, dans la religion même, nous induit à tenter Dieu, quand on lui demande des signes et des prodiges, non pour le salut d'une âme, mais pour la seule satisfaction de les connaître. »

1) S. Jean, 14 : 6 ; Psaumes 27 : 1 ; 42 : 12.

2) Térence, Andr. 68.

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L'ÂME QUI, SELON SAINT JEAN DE LA CROIX, FAIT VÉRITABLEMENT L'ŒUVRE DE DIEU

(Cantique spirituel, strophe XXI, strophe 3 :

 

« Celui qui aime ne rougit point devant le monde de ce qu'il fait pour Dieu et ne cache point ses œuvres par vergogne, encore que tout le monde les doive condamner. Car celui qui aura honte de confesser le Fils de Dieu devant les hommes, laissant l'exercice des bonnes œuvres, le Fils de Dieu Lui-même, comme il est dit en saint Luc (IX, 26), aura honte de le confesser devant son Père. Et partant l'âme, avec un courage d'amour, se glorifie plutôt qu'on sache pour la gloire de son Bien-Aimé qu'elle a fait une telle œuvre pour son amour, à savoir qu'elle s'est perdue à toutes les choses du monde, et pour ce sujet elle dit :

 

« Dites que je suis perdue »

 

« Peu de spirituels parviennent à cette si parfaite hardiesse et détermination dans les œuvres. Car bien que quelques-uns pratiquent cette façon de procéder, et même qu'il y en ait qui se tiennent pour fort avancés, pourtant jamais ils n'achèvent de se perdre en certains points, soit du monde, soit de la nature, pour faire les œuvres parfaites et pures pour le Christ, sans regarder à ce qu'on dira, ou ce qu'il semblera. Et ainsi, ceux-là ne pourront pas dire : « Dites que je suis perdue », puisqu'ils ne sont pas perdus à eux-mêmes dans leurs œuvres. Ils ont encore honte de confesser le Christ devant les hommes par leurs actions ; ils ne vivent pas véritablement en Lui, puisqu'ils ont égard à d'autres choses. »

 

 

IIe ép. à Timothée, 3 : 16 :

 

« Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit parfaitement équipé pour faire toute bonne œuvre.»

 

 

Ire ép. à Timothée, 6 : 20 :

 

« O Timothée, garde le dépôt, évite les discours vides et profanes, ainsi que les antithèses de la fausse gnose [antiqeseiV thV yeudwnumou gnwsewV] au nom trompeur ! » (Cf. aussi IIe ép. à Timothée, 1 : 14 – cf. la formule « sacramentelle » de Hegel consacrée par Karl Marx : thèse + antithèse = synthèse. – Il convient là de souligner que l’on ne peut pas parler de fausse gnose sans sous-entendre qu’il en existe également une vraie.)

 

 

IIe ép. aux Thessaloniciens, 2 : 15 :

 

« Ainsi donc, frères, tenez ferme et gardez les traditions que nous vous avons enseignées, soit de vive voix, soit par lettre.»

 

 

Saint Matthieu, 10 : 27 :

 

« Ce que je dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour ; car ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits.»

 

 

ID., 10 : 32-33 :

 

« C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.»

 

 

Saint Marc, 16 : 16 :

 

« Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné.»

 

 

Saint Jean, 3 : 27, 36 :

 

« Jean répondit : […] Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu  demeure sur lui. »

 

 

Saint Augustin, La foi et les œuvres, XXIII, 43 :

 

« D’ailleurs, que nos objectants essaient seulement de discuter cette autre parole : “Celui qui ne croit pas est déjà jugé” (Jean III, 18) ! Cette fois, il leur faudra bien interpréter “jugement” au sens de châtiment éternel, sous peine de prétendre que même les incroyants seront sauvés par le feu. Il est dit en effet : “Celui qui ne croit pas est déjà jugé”, c’est-à-dire, déjà voué au jugement. »

 

 

Saint Matthieu, 19 : 16-18 :

 

« Et voici un homme s'approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? Il lui répondit : [...] Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? lui dit-il ? Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d'adultère, tu ne déroberas pas ; [...].»

 

 

S. Marc, 10 : 11-12 (et S. Luc, 16 : 18) :

 

« Jésus leur dit : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère

 

 

Hébreux, 13 : 4 :

 

« Que le mariage soit en honneur chez tous et le lit conjugal sans souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères.»

 

 

Saint Marc, 8 : 38 : « Car quiconque aura honte de moi [Jésus] et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges.»

 

 

Ire ép. de S. Paul à Timothée, 6 : 3-4 :

 

« Si quelqu'un donne un autre enseignement et ne s'attache pas aux saines paroles, celles de notre Seigneur Jésus-Christ, et à l'enseignement qui est conforme à la piété, c'est un être gonflé d'orgueil qui ne sait rien [...].»

 

 

Saint Jean, 7 : 16 :

 

« Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de Celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire Sa volonté, il saura si cette doctrine vient de Dieu ou si c'est moi qui parle de moi-même.»

 

 

ID., 8 : 14 :

 

« Jésus répondit aux pharisiens : Quoique je rende témoignage de moi-même, mon témoignage est vrai, car je sais d'où je suis venu et où je vais ; mais vous, vous ne savez d'où je viens ni où je vais.»

 

 

ID., 12 : 47-50 :

 

« Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge ; la parole que j’ai annoncée, c’est elle qui le jugera au dernier jour. Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. Et je sais que son commandement est la vie éternelle. C’est pourquoi les choses que je dis, je les dis comme le Père me les a dites. »

 

 

ID., 14 : 8, 9, 10, 21 :

 

« Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. […]

« Jésus lui dit : […] Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. […]  

 « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père, et je l'aimerai, et je me ferai connaître à lui.»

 

ID., 17 : 1, 5-10, 14, 20-21, 24 :

« Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : […] Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. J’ai fait connaître ton nom aux hommes. Ils étaient avec toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi. Car je leur ai donné les paroles que tu m’as données ; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sortir de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. C’est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi ; et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à  moi, et je suis glorifié en eux. […] Je leur ai donné ta parole ; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. […] Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. […] Père, je veux que là où je suis ceux que tu m’as donnés soient aussi avec moi, afin qu’ils voient ma gloire, la gloire que tu m’as donnée, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. »               

 

 

S. Marc, 13 : 31 : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.»

 

 

S. Jean, 10 : 25-28 :

 

« Jésus répondit aux Juifs : […] Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » 

 

 

S. Luc, 6 : 46-49 :

 

« Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis ? Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles et les met en pratique. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé bien avant, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est jeté contre cette maison, sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti sur la terre, sans fondement. Le torrent s'est jeté contre elle : aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.»

 

 

ID., 8 : 21 :

 

« Mais Jésus répondit : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.»

 

 

ID., 11 : 27-28 :

 

« Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t'a porté ! Heureuses les mamelles qui t'ont allaité ! Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »

 

 

Ire Épître de saint Jean, III, 22 :

 

« Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de Dieu, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui Lui est agréable. »

 

 

Saint Augustin, La foi et les œuvres, XXII, 40 :

 

« En fait on devrait se souvenir qu’il est écrit également : “Le signe que nous le connaissons, c’est d’observer ses commandements. Quiconque dit : je le connais sans observer ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est pas en lui » (I Jean, II, 3-4). »

 

 

Saint Luc, 12 : 8 :

 

« Je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; mais celui qui me reniera devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu.»

 

 

ID., 12 : 51 :

 

« Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division.»

 

 

S. Luc, 2 : 34 :

 

Siméon dit à Marie, la mère de Jésus : « Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction ».

 

 

S. Jean, 15 : 18 :

 

« Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui.»

 

 

S. Marc, 13 : 13 :

 

« Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. »

 

 

Ire ép. de S. Jean, 5 : 19 :

 

« Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin (« mundus totus in maligno positus est »). »

 

 

Ep. de saint Paul aux Romains, 12 : 2 :

 

« Ne vous conformez pas à ce siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de l’esprit, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »

 

 

Ire ép. de saint Paul aux Corinthiens, 3 : 19 :

 

« Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. »

 

 

S. Jacques, 4 : 4 :

 

« Adultères, ne savez-vous pas que l'amour du monde, c'est la haine de Dieu ? Celui donc qui veut être l'ami du monde se pose en ennemi de Dieu.»

 

 

S. Luc, 13 : 22-24 :

 

« Jésus traversait les villes et les villages, enseignant, et faisant route vers Jérusalem. Quelqu'un lui dit : Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui sont sauvés ? Il leur répondit : Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.»

 

 

Saint Matthieu, 22, 14 :

 

« Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. »

 

 

Saint Jean, 20 : 31 :

 

« Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.»

 

 

ID., 1 : 1, 14, 18 :

 

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. [...] Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, la gloire comme du Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. [...] Nul n'a jamais vu Dieu : le Fils unique de Dieu, qui est dans le sein du Père, c'est lui qui nous l'a fait connaître.»

 

 

Colossiens, 1 : 15 :

 

« Ce Fils est Image du Dieu invisible, Premier né de toute créature, parce qu'en lui tout a été créé au ciel et sur la terre, les choses visibles et les invisibles [...]. Tout a été créé par lui et pour lui ; et il existe avant toutes choses et toutes choses subsistent en lui.»

 

 

I Jean, 2 : 22-23 :

 

« Qui est menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l'antichrist, celui qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils ne possède pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils possède aussi le Père.»

 

 

S. Matthieu, 22 : 34-40 :

 

« Les pharisiens, ayant appris que Jésus avait réduit au silence les sadducéens, se rassemblèrent, et l'un d'eux, docteur de la loi, lui fit cette question pour l'éprouver : Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable [et par conséquent non identique] : Tu aimeras ton prochain comme toi-même [notons bien ici l'analogie et non l'univocité]. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.»

 

 

I Corinthiens, 13 : 2 :

 

« Quand j'aurais toute la foi, au point de transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.»

 

 

Jacques, 2 : 14 :

 

« Quelle utilité, mes frères, si quelqu'un dit qu'il a la foi alors qu'il n'a pas les œuvres ? Est-ce que par hasard la foi pourra le sauver ? »

 

 

I Corinthiens, 6 : 9-10 :

 

« Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les voleurs, ni les avares, ni les adultères (« neque fornicatores »), ni les efféminés, ni les pédérastes (« neque masculorum concubitores »), ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces ne posséderont le royaume de Dieu

 

 

Romains, 13 : 13 :

 

« Comme durant le jour, marchons honnêtement, non dans les excès de table et les ivrogneries, non dans les dissolutions et les impudicités ; non dans l’esprit de contention et l’envie. »

 

 

Galates, 5 : 19-21 :

 

« Les œuvres de la chair sont manifestes ; ce sont la fornication, l'impudicité (a), le libertinage, la débauche, l'idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les rivalités, les jalousies, les emportements, les disputes, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table et autres à l'avenant. Je vous préviens comme déjà je vous en ai prévenus : ceux qui font de pareilles choses n'auront pas le royaume de Dieu.»

a) Dont le démon s’appelle Asmodée, un misérable démon de la pire espèce, qui tremble au seul nom de Jésus, le Roi du Ciel et de la terre.

 

 

Épître de Jude, versets 1-2, 5-7, 12-13 :

 

« Jude, serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques, aux élus, qui ont été appelés en Dieu le Père et gardés pour Jésus-Christ : que la miséricorde, la paix et l’amour vous soient donnés en abondance ! […] Je tiens à vous rappeler, - à vous qui, une fois pour toutes, avez eu connaissance de tout, - que le Seigneur, après avoir tiré son peuple du pays d’Egypte, fit ensuite périr ceux qui se montrèrent incrédules (a), et qu’il garde pour le jugement du grand Jour, éternellement enchaînés dans les ténèbres, les anges déchus et déserteurs (b). De même Sodome, Gomorrhe et les villes voisines, pareillement coupables d’impudicité et de péchés contre nature, se présentent à nous comme un exemple, endurant la peine du feu éternel (c). […] Mais ces individus insultent ce qu’ils ne connaissent pas ; quant à ce qu’ils connaissent par les sens à la façon des animaux sans raison, c’est cela qui cause leur perte (d). Malheur à eux ! […] Ces individus sont les taches qui souillent vos agapes, où ils festoient sans pudeur et ne songent qu’à se repaître : nuées sans eau, emportées par le vent ; arbres de fin d’automne, sans fruits, deux fois morts déracinés ; vagues furieuses de la mer qui projettent l’écume de leurs turpitudes ; astres errants qu’attendent pour l’éternité les ténèbres les plus épaisses (e). »

 

a) Cf. Nombres, XIV, 35 ; I Corinthiens, X, 5.

 

b) Cf. 2 Pierre, II, 4, 9.

 

c) Cf. Genèse, XIX, 4-25 ; 2 Pierre, II, 6.

 

d) Cf. 2 Pierre, II, 12.

 

e) Cf. 2 Pierre, II, 17.

Saint Augustin, La foi et les œuvres (De fide et operibus), XV, 25 :

« [...] Mais est-ce que ceux-là seuls s'en iront au feu éternel, qui se seront abstenus des œuvres de miséricorde, et non pas aussi ceux qui auront dérobé le bien d'autrui ou se seront traités eux-mêmes sans miséricorde, en souillant en eux le temple de Dieu ? Comme si les œuvres de bienfaisance avaient quelque utilité sans la charité, alors que l'Apôtre a dit : « Si je distribue tous mes biens aux pauvres, mais sans avoir la charité, cela ne me sert de rien ! (I Cor., 13 : 3) » Ou comme si l'on aimait son prochain comme soi-même, quand on ne s'aime pas soi-même ! Car «celui qui aime l'iniquité hait son âme» : «qui autem diligit iniquitatem, odit animam suam» (Psaumes, X, 6).» [Notons bien qu'il est impossible d'avoir la charité sans avoir la vraie foi, parce que le Saint-Esprit, qui est la charité même procédant éternellement de l'amour réciproque du Père et du Fils, n'est donné qu'aux âmes justifiées par leur foi en Jésus-Christ (cf. Romains, 5 : 1-5 ; 3 : 28 ; Hébreux, 11 : 6), vrai Dieu né du vrai Dieu (1). En vérité, on trompe le peuple chrétien en lui faisant croire que son amour de l'homme ou sa philanthropie équivaut à la charité, alors que celle-ci est une vertu théologale ou divine qui, seule, est salutaire (cf. Hébreux, 11 : 6 ; Actes, 15 : 9), et que l'autre est absolument incapable de conduire à Dieu ou à l'union divine, parce qu'elle n'est qu'une vertu purement naturelle ou humaine et que tous les moyens doivent être proportionnés à leur fin (cf. Saint Jean de la Croix, La Montée du Mont Carmel, livre II, chapitre VIII). Et c'est pourquoi l'humanisme maçonnique, dont le dieu est l'Humanité qu'il a substitué au Christ et qui englobe toutes les religions dans un culte universel au nom d'un amour purement humain et par conséquent séparé du vrai Dieu, qui est notre Souverain Bien, ne peut que nous conduire à notre damnation éternelle. En tant que catholiques, nous avons le culte du vrai Dieu, c'est-à-dire du Père, du Fils et du Saint-Esprit (cf. Jean, 4 : 23 ; Matthieu, 28 : 19 ; I Timothée, 1 : 17), et non pas le culte de l'homme en tant qu'homme (cf. Matthieu, 4 : 10 ; Hébreux, 12 : 28 ; Apocalypse, 19 : 10 ; 22 : 8-9). « Ainsi parle Dieu : Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme, qui prend la chair pour son secours, et dont le cœur s'écarte de Dieu » (Jérémie, 17 : 5 ; cf. également Isaïe, 2 : 22 : « Cessez donc de vous confier en l’homme … », et S. Luc, 18 : 19 : « Pourquoi m’appelles-tu bon … »). Toute Ecriture n'est-elle pas inspirée de Dieu pour convaincre et redresser ? « Si nous disons, dit l'apôtre Jean : Nous n'avons pas de péché, nous faisons de Dieu un menteur, et sa parole n'est pas en nous » (Ire ép. de Jean, 1 : 10). Il ajoute même un peu plus loin, au verset 15 du chapitre II : « N'aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde », précisant au verset suivant : « Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est pas en lui » (cf. également 5 : 4, 5). Ces paroles ne sont-elles pas suffisamment claires ? Gardons nous bien de soutenir le contraire de ce qu'elles disent, en nous prévalant de quelque autorité ou titre que ce soit. Soyons intellectuellement honnêtes ou ne péchons pas contre l'Esprit (cf. Ephésiens, 4 : 5 ; Galates, 6 : 7).]

1) S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa-IIæ, q. 23, a. 7, 2. Præterea :

« La charité ne peut exister sans la foi (« caritas non potest esse sine fide ») : elle procède en effet « d’une foi sans détours », comme le dit l’Apôtre (I Timothée, I, 5). »

 

 

I Timothée, I : 5 :

 

“ Le but du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère (« ex fide non ficta »). »

 

 

Hébreux, 11 : 6 :

 

«  Or sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. » - La foi est absolument indispensable pour arriver à la justification : c’est un dogme.

 

 

Colossiens, 2 : 7 :

 

« Soyez enracinés en Jésus-Christ, bâtis sur Lui, consolidés dans la Foi telle qu’on vous l’a enseignée ; multipliez vos actions de grâce. »

 

 

Ire Épître de S. Paul aux Corinthiens, 1 : 18, 23 et 2 : 2 :

 

« Le langage de la croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent ; mais pour ceux qui se sauvent, pour nous, il est force divine. [...] ... nous, nous prêchons un Christ mis en croix, scandale pour les Juifs, folie pour les païens [...] En effet, je n’ai pas jugé que j’eusse à savoir autre chose que Jésus-Christ mis en croix. »

 

Rudolf Steiner, fondateur de l’Anthroposophie et, en 1902, de la revue Lucifer, qui en 1904 se nomma Lucifer-GnosisMarkus (conférence sur l’Evangile de saint Marc), Dornach, 1960, p. 70 :

 

« La paix arrivera parmi les hommes, une reconnaissance réciproque des religions (1). »

 

1) Cf. la Déclaration Nostra Ætate du pseudo Concile Vatican II. 

 

 

Albert Pike, le Grand Maître du Palladisme luciférien, Morals and Dogma, ouv. cité plus haut, p. 153 :

 

« Le Chrétien, le Juif, le Musulman, le Bouddhiste, le fidèle de Confucius et de Zoroastre peuvent s’unir comme des frères dans la prière au seul Dieu qui est au-dessus de tous les dieux. » (1) [Ce qui s’est fait à Assise, en octobre 1986, sous le couvert de Jean-Paul II - cf. Daniel, 9 : 27 ; 11 : 31 ; 12 : 11 ; 8 : 10-12, 17 ; 2 Thessaloniciens, 2 : 3-4. Comment est-ce possible ? Un même Dieu peut-il donner sur Lui et sur sa création des informations contradictoires ? (2) Il est par exemple absolument scandaleux de soutenir que les chrétiens et les musulmans adorent le même Dieu, car Dieu ne peut pas nous mentir en disant aux uns qu’il y a un seul Dieu en Trois personnes et aux autres qu’il n’est de Dieu que Dieu unique et non un Dieu avec un Fils et un Saint-Esprit, et ce en traitant de renégats ceux qui ont dit :  « Dieu est le troisième de trois » et en nous assurant qu’un « supplice douloureux les touchera » (Coran, V, 73). Cela ne peut absolument pas venir du même Dieu. N’est-ce pas là entretenir la confusion et détruire l’unité de la foi, autrement dit faire acte d’apostasie ? Et que deviennent le surnaturel et l’objectivité de l’expérience religieuse ou mystique et la notion même de vérité ? (3) Et c’est ainsi que toutes les interprétations ont droit de cité et que toutes les doctrines perdent leur substrat ou leur sens originel et ne sont plus par conséquent susceptibles de développement homogène. Toutes les religions se valent et sont « agréables à Dieu ». Et c’est pourquoi il n’est plus nécessaire de devenir catholique ou de se convertir à la vraie religion (cf. la proposition 18 du Syllabus). On peut très bien parvenir à la vie éternelle dans toutes les religions et même dans aucune ou dans le naturalisme et la franc-maçonnerie - dont l’excommunication des membres est omise par Jean-Paul II dans son Nouveau Code de Droit Canon de 1983. Il n’y a pas de hasard ! Méditons cette maxime de saint Jean de la Croix : « Le Père n’a dit qu’une Parole, à savoir son Fils, et dans un silence éternel Il La dit toujours : l’âme aussi doit L’entendre en silence. » Et cette Parole, qui est le Principe qui parle au-dedans de nous, est Une, parce que le Verbe éternel - de qui tout procède - ne Se contredit jamais, Jésus s’étant révélé comme étant la Voie, la Vérité et la Vie. Et l’unité d’un être se fonde sur le principe d’identité, ce qui exclut toute contradiction ou division. Celui qui soutient que toutes les religions sont vraies soutient également qu’aucune n’est vraie et nie par conséquent l’existence de Dieu dont l’Intelligence ne peut être que son Essence et son Être, l’Esprit Saint ou l’Esprit de Vérité étant Lui-même l’adéquation du Père et du Fils (4). En vérité, il pèche contre l’Esprit Saint (5). La vérité n’est pas changeante ; elle n’est donc pas une chose créée, mais incréée et par conséquent une. La fausseté ne peut pas se trouver en Dieu parce que le rapport d’une chose à son Intellect lui est essentiel, puisque son Intellect la produit dans l’être pour la faire subsister. Ce qui n’est pas vrai ne peut pas avoir d’existence en Dieu.]

 

1) Albert PIKE, MORALS and DOGMA, ch. XIV, Grand Elect, Perfect and Sublime Mason : « The conscience is the very voice of Deity. Masonry, around whose altars the Christian, the Hebrew, the Moslem, the Brahmin, the followers of Confucius and Zoroaster, can assemble as brethren and unite in prayer to the one God who is above all the Baalim, must needs leave it to each of its Initiates to look for the foundation of his faith and hope to the written scriptures of his own religion. »

 

 

2) Ier Livre des Chroniques, XVI, 25-26 : « Car Dieu est grand et digne de louange, il est redoutable par-dessus tous les dieux ; car tous les dieux des peuples sont des idoles. » - Livre d’Esther, XIV, 3, 6 : « Mon Seigneur, qui êtes seul notre Roi […] Et maintenant, nous avons péché en Votre présence, et Vous nous avez livrés aux mains de nos ennemis, parce que nous avons rendu hommage à leurs dieux. »

 

3) Dom Anselme Stolz, Théologie de la mystique, ouv. cité plus haut, ch. VIII, Les paroles ineffables, p. 153 :

« Le mystique relate son expérience, ou du moins ce qu’il croit être son expérience. Le psychologue essayera de l’expliquer par la connaissance de la vie psychique, et, pour autant qu’il pourra se fier à la valeur de l’expérience du mystique, il essayera d’en faire bénéficier la science. Quant au théologien (a), par contre, son rôle consistera à éclairer cette expérience d’après la théologie. Peut-être le mystique en donnera-t-il une fausse interprétation ; dans certaines circonstances le théologien pourra démontrer cette fausseté, si par exemple il y a contradiction avec les données positives de la théologie. »

a) Scolastique – cf. Pie IX, Syllabus, proposition 13 ; Léon XIII, Enc. Æterni Patris (4 août 1879) ; Pie X, Enc.Pascendi (8 septembre 1907). [L’expérience mystique étant aujourd’hui analysée et interprétée dans un sens purement psychologique, et non plus dans un sens théologique, nous a inéluctablement conduit dans un œcuménisme qui a mis toutes les religions sur un plan d’égalité et dont le naturalisme a fait son profit et le funeste et pseudo Concile Vatican II sa substantifique moelle au paragraphe 2 de sa Déclaration Nostra Ætate.]

4) Cf. S. Jean, 14 : 17 ; 15 : 26 ; 16 : 13 ; I S. Jean, 5 : 6 ; S. Jean, 10 :30.

5) Cf. S. Luc, 12 : 10 ; S. Marc, 3 : 29 ; S. Matthieu, 12 : 31-32 ; 5 : 37 ; S. Luc, 2 : 34 ; II Corinthiens, 1 : 17-20 ; S. Jacques, 5 : 12. 

Sainte Thérèse d’Avila, Relations spirituelles, Troisième relation :

« Pour ce qui concerne la foi, je me trouve, à mon avis, plus ferme. Il me semble que je ne craindrais pas d’être seule à lutter contre tous les luthériens [protestants qui se réclament de la doctrine de Luther]  et de leur montrer l’erreur où ils sont. La perte de tant d’âmes m’afflige profondément. »

 

ID., Ibid., Relations diverses :

« La ruse du démon consiste précisément à enlever aux luthériens tout ce qui pourrait réveiller leur amour pour Dieu ; voilà pourquoi ces infortunés courent à leur perte. » [Nous ne sommes pas à Assise !]

ID., le Chemin de la perfection, ch. I :

« Ayant appris vers cette époque de quelles terribles épreuves souffrait la France, les ravages qu’y avaient fait les luthériens, et les effroyables développements que prenait leur malheureuse secte, j’éprouvai une peine profonde. Comme si j’eusse pu ou que j’eusse été quelque chose, je pleurais avec le Seigneur et le suppliais de porter remède à une telle calamité. Il me semblait que j’aurais sacrifié volontiers mille vies pour sauver une seule de ces âmes qui s’y perdaient en grand nombre. »

 

ID., le Château de l’âme ou le Livre des demeures, Cinquièmes demeures, ch. IIe :

« Peut-être ce chagrin provient-il en partie de la douleur qui lui est causée quand elle voit combien Dieu est offensé et peu honoré en ce monde, comme aussi combien sont nombreux les hérétiques et les Maures [les musulmans] qui se damnent. Mais ce qui l’afflige le plus, c’est la perte des chrétiens. Sans doute, elle sait que la miséricorde de Dieu est sans borne et que ces infortunés peuvent, malgré tous les désordres de leur vie, se convertir et faire leur salut, mais elle craint qu’ils se damnent en grand nombre. » [Voilà qui est très catholique et traditionnel ! Ce n’est plus l’œcuménisme délétère dont on nous rebat les oreilles du matin au soir.]

Saint Marc, XVI, 15-16 :

 

« Puis Jésus [ressuscité] leur dit [à ses disciples] : Allez dans tout l’univers prêcher l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et recevra le baptême sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. »

 

 

Saint Matthieu, 28 : 18-20 :

 

« Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde »

 

 

Actes, IV, 8, 10-12 :

« Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit : Chefs du peuple, et anciens d’Israël […] sachez-le tous, et que tout le peuple d’Israël le sache ! C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente devant vous. Jésus est :

         La pierre rejetée par vous de l’édifice,

         Et qui est devenue la pierre angulaire.

 

Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »

 

S. Matthieu, XXVII, 23, 25-26 :

« Et ils crièrent encore plus fort : Qu’il soit crucifié ! […] Et tout le peuple [Et respondens universus populus dixit] répondit : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » - S. Luc, XXIII, 24 : « Et Pilate prononça qu’il sera fait comme ils demandaient. »

S. Jean de la Croix, le Docteur Mystique, Cantique spirituel, strophe XII, Exposition et vers 2 :

 

O Fontaine cristalline,

Si dans le miroir de tes eaux argentées,

Tu me laissais voir soudain

Les yeux que sans fin je cherche

Et que je garde à l’ébauche dans mon cœur...

 

« Comme l’âme souhaite avec un si grand désir l’union de l’Époux [Jésus-Christ – cf. S. Matthieu, 25 : 6] et qu’elle voit qu’elle ne trouve remède ni aucun moyen en toutes les créatures, elle se tourne vers la foi et lui adresse ses paroles, comme à celle qui doit lui donner une plus vive lumière de son Ami, la prenant comme un moyen pour cette fin. Car, pour parler avec vérité, il n’y en a point d’autre par où on arrive à la vraie union de Dieu, selon que l’Époux le donne à entendre par Osée : Je t’épouserai en foi. [...] Les propositions et les articles que nous propose la foi, elle les appelle miroir de tes eaux argentées. »

 

Ambroise Gardeil, O. P., La Structure de l'âme et l'expérience mystique, vol. II, Quatrième partie : La structure de la connaissance mystique, Question III : L’activité intentionnelle de la foi vive, Article I : Si l’activité de la foi est intentionnelle, pp. 148-149, Ed. Gabalda, 1927 – question dans laquelle l’auteur s’inspire uniquement du Docteur Angélique :

« Mais, de même que dans l’état présent, les puissances naturelles de l’âme [sa mémoire, son intelligence et sa volonté] ne peuvent s’aboucher avec le réel que par le moyen d’idées, abstraites des choses sensibles ; de même, dans leur état présent, les vertus théologales [ou divines], et spécialement la foi qui alimente d’objets l’espérance et la charité, ne peuvent prendre contact avec Dieu que par le moyen des idées que fournit l’enseignement extérieur et sensible de la Révélation (1).

LES VÉRITÉS DE FOI, INCARNÉES DANS LES FORMULES DU DOGME, SONT, POUR NOTRE CONNAISSANCE ACTUELLE DE DIEU TEL QU’IL EST EN SOI, L’ANALOGUE DE CE QUE SONT LES IDÉES EXTRAITES DES CHOSES SENSIBLES POUR NOTRE CONNAISSANCE DE L’ÊTRE (2). »

1) Summa theol., IIa IIæ, Q. I, a. 2 ; Q. CLXXX, a. 5, ad 2m.

2) Ad aliud dicendum, quod, ista doctrina habet pro principiis primis articulos fidei qui, per lumen fidei infusum, per se noti sunt habenti fidem, sicut et principia naturaliter nobis insita per lumen intellectus agentis. I Sent., Prologus, Q. I, a. 3, sol. III, ad 2m (Obras Completas de Santo Tomás de Aquino).

P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, O. C. D., Définiteur  général des Carmes, Je veux voir Dieu, Théologie et contemplation surnaturelle, p.435 :

« 1. Il convient en premier lieu de souligner que la contemplation est tributaire de la théologie, car elle ne saurait normalement atteindre la Vérité divine en son essence sans passer par l’adhésion à la vérité dogmatique dont la théologie lui fournit la formule. »

S. Thomas d’Aquin, Hymne « Adoro te » (« Je T’adore » - motet au Saint-Sacrement) :

« Credo quidquid dixit Dei Filius. Nil hoc verbo veritatis verius » : « Je crois tout ce qu’a dit le Fils de Dieu. Rien n’est plus vrai que cette parole de la Vérité. »

Les principes qui doivent gouverner le monde sont les paroles de Jésus. Tout le reste n’est en effet que du vent !

S. Jean, I : 1 :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu (« vers Dieu » : proV ton Qeon), et le Verbe était Dieu. »

Cardinal Pie, Œuvres de Mgr l’Evêque de Poitiers, Première instruction synodale sur les principales erreurs du temps présent adressée au clergé diocésain, assemblé pour la retraite et le synode, citée plus haut, p. 373 :

« Qu’importe la colère de ceux qui voudraient exploiter le silence ? et qu’importent aussi les murmures et l’étonnement de certains hommes trop peu dociles, qui se font juges de ce qu’ils ignorent [et ils sont malheureusement légion !], et les plaintes de quelques esprits tournés à la paix quand même, qui ne veulent pas qu’on trouble leurs illusions ni qu’on aborde les matières auxquelles il ne leur plaît pas de prêter attention ! La paix n’est possible que dans la vérité. »

S. Matthieu, 4 : 10 :

 

« Jésus lui dit : retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu Le serviras Lui seul.» [Le culte de l'homme est par conséquent une infamie !]

 

 

Romains, I, 25 :

 

« … eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! »

 

 

S. Luc, 18 : 19 :

 

« Jésus lui dit : Personne n'est bon, si ce n'est Dieu seul.»

 

 

S. Luc, 1 : 38 :

 

« Marie dit : Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! Et l’ange la quitta. »

 

 

ID., versets 46 et 47 :

 

«  Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. »

 

 

Actes, 3 : 13 :

 

« Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus … »

 

 

Ire Épître de saint Paul aux Corinthiens, IV, 1 :

 

« Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs du Christ et des dispensateurs des mystères de Dieu. »

 

 

Épître de saint Paul aux Philippiens, I, 1 :

 

« Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, à tous les saints en Jésus-Christ qui sont à Philippe, aux évêques et aux diacres : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! »

 

 

Épître de saint Paul aux Colossiens, III : 24 :

 

« Servez le Seigneur Jésus-Christ. »

 

Livre de Malachie, III, 13, 14 :

« Vos paroles sont dures contre moi, dit Dieu. […] Vous avez dit : “Inutile de servir Dieu ; qu’avons-nous gagné à observer ses préceptes et à marcher, tout tristes devant Dieu des armées ?” »

Imitation de Jésus-Christ, opuscule Ier, chap. XXIV, VIII, 40 :

« Tout est donc vanité, hormis aimer Dieu et Le servir Lui seul (1). »

1) Ecclésiaste, I, 2 ; XII, 8.

 

Saint Jean de la Croix, la Montée du Mont Carmel, livre I, chapitre IV :

« Et ceux-là seulement ont la sagesse de Dieu, lesquels comme des enfants et des ignorants déposent leur savoir et marchent avec amour à Son service (« andan con amor en su servicio »), laquelle manière de sagesse saint Paul a aussi enseignée aux Corinthiens : « Si quelqu’un d’entre vous pense être sage, qu’il se fasse ignorant pour être sage, car la sagesse de ce monde est folie auprès de Dieu (I Cor., 3, 18-19) ». »

 

 

Ste Thérèse d’Avila, Vie écrite par elle-même, ch. XXVIe :

« Nous sommes au service d’un Roi tout-puissant, d’un Maître si grand qu’Il peut tout et commande tout. Nous n’avons rien à redouter, si, comme je l’ai dit, nous suivons, sous Son regard, le sentier de la vérité avec une conscience pure. »

 

Vénérable Père Louis Du Pont, S. J., Méditations sur les mystères de notre sainte foi, 4e partie et volume : Méditations sur la Passion de Notre-Seigneur, page 228, ouvrage cité plus haut :

« Car celui dont la conscience s’appuie sur la sainteté et sur la vérité est toujours libre, toujours ferme et courageux pour le bien, en présence même des savants et des grands du monde. »

Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, Principe et fondement :

« L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu notre Seigneur, et moyennant cela sauver son âme » : « El hombre es criado para alabar, hacer reverencia y servir a Dios nuestro Señor, y mediante esto salvar su ánima. »

 

Saint Irénée (v. 130 - v. 208), évêque de Lyon, Contre les hérésies (La fausse gnose démasquée et réfutée), IV, 20, 7 : 

« La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant ; et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu.»

 

 

Saint Benoît (v. 480 - v. 547), fondateur de l'ordre bénédictin :

« Cum luce fiant omnia » : « Que tout se fasse avec lumière ».

et « ora et labora » : « Priez et travaillez ».

 

 

Ste Thérèse de Jésus (ou sainte Thérèse d'Avila), Docteur de l'Église, Château de l'âme, VIe Dem., ch. X :

« Je me demandais un jour pour quelle raison Notre-Seigneur était si ami de la vertu d'humilité. Tout à coup et sans réflexion, il me semble, il me vint à l'esprit que c'est parce que Dieu est la suprême Vérité, et que l'humilité consiste à marcher selon la vérité. Or c'est une très haute vérité que de nous-mêmes nous n'avons rien de bon, et que la misère et le néant sont notre partage. Quiconque ne le comprend pas marche dans le mensonge ; mais plus on le comprend, plus on se rend agréable à la souveraine Vérité, parce que l'on marche dans ses sentiers. Plaise à Dieu, mes Sœurs, de nous faire la grâce de ne jamais perdre cette connaissance de nous-mêmes ! Ainsi soit-il! »

 

ID., Chemin de la perfection, ch. XXXIVe :

« Quant à la pauvre âme, elle a beau vouloir, elle ne peut pas réaliser ce qu’elle veut ; elle ne peut même rien, sans un don de Dieu. […] Souvent elle se tourmente de se voir sujette à tant d’inconvénients, d’embarras et de chaînes qu’elle trouve dans la prison du corps, parce qu’elle voudrait acquitter au moins une partie de sa dette. Alors même qu’elle ferait tout ce qui dépend d’elle, que peut-elle payer, puisqu’elle ne peut donner, je le répète, si tout d’abord elle n’a reçu ? Elle ne peut que reconnaître son indigence et accomplir parfaitement ce qui dépend d’elle, c’est-à-dire faire le don de sa volonté. […] L’humilité seule est capable de la servir en quelque chose. L’humilité dont je parle n’est pas celle qu’on acquiert à l’aide de l’entendement, mais celle qui provient de l’évidence même de la vérité et lui fait comprendre en un instant ce qu’elle n’aurait jamais pu imaginer après de longues années de réflexions : la profondeur de son néant, et l’incomparable Majesté de Dieu.  […] Dites donc avec simplicité et humilité, car c’est l’humilité qui obtient tout : Fiat voluntas tua. »

 

ID., Château de l’âme, VIIe Dem., ch. IV :

« Savez-vous quand on est vraiment spirituel ? C’est quand on se fait l’esclave de Dieu et que, à ce titre, non seulement on porte Son empreinte qui est celle de la Croix, mais qu’on Lui remet sa liberté, afin qu’Il puisse nous rendre comme les esclaves de l’univers tout entier, ainsi qu’Il l’a été Lui-même. [...] C’est de là que devaient provenir les rudes pénitences auxquelles se sont livrés beaucoup de saints, en particulier la glorieuse Madeleine qui avait toujours vécu au milieu de tant de délices : de là ce zèle si ardent de notre Père saint Élie pour la gloire de Dieu (cf. I Rois, XIX, 10) ; de là encore ce zèle dont brûlaient saint Dominique et saint François pour ramener les âmes à Dieu et les porter à Le louer. Je vous assure que, dans l’oubli d’eux-mêmes où ils étaient, ils n’ont pas dû avoir peu de souffrances à endurer. Ce que je voudrais, mes Sœurs, c’est que nous travaillions à acquérir ce zèle et que nos désirs comme nos oraisons aient pour but, non de nous faire goûter des jouissances, mais de nous procurer plus de force au service de Dieu. »

 

Le bienheureux Jean de Ruysbroeck (1293-1381), l’Admirable, le solitaire de Groenendael, les Noces spirituelles :

« […] Quand le juste réside au fond de sa pauvreté, contemplant en lui le néant, la misère, l’impuissance, et qu’il se voit profondément incapable de progrès, de persévérance ; quand il voit la multitude de ses négligences et de ses défaillances, quand il apparaît tel qu’il est, dans la réalité de son indigence, il creuse la vallée de l’humilité. Prosterné dans son abaissement, reconnaissant sa détresse, il étale celle-ci en gémissant devant la miséricorde de Seigneur ; il contemple la hauteur du ciel et sa petitesse à lui. La vallée se fait très profonde.

« […] Je veux vous parler d’un petit insecte qui est fort et sage malgré sa vie dure ; c’est la fourmi. Elle se tient en communauté avec ses semblables en terrain sec et chaud. Elle amasse en été du grain pour l’hiver ; elle fend chacun de ses grains en deux pour qu’ils ne se gâtent point. Elle évite les chemins qu’elle ne connaît pas et suit la même route que ses compagnes.

« Les hommes doivent faire de même et rester forts à l’arrivée du Christ (cf. S. Matthieu, 25 : 6), sages devant les visions ou inspirations provoquées peut-être par le Malin… Qu’ils préfèrent le climat ardent et sec, je veux dire l’air brûlant des transports d’amour et des impatiences du cœur aimant. Qu’ils travaillent tout l’été de la vie et amassent de la graine éternelle. Qu’ils partagent en deux cette graine : d’une part la joie de faire quelque chose pour Dieu, de l’autre la domination de soi par la raison, afin que la récolte ne se gâte point… »

 

S. Paul aux Galates, 6 : 3 :

 

« Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même. »

 

 

Ire Épître de saint Jean, 1 : 1-5, 8 et 10 :

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et touché de nos mains, concernant la Parole de vie [ou le Verbe], - oui, la Vie s’est manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la Vie éternelle, celle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, - ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, afin que vous soyez, vous aussi, en communion avec nous, et que notre communion soit avec le Père, et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous vous écrivons ces choses afin que vous vous réjouissiez, et afin que votre joie soit complète. Et voici la Nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons : Dieu est Lumière et il n’y a pas de ténèbres en Lui. [...] Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. [...] Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Lui un menteur, et Sa parole n’est pas en nous. »  

Saint Jean de la Croix, La Vive Flamme d’Amour, strophe IV, vers 2, § 9 :

« Or comme à la vérité tout le bien de l’homme vient de Dieu et que l’homme de soi-même ne peut rien avoir de bon […]. » (« … a la verdad … el hombre de suyo ninguna cosa pueda que sea buena …).

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), Lettre circulaire aux Amis de la Croix [la Lettre des lettres, Lettre sublime jamais égalée jusqu’à ce jour et qui, à travers les siècles, s’adresse à chacun de nous] : lettregm.htm


1) Cf. Pr 24, 16 ; I Jn I, 10.

Définition de la nuit de l’esprit, saint Jean de la Croix, Nuit obscure, Livre II, ch. V :

 

« … une influence de Dieu dans l’âme qui la purifie de ses ignorances et de ses imperfections habituelles, aussi bien naturelles que spirituelles. »

 

La purification des sens par la voie ascétique n’est vraiment achevée que par celle de l’esprit, Ibid.,   ch. III :

« La raison en est que toutes les imperfections et tous les désordres de la partie sensitive ont leurs racines dans l’esprit ; et c’est de là que leur vient leur force ; c’est là que se forment les habitudes bonnes ou mauvaises ; voilà pourquoi tant que ces habitudes ne sont pas purifiées, les rébellions et les vices de sens ne le seront jamais complètement. Dans la nuit [de l’esprit] la partie sensitive et la partie spirituelle se purifient en même temps. »

 

Les effets de la nuit de l’esprit, Ste Thérèse d’Avila, Vie, ch. XIX :

« Elle [l’âme] découvre la profondeur de sa misère. Elle est tellement éloignée de la vaine gloire qu’il lui semble impossible d’en avoir. C’est de ses propres yeux qu’elle a vu son peu de pouvoir, ou plutôt son incapacité absolue… Elle voit que par elle-même elle mérite l’enfer et qu’on la châtie avec de la gloire. »

 

Saint Jean de la Croix, Nuit obscure, Livre II, ch. X :

« Pour un plus grand éclaircissement de ce que nous avons dit et de ce que nous dirons, il faut remarquer ici que cette purgative et amoureuse notice ou lumière divine dont nous traitons, se comporte envers l’âme, la purgeant et disposant pour l’unir parfaitement avec soi, de même que le feu envers le bois pour le transformer en soi. Parce que le feu matériel appliqué au bois commence premièrement à le sécher, chassant l’humidité dehors et faisant pleurer l’eau qui est encore dedans. Après il le noircit, l’obscurcit et l’enlaidit, et même le rend malodorant ; et en le séchant peu à peu, il l’éclaircit et jette dehors tous les accidents difformes et obscurs qui sont contraires au feu. Et finalement, commençant à l’enflammer par dehors et à l’échauffer, il vient à le transformer en soi et à le rendre aussi beau [hermoso] que le feu même. Ce qu’étant fait, il n’y a plus de la part du bois aucune passion ni action propre – excepté la pesanteur et la quantité plus épaisse que celles du feu – vu qu’il a en soi les propriétés et les actions du feu ; car il est sec et dessèche, il est chaud et il échauffe ; il est clair et éclaircit ; il est beaucoup plus léger qu’auparavant, le feu opérant en lui toutes ces propriétés et effets. »

 

Vénérable Louis Du Pont (1554-1624 – de son nom espagnol Luis de la Puente, en état d’extase presque continuelle durant les vingt dernières années de sa vie), Méditations sur les Mystères, IVe partie et volume, p. 56, ouvrage cité plus haut :

« Car le goût et l’intelligence du mystère de la croix, la connaissance des biens qu’il nous procure et des grandeurs qu’il renferme, est un don tout spécial de Dieu, et il ne le communique qu’à ses amis, et au temps qu’il a marqué. »

 

Le « Gloria in excelsis » que les Grecs appellent la grande Doxologie ou paraphrase du « Gloria Patri » commençant par le chant des Anges à la naissance du Sauveur [à l’occasion de la vraie Messe de la vraie religion, la Messe de toujours, le Saint Sacrifice, le Sacrifice unique et perpétuel du Christ, de la seule Hostie, la Victime sans tache (1) - et non du peuple qui n’est pas sans tache (2) - vrai Sacrifice de propitiation, le même que celui de la Croix - car le véritable Sacrifice n’est pas non plus « le fruit du travail des hommes », à la manière du « sacrifice » de Caïn (3), de la « sainte matière » devenue ipso facto le sang et la chair du Christ par consensus populaire. Le Saint Sacrifice ne se célèbre donc pas face au peuple mais face au Christ crucifié et sacrifié : « lex orandi, lex credendi » (4). Quant au « Dieu de l’univers », on se demande bien de quel dieu il s’agit. Est-ce le « créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles » ou « Dieu de Dieu » (“Deum de Deo”) de notre Credo ou est-ce l’être de toute chose (“esse omnium”) des idolâtres ou des panthéistes, voire le Grand Architecte de l’Univers des Palladistes et révélé aux Colombes maçonniques, i.e. Lucifer ou Satan ? (5) Outre cela, la nouvelle messe ayant reçu l’agrément des protestants qui refusent de considérer la Messe comme un vrai Sacrifice de propitiation, la Messe de saint Pie V s’impose nécessairement et objectivement à notre foi. Serait-ce une faute mortelle à notre âme de refuser ce qui renferme en soi une contradiction évidente ? - cliquez sur : ritenouv.htm (ce lien conduit principalement à la question majeure de la validité des ordinations)] :

« Seigneur Jésus-Christ, Fils unique ! Seigneur Dieu [...] Parce que Toi seul est Saint. » : « Domine, Fili unigenite, Jesu Christe. Domine Deus [...] Quóniam tu solus Sanctus. »

1) Cf. I S. Jean, 2 : 2 ; 4 : 10 ; 3 : 4-5.

2) Notre-Dame de La Salette, l’Immaculée Conception : « Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! ». - Cf. Hébreux, 9 : 24-28.

 

Archevêque Annibale Bugnini, auteur principal de la Nouvelle Messe, L’Osservatore Romano, 19 mars 1965 :

« Nous devons dépouiller nos prières catholiques et la liturgie catholique de tout ce qui pourrait représenter l’ombre d’une pierre d’achoppement pour nos frères séparés, c’est-à-dire les Protestants. »

 

http://www.virgo-maria.org/page0.htm :

 

3) Absolument nul et entièrement vain.  

4) Cf. Concile de Trente, Denzinger, n° 950, « Canones de sanctissimo Missae sacrificio », et la Bulle « Quo primum tempore » du 14 juillet 1570 du pape saint Pie V qui déclare perpétuellement licite et valide la Messe qui porte son nom et que Paul VI a cependant formellement abrogée le 30 avril 1960 (cf. la Constitution Apostolique « Missale Romanum » dans les « Acta Apostolicæ Sedis »). C’est l’abolition manifeste du sacrifice expiatoire du Christ au profit d’un sacrifice de louange et d’action de grâces offert par le peuple et solennellement condamnée par le Concile de Trente : SESSIO XXII (17 sept. 1562), Doctrina … de sanctissimo Missae sacrificio, Denzinger-Bannwart, 950, CANONES de sanctissimo Missae sacrificio, Can. 3. Si quis dixerit, Missae sacrificium tantum esse laudis et gratiarum actionis, aut nudam commemorationem sacrificii in cruce peracti, non autem propitiatorum ; vel soli prodesse sumenti ; neque pro vivis et defunctis, pro peccatis, poenis, satisfactionibus et aliis necessitatibus offeri debere : A.S. 

5) S. Thomas d’Aquin, Contra Gentiles, Livre premier, ch. XXVI.

Hébreux, 10 : 5-7, 10 :

« C’est pourquoi le Christ, entrant dans le monde [s’adressant à son Père], dit : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit (c’est écrit dans le rouleau du Livre [cf. Psaumes, 40 (Vg.) : 7-9]) : Voici, je viens pour faire, ô Dieu, Ta volonté. » […] C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. » 

 

ID., 13 : 15 :

« Par Jésus-Christ, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom. »

 

S. Jean, 6 : 43, 51-54, 61-63 :

« Jésus leur répondit : […] Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde.

« Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux disant : Comment peut-il nous donner sa chair à manger ? Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-même. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. […]

« Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet leur dit : Cela vous scandalise-t-il ? Et si vous ne voyez  le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?... C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. »

 

Saint Luc, I, 46-51 :

 

« Et Marie dit : Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante [et sur notre misère et notre néant]. Voici que toutes les générations me diront bienheureuse, car le Tout-Puissant a fait en moi des merveilles. Saint est son nom. Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent [don de crainte - cf. Jérémie, 2 : 19 ; L'Ecclésiaste, 12 : 13 ; Psaumes, 118 (Vg.), 63 et 120 : « Confige timore tuo carnes meas. » ; S. Thomas d'Aquin, S. th., 2a-2ae, a. 1, ad 3 ; Isaïe, 13 : 9-13 ; Sophonie, 3 : 8 ; S. Luc, 17 : 26-30 ; S. Matthieu, 24 : 37-39 ; 2 Corinthiens, 7 : 1 ; Hébreux, 12 : 28-29 ; 2 S. Pierre, 3 : 4-7].»

 

 

II Corinthiens, 7 : 1 :

 

« [...] Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. »

 

 

Hébreux, 10 : 31 :

 

« C'est chose effroyable que de tomber entre les mains du Dieu vivant ! »

 

 

Galates, 6 : 7 :

 

« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu.»

 

Ne faisons pas les malins ou les forts à bras en nous prenant pour Superman ou, à l’instar de l’orgueilleux Lucifer ou de l’Antéchrist, en prétendant être Dieu ou son égal (1), mais demandons plutôt à Dieu notre Père céleste la sagesse nécessaire pour porter joyeusement notre Croix à la suite de Son Fils unique Jésus-Christ (2), seul égal à Dieu avec le Saint-Esprit, et ce conformément aux admirables paroles de la Sagesse éternelle et incarnée (3).

 

1) Cf. Isaïe, XIII, 12-15 ; IIe Épître de S. Paul aux Thessaloniciens, II, 3-4.

 

2) Cf. S. Matthieu, XVI, 24 ; S. Luc, IX, 23.

 

3) Cf. Épître de S. Jacques, I, 5-8.

 

 

Saint Jean de la Croix, Vive flamme d’amour, strophe IV, vers 2 :

« Or comme à la vérité tout le bien de l’homme vient de Dieu et que l’homme de soi-même ne peut rien avoir de bon […].

 

Abbé Aminjon, « Fin du monde présent et mystère de la vie future », Èditions D.F.T., citées plus haut, pp. 54-55 :

« Au moment où la tempête, où l’Église sera sans pilote, où le Sacrifice non-sanglant aura cessé en tout lieu, où tout semblera humainement désespéré, on verra, dit saint Jean, surgir deux témoins (1). L’un est Énoch, trisaïeul de Noé, l’ancêtre en ligne directe de tout le genre humain. L’autre est Élie » (2).

1) Cf. Apocalypse, 11 : 3.

2) Cf. Daniel, 8 : 13 ; 9 : 27 ; 11 : 31 ; 12 : 11.

 

 

Saint Grégoire-le-Grand, dans sa Vie de Saint Benoît, décrit le séjour du saint dans la solitude de Subiaco :

 

« Solus in supernis Inspectoris oculis habitavit secum » : «L’âme tranquille, il revint alors au lieu de sa solitude bien-aimée, et, seul, sous le regard du souverain Juge, il habita avec lui-même » (Dialogues II, chap. III). [C’est cette manière de se recueillir que le mondain, i.e. l’homme charnel, est incapable de comprendre, parce qu’il ne connaît pas sa propre demeure et ne peut par conséquent trouver en soi sa propre plénitude et acquérir la paix véritable (1)). Et cela - à l’encontre de la psychanalyse - nous évite également de nous identifier au souverain Juge ou de croire que le Bien et le Mal dépendent de notre propre jugement ou encore de croire que notre conscience est la voix même de l’Absolu.]

1) Cf. Edith Stein, la Science de la Croix, Ed. E. Nauwelaerts, Louvain, 1957 ; ID., L’être fini et l’Être éternel, p. 426 : 2. Degrés de la connaissance de soi, note 87 ; cf. également Romains, 8 : 1-17 ; I Corinthiens, 2 : 14 ; II Corinthiens, 4 : 16 ; 5 : 16-17 ; Galates, 5 : 16-22 ; Ephésiens, 2 : 3 ; II Pierre, 2 : 10-14.

 

Saint Jean de la Croix, extrait d'un poème composé vers 1585 ou 1586 :

«Sachez qu'au cellier secret de l'âme

Dont le prix est bien plus grand,

Joie et liesse ne naissent plus

Des saveurs de cette terre.»

ID., Vive Flamme, strophe I, vers 3 :

« Le centre de l'âme est Dieu » : « El centro del alma es Dios.»

 

 Saint Luc, XVII, 21 :

« Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (au-dedans de vous, dans vous, en dedans de vous : du gr. entos umwn et du lat. intra vos) (a). (Il s'agit là du Royaume de Dieu dans l'âme et non du futur Royaume terrestre du Christ, consécutif à la Parousie. - Cf. S. Irénée, Contre les hérésies (ou « contre la gnose au nom menteur »), ouv. cité plus haut, V, 26 : 1 et 2 ; 28 : 3 ; 30 : 4 ; 33 : 1 à 4 ; 34 : 2 ; 35 : 1 et 2 ; Louis de Boanergès, Bientôt le Règne millénaire, historique apologétique du millénarisme [nouvelle économie du IIIe Age que Dieu seul instaurera en une seule fois après la chute apocalyptique de l’Antéchrist] - cf. Matt., 24 : 27 ; Marc, 13 : 26 ; Luc, 21 : 27 ; 14 : 14 (« la résurrection des justes ») (1) ; Actes, 1, 1 (Actes de S. Luc, auteur également du troisième Évangile portant son nom), 3 et  6 (Règne du Christ)], tome 2, 491 pages, en dépôt à : D.P.F., B.P. 1, 86190 Chiré-en-Montreuil, tél. 05 49 51 83 04, ouvrage d’une qualité exceptionnelle qui constitue une véritable somme sur un sujet qui nous concerne tous.)

 

1) Il s’agit bien de « la résurrection des justes », i.e. des seuls justes, et non de la résurrection tout court ou de la résurrection générale, car il n’y a pas que les justes qui ressusciteront (cf. I Corinthiens, XV : 52).

a) Cf. De la gnose à l’œcuménisme, Étienne Couvert, Éd. De Chiré, pp. 14 et 15 « - des formules panthéistes : … « Le royaume est en-dedans de vous » - curieuse réflexion de la part de cet auteur qui semble ignorer la signification des mots en grec et en latin. Faudrait-il également prendre saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d’Avila - et bien d’autres mystiques éminents - pour des panthéistes, voire des gnostiques ? (Cf. également la 1re épître aux Corinthiens, III, 16 ; VI : 19 – ces versets relèvent-ils également du panthéisme ou de la gnose ?). – Saint Jean de la Croix, Vive flamme d’amour, strophe IV, vers 3 (« Où dans le secret tu fais seul ton séjour ») : « Il faut savoir que Dieu demeure dans toutes les âmes, en secret et en cachette, étant caché dans leur substance, parce si cela n’était, elles ne pourraient pas subsister. »

Ste Thérèse d’Avila, Vie écrite par elle-même, ch. XVIIIe :

« Il y a un point que j’ignorais au début. Je ne savais pas que Dieu est réellement présent dans toutes les créatures. […] Des gens peu instruits me disaient qu’Il s’y trouvait seulement par Sa grâce. Pour moi, je ne pouvais me ranger de leur avis ; car je le répète, il me semblait qu’Il était présent Lui-même [et pas seulement par Sa grâce !]. Je me trouvais dans l’angoisse, quand un religieux très instruit de l’ordre du glorieux saint Dominique (a) vint dissiper mon doute. Il me dit que Dieu était véritablement présent en moi, et m’expliqua comment Il se communique à nous ; aussi je fus grandement consolée. »

a) Le P. Vincent Baron, O.P.

 

ID., 30 juin 1571, Médina (Espagne) :

« Cette présence en moi des trois Personnes divines dont j’ai parlé au commencement (a) a continué jusqu’à ce jour, fête de la commémoration de saint Paul, d’une manière presque constante. […] Il me parut que, semblable à une éponge toute pénétrée et imbibée d’eau, mon âme était pénétrée de la Divinité, et que d’une certaine manière, elle jouissait vraiment de la présence des trois Personnes et les possédait en elle. J’entendis cette parole : “Ne songe pas à me renfermer en toi, mais à te renfermer en moi.” Il me semblait que les trois Personnes divines étaient au-dedans de mon âme ; je les voyais se communiquer à chacune des créatures, sans exception, tout en demeurant en moi. »

a) Relation IX, où elle en parle.

 

ID., Après le 21 juillet 1571, Avila (Espagne) :

« Me trouvant un jour en oraison, le Seigneur me montra dans une sorte de vision intellectuelle l’état d’une âme qui est en grâce avec Dieu. Je vis la sainte Trinité lui tenir compagnie et par le fait même lui donner le pouvoir de dominer le monde entier. Il me fut donné alors de comprendre ces paroles du livre des Cantiques (a) : “Que mon Bien-Aimé vienne dans mon jardin et se nourrisse du fruit des pommiers.” Il me montra en outre, l’état d’une âme en péché mortel ; elle est privée de tout pouvoir, semblable à une personne qui est complètement liée et attachée ; qui a les yeux bandés, qui, malgré ses efforts, ne peut ni voir, ni entendre, et qui enfin se trouve dans d’épaisses ténèbres. »

a) Cf. Cantique des cantiques, 2 : 3-4 ; 8 : 5.

 

ID., Chemin de la Perfection, chapitre XXX (ce chapitre est très important) :

 

« Considérez maintenant ce que votre Maître a dit : Qui est aux cieux (a). Pensez-vous qu’il importe peu de savoir ce que c’est que le ciel [le ciel de notre âme, et la terre de notre corps], et en quel endroit vous devez chercher notre adorable Père ? Or, je vous assure que, pour des esprits distraits, il importe beaucoup, non seulement de croire à cette vérité, mais de chercher à connaître par une expérience directe ; car c’est là une des choses les plus propres à fixer l’entendement et à aider l’âme au recueillement. […] Considérez comme dit Saint Augustin. Après avoir cherché Dieu en beaucoup d’endroits, il Le trouva au-dedans de lui-même. Croyez-vous qu’il importe peu à une âme qui se distrait facilement de comprendre cette vérité, et de savoir qu’elle n’a pas besoin, pour s’adresser à son Père éternel et se réjouir avec Lui, de Le chercher partout le ciel ? Non, inutile de pousser des cris pour Lui parler, car Il est tellement près que, si bas qu’on Lui parle, il entend. A quoi bon avoir des ailes pour aller à sa recherche ? Elle n’a qu’à se retirer dans la solitude et à Le considérer au-dedans d’elle-même, sans s’étonner qu’un Hôte semblable lui rende visite. […] Sachons nous rendre compte qu’il y a au-dedans de nous un palais d’une richesse incomparable, tout d’or et de pierres précieuses, digne en un mot du Maître à qui il appartient. […] Comme, en effet, nous autres femmes, nous n’avons reçu aucune instruction, nous avons besoin de ces considérations pour bien comprendre qu’il y a au-dedans de nous quelque chose d’incomparablement plus précieux que ce que nous voyons au dehors par les sens. […] Si l’on continue de la sorte durant quelques jours et si l’on fait des efforts sérieux, on verra clairement quel profit en découle. Dès que l’âme se mettra à prier, elle verra ses sens se recueillir, comme des abeilles qui retournent à leur ruche et y rentrent pour faire leur miel. Il ne lui en coûtera aucun effort. Le Seigneur a voulu que, durant le temps où elle se faisait violence, l’âme ait mérité de la sorte l’empire de sa volonté. A peine a-t-elle manifesté le désir de se recueillir, que les sens obéissent et se replient au fond d’elle. Ils sortiront de nouveau ; mais c’est déjà beaucoup qu’ils se soient soumis. Aussi ne sortent-ils plus que comme des sujets et des captifs, qui ne peuvent pas faire autant de mal que précédemment. Si la volonté les rappelle, ils reviennent avec une promptitude plus grande encore. Quant ils seront rentrés ainsi souvent, le Seigneur les établira dans la contemplation parfaite.

« Tachez de bien comprendre ce que je viens de dire ; cela peut paraître obscur ; mais qu’on le mette en pratique, et on le comprendra. »   

a) S. Matthieu, VI, 9.

S. Jean, XIV, 23-24 :

 

« Jésus lui répondit : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure. Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.»

 

 

I Corinthiens, III, 16 :

 

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? »

 

Ste Thérèse d'Avila, le Château Intérieur ou le Livre des Demeures, Ires Dem., ch. II :

« Vous devez bien remarquer ici que la source, ou ce Soleil resplendissant qui se trouve au centre de l'âme, ne perd ni son éclat ni sa beauté ; il est toujours au-dedans de l'âme, et rien ne peut lui ravir sa magnificence. Mais l'âme, après le péché, est par rapport à ce Soleil divin comme le cristal que l'on expose au soleil matériel, après l'avoir recouvert d'un linge très noir ; il est évident que le soleil a beau éclairer, sa lumière ne produit rien sur ce cristal. […] Pour moi, je suis persuadée que quiconque ne croit pas cette vérité ne la goûtera pas par expérience. Dieu, en effet, aime beaucoup que nous ne fixions pas de limite à ses œuvres ; n’en mettez pas non plus, vous, mes sœurs que le Seigneur ne conduirait pas par cette voie.» [Comme son « petit Sénèque », i.e. le Docteur Mystique (ou comme saint Denys l’Aréopagite), la Madre serait-elle aussi une gnostique ? Les écrits de Monsieur Etienne Couvert semblent l’affirmer (1). Et pourquoi pas Edith Stein ou, en religion, sœur Thérèse Bénédicte de la Croix ? (2) Et bien d’autres mystiques qui se réclament de leur spiritualité et tout particulièrement de la spiritualité carmélitaine ! Il va falloir y regarder de plus près, car les conséquences risquent d’être doctrinalement catastrophiques et de troubler bien des âmes d’oraison qui, par l’action de leur intelligence, ont l’habitude de rentrer en elles-mêmes pour  y trouver Dieu, leur Souverain Bien, qui est au-dessus de tout ou « habite une lumière inaccessible » (3), en gravitant seulement autour de leur Centre divin qu’elles ne rejoindront définitivement que dans la vision intuitive de l’essence même de la Cause efficiente première grâce à la lumière de gloire et non à leurs propres forces ou à leur propre industrie (4). Précisons qu’il ne s’agit pas de participer ou de bénéficier d’une part de la Divinité, car Dieu est absolument simple et sa vertu active infinie. L’être même, subsistant, ne se participe pas. La nature du participant ou ce par quoi celui-ci agit ne peut pas être confondue à celle du participé. Si l’on soutient que ces termes - Participé et participant ou Dieu et sa créature – procèdent d’un élément commun, nous sombrons inéluctablement dans le panthéisme ou dans la gnose de Monsieur Etienne Couvert (5). Il est contradictoire de soutenir qu’un participant est capable de produire des effets supérieurs inhérents au Participé et non à sa nature propre ou à ce qui fait ce qu’il est. L’opération propre suit toujours son être : on agit suivant ce qu’on est et dans la mesure où l’on est. Et c’est bien saint Denys l’Aréopagite, cité par saint Thomas d’Aquin dans sa Somme théologique, qui a dit qu’ « il n’a de sa part (Dieu) ni contact, ni aucune alliance avec des parties à mêler ensemble » (6). Pour nous résumer et conclure brièvement, disons qu’en ce qui concerne le participant, en regard de son élévation à des actes qu’il est naturellement incapable de produire et en regard du Participé, il convient de ne parler que de sa puissance obédientielle passive et non de sa puissance obédientielle active (7), et de chasser de son esprit l’idée équivoque de participation (participé – participant) qui fausse les rapports de la nature et du surnaturel et risque de nous conduire au panthéisme gnostique (8). Dans le mariage spirituel entre l’âme et le Fils de Dieu, saint Jean de la Croix précise bien qu’il y a « deux natures en un seul esprit et un seul amour de Dieu » (9), mais c’est le Saint-Esprit qui agit et accomplit cette union mystique en dépouillant l’âme de toute activité et en lui donnant, par le don de Sagesse, la connaissance de la Déité en tant que telle, d’où le terme de « théologie mystique », c’est-à-dire « sagesse secrète de Dieu » (sabiduría de Dios secreta), que saint Denys l’Aréopagite (san Dionisio) nomme judicieusement « rayon de ténèbre » (rayo tiniebla) (10). A notre connaissance, seul saint Thomas d’Aquin nous a sortis de cette impasse. Comme le dit à très juste raison le T. R. P. A. Gardeil, O. P., « le pinceau est actif vis-à-vis du chef-d’œuvre, je le reconnais, mais uniquement sous l’ébranlement qu’il reçoit de l’artiste. Manié par un maladroit, il aboutit à une « croûte » (11). » Et que sommes-nous et que pouvons-nous faire sans notre Créateur et Sauveur ? (12) Jésus seul est de même nature ou plus précisément de même substance que son Père dont il fait les œuvres (13).]

1 - Etienne Couvert, La Gnose contre la Foi, Éditions du Chiré, 1989, ch. II : Gnose et humanisme, pp. 52 et 53, Les humanistes à l’école des rabbins ; ID., La Gnose universelle, ch. III : Gnose et classicisme, p. 111, La gnose de Fénelon ; ID., De la Gnose à l’œcuménisme, ch. I : La Gnose, tumeur au sein de l’Église, p. 30 et 31, 3° Le secret initiatique.

2 – Edith Stein (1891-1942), O.C.D., de parents juifs, victime du nazisme morte en déportation à Birkenau, près d’Auschwitz, La Science de la Croix, œuvre spirituelle qui tient du prodige, Éditions Nauwelaerts, 1957.

3 - I Timothée, 6 : 16.

4 - Cf. S. Jean, 17 : 3 ; I S. Jean, 3 : 2 ; I Corinthiens, 13 : 12.

5 - Etienne Couvert, La Gnose contre la Foi, ouv. cité plus haut, ch. V : Gnose et symbolisme, pp.188-189, La théurgie ou divinisation.

6 - S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, 1a, Q. 3, art. 8 ; Q. 105, sol. I (Et sic intellexit Dionysius quod « non est tactus est Dei », ut scilicet tangatur – Unde manifestum est eos errare, et contra intentionem Dionysii loqui : Q. 108, art. I, Respondeo). – Il n’y a aucune connexion entre nos œuvres et la grâce : cf. S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ia, Iæ, q. 112, art. 2 et 3 ; q. 113, art. 7 ; q. 46, art. 2 ; q. 93, art. 6 ; saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, n° 330 : « C’est seulement à Dieu notre Seigneur, qu’il appartient de donner à l’âme une consolation sans cause précédente ; car c’est le propre du Créateur d’entrer, de sortir, de produire en elle une motion, l’amenant tout entière à l’amour de sa divine Majesté. ». - Cf. Eckhart (1260 – 1327), Traités et Sermons, Traduction, introduction, notes et index par Alain de Libera, GF-Flammation, 1995, Sermon N° 9 : La raison retire à Dieu l’enveloppe de sa bonté et le saisit dans sa nudité, p. 276, et notes 228, 229 et 230, pages 447et 448 – où l’on voit Maître Ekhart, en s’appuyant sur saint Denys l’Aréopagite et sans s’opposer le moins du monde au Docteur angélique, soutenir l’irréductibilité de l’Être incréé et de l’être créé, c’est-à-dire rejeter catégoriquement le panthéisme. Il faut savoir que Maître Eckhart a enseigné en qualité de Magister Actu Regens, titre qui n'avait jamais été donné chez les Prêcheurs qu'au seul Thomas d'Aquin et qu’en 1314, il prit la direction du Studium Generale de Strasbourg, et que dix ans plus tard, il présida celui de Cologne, le fleuron de son ordre. -  Ce problème de l’union de la divinité et de l’humanité s’était déjà posée au sujet du mystère de l’Incarnation et avait donné naissance à deux hérésies fondamentales, l’une, avec Eutychès, le monophysisme, soutenant que la divinité absorbe l’humanité, et l’autre, avec Sergius, le monothélisme, ne reconnaissant dans le Christ qu’une seule opération ou qu’une seule volonté, l’Église catholique ayant défini, contre les monophysites et les monothélites, que Jésus eut toujours deux natures complètes, sans mélange, deux volontés et deux opérations dites théandriques, c’est-à-dire à la fois de Dieu et de l’homme (terme que l’on doit aux écrits de saint Denys l’Aréopagite), communiquant dans toutes ses actions et produites par l’unique personne du Verbe éternel du Père – ce qui exclut toute erreur de sa doctrine contenue dans les Évangiles synoptiques (cf. Denzinger, 291-292 ; S. Pie X, décret Lamentabili, propositions XXXII et XXXIII).

7 – Obédientiel, adj. : relatif à l’obéissance, à la soumission. La puissance obédientielle est la disposition nécessaire pour recevoir l’être divin en tant que diffusif de soi (« bO.N.U.m effusivum sui ») ou le pouvoir d’obéir, d’entendre Dieu et de s’abandonner à Lui en toute liberté.

 

8 – Aristote, Métaphysique, liv. A, ch. 9, 992 a 20 : « … car participer, comme nous l’avons dit (991 a 20-22), ne signifie rien. » En effet, on ne peut pas prendre une part de Dieu ni même d’une substance dont le logos est un. – Ire Épître de saint Paul à Timothée, VI, 15-16 : « … jusqu’à la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ, que fera paraître en son temps le bienheureux et seul Souverain, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle ! Amen ! »

 

9 – S. Jean de la Croix, Cantique spirituel, str. XXVIII, vers I (« Et l’Épouse a pénétré »).

10 - ID., La Montée du Mont Carmel, liv. II, ch. VIII ; Edith Stein, La Science de la Croix, ouv. cité plus haut, e) Le symbole de l’Epouse et la croix, Mariage mystique – Création, Incarnation et Rédemption, p. 292.

 

Ste Thérèse d’Avila, Vie écrite par elle-même, ch. XIIe :

« Dans la théologie mystique dont j’ai commencé à parler, l’entendement n’a plus la faculté d’agir. »

 

ID., ib., ch. XVIII :

« Quant au mode et à la nature de cette oraison qu’on appelle union, je ne saurais les faire comprendre. La théologie mystique l’enseigne, il est vrai ; mais les termes dont elle se sert me sont inconnus. […] Or le Seigneur me fit entendre ces paroles (a) : “Elle [l’âme] se consume tout entière, ma fille, pour s’abîmer davantage en moi. Ce n’est plus elle qui vit ; c’est moi qui vit en elle. Comme elle ne peut comprendre ce qu’elle entend, c’est ne pas entendre, tout en entendant. ” […] L’entendement, s’il entend, ne sait pas comment il entend ; du moins il ne peut rien comprendre de ce qu’il entend. Quant à moi, il ne me semble pas qu’il entende, car, ainsi que je l’ai dit, il ne s’entend pas lui-même. D’ailleurs toutes ces choses sont au-dessus de ma portée. […] Ce que je puis dire seulement, c’est que l’âme se voit unie à Dieu, et il lui reste une telle certitude de cette faveur, qu’elle ne saurait en avoir aucun doute. »

 

a) Cf. Saint Paul aux Galates, II, 20.

11 - La Structure de l’âme et l’expérience mystique, Éd. J. Gabalda, Paris, 1927, vol. 2, Appendice III : La vie surnaturelle « instrumentale », page 333.

12 – Cf. S. Jean, 15 : 5 ; Éphésiens, 2 : 1-3.

13 – Cf. S. Jean, 10 : 37.

Ambroise Gardeil, O. P., La Structure de l’âme et l’expérience mystique, ouv. cité plus haut, vol. 2, Question IV : Les préludes de l’expérience mystique, Prologue, pp. 192-193 :

« Assuré donc, par le témoignage « que l’Esprit divin rend conjointement avec notre esprit » (1), qu’il est enfant de Dieu, et, par suite, que son Dieu est substantiellement présent au fond de son âme, s’offrant à lui comme objet à connaître et à aimer, - stimulé par l’exhortation des Saints, qui, d’expérience, affirment que nulle part Dieu n’est plus proche de lui que dans « son fond », - le Juste a délibérément orienté vers ce « lieu où son Dieu se tient caché »  (2) sa vie de connaissance et d’amour.

« Il procède à ce mouvement d’intériorisation par deux démarches successives.

« La première, magnifique prélude, consiste à concentrer cet objet, qui est la Divinité présente « en son fond », ces mêmes énergies surnaturelles, vertus théologales et dons intellectuels du Saint-Esprit, qui étaient déjà le ressort de sa vie intentionnelle de foi vive (3).

« La seconde, en laquelle se consomme ce mouvement, est la perception directe, immédiate, expérimentale par le don de Sagesse (4), du Dieu substantiellement présent en l’âme, où il se livre à ses énergies assimilatrices du Divin. »

1 - Romains, 8 : 16 ; cf. I Jean, 3 : 9-10 ; 5 : 2-4.

2 - Saint Jean de la Croix, Cantique spirituel, str. I, vers I (« Où T’es-Tu caché, Ami… ?).

3 - ID., ibid.

4 - ID., str. XXXVI (« Et pénétrons  plus avant dans l’épaisseur. »).

 

Le bienheureux Jean de Ruysbroeck (1293-1381), les Noces spirituelles, ouvrage cité plus haut :

« Il y a en nous une certaine image naturelle de Dieu ; c’est une ombre quelconque d’unité ; c’est une ressemblance admissible, mais tout à fait insuffisante. Sans la ressemblance que réalise la grâce, la damnation éternelle nous attend. Dès que Dieu nous voit aptes à recevoir sa grâce, sa bonté libre est prête à nous conférer le don qui nous donne sa ressemblance fidèle. Notre aptitude à recevoir sa grâce dépend de l’intégrité intérieure avec laquelle nous nous jetons vers Lui. »

 

Ire ép. de S. Paul aux Corinthiens, 15 : 25 :

« Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds (1).»

1) Psaumes, 109, 1 (Vulgate) ; cf. également Ézéchiel, 37 : 14 ; Jérémie, 30 : 3 ; S. Matthieu, 5 : 17, 18 ; S. Luc, 24 : 45 ; 18 : 8 ; 2 Thessaloniciens, 2 : 3.

 

 

Hébreux, 10 : 12-13 :

 

« ... lui (Jésus-Christ), après avoir offert un sacrifice unique pour le péché, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient mis comme un escabeau sous ses pieds (1). »

1) Psaumes, CIX (Vg), 1 et 2 ; cf. Philippiens, II, 8-11.

 

 

Apocalypse, XII, 1 et 5 :

 

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

 

La Vie admirable et les révélations de Marie des Vallées (1590-1656), d’après les textes inédits, chez Plon-Nourrit et Cie, par Émile Dermenghem, Paris, 1926, pp. 210-211 :

 

« L’une des espérances les plus vives des premiers chrétiens, dont les écrits du Nouveau Testament faisant suite aux textes prophétiques de l’Ancien nous donnent un écho saisissant, a été certes l’attente de la Parousie et du Royaume de Dieu, le retour du Christ triomphant, le jugement du siècle par  le feu, l’Évangile éternel de l’Esprit, le règne des justes sur la Terre renouvelée sous les nouveaux cieux. Le salut n’est pas chose purement individuelle, et si les préoccupations des fidèles, des apologistes, des théologiens peuvent varier selon les temps, insister plus ou moins sur tel ou tel dogme, il est de fait que l’Écriture, les Pères et les Docteurs s’accordent essentiellement sur l’attente d’une rénovation collective qui est l’un des thèmes principaux des visions de Marie des Vallées. »

 

 

Notre-Dame de La Salette, Le Secret, 19 septembre 1846 :

 

« Alors l'eau et le feu purifieront la terre et consumeront les œuvres de l'orgueil des hommes, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié. » [Cf. Apocalypse, 9 : 13-21 ; 14 : 9, 12-13 ; 2 Pierre, 3 : 3-7 et 10-14 ; S. Matthieu, 24 : 21 ; Actes des Apôtres, 3 : 19-20 ; Psaume 71 (Vg.), versets 8 et 11 ; S Luc, 21 : 28, 31 et 33 ; 12 : 56 ; Louis de Boanergès, L’extraordinaire SECRET de LA SALETTE, Éditions D.F.T. - Imitation de Jésus-Christ, liv. I, 24 : 1 : « En toute chose, considère la fin. » ... la chute de l’Antéchrist, la seconde Venue du Christ et le Règne millénaire.]

 

Paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ à sainte Marguerite-Marie Alacoque (la patronne de la France et la sainte héritière des trésors du Sacré-Cœur), le 27 décembre 1673, dans « Sainte Marguerite-Marie », Lettre-préface de M. François Veuillot, par Jean Rime, aux Éditions Salvatour & Casterman, 1947, page 129 :

 

 

Devant le Saint-Sacrement, Jésus lui dit : « Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition ; et je t’ai choisie comme un abîme d’indignité et d’ignorance pour l’accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi. » [Retenons que Jean-Paul II a qualifié le culte du Sacré-Cœur de « désuet » le 5-10-86 devant les charismatiques de Paray-le-Monial (« Osservatore Romano », journal officiel du Vatican).] 

 

 

ID., Ibid.,   pp. 254, 255-256 :

 

« Le soir du 17 octobre [1690] est tombé. Vers 7 heures [19 heures] Marguerite-Marie a une défaillance et fait appeler sa supérieure. La Mère de Châteaumorand veut qu’on demande le médecin, mais la mourante dit doucement qu’elle n’a plus besoin que de la miséricorde du Sacré-Cœur. […] Comme on lui fait la quatrième onction un mouvement d’amour plus doux et plus violent que les autres arrache subitement à son corps l’âme merveilleuse de Marguerite-Marie. […] Les Sœurs ont vu vivre et mourir une sainte. Elles ont encore devant les yeux ce visage qui a tant de fois contemplé le Sauveur. Durant plusieurs heures elles sont témoins de ce fait : ce visage resplendit d’une blancheur et d’une beauté extraordinaire avant de reprendre vers cinq heures du matin son habituelle couleur. […] Mais Marguerite-Marie n’est pas entrée jusqu’au jour du jugement dans les ombres de la terre. Les miracles bientôt fleurissent autour de son tombeau, et la gloire éternelle où est entrée son âme laisse descendre vers son corps une merveilleuse clarté. »

N’oublions la kénose (du grec kenoV, vide, ou kenow, vider, évacuer, réduire à rien) ou l’anéantissement, le dépouillement, du Verbe de Dieu par son incarnation pour libérer les hommes de l’esclavage du péché en se chargeant spontanément de nos douleurs et de nos infirmités (revoir et méditer l’extraordinaire chapitre 53 du prophète Isaïe) causées par nos péchés jusqu’à donner sa vie en se laissant crucifier entre deux brigands et en s’offrant lui-même en rançon pour nous, kénose dont nous parle l’apôtre saint Paul aux versets 6 à 8 du chapitre II de son épître aux Philippiens dans un raccourci d’une fécondité spirituelle inépuisable :

« Subsistant dans la forme de Dieu, il ne regarda pas comme une proie l’égalité avec Dieu, mais il se dépouilla (se vida) lui-même en prenant la forme de l’esclave et devenant semblable aux hommes. »

I Corinthiens, I : 22 :

« Car, alors que les Juifs réclament des miracles et que les Grecs recherchent la sagesse, nous, nous prêchons un Christ mis en croix, scandale pour les Juifs [qui devraient relire et méditer le chapitre 53 du prophète Isaïe], folie pour les païens ; mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. »

 

S. Jean, 3 : 16 :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

 

ID., 10 : 17-18 :

« Mon Père m’aime pour ce motif que j’offre ma vie, pour la prendre de nouveau. Personne ne me l’a enlevée, mais je l’offre de moi-même. J’ai le pouvoir de l’offrir et le pouvoir de la reprendre : tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

 

ID., 14 : 1 :

« Que votre cœur ne se trouble pas : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures. S’il n’en était pas ainsi, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et quand je m’en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je suis, vous y soyez également ; et là où je vais, vous en savez le chemin. » [Le Verbe incarné nous a créés pour que nous soyons auprès de lui dans la maison de son Père : telle est la finalité de l’homme (et non de « se faire plaisir » sur la terre). C’est cette seule perspective qui donne un sens à la création du monde et à ses douleurs d’enfantement et corrélativement à l’Incarnation du Fils unique de Dieu. On ne peut pas pénétrer dans la psychologie de Jésus et vivre de sa vie sans comprendre cela.]

 

ID., 15 : 12-13 :

« Mon commandement, c’est que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés : personne n’a plus d’amour que celui qui offre sa vie pour ses amis. »

Ste Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila), Vie écrite par elle-même, ch. XXIIe :

« Nous ne pouvons plaire à Dieu que par la très sainte Humanité de Notre-Seigneur ; c’est par elle qu’il veut nous accorder les grâces signalées ; en elle, comme il l’a dit (1), il a mis ses complaisances. J’en ai fait l’expérience très souvent, et le Seigneur lui-même me l’a dit. Telle est la porte (2), je l’ai vu clairement, par laquelle nous devons entrer, si nous voulons que la souveraine Majesté nous dévoile de grands secrets. […] Lorsque Dieu veut suspendre toutes les puissances de l’âme [sa mémoire, son intelligence et sa volonté], comme nous l’avons vu en traitant des différents modes d’oraison, il est clair que, quand même nous ne le voudrions pas, la présence de la Sainte Humanité nous est enlevée. […] Mais que de nous-mêmes, nous mettions notre habileté, nos soins et toutes nos forces à éviter d’avoir toujours présente la Sainte Humanité, et plût à Dieu que nous l’eussions toujours présente ! Cela, je le répète, ne me paraît pas bien. […] Aussi il est bon, comme je l’ai déjà dit, de ne pas nous habituer à rechercher les consolations spirituelles. Advienne que pourra, embrassons la Croix ; c’est une grande chose. […] Dieu se complaît beaucoup à voir une âme prendre humblement son divin Fils pour Médiateur et lui porter tant d’amour que, même s’il veut l’élever à une très haute contemplation, elle s’en reconnaisse indigne, comme nous l’avons vu, et dise avec saint Pierre : Retirez-vous de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur (3). […] Je ne me souviens pas d’avoir reçu une seule de ces grâces signalées dont je vais parler dans la suite, si ce n’est quand j’étais anéantie à la vue de mon extrême misère. […] Nous ne sommes que des serviteurs inutiles (4). […] Dieu a plus de sollicitude pour nous que nous-mêmes, et il sait à quoi chacun de nous est propre (5). A quoi bon vouloir se diriger soi-même quand on a remis toute sa volonté entre les mains de Dieu ? »

1 – Cf. S. Matthieu, XVII, 5 ; S. Marc, IX, 7 ; S. Luc, IX, 35.

2 – Cf. S. Jean, X, 7.

3 – S. Luc, V, 8.

4 – S. Luc, XVII, 10.

5 – Cf. S. Matthieu, VI, 32.

 

Ste Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila), Vie écrite par elle-même, ch. XXe :

« Je voudrais bien, avec l’aide de Dieu, pouvoir exposer la différence qu’il y a entre l’union et le ravissement qu’on appelle encore élévation, vol d’esprit, transport, car c’est tout un. Je dis que tous ces dons signifient une même chose qu’on appelle aussi extase. Le ravissement l’emporte de beaucoup sur l’union. Il produit des effets plus grands, ainsi que plusieurs autres opérations particulières. […] J’avoue même que dans les débuts, j’étais saisie d’une frayeur très vive en voyant mon corps ainsi élevé de terre. […] On devient alors si étranger à toutes les choses d’ici-bas, que le fardeau de la vie devient beaucoup plus pénible. […] Dieu alors la rend si étrangère à toutes les choses d’ici-bas, qu’elle ne pourrait, ce semble, malgré tous ses efforts, en trouver aucune pour lui tenir compagnie. D’ailleurs, elle ne le voudrait pas. Elle n’aspire qu’à mourir dans cette solitude. […] Vous, mon Père, vous verrez si je dis juste en quelque chose, car le Seigneur vous a déjà accordé cette faveur. Il y a peu de temps, il est vrai, que vous l’avez reçue, et peut-être pour ce motif vous n’aurez pas observé les faits aussi bien que moi. […] Là elle [l’âme] voit très clairement le peu d’estime que méritent toutes les choses d’ici-bas et en découvre le néant. […] Cette âme n’a d’autre ambition que celle d’accomplir la volonté de Dieu. Elle ne veut plus être maîtresse ni d’elle-même, ni de rien, ni d’une seule pomme de son jardin, que Sa Majesté le distribue elle-même, car désormais l’âme ne veut rien posséder en propre, mais s’abandonner entièrement à ce que le Seigneur jugera conforme à sa gloire et à sa volonté. De fait, toutes ces choses se passent de la sorte quand les ravissements sont véritables ; et alors l’âme reste en possession des effets et avantages dont j’ai parlé. Si les ravissements ne produisent rien de semblable, je doute fort qu’ils viennent de Dieu ; je crains plutôt qu’ils ne soient de ces accès de rage, dont parle saint Vincent (1). Pour moi, je le sais et je l’ai vu par ma propre expérience : une heure et même moins suffit ici pour que l’âme acquière l’empire sur toutes les créatures et une liberté telle qu’elle ne se reconnaît plus elle-même. […] Personne ne peut le croire, à moins de l’avoir éprouvé. Aussi on n’accorde aucune créance à la pauvre âme que l’on a vue imparfaite, et que l’on voit tout à coup se porter aux actes les plus héroïques. […] On voit clairement que c’est un vol que prend l’esprit, pour s’élever au-dessus de tout le créé, et d’abord au-dessus de lui-même, mais son vol est suave, plein de délices et sans bruit. Quel empire que celui d’une âme que Dieu élève à cet état, où elle considère le monde tout entier sans y être enchaînée ! »

1) S. Vincent Ferrier (1350-1419), dominicain, missionnaire, Tract. vit. spirit., c. XII.

 

ID., ibid.,   ch. XL :

« Etant un jour en oraison, j’éprouvai en moi les plus suaves délices. Comme je me considérais indigne d’une telle faveur, il me vint à la pensée que je méritais à bien plus juste titre la place que j’avais vue préparée pour moi en enfer ; car je n’ai jamais oublié, comme je l’ai déjà dit, le triste état où je me suis vue. A l’aide de cette considération, mon âme s’embrasa encore plus d’amour. Il me vint un ravissement d’esprit tel que je ne saurais le dépeindre. Mon âme semblait tout imprégnée et remplie de cette Majesté que j’avais vue d’autres fois. Me trouvant donc dans cette Majesté, il me fut donné de comprendre une vérité qui est la plénitude de toutes les vérités. N’ayant rien vu, je ne saurais dire comment cela se passa. J’entendis les paroles suivantes, sans voir qui les proférait ; mais je compris très bien que c’était la Vérité même : “Ce n’est pas une petite faveur que celle que je t’accorde ; c’est une de celles dont tu m’es le plus redevable. Tout le mal qui arrive en ce monde vient de ce qu’on ne connaît pas clairement les vérités de l’Ecriture dont cependant le moindre point ne manquera pas de s’accomplir.” Il me sembla que j’avais toujours cru cela et que tous les fidèles le croyaient. Mais il me fut dit : “Hélas ! ma fille, qu’il y en a peu à m’aimer véritablement ! Si l’on m’aimait, je ne cacherais pas mes secrets ! Sais-tu ce que c’est de m’aimer véritablement ? C’est comprendre que tout ce qui ne m’est pas agréable est mensonge. Cette vérité que tu ne comprends pas maintenant, tu la verras clairement aux progrès qu’en retirera ton âme.” Cette parole, je l’ai vue se réaliser en effet. Que le Seigneur en soit béni ! Depuis lors, tout ce qui n’est pas ordonné à la gloire de Dieu me semble tellement rempli de vanité et de mensonge, que je ne saurais dire comme je le comprends, et que je suis remplie de pitié à la vue des ténèbres où se trouvent ceux qui ne possèdent pas cette vérité.

« Je retirai encore de là plusieurs avantages précieux que je vais dire et beaucoup d’autres que je ne saurais raconter. »

 

ID., Château de l'âme, Ves Dem., ch. Ier :

« Je vous dirai maintenant que nous toutes qui portons ce saint habit [le manteau élianique ou le manteau du prophète Élie], nous sommes appelées à l’oraison et à la contemplation. Telle a été, en effet, notre première institution. […] Demandons au Seigneur de nous accorder son secours, afin que nous ne soyons pas privées par notre faute de la faveur dont nous parlons. Prions-le de daigner nous montrer le chemin, et de mettre en notre âme la force de creuser jusqu’à ce que nous ayons trouvé ce trésor caché ; car en vérité il est au-dedans de nous-mêmes. […] Mais ici, toutes nos puissances [mémoire, intelligence et volonté] sont endormies et même profondément endormies par rapport à toutes les choses du monde et à nous-mêmes. Et en vérité, l’âme est comme privée de sentiment durant le peu de temps que dure cette oraison d’union ; et le voudrait-elle, il lui serait impossible de penser à rien d’ici-bas. […] J’oserais affirmer que si c’est vraiment une union avec Dieu, le démon ne peut entrer dans cette partie du château, ni nous porter le moindre tort. Sa Majesté, en effet, est unie d’une manière si étroite à l’essence de l’âme qu’il n’ose pas s’approcher, et qu’il ne doit même pas connaître ce secret. Cela d’ailleurs est bien clair, car s’il ne connaît pas, dit-on, nos pensées, il connaîtra moins encore un secret si profond que Dieu ne confie même pas à notre entendement. […] Je reviens au signe dont je veux parler, à celui qui est le vrai. Vous voyez cette âme que Dieu prive complètement d’intelligence par rapport à toutes les choses créées, pour mieux exprimer en elle la véritable Sagesse ; elle ne voit, ni n’entend, ni ne comprends rien durant le temps de cette oraison ; ce temps est court sans doute, mais il doit lui paraître encore beaucoup plus court qu’il ne l’est en fait. Dieu s’établit lui-même dans l’intime de cette âme, de telle sorte que, quand elle revient à elle-même, elle ne saurait avoir le moindre doute qu’elle n’ait été en Dieu et que Dieu n’ait été en elle. […] Ne vous imaginez pas faussement que cette certitude ait pour objet une forme corporelle, comme le corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le très saint Sacrement, bien que nous ne le voyions pas lui-même ; elle est toute différente ici ; elle vient de la Divinité seule. Mais comment, me direz-vous, pouvons-nous avoir une telle certitude de ce que nous ne voyons pas ? Pour moi, je l’ignore. C’est là une œuvre de Dieu, et je sais que je dis vrai. J’affirmerai même que, si quelqu’un n’a pas cette certitude, son âme n’a pas été unie toute entière, mais seulement par quelqu’une de ses puissances ; ou bien elle aura reçu quelqu’une de ces innombrables faveurs que Dieu se plaît à accorder [en vérité, tout cela est parfaitement logique et compréhensible métaphysiquement parlant : en effet, il ne peut pas en être autrement s’il s’agit bien de Celui qui est « l’Être même (nominatif) de Soi-même et de tout » (1)]. […] Dès lors que nous ne pouvons rien malgré tous nos efforts pour obtenir la faveur de l’union, et que c’est Dieu seul qui la réalise, ne nous imaginons pas que nous pourrons la comprendre. Au sujet de cette expression : nous ne pouvons rien, je me rappelle en ce moment cette parole que vous avez entendue et que l’Épouse [l’âme] dit dans les Cantiques : Le Roi m’a introduite dans ses celliers, ou m’a mise, je crois (2). Elle ne dit pas qu’elle y est allée d’elle-même. Elle ajoute qu’elle cherchait son Bien-Aimé [le Souverain Bien] de toutes parts (3). Or cette union, d’après moi, est le cellier où le Seigneur la place, quand il veut, et comme il veut, et où nous ne saurions pénétrer nous-mêmes, malgré toute notre industrie. C’est à Sa Majesté de nous introduire et de nous placer dans le centre de notre âme

 

1) S. Bernard (1091-1153), Docteur de l’Église, De consideratione, L. V, 6, 13 :

«  Quid item Deus ? sine quo nihil est. Tam nihil esse sine ipso quam nec ipse sine se potest : ipse sibi, ipse omnibus est, ac per hoc quodammodo ipse solus est, qui suum ipsius est, et omnium esse » : « Qu’est-ce que Dieu ? Ce sans quoi il n’y a rien. Il est aussi impossible que rien soit sans Lui que Lui-même sans Lui. Il est à Soi-même comme Il est à tout et, par là, d’une certaine façon, Lui seul est, qui est l’Être même et de Soi-même et de tout. » [Et c’est la raison pour laquelle notre Père céleste, par la vertu de charité, ne peut être contemplé que comme bien souverain et infini. Il faut choisir : Dieu ou l’absurdité radicale.]

2) Réminiscence du Cantique des cantiques, 2 : 4. – Cf. S. Jean de la Croix, La Montée du Mont Carmel, livre III, chap. II, § 16 (« … tan continua unión con Dios … sus potencias … no son las que se mueven ») ; Romains, VIII, 14 : « … car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. »

3) Cantique des cantiques, 3 : 1. – Cf. Saint Jean de la Croix, La Nuit obscure, livre II, chapitre XVIII, le second degré de l’échelle ou de contemplation pour monter et descendre avec cette échelle ou sagesse secrète d’amour et parvenir à « l’assimilation totale à la divine Sagesse » (« para la asimilación total con la divina Sabiduría »). 

 

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716), l’Amour de la Sagesse éternelle, n° 54 :

« Il est sûr que la Sagesse éternelle a tant d’amour pour les âmes, qu’Elle va jusqu’à les épouser et contracter avec elles un spirituel, mais véritable mariage que le monde ne connaît point ; et l’histoire en fournit des exemples. »

Dans l’authentique contemplation surnaturelle ou divine, de son centre le plus profond où ne parviennent ni les sens ni le démon, l’âme donne Dieu à Dieu en Dieu (i.e. le Fils ou le Verbe au Père dans le lien du Saint-Esprit). (Cf. Saint Jean de la Croix, Vive Flamme, str. I, vers 3, § 9 : « De mi alma en el más profundo centro » : « Porque en la sustancia de el alma, donde ni el centro del sentido ni el demonio puede llegar, pasa esta fiesta de el Espíritu Santo. » ; str. III, vers 6, § 78 : « […] teniendo la voluntad tanto más libre y generosa cuanto más unida en Dios, está dando a Dios al mismo Dios en Dios […].) »

 

Ste Thérèse d’Avila, Pensées sur l’amour de Dieu [un sommet !], ch. IVe :

« […] On sent alors dans l’intérieur de l’âme une telle suavité que l’on comprend bien que Notre-Seigneur y habite. Ce n’est point là seulement une dévotion qui la pousse à répandre des larmes abondantes, des larmes de tendresse sur la Passion du Sauveur ou sur nos péchés. Cette tendresse n’est rien auprès de celle de l’oraison dont je parle et que j’appelle oraison de quiétude, à cause de la paix qu’elle produit dans toutes les puissances [les puissances de l’âme, à savoir la mémoire, l’intelligence et la volonté]. […] Elle sait seulement que c’est là le plus grand bonheur que l’on puisse goûter sur cette terre, quand même on réunirait toutes les joies et les délices du monde. […] O mes filles, plaise à Notre-Seigneur de vous faire comprendre, ou mieux encore, de vous faire goûter, car on ne comprend pas bien autrement, quelle est la joie de l’âme en cet état ! Ah ! que les gens du monde s’arrangent avec toutes leurs richesses et tous leurs biens, avec leurs plaisirs, leurs honneurs, et leurs festins ! Supposez, ce qui est impossible, qu’ils puissent jouir de tous ces biens sans éprouver l’amertume qui en est inséparables, ils n’arriveront pas en mille ans à goûter cette joie qui, dans un seul instant, inonde l’âme que le Seigneur élève à cet état. […] O chrétiens, ô mes filles, pour l’amour de Dieu, sortons de notre sommeil et considérons que le Seigneur n’attend même pas l’autre vie pour récompenser l’amour que nous avons pour Lui. […] Maintenant, ô mon Époux [Époux de mon âme], je vois bien que vous êtes tout à moi ; je ne saurais le méconnaître ; pour moi, vous avez enduré les plus grands travaux ; pour moi, vous avez souffert les coups nombreux de la flagellation ; pour moi, vous avez voulu demeurer dans le très saint Sacrement, et maintenant vous m’accordez les plus grandes faveurs. »

 

ID., ibid.,   ch. VIIe :

« “Soutenez-moi avec des fleurs, fortifiez-moi avec des pommes ; car je languis d’amour (a)[verset où l’âme s’adresse à  Dieu, son Époux]. Oh ! quel langage divin pour le sujet qui m’occupe ! Comment, ô Épouse sainte, la suavité peut-elle vous donner la mort ? Parfois, il est vrai, comme je l’ai appris, la suavité est si excessive qu’elle tire l’âme hors d’elle-même, de telle sorte qu’elle ne semble plus supporter la vie ! […] Mais ce n’est pas ce qu’elle signifie, puisqu’elle dit : “soutenez-moi avec des fleurs”. Dès lors qu’elle dit “ soutenez-moi ”, il me semble qu’elle ne demande pas la mort. Elle veut, au contraire, la vie, pour rendre quelque service à Celui envers qui elle se reconnaît si obligée. […] Comme elle ne cherche plus son contentement personnel, mais celui de Dieu, son ambition est d’imiter en quelque chose la vie très douloureuse que le Christ a menée ici-bas. […] Plus [certaines personnes] sont avancées dans cette oraison, et favorisées des joies de Notre-Seigneur, plus elles se dévouent aux nécessités du prochain, et surtout à celles des âmes. Aussi, pour en tirer une seule du péché mortel, elles donneraient, ce semble, mille vies, comme je l’ai dit au commencement. […] Dans le livre dont je vous ai déjà parlé (b), vous verrez que j’expose longuement à quelle époque l’âme doit désirer sortir de sa solitude pour faire du bien au prochain, et quel danger elle court si elle se livre trop tôt à son zèle, aussi je n’en veux rien dire ici, ni m’étendre davantage sur ce point. […] Que celle d’entre vous qui croira posséder quelqu’une de ces faveurs en loue le Seigneur, et lui demande de m’accorder la dernière grâce dont je viens de parler, afin que le profit ne soit pas pour elle seule. Plaise à Notre-Seigneur de nous tenir de Sa main et de nous enseigner toujours à accomplir Sa volonté ! Ainsi soit-il. »

a) Cantique des cantiques, II, 5.

b) Vie, chap. XIII.  

 

ID., Vie écrite par elle-même, ch. XXV :

« Daigne Sa Majesté imprimer en nos cœurs la seule crainte que nous devons avoir et nous faire comprendre qu’un seul péché véniel peut nous causer plus de mal que tout l’enfer réuni, comme c’est la vérité. »

 

Saint Jean de la Croix, Montée du Carmel, Liv. I, ch. XI :

« Qu’il s’agisse des plus graves [tendances volontaires] qui portent aux péchés mortels ou des moins graves qui portent aux péchés véniels, ou de celles moindres encore qui portent aux imperfections, si petites qu’elles soient, il faut les faire disparaître complètement ; sans quoi l’âme est incapables d’arriver à l’union parfaite avec Dieu. […] Tant qu’elle aura ces tendances, l’âme ne pourra, si petite que soit l’imperfection, réaliser de progrès… Aussi est-il vraiment déplorable de voir que pour une attache à un enfantillage que Dieu leur a laissé à vaincre par amour pour Lui et qui n’est qu’un simple fil, un léger duvet, ces âmes cessent d’avancer et n’arriveront jamais à ce bien incomparable de l’union avec Dieu. […] Qu’importe que l’oiseau soit retenu par un fil léger ou une corde ? Le fil qui le retient a beau être léger, l’oiseau y reste attaché comme à la corde, et tant qu’il ne l’aura pas rompu, il ne pourra voler. Sans doute ce fil léger est plus facile à rompre ; mais si facile à rompre que soit ce fil, l’oiseau ne peut, tant qu’il ne l’a pas rompu, prendre son essor. » »

 

ID., Nuit obscure, Livre II, ch. XVI :

« L’âme découvre immédiatement en elle-même une détermination vraie et efficace de ne rien faire qu’elle sache offense de Dieu, comme de rien en omettre de ce qu’il lui semble contribuer à sa gloire. »

 

Ste Thérèse d’Avila, Chemin de la perfection, ch. XXXIVe :

« Voilà en quoi consiste la contemplation parfaite, cela même dont vous m’avez priée de vous parler. Et ici, comme je l’ai déjà dit, nous n’apportons aucun concours, ni travail, ni industrie ; il n’est besoin de rien d’autre que ces quelques mots. Car tout ce que nous voudrions faire troublerait notre âme et l’empêcherait de dire : Que votre volonté soit faite ! (a) Que votre volonté, Seigneur, s’accomplisse en moi ! Que ce soit de toutes les façons et de toutes les manières qu’Il vous plaira, ô mon Seigneur. Si vous voulez que ce soit au milieu des épreuves, accordez-moi la force de les supporter, et qu’elles viennent. Si vous voulez que ce soit au milieu des persécutions, des infirmités, des opprobres, de l’indigence, me voici devant Vous, ô mon Père ; je ne les refuse point. […] Mais faites-moi la grâce de me donner votre Royaume (b) afin que je puisse être fidèle à un pareil engagement ; puis disposez de moi à votre gré, comme d’une chose qui vous appartient.

« O mes Sœurs, quelle force renferme ce don ! […] Il [le Seigneur] ne cesse jamais de la récompenser [notre âme] de ce don en cette vie, tant Il l’a en estime. Il la comble de telles grâces qu’elle ne sait plus que Lui demander. […] Peu à peu … »

a) S. Matthieu, VI, 10.

b) ID. : « Que votre règne arrive » (S. Luc, XI, 2). - Cf. S. Matthieu, XIII, 11, 18-19, 24, 31 ; S. Luc, VIII, 10 ; XIII, 18-19 ; S. Marc, IV, 11, 26-27, 30-32.

 

ID., ibid., ch. XXXVIIIe :

« Considérez, mes sœurs, cette expression de Notre-Seigneur : comme nous pardonnons (a) ; il s’agit donc, je le répète, d’une chose déjà faite. »

a) Cf. S. Matthieu, VI, 12, 14 ; S. Luc, XI, 4 ; S. Marc, XI, 25.

 

ID., ibid., ch. XLIIIe :

« Veillez donc à tenir votre conscience pure : c’est là un point de la plus haute importance […] et avec le plus grand soin à ne jamais tomber dans le péché véniel, je parle du péché véniel de propos délibéré. […] Songeons donc surtout que ce n’est pas peu de chose d’offenser une si haute Majesté, quand nous savons que Ses regards sont posés sur nous. C’est là, à mon avis, un péché qui n’est que trop prémédité. Nous semblons dire : Seigneur, cela vous déplaît, mais je le ferai quand même […]. Et un péché de cette sorte serait peu de chose ! Je n’en crois rien ! Si légère que puisse être la faute en soi, elle est grande, et très grande, à cause de  la réflexion qui l’accompagne. »

 

P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, O. C. D., Définiteur général des Carmes, Je veux voir Dieu, Éditions du Carmel (Tarascon B.-du-Rh.), 1956, p. 64 (Degrés d’oraison : première phase grâce ordinaire ou secours général, comprend trois premières Demeures du Château intérieur de l’âme, deuxième phase, grâce sanctifiante, qui comprend quatre autres Demeures plus intérieures, jusqu’au mariage spirituel ou l’union transformante, participation à la vie divine) :

« Dans la première phase, Dieu témoigne son amour par un secours général ou grâce ordinaire accordée à l’âme ; c’est l’âme elle-même qui garde l’initiative et la part principale d’activité dans l’oraison. Dans la deuxième phase, Dieu, intervenant dans l’oraison par un secours particulier de plus en plus puissant, affirme progressivement sa maîtrise sur l’âme et la réduit peu à peu à la passivité. »

 

Ste Thérèse d’Avila, Ve Dem., ch. III :

« Car la véritable union peut très bien s’obtenir, avec l’aide de Notre-Seigneur, quand nous nous efforçons dans ce but de n’avoir plus de volonté propre et de nous attacher à tout ce qui est exigé par la volonté de Dieu. […] Mais dans celle-ci [dans l’union à la volonté de Dieu] il faut que l’âme, tout en vivant de sa vie ordinaire, lui donne elle-même la mort [à ce “ver mystique”, comme pour le “ver à soie difforme” qui se métamorphose en “petit papillon blanc”]. Je vous avoue que le travail sera beaucoup plus pénible, mais par ailleurs le prix en sera plus élevé et la récompense plus haute, si nous triomphons.  Il est impossible pour nous de douter de la victoire, si notre volonté est véritablement  unie à celle de Dieu. Telle est l’union que j’ai désirée toute ma vie et que je ne cesse de demander à Notre-Seigneur ; c’est, en outre celle qui est la plus facile à reconnaître et la plus sûre. […] Ce sont des œuvres que le Seigneur demande de nous. […] Telle est la véritable union à Sa volonté. »

 

P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, O. C. D., Je veux voir Dieu, ouvrage cité plus haut, pp. 640 et 647 :

« Quel sera le rôle de la grâce mystique d’union [qui se rapporte à une grâce extraordinaire] par rapport à l’union de volonté ? Elle est le “chemin raccourci (a)” qui y conduit. Donc, pour accéder à ce bienheureux état, deux voies s’ouvrent devant l’âme : le raccourci de la voie mystique et le chemin ordinaire des efforts persévérants. […] … comment parvenir à l’union de volonté sans cette suspension des puissances ? Sainte Thérèse a résolu le problème : la grâce mystique est un raccourci. Il existe une voie ordinaire qui s’ouvre à toutes les âmes :

“Pour cela faut-il qu’il y est ce que nous avons exposé au sujet de la suspension des puissances ? Non. Dieu, qui est tout-puissant, a beaucoup de moyens pour enrichir les âmes et les introduire dans ces Demeures [dans les trois Demeures suivantes], sans les faire passer par le chemin raccourci dont il a été question (b).” »

a) Ve Dem., ch. III.

b)  Id.  

 

Ste Thérèse d’Avila, Ve Dem., ch. II :

« Nous aurons à peine accompli tout ce qui dépend de nous, que Dieu prendra ce petit travail qui n’est rien, l’unira à Sa grandeur et lui donnera tant de prix qu’Il en sera Lui-même la récompense. »

P. Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, O. C. D., Je veux voir Dieu, ch. 7e, Fiançailles et mariage spirituels, ouv. cité plus haut, p. 939 :

« Avec une joyeuse surprise nous découvrons [ou avons découvert] en leur enseignement vécu [de sainte Thérèse et saint Jean de la Croix] la réalisation parfaite des plus hautes et des plus simples affirmations évangéliques sur le royaume de Dieu.

« […] Les premières vérités évangéliques mises en relief par les descriptions thérésiennes et san-johanniques ont trait à la double promesse faite par Notre-Seigneur à ses apôtres après la Cène et sont mises en exergue en tête de ce chapitre :

        

“Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et moi aussi je l’aimerai et je me manifesterai à lui” (S. Jean, XIV, 21). »

Dom Anselme Stolz, Théologie de la mystique, ouv. cité plus haut,  ch. VII : L’échelle du Paradis, pp. 138, 139,  et 145 :

«  “Mais les hérétiques ignorant cette force de la contemplation, qui agit mystérieusement, attribuent ces manifestations chez les justes et ceux qui goûtent les choses droites plus qu’à l’hypocrisie qu’à la vérité ; ils ne croient pas que ce qui est au-dessus de leur portée puisse se rencontrer réellement chez les autres (a) […] Nous sommes entraînés hors de nous-mêmes, de deux manières : ou bien l’égarement de la pensée nous fait retomber au-dessous de nous-mêmes ou bien la grâce de la contemplation nous élève au-dessus (b).” […] Gardons-nous seulement de laisser croire que toute la mystique chrétienne soit située de ce côté ; au contraire, sa véritable nature dépasse la psychologie, et échappe en soi à toute constatation d’attitudes d’âme. »

a) Saint Grégoire-le-Grand, Mor., XII, 30. 35. P. L. 75, 1002.

b) ID., Dial., II, 3, P. L., 66, 138, CB.

 

ID., ibid.,   ch. XII, Le royaume du Père, p. 252 :

« La réception du sacrement de l’Eucharistie ne permet pas à elle seule de devenir un mystique, ni d’éprouver des relations particulières avec les personnes divines. La grâce sacramentelle doit être expérimentée par le mystique. […] Celui qui parvient à faire pénétrer toute sa vie par l’Eucharistie, à se maintenir dans le Christ devant le Père, et à expérimenter ce fait, est un mystique, un chrétien accompli ; il marche aussi en présence de Dieu, ce qui veut moins dire “penser” à Dieu, que, ontologiquement, être sans cesse dans le Christ devant le Père. »

 

 

ID., ibid.,   ch. XII, Dans le Christ, pp. 53, 54 et 55 :

« Nicolas Cabasilas (+ 1371) montre dans sa Vie en Jésus-Christ, le rôle primordial que joue l’Eucharistie dans l’union mystique (a). […] Il suffira de remarquer que l’Eucharistie, en tant que participation au sacrifice du Christ, anticipe sacramentellement sur la future union avec Dieu, et qu’elle met le chrétien en relation avec le Père céleste, union dont jouit continuellement la Tête du corps mystique (b). […] Pour voir dans l’Eucharistie le sacrement de la “ mystique ”, il suffit de remarquer qu’elle apporte le Christ en personne dans l’âme et qu’elle réalise ainsi le plus haut degré d’union à Dieu. »

 

Saint Matthieu, VI, 11 :

« Panem nostrum supersubstantialem da nobis hodie » : « Donne-nous aujourd’hui notre pain supersubstantiel. »

 

Saint Jean, VI, 53-56, 60-64 :

« Jésus donc leur dit : “ En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous ne possédez pas la vie en vous-même. Celui qui dévore ma chair et boit mon sang possède la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ; car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang vraiment un breuvage. Celui qui dévore ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. ” […] L’ayant donc entendu, beaucoup de ses disciples dirent : “ Cette parole est dure !... Peut-on seulement l’écouter ! ” Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : “ Cela vous scandalise ? Et si vous voyiez le Fils de l’homme remonter où il était auparavant ? C’est l’esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit. Mais il en est certains parmi vous qui ne croient pas ”. » 

Pierre Dequènes, Le Plan divin de la création, ouv. cité plus haut, pp. 10-11 :

« Aussi la fin des temps est pour les catholiques l’immense espoir du retour et du règne du Christ. Mais ils passeront par de grandes épreuves, ils devront faire preuve de discernement pour maintenir leur foi. Ils devront choisir leur camp, le Christ ou l’Antéchrist, c’est-à-dire Satan, la Vérité ou le mensonge. Ce sera le retour aux catacombes et aux martyrs. Ceux qui auront tenu seront sauvés. Mais ceux qui savent et ne diront rien seront jugés pour l’éternité pour n’avoir pas œuvré pour le salut des autres. »

ID., ibid., pp. 184-185 :

« L’Église n’a jamais condamné St Irénée par exemple.

« Elle ne confond pas son millénarisme avec le millénarisme orgiaque du Coran ou celui des sectes modernes comme le New Age ou les témoins de Yehova.

« Le cardinal Pie, par exemple, approuvait St Irénée. Et, dans certains textes le pape St Pie X y était favorable.

« En conclusion, on peut au contraire affirmer que le millénarisme fait partie de la Tradition catholique et qu’il est nécessaire pour donner un sens au Plan de DIEU. »

Ezéchiel, 33 : 9 :

« Mais si tu avertis le méchant afin qu’il se détourne de sa voie, et qu’il ne se détourne pas de sa voie, il mourra pour son péché ; mais toi, tu auras sauvé ton âme. »

 

- - - - - - - - - - - -

 

Job, XLII, 1-6 :

Job répondit à h w h y (1) et dit :

Je sais que tu peux tout,

et que pour toi aucun dessein n’est difficile.

« Quel est celui qui obscurcit le plan divin, sans savoir ?

Oui, j’ai parlé sans intelligence de merveilles qui me dépassent et que j’ignore. »

« Ecoute-moi, je vais parler ;

je t’interrogerai, réponds-moi. »

Mon oreille avait entendu parler de toi ;

mais maintenant mon œil t’a vu.

C’est pourquoi je me condamne et me repens ;

sur la poussière et sur la cendre.

 

 

1) Le Messie étant déjà venu, nous pouvons maintenant prononcer le nom tétragrammatique (hwhy) tel qu’il est écrit (et qui se lit de droite à gauche), c’est-à-dire Yehova désignant à la fois le Père (le Yod [y], le Principe premier, la Couronne suprême), le Fils (le premier [h], le Verbe éternel, la deuxième Hypostase) et le Saint-Esprit (le Vav [w], la conjonction de coordination, l’union  du premier [h], le Verbe non encore incarné, avec sa seule nature divine, et du deuxième [h], le Verbe fait chair, avec sa deuxième nature humaine) – cf. « De l’harmonie entre l’Église et la Synagogue » [l’ancienne et fidèle Synagogue], ouvrage cité plus haut, Chevalier P. L. B. Drach, tome premier, pages 293, 381-392, 453-455 ; Talmud, réponse de Rab Nahhman, fils d’Isaac, glose de R. Salomon Yarhhi ; Traité Pesahhim, fol. 50 recto ;  Zohar, partie II, fol. 72, col. 286, et fol. 4, col. 16 ; et tome second, pages 73-74, 87-89 (glose de R. Samuel Edels sur le Talmud), p. 368, note 23, pp. 392-396-397 (commentaire Minhhat-Areb) – où la preuve est faite que les deux hé [h] désignent bien la deuxième Personne de la divine Trinité avec ses deux natures divine et humaine (par l’analyse minutieuse et magistrale du Psaume LXXII, 17 [Nwny, Yinnon, l’engendré, un des noms du Messie, Jésus, fils de Nun (« conçu du Saint-Esprit », S. Mat., I, 18, nun, n, la 14e lettre de l’alphabet hébreu, signifiant poisson en chaldéen et Josué étant le « Premier Jésus »), identique au Tétragrammaton hwhy, où les deux nun, n et N, tiennent la place des deux h, Jésus remettant son Esprit entre les mains de Son Père le 14 Nisan], de Jérémie, XXIII, 6, et XXXIII, 14-16, d’Isaïe, XXVIII, 5 et de Nombres, X, 35 [avec ses deux n renversés servant comme de parenthèses], et ce dans la version hébraïque). Cf. également au milieu de la Thorah le Vaw majuscule et surélevé dans le Lévitique, XI, 42 [cf. S. Jean, XII, 32 ; S. Matthieu, I, 17 (14 générations) ; David, dwd,  nombre 14 (4 + 6 + 4) – Jésus, fils de David (S. Luc, I, 32 ; S. Matthieu, XX, 30-31 ; S. Marc, X, 47-48 ; S. Luc, XVIII, 38-39]. La Bible renferme vraiment un patrimoine doctrinal inépuisable.  

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Dieu nous juge en fonction de ce que nous sommes dans son Présent éternel, car Il se nomme : « Je Suis » - bien qu’en vérité nous ne sommes que néant devant Lui (cf. Daniel, IV, 32 ; XIII, 42).

Vénérable Mère de Jésus d’Agréda, La Cité mystique de Dieu, ouvrage cité plus haut, I, I, V, § 71, pp. 391-392 :

« 71. Dès le commencement toutes les œuvres, leur ordre, leurs dispositions et la manière dont le Seigneur devait les créer, furent présentes dans son entendement […] et, comme il est écrit dans la Sagesse, il sut la disposition du monde avant que le créer ; il connut le commencement, le milieu et la fin des temps (1) […] les vertus des racines et les pensées des hommes. Il pesa et compta tout cela (2) […]. »

1) La Sagesse, VII, 18 ;

2) Ibid., XI, 21.

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Préparons-nous au retour glorieux du Christ

et à la première résurrection en veillant 

et en priant sans cesse et en gardant 

tous les commandements de Dieu.

Apocalypse, XXII, 20 : « Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »

Psaumes, CIX, 1-2 :

« Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds » (cf. également I Cor., XV, 25).

Saint Matthieu, XIX, 27-29 :

« Alors, Pierre, prenant la parole : “Voici, dit-il, que nous avons tout quitté pour te suivre. Qu’avons-nous à attendre ?” Jésus leur répondit : “En vérité, je vous le dis, lorsqu’au jour du renouvellement le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire [celui de David, ne l’oublions pas], vous qui m’avez suivi, vous siègerez aussi sur douze trônes et vous jugerez les douze tribus d’Israël (cf. également S. Luc, XVIII, 28-30 ; S. Marc, X, 28-31)”. »

Abbé Tissier [décédé en 1964], Cahiers Parousie, Éditions Saint-Michel, St Cénéré (Mayenne), 1967, page 85 :

« Sans doute, la charité envers le prochain doit amener ses membres [les membres de l’Église] à s’intéresser aux besoins même matériels du prochain et aux réformes sociales. Mais elle est avant tout l’instrument ici-bas de la louange divine [prière], une armée de saints en lutte contre le mal, le monde et le Malin, son prince ; elle est militante (cf. 1 Tim., I, 18 ; VI, 12 ; 2 Tim., IV, 7) ; elle est une organisation missionnaire chargée d’annoncer aux nations l’Évangile du salut et de la grâce ; elle n’a pas à chercher à sauver l’organisation sociale actuelle appelée monde, maudite par le Christ, mais à pêcher dans cette mer des hommes individuellement, pour les mettre dans la barque de Pierre, en les isolant spirituellement du monde (cf. S. Matthieu, IV, 19 ; S. Marc, I, 17 ; S. Luc, V : 10). »

Note de l’éditeur du précédent ouvrage, pp. 227 et 228 :

« Pour sa part, l’abbé Tissier, avec tout le Nouveau Testament entendu en son sens honnête, disait en résumé : “Le Christ reviendra, au moment de la Parousie, avant la fin du monde, pour instaurer un Règne glorieux. Et regardez bien : les signes de la proximité se précipitent…”

« Qui pourrait contester la foi de l’abbé Tissier ? »

« […] Vint soudain Pie XII, qui professa, dès 1945, la foi et l’espérance de l’abbé Tissier !

« Mais déjà l’orientation néfaste était prise. Un puissant parti de l’Église se tournait vers “le social” et considérait “l’eschatologie” comme un obstacle, la voie s’ouvrait à Teilhard ; M. l’abbé Tissier aperçut immédiatement la course à Waterloo fatale, qu’il dénonça, et l’hostilité ne le lâcha plus. »

Pape Pie XII, Rome, le 18 mars 1945, Documentation Catholique, 3 août 1945, colonne 345 :

« Et maintenant, devant la sainte Croix sur laquelle le Christ, les bras ouverts, vous appelle et vous attend, nous, son indigne vicaire, nous vous conjurons, très chers fils et filles, de renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et de vivre dans le siècle présent avec tempérance, justice et piété, en attendant cette bienheureuse espérance qui est l’apparition glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ (cf. Tit., II, 11-13). »

Saint Luc, XXI, 24 :

« … et Jérusalem sera foulée aux pieds par les gentils, jusqu’à ce que les temps des gentils soient accomplis. »

ID., XVII, 26 et 30 :

« Comme il arriva aux jours de Noé, ainsi arrivera-t-il aux jours du Fils de l’homme. […] De même en sera-t-il aux jours de Noé. » [N’en déplaise aux modernistes, rien de tout cela ne peut s’entendre allégoriquement. – Cf. Saint Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 35, 2.]

ID., XXI, 25-27, 31 et 36 :

« Il y aura des signes dans le soleil et dans les étoiles, et sur la terre ; les nations seront dans l’angoisse et la consternation, au bruit de la mer et des flots soulevés. Les hommes sècheront de frayeur dans l’attente de ce qui doit arriver à l’univers ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec une grande puissance et une grande gloire. […] De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le Royaume de Dieu est proche (cf. Isaïe, XIII, 13 ; Jérémie, IV, 24-26 ; Sophonie, I, 4-16 ; Malachie, III, 19 ; etc.) […] Veillez donc et priez sans cesse, afin que vous soyez trouvés dignes d’échapper à tous ces maux qui doivent arriver et de paraître debout devant le Fils de l’homme (cf. I Thessaloniciens, IV, 13-18 ; Apocalypse, III, 10 ; S. Luc, XVII, 35 ; S. Matthieu, XXIV, 40 et 41). »

ID., XVII, 35 :

« … de deux femmes qui seront à tourner la meule ensemble, l’une sera prise et l’autre laissée. »

Saint Matthieu, XXIV, 39-42 :

« … ainsi en sera-t-il de l’avènement du Fils de l’homme. Alors de deux hommes qui seront dans les champs, l’un sera pris et l’autre laissé ; de deux femmes qui seront à tourner la meule, l’une sera prise et l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Maître doit venir. »

ID., XXIV, 11-15 :

« Et il s’élèvera plusieurs faux prophètes qui en séduiront un grand nombre. Et à cause des progrès croissants de l’iniquité, la charité d’un grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévèrera jusqu’à la fin sera sauvé. Cet Évangile du Royaume sera prêché dans le monde entier pour être un témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, annoncée par le prophète Daniel (IX, 27), présente dans le lieu saint, que celui qui lit entende (cf. II Thessaloniciens, II, 4). »           

S. Luc, XIV, 14 :

« … on te le rendra lors de la résurrection des justes. »

Actes des Apôtres, I, 6 [notons bien que l’auteur des Actes des Apôtres se trouve être l’évangéliste S. Luc]:

« Eux donc [les apôtres], s’étant réunis, de lui  [Jésus] demander : “Seigneur, est-ce dans l’immédiat que tu vas rétablir le Royaume au profit d’Israël (cf. également Isaïe, LIX, 20-21 ; XXVII, 9 ; Daniel, VII, 27)”. »

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L’Ecclésiaste, XII, 13 :

« Écoutons tous pareillement la fin de ce discours. Crains Dieu, et observe

ses commandements ; car c’est là tout l’homme. »

[Notre morale  ne comporte aucune hétéronomie : elle repose

sur la nature humaine telle qu’elle donnée par l’espèce. Elle est inhérente

à notre nature profonde avec son dynamisme propre et ne nous oblige pas

comme un diktat. « Nous n’attendons pas comme récompense de notre action

morale, qu’on nous donne du sucre » (Sertillanges). La morale thomiste propose

à l’homme son vrai bien, c’est-à-dire le Souverain Bien.

Soyons donc moraux si nous voulons être heureux.]

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Voici quelques extraits et ajouts du « Plan divin de la création », ouvrage de synthèse de Pierre Dequènes qui pas son pareil.

 

« L’annonce de la fin du temps des nations et du règne universel millénaire du Christ. […]

 

«  1 – Le Plan divin de la Création

 

« 1.5. La restauration de la création

 

« Dieu utilisera la méthode inverse de celle suivie pour le déluge, avec le basculement des pôles et son cortèges de cataclysmes (éruptions volcaniques, tremblements de terre horribles, changements de saisons, glaciations, raz-de-marée puis sécheresse universelle).

La phénomène permettra le retour de la Terre à son état originel, avec la Pangée reconstituée [A ce sujet, la recherche scientifique de Fernand Crombette sur la reconstitution de notre Terre avant le Déluge est à retenir. Pour reconstituer notre Terre dans sa forme primitive, Crombette a pris la cote bathymétrique – 2000 mètres en partant de l’hypothèse de la chute des eaux d’en haut ou de l’anneau aqueux gravitant autour de la Terre et dont la Bible nous révèle une explication cohérente – ce qui n’avait pas échappé au philosophe Emmanuel Kant, l’auteur de la « Critique de la Raison pure ».- Cf. Genèse, I, 7.- Cf ; le remarquable CD du CESHE, RéF. CD/1.06/M.&C.J., 27, Rue Gantois – 59000 Lille.- Cf. Feu Guy de La Tour d’Auvergne, polytechnicien et membre du CESHE, Cahier, Réf. 5.01, où il a fait une description encore plus technique  de la reconstitution du continent unique grâce à sa formation scientifique exceptionnelle.-  Cf. Noël Derose, « Si le monde savait … », ISBN 2-960009-0-4, 345 pages, Essai de géographie divine, Extraits de l’introduction à l’Étude Géographique, premier ouvrage de l’œuvre.]

 

« 1.6 Le Millénarisme orthodoxe

 

Le Notre Père est très clair : «  Que votre règne arrive sur la terre comme au ciel ». Il s’agit du règne millénaire du Christ sur la terre, avec ses élus.

Le Millénarisme est l’œuvre de saint Irénée, disciple de saint Polycarpe, lui-même disciple de saint Jean. Saint Irénée fut évêque de Lyon au IIe siècle, un grand évêque qui lutta contre les hérésies.

Ce n’est pas, comme certains l’écrivent, un produit judaïque ou une gnose, mais son antidote. Saint Irénée a combattu avec détermination les divers  systèmes hétérodoxes ou hérétiques. Le Millénarisme est donc une doctrine parfaitement catholique, qui fut adoptée par l’Église jusqu’au IVe siècle, pour tomber ensuite dans le discrédit, mais sans jamais être condamné. Le Cardinal Pie approuvait saint Irénée et saint Pie X y était favorable. Il avait recommandé l’ouvrage orthodoxe du père Eyzaguerre.

Mais ce qui a jeté le doute c’est la publication en 1930 du livre d’un religieux chilien Manuel de Lacunza, alias Ben Ezra (1731-1801) : « La Venue du Règne du Messie en gloire et majesté », qui fut mis à l’index en 1824. […]

Le Saint Office déclara que « le système du Millénarisme (celui de Ben Ezra) ne peut être enseigné sans danger » par un décret en 1941. Ce décret fut confirmé en 1944 et approuvé par le pape. Mais l’Église n’a jamais condamné saint Irénée. Elle ne confond pas son Millénarisme avec le Millénarisme orgiaque du Coran, ou celui des sectes comme les Témoins de Jéhova, les Charismatiques, le New Age, etc. […]

 

« 2 – Le cycle apocalyptique de Marie [Notre-Dame de Cotignac, Notre-Dame de Guadaloupe (Mexico), la Rue du Bac (1930), La Salette (1846), Lourdes (1858), Berthe Petit (1870-1943), Heede (Hanovre, 1937-1945), Kérézinen (1938-1965), Turzoska (Slovaquie, 1958), Garabandal (Espagne, 1961-1965), San Damiano (Italie, depuis 1964), Claire Ferchaud (1958), Akita (Japon, 1973-1982)].

 

« 2.6. Fatima (1917)

 

C’est l’apparition la plus médiatique du cycle de la Vierge. […]

La vision de l’enfer est là pour nous faire comprendre, que la destinée humaine et Dieu, ce n’est pas un jeu. Il faut apprendre à vivre vraiment avec Jésus, Marie, Joseph, le Ciel tout entier, dès cette terre et vivre de l’Eucharistie et du Rosaire, pour être intégré dans la famille divine. [….]

Mais ce miracle est aussi celui de l’Arc-en-Ciel, souvenir et prophétie du paradis terrestre donnée à Noé, après le Déluge… Après une pluie intense, le ciel se dégagea et les 70 000 témoins purent voir un soleil insolite, ayant l’apparence d’une rondelle de matière polie. L’astre se mit à trembler, puis tourna sur lui-même à une vitesse vertigineuse, en lançant des gerbes de lumières de toutes les couleurs de l’Arc-en-Ciel. Le phénomène fut visible jusqu’à 12 km de Fatima. […]

Rappelons que c’est Dieu qui donna à Noé l’Arc-en-Ciel, comme signe de son alliance pour toutes les générations à venir. Or l’Arc-en-Ciel est le mémorial de la création originelle, où il y avait un anneau aqueux entourant la Terre. Et le déluge de feu final restaurera [cf. la IIe Épître de saint Pierre, au début de ma page d’accueil], par évaporation, cet anneau aqueux. Si nous ne devions pas revoir un jour l’Eden, Dieu ne nous aurait pas donné ce signe d’alliance. […]

 

« 2.8. Garabandal (1961-1965)

 

Conchita confirma la prédiction de saint Malachie, qui annonçait les trois derniers papes après Jean XXXIII, en précisant qu’en réalité ce sera quatre papes, mais l’un d’eux ne comptera pas. [ …]

 L’avertissement.

[…] Jacinta en connaît la nature et Marie-Lolie l’année.

L’avertissement aura un caractère interne : chacun découvrira l’état de son âme, et externe, avec un phénomène astral visible du monde entier. […]

Le grand miracle.

[…] Le Pape et le Padre Pio le verront. […] Le Padre Pio avait garanti l’authenticité de Garabandal, comme il l’avait fait pour Kérézinen et San Damiano. Il avait vu le miracle juste avant de mourir. Après le miracle, la Russie se convertira.

 

« 2.9 San Damiano (depuis 1964.

 

[…] Les prodiges célestes furent très nombreux, avec le miracle du soleil et de l’arc-en-ciel, renouvelé plusieurs fois. Marie demanda aux fidèles de prendre des photos. Et l’on put voir sur les photos des croix lumineuses, et des hosties, et qui resta scientifiquement inexplicable. Marie annonça qu’elle se servirait d’un astre pour avertir l’humanité (ce qui correspond à Garabandal). […]

 

« 2.10. Claire Ferchaud.

 

 La grande tribulation est la refonte totale de l’humanité.

C’est le nettoyage complet de la cité pour la création d’un nouveau monde.

Le monde se verra frappé de la main de Dieu par un feu intelligent. Alors le Maître Créateur en finit avec l’homme révolté. [...]

Et c’est une nouvelle terre qui apparaît en sa végétation luxuriante [cf. Saint Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », V, 33, 4]. C’est un rajeunissement exaltant les premières heures de la création du monde. […]

 

Conclusion

 

« Les messages de Marie, dans son cycle apocalyptique depuis 1830 sont clairs. Ils dévoilent progressivement les événements de la fin des Temps des Nations et annoncent l’avènement du règne millénaire du Christ. […] Depuis 1917, début de la fin des temps, Marie prépare la voie pour faire triompher le Christ. Son activité est incessante et universelle et chacun recevra la possibilité du salut avant le châtiment. […] Et c’est finalement, le Christ qui rétablira la cité catholique, la nouvelle Jérusalem. »

 

 

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Pierre Dequènes

 

Le cycle apocalyptique de Marie

 

       Nous arrivons à la fin du temps des nations prophétisée dans les Écritures, où Dieu châtira l’humanité, exorcisera le diable, puis détruira le monde actuel, dans un déluge de feu, afin de restaurer la Création, pour son règne millénaire.

        Dans son cycle apocalyptique, depuis 1830, Marie dévoile progressivement les événements à venir. Le châtiment du ciel est devenu irrévocable. Il sera annoncé aux hommes, par l’avertissement promis à Garabandal, au cours de la première tribulation.

        Depuis 1917, Marie prépare la voie pour faire triompher le Christ. Son activité est incessante et universelle et chacun recevra la possibilité du salut avant le châtiment. Chaque fidèle a le devoir de prier pour la conversion des pécheurs et de les avertir.

        Aujourd’hui, l’Église souffre sa passion comme le Christ, déjà annoncée, vers 1820, par A.-C. Emmerich. Le Christ est venu dire à Fribourg que le Vatican était passé sous l’emprise du démon depuis 1972.

 

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Déclaration de Mgr Lefebvre

Septembre 1988

Cliquez sur : Virgo-Maria

« Nous n'avons pas la même façon de concevoir la réconciliation. Le cardinal Ratzinger [l’actuel Benoît XVI] la voit dans le sens de nous réduire, de nous ramener à [au pseudo] Vatican II. Nous, nous la voyons comme un retour de Rome à la Tradition. On ne s'entend pas. C'est un dialogue de sourds. Je ne peux pas beaucoup parler d'avenir, car le mien est derrière moi. Mais si je vis encore un peu, et en supposant que d'ici a un certain temps Rome fasse un appel, qu'on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c'est moi qui poserai les conditions.

« Je n'accepterai plus d'être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C'est fini. Je poserai la question au plan doctrinal : « Est-ce que vous êtes d'accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? Est-ce que vous êtes d'accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei, Libertas de Léon XIII, Pascendi de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani generis de Pie XII ? Est-ce que vous êtes en pleine communion avec ces papes et avec leurs affirmations ? Est-ce que vous acceptez encore le serment antimoderniste ? Est-ce que vous êtes pour le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n'acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n'aurez pas accepté de réformer le Concile, en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédé, il n'y a pas de dialogue possible. C'est inutile ».

« Ce n'est pas une petite chose qui nous oppose. II ne suffit pas qu'on nous dise : « Vous pouvez dire la messe ancienne, mais il faut accepter cela [le Concile] ». Non, ce n'est pas que cela (la messe) qui nous oppose, c'est la doctrine. »

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Qu’est-ce que la vérité ? : Quid est veritas ? (cf. S. Thomas d’Aquin, De Veritate, 1256-1257)

 

Si, en effet, toute doctrine est conceptualisable ou si les mots ont un sens et notre intelligence capable de parvenir à l’être ou à ce qui est, c’est-à-dire à la vérité, les Pontifes romains qui ont produit les lettres citées par Mgr Lefebvre ne peuvent pas être contredits dans leur magistère par d’autres Papes, car autrement cela signifierait qu’ils se sont trompés et qu’il n’y a même plus de vérité possible ou formulable dans l’Église et même partout ailleurs, puisque plus aucun Pape ni nulle autre autorité ne peuvent nous garantir de la moindre vérité. « Nous ne vaudrions, pas mieux, comme dit Platon dans son Théétète (a) qu’un têtard de grenouille, car examiner et entreprendre de réfuter mutuellement nos idées et nos opinions, qui sont justes pour chacun (b), n’est-ce pas s’engager dans un bavardage sans fin et s’égosiller pour rien, si la vérité de Protagoras est vraie, et s’il ne plaisantait pas quand il prononçait ses oracles du sanctuaire de son livre ? » « Si tous sont également dans l’erreur et dans la vérité, dit également Aristote dans sa Métaphysique (c), il ne peut s’agir, pour un être se trouvant dans cet état, ni de proférer un son, ni de dire quelque chose d’intelligible, car, en même temps, il dit une chose et ne la dit pas. S’il ne forme aucun jugement, ou plutôt si, indifféremment, il pense et ne pense pas, en quoi différera-t-il d’une plante ? » « C’est de la même opinion que procède la conception de Protagoras, poursuit Aristote au chapitre suivant, et les deux doctrines doivent être également vraies ou également fausses. En effet, d’un côté, si toutes les opinions et toutes les impressions sont vraies, il est nécessaire que tout soit, en même temps, vrai et faux (…). » C’est ainsi qu’à bon droit la Philosophie est appelée la science de la vérité par sa recherche des principes premiers et des causes les plus élevées et relève de la sagesse proprement dite qui doit nous conduire logiquement au Souverain Bien, la Cause finale de tout ce qui existe. Le principe, le commencement et la fin doivent être par conséquent les objets principaux de notre quête, parce que le comment ne répondra jamais à toutes les questions que nous pouvons nous poser au sujet de notre commencement et de notre fin.  Il faut aller au-delà. « Poursuivre des oiseaux au vol : voilà ce que serait la recherche de la vérité », dit si bien Aristote (d). Quant aux « Mathématiques, qui sont devenues, pour les modernes, toute la Philosophie », disait déjà Aristote au IVe siècle av. J.-C. (e), laissons-les de côté, car elles ne considèrent que le point de vue quantitatif des choses (f) et « rentrent dans la classes des êtres sans mouvement » (g), puisqu’elles « ne tiennent aucun compte des biens et des maux » qui donnent à la Cause finale et à l’entéléchie leur raison d’être (h). Que Dieu nous préserve des dialecticiens et des sophistes, qui selon Aristote, « revêtent le masque du philosophe et disputent de tout sans exception », « la Dialectique se contentant d’éprouver le savoir, là où la Philosophie le produit positivement » et « la Sophistique n’étant qu’une Philosophie apparente et sans réalité » (i) !  

Le monde bouge, le monde change. Tout doit changer et s’adapter aux besoins des temps où nous vivons. « Des lois de l’évolution, dit le pape saint Pie X, dans sa lettre encyclique Pascendi (j), dogme, Église, culte, Livres Saints, foi même, tout est tributaire, sous peine de mort. » Voilà également le point de vue moderniste qui a fait boule de neige dans le monde et que ce Pape avait douloureusement pressenti. C’est vraiment « l’abomination de la désolation dans les lieux saints » (k) et la ruine de la morale chrétienne fondée sur des principes universels et immuables (l).   

 

a) Platon, Théétète, 161 c ;

b) « chacun sa vérité » : Pirandello ;

c) Aristote, Métaphysique, livre G, 4, 1008 b 6-10 ;

d) Id., livre G, 5, 1009 b 35 ;

e) Id., livre A, 9, 992 a 30 ;

f) Cf. J. Daujat, Physique moderne et philosophie traditionnelle, chap. IIe : La manière de connaître de l’intelligence humaine, Desclée & Cie Éditeurs, 1959, p. 33 ;

g) Aristote, Métaphysique, livre A, 8, 989 b 30 ;

h) Id., livre B, 2, 996 b ;

i) Id., livre G, 2, 1004 b 15 et b 25 ;

j) Pape saint Pie X, Lettre encyclique « Pascendi Dominici Gregis » sur les erreurs modernistes, § 32, L’évolution, Rome, le 8 septembre 1907 ;

k) S. Matthieu, XXIV, 15 ; Daniel, IX, 27 ; IIe Épître aux Thessaloniciens, II, 9-12 ;

l) Cf. La crise du Droit, Juan Vallet de Goytisolo, Notaire à Madrid et Membre de l’Académie Royale d’Espagne, de Jurisprudence et de Législation, traduit du texte original espagnol d’une conférence publiée dans la Revue générale de Législation et de Jurisprudence (avril 1962) et à l’Instituto Editorial Reus (Madrid 1962).

 

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EXORCISER L'EXORCISME ?

Par

Mgr Guérard des Lauriers

 

Les fidèles attachés à la Tradition sont familiarisés avec l' " Exorcisme contre Satan et les Anges révoltés, publié par ordre de S.S. le Pape Léon XIII ". Ils doivent, plus que jamais, le réciter, mieux que cela : Le prier. Ils seront, comme je l'ai été moi-même, confirmés dans cette pratique et divinement consolés, en revenant à la source, et à la Vérité.

C'est qu'en effet, le texte actuellement si répandu d'une part, et le texte original publié par ordre de Léon XIII en 1903, dernière année de son Pontificat d'autre part, ces deux textes diffèrent entre eux. Cette différence concerne il est vrai, non l'Exorcisme lui-même, mais la " Supplique à Saint Michel " qui le précède. Elle consiste : premièrement, en quelques interversions [dans l'ordonnance des prières], deuxièmement en deux omissions. Le premier point étant sans importance, c'est le second que nous allons considérer. La différence, par omissions, entre les deux textes, peut être, comme tant d'autres choses, envisagée à deux points de vue : soit materialiter, quant au fait ; soit formaliter, quant à la signification.

 

I. Le fait de l'omission.

 

Ce fait, manifeste pour quiconque considère les Documents, est le suivant. La Supplique à Saint-Michel [qui précède l'Exorcisme], publiée sous " Léon XIII glorieusement régnant ", comporte :

 

1) dans l'"Oraison ", la mention de " Saint Joseph époux de Marie " ;

2) dans le texte, une description précise de la situation dans laquelle se trouve l'Église — Or, dans les éditions ultérieures, ces deux choses sont omises.

A ce Fait, objet d'un constat évident, se rattacherait l'examen des causes qui ont contribué à le produire immédiatement. Le Pape saint Pie X a-t-il eu connaissance de ces omissions ? Si NON, jusqu'à quel point était-il maître au Vatican ? Si OUI, a-t-il voulu ou subi ? S'il a voulu, dans quel but ? Nous n'examinerons pas ces multiples questions. Nous considérons le fait comme donné objectif qui est, comme tel, intégré dans l'ordre providentiel.

 

II. La signification de l'omission.

Nous laissons de côté, nous venons de le dire, cette signification telle que la conçurent ceux qui accomplirent l'omission. Nous considérons l'omission telle qu'elle se présente maintenant OBJECTIVEMENT. Elle a, en fait, occulté provisoirement le " fait ecclésial " constitué par l'acte de Léon XIII. Examiner quelle est la signification de l'omission, requiert donc, au préalable, de mettre en lumière ce " fait ecclésial ", et puis d'en dégager la portée.

 

1. La promulgation de l'Exorcisme par Léon XIII, constitue un FAIT ECCLESIAL.

[Un " fait ecclésial " est, par définition, un événement qui se produit dans l'Église, et qui ne peut être référé qu'à toute l'Église prise dans son ensemble.]

Ce " fait ecclésial ", c'est maintenant seulement qu'il est, comme tel, évident.

Car maintenant, il est manifeste que : " Là où fut institué le Siège du bienheureux Pierre et la chaire de Vérité, là [des ennemis très rusés] ont posé le trône de leur abomination dans l'impiété ". (Texte de l'Exorcisme) Il est MANIFESTE maintenant que ce qui a pu paraître pour Rampolla un but manqué, et pour les " fidèles du rang", en 1900, un pessimisme enténébré, cela, c'est la RÉALITÉ. Il est donc manifeste que Léon XIII fut divinement inspiré. [Cf. le secret de La Salette : « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (il fallait donc bien que cela se produisît un jour ou l’autre — et c’est le moment où jamais !]

C'est ce que confirme la relation que voici :

" Selon la version la plus largement acceptée de ce qui s'est passé, le 13 octobre 1884, après que le Pape Léon XIII eut terminé de célébrer la Messe dans la chapelle vaticane — entouré par quelques cardinaux et membres du Vatican — il s'arrêta soudainement au pied de l'autel. Il se tint là environ dix minutes, comme en extase, son visage blanc de lumière. Puis, partant immédiatement de la chapelle à son bureau, il composa la prière à Saint Michel avec instructions pour qu'elle soit dite partout après chaque Messe basse.

" Lorsqu'on lui demanda ce qui était arrivé, il expliqua qu'au moment où il s'apprêtait à quitter le pied de l'autel, il entendit soudainement des voix : deux voix, une douce et bonne, l'autre gutturale et dure, il semblait qu'elles venaient d'à-côté du tabernacle. Comme il écoutait, il entendit la conversation suivante :

" — La voix gutturale, la voix de Satan dans son orgueil, criant au Seigneur : "Je peux détruire ton Église ".

" La voix douce du Seigneur : " Tu peux ? Alors, fais le donc ".

" — Satan : "Pour cela, j'ai besoin de plus de temps et de pouvoir ".

" — Notre Seigneur : " Combien de temps ? Combien de pouvoir ? "

" — Satan : " 75 à 100 ans et un plus grand pouvoir sur ceux qui se mettent à mon service ".

" — Notre Seigneur : " Tu as le temps, tu auras le pouvoir. Fais avec cela ce que tu veux". "

(Revue de l'ordre séculier de saint-Augustin, décembre 1981, New-York)

Ce que Léon XIII a perçu le 13 octobre 1884 [+ 100 ans = 1984], et qui certes a pu le déconcerter, c'est cela qui était déjà, qui est devenu de plus en plus, qui est maintenant absolument, la RÉALITÉ. Cette perception a provoqué immédiatement, dans le Pasteur suprême, une vive réaction de défense qui s'est traduite en acte, concrètement : dans la prescription de la prière après chaque MESSE basse, dans la promulgation de l'Exorcisme contre Satan et les Anges apostats. Et il convenait que le contenu de cette perception fût explicité dans la supplique à Saint Michel, au titre d'argument pressant, pour conjurer l'Archange d'agir sur le champ.

Tel est donc le " fait ecclésial ", objectivement et providentiellement concomitant à la promulgation de l'Exorcisme par Léon XIII. Le Vicaire de Jésus-Christ a discerné quelle était déjà, quelle allait devenir de plus en plus, la situation de l'Église ; et il a posé, pour le bien de l'Église, les ordinations motivées qu'impérait cette illumination prophétique.

 

2. La portée du fait ecclésial concomitant à la promulgation de l'Exorcisme.

La portée d'un fait, c'est l'enseignement [et les autres conséquences] qui s'en dégage, eu égard au contexte dans lequel il s'insère. L'exorcisme contre Satan, promulgué par Léon XIII, expressément contre le père du mensonge (S. Jean, 8 : 44) infiltré jusque "dans la chaire de Vérité", cet EXORCISME TEL QU'IL FUT PROMULGUÉ, montre, ou plus précisément confirme, que le CHRIST, LUI LE CHEF, veille sans cesse sur Son Église (Matth. XXVIII, 20), par le Pape qui est son Vicaire. Il y a toujours TOUT ce qu'il faut, au moins pour les âmes de bonne volonté qui accueillent humblement cela même qui est donné sans le minimiser [" Diminutæ sunt veritates a fillis hominum " (Psaumes, 11 : 22)], ni l'extrapoler [comme le font ceux qui érigent tout acte d'un Pape en une loi qui oblige l'Église à perpétuité]. Léon XIII, divinement averti, avertit l'Église et la prémunit. Paul IV avait, lui aussi, averti l'Église, par plusieurs Bulles dont " Cum ex apostolatus " (15 Février 1559). Il faut certes, au point de vue canonique, ne pas assimiler la promulgation d'une Bulle et celle d'un Exorcisme. Mais, quand à la portée ecclésiale, l'obrogation (c'est-à-dire l'abrogation implicite, par non-considération systématique et persistante) de "Cum ex apostolatus" et la mutilation de l'Exorcisme, sont deux manifestations du même processus de subversion.

Or, s'il est opportun de dénoncer, pour la mieux enrayer, la subversion, il faut d'abord reprendre conscience de l'excellence propre de ce dont il y a subversion. Le Christ-Chef veille Son Église, par Léon XIII, par Paul IV, par chaque [vrai] Pape. L'Église militante, collectif humain, auquel le Christ s'adresse par son Vicaire, n'est institutionnellement contrainte d'écouter et de se soumettre, que pour ce qui ressortit à l'institution divine ; tandis que, comme personne morale, ce collectif humain est libre d'accueillir ou de refuser ce qui ressortit à l'institution ecclésiastique. L'Église militante a abrogé les Bulles de Paul IV, elle l'a payé et elle le paye en la personne du cardinal Montini. L'Église militante a mutilé l'Exorcisme de Léon XIII, elle le paye en la personne de Mgr. K. Wojtyla.

Qui a obrogé ? Qui a mutilé ? Avant de le considérer, rendons Gloire au Christ-Chef qui triomphe par l'immanence de Sa Justice, alors qu'Il l'eût fait, pour Son Épouse virginalement fidèle, dans la prévenance de Sa Miséricorde. Et rendons grâce au Christ-Chef. Oui, même et encore maintenant, Ses membres fidèles ont tout ce qu'il faut. Ils ont l'Exorcisme, tel qu'il fut inspiré, contre le père du mensonge " installé dans la chair de Vérité ". Ils ont maintenant, par le constat des événements, la certitude théologale de son exacte portée. Plus heureux même que leurs pères sous Saint Pie X, ils voient dans l'Exorcisme une prophétie ; et, qui plus est, ils la voient accomplie. Ils peuvent donc contempler, par et dans l'EXORCISME TEL QU'IL FUT PROMULGUÉ, l'Église elle-même s'intégrer en son Époux bien aimé, comme étant "le signe éminent de son auto-crédibilité" (Vatican. Const. "Dei Filius" du 20 avril 1870, de Fide catholica, cap. 3, DS 3013).

 

3. La signification de la mutilation perpétrée dans le texte promulgué par Léon XIII.

La signification de l'omission est aussi claire pour nous maintenant que l'est celle de la prophétie. " Rien n'est caché, qui ne soit [tôt ou tard] révélé " (Math. X. 26). Dieu opère le bien, même à partir du mal. Dieu opère que même l'erreur encoure à manifester la Vérité. Voilà ce que, brièvement, nous allons expliciter.

Le mal est, dans un être de nature, une privation qui affecte le bien auquel cet être est, par nature, ordonné. Si on veut nuire en infligeant une privation, il faut pour y réussir, non pas user d'une violence qui provoque un réflexe d'opposition à cette frustration, mais induire le sujet à estimer excellent le "bien diminué" qu'on consent à lui laisser. Alors, il est possible que le sujet erre provisoirement sur l'estimation concrète de sa véritable fin ; et qu'il se mette ainsi progressivement dans les conditions qui lui rendent impossible de l'atteindre. Dans un tel processus, le bien véritable, celui dont on vise que la privation en arrive, c'est celui qui est diligemment occulté.

Pareillement, si on veut induire en erreur, il faut pour y réussir, non pas affirmer le faux, mais faire miroiter une " vérité diminuée " ; l'esprit, appâté, déserte sa propre et native curiosité, et croit trouver toute la Vérité dans les vestiges qui lui en sont concédés. Dans un tel processus, la totale Vérité, celle dont on vise qu'elle ne soit pas communiquée, c'est précisément celle qui est diligemment occultée.

La totale Vérité, c'est en l'occurrence ce que Léon XIII, inspiré, a osé clamer : le père du mensonge est " là où fut instituée la chaire de Vérité ". Le signe que cela était et demeure pour ainsi dire le paroxysme de la Vérité, le signe que, " Léon XIII glorieusement régnant ", le père du mensonge s'infiltrait déjà dans la chair de Vérité, c'est qu'il a réussi à occulter ce que Léon XIII en avait révélé, avec autant de courage que d'Autorité.

" Les ténèbres n'ont pu arrêter la Lumière " (S. Jean, 1 : 4). L'acte ecclésial de Léon XIII est maintenant connu tel qu'il fut posé. L'Exorcisme, diminué quand à la portée, par la mutilation de la prière qui en assignait la terrifiante finalité, cet Exorcisme, fort répandu et lui-même infesté, est enfin exorcisé ! C'est-à-dire que, tout simplement, il est connu et il sera récité, tel qu'il fut inspiré par l'ESPRIT DE VÉRITÉ.

L'Exorcisme exorcisé, restitué en son intrépide et native pureté, rayonnera partout la Vérité que Satan avait provisoirement réussi à occulter. La Vérité libérera l'Église (S. Jean, 8 : 32). L'Exorcisme vierge, ardemment vécu et récité, opérera, "par l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie immaculée Mère de Dieu, de Saint Michel Archange, de Saint Joseph époux de Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints", que le père du mensonge soit expulsé du " Lieu où fut institué le Siège du bienheureux Pierre et la chaire de Vérité". [Cf. le secret de La Salette : « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (il fallait donc bien que cela se produisît un jour ou l’autre — et c’est le moment où jamais !]

 

 

En la fête de la très SAINTE TRINITÉ

Dimanche, le 17 juin 1984,

Mgr M. L. Guérard des Lauriers

 

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L’exorcisme de Léon XIII est connu de tous (octobre 1884). Il débute par LA SUPPLIQUE À SAINT MICHEL ARCHANGE. Voici le texte complet, authentique de cette supplique :

 

Supplique à Saint Michel Archange

 

Très glorieux Prince de l’armée céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat et la « lutte qui est la nôtre contre les Principautés et les Puissances, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs » (Éphésiens, VI, 10-12). Venez en aide aux hommes, que « Dieu a créés incorruptibles, et faits à Son image et ressemblance, et rachetés à si haut prix de la tyrannie du diable » (Sagesse, II, 23 ; I Corinthiens, VI, 20). Combattez aujourd’hui, avec l’armée des Anges bienheureux, les combats du Seigneur, comme vous avez combattu jadis contre le chef de l’orgueil, Lucifer, et contre ses anges rebelles ; et « ils n’eurent pas le dessus, et on ne trouva plus leur place dans le ciel. Mais il fut jeté, ce grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on appelle le diable et Satan, celui qui égare le monde entier ; et il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui » (Apocalypse, XII, 8-9).

Voilà que cet antique ennemi et homicide s’est dressé avec véhémence. « Déguisé en ange de lumière » (II Corinthiens, XI, 14), avec toute la horde des mauvais esprits, il parcourt et envahit la terre profondément, afin d’y effacer le nom de Dieu et de Son Christ, et de voler, tuer et perdre de la mort éternelle les âmes destinées à la couronne de la gloire éternelle. Le poison de sa malice, comme un fleuve répugnant, le dragon malfaisant le fait couler dans des hommes à l’esprit dépravé et au cœur corrompu ; esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème ; et souffle mortel de la luxure et de tous les vices et iniquités.

L’Église, épouse de l’Agneau immaculé, des ennemis très rusés l’ont saturée d’amertume et abreuvée d’absinthe ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau.

 

        On peut vérifier dans une édition de 1903 que certains passages de cette prière ont été occultés, et que ce qui a été occulté s’est accompli. Satan a effectivement « plus de pouvoir » : « Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre … de sorte qu’en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau ». [Cf. le secret de La Salette : « Rome a perdu la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (il fallait donc bien que cela se produisît un jour ou l’autre — et c’est le moment où jamais !]

 

Texte latin (qui fait loi) : AD S. MICHALEUM ARCHANGELUM PRECATIO

 

Princeps gloriosissime coelestis militiæ, sancte Michael Archangele, defende nos in proelio et colluctatione, quæ nobis est adversus principes et potestates, adversus  mundi rectores tenebrarum harum, contra spiritualia nequitiæ, in coelestibus (Ephes. VI, 12). Veni in auxilium hominum ; quos Deus creavit inexterminabiles, et ad imaginem similitudinis suæ fecit, et a tyrannide diaboli emit pretio magno (Sap. II, 23 - I Cor. VI, 20). Proeliare hodie cum beatorum angelorum exercitu proelia Domini, sicut pugnasti olim contra ducem superbiæ luciferum et angelos ejus apostaticos ; et non valuerunt, neque locus inventus est eorum amplius in coelo. Sed projectus est draco ille magnus, serpens antiquus, qui vocatur diabolus et satanas, qui seducit universum orbem ; et projectus est in terram, et angeli ejus cum illo missi sunt (Apoc. XII, 8-9).

En antiquus inimicus et homicida vehementer erectus est. Transfiguratus in angelum lucis, cum tota malignorum spirituum caterva, late circuit et invadit terram, ut in ea deleat nomen Dei et Christi ejus, animasque ad æterna gloriæ coronam destinatas furetur, mactet ac perdat in sempiternum interitum. Virus nequitiæ suæ,tamquam flumen immundissimum, draco maleficus transfundit in homines depravatos mente et corruptos corde ; spiritum mendacii, impietatis et blasphemiæ ; halitumque mortiferum luxuriæ, vitiorum omnium et iniquitatum.

Ecclesiam, Agni immaculati sponsam, vaferrimi hostes repleverunt amaritudinibus, inebriarunt absinthio ; ad omnia desiderabilia ejus, impias miserunt manus. Ubi sedes beatissimi Petri et Cathedra veritatis ad lucem gentium constituta est, ibi thrO.N.U.m posuerunt abominationis impietatis suæ ; ut percusso pastore, et gregem disperdere valeant. Adesto, itaque, Dux invictissime, populo Dei contra irrumpentes spiritales nequitias, et fac victoriam.

 

 

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Au sujet de La Salette, cliquez sur calvat.htm

Au sujet de Fatima, cliquez sur Notre-Dame de Fatima : apparition du 13 octobre 1917

Au sujet de Garabandal, cliquez sur  Association Saint Christophe et sur garabandal.org Information on the Apparitions of Garabandal -- St. Michael's Garabandal Center

 

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    Cette analyse paraissant logiquement fondée, nous avons pris la décision de la faire paraître sur la page d’accueil de notre site en laissant à chacun le soin de se déterminer en son âme et conscience, en rappelant toutefois que tout ce qui est logique n’est pas nécessairement vrai. Gardons-nous de confondre les êtres réels et les êtres de raison ; et mettons avant tout notre vie en accord avec les paroles du Verbe éternel du Père en nous appuyant sur les Saintes Ecritures et la Tradition bimillénaire de l’Église bâtie sur Pierre et sur ses successeurs authentiques. De toute façon, la situation dans laquelle nous nous trouvons ne peut pas durer bien longtemps. Il va falloir en sortir un jour ou l’autre et reprendre le bon chemin qui conduit à notre fin véritable qui est de jouir de la vue de Dieu, notre Souverain Bien, et de sa gloire éternelle, – et non de plaire à ce monde qui veut effacer de la terre le nom du vrai Dieu et de Son Christ. Nous attendons la lumière qui jaillira des événements. Nous tenons à ajouter que nous considérons personnellement Mélanie de La Salette comme la Sainte (a) des derniers temps en tant qu’elle a reçu de la Très Sainte Vierge la Règle pour le nouvel Ordre religieux : les Apôtres des derniers temps (b).

a) « La nostra santa » : pape saint Pie X.

b) Pour servir à l’histoire de La Salette, Documents II, Nouvelles Editions Latines, 1965, p. 60, Lettre à l’abbé Roubaud, curé au diocèse de Fréjus, Castellamare-di-Stabia (Italie), 2 mars 1880.

 

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R. P. Jean-Pierre de Caussade (1675-1751), S. J., L’Abandon à la Providence divine, Desclée De Brouwer 1966, pages 126-127 :

 

« Tant de révolutions qui surprennent si fort les hommes qui viennent avec tant d’éclats et sont comme autant d’astres qui roulent sur la tête des autres, tant d’événements extraordinaires, tout cela n’est qu’un songe qui échappe à la mémoire de Nabuchodonosor à son réveil (a), quelque terribles (que soient) les impressions qui se font sur son esprit. Tous ces monstres ne viennent au monde que pour exercer le courage des enfants de Dieu ; et lorsqu’ils sont assez instruits, Dieu leur donne le plaisir de tuer leur monstre ; le ciel ensuite enlève les victorieux et l’enfer engloutit les vaincus ; il reproduit un autre monstre et Dieu appelle de nouveaux athlètes dans le champ de bataille. Et cette vie n’est qu’un spectacle continuel qui fait la joie du ciel, l’exercice des saints de la terre ; ainsi tout ce qui s’oppose à l’ordre de Dieu ne sert qu’à le rendre plus adorable. Tous les ennemis de l’équité sont les esclaves de la justice et l’action divine bâtit la céleste Jérusalem avec les instruments de la Babylone qui n’est composée que de leurs pièces usées et brisées (b). »

 

a) Cf. Daniel, ch. 2 ; Apocalypse, ch. 13 ;

b) Cf. Apocalypse, 18 : 1-2 ; 21 : 1-4.

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Saint Jean, XIX, 30 : « Consummatum est. »

 

Apocalypse, XXII, 20 : « Amhn, ercou, kurie Ihsou. »

 

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Ire Épître de S. Paul aux Corinthiens, II, 4-10 :

 

« Et mon discours et ma prédication ont été, non dans les paroles persuasives de la sagesse humaine, mais dans la manifestation de l’Esprit et de la vertu ; afin que votre foi ne soit pas établie sur la sagesse des hommes, mais sur la vertu de Dieu. Cependant nous prêchons la sagesse parmi les parfaits, non la sagesse de ce siècle, ni des princes de ce siècle, qui périssent ; mais nous prêchons la sagesse de Dieu dans le mystère, sagesse qui a été cachée, que Dieu a prédestinée pendant les siècles pour notre gloire ; qu’aucun prince de ce siècle n’a connue ; car s’ils l’avaient connue, jamais ils n’auraient crucifié le Seigneur de la gloire. Mais comme il est écrit : Ce que l’œil n’a point vu, ce que l’oreille n’a point entendu, ce qui n’est point monté dans le cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé à ceux qui l’aiment (a) ; c’est aussi ce que Dieu nous a révélé par son Esprit ; car l’Esprit pénètre toutes choses, même les profondeurs de Dieu. »

a) Isaïe, LXIV, 4.

 

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Convertissons-nous et faisons pénitence, car l’apostasie

des nations est consommée et le Grand Jour  de la

colère de l’Agneau imminent !

Cf. Apocalypse, VI, 17.

 

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        Le millénarisme est textuellement dans les premiers versets du chapitre XX de l’Apocalypse. Saint Irénée de Lyon nous l’a fait remarquer en nous prouvant son bien-fondé et Notre-Dame de La Salette l’a remis en évidence en 1846 au grand dam des évolutionnistes et des modernistes.

 

Cliquez sur : ireneech.htm puis sur :

ireneegu.htm et sur :

milltiss.htm

 

S. Luc, XXI, 24 :

 

« Ils tomberont sous le tranchant du glaive, ils seront emmenés captifs parmi les nations et Jérusalem sera foulée aux pieds par les Gentils, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis. »

 

Apocalypse, XII, 9 et 12 :

 

« On le jeta donc, l’énorme Dragon, l’antique Serpent, le Diable ou Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui. […] Malheur à vous, la terre et la mer, car le Diable est descendu chez vous, frémissant de colère et sachant que ses jours sont comptés. »

 

ID., XIII, 4, 7 :

 

« On se prosterna devant le Dragon, parce qu’il avait remis l’empire à la Bête… On lui donna de mener campagne contre les saints et de les vaincre ; on lui donna pouvoir sur toute race, peuple, langue ou nation. »

 

ID., XVII, 12 :

 

« Et ces dix cornes-là, ce sont dix rois ; ils n’ont pas encore reçu de royauté, mais ils recevront un pouvoir royal, pour une heure seulement avec la Bête. »

 

Daniel, VII, 7 :

 

« Ensuite je contemplai une vision, dans les visions de la nuit. Voici : une quatrième bête, terrible, effrayante et forte extrêmement […]. Elle était différentes des premières bêtes et portait dix cornes. »

 

ID., II, 35 :

 

« Le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or [les différents empires], furent brisés ensemble, comme la balle s’échappe d’une aire en été ; le vent l’emporta, et nulle trace n’en fut plus trouvée [lat. : “nullusque locus inventus est eis”]. »

 

Apocalypse, XIII, 16 et 18 :

 

« Par ses manœuvres [les manœuvres de la Bête], tous, petits et grands, riches ou pauvres, libres ou esclaves, se feront marquer sur la main droite ou sur le front […]. C’est ici qu’il faut de la finesse ! Que l’homme doué d’esprit calcule le chiffre de la Bête, c’est un chiffre d’homme : son chiffre, c’est 666. »

 

Le signe 666 désigne symboliquement le naturalisme, c’est-à-dire l’homme, l’homme, l’homme, l’homme trois fois seul, l’homme sans Dieu ou sans l’ordre surnaturel et même sans nature propre. Nous retrouvons cette image au verset 9 du chapitre XIII de l’Exode. Nous en restons ainsi délibérément au 6e jour de la création ou de l’apparition fortuite de l’homme dans une perspective typiquement maçonnique ou luciférienne. S. Irénée de Lyon, dans son traité « Contre les hérésies », a magistralement analysé la grande Apostasie des derniers temps en notant que le chiffre 666 ou le nom de la Bête récapitulera toutes les apostasies antérieures, car il a remarqué que Noé avait 600 ans lorsque le déluge survint sur la terre que la statue dressée par Nabuchodonosor avait 60 coudées de hauteur et 6 coudées de largeur. Il se trouve que les apôtres saint Luc, au verset 26 du chapitre 17, et saint Matthieu, au verset 37 du chapitre 24, en parlent également. Dieu n’a-t-il pas réglé toutes choses avec nombre, poids et mesure (a). « Le vieux Testament est un chiffre » (b). Cliquez sur : C'est pourquoi

a)  Cf. Sagesse, 11 : 21 ; Deutéronome, 32 : 8 ; Daniel, 5 : 25-28 ; S. Matthieu, XVII, 1-2 (le 6e jour, épreuves de la croix, le 7e jour, apparition de Jésus revêtu de gloire et éclatant de lumière, 8e jour, résurrection générale) ; Méditations, Vénérable Père Louis Du Pont, ouv. cité plus haut, Quatrième partie ou volume, Méditation XXI : De la transfiguration de Notre-Seigneur Jésus-Christ, page 232.

b)  Blaise Pascal (1623 – 1662), Pensées, 243.

 

ID., XV, 1-2 :

 

« Puis je vis dans le ciel encore un prodige, grand et merveilleux : sept Anges, portant sept fléaux, les derniers puisqu’ils doivent consommer la colère de Dieu. Et je vis aussi comme une mer de cristal mêlée de feu, et ceux qui ont triomphé de la Bête, de son image et du chiffre de son nom, debout près de cette mer de cristal. »

 

S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 25, 1 :

 

« C’est de cet Antéchrist que l’Apôtre dit dans sa deuxième épître aux Thessaloniciens (II, 3-4) : “ Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car le Seigneur ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie, et que n’ait paru l’homme de péché, le fils de la perdition, l’Adversaire, qui se pose en ennemi et s’élève au-dessus de tout ce qui se dit Dieu ou qui est adoré, jusqu’à siéger dans le Temple de Dieu, en se donnant lui-même comme Dieu.” »

 

ID., ibid., V, 33, 3 :

 

« C'est ce que les presbytres qui ont vu Jean, le disciple du Seigneur, se souviennent avoir entendu de lui,  lorsqu'il évoquait l'enseignement du Seigneur relatif à ces temps-là. »

 

Apocalypse, XIX, 19-20 :

 

« Je vis alors la Bête, avec les rois de la terre et leurs armées, rassemblés pour engager le combat contre le Cavalier [le Verbe de Dieu, par l’épée qui sort de sa bouche] et son armée. Mais la Bête fut capturée, avec le faux prophète – celui qui accomplit au service de la Bête des prodiges par lesquels il fourvoyait les gens ayant reçu la marque de la Bête et les adorateurs de son image – on les jeta tous deux, vivants, dans l’étang de feu, de soufre embrasé. »

 

ID., XX, 1-3 :

 

« Et je vis un Ange descendre du ciel, tenant à la main la clef de l’Abîme. Il maîtrisa le Dragon, l’antique Serpent, - c’est le Diable, Satan, - et l’enchaîna pour 1.000 années … afin qu’il n’égarât plus (ina mh planhsh έti) les nations jusqu’à l’achèvement des 1.000 années. »

 

ID., IX, 13-14 :

 

« Et le sixième Ange sonna [l’Ange de la fin du sixième millénaire]… Alors j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or placé devant Dieu ; elle dit au sixième Ange portant la trompette : “ Relâche les quatre Anges [vers les quatre directions de la terre] qui se tenaient prêts pour l’heure et le jour et le mois et l’année, afin d’exterminer le tiers des hommes ”. »

 

ID., XI, 15 :

 

« Et le septième Ange sonna [l’Ange du septième jour ou du septième millénaire]… Alors, au ciel, des voix clamèrent : “ La royauté du monde est acquise à notre Seigneur ainsi qu’à son Christ ; il régnera dans les siècles des siècles.” »

 

Actes des Apôtres, III, 21 :

 

« Le Seigneur enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu’aux temps de la restauration de toutes choses [latin : restitutionis omnium ”, grec : apokatastasewς , apocatastase, palingénésie, nouvelle naissance], dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. »

 

Romains, VIII, 22 :

 

« Nous savons en effet que toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement » : Scimus enim quod omnis creatura ingemiscit, et parturit usque adhuc.

 

ID., XIV, 17 :

 

« Car le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans l’Esprit saint. »

 

ID., XI, 15 [conversion des Juifs] :

 

« Parce que si leur réprobation est une réconciliation pour le monde, que sera leur réintégration, sinon une résurrection d’entre les morts ? »

 

S. Jean, IV, 22 (entretien de Jésus, « Fils de David », avec la Samaritaine) :

 

« Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut doit venir des Juifs. »

 

S. Matthieu, XV, 24 (réponse de Jésus à une cananéenne) :

 

« Lui, répondant, dit : “ Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ” (a). »

a) Cf. également chapitre X, verset 5 : « Allez plutôt [lat. : « potius »] vers les brebis perdues de la maison d’Israël ».

 

Ezéchiel, XXXVII, 11-14  :

 

«  Alors il me dit : “Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Ceux-ci disent : “Nos os sont desséchés, notre espoir est perdu, c’est fait de nous !” Eh bien ! Prophétise et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Dieu [hwhy ynda : Adonaï Yehova] : Voici que je rouvre vos tombeaux, et je vous ferez remonter de vos tombeaux, ô mon peuple ! Et je vous ramènerai au pays d’Israël. Et vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel, quand j’aurai ouvert vos tombeaux et quand je vous aurai fait remonter de vos tombeaux, ô mon peuple ! Je mettrai mon Esprit en vous et vous serez vivifiés, et je vous donnerai du repos sur votre sol, et vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel, qui ai parlé et qui exécute, dit l’Éternel. » 

 

Jérémie, XXX, 3, 16 et 24 :

 

« Car voici venir des jours – oracle de Dieu – où je changerai le sort de mon peuple Israël (et Juda) et je le ramènerai dans le pays que j’ai donné à leurs pères, et ils le possèderont. […] Mais tous ceux qui te dévoraient seront dévorés, tous tes oppresseurs iront en captivité, ceux qui te dépouillaient seront dépouillés, et tous tes pilleurs, je les livrerai au pillage. […] La colère de Dieu ne se détournera pas qu’il n’ait accompli et réalisé le dessein de son cœur : au dernier des jours vous comprendrez cela [lat. : « in novissimo dierum intelligetis ea »]. » 

 

ID., XXXI, 17 :

 

« Il est un espoir pour ta descendance [lat. : « novissimis tuis »] : ils vont revenir, tes fils, sur leur terre. »

 

Zacharie, II, 12 :

 

« Car ainsi parle Dieu des armées [Yehova tsabaoth : twabu hwhy] : Pour sa gloire il m’a envoyé vers les nations qui vous [Juda, Israël et Jérusalem : Mlswryw larsy-ta hdwhy-ta] ont pillés ; car qui vous touche touche la prunelle de son œil. » [N’oublions jamais que saint Bernard, l’abbé de Clairvaux, en 1146, en s’inspirant de ce texte et en s’appuyant sur d’autres passages des Saintes Écritures dont ceux que nous venons de citer plus haut, arrêta un massacre des Juifs dans le pays rhénan.]

 

Ezéchiel, XXXVIII, 8, 12 et 16 (cf. dans la Vulgate, Isaïe, X, 23 : « … in medio omnis terrae » ?) :

 

« Après de longs jours tu seras visité ; à l’expiration de nombreuses années tu viendras contre la nation soustraite à l’épée, rassemblée d’entre beaucoup de peuples sur les montagnes d’Israël, qui ont été longtemps désertes, la nation ramenée du milieu des peuples, et qui habite tout entière en sécurité. […] Tu iras pour piller et faire du butin, pour porter ta main sur des ruines maintenant habitées, sur un peuple recueilli du milieu des nations, qui élève des troupeaux et acquiert des biens, et qui habite au centre de la terre [au centre ou au milieu, le nombril : umbilici terræ, Urah rwkj-le]. […] Ce sera à la fin des jours que je te ferai venir contre mon pays, afin que les nations me connaissent, quand je me sanctifierai à leurs yeux, ô Gog. »

 

Apocalypse, XXI, 9-12 :

 

« Et il vint un des sept Anges qui avait les sept coupes remplies des dernières plaies, et il conversa avec moi, disant : “Arrive ! je te montrerai la Fiancée, l’Epouse de l’Agneau.” Et il m’emmena en esprit sur une montagne grande et élevée, et il me montra la Ville Sainte Jérusalem, qui descendait du ciel, ayant la gloire de Dieu ; son éclat [est] pareil à une pierre très précieuse, comme à une pierre de Jaspe cristallin. Elle a un mur grand et élevé, elle a douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms inscrits, qui sont [ceux] des douze tribus d’Israël. »

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L A   F A T A L E   M É P R I S E   D U   P S E U D O   V A T I C A N   I I

 

Dans son épître aux Galates l’apôtre saint Paul, l’Apôtre des nations, nous rappelle que, selon les Saintes Écritures, Dieu a promis à Abraham le croyant et à sa postérité l’héritage de la terre en vertu de sa Foi et non en vertu de la Loi (1). Cette promesse s’adresse par conséquent à ceux qui sont justifiés par la Foi et issus de la postérité d’Abraham qui désigne nécessairement et logiquement le Christ et les justes de son Église qui posséderont la terre en héritage (2). Là encore, sur cette question fondamentale, le pseudo Vatican II a égaré tous les catholiques, alors que saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle y avait déjà répondu clairement et magistralement en s’appuyant uniquement sur l’autorité des Saintes Écritures (3).  

6)  Cf. Genèse, 13 : 14-17 ; 23 : 4 ; 15 : 18, 19-21 ; S. Matthieu, 3 : 9 ; S. Luc, 3 : 8 ; Galates, 4 : 28 ; 3 : 6-9 ;

7)  Cf. Galates, 3 : 16 ; Matthieu, 5 : 4 ; 17 : 34-35 ;

8)  Cf. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 3e Partie, 32, 2.

 

Le Lobby juif aux États-Unis renforcé par le pseudo Vatican II sur le retour des faux Juifs (a) sur la terre de leurs ancêtres et conduisant à l’Antéchrist (b) :

a)  Cf. Apocalypse, 3 : 9.

b)  Cf. Irénée de Lyon, « Contre les hérésies », Livre V, 3e Partie, 25, 2.

 

Le Lobby juif aux Etats-Unis ( vidéo) : Le reportage que le crif veut interdire

 

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Épître de saint Paul aux Philippiens, 3 : 4-14 :

 

« Quoique j’ai moi aussi de quoi me confier dans la chair ; si quelqu’un croit pouvoir se confier dans la chair, je le puis davantage, moi, circoncis le huitième jour, moi de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreux de pères hébreux ; quant à la Loi, Pharisien ; quant au zèle, persécutant l’Église de Dieu ; quant à la justice de la Loi, ayant vécu sans reproche. Mais ce qui était un gain pour moi, je l’ai jugé perte à cause du Christ. Bien plus, je pense (existimo) que tout est perte, auprès de l’éminente connaissance de Jésus-Christ Notre Seigneur, pour qui je me suis dépouillé de toutes choses, et je les considère (arbitror) comme du fumier, afin de gagner le Christ, et d’être trouvé en lui, non ma propre justice qui vient de la Loi, mais celle qui vient de la Foi dans le Christ Jésus : qui vient de Dieu par la Foi, pour le connaître ainsi que la vertu de sa résurrection, et la participation à sa Passion, m’étant configuré à sa mort pour parvenir si possible (si quo modo occurram) à la résurrection des morts ; non que j’ai déjà (jam) atteint jusque là, ou que déjà (jam) je sois parfait, mais je poursuis, pour atteindre si possible (si quomodo comprehendam) le but auquel j’ai été destiné par le Christ Jésus. Non, mes frères, je ne pense pas l’avoir atteint. Mais seulement oubliant ce qui est en arrière, et m’avançant vers ce qui est devant, je tends au terme (ad destinatum), au prix de la vocation céleste de Dieu dans le Christ Jésus. »

 

 

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S. Irénée de Lyon, Contre les hérésies, V, 29, 2 :

 

29, 2. C'est pourquoi aussi, dans la bête qui doit venir, aura lieu la récapitulation de toute iniquité et de toute tromperie, afin que toute la puissance de l'apostasie, ayant conflué vers elle et s'étant ramassée en elle, soit jetée dans la fournaise de feu (a). C'est donc à juste titre que le nom de la bête aura le chiffre six cent soixante-six (b), récapitulant en lui tout le mélange de mal qui se déchaîna avant le déluge par suite de l'apostasie des anges (c) — car Noé avait six cents ans, lorsque le déluge survint sur la terre (d) et anéantit les êtres vivants de la terre (e) à cause de la génération perverse du temps de Noé (f), — récapitulant aussi toute l'erreur idolâtrique postérieure au déluge et le meurtre des prophètes et le supplice du feu infligé aux justes — car la statue dressée par Nabuchodonosor avait soixante coudées de hauteur et six coudées de largeur (g), et c'est pour avoir refusé de l'adorer qu'Ananias, Azarias et Misaël furent jetés dans la fournaise de feu, prophétisant par cela même qui leur arrivait l'épreuve du feu que subiront les justes à la fin des temps : toute cette statue a été, en effet, une préfiguration de l'avènement de celui qui prétendra se faire adorer lui seul par tous les hommes sans exception —. Ainsi donc, les six cents ans de Noé, au temps de qui le déluge eut lieu à cause de l'apostasie, et le nombre des coudées de la statue, à cause de laquelle les justes furent jetés dans la fournaise de feu, signifient le chiffre du nom de cet homme en lequel sera récapitulée toute l'apostasie, l'injustice, l'iniquité, la fausse prophétie et la tromperie de six mille ans, à cause de quoi surviendra le déluge de feu.

a)     Cf. Apocalypse, XIX, 20 ; S. Luc, 17 : 26 ; S. Matthieu, 24 : 37 ;

b)     Cf. Apocalypse, XIII, 18 ;

c)      Cf. Genèse, VI, 1 s. ;

d)     Cf. Genèse, VII, 6. ;

e)     Cf. Genèse, IV, 23 ;

f)       Cf. Genèse, IV, 1 ;

g)     Cf. Daniel, III, 1.

 

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Maitreya et les Maîtres de Sagesse

(dont Héléna Petrovna Blavatski)

 

Maitreya et les Maîtres de Sagesse - Partage international :

 

« Les enseignements de la Sagesse éternelle ont été donnés au monde par des Maîtres de Sagesse ; cet enseignement a été transmis en Occident principalement par l’entremise de deux disciples, Helena Petrovna Blavatski, fondatrice de la Société théosophique, entre 1875 et 1889 et Alice A. Bailey qui a servi de «secrétaire» au Maître tibétain entre 1919 et 1949. »

 

Maitreya : Il est celui qui prétendra (et prétend) être le Messie. Pour tout savoir sur ce personnage et être bien averti, cliquez sur : L'Antéchrist

 

Les OVNIs (Objets Volants Non Identifiés), vulgairement appelés soucoupes volantes, existent bel et bien, mais ce sont des objets produits et mûs par des démons pour nous égarer et nous conduire finalement à la damnation éternelle. –  

 

PARTAGE – International – Novembre 2007 – N° 231

 

Version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share international. Cette version présente des informations relatives au déroulement de l’Émergence publique de Maitreya et aux prévisions de celui-ci, [considéré comme] « le Maître de tous les Maîtres, le Seigneur qui incarne le principe christique et par conséquent le Christ sur notre planète ».

 

Partage international - Présentation :

 

Maitreya : Périodiquement, lorsque l’humanité traverse une crise, à l’occasion des changements d’ère, l’un de ces Grands Instructeurs est envoyé dans le monde pour l'aider à franchir une nouvelle étape de son développement. Historiquement, nous connaissons certains d’entre eux sous les noms de Hermès, Krishna, Shankaracharya, Confucius, Zoroastre, le Bouddha, le Christ, Mahomet[Voir la Déclaration Nostra Ætate du pseudo concile Vatican II qui procède de la même pensée – cliquez sur : Déclaration Nostra Ætate]

 Maitreya, le Maître des Maîtres, celui qu’Helena P. Blavatsky a appelé l’Instructeur mondial, avait annoncé dès juin 1945, à la fin de la deuxième guerre mondiale, son intention de revenir lui-même, physiquement dans le monde, accompagné d’un groupe de Maîtres. Son retour aurait lieu dès que l’humanité aurait manifesté un certain degré de paix et aurait commencé à instaurer le principe du partage. [Cliquez sur : notre complément - Blavatski - et l'O.N.U.]

 

Écouter en ligne : Ecouter en ligne - Partage International

 

Extraits de la revue Partage International :

 

SIGNES DES TEMPS – Des ovnis en Bavière

(25 avril 2007)

 

« Motifs lumineux, sur un immeuble de Split (Croatie), créés par les Frères de l'espace en collaboration avec Maitreya. »

 

Partage international - Présentation :

 

Le jour de la Déclaration

 

Le Jour de la Déclaration, les réseaux internationaux de télévision seront reliés entre eux. A l'invitation des médias, nous verrons le visage de Maitreya à la télévision, mais il ne prononcera aucune parole. Chacun de nous entendra son message dans sa propre langue, télépathiquement. Même ceux qui ne le regarderont pas à la télévision feront cette expérience. Son énergie d'amour pénétrera le cœur de tous, stimulant l'humanité à sauver le monde. Au même moment, des centaines de milliers de guérisons spontanées surviendront partout dans le monde. C'est ainsi que nous saurons que Maitreya est vraiment l'Instructeur mondial pour toute l'humanité.

 

Publication du Réseau Tara Canada (Québec) *** Bulletin mars 2009

 

 Le moment est venu (extrait de l’article du Maître, Partage international, mars 2009 - voir l’article complet  plus loin) :

« … Maitreya a choisi ce moment pour tenir sa promesse d'entrer dans le monde des hommes et de les aider dans leur voyage. Il émerge maintenant, précédé de son héraut, le signe avant-coureur que voient de nombreux hommes à travers le monde, l'étoile qui annonce son apparition publique. Grâce aux possibilités offertes aujourd'hui par la télévision, il donnera une série d'interviews qui commencera aux États-Unis et le conduira au Japon et dans bien d'autres pays. Son nom et son statut non encore dévoilés, c'est en tant qu'homme ordinaire qu'il prendra la parole au nom de tous ceux qui ne peuvent se faire entendre… »

 

Message n° 114 (Maitreya) :

 

Préparez-vous à me voir pleinement présent physiquement, et ne me manquez pas. Cherchez un homme qui vous montrera le chemin qui mène à Dieu par le partage et la justice. Je m'adresserai à vous en termes simples et vous amènerai à la manifestation de votre plénitude en tant que dieux. Tenez-vous-en fermement à ce que vous êtes, mes amis, et permettez à ce dieu de s'épanouir. Maintenez devant vous la vision d'un avenir réellement radieux, et soutenez vos frères. Éveillez en eux la promesse qu'apporte ma présence, et obtenez leur aide.

 

Tout ce que je ferai, je le ferai par votre entremise. Sachez que telle est la vérité, mes amis, et travaillez pour moi. Faites connaître le fait de mon retour. Faites connaître la promesse apportée à tous les hommes. Faites connaître votre position, mes amis, et améliorez le sort de vos frères. Avec précaution, je présente mon visage au public. Progressivement, je me fais connaître. De cette façon, respectant la Loi, je me révèle à nouveau. Prenez garde, mes amis, de ne pas manquer à me reconnaître. »  [Message n° 114 (Maitreya)]

 

LA FÊTE DE PÂQUES

 

C'est la fête du Christ vivant et ressuscité, MAI­TREYA, Instructeur de tous les hommes et Chef de la Hiérarchie spirituelle. Il est l'expression de l'Amour de Dieu. Ce jour-là, on reconnaît l'exis­­tence de la Hiérarchie qu'il guide et dirige, et l'on insiste sur la nature de l'A­mour divin.

 

LA FÊTE DE WESAK

 

C'est la fête du Bouddha, intermé­diaire spirituel entre le Centre spiri­tuel suprême, Shamballa, et la Hiérar­chie. Le Bouddha est l'expression de la Sagesse de Dieu, l'incarnation de la Lumière et le représentant du Plan di­vin. Cette fête est fixée annuellement par rapport à la Pleine Lune du Taureau. C'est la grande fête de l'Orient. En 2009, le fête de Wesak sera célé­brée le 9 mai à 0 h 03, heure avan­cée de l'Est pour le Québec.

 

MAITREYA, LE FAUX MESSIE PAR EXCELLENCE (sans tenir compte des références coraniques qui relèvent de Satan, car, pour un chrétien lucide, le Coran des musulmans ou la les Védas, les Upanishads et la Bhagavad-Gîtâ des hindous sont incompatibles avec la Bible : Dieu ne se contredit jamais. Ne soyons pas absurdes : il n’y a qu’une seule vraie religion. Ne retombons pas dans les contradictions ou les aberrations doctrinales du Pseudo Vatican II ! – Cf. S. Augustin, De vera religione) : cliquez sur :

Maitreya, le faux messie par excellence !!! et :

islama.htm et islamb.htm

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NOTRE ULTIME CONCLUSION

 

     Nous savons que cette ultime conclusion va immanquablement nous attirer des railleries de la part des athées et des évolutionnistes (a), et même provoquer de graves dissensions, voire de douloureux déchirements au sein de nos familles (b), mais cela ne nous empêchera pas de faire notre devoir et de clamer bien haut la Vérité, car, après de longues recherches et à moins de soutenir que la Bible (la Parole de Dieu) nous raconte des sornettes, nous sommes obligés de conclure que nous sommes arrivés aux temps de l’Antéchrist et à la veille d’événements qui vont bouleverser le monde en le transformant et en le conduisant au Règne de Dieu ou du Christ sur la terre (c), en attendant de prendre finalement notre envol pour la Cité céleste ou « la Jérusalem d’en haut » selon la bonne doctrine de saint Irénée de Lyon, le « marteau des hérésies », et ce en parfaite conformité avec les Saintes Écritures (d).

a)  Cf. IIe Épître de S. Pierre, 3 : 3 ; S. Matthieu, 3 : 3 ; S. Marc, 1 : 3 ; S. Luc, 3 : 4 ;

b)  Cf. S. Luc, XIV, 25-27 ; S. Matthieu, X, 34-35, 19-22 ;

c)   Cf. S. Matthieu, 6 : 10 ; S. Luc, 11 : 2 ;

d)  Cf. Contre les hérésies, V, 35 : 2 et 36 : 1-2 ; Isaïe, 66 : 22 ; S. Jean, 14 : 2-3 ; S. Paul aux Galates, 4 : 26 ; Apocalypse, 21 : 2.

 

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LA FOI DE L’ÉGLISE PRIMITIVE DANS LE RÈGNE MILLÉNAIRE DU CHRIST

DOCTRINE PAR CONSÉQUENT NON CONDAMNABLE

Cf. S. LUC, XIX, 27 ; I COR., XV, 25 ; CATÉCHISME DU CONCILE DE TRENTE,

IVe partie : De la Prière, ch. 41 : Seconde demande de l’oraison dominicale :

« Que votre règne arrive », paragraphe 5 : « Demandons que Jésus Christ

soit vainqueur, et qu’Il triomphe ; que ses lois soient en vigueur par

toute la Terre, que ses décrets soient partout exécutés … »

 

Court extrait des « Cahiers Parousie » de l’abbé Tissier remontant au 15 février 1944, édités par les Editions Saint-Michel, Saint-Cénéré (Mayenne), et achevés d’imprimer le 22 juillet 1967, page 31 :

 

III. LE RÈGNE DU CHRIST DANS LA PATRISTIQUE

 

– 1er siècle –

 

36. – Le juif converti Hégésippe, auteur d’une Histoire ecclésiastique, témoigne que les chrétiens d’alors attendaient le retour du Christ pour son règne terrestre [simple question de date, et non de principe], ce qui aurait [au conditionnel] déchaîné contre eux l’hostilité de l’empereur Domitien (cité par Eusèbe).

 

- 2e siècle -

 

37. – a) Saint Papias, évêque de Hiérapolis, en 110, ami de saint Polycarpe et disciple aussi de saint Jean, annonce, dans ses 5 livres « De l’interprétation des oracles du Seigneur », très explicitement, le règne du Christ sur la terre, tel que nous l’avons décrit.

 

38. – b) Saint Irénée, le « marteau des hérésies », évêque de Lyon et martyr, témoin des églises d’Orient et des Gaules, enseigne ouvertement, et par le détail, le régne millénaire du Christ dans « Contra Haereses », Livre V, Troisième partie, 25-36.

 

39. – c) Saint Justin, martyr, dans son « Dialogue avec Tryphon », aux numéros 80, 81 et 139, pareillement.

 

40. – d) Saint Méliton de Sardes, enfin, dans son « De apocalypsi Johannis ».

 

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Saint Irénée de Lyon (vers 135/140-202/203, honoré comme martyr), « Contre les hérésies » ou littéralement : « La fausse gnose démasquée et réfutée », Livre V, Première partie, La résurrection de la chair prouvée par les épîtres de Paul, 2. La résurrection de la chair, œuvre de la puissance de Dieu, Exemples bibliques illustrant la puissance de Dieu (le transfert des justes) :

 

        5, 1. Au reste, les corps connurent une longévité remarquable, aussi longtemps que tel fut le bon plaisir de Dieu. Que les hérétiques lisent les Écritures, en effet, et ils constateront que nos ancêtres dépassèrent sept cents, huit cents, voire neuf cents ans : leurs corps atteignaient à la longueur des jours (a) et avaient part à la vie aussi longtemps que Dieu voulait qu'ils vivent.

 

        Mais pourquoi parler de ceux-là ? Énoch, pour avoir plu à Dieu, fut transféré (b) en son corps même en lequel il avait plu à Dieu, préfigurant ainsi le transfert des justes. Elie aussi fut enlevé (c) tel qu'il se trouvait dans la substance de sa chair modelée, prophétisant par là l'enlèvement des hommes spirituels. Leurs corps ne fit en rien obstacle à ce transfert et à cet enlèvement : c'est par ces Mains elles-mêmes, par lesquelles ils avaient été modelés (d) à l'origine, qu'ils furent transférés et enlevés, car les Mains de Dieu s'étaient accoutumées, en Adam, à diriger, à tenir et à porter l'ouvrage modelé par elles, à le transporter et à le placer où elles voulaient. Où donc fut placé le premier homme ? Dans le paradis, sans aucun doute, selon ce que dit l'Écriture : « Et Dieu planta un paradis en Eden, du côté de l'Orient, et il y plaça l'homme qu'il avait modelé (e). » Et c'est de là qu'il fut expulsé en ce monde, pour avoir désobéi. Aussi les presbytres, qui sont les disciples des apôtres, disent-ils que là ont été transférés ceux qui ont été transférés — c'est en effet pour des hommes justes et porteurs de l'Esprit qu'avait été préparé le paradis, dans lequel l'apôtre Paul fut transporté lui aussi et entendit des paroles pour nous présentement inexprimables (f) — ; c'est donc là, d'après les presbytres, que ceux qui ont été transférés demeurent jusqu'à la consommation finale, préludant ainsi à l’incorruptibilité.

a)  Cf. Ps., 22, 6 ; 90, 16 ;

b)  Cf. Gen., 5, 24 ; Sag., 4, 10 ; Sir., 14, 16 ; Héb., 11, 5 ;

c)   Cf. Rois, 2, 11 ;

d)  Cf. Ps., 118, 73 ; Job, 10, 8 ;

e)  Gen., 2, 8 ;

f)    Cf. II Cor., 12, 4.  

 

5, 2. Quelqu’un estime-t-il impossible que des hommes demeurent si longtemps vivants, et croit-il qu’Élie n’a pas été enlevé en sa chair, mais que sa chair a été consumée sur le char de feu (a) ? Qu'il considère que Jonas, après avoir été précipité au fond de la mer et englouti dans le ventre du poisson, fut rejeté sain et sauf sur le rivage par l'ordre de Dieu (b). Ananias, Azarias et Misaël, jetés dans une fournaise de feu chauffée au septuple, n'éprouvèrent aucun mal et l'odeur même du feu ne se trouva pas en eux (c). Si la Main de Dieu les assista et accomplit en eux des choses extraordinaires et impossibles à la nature humaine, qu'y a-t-il d'étonnant si, en ceux qui ont été transférés, cette même Main a aussi réalisé une chose extraordinaire, en exécutant la volonté du Père ? Or cette Main c'est le Fils de Dieu, selon la parole que l'Écriture met sur les lèvres de Nabuchodonosor : « N'avons-nous pas jeté trois hommes dans la fournaise? Eh bien, moi, je vois quatre hommes marchant au milieu du feu, et le quatrième est pareil au Fils de Dieu (d). »

 

        Donc ni la nature d'une créature quelconque ni même la faiblesse de la chair ne peuvent l'emporter sur la volonté de Dieu, car ce n'est pas Dieu qui est soumis aux créatures, mais les créatures qui sont soumises à Dieu, et toutes choses sont au service de sa volonté. C'est pourquoi le Seigneur dit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu (e). » De même donc qu'aux hommes d'aujourd'hui, ignorants des « économies » de Dieu, il semble incroyable et impossible qu'un homme puisse vivre tant d'années — et cependant nos ancêtres ont connu cette longévité et ceux qui ont été transférés la connaissent, afin de préfigurer la future longueur des jours (f), — et de même qu'il paraît incroyable que des hommes soient sortis sains et saufs du ventre du poisson et de la fournaise de feu — et cependant ils en sont sortis comme par la Main de Dieu, pour faire éclater sa puissance, — ainsi maintenant il en est qui, méconnaissant la puissance et la promesse de Dieu, nient leur propre salut, estimant impossible que Dieu puisse ressusciter leurs corps et les gratifier d'une durée sans fin; cependant l'incrédulité des gens de cette sorte ne réduira pas à néant la fidélité de Dieu (g).

a)  Cf. II Rois, 2, 11 ;

b)  Cf. Jonas, 2, 11 ;

c)   Daniel, 3, 94 ;

d)  Daniel, 3, 91-92 ;

e)  Luc, 18, 27 ;

f)    Cf. Ps., 22, 6 ; 90, 16 ;

g)  Cf. Rom., 3, 3.

 

ID., ibid., Troisième partie, L’identité du Dieu Créateur et du Dieu Père prouvée par l’enseignement des Écritures relatif à la fin des temps, Après le royaume des justes : la Jérusalem d’en haut et le royaume du Père, V, 35, 2 et 36, 1 :

 

35,2. […] Et rien de tout cela ne peut s'entendre allégoriquement, mais au contraire tout est ferme, vrai, possédant une existence authentique, réalisé par Dieu pour la jouissance des hommes justes. Car, de même qu'est réellement Dieu Celui qui ressuscitera l'homme, c'est réellement aussi que l'homme ressuscitera d'entre les morts, et non allégoriquement, ainsi que nous l'avons abondamment montré. Et de même qu'il ressuscitera réellement, c'est réellement aussi qu'il  s'exercera  à l'incorruptibilité, qu'il croîtra et  qu'il parviendra à la plénitude de sa vigueur aux temps du royaume, jusqu'à devenir capable de saisir la gloire du Père. Puis, quand toutes choses auront été renouvelées, c'est réellement qu'il habitera la cité de Dieu. Car,  dit Jean, Celui qui était assis sur le trône dit : Voici que je fais toutes choses nouvelles. Et il ajouta : Écris, car ces paroles sont sûres et véridiques. Et il me dit : C'est fait (a) ! 

Rien de plus juste, 36, 1. car, puisque réels sont les hommes, réel doit être aussi le transfert qui les affectera, étant toutefois admis qu'ils ne s'en iront pas au néant, mais progresseront au contraire dans l'être. Car ni la substance ni la matière de la création ne seront anéanties — véridique et stable est Celui qui l'a établie, — mais la figure de ce monde passera (b),  c'est-à-dire les choses en lesquelles la transgression a eu lieu : car l'homme a vieilli en elles. Voilà pourquoi cette figure a été créée temporelle, Dieu sachant d'avance toutes choses, comme nous l'avons montré dans le livre précédent, là où nous avons expliqué dans la mesure du possible le pourquoi de la création d'un monde temporel. Mais lorsque cette figure aura passé, que l'homme aura été renouvelé, qu'il sera mûr pour l'incorruptibilité au point de ne plus pouvoir vieillir, ce sera alors le ciel nouveau et la terre nouvelle (c), en lesquels l’homme nouveau demeurera, conversant avec Dieu d’une manière toujours nouvelle.

a)  Apocalypse, XXI, 5-6 ;

b)  I Corinthiens, VII, 31. – Cf. S. Luc, XXIV, 45 ; S. Marc, XVI, 12 ; S. Jean, XX, 17 ;

c)   Isaïe, LXV, 17.

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Ne pouvant pas durer ainsi indéfiniment, cette situation nous conduit inéluctablement à un renouvellement de notre terre et à des mesures drastiques dont seul le Verbe de Dieu, le Roi des rois, sera l’auteur (a), afin que le Dragon, le Diable ou Satan, cesse de fourvoyer les nations jusqu’à l’achèvement des 1.000 années (b). Ce qui est écrit est écrit ! Saint Irénée, évêque de Lyon, l’auteur du traité « Contre les hérésies », n’avait pas la berlue. En effet, depuis la naissance de l’Église, Satan n’a pas cessé de fourvoyer les nations et aujourd’hui plus que jamais, - ce que l’on ne voit pas durant les 1.000 ans dont nous parle l’Apocalypse ou la Révélation de Jésus-Christ (c), que l’on nomme à tort l’Apocalypse de saint Jean. L’Apocalypse distingue bien une période où l’on voit que le Diable n’est pas enchaîné et qui est celle qui précède ces 1.000 ans et qui s’achève par le temps de l’Antéchrist, de la Bête et du faux prophète (d) ; et une autre, de 1.000 ans, où l’on voit que le Diable est enchaîné et qui clôture la course du monde, après que Satan, relâché de sa prison pour « un peu de temps » (e), s’en ira une seconde fois séduire les nations avant d’être définitivement jeté dans l’étang de feu et de soufre où la Bête elle-même et le faux prophète seront tourmentés pour les siècles des siècles (f). Il y a donc bien deux combats eschatologiques. Sommes-nous des « hérétiques » ? Si nous l’étions dans le sens que nous entendons et comprenons l’Apocalypse, il faudrait logiquement commencer par déclarer « hérétique » saint Irénée, évêque de Lyon, et par conséquent docteur de la foi, martyr de la persécution de 177, que la Tradition considère comme le « fondateur de la théologie catholique » et le « marteau des hérésies », et même de le traiter de menteur puisqu’il a écrit dans son traité « Contre les hérésies » (g), après avoir parlé des derniers temps : « C’est ce que les presbytres (h) qui ont vu Jean, le disciple du Seigneur, se souviennent avoir entendu de lui, lorsqu’il évoquait l’enseignement du Seigneur relatif à ces temps-là » (i). Si saint Irénée s’est égaré, il convient de connaître l’origine de son égarement. Si icette origine ou cette source provient des presbytres, c’est-à-dire des disciples des apôtres, en remontant à la cause première de cet égarement, nous devons tout d’abord en conclure que les apôtres ou les disciples du Christ se sont également égarés et ont égaré tous ceux qui les ont suivis, car en toutes choses il faut remonter au principe qui commande logiquement toutes ses conséquences et nous permet ainsi de vérifier l’exactitude de nos conclusions. Or, en soutenant que ce sont les apôtres ou les disciples du Seigneur qui se sont égarés, nous en venons finalement et fatalement à la Source des sources, c’est-à-dire à Jésus de Nazareth lui-même en concluant que celui-ci nous a égaré et nous a menti en déclarant : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (j) ; et c’en est fini du christianisme ! Ce dont notre monde actuel (en l’an 2009) se réjouit en constatant qu’il est parvenu à ses fins ; mais l’Agneau n’a pas dit son dernier mot. D’où l’intérêt considérable et l’attachement que nous portons à l’ultime Révélation de Jésus-Christ ou à l’Apocalypse transcrite par l’apôtre saint Jean, « le disciple que Jésus aimait » (k).

a)  Cf. Apo., 19 : 13 ;

b)  ID., 20 : 2-3 ;

c)   ID., 1 : 1 ;

d)  ID., 13 : 11-18 ; 16 : 2, 13 ; 19 : 19-20 ;

e)  du grec : mikron Kronon ;

f)    ID., 20 : 2-3, 7, 10 ;

g)  que saint Augustin ignore ;

h)  les presbytres, c’est-à-dire les « disciples des apôtres » : Contre les hérésies, V, 36, 1 ; cliquez sur : ireneech.htm ; V, 5, 1 ; V, 36, 2 ; panégyrique de saint Irénée, évêque et martyr, par Dom Prosper Guéranger, premier abbé de Solesmes et restaurateur de l’ordre bénédictin en France : ireneegu.htm ;

i)     Cf. Actes des Apôtres, I : 3, dont l’évangéliste saint Luc est l’auteur ; S. Luc, 14 : 14 ; 17 : 34-35 ;

j)    S. Jean, ch. 14, verset 5 (le Chapitre des chapitres !) ;

k)   ID., 21 : 21.

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Qu’il ne me soit surtout pas reproché d’être logique dans mes analyses et mes conclusions ! En effet, à l’instar de Ratzinger/Benoît XVI, je n’irai pas jusqu’à écrire que « la tentative d’une logique totale finit dans l’absence, dans l’absorption de la logique par le mythe », ce qui est proprement ahurissant, quand on sait, avec l’Ange de l’École, que « La logique est l'art qui dirige l'acte même de la raison, c'est-à-dire qui nous fait procéder, en cet acte, avec ordre, facilement et sans erreurs. » (S. Thomas d'Aquin, Post-Analytiques, I, l. I, n° 1 ; cf. Cardinal Joseph Ratzinger, Benoît XVI, « La foi chrétienne hier et aujourd’hui », page 106, ouvrage publié en 2005 aux Éditions du Cerf, paru en langue allemande en 1968 aux Éditions Kösel-Verlag [München], et que l’auteur a lui-même préfacé et ratifié formellement en avril 2000.)

 

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Raoul Auclair, Histoire et Prophétie, Nouvelles Éditions Latines, 1, rue Palatine – Paris (VIe), 1973, pages 17-18, 88, 141-143 :

 

Le Jour du Seigneur.

 

         Demain, ce sera Dimanche. Car il reste encore un jour. Il reste encore mille ans pour clore la Semaine. Un dimanche terrestre, non pas céleste : Écoutez plutôt : « Puis, je vis un Ange descendre du ciel, tenant à la main la clef de l’Abîme, ainsi que grande chaîne [cf. Notre-Dame de La Salette]. Il maîtrisa le Dragon, l’antique Serpent c’est le Diable, Satan, et l’enchaîna POUR MILLE ANNÉES. Puis il le jeta dans l’abîme, tira sur lui les verrous, apposa les scellés, afin qu’il cessât de fourvoyer les Gentils, jusqu’à l’achèvement des MILLE ANNÉES. Après quoi, IL DEVRA ÊTRE RELÂCHE POUR UN PEU DE TEMPS » (Apocalypse, XX, 1-3). »

         S’agit-il, en ces mille années, d’une métaphore pour désigner la Jérusalem céleste [ou le ciel empyrée des bienheureux – cf. Ap. XXI, 2] ? Assurément non, puisque Satan doit être à nouveau délié pour séduire les hommes [sans en avoir la possibilité sur les âmes saintes qui jouissent de la vision béatifique]. S’agit-il d’une période passée ou présente du Christianisme ? Pas davantage. Et quand donc, à quel moment de ces vingt siècles, Satan aurait-il été lié ?

         Voici poindre, penseront certains, l’hérésie du Millénarisme, c’est-à-dire la croyance en un règne effectif de 1000 années. Or, ce n’est pas là une hérésie, quelques fausses rumeurs qu’on entretient et qui courent à ce sujet. L’Église a désavoué cette opinion, elle ne l’a pas condamnée [Pouvait-elle la condamner sans se condamner elle-même en allant à l’encontre de la Révélation de Jésus-Christ, c’est-à-dire de l’Apocalypse elle-même ?].

         Elle l’a désavouée et ce désaveu était nécessaire. L’espérance d’un règne effectif du Christ-Roi sur la terre dans l’effusion d’une nouvelle Pentecôte, parce que prématurée, s’avérait inopportune et dangereuse, qui eût pu contrarier l’essor des siècles chrétiens. L’est-elle encore aujourd’hui où il semble que nous soyons à l’heure du Passage [Curieux euphémisme de la part de cet auteur, car, selon les écrits de saint Irénée de Lyon, nous pouvons affirmer que nous sommes à l’heure de ce Passage] ?

         N’oublions pas que l’Église primitive laquelle en tenait la tradition des « Anciens », ceux qui furent instruits par saint Jean lui-même croyait en ce règne de mille années. Ce n’est qu’à partir du IVe siècle qu’une interprétation symboliste fut substituée à la rigueur de la lettre [interprétation maintes fois condamnée par saint Irénée].

         Hé quoi ! ne savaient-ils pas mieux que quiconque, ces Pères qui savaient par la parole même de celui qui avait reçu la Parole ?

 

Fin des temps et Fin du monde.

 

         Or, le Jour de Yahvé [Yehova : hwhy], avons-nous dit, est un jour de mort, donc un jour de Jugement. Essayons de comprendre cela : le Jour de Yahvé [Yehova] peut porter cet autre nom : la Fin des temps. Or, la Fin des temps est une manière de préfiguration de la Fin du monde [et par conséquent deux combats eschatologiques à ne pas confondre – cf. la Bible de Jérusalem, Editions du Cerf, Paris, 1955, L’Apocalypse, chapitre 19, III, L’extermination des nations païennes : Le premier combat eschatologique, 11-21, Le règne des mille années, chapitre 20, 1-6, Le second combat eschatologique, 7-10, pages 1816-1817]. À la Fin du monde, toutes choses, désormais accomplies, entreront pour éternellement dans la Gloire de Dieu. Et de même que la Fin des temps [du temps des nations ou du règne de l’homme ou maçonnique], est l’image de la Fin du monde, le septième Jour de notre Humanité dressera temporellement l’image de la Jérusalem céleste : en quelque sorte, une manière de paradis terrestre [Cf. saint Irénée et le rétablissement du monde dans son premier état].

         Dire cela, ce n’est point, je crois, m’écarter de l’enseignement de l’Apocalypse. Qu’y voit-on, en effet ? On y voit un jour de mille ans, durant lequel sera cette fois impuissant, vaincu, enchaîné. Or, il ne s’agit point là de la Fin des fins, puisque Satan, au terme de ces mille ans, sera délié et recommencera à séduire [Comme il avait déjà séduit Ève au paradis terrestre].

         Je sais bien, en présence de cette mention aussi nette et aussi claire dans la Révélation de Jean [Non ! Il s’agit de la Révélation de Jésus-Christ et non de l’évangéliste Jean : Apocalypse, I, 1], je sais bien que l’on s’est efforcé de trouver mille années de notre histoire chrétienne où Satan aurait été jugulé. Mais quand donc, grand Dieu, quand donc ? Certes, il y eut de longs siècles où Satan ne fut pas le Prince de ce monde au point où, aujourd’hui, il l’est devenu, et de manière si implacable et si manifeste [cf. Apocalypse, XXII, 9 : « On le jeta donc, l’énorme Dragon, le Diable ou Satan, comme on l’appelle, le séducteur du monde, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui.]. Mais hélas, il était toujours là, et toujours fort. Il faut donc nous convaincre que ce temps de l’enchaînement de Satan n’est pas venu [La foi, vertu théologale ou vertu venue de Dieu, nous suffit : il n’est nul besoin de se convaincre]. Au reste, l’Écriture ne nous apprend-elle pas que ce sera à l’heure de son plus total triomphe, alors que tout lui sera soumis, que Satan sera abattu dans la chute de l’Antéchrist ?

         Il y eut toujours des antéchrists [cf. Ire Épître de S. Jean, 2 : 18] ; mais le dernier, le véritable, l’abominable, lui, le très expressément désigné, l’Homme de péché, le Fils de perdition n’est pas encore paru.

 

Mille ans. 

          

         Combien durera cette royauté [le Règne du Christ-Roi] ? Très certainement mille ans. C’est la durée que saint Jean assigne tout en clair à ce septième jour de la Grande Semaine de notre humanité [Non ! Il s’agit pas de la durée que l’évangéliste saint Jean nous assigne, mais de celle que Jésus-Christ lui a révélée en lui dépêchant son Ange : Apocalypse, I, 1]. L’avons-nous assez dit : la clef la plus cachée de l’Ecriture est de la savoir lire en toute clarté, en toute simplicité, selon le sens littéral !

         Ainsi donc, mille ans un Jour  de royauté tout ensemble temporelle et spirituelle. Or, écoutez encore ceci, dont nous prévient le prophète Osée. Il s’agit de la réconciliation d’Israël :

 

         Après DEUX JOURS, il nous fera revivre ; le TROISIÈME JOUR, il nous ressuscitera et nous revivrons devant lui. (Os. 6, 2 ; cf. Romains, 11 : 15)

 

         Après deux Jours, après deux mille ans de mort et de désintégration dans la dispersion de l’Exil, Yahvé [Yehova] rassemblera et reformera son peuple ceci, c’est déjà de l’histoire, après quoi, durant un troisième Jours, mille ans, Dieu le rétablira dans ses prérogatives, celle qu’il a pu suspendre pour un temps, mais non pas abolir, car les promesses de Dieu sont irrévocables et ses dons sans repentance [cf. Romains, 11 : 29].

         Eh bien, ce septième Jour, les Chrétiens, eux, n’en veulent pas ! Ne sont-ils pas aujourd’hui aveuglés, à l’approche du second Avènement, comme l’étaient hier les Juifs lors du premier ? [cf. II Thessaloniciens, 2 : 11 ; l’Ecclésiaste, I : 10]

         Le grand message eschatologique des épiphanies de Marie, laquelle vient en ce temps pour, justement, nous préparer aux nouveaux temps, ne s’ouvre-t-il pas, à La Salette, sur la dénonciation de ce refus de la Parousie ?

 

         Je vous ai donné SIX JOURS pour travailler. Je me suis réservé LE SEPTIÈME et on ne veut pas me l’accorder. C’est cela qui appesantit tant le bras de mon fils.

 

         Oui, nous sommes au soir du sixième Jour, ces six mille ans déjà de notre cycle d’humanité, et nous refusons ce grand Dimanche de repos, de paix, de joie, que Dieu veut nous accorder !

         […]

         Mais comment comprendre cet incompréhensible refus ? La raison, la voici : Nous voulons, nous, nous-mêmes, à présent que nous sommes adultes, construire un monde bien à nous, un monde à notre convenance, comme hier les Juifs qui voulaient un Messie, non comme Dieu le leur donnait, mais comme ils le rêvaient, un roi qui eût chassé les Romains ! Et quant à nous, un Roi glorieux qui descend du trône de sa majesté, allons donc ! Quand nous ne reconnaissons plus d’autorité que celle qui s’élabore dans les profondeurs de la base [la démocratie, la loi du nombre], au sein des couches denses et amorphes de la nuit, ces « grandes eaux » de la multitude que l’Ecriture nomme « la mer »…

         Nous refusons Dieu qui descend du ciel [cf. saint Luc, 19 : 27], mais déjà nous adorons la Bête qui monte de la mer [avec l’O.N.U. et Cie cf. Apocalypse, 12 : 18 ; 13 : 1].

         Ces mille ans de Règne du Christ-Roi, constituant en propre l’Église de Philadelphie [cf. Apocalypse, 3 : 7] en sa phase glorieuse, ont reçu un nom : le millénarisme. La théorie en est depuis longtemps abandonnée, voire rejetée, mais point condamnée, sinon dans certaines formes hérétiques et subversives qu’elle a parfois prise au cours des siècles.

         Dès l’aurore de l’Église, cette certitude du règne millénaire a été celle d’une pléiade de saints et d’auteurs ecclésiastiques : Justin, IRÉNÉE, Tertullien, Appolinaire de Laodicée, Lactance, Commodien, et même saint Augustin dans ses premiers sermons. Mais avec Augustin, les temps, précisément entraient dans une phase nouvelle, celle de l’affermissement de l’Église et, sans doute, pour ne pas contrarier ce lent et patient travail de croissance fallait-il que s’effaçât l’attente d’une proximité eschatologique. Mais pour nous à présent, dans le crépuscule des âges, n’est-il pas salutaire que nous revenions à cet enseignement qui fut très certainement celui de l’apôtre Jean [qui transcrivit la Révélation de Jésus-Christ ou l’Apocalypse] ?

         Comme le texte de l’Apocalypse est fort explicite concernant un règne du Christ sur la terre, on s’ingénie à rechercher ces mille ans dans le cours de l’histoire chrétienne. On crut les trouver dans telle ou telle période de la prépondérance de l’Église. Certes, il y avait là l’image, il y avait là préfiguration ; mais les conditions, si nettement définies dans l’Apocalypse, étaient loin d’être remplies. Outre la guerre, et mille sortes d’injustices, y eut-il jamais une époque où l’on pourrait dire que Satan fut enchaîné ? Or, il doit l’être, et totalement, tout au long de ces milles ans.

 

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Le Discernement des Esprits, Des visions surnaturelles, par le R. P. Jean-Baptiste Scaramelli

de la Société de Jésus, 1910, page 459 :

 II. – Des dommages que la conduite imprudente de certains directeurs peut

occasionner à l’endroit des visions dont il a été question. On explique aussi

comment les âmes peuvent s’induire elles-mêmes en erreur à propos des

visions qui viennent de Dieu.

 

        « La foule des questions qui se présentent à traiter au sujet des visions, ne nous permet pas toute la brièveté que nous aurions désirée. On en a dit assez jusqu'ici pour instruire une Ame de la conduite qu'elle doit tenir à l'égard de ces faveurs, et pour montrer au directeur spirituel dans quelle voie il doit faire marcher son disciple. Il ne sera pas néanmoins superflu d'entrer encore dans quelques détails sur la même doctrine, et de mettre tout à fait en lumière le dommage auquel on s'expose en donnant à ces choses trop de crédit, lors même qu'elles viennent de Dieu. Le peu de discernement dont certains directeurs font preuve dans ces matières, est ce qui me détermine à les traiter avec plus d'étendue. Pour peu que ces directeurs acquièrent la conviction que de semblables révélations sont bonnes et viennent de Dieu, ils y mettent leur confiance, exemple que leurs pénitents ont peu de peine à imiter. Ils entrent les uns et les autres dans la voie de l'erreur et s'éloignent de leur chemin, tandis que se vérifie a leur endroit cette parole du Sauveur : « Si un aveugle sert de guide à un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse ». Le Seigneur ne dit pas qu'ils tomberont, mais qu'ils sont déjà en train de le faire; car c'est déjà errer en pareille matière que de vouloir se conduire l'un l'autre; c'est le moyen de tomber sûrement. D'abord il en est certains dont la conduite vis-à-vis des Ames qui éprouvent de pareilles choses est si singulière, que s'ils ne les font pas errer, ils les embarrassent tout au moins dans leurs progrès. Loin de les conduire par le chemin de l'humilité, ils les encouragent à avoir constamment les veux fixés sur ces objets, les écartant tout à fait de la pureté et perfection de l'esprit de foi où ils ont garde de les affermir, à cause de l'estime qu'ils font des visions dont ces Ames sont favorisées. Ils ne s'en cachent pas, et inspirent leurs sentiments à ces personnes, ce qui détruit tout l'édifice de leur vie de foi, comble leur vide, surcharge leur nudité par l'assurance qu'elles tirent de ces révélations, et enfin ce qui leur coupe les ailes pour voler comme auparavant à la hauteur de la foi obscure. Tous ces inconvénients peuvent résulter du langage que tient le directeur au sujet de semblables visions; et c'est une chose vraiment étonnante que la facilité avec laquelle les âmes conçoivent de là une secrète estime pour elles-mêmes, qui les remplit de distractions et les éloigne pour longtemps de la pureté de foi. Une chose y contribue surtout de semblables visions appartiennent encore à l'ordre des sens, et nous présentent des objets sensibles et distincts, intéressants et savoureux, auxquels la nature a bien vite pris intérêt. Il suffit alors qu'une âme observe dans son confesseur, ou dans toute autre personne, quelque estime de son état, pour qu'elle s'y attache aussitôt au point même de désirer des faveurs nouvelles : c'est fournir à son amour-propre une pâture toujours renouvelée, et toujours plus savoureuse. En cet état, les imperfections se multiplient, parce que l’âme perd une partie de son humilité, par la persuasion où elle se trouve qu'elle est l'objet de faveurs considérables, et que Dieu la lient en singulière estime. Elle est secrètement contente d'elle-même, ce qui répugne tout à fait à l'humilité. Le démon a soin de l'entretenir dans ces sentiments, et il y ajoute une autre pensée, en lui suggérant la curiosité de savoir si les personnes qu'elle fréquente éprouvent ou non les mêmes choses, et sont déjà arrivées à cet état : écueil inévitable pour sa simplicité et sa solitude spirituelle. Le seul moyen de n'y point tomber est de se réfugier dans la foi, et d'y grandir encore. Parviendrait-elle à échapper à ces dommages considérables, l’âme qui ne marche pas dans la voie du dépouillement s'expose à en rencontrer d'autres plus secrets, quoique non moins odieux aux yeux de Dieu. Nous n'en parlerons pas à présent, réservant cette matière pour l'endroit où il sera question du vice de la gourmandise spirituelle et des six autres. C'est là qu'on trouvera décrites ces taches secrètes cl inaperçues, dont les directeurs qui ne savent pas faire marcher leurs pénitents par la voie de l'abandon, font trop peu d'estime, c’est là où nous critiquerons la pratique de certains d'entre eux; et je voudrais y réussir, à cause de l'influence dont on peut à peine se former une idée, de l'esprit du maître sur celui du disciple.

Il me semble, et je crois avec raison, que si le père spirituel a du faible pour les révélations et y attache, une grande importance, et s'il en retire beaucoup de satisfactions et de consolations intérieures, il ne pourra éviter d'inspirer même malgré lui ces sentiments à son élève, à moins que celui-ci ne se trouve déjà plus avancé que son maître, et dans ce cas même une semblable direction en se prolongeant lui deviendrait certainement nuisible. Cette inclination, en effet, pour les visions, et ce goût qu'y trouve le directeur, ne peut manquer de lui inspirer à la longue une secrète estime à l'égard, de semblables faveurs, et s'il ne veille attentivement sur lui-même, il sera difficile que d'autres personnes ne s'aperçoivent pas de son sentiment, et ne finissent pas par le partager. Dans le cas où le pénitent est aussi bien porté vers ces faveurs, il arrivera, je crois, nécessairement que leur estime en augmentera de part et d'autre. Mais sans pousser si loin notre analyse, parlons simplement du confesseur, incliné ou non, peu importe, vers ces visions, qui néglige de dépouiller rame et de la tenir éloignée de semblables choses, qui eu fait la matière d'entretiens suivis et la principale partie de sa direction, en prenant la peine d'indiquer a son pénitent les marques auxquelles il distinguera les bonnes d'avec les mauvaises : Je dis qu'il n'y a pas de motif suffisant pour imposer a l’âme un tel embarras et un tel risque, hors le cas d'une exceptionnelle nécessité. Il est bon de connaître à part soi les règles de ce discernement, mais en évitant d'attacher de l'importance à ces visions, el en les laissant passer sans affecter d'y prendre garde, on arrive droit au but et l’on accomplit tout son devoir.

        « Un autre abus de ces mêmes confesseurs, c'est qu'ils font parfois des instances auprès des âmes que Dieu favorise ainsi, pour obtenir par leur révélation la connaissance de telle ou telle chose qui les intéresse, eux ou leurs amis, et les bonnes Ames y consentent, en se figurant qu'une semblable, curiosité est permise, et que certaines révélations qu'il plaît à Dieu de faire par cette voie, les autorisent à en désirer d'autres et même à lui en demander. Advient-il que Dieu les exauce en répondant à leurs questions, elles y prennent une nouvelle assurance pour l'avenir, et se persuadent que cette manière de traiter avec Dieu ne lui déplaît pas, tandis qu'elle lui déplaît beaucoup, au contraire, et qu'il la défend. Habituées qu'elles sont à ce genre de commerce avec Dieu, elles s'y fient en toute occurrence, d'autant plus que naturellement leur volonté v incline. Les accueillant ainsi naturellement, et se servant de leur capacité naturelle pour mieux comprendre ce qu'elles ont entendu, elles tombent fréquemment dans l'erreur, et s'aperçoivent ensuite les premières avec étonnement que l'événement ne justifie pas leurs prévisions. De là des doutes sur l'origine de ces révélations. Les faits ne se produisent pas de la manière qu'elles avaient prévue. Elles se figuraient deux choses : premièrement que la révélation venait de Dieu, parce qu'elle se rapportait si bien à leurs idées, bien que cette connaissance pût n'avoir d'autre cause que leur penchant naturel pour les révélations ; en second lieu, que, venant de Dieu, elle devait se réaliser d'après leur manière de la comprendre ce qui renferme une erreur grossière ; car les révélations et les paroles de Dieu n'ont pas toujours les résultats qu'attendent les hommes, et que leur sens pourrait promettre. On ne doit donc pas y mettre trop de confiance, ni y croire les yeux fermés, alors même qu'on serait convaincu que leur origine est céleste. Le serait-elle et la révélation serait-elle vraie, il ne s'ensuit pas que notre manière de la comprendre soit la bonne nous le ferons bien voir dans le chapitre suivant, où nous montrerons également que, pour répondre comme il le fait quelquefois aux questions qu'on lui adresse, le Seigneur est mécontent de cette liberté, et, tout en y donnant satisfaction, s'en indigne. »

 

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Cardinal Pie, Œuvres de Monseigneur l'Évêque de Poitiers, Tome IX,  Homélie prononcée dans la solennité du couronnement de Notre-Dame-de-Lourdes par Mgr le Nonce apostolique, délégué de Pie IX, suivie d’un Bref pontifical relatif à cette homélie, III juillet 1876,  Henri Oudin, Librairie-Éditeur, Paris, 1879, pages 332-333, 333-337 :

 

 

          […] Et comme toute saine théologie a son fondement dans la parole révélée, la lumière se fera pour nous au moyen du texte que nous avons produit d’abord (Actes des Apôtres, II, 17), et dont le développement sera l’objet de cette homélie.

 

          II. « Et il arrivera que dans les derniers jours, dit le Seigneur, je répandrai mon Esprit sur toute chair ; et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens auront des visions » (Joël, III, 1). » C’était un oracle de Joël que le prince des Apôtres (l’apôtre saint Pierre) alléguait ainsi le jour même de la Pentecôte, expliquant par là les merveilles dont la Judée était témoin à cette heure. Les signes miraculeux, nécessaires pour l’établissement de la foi, ne devaient pas se perpétuer aussi nombreux, aussi quotidiens, après que l’Église aurait été assez affermie et assez étendue pour avoir moins besoin de ces secours. Toutefois, le Seigneur gardait toute sa puissance ; chaque siècle devait avoir ses prodiges, et les âges les plus rapprochés de la fin des choses, précisément parce que l’empire du mal y devrait prévaloir davantage, verraient renaître et se multiplier les merveilles de l’Église naissante.

          À la vérité, Joël, dans le texte que nous invoquons, considère au premier plan de sa prophétie les temps qui suivraient la captivité : et erit post hæc (Joël, II, 28). Après lui, l’apôtre saint Pierre parle d’abord de son propre temps qui, pour la synagogue, était celui des derniers jours : et erit in novissimis diebus (Actes, II, 17). Mais le regarde prophétique de l’un et de l’autre se prolonge plus loin ; il vise des jours qui précéderont l’avènement du jour du Seigneur, de ce jour grand et horrible, qu’éclairera la manifestation universelle des choses : antequam veniat dies Domini magnus et horribilis, dies Domini magnus et manifestus (Actes, II, 20 ; cf. Apocalypse, VI : 17 ; X : 7 ; XIV, 12).

          La tradition et les règles posées par l’école [saint Thomas d’Aquin] nous permettent et, je vais le dire bientôt, nous ordonnent de le comprendre ainsi.

          […] Ce qui s'explique plus difficilement, c'est que des chrétiens qui admettent la parole de Dieu, bien mieux, ceux-là surtout qui basent leur croyance sur cette parole librement et individuellement interprétée, aient posé en principe que Dieu s'est interdit de parler dorénavant aux hommes, et que toute vision et révélation privée est désormais chimère ou mensonge : assertion, disons-le, qui n’a pas tardé d’être combattue chez eux et dans leurs propres rangs par une pullulation sans bornes de voyants et d’illuminés.

          Or, M. T.-C. F., l'enseignement authentique de l'Église, l'enseignement des docteurs, des conciles et des papes n'a pas été muet sur cette question. Sans doute, le dépôt sacré de la révélation a été clos avec l'ère apostolique. A la différence de l’ancienne loi, sous laquelle le canon des Écritures demeura ouvert jusqu’aux derniers jours d’Israël, le nôtre est scellé par la prophétie de saint Jean, qui d’ailleurs embrasse les destinées de l’Église et des sociétés jusqu’à la fin des temps. Mais il ne suit pas de là que la révélation privée ait été exclue de l'économie de la loi nouvelle. La raison toute seule nous enseigne qu'il est toujours libre à Dieu de se mettre en rapport avec sa créature ; et les annales de l'Église nous montrent de siècle en siècle de grands fruits de sainteté obtenus, de grandes lumières et de grandes grâces octroyées aux âmes, des consolations et des directions très opportunes offertes au peuple chrétien par la voie de ces communications extraordinaires. « A toutes les époques, dit l’ange de l’école [saint Thomas d'Aquin], il y a toujours eu quelques personnes favorisées de lumières surnaturelles, non pour révéler une nouvelle doctrine de foi mais pour la direction de la conduite humaine » (Somme théologique, 2a-2ae, q. 174, art.6, ad tertium). […]

 

          III. Le cinquième concile œcuménique de Latran, en réponse aux diatribes anticipées de l'école luthérienne, dont Mélancthon et les centuriateurs de Magdebourg allaient se faire les porte-voix, a solennellement affirmé et vengé cette permanence de l'inspiration dans l'Église, et il n'a pas fait difficulté de l'appuyer sur l'autorité de l'ancien et du nouveau Testament : « Le Seigneur lui-même, dit-il, s'est engagé à cela par le prophète Amos : Ut per Amos prophetam ipse promittit » (Amos, VII, 15. – Cf. I Thess., V, 19).

          Je vois sourire l'incrédule. Mon frère, ne récusez pas trop légèrement cet oracle. En fait de science politique, vous avez le vôtre, et c'est peut-être Machiavel. Or Machiavel, c'est-à-dire, je veux le reconnaître, l'un des écrivains qui ont porté dans l'étude de l'histoire des sociétés humaines un flair très fin et très exercé, Machiavel a écrit que « jamais il ne s'est produit dans le monde de grands événements qui n'eussent été prédits de quelque manière » (a). Savait-il qu'il traduisait le verset d'Amos auquel la constitution conciliaire du pape Léon X semble avoir fait allusion ? « Le Seigneur ne fait rien sans qu'il ait révélé son secret à ses serviteurs, les prophètes » (Amos, III, 7).

          Mais, me dites-vous, on peut être conduit loin par cette doctrine ; et ne voyez-vous pas naître des milliers de visionnaires ?

          Assurément, M. F., s'il y a des visions vraies, il y en a de fausses, j'accorde même, étant donnée la disposition des esprits, à certaines époques surtout, qu'une vision vraie devient le signal d'une multitude de visions fausses. Que conclure de là ? qu'il faut mettre en même catégorie ce qui est vrai et ce qui est faux ? C'est ce que le concile nous défend : Hos aliorum fabulosorum et mendacium gregi connumeravi minime volumus ; et il nous le défend, armé de l'autorité de l'apôtre, lequel, à côté du principe, établit la règle et le moyen de discernement.

          « Donnez-vous bien garde, dit saint Paul, d'éteindre l'esprit, et de mépriser de parti pris toute espèce de révélations. Mais soumettez-les à l'épreuve, et retenez ce qui est bon » (I Thess., V, 19-21). Ainsi fait l'Église. Elle a appris de saint Jean « qu'il ne faut pas se fier à tout esprit, mais qu'il faut éprouver si les esprits proviennent de Dieu » (I Jean, IV, 1).

          […] Puis, quand elle (l’Église) a formé sa conviction sur la valeur de la révélation, si elle en autorise la croyance, ainsi que les actes de piété qui s'y rattachent, ne fait pourtant de commandement et n'impose d'obligation à personne. En ces matières, dit le pape Benoît XIV, l’Église a coutume de procéder par voie de permission, mais non de précepte (Bened. XIV, De Serv. Dei canoniz., L. II, c. XXXII, 11, 12).

          […] Il est d'autres trempes d'esprit, d'autres tempéraments, d'autres caractères, qui n'aiment point aller au devant de ces manifestations, parce qu'elles sont pour eux un sujet d'ahurissement et d'effroi : stupor apprehendit omnes, et repleti sunt timore dicentes : Quia vidimus mirabilia hodie (S. Luc, V : 26). […]

 

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LA CÉLÈBRE ET SUBLIME PRIÈRE DE SŒUR ÉLISABETH DE LA TRINITÉ

 

 

« Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité ! Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère.

« Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos ; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice.

« Ô mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre cœur ; je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je Vous demande de me revêtir de Vous-même, d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme ; de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

« Ô Verbe éternel, parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à Vous écouter, je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous ; puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière. Ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

« Ô Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je Lui sois une humanité de surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère.

« Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature, ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel Vous avez mis toutes vos complaisances.

« Ô mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à Vous comme une proie ; ensevelissez-vous en moi, pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs. »

21 novembre 1904, en la fête de la Présentation de Jésus au Temple

et de la Purification de la sainte Vierge (date autographe).

 

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Les points fondamentaux de la vraie religion

 

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et Ier volume, Méditation XXX : De l’excellence du sacrement de Pénitence ; des vertus que l’on pratique en s’en approchant, et des grâces que l’on y reçoit, pp. 282, 283-284 et 285 :

 

I. Bienfait de l’institution de ce sacrement.

 

« Je considérerai, en premier lieu, la grâce insigne que Dieu, en instituant le sacrement de Pénitence, a faite à son Église et à moi-même, en ma qualité de membre de l’Église (a). Quelques réflexions me découvriront la grandeur de ce bienfait et m’exciteront à en profiter souvent.

« Premièrement. Dieu, à qui appartient en propre le pouvoir de pardonner les péchés, a bien voulu remettre ce pouvoir aux mains des prêtres, et nous donner l’assurance qu’il ratifiera dans le Ciel [ou dans son Royaume céleste] la sentence que ses ministres auront prononcée sur la terre. […] Il déclara même formellement à saint Pierre que son intention était qu’il pardonnât non pas sept fois, mais soixante-dix fois sept fois (b), c’est-à-dire autant de fois que le pécheur repentant implorera son pardon. […]

« Deuxièmement. Le Juge souverain qui doit juger rigoureusement tous les hommes, et au moment de la mort, et à la fin du monde, veut commuer ce jugement sévère en un autre plein d’indulgence qui s’exerce dans ce sacrement. De sorte que, comme l’atteste l’Apôtre, si nous sommes jugés et absous ici-bas, nous ne serons pas jugés et condamnés à notre mort pour les péchés qui nous auront été remis (c) : vérité exprimée dans cet autre texte de l’Écriture : Le pécheur ne subira pas pour la même faute un double châtiment (d).

Troisièmement. Enfin, le sacrement de Pénitence, conformément à la prophétie de Zacharie, est une source d’eau vive au milieu du jardin de son Église (e), pour effacer la souillure du péché, guérir nos infirmités et les plaies dont nos vices sont le principe, pour nous rendre la vie de la grâce […]. Cette fontaine est toujours ouverte et elle ne tarit jamais (f), afin que, si nous contractions quelque souillure, nous allions aussitôt nous y laver. […]

 

II. Excellence des actes que l’on pratique dans la confession.

 

« Je considérerai, en second lieu, pour m’exciter et m’affectionner à la pratique de la confession fréquente, l’excellence des actes que l’on exerce en s’approchant du sacrement de Pénitence. Je m’attacherai à bien comprendre que notre Seigneur JÉSUS-CHRIST a institué ce sacrement dans son Église, afin que les fidèles trouvent dans leurs péchés mêmes une occasion de pratiquer les plus hautes vertus, et un moyen non seulement de regagner ce qu’ils ont perdu, mais encore de tirer de leurs pertes les plus précieux avantages. Les principaux de ces actes sont au nombre de sept.

« Le premier est un acte de foi. […]

« Le deuxième est un acte d’espérance. […]

«  Le troisième est un acte de charité. […]

« Le quatrième est un acte héroïque d’humilité. Le pécheur s’humilie non seulement devant Dieu, mais aussi devant les hommes. Il révèle à un homme les fautes secrètes les plus capables de lui causer de la honte et de la confusion ; et cette confusion, il l’accepte pour l’amour de Dieu, content que d’autres le connaissent comme il se connaît lui-même.

« Le cinquième est un acte d’obéissance d’autant plus excellente qu’elle est plus ardue.

« Le sixième est un acte de rigoureuse justice.

« Le septième est un acte éclatant de courage qui consiste à se vaincre soi-même, et à surmonter cette inclination qui porte les hommes à cacher leurs fautes, à les défendre, à les excuser, à l’exemple d’Adam, dont nous sommes tous en ce point les héritiers. Aussi celui qui triomphe de ce défaut est-il, selon la parole de Job, plus qu’un homme (g). Nous voyons en effet qu’il faut quelquefois faire un plus grand effort sur soi-même pour confesser humblement une faute que l’on a commise, que pour résister à la tentation qu’elle nous porte à la commettre. C’est de même le sentiment de saint Grégoire, qu’il est nécessaire de déployer plus d’énergie pour manifester une faute dont on s’est rendu coupable, que pour repousser les instigations du démon pour ne point devenir coupable, et que, par conséquent, une humble confession n’est pas moins admirable que la pratique des autres vertus (h).

« Tels sont les sept actes héroïques qui accompagnent d’ordinaire la confession, et qui la rendent également méritoire devant Dieu, glorieuse devant les anges, et estimable dans l’opinion d’un confesseur. Chacun doit donc s’efforcer de faire ces actes avec une grande ferveur, afin d’obtenir une grâce abondante, et s’appliquer cette parole de l’Ecclésiastique : Donnez et recevez, pour justifier votre âme (i). Et puisque Dieu veut bien vous remettre les sept péchés capitaux, et vous communiquer avec sa grâce les sept dons du Saint-Esprit, offrez-lui les sept actes de vertu qui disposent l’âme à recevoir l’infusion de ces précieux dons. Souvenez-vous que l’enfant de la Sunamite, ressuscité par Élisée, ouvrit sept fois la bouche avant d’être rappelé à la vie (j), et excitez dans votre cœur les sept affections qui portent le Seigneur à vous accorder une vie nouvelle, spirituelle et parfaite. » [De cette dernière considération, nous pouvons conclure qu’il n’y a pas de progression spirituelle possible sans passer par le sacrement de Pénitence.]

 

III. Les grâces que l’on reçoit dans le sacrement de Pénitence.

 

« […] Ces grâces peuvent se réduire à trois, que saint Paul mentionne en disant du royaume des cieux qu’il est la justice, la paix et la joie dans l’Esprit-Saint (k). Ce royaume, Dieu le promet à tous ceux qui font sincèrement pénitence.

« Premièrement. Il leur accorde la grâce de la justification, par laquelle il les purifie de tous leurs péchés […].

« Deuxièmement. Dieu leur fait goûter une profonde paix surnaturelle. […]

« Troisièmement. Le troisième fruit du sacrement de Pénitence est la joie dans l’Esprit-Saint. Ce divin Esprit dissipe les craintes et bannit les tristesses qui naissent d’une mauvaise conscience, en même temps qu’il remplit l’âme d’allégresse par l’assurance du pardon. […]

« […] O mon âme […], glorifie-toi à l’exemple de Job, de ne point cacher, comme un homme fragile, ton péché, et de ne point renfermer dans ton sein tes iniquités. Sois fidèle à suivre ce conseil du Sage : À cause de ton âme, ne rougit pas de confesser la vérité ; car il y a une confusion qui amène le péché, et il y a une confusion qui attire l’honneur et la gloire (l). Si, vaincue par une mauvaise honte, tu cèles ton péché, tu l’aggraves ; mais si tu le confesses pénétrée d’une juste confusion tu obtiendras une glorieuse couronne, récompense de la victoire que tu auras remportée en découvrant ta faute. »

a)  S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIIe partie, qu. 84, art. 6 et 7 ;

b)  S. Jean, 20 : 22-23 ;

c)   I Corinthiens, 11 : 31 ;

d)  Nahum, I : 9 ;

e)  Zacharie, 14 : 8 ;

f)    Cf. Isaïe, 12 : 3 ;

g)  Cf. Job, 31 : 33 ;

h)  Cf. S. Grégoire le Grand, Pape, Morales, livre XXII, ch. XV

i)     Ecclésiastique, 14 : 16 ;

j)    Cf. 2 Rois, 4 : 35 « Et oscitavit puer septies. » ;

k)  Romains, 14 : 17 ;

l)     Ecclésiastique, 4 : 24-25.

 

 

ID., ibid., Méditation XXXI : De la préparation que l’on doit apporter au sacrement de Pénitence, IV. De la satisfaction, page 296 :

 

« Le troisième acte du pénitent. […]

« Quatrièmement. Enfin, ce qui importe le plus, c’est de former une résolution efficace de changer de vie, et de ne plus retomber dans les péchés que j’ai si souvent commis. Sans cela, la contrition ne serait qu’apparente, la confession serait sacrilège, la satisfaction sans valeur, et l’absolution de nul effet. Car Dieu ne pardonne jamais une faute qu’on a l’intention de commettre encore : ne fût-elle que vénielle, elle ne sera remise qu’à celui qui a résolu de s’en corriger. […] »

 

 

ID., ibid., Ire partie et Ier volume, Méditation XXXIV : De la communion spirituelle, considérée comme préparation à la communion sacramentelle, et comme moyen d’entendre la messe avec fruit, p. 309, 310, 311, 312 et 313 :

 

« La communion spirituelle, selon la doctrine de saint Thomas (a), est un exercice intérieur d’actes excellents, au moyen desquels sans recevoir effectivement le sacrement de l’Eucharistie, on en recueille le fruit principal, qui est l’union actuelle avec JÉSUS-CHRIST. Or, on peut faire la communion spirituelle en deux circonstances et pour deux fins. En premier lieu, lorsque nous devons communier, elle est une préparation à cette grande action, parce qu’elle nous fait exercer les vertus qui ont plus de rapport avec l’auguste mystère de nos autels. En second lieu, lorsque nous assistons à la messe, elle est un moyen de l’entendre avec fruit. En effet, de même que le prêtre, toutes les fois qu’il célèbre, offre le sacrifice et reçoit le sacrement ; ainsi est-il convenable que tous ceux qui assistent à la sainte messe fassent ces deux choses, autant qu’il est en leur pouvoir. Premièrement, offrir à Dieu ce sacrifice en action de grâces des bienfaits que nous avons reçu de lui, en satisfaction de nos péchés et de ceux de nos parents ou amis qui se sont endormis dans le Seigneur, et pour obtenir les grâces dont nous avons besoin, nous et l’Église universelle ; puisque ; puisque c’est pour toutes ces fins que ce divin sacrifice a été institué, comme nous le verrons dans la quinzième Méditation de la quatrième Partie. Deuxièmement, recevoir en esprit le sacrement, par un vif désir de participer réellement au corps du Sauveur ; ce qui fait par les actes des trois vertus théologales, la Foi, l’Espérance et la Charité, selon ces paroles de Notre-Seigneur : Je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura pas faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif (b). Voici de quelle manière on peut communier spirituellement. »

a)  S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIIe Partie, qu. 80, art. 1, sol. 3 ;

b)  S. Jean, 6 : 35.

 

I. Actes de Foi.

 

« […] Notre foi ainsi établie, j’en produirai fermement des actes. Renonçant à tout jugement des sens, je croirai sans hésiter que JÉSUS-CHRIST, vrai Dieu et vrai homme, est tout entier sous les espèces du pain et du vin, avec la gloire et la majesté qu’il possède dans le ciel. […] Je crois tout cela, parce que lui-même l’a révélé, et que la sagesse, la bonté, la puissance ne lui ont point failli pour l’exécuter. »

 

II. Actes d’Espérance.

 

« En second lieu, je ferai des actes d’espérance, me rappelant que cette vertu repose sur les mêmes colonnes de la foi, je veux dire : sur la sagesse, la bonté, la puissance infinies de Dieu, et sur sa fidélité dans l’accomplissement de ses promesses. […] Or, ici, le principal objet de notre espérance et de nos désirs, doit être l’accomplissement des promesses que Notre-Seigneur fait à ceux qui le reçoivent dignement dans ce sacrement d’amour, et que vous lisons au chapitre sixième de l’Évangile selon saint Jean. Je lui dirai donc avec confiance, me servant de ses propres paroles : J’espère, ô mon divin Sauveur, que, si je mange ce pain vivant, je ne mourrai point, mais je vivrai éternellement ; que je demeurerai en vous, et vous en moi ; que je serai uni à vous, et vous à moi. J’espère que, comme vous vivez par votre Père, ainsi je vivrai par vous ; que j’obtiendrai par vos mérites la vie éternelle et que vous me ressusciterez au dernier jour (a). […] »

a)  S. Jean, 6 : 50 et suivants.

    

III. Actes de Charité.

 

« Enfin, je ferai des actes de charité. C’est par cette vertu que l’âme s’unit spirituellement à Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST : union d’amour qui est le fruit spécial de ce sacrement. […] »

 

 

ID., ibid., VIe partie et VIe et dernier volume, Méditation X : De quatre excellentes propriétés de l’infinie charité de Dieu envers les hommes, et comment nous pouvons les imiter, pages 91-92 et 93 :

 

I. Éternité de l’amour de Dieu.

 

« La première propriété de la charité de Dieu pour les hommes, c’est qu’elle est éternelle comme Dieu lui-même.

« Premièrement. De toute éternité Dieu a résolu d’aimer les hommes, et de contracter amitié avec eux, non seulement avec tous en général, mais avec chacun en particulier. […] Je puis donc m’appliquer à moi-même ce que Dieu dit par la bouche du prophète Jérémie : Je t’ai aimé d’un amour éternel (a). […]

« Deuxièmement. Je remarquerai ensuite que l’amour de Dieu devance et prévient toujours le nôtre, selon cette parole de saint Jean : Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés le premier (b). […] Ce qui prouve qu’il ne nous a pas aimés par intérêt, mais gratuitement, mais uniquement parce qu’il est bon et qu’il a voulu nous obliger à un amour réciproque [ce qui découle de source, puisque la parfaite amitié ne se conçoit pas sans l’union des cœurs]. Aussi le saint apôtre conclut-il en ces termes : Il est donc juste que nous aimions Dieu, puisqu’il nous a aimés le premier (c).

« […]

« Quatrièmement. La charité que Dieu a pour nous va encore plus loin. Supposé que je la détruise par le péché, et que je me déclare formellement l’ennemi de mon Dieu, il ne cesse pas, dans son infinie bonté, de désirer que je revienne à lui. […] Il dit par la bouche de Jérémie : Tu as multiplié les infidélités ; cependant reviens à moi, et je te recevrai (d). »

a)  Jérémie, 30 : 3 ;

b)  I S. Jean, 4 : 10 ;

c)   I S. Jean, 4 : 19 ;

d)  Jérémie, 3 : 1.

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et volume I, Méditation XVI : De l’enfer, de l’éternité des peines que l’on y endure, de l’horreur du lieu, des condamnés et des bourreaux, V. Les habitants de l’enfer, pp. 187 et 188 :

 

« Je considérerai, en cinquième lieu, le malheureux état des habitants de l’enfer.

 

« Premièrement. Ils seront dépouillés de toutes les bonnes qualités qu’ils avaient en eux : bonté, sagesse, noblesse, loyauté, sentiments d’amitié, rapports de parenté ; et ils auront toutes les qualités mauvaises opposées aux premières. Dans l’enfer il y aura toutes sortes de créatures raisonnables : des anges de diverses hiérarchies et de divers chœurs qui, avant leur faute, étaient beaux, puissants, brillants de gloire ; des empereurs, des rois et des princes ; des sages, des philosophes, des orateurs, des hommes versés dans les différentes sciences ; des courtisans, hommes du monde qui se distinguaient par leur politesse, leur affabilité, leur générosité, leur reconnaissance ; des parents, des pères, des fils, des frères, des cousins, des alliés, des amis, des voisins. Or, du moment où ils entreront en enfer, tous ces titres, toutes ces qualités disparaîtront ; il n’y aura plus, comme dit Job, ni ordre ni harmonie mais désordre et confusion (Job, 10 : 21-22). Tous seront les uns à l’égard des autres de mortels ennemis, pleins de colère, de ressentiment, d’envie, de rage ; ils ne pourront ni se voir, ni se dire une parole de douceur. Le père détestera son fils, et le fils son père ; le maître son serviteur, et le serviteur son maître. Ils se maudiront réciproquement et se déchireront avec fureur. […] Ce sera donc une guerre cruelle et perpétuelle. »

 

ID., ibid., Méditation XVII : De la peine des sens extérieurs et des puissances intérieures, et de la peine du dam, III. La peine des puissances de l’âme, pp. 192 et 193 :

 

« Je considérerai, en troisième lieu, les peines particulières que chacune des puissances de l’âme. [L’état d’âme des damnés cf. les Exercices spirituels, Discernement des esprit, Seconde Semaine, § 333, La cinquième règle (analyse du déroulement de nos pensées et de leur fin).]

[…]

Troisièmement. Sa mémoire sera tourmentée par le souvenir des biens qu’il a possédés, des maux qu’il souffre, et de ceux qui l’attendent dans toute l’éternité. Il ne pourra ni se rappeler rien qui le console, ni détourner sa pensée de ce qui l’afflige. […]

Quatrièmement. Son entendement sera plongé dans les ténèbres ; il ne pourra ni former un raisonnement, ni concevoir une pensée qui lui procure quelque satisfaction. Il sera plein d’erreurs et d’illusions ; il se représentera ses maux comme dépassant toute mesure ; et jugeant avec obstination que Dieu le punit plus qu’il ne mérite, il l’accusera d’injustice et de cruauté.

Cinquièmement. Sa volonté sera endurcie dans le péché, dans la haine de Dieu, de tous les saints et de tous les hommes, sans qu’il lui soit possible de changer ses dispositions et de se repentir du mal qu’elle commet. […] »

 

ID., ibid., Méditation XV : De deux sentences qui seront prononcées, l’une en faveur des justes, l’autre contre les pécheurs, et de leur exécution, III. L’exécution des sentences, pp. 179-180 :

 

[…]

Deuxièmement. Je considérerai comment les élus se réjouiront, dit David, en voyant la vengeance que Dieu aura exercée contre les pécheurs (a). Et lors même qu’ils verraient, au nombre des damnés, un père, une mère, un frère, un ami, loin d’en être attristés, ils en éprouveraient au contraire de la joie, parce qu’ils sauront ce qu’il y a de sagesse et de justice dans tout ce que Dieu fait. C’est pourquoi ils chanteront le cantique que chante Moïse lorsque les Égyptiens furent engloutis dans la mer, et le cantique de l’Agneau, que saint Jean rapporte : Grandes et merveilleuses sont vos œuvres… (b).

a)  Psaumes, 57 : 11 ;

b)  Apocalypse, 15 : 3-4 (cité plus haut) ; Exode, 15.

 

Vénérable Père Louis Du Pont, Méditations sur les mystères de notre sainte foi, cf. ouvrage cité ci-dessus, Ire partie et Ier volume, Méditation XXXVI : Des peines du purgatoire, dont la pensée doit nous exciter à la pénitence, pp. 320-322, 323-324, 325, 326 et 327 :

 

« La fin principale de cette méditation est d’encourager ceux qui marchent dans la voie purgative à pratiquer des œuvres de pénitence, pour s’acquitter des dettes qu’ils ont contractées envers la justice divine par leurs péchés. […]

 

I. Le dogme du purgatoire.

 

« Je considérerai, en premier lieu, l’ordre que Dieu a établi pour l’expiation des péchés. […] L’âme du juste est conduite en ce lieu par son ange gardien, et elle doit y demeurer jusqu’à ce qu’elle ait payé jusqu’à la dernière obole (a).

« Premièrement. Sur cette vérité de notre foi, je considérerai combien les jugements de Dieu sont équitables, et combien droite et inflexible est sa justice, bien qu’elle soit tempérée par sa miséricorde. Aucune faute ne peut demeurer impunie ; et même dans le sacrement de Pénitence, où il pardonne le péché mortel, il commue seulement la peine éternelle en une peine temporelle, afin de pouvoir se faire justice en nous faisant miséricorde. Il exerce sa miséricorde, en nous exemptant d’une peine qui n’a point de fin ; il fait éclater sa justice, en exigeant de nous une satisfaction facile et de peu de durée. […]

« Deuxièmement. […] Et aussi parce que Dieu est si jaloux de la pureté de nos cœurs, qu’il ne saurait admettre dans le ciel rien qui ne soit purifié, non seulement de toute faute, mais encore de la dette qui demeure après le pardon de la faute. C’est dans ce sens que saint Paul écrit aux fidèles d’Éphèse (5 : 27) que l’Église triomphante  est pleine de gloire, qu’elle n’a ni ride, ni tache, ni rien de semblable, mais qu’elle est sainte et immaculée. […]

« Troisièmement. Je considérerai en le péché véniel, quelque léger qu’il paraisse, est un bien grand mal, puisque celui qui n’en est pas purifié, ne peut entrer dans le ciel, où rien d’impur, dit saint Jean, n’entrera jamais [b]. Je comprendrai aussi ce qu’il inspire d’horreur à Dieu. Ses amis eux-mêmes, quelque saints qu’ils soient, il les retient captifs jusqu’à ce qu’ils soient purifiés, et il les humilie au point de leur donner pour prison un lieu obscur au centre de la terre et voisin de l’enfer, montrant par là combien la faute, et la peine qui en résulte, sont une charge pesante, puisqu’elle les entraîne dans un abîme si profond. Ces considérations me feront concevoir une extrême horreur du péché véniel, à cause des biens dont il prive, de la prison dont il menace, du poids dont il accable la conscience, et par-dessus tout de la haine dont Dieu le poursuit. […]

 

II. La privation de la vue de Dieu.

 

« Je considérerai, en second lieu, le tourment que souffrent les âmes dans le purgatoire, et que pourra y souffrir la mienne, par l’obscurité et les ténèbres de cette prison. Elles sont privées de la vue de Dieu, ce qui constitue le plus intolérable supplice, puisqu’il ressemble à celui que nous appelons la peine du dam. Je pourrai juger de la grandeur de ce tourment par les considérations suivantes :

« Premièrement. Ces âmes ont une foi vive. […] De là vient l’ardent désir qu’elles éprouvent de voir celui qui est leur fin dernière [c] ; et plus elles en sont éloignées, plus leur peine devient navrante, suivant cette parole du Sage : L’espérance qui est différée, afflige l’âme (d).

« Deuxièmement. […] Ici-bas l’âme ne songe pas sans interruption à sa douleur ; elle y trouve même un soulagement dans la pensée qu’elle acquiert de nouveaux degrés de gloire, qu’elle croît en perfection et qu’elle contribue au salut du prochain ; mais il n’y a rien de semblable dans le purgatoire. […]

« Troisièmement. […] Nous apprenons en effet par les révélations de sainte Brigitte que, pour punir une indifférence si inexcusable [de voir celui qui est leur fin dernière], il y a dans l’autre vie un purgatoire tout particulier, appelé le purgatoire de désir, et qui est réservé à ceux qui n’auront souhaité que faiblement de contempler la face du Seigneur (e).

« Quatrièmement. […] Qu’on se figure un homme distingué par la naissance et par le cœur, renfermé dans une prison obscure, où la lumière ne pénètre que par une étroite ouverture ; sans aucune communication avec ses parents, ses amis, ses connaissances ; ne sachant ni ce qui se passe dans le monde, ni combien de temps durera sa détention. […] Ce n’est pas, on peut le croire, que les anges gardiens de ces âmes affligées ne les visitent de temps en temps pour les consoler ; mais nous pouvons aussi imaginer qu’elles leur répondent ce que Tobie privé de vue répondit à l’archange Raphael : Puis-je goûter quelque joie, moi qui suis assis dans les ténèbres, et qui ne vois point la lumière du ciel (f) ? Puis-je me réjouir loin de mon Créateur et de mon Rédempteur ?

 

III. La peine du sens.

 

« Je considérerai, en troisième lieu, la peine du sens que mon âme, en proie à un feu terrible, subira dans le purgatoire.

« Selon la doctrine de l’Ange de l’école, ce feu est de même nature que celui de l’enfer, et le nôtre n’est à côté qu’un feu en peinture (g). Instrument d’un Dieu irrité, dont la main est pesante quand il venge ses injures, ce feu est doué de propriétés miraculeuses. De même que notre feu fond l’argent pour le purifier de tout mélange ; de même le feu du purgatoire purifie les âmes de toutes les souillures qu’elles ont emportées de ce monde (h) ; et tant qu’il trouve à purifier, la douleur ne cesse ni ne diminue jamais, parce que dans ce lieu il n’y a ni sommeil, ni distraction, ni rien de ce qui tempère la douleur sur la terre. De là les saints ont conclu que les tourments du purgatoire surpassent ceux que l’on fait aux criminels, ou que les martyrs, et le Roi même des martyrs, Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST, ont volontairement soufferts (i). […]

« Deuxièmement. […] En effet, tout ce que nous souffrons sur la terre est peu de chose : ce sont des maux de courte durée, et qui cependant peuvent nous aider à faire des progrès dans la vertu et à mériter un accroissement de grâce et de gloire. Dans le purgatoire, au contraire, on souffre beaucoup sans retirer aucun de ces avantages. Je dois donc prier Notre-Seigneur, si je néglige de satisfaire à sa justice, de me purifier lui-même dans le feu de la tribulation, afin que je fasse maintenant avec mérite ce que je serais obligé de faire plus tard sans nul profit.

« Troisièmement. Je prendrai de même la résolution d’éviter, autant qu’il me sera possible, les péchés véniels, lesquels, au dire de l’Apôtre (j), sont le bois, le foin et la paille qui alimente le feu du purgatoire. Aux yeux de la foi, n’est-ce pas une folie étrange de les commettre ? […]

« Je considérerai en quatrième lieu, dans les âmes du purgatoire, deux choses bien remarquables. La première est leur entière résignation à la volonté de Dieu en ce qui regarde l’intensité et la durée de leurs peines ; elles supportent et acceptent avec une patience héroïque de si horribles tourments ; elles prennent plaisir à penser que Dieu est juste, qu’il les punit comme elles le méritent, qu’il les purifie de toutes leurs souillures dans cette fournaise, afin qu’elles puissent entrer dans le ciel [où rien d’impur ne peut demeurer].

 

IV. Dispositions des âmes du purgatoire.

 

« La seconde chose digne de remarque en des âmes si pleinement soumises, c’est le désir en quelque sorte impatient d’être secourues par les messes, les prières, les aumônes, les jeûnes et les autres œuvres satisfactoires des fidèles qui vivent encore sur la terre ; ou bien par les indulgences et les suffrages de l’Église, qui adoucissent leurs maux et avancent le moment de leur entrée dans le repos éternel. […] J’ajoute qu’il y va de mon intérêt, car je mériterai par là que Dieu inspire plus tard à d’autres de me venir en aide de la même manière, parce que les miséricordieux obtiendront pour eux-mêmes le genre de miséricorde qu’ils auront exercé envers d’autres (k). […] Pour toutes ces questions, l’Écriture nous enseigne que c’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés (l). Cette pieuse sollicitude attire sur ceux qui prient à cette intention tous les biens que nous venons d’énumérer.

« Cette Méditation termine tout ce qui concerne la voie purgative et la pureté de cœur qui en est la fin propre. Si notre âme n’est pas entièrement pure lorsque nous sortirons de cette vie, le purgatoire achèvera de nous purifier en l’autre, afin que nous entrions, exempts de souillure, dans la gloire, qui est la fin dernière des justes. […] Ainsi soit-il. »

a)  Cf. II Machabées, 12 : 43 ; Zacharie, 9 : 11 ; I Corinthiens, 2 : 12-15 ; S. Matthieu, 5 : 26 ; Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Supplément, qu. 69, 70 ;

b)  Ce qui découle logiquement des preuves métaphysiques de l’existence de Dieu et des propriétés transcendantales de l’être, le bien, en l’occurrence (le bien et l’être sont en effet identiques et ne diffèrent que selon la raison, et non selon l’être – S. th., Ia, qu. 5, art. 1, conclusion, et qu. 6, art. 2, conclusion) ;

c)   La Cause finale, le souverain Bien, l’Être même et de Soi-même et de tout ;

d)  Proverbes, 13 : 12 ;

e)  Ste Brigitte, dans Monili spirituali, c. XIII ;

f)    Tobie, 5 : 12 ;

g)  S. th., Supplément, qu. C, art. 2 ;

h)  Cf. Malachie, 3 : 2, 3 ;

i)     Cf. S. Augustin, Commentaire du Psaume 37 ; S. Grégoire le Grand, Explication du troisième Psaume pénitentiel ; S. th., Supplément, qu. C, art. 7 ;

j)    I Corinthiens, 3 : 12 ; cf. S. Bernard, Sermon 30 ;

k)  Cf. S. Matthieu, 5 : 7 ;

l)     II Maccabées, 12 : 46.

 

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Saint Jean de la Croix, Les Maximes, n° 147 :

 

« Le Père n’a dit qu’une parole, à savoir son Fils et dans un silence éternel Il la dit toujours : l’âme aussi doit l’Entendre en silence (a). »

a) Cf. Saint Jean, 1 : 18, 9 ; Sagesse, 18 : 15.

 

 

Prière inspirée de la Vive Flamme de saint Jean de la Croix, le Docteur mystique :

 

« O vive flamme d’amour, vous qui navrez avec tendresse le plus profond centre de notre âme » « en laquelle Se communiquent le Père, le Fils et le Saint-Esprit », après bien des travaux, « avec force et travail », et épreuves purificatrices, « l’éprouvant par le feu », ou par « une entière et parfaite purgation et pureté », pour sortir finalement victorieuse « de notre propre sensualité et de ce qui nous attache à la chair et au monde » (1), « brisez, si vous le voulez, la toile fort mince et déliée de cette heureuse rencontre » « la Déité », notre souverain Bien, « l’absorbe fort profondément dans le Saint-Esprit » pour l’unir à la Sagesse éternelle du Père, comme l’Épouse à l’Époux, ou l’âme à son Bien-Aimé, et la ravir dans l’amour, le fruit qui procède éternellement de l’amour réciproque du Père et du Fils ! (2)

 

1)  S. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, L’Appel du Roi Temporel, § 97.

2)  Cf. S. Jean de la Croix, Docteur Mystique, La Vive Flamme d’Amour, la première et la quatrième et dernière strophe.

 

Dieu le Père, Dieu tout puissant, est le fond et l’origine de la Déité et la source de toute beauté ; Dieu le Fils ou le Verbe substantiel est la Sagesse infinie qui nous introduit dans le sein du Père et par qui il est éternellement engendré ; et Dieu le Saint-Esprit est le lien éternel et substantiel et le fruit de l’Amour réciproque du Père et du Fils.

 

Saint Jean de la Croix (1542-1591), Docteur Mystique

 

CANTIQUE SPIRITUEL

 

Exposition du Cantique spirituel

Entre l’Épouse et l’Époux

 

Premier couplet, strophe I

 

Adónde te escondiste,

Amado, y me dejaste con gemido ?

Como el ciervo huiste,

Habiéndome herido ;

Salí tras ti clamando, y eras (eres) ido.

 

Où T’es-Tu caché, Ami,

Toi qui me laissas dans les gémissements ?

Pareil au cerf, Tu as fui,

M’ayant navré ; après Toi

Je sortis, criant, et Tu étais parti !

 

Exposition

 

2. En ce premier couplet, l’âme éprise de l’amour du Verbe Fils de Dieu son Époux, désirant de s’unir à Lui par une vision claire et essentielle, propose ses angoisses d’amour, se plaignant à Lui de son absence, et ce d’autant plus qu’étant blessée de son amour pour lequel elle a quitté toutes choses, et soi-même encore (a), elle se voit néanmoins privée de la présence de son Ami qui ne la délivre pas de cette chair mortelle pour jouir de Lui en l’éternité de la gloire ; et ainsi, elle dit :

 

Où T’es-Tu caché, Ami ?

 

3. Et comme si elle disait : O Verbe, mon Époux, , montrez-moi le lieu où vous êtes caché ; en quoi elle Lui demande la manifestation de sa divine essence, parce que le lieu où est caché le Fils de Dieu est, comme dit saint Jean, le sein du Père (b) qui est l’essence divine, laquelle est éloignée et cachée aux yeux des mortels et à tout entendement ; ce qu’Isaïe a voulu dire par ces paroles : » Véritablement Vous êtes un Dieu caché » (c). Où il faut remarquer que quelques grandes communications et présences de Dieu qu’une âme puisse avoir en cette vie, cela n’est pas essentiellement, et n’approche en rien de Lui, parce que nonobstant cela, Il demeure véritablement caché à l’âme et toujours il est convenable à celle-ci de Le tenir pour caché par-dessus toutes ces grandeurs, et comme tel, Le chercher, disant :

 

Où T’es-Tu caché, Ami ?

 

Car ni la haute communication et présence sensible ne témoigne davantage sa présence, ni l’aridité et le défaut de tout cela en l’âme n’est un moindre indice d’elle. C’est pourquoi le prophète Job disait : « S’Il vient à moi, je ne le verrai point, et s’Il se retire je n’en saurai rien » (d).

 

4. En quoi on doit entendre que si l’âme sent une grande communication ou sentiment ou connaissance spirituelle, elle ne doit pas pour autant se persuader que cela est posséder Dieu davantage, ou être plus en Dieu (e) ; et aussi peu doit-elle penser que ce qu’elle sent ou entend, pour haut et sublime qu’il puisse être, soit essentiellement Dieu ; et que, si toutes ces communications sensibles et intelligibles lui manquent, elle ne doit pas penser pour cela qu’elle soit privée de Dieu, puisque réellement ni par l’un elle ne peut savoir avec certitude si elle est en grâce, ni par l’autre si elle en est dénuée ; vu que le Sage dit : « Nul homme mortel ne peut savoir s’il est digne de la grâce ou de l’horreur de Dieu » (f). De manière que l’intention principale de l’âme en ce vers n’est pas seulement de demander la dévotion affective et sensible où il n’y a point de certitude ni de clarté de la possession de grâce de l’Époux en cette vie, mais encore la claire présence et vision de son Essence dans laquelle elle désire être certifiée et satisfaite en la gloire. [Cliquez également sur : savaient.]

a)  Cf. S. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, Seconde semaine, L’appel du Roi temporel, Seconde partie, § 97 ;

b)  Cf. S. Jean, I, 18 ;

c)   Isaïe, XLV, 15 ;

d)  Job, IX, 11 ;

e)  Voilà qui remet les choses à leur place !

f)    Ecclésiaste, IX, 1.

 

 

ID., ibid., strophe XI, vers I

 

Découvre-moi ta présence

Et que la vision de ta beauté me tue ;

 

Descubre tu presencia,

Y máteme tu vista y hermosura ;

 

(La beauté de Dieu est sa divine essence :

« su hermosura, que es su divina esencia ».) 

   

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D E

 

I M I T A T I O N E   C H R I S T I

 

L I B E R   S E C U N D U S, C A P U T   XII

 

2. [...]

In cruce salus, in cruce vita, in cruce protectio ab hostibus ;

In cruce infusion supernæ suavitatis, in cruce robur mentis, in cruce gaudium spiritus ;

In cruce summa virtutis, in cruce perfectio sanctitatis.

Non est salus animæ, nec spes æternæ vitæ, nisi in cruce.

[…]

L I B E R   P R I M U S, C A P U T   P R I M U M

 

1. Qui sequitur me non ambulat in tenebris, dicit Dominus. Haec sunt verba Christi, quibus admonemur, quatenus vitam ejus et mores imitemur, si velimus veraciter illuminari, et ab omni caecitate cordis liberari.

Summum igitur studium nostrum sit in vita Jesu Christi meditari.

 

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Vie de la Bienheureuse Lidwine (1380 – 1433), Vierge, Modèle des Malades et des Infirmes, par M. l’abbé Coudurier, Éd. Téqui, Paris 1936,

Introduction, pp. 17 et 18 :

 

« La vie de la bienheureuse Lidwine a été écrite par trois auteurs contemporains.

« […]

« […] 3° Par Thomas à Kempis… Ce seul nom répond à tout. Où trouver une plus haute garantie de vérité que dans le témoignage d’un homme que recommandent de si admirables écrits, et que surtout les siècles ont vénéré comme l’auteur de l’Imitation de Jésus-Christ, le livre que seul surpasse le divin Evangile !... (a)

« Thomas à Kempis, né la même année que Lidwine , en 1380, et mort trente-huit ans après elle, avait passé plus de soixante-dix années de sa longue vie en Hollande et non loin de Schiedam (b), c’est-à-dire non loin, soit de son lit de souffrances, soit de son glorieux tombeau. »

a) Cf. S. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, § 100 (seconde semaine des Exercices) ;

b) La petite ville où naquit et a vécu la Bienheureuse.

 

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Ô mon âme, aide-toi, et le ciel, ou Dieu, Trine et Un, le Souverain Bien, t’aidera.

 

Pour parvenir à l’union divine, l’âme doit passer par trois voies ou vies successives : par la nuit obscure active des sens où l’âme agit et la nuit passive où Dieu agit, qui est la voie purgative, puis par la nuit active et passive de l’esprit (« nuit de contemplation terrible »), qui est la voie illuminative, et atteindre finalement la voie unitive ou le mariage spirituel ou encore l’union transformante qui comporte des degrés.

 

 

LA MONTÉE DU MONT CARMEL

Saint de la Croix (1542 – 1591)

Docteur mystique

Livre I, chapitre III

 

Cantique premier

 

Nuit obscure des sens

 

Par une nuit obscure,

Ardente d’un amour plein d’angoisse,

Oh ! l’heureuse fortune,

Je sortis sans être vue,

Ma maison étant désormais en repos.

 

 

1.   Nous appelons ici nuit, la privation du goût en l’appétit de toutes choses ; car tout ainsi que la nuit n’est qu’une privation de la lumière, et par conséquent de tous les objets que l’on peut voir en elle, ce qui fait la puissance visive (la potencia visiva) demeure en l’obscurité et réduite à néant, de même on peut dire et appeler la mortification de l’appétit, une nuit pour l’âme, parce que se priver du goût de l’appétit en toutes choses, c’est demeurer en obscurité et réduite à néant. Parce que, comme la puissance visive s’entretient par le moyen de la lumière, et se nourrit des objets visibles, ce qui cesse quand la lumière vient à manquer, de même l’âme, par le moyen de l’appétit, s’entretient et se repaît de toutes les choses qui peuvent être goûtées par ses puissances [mémoire, volonté et intelligence], lequel étant lui aussi apaisé ou pour mieux dire mortifié, l’âme cesse de se repaître du goût de tous les objets, et ainsi elle demeure en l’obscurité et réduite à néant selon l’appétit.

2.   Mettons un exemple en toutes les puissances. L’âme se prive du goût de tout ce qui plaît à l’ouïe, elle est en l’obscurité et réduite à néant selon cette puissance ; et se privant de tout ce qui est agréable à la vue, elle est aussi en l’obscurité et réduite à néant selon cette puissance ; et se privant du goût de toute la suavité d’odeurs que par le sens de l’odorat l’âme peut goûter, ni plus ni moins, elle est, selon cette puissance, en l’obscurité et réduite à néant ; et niant ainsi le goût de toutes les viandes qui peuvent lui flatter le palais, l’âme est aussi en l’obscurité et réduite à néant ; et finalement, l’âme se mortifiant en tous les délices et contentements qu’elle peut recevoir du sens du toucher, de la même manière, elle est selon cette puissance en l’obscurité et réduite à néant.

De manière que l’âme qui aura nié et rejeté le goût de toutes choses mortifiant son appétit en elles, nous pouvons dire qu’elle est comme en l’obscurité d’une nuit, qui n’est en elle qu’un vide de toutes choses.

3.   La cause de ceci consiste en ce que, comme disent les philosophes [cf. Aristote], aussitôt que Dieu a créé l’âme dans le corps, elle est comme une table rase et lisse où il n’y a rien d’écrit : et sinon ce qu’elle connaît par les sens, rien ne lui est communiqué naturellement (naturalmente) communique d’ailleurs. Et ainsi, pendant qu’elle est dans le corps, elle est comme celui qui est en une obscure prison [quel réalisme !], qui ne sait rien hors ce qu’il peut voir par les fenêtres de cette prison [cf. les Exercices spirituels de saint Ignace Loyola, paragraphe 47] ; et s’il ne voyait par là, il ne verrait rien d’autre part. Ainsi l’âme naturellement (naturalmente) ne peut atteindre à aucune chose, si ce n’est à ce qui lui est communiqué par l’entremise des sens, qui sont les fenêtres de sa prison (las ventanas de su cárcel).

4.   D’où vient que si elle renonce et rebute ce qu’elle peut recueillir par les sens, nous pouvons bien dire qu’elle demeure en obscurité et vide ; puisque suivant ce que nous avons dit, elle ne peut naturellement (naturalmente) recevoir de lumière par d’autres lucarnes que celles que nous avons dites. Car encore que véritablement elle ne puisse manquer d’ouïr, de voir, de flairer, de goûter et de sentir, néanmoins, elle n’en tiens pas plus compte (no le hace mas al caso) et elle n’est pas plus embarrassée, si elle y renonce et le rebute que si elle ne le voyait, ni ne l’entendait, etc. De même que celui qui ferme les yeux demeure dans l’obscurité, comme l’aveugle qui n’est pas capable de voir. A raison de quoi le psalmiste David disait : « Je  suis pauvre, et en travaux dès ma jeunesse » (Psaumes, 87 : 16). Il s’appelle pauvre (bien qu’il fût évidemment riche) parce que n’ayant point sa volonté aux richesses (en la riqueza su voluntad), c’était autant que si, en effet, il eût été pauvre. Mais au contraire, s’il eût été actuellement pauvre, et qu’il ne l’eût pas été de volonté, il n’eût pas été véritablement pauvre, puisque l’âme était riche et remplie dans l’appétit, — car cela ne dépouille pas l’âme si elle en a l’appétit, — mais de la nudité du goût et de l’appétit qu’on y prend, c’est ce qui laisse l’âme libre et vide (que es la que deja al alma libre y vacía de ellas), quoiqu’elles les possède, parce que les choses de ce monde n’occupent point l’âme et ne lui sont d’aucun dommage (ni la dañan), puisqu’elles ne pénètrent pas en elle, mais seulement la volonté et l’appétit qui demeurent en elle.

5.   Cette première espèce de nuit, comme nous le dirons après appartient à l’âme selon la partie sensitive, et c’est l’une des deux par lesquelles nous avons dit plus haut que l’âme doit passer pour arriver à l’union (ha de pasar el alma llegar a la unión).

Disons maintenant combien il faut qu’elle sorte de sa demeure en cette nuit obscure du sens, pour s’unir à Dieu (Ahora digamos cuánto conviene al alma salir de su casa en esta Noche oscura del sentido, para ir a la unión de Dios).

 

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LA MONTÉE DU MONT CARMEL

Saint de la Croix (1542 – 1591)

Docteur mystique

Livre I, chapitre VIII

 

Une salutaire mise en garde !

 

De quelle façon les appétits obscurcissent et aveuglent l’âme.

 

1.    Le troisième dommage que les appétits font en l’âme, c’est qu’ils aveuglent et obscurcissent l’âme. Car tout ainsi que les vapeurs obscurcissent l’air et servent d’obstacle à la lumière du soleil ou comme le miroir terni ne peut recevoir clairement l’image ; ou bien comme l’eau trouble ne représente clairement le visage de celui qui s’y mire ; de même, l’âme qui est captive de ses appétits est en ténèbres selon l’entendement et ne lui donne lieu au soleil de la raison naturelle ni à celui de la Sagesse surnaturelle de Dieu pour l’investir et pour l’illuminer. Sur quoi le psalmiste a dit à ce propos : « Mes iniquités m’ont saisi et il ne m’a pas été possible de voir » (Psaumes, 39 : 13).

2.    Et en cela même que l’âme est obscurcie (oscurece) en l’entendement, elle s’engourdit en la volonté, elle devient rude en sa mémoire, elle est déréglée en sa due opération (en su debida operación) ; parce que comme ses puissances [mémoire, intelligence et volonté] dépendent de l’entendement en leurs opérations, il est clair que celui-ci étant empêché, elles doivent être troublées et déréglées. Et ainsi, dit le prophète David, « mon âme est fort troublée ». Ce qui est de même que s’il disait : elle est dévoyée en ses puissances. Parce que, comme nous avons dit, l’entendement n’est pas capable de recevoir l’illustration de la Sagesse de Dieu, non plus que l’air, rempli de nuages, la lumière du soleil ; et la volonté n’est habile pour embrasser Dieu en soi avec un pur amour, non plus que le miroir terni de l’haleine, n’est point propre pour représenter clairement les visages qui lui sont présentés ; et la mémoire semblablement, qui est offusquée (ofuscada) par les ténèbres de l’appétit, ne saurait avec sérénité être informée de l’image de Dieu, de même que l’eau bourbeuse ne peut faire voir clairement le visage de celui qui s’y mire.

3.    L’appétit offusque aussi et aveugle l’âme, parce qu’en tant qu’appétit il est aveugle, d’autant que, de soi, il n’a aucun entendement, car c’est la raison qui est toujours son guide d’aveugle. D’où vient que toutes les fois que l’âme se guide par son appétit, elle s’aveugle. Car c’est comme si celui qui voit, se servait pour guide de celui qui ne voit point : ce qui est comme s’ils étaient tous deux aveugles. Et de là s’ensuit le même que Notre Seigneur dit en saint Matthieu (15 : 14) : « Si un aveugle mène l’autre, ils tomberont tous deux dans la fosse ». Peu servent les yeux aux papillons, puisque l’appétit de la beauté de la lumière le fait brûler, étant ébloui, à la flamme. Si bien que nous pouvons dire que celui qui se repaît de l’appétit, est comme un poisson ébloui auquel la lumière sert plutôt de ténèbres pour ne point voir les embûches que lui dressent les pêcheurs. Ce que dit David donne bien à entendre, disant de telles gens : « Le feu tomba sur eux » (Psaumes, 57 : 9), qui échauffe de sa chaleur et éblouit de sa lumière. Ce que l’appétit fait aussi en l’âme, à savoir, d’allumer la concupiscence et d’éblouir l’entendement, de sorte qu’il ne puisse voir sa lumière. Parce que la cause de l’éblouissement, c’est que mettant une autre lumière différente devant les yeux, la puissance visuelle se repaît en celle qui lui est immédiatement présentée, et ne voit plus l’autre. Or, comme l’appétit s’approche de si près de l’âme qu’il est en l’âme, elle trébuche en cette première lumière et se repaît en elle, et ainsi il ne la laisse jouir de sa lumière de claire intelligence et elle ne la verra point, jusqu’à ce qu’on ait ôté l’éblouissement de l’appétit.

4.    C’est pourquoi il y a grand sujet de déplorer l’ignorance de quelques uns qui se surchargent de pénitences extraordinaires et de plusieurs autres exercices, et pensent (y piensan) qu’il leur suffira de ceci ou de cela pour parvenir à l’union de la Sagesse divine (para venir a la unión de la Sabiduría divina), mais ils s’abusent, s’ils ne tâchent avec diligence de renoncer à leurs appétits. Que si les âmes employaient la moitié de leur travail en cela, elles profiteraient plus en un mois par cette voie qu’en plusieurs années par toues les autres exercices. Car, comme il est nécessaire de cultiver la terre pour la rendre fertile — autrement elle ne rapporte que de mauvaises herbes —  de même il faut mortifier les appétits pour l’avancement de l’âme. Sans cela, j’ose dire (oso decir) que pour croître dans la perfection et dans la connaissance de Dieu et de soi-même, tout ce qu’elle fera ne lui servira pas davantage que la semence qu’on répand sur une terre qui n’est point labourée. Partant l’on n’ôtera point les ténèbres et la stupidité de l’âme jusqu’à ce qu’on amortisse les appétits, parce qu’ils sont comme les cataractes, ou comme des poussières dans l’œil, qui empêchent la vue jusqu’à tant qu’on les ait ôtées.

5.    D’où vient que David, voyant de telles gens et combien leurs appétits empêchent leur âme de voir la clarté de la vérité, et combien Dieu est indigné contre eux, il les avertit d’y prendre garde (Psaumes, 57 : 10) : « Avant que vos épines n’entendent, comme des vivants, Il les absorbera en sa colère ». Car, avant que les épines qui vivent en l’âme puissent comprendre Dieu, Dieu les absorbera en cette vie ou en l’autre, avec châtiment et correction, ce qui sera par la purgation (que será por la purgación).

6.    Oh ! si les hommes savaient de quel bien de lumière divine les prive cet aveuglement que leurs affections et leurs appétits leur causent, et en quels maux et dommages ils les précipitent tous les jours, faute de les mortifier ! A vrai dire, il ne faut pas qu’ils se fient au bon entendement ni aux dons qu’ils ont reçus de Dieu, pour penser que s’il y a de l’affection ou appétit, il n’offusquera, n’aveuglera et ne fera peu à peu trébucher de mal en pis. Car qui eût dit qu’un homme, si consommé en sagesse et rempli des dons de Dieu, comme était Salomon, devait tomber en un tel aveuglement et en une telle lâcheté de volonté que d’ériger des autels à tant d’idoles et les adorer en sa vieillesse ? Or, pour cela, il ne lui fallut pas davantage que l’amour qu’il portait aux femmes et la négligence de renoncer à ses appétits et aux délices de son cœur. Car il dit de soi-même dans l’Ecclésiaste (2 : 10), « qu’il n’a refusé à son cœur ce qu’il lui a demandé ». Et c’est cet abandon à ses appétits eut tel pouvoir qu’encore qu’à la vérité au commencement il fût retenu, néanmoins, pour ne les avoir mortifiés, peu à peu ils l’aveuglèrent et lui obscurcirent l’entendement jusqu’à éteindre cette grande lumière de sagesse que Dieu lui avait donnée, de manière que sur la fin de son âge il oublia Dieu [d’où la conclusion : Nul n’est à l’abri !].

7.    Que s’ils eurent tant de pouvoir sur lui, qui connaissait si parfaitement la distance qu’il y a entre le bien et le mal, que ne pourront contre notre ignorance les appétits qui ne sont domptés ? Vu que comme Dieu dit des Ninivites au prophète Jonas (4 : 11), « nous ne savons ce qu’il y a entre la gauche et la droite ». Car à chaque pas nous tenons le mal pour le bien et le bien pour le mal : et ceci vient de notre crû. Mais que sera-ce, au prix, si l’appétit se joint à nos ténèbres naturelles, si ce n’est que, comme dit Isaïe (59 : 10), « nous avons tâtonné le mur comme si nous eussions été aveugles, et nous avons cheminé à tâtons comme sans yeux ; et notre aveuglement est venu jusque là que nous nous sommes heurtés en plein midi comme si c’était en obscurité » ? Car celui qui est aveuglé de l’appétit, a cela qu’étant au milieu de la vérité et de ce qui est convenable, il ne le discerne non plus que s’il était dans les ténèbres.

    

 

LA MONTÉE DU MONT CARMEL

Saint de la Croix (1542 – 1591)

Docteur mystique

Livre II, chapitre V

 

1.     Par les choses qui ont été dites, on pourra quelque peu entendre ce que nous appelons union de l’âme avec Dieu (unión del alma con Dios) et par ce moyen ce que nous en dirons ici sera plus intelligible. Ce n’est pas notre intention d’expliquer à présent quelles sont ses divisions ni ses parties, parce que ce ne serait jamais fait si je me mettais maintenant à déclarer quelles est l’union de l’entendement, quelle est celle de la volonté, et aussi celle de la mémoire ; quelle est l’union passagère et quelle est l’union permanente en ces puissances, et enfin quelle est l’union totale passagère et permanente en ces puissances ensemble. De cela nous irons traitant à chaque pas du discours, tantôt de l’un, tantôt de l’autre. D’ailleurs cela ne ferait rien maintenant au fait pour donner à entendre ce que nous avons ici à dire d’elles, et cela s’entendra beaucoup mieux en son lieu, lorsque, discourant de la matière même, nous aurons devant nos yeux le vif exemple avec l’intelligence du sujet. Alors, on entendra et on remarquera chaque chose et on en pourra mieux juger.

2.     Je parle ici seulement de cette union totale et permanente selon la substance de l’âme et selon ses puissances (mémoire, intelligence et volonté), quant à l’habitude obscure d’union, parce que, quant à l’acte, nous en parlerons et dirons avec l’aide de Dieu (con el favor divino), comment nous n’avons et ne pouvons avoir d’union permanente et cette vie dans les puissances, mais seulement passagère.

3.     Donc, pour entendre quelle est cette union, dont nous traitons, il faut savoir que Dieu demeure en toutes les âmes, fût-ce celle du plus grand pécheur du monde et y est présent en substance. Et cette manière d’union est toujours entre Dieu et toutes les créatures, selon laquelle il les conserve en leur être ; de sorte que si elle venait à leur manquer, elles s’anéantiraient aussitôt et ne serait plus [rappelons que, selon la doctrine catholique, Dieu se trouve en toute âme par sa puissance, par sa présence et par son essence]. Ainsi, quand nous parlerons de l’union de l’âme avec Dieu, ce ne sera pas de cette présence substantielle (de esta sustancial) de Dieu, qui est toujours en toutes les créatures, mais de l’union et de la transformation de l’âme en Dieu (de la unión y transformación del alma con Dios) qui n’est pas toujours faite, mais qui se fait seulement lorsqu’il y a une ressemblance d’amour (semejanza de amor) ; et partant, celle-ci se nommera union de ressemblance, comme l’autre s’appelle union essentielle ou substantielle (unión esencial o sustancial). Celle-là est naturelle (natural) ; celle-ci surnaturelle (sobrenatural), qui est quand les deux volontés, à savoir celle de l’âme et celle de Dieu, sont conformes en un (en uno conformes), n’y ayant aucune chose en l’une qui répugne à l’autre. Partant quand l’âme ôtera entièrement de soi ce qui répugne et n’est pas conforme à la volonté divine, elle demeurera transformée en Dieu par amour (transformada en Dios por amor).

4.     Ce qui ne s’entend pas seulement de ce qui répugne selon l’acte, mais aussi selon l’habitude : de manière que non seulement les actes volontaires d’imperfection doivent être bannis, mais aussi les habitudes de toutes ces imperfections doivent être anéanties. Et d’autant que toutes les créatures et toutes ses actions et habiletés ne conviennent ni n’arrivent pas à ce qui est Dieu, pour ce sujet, l’âme doit se dénuer de toute créature, de toutes ses actions et habiletés — à savoir de son entendre (de su entender), de son goûter et sentir — afin que chassant tout ce qui est dissemblable et non-conforme à Dieu, elle vienne à recevoir la ressemblance de Dieu, ne demeurant en elle aucune chose qui ne soit volonté de Dieu et qu’ainsi elle se transforme en Lui [ce qui est parfaitement logique et sensé]. D’où vient qu’encore que la vérité soit, comme nous avons dit, que Dieu est toujours en l’âme, lui donnant et conservant l’être naturel avec Sa présence, néanmoins Il ne lui communique pas toujours le surnaturel. Car celui-ci ne se communique pas, si ce n’est par amour et par grâce, en laquelle toutes les âmes ne sont pas, et celles qui y sont, ce n’est pas en pareil état ; parce que les unes sont en un plus haut, les autres en un moindre degré d’amour. D’où vient que Dieu Se communique plus à l’âme qui est plus avantagée en amour — ce qui consiste à avoir sa volonté plus conforme à celle de Dieu. Et celle qui l’a totalement conforme et semblable est totalement unie et transformée en Dieu surnaturellement (sobrenaturalmente). C’est pourquoi, selon ce que nous avons déjà fait entendre, tant plus une âme est revêtue de créature et de son habileté, — selon l’affection et l’habitude, — tant moins a-t-elle une disposition à cette union, puisqu’elle ne donne lieu entier à Dieu, afin qu’Il la transforme au surnaturel. De sorte que l’âme n’a besoin que de se dénuer de ces contrariétés et dissemblances naturelles afin que Dieu, qui Se communique naturellement à elle par nature, Se communique à elle surnaturellement par grâce.

5.           Et c’est ce que saint Jean a voulu donner à entendre par ces paroles : « Qui ne sont point nés des sangs (de las sangres), ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (S. Jean, 1 : 13). Comme s’il disait : Il a donné le pouvoir d’être faits enfants de Dieu — c’est-à-dire de pouvoir se transformer en Dieu — seulement à ceux qui ne sont point nés des sangs — c’est-à-dire qui ne sont points nés des complexions et compositions naturelles —  ni non plus de la volonté de la chair —  c’est-à-dire de l’arbitre de quelque habileté ou capacité naturelle — ni moins encore de la volonté de l’homme — en quoi est compris tout mode et manière de juger et concevoir avec l’entendement (con el entendimiento). Il n’a donc pas donné pouvoir à aucun de ceux-là d’être faits enfants de Dieu ; mais seulement à ceux qui sont nés de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui renaissent par grâce, mourant premièrement à tout ce qui est du vieil homme, s’élèvent au-dessus de soi au surnaturel, recevant de Dieu cette autre naissance et filiation, qui est au-dessus de tout ce que l’on peut penser. Car, comme le dit le même saint Jean autre part [à Nicodème] : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » (S. Jean, 3 : 5). Il veut dire : celui qui ne renaîtra point au Saint-Esprit ne pourra voir le Royaume de Dieu (no podrá ver este Reino de Dios), qui est l’état de perfection (que es el estado de perfección). Or, renaître au Saint-Esprit en cette vie, consiste en ce qu’une âme vienne à être très semblable à Dieu en pureté, sans avoir en soi aucun mélange d’imperfection ; et ainsi, on peut faire une pure transformation par participation d’union (pura transformación por participación de unión), quoique non essentiellement (aunque no esencialmente).

6.     Mais, afin qu’on entende mieux l’un et l’autre, mettons une comparaison. Le rayon de soleil bat dans une vitre. Si le verre est couvert de taches ou de vapeurs grossières, il ne pourra pas l’éclaircir avec sa lumière, ni la transformer entièrement comme si elle était pure et nette de toutes ces taches ; au contraire, tant moins il l’éclaircira tant moins elle sera dépourvue de ces voiles et taches qu’elle sera moins dépourvue (desnuda) de ces voiles et taches ; et d’autant plus qu’elle sera plus nette ; et ce ne sera pas la faute du rayon, mais de la vitre (la vidriera). Parce que si elle était entièrement nette et pure, il l’éclaircirait et la transformerait tellement qu’elle paraîtrait le rayon même et rendrait la même lumière que le rayon (se parece al mismo rayo), bien qu’elle est son être naturel distinct de celui du rayon ; mais nous pouvons dire que cette vitre est rayon ou lumière par participation (que aquella vidriera es rayo o luz por participación). Et ainsi l’âme est comme une vitre dans laquelle bat toujours, ou pour mieux dire (or, por mejor decir), en laquelle demeure toujours par nature cette lumière divine de l’Être de Dieu (en ella esta morando esta divina luz de Ser de Dios por naturaleza), comme il a été dit.

7.     L’âme donc, faisant place, — c’est-à-dire, ôtant de soi tout voile et toute tache de créature, ce qui se fait en tenant la volonté parfaitement unie avec celle de Dieu, parce qu’aimer est travailler à se dépouiller et dénuer pour Dieu de tout ce qui n’est point Dieu, — elle demeure aussitôt éclaircie et transformée en Dieu qui lui communique son être surnaturel  de telle sorte qu’elle paraît Dieu même et a ce que Dieu possède. Et il se fait une telle union, lorsque Dieu départit cette surnaturelle faveur à l’âme, que toutes choses de Dieu et de l’âme sont unes en transformation participée (unas en transformación participante) ; et elle semble plus être Dieu qu’être âme, et même (y aun) elle est Dieu par participation ; encore qu’à la vérité (aunque es verdad) son être naturel soit aussi distinct de celui de Dieu qu’il l’était auparavant, quoiqu’elle soit transformée ; comme aussi la vitre a son être distinct de celui du rayon, lorsqu’elle en est éclairée.

8.     De ceci l’on voit plus clairement que la disposition pour cette union, comme nous l’avons dit, n’est pas l’entendre de l’âme, ni le goût, ni le sentir, ni l’imaginer en Dieu, ni quelque autre chose que ce soit, mais seulement la pureté et l’amour, qui est une nudité totale et une résignation parfaite pour Dieu (sino la pureza y amor, que es desnudez y resignación perfecta  de lo uno y de lo otro sólo por Dios) ; et comme il ne peut y avoir de transformation parfaite s’il n’y a pas de parfaite pureté, aussi selon la pureté sera l’illustration, l’illumination et l’union de l’âme avec Dieu en moindre ou en plus haut degré ; bien que, comme je le dis, elle n’arrive pas à être parfaite et claire et nette.

9.     Ce qui s’entendra pareillement par cette comparaison. Il y a une image très accomplie, ayant des excellences nombreuses et extraordinaires, avec des  émaux très délicats et très subtils et il y en a quelques uns si fins, que pour leur délicatesse et perfection, on ne peut bien les discerner. À cette image, celui qui aura la vue moins claire et moins épurée, n’y apercevra pas tant d’excellence et de délicatesse ; mais un autre qui aura la vue un peu plus épurée en découvrira mieux l’excellence et la perfection ; et si quelqu’un a encore la vue plus épurée, il y remarquera encore plus de perfection. Enfin, celui qui aura la vue la plus claire et la plus nette y verra plus de perfection et d’excellence ; parce qu’il y a tant à voir en cette image, que quoi qu’on en découvre, il en reste beaucoup davantage à remarquer [il s’agit bien ici de Dieu, Trine et Un, le Souverain Bien, plénitude de la Vie et de l’Être, l’Amour infini, absolu et éternel, et non du monde !].

10. Aussi pouvons-nous dire que les âmes se comportent de même manière avec Dieu en cette illustration ou transformation. Car bien qu’à la vérité une âme, selon son peu ou plus de capacité, puisse être arrivée à cette union, néanmoins toutes n’y parviennent pas en pareil degré ; parce que c’est comme il plaît au Seigneur de la donner à chacun : ce qui est en la manière que les Bienheureux Le voient au Ciel, parce que les uns Le voient plus, les autres moins, mais tous voient (à) Dieu et tous sont contents, vu que leur capacité est satisfaite (pero todos ven a Dios y todos están contentos, porque tienen satisfecha su capacidad).

11. D’où vient qu’encore en cette vie nous trouvions des âmes en un repos et une paix égale en leur état de perfection, et que chacune demeure satisfaite ; néanmoins l’une pourra être élevée beaucoup plus haute en cette union : et toutes demeurer également satisfaites en tant que leur capacité est satisfaite. Mais celle qui ne parviendra pas à la pureté requise par sa capacité, n’arrive jamais à la vraie paix et satisfaction, vu qu’elle n’est pas arrivée à la nudité et au vide en ses puissances [mémoire, intelligence et volonté], comme il est nécessaire à la simple union (pues no ha llegado a tener la desnudez y vacío en sus potencias cual se requiere para la sencilla unión [de Dios]).

 

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LA MONTÉE DU MONT CARMEL

Saint de la Croix (1542 – 1591)

Docteur mystique

Livre II, chapitre X, § 1.

 

1. Pour un plus grand éclaircissement de ce que nous avons dit et de ce que nous dirons, il faut remarquer ici que cette purgative et amoureuse notice ou lumière divine dont nous traitons, se comporte envers l’âme, la purgeant et disposant pour l’unir parfaitement avec soi, de même [analogie] que le feu envers le bois pour le transformer en soi. Parce que le feu matériel appliqué au bois commence premièrement à sécher, chassant l’humidité dehors et faisant pleurer l’eau qui est encore dedans. Après il le noircit, l’obscurcit et enlaidit, et même le rend malodorant ; et en le séchant peu à peu, il l’éclaircit et jette dehors tous les accident difformes et obscurs qui sont contraires au feu. Et finalement commençant à l’enflammer par dehors et à l’échauffer, il vient à le transformer en soi et à le rendre aussi beau que le feu même. Ce qu’étant fait, il n’y a plus de la part du bois aucun passion ni action propre – excepté la pesanteur et la quantité plus épaisses que celles du feu – vu qu’il a en soi les propriétés et les actions du feu ; car il est sec et dessèche, il est chaud et il échauffe ; il est clair et éclaircit ; il est beaucoup plus léger qu’auparavant, le feu opérant en lui toutes ces propriétés et effets.

 

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ID., ibid., chapitre XI.

 

Nuit passive de l’esprit : « nuit de contemplation terrible »

 

L’âme :

 

Par une nuit obscure,

Ardente d’un amour plein d’angoisses.

 

1.      En ce vers, l’âme donne à entendre le feu d’amour que nous avons dit, lequel, à la manière du feu matériel dans le bois, va s’allumant en cette nuit de contemplation terrible. Laquelle inflammation, bien qu’elle soit en certaine manière comme celle que nous avons dite ci-devant qui se passait en la partie sensitive de l’âme, néanmoins, en quelque manière, il y a autant de différence de celle-là à celle dont on traite maintenant, qu’il y a de l’âme au corps, ou de la partie spirituelle à la sensible. Parce que celle-ci est une inflammation d’amour en l’esprit, où l’âme, au milieu de ces étreintes obscures, se sent blessée vivement et d’une façon pénétrante d’un fort amour divin, avec un certain sentiment et conjecture de Dieu – encore que ce soit sans entendre aucune chose particulière, attendu que (comme nous avons dit) l’entendement est en obscurité.

2.      C’est ici que l’esprit se sent vivement passionné d’amour, parce que cette inflammation spirituelle produit la passion d’amour. Car cet amour étant infus, il est plus passif qu’actif, et ainsi il engendre dans l’âme une forte passion d’amour. Lequel amour, parce qu’il tient déjà quelque chose de l’union avec Dieu, de là est qu’il participe aussi quelque chose de ses propriétés, lesquelles sont plus actions de Dieu que de l’âme même et sont reçues en elle passivement ; pourtant ce que l’âme fait ici, c’est de donner son consentement ; mais la chaleur, la force, le tempérament et la passion d’amour ou inflammation – comme l’âme l’appelle ici – sont communiquées par le seul amour de Dieu qui va s’unissant avec elle, lequel amour trouve d’autant plus de lieu et de disposition en l’âme pour s’unir avec elle et la navrer (y herir en ella), qu’il tient tous ses appétits serrés, étrangers, et inhabilités pour pouvoir goûter aucune chose du ciel et de la terre.

3.      Ce qui arrive d’une façon merveilleuse en cette purgation obscure (comme nous avons déjà dit), vu que Dieu tient tous ses goûts sevrés et recueillis de sorte qu’ils ne sauraient goûter d’aucunes choses de celles qu’ils voudraient. Et Dieu fait tout cela afin que, les séparant de toute le reste, et les retirant tous à Soi, l’âme soit plus forte et plus habile pour recevoir cette forte union d’amour de Dieu qu’Il commence à lui donner par ce moyen purgatif, où l’âme doit aimer très fortement avec toutes ses forces et appétits spirituels et sensitifs – ce n’eût pu être s’ils se fussent répandus à goûter autre chose. C’est pourquoi David, pour pouvoir recevoir la force de l’amour de cette union de Dieu, Lui disait : « Je garderai ma force pour Vous » (Psaumes, 58 : 10), c’est-à-dire toute l’habileté, les appétits et la force de mes puissances, ne voulant employer leur opération ni leur goût en autre chose hors de Vous.

 

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ID., ibid., chapitre XIII.

 

1.         Par cette manière d’inflammation nous pouvons entendre quelques savoureux effets de ceux que cette obscure nuit de contemplation va désormais opérant en l’âme, opérant en l’âme, parce que quelques fois (comme nous venons de le dire) au milieu de ces obscurités, l’âme est illustrée et la lumière luit dans les ténèbres [cf. S. Jean, 1 : 5], cette intelligence mystique se dérivant à l’entendement – la volonté demeurant sèche, je veux dire sans union actuelle d’amour – avec une sérénité et pureté si délicate et si délectable au sens de l’âme, qu’on ne peut la nommer, tantôt en une manière de sentir Dieu, tantôt en une autre.

2.         Elle touche aussi quelques fois conjointement (comme il a été dit) la volonté ; et l’amour s’allume hautement, tendrement et fortement ; parce que (comme nous avons déjà dit) quelquefois ces deux puissances de l’entendement et de la volonté, quand l’entendement se va purgeant davantage, s’unissent d’autant plus parfaitement et délicatement qu’elles sont plus avancées (cuanto ellas más van) ; mais avant d’en arriver ici, c’est une chose plus commune de sentir l’attouchement de l’inflammation en la volonté que celui de l’intelligence en entendement.

3.         Mais un doute apparaît ici et c’est : puisque ces deux puissances se vont purgeant de pair, pourquoi sent-on, au début, plus communément en la volonté l’inflammation et l’amour de la contemplation purgative que l’intelligence de cette contemplation dans l’entendement ? À quoi l’on répond que cet amour passif ne frappe pas ici directement en la volonté. Car la volonté est libre, et cette inflammation d’amour est davantage passion d’amour qu’acte libre de la volonté ; c’est que cette chaleur d’amour frappe dans la substance de l’âme et meut ainsi passivement les affections. Et ainsi cette inflammation s’appelle plutôt passion d’amour qu’acte libre de la volonté, lequel s’appelle acte de la volonté en tant qu’il est libre.  Mais attendu que ces passions et affections se réduisent à la volonté, on dit pour cela que si l’âme est passionnée de quelque affection, la volonté l’est – et c’est la vérité. Car, de cette manière, la volonté est captive et perd sa liberté, de manière que l’impétuosité et la force de la passion l’entraînent derrière elles. Et pour ce, nous pouvons bien dire que cette inflammation d’amour est en la volonté, c’est-à-dire enflamme l’appétit de la volonté, et ainsi (comme nous l’avons dit) elle s’appelle plutôt passion d’amour qu’œuvre libre de la volonté. Et parce que la passion réceptive de l’entendement ne peut recevoir l’intelligence que nuement et passivement (et elle ne le peut sans avoir été purgée), pour cela, avant qu’il ne le soit, l’âme sent moins souvent la touche d’intelligence que celle de la passion d’amour. Car, pour cela, il n’est point nécessaire que la volonté soit autant purifiée à l’égard des passions, puisque même les passions l’aident à sentir l’amour passionné.

4.         Cette inflammation et cette soif d’amour, pour appartenir désormais à l’esprit [partie supérieure de l’âme], sont très différentes de l’autre, que nous avons dite en la nuit du sens. Car, encore qu’ici le sens prenne aussi sa part, parce qu’il ne manque pas de participer du travail de l’esprit, néanmoins la racine et le vif de la soif d’amour se sentent en la partie supérieure de l’âme, c’est-à-dire en l’esprit, sentant et entendant tellement ce qu’il sent et le défaut de ce qu’il désire, que toute la peine du sens – encore que sans comparaison elle soit plus grande qu’en la première nuit sensitive – ne lui est rien, à cause qu’il connaît en l’intérieur le manquement d’un grand bien, auquel il ne saurait remédier par chose aucune.

5.         Mais il faut remarquer ici qu’encore qu’au commencement de cette nuit spirituelle on ne sente cette inflammation d’amour, à cause que ce feu d’amour n’a pas encore commencé à prendre ; au lieu de cela, Dieu donne dès aussitôt à l’âme un si grand amour estimatif de Dieu que (comme nous avons dit) ce qu’elle endure et sent le plus dans les travaux de cette nuit, c’est une angoisse de penser si elle a perdu Dieu, et si elle est délaissée de Lui. De façon que nous pouvons toujours dire que dès le commencement de cette nuit, l’âme est touchée d’angoisses d’amour, soit d’estimation, soit aussi d’inflammation. Et l’on voit que la plus grande passion qu’elle sente en ces travaux, c’est cette crainte : car si alors elle pouvait être certaine que tout n’est pas perdu et fini, mais que tout ce qu’elle endure c’est pour le mieux – comme il est véritable – et que Dieu n’est point irrité contre elle, toutes ces peines lui seraient légères, voire même agréables, sachant que Dieu en est servi. Parce que l’amour d’estimation qu’elle porte à Dieu est si grand, encore qu’il soit caché et qu’elle ne le sente pas, que non seulement elle endurerait cela, mais se réjouirait de mourir de nombreuses fois pour le contenter. Mais quand la flamme a déjà enflammé l’âme, conjointement avec l’estime qu’elle a déjà de Dieu, elle devient si forte, si courageuse et si passionné de Dieu – la chaleur d’amour lui étant communiquée – que, avec une grande hardiesse, sans égard ni considération d’aucune chose, dans la force et ivresse de l’amour et du désir, sans prendre garde à ce qu’elle fait, elle entreprendrait des choses étranges et inusités, en quelque sorte et manière qu’elles se présentassent, pour pouvoir rencontrer son Bien-Aimé.

6.         Et c’est la cause pour laquelle Marie Madeleine, étant en soi-même aussi estimée qu’elle l’était auparavant, n’eut aucun égard ni aux gens de qualité – ou non de qualité – qui banquetaient, ni à l’indécence, ni à l’étrangeté d’aller pleurer et verser des larmes au festin, pourvu qu’elle pût (sans remise, non pas même d’une heure, en attendant un autre moment et une autre circonstance) se présenter devant Celui dont son âme était déjà blessée et enflammée. Et telle est encore l’ébriété et la hardiesse d’amour que, bien qu’elle sût que son Bien-Aimé était enfermé dans le sépulcre, scellé d’une grande pierre et environné de soldats qui Le gardaient, de peur que ses disciples ne Le dérobassent, néanmoins rien de cela ne l’empêchât d’y aller avant le jour avec des onguents pour L’oindre.

7.         Enfin cet enivrement et angoisse d’amour lui firent demander à celui qu’elle pensait être jardinier et qu’elle croyait avoir dérobé le corps au sépulcre, qu’ « il lui dît si c’était lui qui L’avait pris, et où il L’avait mis, afin qu’elle L’emportât » (S. Jean, 20 : 15), sans regarder que cette demande, dans une liberté de jugement et de raison, était une extravagance ; puisqu’il est clair que, si l’autre L’eût dérobé, il n’eût eu garde de le lui dire, et moins encore de Le lui laisser prendre. Mais la force et véhémence d’amour a cela que rien ne lui semble impossible et pense que chacun a la même visée, ne croyant pas qu’aucun ne s’emploie ni cherche autre chose, sinon ce qu’il cherche et qu’il aime, parce qu’il ne lui semble pas qu’il y ait rien d’autre à aimer ni à s’occuper sinon cela, et que tous font de même. C’est pourquoi, lorsque l’Épouse alla chercher son Ami par les places et faubourgs, croyant que tous les autres faisaient de même, elle leur dit que, « s’ils le rencontraient, ils lui disent qu’elle languissait pour son amour » (Cantique des cantiques, 5 : 8). Telle était la force de l’amour de Marie, qu’il lui semblait que, si le jardinier lui eût dit où il avait caché le corps, elle y eût été et l’eût emporté nonobstant tous les obstacles.

8.         Or, les angoisses d’amour que l’âme sent quand elle est déjà avancée en cette purgation spirituelle, sont de cette manière. Car elle se lève de nuit (c’est-à-dire en ces ténèbres purgatives) selon les affections de la volonté. Et avec les angoisses et la force dont la lionne et l’ourse courent après leurs petits qu’on leur a détournés, et qu’elles ne peuvent trouver, cette âme blessée court après son Dieu. Parce que, comme elle est en ténèbres, elle se sent être sans Lui, mourant néanmoins d’amour pour Lui.  Et c’est là l’amour impatient, dans lequel le sujet ne peut longtemps subsister sans recevoir ou mourir, conformément au désir que Rachel avait d’avoir des enfants, quand elle dit à Jacob : « Donne-moi des enfants ou je mourrai » (Genèse, 30 : 1).

9.         Mais d’où vient que l’âme qui se sent si misérable et si indigne de Dieu, comme elle le fait ici en ces ténèbres purgatives, a une force si courageuse et si hardie que de tendre à l’union divine ? La cause est que, comme déjà l’amour lui va donnant des forces pour aimer à bon escient et que le propre de l’amour est de se vouloir unir, joindre, égaler et faire semblable à la chose aimée pour se perfectionner dans le bien d’amour, de là vient que l’âme, n’étant pas perfectionné en amour – pour n’être parvenue à l’union la faim et la soif qu’elle a de ce qui lui manque – qui est l’union – et les forces que l’amour a déjà mises en la volonté et avec lesquelles il l’a rendue passionnée, la font courageuse et hardie selon la volonté ardente, encore que selon l’entendement, à cause qu’il est en obscurité et non illustré, elle se sente indigne et se reconnaisse misérable.

10.   Je ne veux omettre de dire ici la cause pour laquelle cette lumière divine, puisqu’elle est toujours lumière pour l’âme, ne lui donne la lumière aussitôt qu’elle l’investit, comme elle fait après, mais qu’au contraire elle lui cause des ténèbres et les travaux dont nous avons parlé. Nous en avons déjà dit quelque chose, mais je réponds à ce particulier (este particular) : que les ténèbres et les autres maux que l’âme sent lorsque cette divine lumière l’investit, ce ne sont pas ténèbres ni maux de la lumière, mais seulement de l’âme même, et la lumière l’éclaire pour les voir. Si bien que cette lumière divine l’illumine dès lors, mais l’âme avec cette lumière ne peut voir premièrement que ce qui est plus près de soi ou, pour mieux dire, en soi, qui sont les ténèbres ou misères, lesquelles elle voit désormais par la miséricorde de Dieu -  et ne les voyait pas auparavant, parce qu’elle n’était éclairée de cette lumière surnaturelle. Et c’est la cause pour laquelle elle ne sent au commencement que des ténèbres et des maux ; mais, après qu’elle sera purgée par la connaissance et le sentiment d’eux, elle aura des yeux pour voir les biens de cette lumière divine, et, toutes ces ténèbres et impressions de l’âme étant chassées, commencent aussitôt à paraître les grands profits et biens que l’âme acquiert en cette heureuse nuit de contemplation.

11.   Vous aurez entendu, par ce qui a été dit, comment Dieu fait ici la grâce à l’âme de la nettoyer et guérir avec cette forte lessive et amère purgation, selon la partie sensitive et spirituelle, de toutes les affections et habitudes imparfaites qui étaient en elle touchant le naturel et le temporel, touchant le sensitif et le spirituel, lui obscurcissant les puissances intérieures et les vidant de tout cela ; serrant étroitement et desséchant les affections sensitives et spirituelles, débilitant aussi et diminuant les forces naturelles de l’âme à l’égard de tout cela (ce que l’âme n’aurait jamais su faire d’elle-même, comme nous dirons après) Dieu la faisant défaillir en cette manière à tout ce qui n’est pas Dieu naturellement, pour la revêtir de nouveau, étant dénudée et dépouillée désormais de sa vieille peau. Et ainsi « sa jeunesse se renouvelle comme celle de l’aigle (Psaumes, 102 : 5), - demeurant vêtue du nouvel homme, lequel, comme dit l’Apôtre, est créé selon Dieu (Éphésiens, 4 : 24) ». Ce n’est autre chose qu’illuminer l’entendement d’une lumière surnaturelle, en sorte que l’entendement humain se fasse divin, étant uni avec le divin ; et, ni plus ni moins, informer la volonté avec l’amour divin, de manière que la volonté ne soit pas moins que divine, n’aimant pas moins que divinement, faite et unie en un avec la volonté et l’amour divin ; et la mémoire pareillement, comme aussi les affections et les appétits sont tous changés et rendus selon Dieu, divinement.

 

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Saint Jean de la Croix

 

La nuit de la joie – Purification de la volonté.

 

Saint Jean de la Croix, Docteur mystique, La Montée du Mont Carmel, Livre III, chapitre XX, « où il est traité des profits que reçoit l’âme de se désapproprier (apartar) de la joie (gozo) des choses temporelles » :

 

3. […] Le spirituel donc, au premier mouvement (al primer movimiento) qu’il se réjouit des choses, doit le réprimer (reprimirle), se souvenant de ce qui a été dit ici, qu’il n’y a rien dont l’homme doive se réjouir sinon de voir qu’il sert Dieu (si sirve a Dios), et à procurer sa gloire et son honneur en toutes choses (en procurar su honra y gloria en todas las cosas), les dirigeant seulement à cela et se détournant en elles de la vanité (de la vanidad), sans y rechercher son goût ni sa consolation (no mirando en ellas su gozo ni consuelo).

4. Il y a un autre profit très grand et principal (muy grande y principal) à retirer sa joie des créatures (en desasir el gozo de las criaturas), qui est de laisser le cœur libre pour Dieu (dejar el corazón para Dios), ce qui est le principe dispositif (es principio dispositivo) pour toutes les faveurs que Dieu doit faire à l’âme, sans laquelle disposition (sin la cual dispositivo) Il ne les fait pas ; et elles sont telles, que, même temporellement (aun temporalmente), pour une joie qu’on quitte (deje) pour Son amour (por su amor) et pour la perfection de l’Évangile (y por la perfección del Evangelio), Il en rendra cent [pour un : por uno] dès cette vie comme Sa Majesté l’a promis (S. Matthieu, 19, 29 – lo promete Su Majestad) . […] D’où nous devons croire (de donde habemos de créer) que toutes les fois que nous nous réjouissons vainement (vanamente), Dieu nous surveille (mirando) et prémédite  quelque châtiment (algún castigo) selon notre mérite, la peine qui résulte de cette joie (la pena que redunda del gozo) étant parfois cent fois plus amère que le plaisir de ce dont on jouit. Car, encore que le dire de saint Jean en l’Apocalypse [ou plus précisément « le dire » de Jésus-Christ dans Sa Révélation – cf. Apocalypse, 1 : 1 ; 22 : 16]  au sujet de Babylone soit véritable, disant que “ autant que Babylone s’est glorifiée et plongée en délices, qu’autant on lui donnât de tourment et de peine ”, ce n’est pas toutefois que la peine ne soit supérieure (más – la pena) à la joie, car elle le sera ― puisque de petits plaisirs sont punis d’éternels tourments ― ; mais pour faire entendre que rien ne demeurera sans un particulier châtiment, parce que Celui qui punira “ une parole oiseuse ” (S. Matthieu, 12 : 36-37), ne pardonnera pas une vaine joie.

 

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LA VIVE FLAMME D’AMOUR

Saint de la Croix (1542 – 1591)

Docteur mystique

Strophe II, vers 6.

 

 

I Corinthiens, 15 : 54-55 :

 

« Et quand ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors sera accomplie cette parole qui est écrite : La mort a été absorbée dans sa victoire. Ô mort, où est ta victoire ? Où est, ô mort, ton aiguillon ? Or l’aiguillon de la mort ; et la force du péché, la loi. Ainsi, grâces à Dieu, qui nous a donné la victoire par Notre Seigneur Jésus-Christ ! »

 

30. Il est donc besoin que l’âme garde une grande patience et constance en toutes sortes de tribulations et travaux que Dieu lui enverra, soit intérieurs ou extérieurs, spirituels ou corporels, grands ou petits, recevant le tout comme venant de sa main, pour son bien et pour remède, sans les fuir, puisqu’ils sont pour sa santé, se servant en cela du conseil du Sage qui dit : “ Si l’Esprit de Celui qui a la puissance descend sur toi, n’abandonne pas ta place(Ecclésiaste, 10 : 4) (cette place est le lieu et l’endroit de ta probation, c’est-à-dire le travail qu’il t’envoie) “ parce que cette cure, dit-il, fait cesser beaucoup de péchés ”, c’est-à-dire coupera jusqu’à la racine tes péchés et imperfections, qui sont les mauvaises habitudes. Parce que le combat des travaux, oppressions et tentations, étouffant les habitudes mauvaises et imparfaites de l’âme, la purifie et fortifie. C’est pourquoi l’âme doit faire grande estime quand Dieu lui envoie des peines intérieures et extérieures, reconnaissant que ceux qui méritent d’être consommés à force de travaux sont en petit nombre — endurant pour parvenir à un état si haut.

31. Retournant donc à notre exposition, l’âme s’apercevant ici que tout lui a réussi à bien et que « sicut tenebrae ejus, ita et lumen ejus » (Psaumes, 138 : 12), (la lumière qu’elle reçoit paye bien ses ténèbres), et que, “ comme elle a été participante des tribulations, elle l’est maintenant des consolations ” (II Corinthiens, 1 : 7) et du Royaume — Dieu l’ayant fort bien satisfaite en lui donnant pour les travaux intérieurs et extérieurs les richesses divines de l’âme et du corps, sans qu’il y ait travail auquel sa récompense ne corresponde abondamment, — comme celle qui est bien contente, elle l’avoue disant qu’il paie toute dette, rendant grâces à Dieu en ce verset comme aussi David faisait pour se voir délivré des travaux : “ Combien de sortes de tribulations m’avez-vous montrées, combien diverses et combien fâcheuses, et m’avez délivré d’elles toutes, et m’avez une autre fois retiré des abîmes de la terre ; vous avez multiplié votre magnificence et ayant tourné votre vue vers moi, vous m’avez consolé(Psaumes, 70 : 20-21). C’est ainsi que cette âme, laquelle avant qu’elle arrivât à cet état était assise comme Mardochée (Esther, 4 : 1-2, 4) (dehors et à la porte du palais, pleurant sur les places de Suse les dangers de sa vie, couvert d’un cilice, sans vouloir recevoir les habits qu’Esther lui présentait et n’ayant encore reçu aucune récompense des services qu’il avait faits au Roi, ni de la loyauté qu’il avait gardée pour défendre son honneur et sa vie), est ici récompensée en un jour, comme Mardochée (Esther, 6 : 10-11), de tous ses travaux et services. Et non seulement la fait-on “ entrer dans le palais(Esther, 2 : 17) afin qu’elle comparaisse devant le Roi, parée de ses habits royaux, mais encore lui met-on “ la couronne royale en tête, le sceptre à la main, assise au trône du Roi, ayant en sa possession l’anneau du Roi, pour que tout ce qu’elle voudra se fasse et ce qu’elle ne voudra point ne se fasse point(Esther, 3 : 10-13) au royaume de son Époux — parce que tous ceux qui sont en cet état obtiennent tout ce qu’ils demandent.  Et par ce moyen, non seulement elle demeure bien payée, mais aussi les Juifs ses ennemis meurent, c’est-à-dire ses appétits imparfaits qui lui enlevaient la vie spirituelle en laquelle elle vit désormais selon ses puissances et appétits ; c’est pourquoi elle ajoute aussitôt :

 

En tuant, de la mort tu as fait la vie

(matando, muerte en vida la has trocado).

 

32. Parce que la mort n’est autre chose sinon privation de vie, et que la vie arrivant, il ne reste aucun vestige de mort. Quant à ce qui est de l’esprit, il y a deux sortes de vie : l’une est bienheureuse, laquelle consiste à voir Dieu, et celle-ci doit s’obtenir par le moyen de la mort corporelle et naturelle ainsi que dit saint Paul : “ Nous savons que si cette maison d’argile vient à se dissoudre, nous avons une demeure de Dieu dans les cieux(II Corinthiens, 5 : 1). L’autre est une vie spirituelle parfaite qui n’est autre chose que possession de Dieu par union d’amour, et celle-ci s’acquiert par la mortification de tous les vices et tous les appétits et de la nature même tout entière (la otra es vida espiritual perfecta, que es posesión de Dios por unión de amor, y ésta se alcanza por la mortificación de todos los vicios y apetitos y de su misma naturaleza totalmente). Et jusqu’à ce que cela soit entièrement fait, on ne peut arriver à la perfection de cette vie spirituelle d’union avec Dieu, ainsi que l’Apôtre le dit aussi par ces paroles : “ Si vous vivez selon la chair, vous mourrez, mais si vous mortifiez les œuvres de la chair avec l’esprit, vous vivrez(Romains, 8 : 18).

33. Partant, il faut savoir que ce que l’âme appelle ici mort, c’est tout le vieil homme, qui est l’usage des puissances : la mémoire, l’intelligence et la volonté, occupées et employées aux choses du monde, et les appétits et le goût des créatures. En toutes ces choses consiste l’exercice de la vieille vie, qui est la mort de la nouvelle, c’est-à-dire de la spirituelle. En laquelle l’âme ne pourra vivre parfaitement si le vieil homme ne meurt aussi parfaitement, ainsi que dit l’Apôtre, disant que “ nous dépouillions le vieil homme et que nous nous revêtions du nouveau qui a été créé selon le Dieu tout-puissant en justice et en sainteté(Éphésiens, 4 : 22-24). Or, en cette vie nouvelle, c’est-à-dire lorsque l’âme est arrivée à cette perfection d’union à Dieu (comme nous avons dit ici), tous les appétits et toutes les puissances de l’âme — selon leurs inclinations et opérations, qui de soi étaient œuvres de mort et privation de vie spirituelle — se troquent en divines (se truecan en divinas). […] »

 

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Le passage du Docteur Mystique contient la substantifique moelle

de la doctrine catholique relative à la vie intérieure

d’une âme en état de grâce.

Dieu Trine et Un demeure dans le centre le plus profond de notre âme.

« Le centre de l’âme est Dieu » : « El centro del alma es Dios »

(« Llama de amor viva », La Vive Flamme d’Amour, strophe I, vers 3). 

 

Strophe 4, vers 2 :

« Combien doux et amoureux

T’éveilles-tu dans mon sein » :

« Cuán manso y amoroso

recuerdas en mi seno ! »

 

7. […] Mais quant à Dieu, Il est toujours tel que l’âme Le voit ici, c’est-à-dire mouvant, gouvernant, et donnant l’être, la vertu, la grâce et les dons à toutes les créatures, les tenant toutes en Soi virtuellement, actuellement et substantiellement présentes. Et l’âme voit en un seul clin d’œil ce que Dieu est en Soi et ce qu’Il est en ses créatures ; ainsi qu’en ouvrant un palais on aperçoit en un seul regard la majesté de la personne qui est dedans, et en même temps (juntamente) ce qu’elle fait. C’est de cette façon, selon ce que je puis entendre, que ce réveil et cette vue se font en l’âme, étant substantiellement en Dieu (estando el alma en Dios substancialmente), comme l’est toute créature, Dieu lui ôte quelques-uns de ses nombreux voiles (muchos velos) et quelques-unes de ces courtines (cortinas) qu’elle a devant soi pour qu’elle puisse Le voir tel qu’Il est, et alors, son visage plein de grâces (rostro suyo lleno de gracias) se fait entrevoir (traslúcese) quelque peu obscurément (parce qu’Il n’ôte pas tous les voiles) ; Lequel, comme Il fait mouvoir toutes choses, il lui semble qu’Il se meut conjointement (juntamente) en elles et elles en Lui d’un mouvement continuel (con movimiento continuo) ; et pour cela il semble à l’âme qu’Il s’est mû et réveillé, bien que ce soit elle qui ait été mue et réveillée (ella la movida y la recordada). 

 

Strophe 4, vers 3

« … où dans le secret tu fais seul ton séjour :

« … donde secretamente solo mora. »

 

14. Elle dit qu’Il demeure secrètement en son sein, parce que, comme nous avons dit, cette douce étreinte se fait au fond de la substance de l’âme. Il faut savoir que Dieu demeure dans toutes les âmes en secret et en cachette (secreto y encubierto), étant caché dans leur substance, parce que si cela n’était, elles ne pourraient pas subsister. Mais il y a beaucoup de différence en ce séjour. Car en certaines, Il y est seul ; en d’autres, Il n’est pas seul ; en quelques unes, Il demeure de bon gré et en d’autres Il demeure de mauvais gré ; en quelques unes Il fait sa demeure comme en sa maison, gouvernant et commandant tout, et en d’autres, Il est comme un étranger en la maison d’autrui (como extraño en casa ajena), où Il a nulle autorité pour rien commander, ni rien faire (ni hacer nada). L’âme où il y a moins d’appétit et de goûts propres qui y font leur demeure (menos apetitos y gustos moran propios), est celle où Dieu demeure plus seul et de meilleur gré et où Il demeure mieux comme en sa propre maison, la gouvernant et régissant, et Il y fait son séjour d’autant plus secret que plus Il est seul. Et ainsi cette âme en laquelle désormais il y a nul appétit, ni autres images, ni formes, ni affections d’aucune chose créée qui y fassent leur demeure, c’est en celle-là que le Bien-Aimé demeure secrètement, avec un embrassement d’autant plus intime, intérieur et étroit que plus elle est pure et seule de toute autre chose que de Dieu. Et ainsi Il est en secret (y así está secreto), parce que le démon (el demonio) ne peut approcher de cet état, ni de cet embrassement, ni l’entendement de l’homme comprendre ce que c’est (como es). Et toutefois il n’est pas secret (no le está secreto) à l’âme en cet état de perfection : car elle sent (siente en sí) cet intime embrassement. Toutefois, elle ne le sent pas toujours, mais selon ces réveils ; car quand le Bien-Aimé (Amado) les fait, il semble à l’âme (le parece al alma) qu’Il se réveille en son sein, où Il était auparavant comme assoupi en sommeil. Et quand l’un des deux est endormi, les intelligences et les amours mutuelles ne se communiquent point entre eux, jusqu’à se que tous deux soient éveillés.

 

15. Oh ! combien est heureuse l’âme qui sent toujours (siempre siente) Dieu qui prend son repos sans son sein ! Oh ! combien lui est-il nécessaire de se retirer de toutes choses (apartarse de cosas), de s’éloigner de toutes les affaires et de vivre avec une très grande tranquilité (y vivir con inmensa tranquilidad), de peur qu’avec la moindre nouvelle ou tumulte, elle ne trouble ou remue le sein du Bien-Aimé ! Il est là d’ordinaire comme endormi (como dormido) en cette étreinte avec son Épouse, en la substance de son âme, ce qu’elle sent fort bien et dont elle jouit ordinairement (y de ordinario goza). La raison de ceci est parce que s’Il était toujours éveillé en elle et que sans cesse Il lui communiquât ces connaissances et amours, ce serait déjà être en la gloire. Car si pour une fois Il S’éveille et qu’à peine Il a ouvert les yeux, Il met l’âme en l’état que nous avons dit, que serait-ce, s’Il était d’ordinaire en elle, bien éveillé pour elle (para ella) ?

 

16. Dans les autres âmes qui ne sont pas arrivées à cette union, encore qu’Il n’y demeure pas comme de mauvais gré, parce qu’enfin elles sont en état de grâce, toutefois, attendu qu’elles ne sont pas encore bien disposées, encore qu’Il demeure en elles, Il demeure en secret pour elles. Parce que d’ordinaire elles ne Le sentent pas, sinon Il les réveille quelques fois savoureusement, bien que ces réveils ne soient pas de la façon, ni de la qualité (metal) de celui-ci, ni n’en approchent, ni non plus ce n’est chose aussi secrète pour l’entendement et pour le démon, parce que celui-ci peut toujours découvrir quelque chose par les mouvements du sens qui n’est point bien anéanti (no está bien anihilado) jusqu’à ce que l’on arrive à l’union (hasta la unión), et retenir encore quelques opérations et mouvements touchant les choses spirituelles (acerca de lo espiritual), pour n’être pas encore totalement spirituels. Mais en ce réveil que l’Époux fait en cette âme parfaite, tout ce qui s’y passe et qui s’y fait est parfait, parce que c’est Lui qui fait tout (porque lo hace El todo) ; ce qui est comme quelqu’un se réveille et reprend haleine : l’âme sent une délectation extraordinaire dans l’aspiration de l’Esprit Saint, en qui elle se glorifie souverainement et dont énamourée (en que soberanamente ella se glorifica y enamora). […] »

 

Strophe 4, vers 6 :

« En ton souffle savoureux

Riche de gloire et de bien

Combien délicatement tu m’énamoures ! » :

« y en tu aspirar sabroso,

de bien y gloria lleno,

cuán delicadamente me enamoras ! »

 

17. Je ne voudrais ni même (ni aun) ne veux rien dire de cette aspiration pleine de bien et de gloire et d’un amour très délicat de Dieu pour l’âme. Parce que je vois clairement que je ne saurais dire et si je le disais, on croirait qu’on peut le dire. Parce que c’est une aspiration que Dieu fait à l’âme (Porque es una aspiración que hace al alma Dios), en laquelle, moyennant ce réveil [de l’âme !] de la haute connaissance de la Déité (del alto conocimiento de la Deidad), l’Esprit-Saint l’aspire avec la même proportion  que l’intelligence et la connaissance de Dieu ont été, en laquelle Il l’absorbe profondément dans l’Esprit Saint (en el Espíritu Santo), la ravissant en amour avec une excellence et une délicatesse divines, selon ce qu’elle a vu en Dieu ; Car, parce que, l’aspiration étant pleine de bien et de gloire (la aspiracion llena de bien y gloria), en quoi Il la ravit de son amour, par-dessus tout ce que toute langue pourrait dire, ou tout sentiment imaginer, dans les profondeurs de Dieu (en que la enamoró de sí sobre toda lengua y sentido en los profundos de Dios) : À qui soit honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen.

 

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LE BUT DE NOTRE VIE : NOTRE UNION À DIEU

PAR LA CROIX

SAINT JEAN DE LA CROIX

CANTIQUE SPIRITUEL (CANTIQUE B)

XIe COUPLET

 

Descubre tu presencia

y máteme tu vista y hermosura ;

mira que la dolencia

de amor, que no se cura

sino con la presencia y la figura.

 

Découvre-moi Ta présence

Que la vision de Ta beauté me tue !

Qui pour l’amour est en peine

Guérir ne le peut, Tu le sais,

Qu’en présence du visage de l’Aimé.

 

 

2. L’âme désirant de se voir possédé de ce grand Dieu, de l’amour duquel elle se sent (se siente) ravie, et son cœur navré, ne pouvant plus le souffrir (no pudiéndolo ya sufrir), elle demande avec détermination en ce Cantique qu’Il lui découvre et montre sa beauté, qui est son essence divine (y muestre su hermosura, que es su divina esencia), et qu’Il la tue avec cette vue, la détachant de la chair, puisqu’y étant liée, elle ne peut Le voir ni en jouir comme elle le désire, Lui représentant la douleur et angoisse (la dolencia y ansia de su corazón) de son cœur, dans laquelle elle demeure peinant pour son amour, sans pouvoir être secourue par un autre remède que par cette glorieuse vue de sa divine essence (que esta gloriosa vista de su divina esencia).

Suit le vers : 

« Découvre-moi Ta présence. »

 

3. Pour déclarer ceci, il faut savoir qu’il peut y avoir en l’âme trois manière de présence de Dieu.

La première est essentielle (esencial) ; et en cette façon, non seulement Il est en les âmes bonnes et saintes, mais encore en les impies et criminelles, et en toutes les autres créatures, vu que cette présence Il leur donne la vie et l’être (vida y ser), et, si celle-là manquait, elles s’anéantiraient toutes et cesseraient d’être.

La seconde présence est par grâce (es por gracia), par laquelle Dieu habite en l’âme qui Lui est agréable et de laquelle Il est satisfait ; et cette présence n’est pas commune à toutes les âmes, puisque celles qui tombent en péché [mortel] en sont privées (porque las que caen en pecado la pierden), et l’âme ne peut point naturellement savoir si elle l’a (y ésta no puede el alma saber naturalmente si la tiene).

La troisième est par affection spirituelle (afección espiritual), parce que Dieu, en maintes âmes dévotes, a coutume de faire quelques présences spirituelles de bien des manières, avec lesquelles Il les récrée, les délecte et les réjouit (porque en muchas almas devotas suele Dios hacer algunas presentias espirituales de muchas maneras, con que las recrea, deleita y alegra).

Mais tant ces présences spirituelles que les autres sont couvertes, parce que Dieu ne Se montre pas en elles comme Il est, parce que l’état de cette  vie ne le permet pas (porque no se muestra Dios en ellas como es, porque no lo sufre la condición de esta vida) ; et ainsi de chacune d’elles peut s’entendre le vers susdit, c’est à savoir : « Découvre-moi Ta présence ».

 

4. Pour autant qu’il est certain que Dieu est toujours présent dans l’âme, au moins selon la première manière, elle ne dit pas qu’Il se fasse présent à elle, mais que cette présence cachée (esta presencia encubierta) qu’Il fait en elle, soit naturelle, soit spirituelle, soit affective, qu’Il la lui montre et la lui découvre, de sorte qu’elle puisse Le voir en son divin Être et en sa beauté (de manera que pueda verle en su divino Ser y hermosura) ; parce que ainsi comme par sa présence Il donne l’être naturel à l’âme, et que par sa présence de grâce Il la perfectionne, qu’Il la glorifie aussi par la manifestation de sa gloire.

Mais comme cette âme est poussée d’affection et de ferveur d’amour de Dieu, cette présence dont elle demande ici la vue à son Ami doit principalement s’entendre d’une certaine présence affective que l’Ami fait de Soi à l’âme ; laquelle a été si haute qu’il lui a semblé et qu’elle a senti y avoir là un immense Être voilé (un inmenso Ser encubierto), duquel Dieu a communiqué à l’âme certains reflets quelque peu obscurs de sa divine beauté (del cual le comunica Dios cierros visos entreoscuros de su divina hermosura), et avec un tel effet en l’âme que cela lui cause des désirs ardents et des défaillances pour l’amour de ce qu’elle sent là caché en cette présence.

Ce qui est conforme à ce que David (cf. Psaumes, LXXXIII, 3) sentit (sentía), disant : « Mon âme désire et défaille en les avenues du Seigneur », parce qu’alors l’âme défaille avec désir de s’engolfer [de s’abîmer, de se perdre, de s’absorber] dans ce souverain Bien (sumo Bien) qu’elle sent (siente) présent et voilé (presente y encubierto), parce que, bien qu’Il soit voilé, elle sent (siente) très notablement (muy notablemente) le bien et la délectation qu’il y a là (el bien y deleite que allí hay) ; et pour ce sujet elle est attirée et emportée vers ce bien avec plus de force qu’aucune chose naturelle ne l’est vers son centre (y por eso con más fuerza es atraída el alma y arrebatade de este bien que ninguna cosa natural de su centro). Et avec cette avidité et appétit viscéral (codicia y entrañable apetito), l’âme ne pouvant plus se contenir, elle dit :

 

« Découvre-moi Ta présence. »

 

5. La même chose arriva à Moïse au mont Sinaï (cf. Exode, XXXIII, 12-13) ; parce que, étant là en la présence de Dieu [du Verbe éternel du Père], il vit de si sublimes et si profondes représentations de la hauteur et de la beauté de la divinité de Dieu voilée (tan altos y profundos vizos de la alteza y hermosura de la divinidad de Dios encubierta echaba de ver), que, ne pouvant le souffrir, il le pria par deux fois qu’Il lui découvrît sa gloire, disant : « Vous dites que Vous me connaissez par mon propre nom et que j’ai trouvé grâce devant vous, montrez-moi votre Face, afin que je vous connaisse et que je trouve devant vos yeux la grâce parfaite que je désire » — laquelle grâce est d’arriver au parfait amour de la gloire de Dieu.

Mais le Seigneur lui répondit (cf. Exode, XXXIII, 20) : «  Tu ne pourras voir ma Face : car l’homme ne Me verra point et vivra » ; ce qui est comme s’Il eût dit : Moïse, tu Me demandes une chose difficile, parce que la beauté de ma Face est si grande et la délectation de la vue de mon Être est telle que ton âme ne pourra la supporter en cette sorte de vie si faible (porque es tanta la hermosura de mi cara y el deleite de la vista de mi ser, que no la podrá sufrir tu alma en esa suerte de vidam tan flaca).

Et ainsi l’âme sachant cette vérité, soit par les paroles que Dieu répondit à Moïse, soit par ce que nous avons dit qu’elle sent ici de caché en la présence de Dieu, sachant, dis-je, qu’elle ne pourra le voir en sa beauté pendant qu’elle sera en cette vie ; puisque pour en avoir une si petite lueur elle tombe en défaillance, comme nous avons dit, elle prévient la réponse qui peut être donnée comme à Moïse, et dit :

 

« Que la vision de Ta beauté me tue ! »

 

6. Ce qui est autant que si elle disait : puisque la délectation de la vue de votre Être et de votre beauté est si grande que mon âme ne peut la porter, mais que je dois mourir en la voyant,

 

« Que la vision de Ta beauté me tue ! »

 

7. On sait qu’il y a deux sortes de vue qui font mourir l’homme pour ne pouvoir souffrir leur force et leur efficacité : l’une est celle du basilic, de la vue duquel on dit (se dice) qu’il meurt soudainement [reptile légendaire et venimeux dont la morsure entraînait la mort immédiate] ; l’autre est la vue de Dieu. Mais les causes sont très différentes : parce que l’une de ces vues donne la mort par la force d’un très grand venin, et l’autre avec un salut immense et un bien de gloire (y la otra con inmensa salud y bien de gloria).

D’où vient (Por lo cual : Par lequel) que ce n’est pas grand-chose que l’âme ici veuille mourir à la vue de la beauté de Dieu, pour en jouir à jamais, parce que si l’âme voyait le moindre le moindre rayon de la hauteur et de la beauté de Dieu, non seulement elle souhaiterait la mort pour en jouir éternellement (comme elle le désire ici), mais même elle endurerait mille morts très cruelles pour la voir un seul moment. Et après l’avoir vue elle demanderait d’en endurer encore autant d’autres pour la voir un autre moment (Por lo cual no hace mucho aquí el alma en querer morir a vista de la hermosura de Dios para gozarla para siempre ; pues que, si el alma tuviese un solo barrunto del alteza y hermosura de Dios, no sólo une muerte apetecería por verla ya para siempre (como aquí desea), pero mil acerbísimas muertes pasaría muy alegre por verla un solo momento y, después de haberla visto, pediría padecer otras tantas por verla otro tanto).

8. Or, pour une plus grande déclaration de ce vers, il faut savoir que l’âme parle ici conditionnellement, quand elle dit que la vue de sa beauté la tue, supposé qu’elle ne puisse la voir sans mourir (supuesto que no puede verla sin morir), que, si elle le pouvait, elle ne demanderait pas qu’elle la tuât, parce que désirer (querer) la mort est une imperfection naturelle ; mais supposé que cette vie corruptible de l’homme ne puisse se trouver avec l’autre vie inaltérable de Dieu (con otra vida inmarcesible de Dios), elle dit :

 

« Que la vision de Ta beauté me tue ! »

 

9. Cette doctrine de que l’Apôtre saint Paul donne à entendre à ceux de Corinthe (cf. II Corinthiens, 5 : 4), disant : « Car pendant que nous sommes dans ce corps comme dans une tente, nous soupirons sous sa pesanteur, parce que nous ne désirons pas d’en être dépouillés, mais d’être revêtus par-dessus, en sorte que ce qu’il a de mortel en nous soit absorbé par la vie » ; qui est de dire : Nous ne désirons pas être dépouillés de la chair, mais être revêtus de la gloire (ser sobrevestidos de gloria). Mais voyant (comme nous le disons) qu’on ne peut vivre en la gloire avec cette chair mortelle, il dit aux Philippiens (cf. Philippiens, 1 : 23) qu’il désire d’être délié et de se voir avec Jésus-Christ.

Mais il y a ici un doute, et il est : Pourquoi jadis les enfants d’Israël fuyaient et craignaient de voir Dieu de peur de mourir, comme Manué dit à sa femme (cf. Juges, 13 : 22) : « Nous mourront certainement ; car nous avons vu Dieu », et cette âme à la vue de Dieu désire mourir ?

A quoi l’on répond que c’est pour deux causes : l’une, parce qu’en ce temps, quoiqu’ils mourussent en grâce, ils ne devaient point voir Dieu, jusqu’après la venue de Jésus-Christ, et il leur était bien plus expédient de vivre en la chair (vivir en carne), accroissant les mérites et jouissant de la vie naturelle, que d’être aux Limbes sans mériter et ressentant des ténèbres et une absence spirituelle de Dieu (sin merecer y padeciendo tinieblas y espiritual ausencia de Dios). Par lequel ils avaient alors une grande grâce de Dieu et de bénéficier d’une longue vie (beneficio suyo vivir muchos annos).

10. La seconde cause est de la part de l’amour, parce que n’étant pas fortifiés en l’amour ; parce que, comme ceux-là n’étant pas fortifiés dans l’amour ni tant parvenus à Dieu par amour (ni tan llegados a Dios por amor), ils redoutaient de mourir à sa vue (temían morir a su vista). Mais maintenant, en la loi de grâce, que le corps en mourant l’âme peut voir Dieu, il est plus sain (más sano) de vouloir vivre peu et mourir pour Le voir (Pero ahora ya en la ley de gracia, que en muriendo el cuerpo  puede ver el alma a Dios, más sano es querer vivir poco y morir por verle) ; et bien qu’une âme n’eût pas un tel amour pour Dieu que celle-ci, néanmoins elle ne craindrait pas de mourir à sa vue, parce que le véritable amour reçoit avec la même égalité tout ce qui lui vient de la part de l’Ami (del Amado), et lui cause joie et délectation (y le hace gozo y deleite), soit prospérité, soit adversité, et les châtiments mêmes, pourvu que ce soit chose qu’Il veuille (como sea cosa que él quiera hacer : comme c’est une chose qu’il veut faire), parce que, comme dit saint Jean (cf. I S. Jean, 4 : 18) : « La crainte ne se trouve point avec la charité ; mais la charité parfaite chasse la crainte ». La mort ne peut être amère à l’âme qui aime, puisqu’en elle y trouve toutes ses douceurs et délectations d’amour ; ni sa mémoire être triste, puisqu’en elle se trouve jointe la joie ; ni fâcheuse ni pénible, puisqu’elle y trouve la fin de tous ses ennuis et de tous ses travaux et le commencement de tout son bien. Elle la tient pour amie et épouse, et avec sa mémoire elle se réjouit, comme pensant au jour de ses épousailles et de ses noces, et désire plus ce jour et cette heure en laquelle sa mort doit arriver, que les Rois de la terre ne désirent leurs royaumes et principautés.

Parce que de cette sorte de mort, le Sage dit (cf. Ecclésiastique, 41 : 3) : « Ô mort, que ta sentence est douce à un homme pauvre, à qui les forces manquent » ; laquelle, si elle est bonne à l’homme nécessiteux des choses d’ici bas, bien qu’elle ne doive suppléer à ses nécessités, mais au contraire de lui enlever tout ce qu’il avait, combien meilleur sera son jugement pour l’âme qui est nécessiteuse d’amour (necesitada de amor), comme celle dont nous parlons, qui va criant après un plus grand amour (clamando por mas amor), puisque non seulement elle ne la dépouillera pas de ce qu’elle avait, mais au contraire elle sera cause de l’accomplissement d’amour qu’elle désirait et la satisfaction de toutes ses nécessités. Donc l’âme a raison de s’enhardir à dire sans crainte :

 

« Que la vision de Ta beauté me tue ! »,

 

puisqu’elle sait qu’au même temps qu’elle la verrait, elle serait ravie par la beauté même et absorbée en elle, et transformée en elle, et serait belle comme la beauté même, remplie et enrichie comme elle (pues que sabe que, en aquel mismo punto que la viese, sería ella arrebatada a la misma hermosura, y absorba en la misma hermosura, y transformada en la misma hermosura, y ser ella hermosura como la misma hermosura, y abastada y enriquecida como la misma hermosura). Car, pour ce sujet, David dit (cf. Psaumes, 115 : 15) que « la mort  des saints est précieuse devant Dieu » ; ce qui ne serait pas s’ils ne participaient pas à ses grandeurs, parce que devant Dieu il n’est rien de précieux sinon ce qu’Il est en Lui-même (porque, delante de Dios, no hay nada precioso sino lo que El es en sí mismo).

Aussi l’âme ne craint-elle pas de mourir, quand elle aime ; au contraire, elle le désire. Mais le pécheur craint toujours de mourir car il devine que la mort doit lui enlever tous les biens et lui causer tous les maux. Que pour cela, comme dit David (cf. Psaumes, 33 : 22), « la mort des pécheurs est très mauvaise » ; et pour cela, comme dit le Sage (cf. Ecclésiastique, 41 : 1), « la mémoire de la mort est fort amère à celui qui a la paix en ses biens », parce que, comme ils aiment beaucoup la vie présente et peu celle de l’autre, ils craignent beaucoup la mort. Mais l’âme qui aime Dieu vit plus en l’autre vie qu’en celle-ci, parce que l’âme vit plus où elle aime qu’où elle anime, et ainsi fait peu de cas de cette vie temporelle ; pour cela elle dit :

 

« Qui pour l’amour est en peine

« Guérir ne le peut, Tu le sais,

« Qu’en présence du visage de l’Aimé. »

 

11. La cause pour laquelle la maladie d’amour (la enfermedad de amor) ne peut être guérie que par la présence et le visage de l’Aimé (la presencia y figura del Amado), comme elle dit ici, c’est parce que, comme la maladie d’amour est différentes des autres infirmités, son remède aussi est divers ; car dans les autres maladies, selon les maximes de la bonne philosophie, les contraires se guérissent par les contraires ; mais l’amour ne se guérit que par des choses conformes à l’amour. La raison est, parce que l’amour de Dieu est la santé de l’âme, et ainsi, quand elle n’a point d’amour parfait elle n’a point de santé accomplie (cumplida salud), et pour ce sujet elle est malade, parce que la maladie n’est autre chose qu’un manque de santé (falta de salud) ; de sorte que, quand l’âme n’a aucun degré d’amour, l’âme est morte (el alma está muerte), mais quand elle a quelque degré d’amour, pour petit qu’il soit, elle est vivante (está viva), encore qu’elle soit très débile et infirme, à cause du peu d’amour qu’elle a. Mais tant plus elle va croissant, elle aura un amour accompli, sa santé sera parfaite (su salud cumplida).      

D’où il faut savoir (saber) que l’amour n’arrive jamais à être parfait jusqu’à ce que les amants viennent à être si appariés en un qu’ils se transforment l’un en l’autre, et lors l’amour est entièrement sain. Et, parce que l’âme se sent ici avec un certain dessin d’amour, qui est l’indisposition qu’elle dit ici ; désirant qu’il s’achève de se conformer au Visage de Celui dont il n’est que le dessin, qui son Épouse, le Verbe Fils de Dieu, lequel, comme le dit saint Paul (cf. Hébreux, 1 : 3), « est la splendeur de sa gloire et figure de sa substance », parce que ce Visage est celui que l’âme entend ici, en qui elle désire de se transformer par amour, laquelle dit :

 

« Qui pour l’amour est en peine

« Guérir ne le peut, Tu le sais,

« Qu’en présence du visage de l’Aimé. »

 

Bien que l'amour non parfait se nomme maladie, parce que comme le malade est déficient (debelitado) pour opérer, ainsi l’âme qui est faible en l’amour l’est aussi pour opérer les vertus héroïques (para obrar las virtudes heroicas).

Pareillement on peut ici entendre qu’en sentant en soi une maladie d’amour, cela est, manque d’amour, un signe qu’il y a quelque amour, parce que par ce qu’elle a elle s’aperçoit ce qui lui manque. Mais quand quelqu’un ne le sent point, c’est un signe qu’l n’y en a aucun, ou qu’il est parfait.

Dans cette maturité, l’âme se sentant avec véhémence aller à Dieu comme la pierre quand elle se va arrivant à son centre, et se sentant aussi comme la cire qui a commencé de recevoir l’impression du sceau et ne l’achève point ;  et outre cela, connaissant qu’elle est comme l’image de la première main et un dessin, criant à Celui qui l’a ébauchée, afin qu’il achève et perfectionne son ouvrage ; ayant ici une foi si illustrée qu’elle lui fait voir quelques représentations divines très claires de la hauteur de son Dieu (del alteza de su Dios), elle ne sait que devenir, si ce n’est de se tourner à la foi elle-même, comme à celle qui enferme et couvre en soi le Visage et la beauté de son Ami (volverse a la misma fe como la que en sí encierra y encubre la figura y hermosura de su Amado), de laquelle elle reçoit les dessins susdits et les gages d’amour, et, Lui parlant, elle dit le Cantique suivant :

 

« Oh cristalina fuente,

« si en esos tus semblantes plateados

« formases de repente

« los ojos deseados

« que tengo en mis entranas dibujados ! »

 

« O fontaine cristalline,

«  si en tes reflets argentés

« tu formais soudain

« les yeux désirés

« que je tiens en mes entrailles dessinés ! »

 

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CANTIQUE SPIRITUEL

Saint de la Croix (1542 – 1591)

Docteur mystique

Strophe XXI

 

Que si donc au pré public

De ce jour, nul ne me voit, nul ne me trouve,

Dites que je suis perdue,

Et qu’allant énamourée

Je me suis fait perdante et j’ai gagné.

 

Pues ya si en el ejido

de hoy más no fuere vista ni hallada

diréis que me he perdido ;

que, andando enamorada,

me hice perdidiza, y fui ganada.

 

Exposition

 

5. L’âme en ce couplet répond à une répréhension tacite que lui pourraient faire les gens du monde qui ont coutume de taxer ceux qui se donnent vraiment à Dieu d’être extrêmes en leur retraite, et étranges et farouches en leur façon de procéder, les tenant pour inutiles et perdus en ce que le monde prise et estime. À laquelle réprimande elle satisfait ici d’une très bonne façon, et d’une grande audace et hardiesse fait tête et se raidit contre cela et contre tout ce que le monde lui peut imposer — le tenant en fort peu d’estime, après être arrivée au vif de l’amour de Dieu. Au contraire elle-même le reconnaît et se prise et se glorifie d’avoir fait ces choses pour son Bien-Aimé et de s’être perdue au monde et à elle-même. Et ainsi elle le confesse en ce Cantique, disant à ceux du monde que, s’ils ne la voient plus dans ses premières occupations et ses premiers passe-temps qu’elle avait accoutumé d’avoir dans le monde, qu’ils disent et croient qu’elle s’est perdue et qu’elle s’en est retirée ; et qu’elle tient cela pour un si grand bien, qu’elle-même s’est voulue perdre allant à la quête de son Ami, grandement passionnée de Lui. Et pour leur montrer le profit de sa perte, et afin qu’ils ne jugent pas qu’on puisse appeler cela folie ou tromperie, elle dit que cette perte a été son gain et que pour ce sujet tout exprès elle s’est perdue.

 

Que si donc au pré public

De ce jour, nul ne me voit, nul ne me trouve.

 

Le pré public communément se dit d’un lieu public, où le peuple a coutume de s’assembler pour se recréer et prendre quelque relâche, et aussi où les bergers font paître leurs troupeaux. C’est pourquoi l’âme par le pré public entend ici le monde où les mondains ont leurs passe-temps et leurs commerces et paissent les troupeaux de leurs appétits. D’où vient que parlant aux gens du siècle, elle leur dit que, si elle n’y est vue, ni trouvée comme devant qu’elle se fût entièrement dédiée au service de Dieu, qu’ils croient qu’elle s’est perdue à toutes choses, et qu’ils le disent ainsi, parce qu’elle se réjouit qu’on le sache et désire qu’ils le publient, disant :

 

Dites que je suis perdue,

 

Celui qui aime ne rougit point devant le monde de ce qu’il fait pour Dieu et ne cache point ses œuvres par vergogne, encore que tout le monde les doive condamner. Car celui qui aura honte de confesser le Fils de Dieu devant les hommes, laissant les l’exercice des bonnes œuvres, le Fils de Dieu lui-même, comme Il le dit en saint Luc (Luc, X, 26), aura honte de le confesser devant son Père. Et partant l’âme, avec un courage d’amour, se glorifie plutôt qu’on sache pour la gloire de son Bien-Aimé qu’elle a fait une telle œuvre pour son amour, à savoir qu’elle s’est perdue à toutes les choses du monde, et pour ce sujet elle dit :